How I met your father – S02E03

Épisode 3 – The Reset Button – 12/20
La série continue sur sa lancée : toutes les blagues sont au choix trop prévisibles ou trop lourdes, mais à chaque fois, je passe totalement à côté de l’humour de la série. Et pourtant, j’aurais bien aimé rire ! Il y a bien quelques petits moments qui fonctionnent, mais dans l’ensemble, je trouve que ça essaie trop de ressembler à la série d’origine tout en voulant se sentir jeune ; et ça passe totalement à côté de la tranche d’âge des personnages mis en scène. Enfin, la lourdeur vient aussi de la volonté des scénaristes de nous annoncer tout ce qui arrivera par la suite… Qu’ils se concentrent déjà sur l’épisode en cours et sur tous ses défauts !

Spoilers

Sophie rencontre l’acheteur de son tableau, Valentina et Charles recommencent une vie amoureuse… chacun de son côté.

She’s amazing. You hear me? She’s amazing.

J’ai toujours autant de mal à me motiver à regarder la série, et j’avoue que ça n’aide pas de savoir que ça commence toujours par la Sophie gênante qui fait tout pour être le plus gênante possible. Les scénaristes sont à la ramasse la plus totale, c’est dingue. Je vois mal un jeune de vingt ans en 2050 être choqué que sa mère puisse embrasser sa tante lesbienne. Bordel, déjà en 2020, c’est un non sujet pour un tas de gamins – et j’ai envie de dire, déjà en 2000 même. Par contre, de là à nous dire que c’est normal d’embrasser tous ses amis… Mouais. Des soirées alcoolisées et des jeux à vingt ans, OK, mais à trente ans ?

Je ne vis pas dans le même monde que ces scénaristes et je me suis retrouvé bloqué là-dessus. J’en ai raté l’intrigue principale concernant Sophie, une fois de plus liée à son travail. Elle embarque Jesse dans un entretien avec un homme riche qui est le cliché de l’homme riche insupportable de base : il bouffe des trucs bizarres, est cannibal et sexiste. Tout ce qu’il faut pour être appréciable, quoi. Si Sophie et Jesse débarquent chez lui, c’est simplement parce qu’il a acheté le tableau de Sophie… mais pas pour les raisons qui feraient plaisir à Sophie. En fait, l’homme et sa femme sont tombés amoureux de Jesse, qui serait la virilité incarnée selon eux. Euh ?

Admettons. L’homme décide d’utiliser la photo de Sophie pour représenter son mouvement masculiniste de base – sexiste, homophobe, tout ce qu’on aime. Forcément, ils le vivent mal : Jesse n’a pas envie que son visage soit associé à ce mouvement, forcément. Pour réussir à changer tout ça, Sophie et Jesse décident d’entrer dans leur jeu pour que Jesse puisse retirer discrètement le tableau. Il n’est pas assez fort pour ça, cela dit. Non, vraiment, la série force trop les traits pour que ce soit 100% drôle. Même les gags qui reviennent au sein d’un même épisode me désespèrent alors que je suis supposé adorer ça.

Toute cette intrigue permet à Sophie d’arriver à la conclusion qu’elle est heureuse d’être amie avec Jesse… Et je ne vois pas pourquoi ils avaient besoin de tout ça pour en arriver là. En tout cas, ça leur permet, d’après la Sophie du futur, d’atteindre le bouton reset dans leur relation. Ou pas. Elle est clairement toujours amoureuse. Bon, il est à noter que dans l’épisode Sophie perd la photo en la posant sur un taxi… mais eh, la nouvelle mode de la série est de nous assurer qu’on saura plus tard comment les choses se passeront : Sophie va donc récupérer la photo, elle va donc embrasser Ellen un jour, elle va lui ruiner aussi sa nouvelle thérapeute… BREF, REGARDEZ BIEN LA SUITE HEIN. Lourdeur.

Thérapeute ? Oui, pendant ce temps, Valentina n’a toujours pas déménagé toutes ses affaires de l’appartement de son ex et d’Ellen. Elle en profite pour souligner qu’elle est prête à recommencer à faire des rencards, pour récupérer les places d’Ellen au Bar Pacifica. Apparemment, c’est classe comme lieu. Finalement, c’est un restaurant comme un autre quand elles y arrivent avec le rencard sans visage de Valentina. Là encore, ça sent le réchauffé d’How I met your mother : le copain n’a pas de visage, comme Blabla n’avait pas de nom par exemple.

Pourtant, la série ne sait pas quoi faire de ce gag, à part utiliser un smiley pour exprimer ses émotions (la seule vraie réussite à vrai dire, ça m’a fait sourire) ou pour représenter son sexe, parce qu’évidemment, Valentina couchera avec cet anonyme à la fin de l’épisode, pour le plaisir de voir un bel homme nu se balader dans son appartement sans la moindre pudeur face à une Sophie qui se comportera comme une adolescente quand elle le verra. C’est peu crédible vu la soirée de merde qu’elle passe, en plus : si au départ, Valentina s’entend très bien avec Ellen et Rachel pour leur double rencard, la tension grimpe vite quand Rachel explique ne pas croire en l’astrologie.

C’est gênant pour Valentina qui adore ça et ne comprend pas la psychologue en face d’elle. Finalement, elles trouvent un terrain d’entente en critiquant Ellen. Vraiment, super la relation amoureuse d’Ellen si dès le premier épisode on en arrive à cette intrigue ! Bon, en vrai, j’aime bien le développement que ça provoque, avec une Ellen qui révèle malgré elle quelques failles et le vrai besoin de voir une psychologue. Ce ne sera pas Rachel, mais c’est déjà bien qu’elle en découvre le besoin. Par contre, dans le futur, Sophie continue d’être détestable et je vais finir par vraiment vouloir qu’elle reste célibataire, hein.

Enfin, la troisième intrigue se concentre sur Hannah et Sid, qui continuent de galérer pour leur vie de couple à distance. S’ils n’arrivent pas à trouver de moyens de se rejoindre avec le peu d’économies qu’ils ont encore, ils ont une chance incroyable. Poussé par Valentina qui recommence à faire des rencards, Charles décide lui aussi de replonger dans le grand bain. Il a très peur de se retrouver seul en rencard cependant, parce que bon, il est aux États-Unis. Il organise donc une soirée avec Hannah et Sid… et son rencard, Alice.

Et ça tombe bien : Alice est chargée de gérer les récompenses offertes par les compagnies aériennes et les points… Il n’en faut pas plus pour que Sid et Hannah soient archi fans d’Alice et fassent tout pour que le rencard avec Charles se passe bien. C’est plutôt marrant, même si trop forcé dans la mise en place du quiproquo avec Charles qui n’est pas au courant de ce qui plaît tant à ses amis chez Alice. Sid et Hannah font donc tout ce qu’ils peuvent, mais Alice est le cliché vivant de la bizarrerie.

Alice est heureusement très amie avec Hannah en fin d’épisode, donc elle aide le couple à résoudre ses problèmes pour continuer de se voir régulièrement. Bizarrement, elle déteste en revanche Sid qui en veut trop à ses points selon elle. Bon, ce n’est pas grandiose. L’épisode se termine toutefois par Charles qui se débarrasse d’Alice, avant de rencontrer, au bar, une femme que Sophie introduit comme importante dans sa vie. Franchement, c’est un sosie de Valentina, ça craint, surtout que Valentina, elle, couche avec son random, mais sans être prête à tourner la page encore… Enfin une intrigue qui donne envie de continuer la série !

The Mandalorian – S03E04

Épisode 4 – The Foundling – 17/20
J’ai largement préféré cet épisode qui, l’air de rien, approfondissait aussi bien le passé d’un personnage qu’il mettait en valeur l’évolution d’un autre. C’était réussi, visuellement toujours aussi magnifique à regarder et l’action fonctionnait vraiment. Bon, une fois de plus, les enjeux sur le long terme sont oubliés, ce qui est un peu gênant après l’épisode précédent qui semblait introduire des éléments dont on ne nous parle plus aujourd’hui, mais c’était top.

Spoilers

Bo-Katan, Grogu et Din Djarin s’installent dans leur nouveau domicile.

One must not speak unless one knows.

Ouf : l’épisode ne dure pas une heure cette semaine, et ça me rassure, parce que je ne me sentais pas du tout d’attaque pour un épisode aussi long que la semaine dernière. Je trouve qu’il ne fonctionnait pas tant que ça ce troisième volet et ça m’a rassuré de voir que le quatre revenait aux habitudes des épisodes plus courts. Cela n’a jamais empêché la série de proposer de bons épisodes après tout.

Ce début d’épisode bousille déjà bien son budget, par contre : on y suit tout un tas de mandalorians en train de s’entraîner les uns contre les autres, pour bien maîtriser les techniques de combat et tous les gadgets qu’ils ont.

De son côté, Grogu s’entraîne à utiliser la Force… à moins qu’il ne fasse que regarder des crabes. Ce n’est pas bien clair, mais admettons, ça faisait un bon gag. Din Djarin le voit s’isoler pour jouer avec les crabes, en tout cas, et ça ne lui plaît pas. Il préfère le voir s’entraîner avec les autres orphelins du campement. Cela ne semble plaire à personne d’autres qu’à Din Djarin. J’imagine qu’on veut nous montrer qu’il est un bon papa à s’occuper de son gamin comme ça, mais bon, dans le fond, il ne fait que lui apprendre à se battre, alors j’ai comme un doute.

Bo-Katan a un doute elle aussi, puis l’enfant désigné pour se battre contre Grogu en a un. Il faut dire que Grogu est minuscule et ne semble pas vraiment être de taille pour recevoir le même entraînement que les autres. Din Djarin reconnaît même qu’il est trop petit pour porter son propre masque, ce qui fait que son adversaire le juge trop petit pour se battre. Oui, mais attention : le Credo assure qu’il ne faut pas parler sans savoir.

Mouais. Pas besoin d’un credo pour ça, en vrai, mais admettons, si ça leur fait plaisir. Le combat était rigolo à suivre, avec des fléchettes de laser tag et Grogu qui se prend les deux premiers coups (sur trois) sans broncher. Finalement, il utilise la Force pour éviter la troisième en s’envolant, puis revient à sa position initiale pour mieux mettre un terme au combat en envoyant trois fléchettes directement sur le gamin prétentieux qui n’avait pas vraiment demandé quoique ce soit. Le pauvre, on ne lui laisse même pas savoir exactement ce que Grogu est capable de faire avant de le foutre au combat.

J’imagine que la leçon n’est pas celle que tout le monde répète, avec un crédo tout naze, mais plutôt qu’il ne faut pas juger un adversaire à sa taille. Et ça non plus, je n’ai pas besoin du crédo pour le savoir. Bon. Une fois de plus, on découvre que le repaire de nos héros est loin d’être aussi sûr qu’il n’y paraît au premier abord : un nouveau monstre, volant cette fois (sincèrement, on dirait plus un extraterrestre qu’autre chose), est capable de kidnapper un enfant sans que les Mandalorians ne puissent intervenir autrement qu’en le suivant.

Les propulseurs n’ont cependant pas assez d’essence pour aller jusqu’à la tanière du monstre. Par chance, Bo-Katan utilise son vaisseau pour le suivre, puis pour revenir à la base chercher de l’aide. Toute une équipe de sauvetage se rend donc à la rescousse de l’enfant kidnappé, mais pas Grogu. Il est encore trop petit pour se battre et pour partir s’occuper de telles missions.

À la place, il reste donc avec la forgeronne qui lui explique tout de la Forge et de la mythologie des Mandalorians. Ce pourrait être intéressant comme épisode, mais la série part alors sur un flashback inattendu : les bruits et les étincelles de la Forge rappelle à Grogu son enfance mouvementé apparemment. Et pour être mouvementée, elle l’est : on suit tout un combat avec des sabres laser et une course poursuite en vaisseaux… C’était magnifique à voir !

Côté histoire, Grogu était donc un enfant protégé par des Jedi voulant le mener à un certain Kelleran pour le faire échapper à une armée de Stormtroopers. Kelleran s’occupe bien de Grogu : il le fait fuir la base des Jedi, clairement envahie, et le mène jusqu’à un autre QG où il peut récupérer un vaisseau plus puissant. Ainsi, Grogu et lui peuvent quitter la ville où avait lieu toute cette course poursuite, puis s’échapper dans l’espace. Cela ramène Grogu dans le présent, où la Forgeronne lui offre un blason en beskar. Le voilà sur le point de devenir un vrai Mandalorian, lui aussi !

En parallèle de tout ça, Bo-Katan mène donc toute une équipe de Mandalorians à la tanière du monstre. Ils doivent néanmoins finir à pied et puisque la nuit tombe, ils décident même d’attendre le lendemain pour intervenir et grimper le long du pic où le monstre a emmené le gamin. Vraiment, on sent qu’ils ont envie de le sauver cet orphelin ! En tout cas, c’est l’occasion pour Bo-Katan de découvrir comment fonctionne le Credo ridicule des Mandalorians – oui, je sais, je ne suis pas très neutre dans ma critique… Mais tout de même, on apprend donc qu’ils ne peuvent pas manger tous ensemble à cause du casque qu’ils portent. Comme elle mène l’équipe de recherche, Bo-Katan peut rester auprès du feu, pendant que tous les autres vont se cacher ailleurs pour manger.

Pas question de manger ensemble, donc. Il est possible de retirer son casque, finalement, ça aussi c’est important, je trouve, parce qu’ils insistent toujours à fond sur le fait qu’il ne faut surtout pas le faire, mais finalement, ils le font à chaque repas… Autant dire que ça revient plusieurs fois par jour, quoi.

Bref, peu importe, le lendemain arrive vite heureusement. On peut être heureux de voir Bo-Katan prendre de l’importance, j’imagine. L’équipe de recherches, dans laquelle il y a Din Djarin aussi, c’est évident, part à l’escalade du pic au sommet duquel le monstre à sa tanière. Cela permet une fois de plus de jolies prises aériennes – la série a vraiment une super esthétique, ça ne change pas.

Toutefois, une fois au sommet, les mandalorians ne trouvent pas le monstre. En revanche, Ragnar, un Mandalorian, détecte une source de chaleur dans le nid et décide de se précipiter pour vérifier s’il peut s’agir de son fils ou non. Ah. Pas si orphelin que ça le gamin, finalement. Cela ne change pas grand-chose à l’épisode, si ce n’est que ce Mandalorian a la bonne idée de réveiller les petits du Monstre qui arrive aussitôt au secours de sa progéniture.

C’est l’occasion pour tout le monde de découvrir que l’enfant est encore en vie, dans la gueule du monstre. Il est recraché pour nourrir les petits qui ont bien envie de se faire un festin. Le repas est toutefois interrompu par les Mandalorians qui ne veulent pas voir l’un des leurs être mangé, forcément. Le Monstre avale un mandalorian de plus, avant de prendre le gamin dans ses griffes.

Cela mène à une très jolie scène d’action dans les airs, avec les propulseurs des Mandalorians qui se prennent des coups, des Mandalorians qui tombent du ciel à cause des coups d’aile du Monstre et tout un tas de moments mettant en avant soit Bo-Katan, soit Din Djarin, soit le père de l’enfant. C’était top et ça mène à un sauvetage efficace : tout le monde est sauvé, sauf le Monstre volant qui se fait manger par un crocodile géant.

Il laisse derrière lui trois orphelins qui sont ramenés à la base par Bo-Katan. Cette dernière reçoit tous les honneurs de la forgeronne pour son bon travail à sauver un « Orphelin ». Je crois que la traduction officielle a trouvé ses limites dans cet épisode. L’épisode peut en tout cas se terminer par la forgeronne forgeant une nouvelle armure à Bo-Katan dont les épaulières ont disparu pendant la bataille. Sur l’une d’entre elles, Bo-Katan demande à avoir un Mythosaure car elle en a vu un. La Forgeronne semble comprendre qu’elle a eu une vision, car elle a choisi la voie de Mandalore. Ce n’est pas exactement ça, toutefois. J’espère que ça nous indique qu’on reverra le Mythosaure en tout cas, parce qu’il faisait envie ce monstre et promettait de jolies scènes.

The Mandalorian – S03E03

Épisode 3 – The Convert – 13/20
Cet épisode me laisse un énorme goût de « tout ça pour ça » en ignorant le cliffhanger précédent et en étant drôlement long à s’attarder sur des points très secondaires de l’intrigue, pour l’instant en tout cas… J’espère que les épisodes suivants parviendront à tisser du lien pour la suite de la saison, parce que je n’ai pas tellement accroché aux enjeux présentés dans celui-ci, à défaut de bien les comprendre.

Spoilers

Din Djarin et Bo-Katan quittent Mandalore après une petite baignade. On redécouvre le Dr Pershing.

Long live the New Republic.

Le problème avec cette série, c’est que dès que je prends un peu de retard – mais vraiment trois fois rien en plus – je me retrouve salement spoilé. Je sais donc déjà que cet épisode va être interminable, puisqu’il dure le double du temps habituel et se concentre sur des personnages secondaires. C’était un peu inévitable, j’imagine que c’est un juste retour de bâton après avoir eu des épisodes de The Mandalorian ailleurs que dans cette série.

Toujours est-il que ça commence plutôt bien : Din Djarin se réveille après s’être baigné dans les eaux de Mandalore, alors il est de nouveau un Mandalorien. Le fait qu’il y ait désormais un énorme gouffre n’inquiète pas plus que ça notre héros – et sa sauveuse se garde bien de lui expliquer qu’elle a vu un gigantesque monstre l’entraîner dans les profondeurs. Ils s’en vont donc le plus vite possible de la planète et… Tout ça pour ça ?

C’est super frustrant de nous laisser sur un cliffhanger de malade pour si vite l’oublier. Au moins, la série arrive à nous ramener de l’action rapidement avec une bataille entre vaisseaux spatiaux qui intervient très rapidement. Mando n’a même pas le temps de revenir à son vaisseau qu’il est déjà sous attaque. Bon, ce n’est pas exactement lui qui est sous attaque : c’est Bo-Katan.

Elle parvient à s’approcher suffisamment de son château pour envoyer Djin Djarin récupérer son propre vaisseau. Cela permet à notre héros de lui venir en aide bien rapidement, alors que la course poursuite entre vaisseaux continue. Cela fait plaisir de voir que le budget de la série est toujours capable de gérer de telles batailles – mais tout de même, je reste frustré de ne pas passer plus de temps avec le monstre de l’épisode précédent.

La course poursuite est très belle à voir, mai selle reste sans grande surprise. Dans un vaisseau, nous avons Bo-Katan et Grogu, dans l’autre, Din Djarin. Evidemment que nos héros s’en sortent. Malheureusement, si les vaisseaux sont principalement intacts, ce n’est pas le cas du château de Bo-Katan. En effet, le château est bombardé et rendu complètement inutilisable par plusieurs des chasseurs que Bo-Katan s’était mise à dos.

Elle essaie bien de se venger, mais ils sont soudainement totalement dépassés par un grand nombre de vaisseaux. Cela pousse Din Djarin à battre en retraite avec Bo-Katan, et ça nous amène la saison dans une direction totalement différente.

Effectivement, après le générique, nous nous retrouvons dans un décor bien différent, avec des personnages que nous avions d’une part oublié et d’autre part jamais vu, si je ne m’abuse. Bon, nous débarquons donc en pleine conférence du Dr Pershing, que nous n’avions plus vu depuis la saison 1 (il me semble). Il explique qu’il travaille à présent sur le clonage, non pas à partir d’un brin d’ADN mais de deux brins d’ADN, dans l’espoir de réussir créer un clone récupérant la meilleure partie de l’ADN de chacun des brins lui servant de base.

C’est intéressant comme sujet, même si je peine à voir le rapport avec le reste de la saison. En tout cas, Pershing se trouve donc sur la planète Coruscant et c’est sur lui que l’épisode se concentre principalement. Il est emmené de la conférence vers son hôtel assez rapidement. Il fait désormais partie d’un Programme qui semble fasciner tout le monde autour de lui : Amnistie.

Il en rencontre rapidement d’autres membres, dont G27, M40 et G68. J’ai l’impression d’être trollé pour les noms, franchement. Star Wars… Que voulez-vous ? G68 n’est finalement pas un visage inconnu, mais une ancienne alliée de Gideon. Ma foi.

Les nouveaux amis trinquent à la santé de la nouvelle République assez rapidement et G68 s’intéresse ensuite à Pershing et ses activités. Il se fait rapidement des amis au sein de ses nouvelles troupes, en tout cas. J’ai eu du mal à accrocher : autant je veux bien suivre et apprendre à connaître Pershing, autant les souvenirs de guerre de tous les personnages que je ne connais pas encore, ça ne m’a pas fasciné.

La scène avait pourtant son importance : Pershing (ou L52 au sein d’Amnistie) explique que les biscuits des rations de combat lui manquent et bim, dans la scène suivante, il en reçoit toute une livraison à sa chambre d’hôtel. Il aurait pu avoir une boîte aux lettres, tant qu’à faire. Bon, je vais me contenter du point de Bingo Séries sur sa reconversion professionnelle, cela dit. On le suit en effet à bosser ensuite dans un box loin du glamour de son discours de la veille.

Le soir, il se promène dans une ville avec des milliers d’habitants et toute une fête foraine spatiale (c’est le même genre de fête foraine que les nôtres, sauf que les magiciens font apparaître des mini-dragons et que les glaces y sont fluorescentes). Rapidement, Pershing explique à G68 qu’il ne veut pas continuer à mener l’ensemble de ses travaux, persuadé que ça n’intéresserait pas la Nouvelle République. Toutefois, celle-ci n’est pas entièrement d’accord avec lui. On sent le discours de Résistance qui se met en place, l’air de rien, alors qu’elle lui assure qu’il faut qu’il vive un peu plus librement, parce qu’ils ne sont pas sous l’Empire.

Bon, très bien… Et alors ? Je peine à voir où veut en venir l’épisode. Le pire, c’est que j’étais spoilé et que je le savais d’avance ! Cela ne m’empêche pas de m’ennuyer un peu devant l’épisode, ce qui est toujours chiant, tout de même. Lors d’un entretien avec un robot, Pershing aussi est confronté à une information chiante : il apprend que sur Coruscant, ses anciennes recherches sont illégales. Il ne peut donc pas continuer de les mener, contrairement à ce que lui suggérait G68.

Malgré tout, il reste persuadé que ses recherches sont plus importantes que les lois. Il en parle ainsi à nouveau à G68, lui expliquant les ressources dont il aurait besoin pour ça. Elle est heureuse de lui fournir un laboratoire, quitte à sortir de son périmètre. C’est quelque chose qu’il n’a pas très envie d’essayer, on le sent très craintif, mais il finit par se faire à l’idée malgré tout, parce qu’il n’a pas trop le choix.

Il met donc de côté le danger, et j’ai trouvé que la série mettait trois plombes à le faire changer d’avis quand il était évident dès le départ qu’il changerait d’avis. Sans ça, la saison ne pouvait pas vraiment continuer dans la nouvelle direction clairement visée. J’ai du mal à comprendre, en revanche, l’intérêt de s’attarder si longtemps sur Pershing. Deux ans (trois ?) pour tourner une saison super courte qui perd du temps comme ça ? C’est frustrant.

Bon, toujours est-il qu’il s’ennuie ferme dans son nouveau travail le Pershing, et qu’il est frustré lui aussi de ne pas réussir à faire tout ce qu’il souhaite au travail. Il accepte donc la proposition de G68 de lui fournir un laboratoire en-dehors de son périmètre. Il troque son uniforme pour un manteau qui le rend un peu plus dark et se convainc qu’il fait tout ça pour aider la Nouvelle République. Petit tip comme ça, au cas où : si t’as besoin de te répéter devant le miroir que tu fais la bonne chose et que tu aides la Nouvelle République, c’est probablement que tu n’es pas en train de l’aider autant que tu le penses.

G68 emmène en tout cas Pershing dans une gare où il a du mal à cacher son stress et se fait remarquer d’à peu près toutes les autorités qu’ils croisent. Heureusement, G68 a un peu plus de sang-froid que ça et parvient à le faire monter dans un vaisseau à bord duquel ils ne devraient pas être. À mes yeux, c’est juste l’équivalent du métro, mais ça les éloigne du cœur d’Amnistie pour les mener à la décharge de la planète. Sur place, G68 espère retrouver un ancien vaisseau de l’Empire, dans lequel il y avait un laboratoire. Elle en profite pour révéler à Pershing que c’est à la décharge qu’elle a trouvé les biscuits qu’elle lui a offerts – bien sûr que ça venait de G68.

Bon, en tout cas, j’espérais un arrêt de ce métro spatial, en vain. Ce qui fait fuir G28 et Pershing de ce train, ce sont finalement les contrôleurs. En effet, ils n’ont pas de billets, puisqu’ils n’avaient pas le droit de quitter le périmètre. La course poursuite se fait calmement dans le train, et ce n’est pas bien crédible de les voir parvenir si vite et si bien à échapper à la surveillance de droïds.

Qu’importe : ils parviennent enfin à sauter du train après une scène de suspense qui se voulait scène d’action de l’épisode. Pershing prend alors conscience du fait qu’il n’a jamais été autant hors la loi précédemment. Super pour lui, ma foi. Et en vrai, il est plutôt chanceux : ils ont sauté du train à proximité de son arrivée, ce qui fait qu’ils trouvent rapidement un vaisseau de l’Empire.

Les vaisseaux étant inutilisables, ils sont laissés sans surveillance, ce qui arrange bien les affaires de nos personnages. Ils n’ont plus qu’à entrer dedans et trouver le laboratoire, en profitant pour papoter davantage : G28 utilise donc ce moment pour se présenter officiellement. Elle s’appelle donc Elia Kane. Bon, G28 ça m’allait bien, je m’y étais fait.

Les présentations entre Elia et Penn étant faites, on peut finalement enchaîner sur la découverte du laboratoire mobile dont Pershing dit avoir besoin pour mener à bien ses recherches illégales. Il en profite aussitôt pour commencer à rassembler tout le matériel dont il pense avoir besoin pour la suite de son projet. Il n’en a pas pour bien longtemps à rassembler tout ce dont il a besoin, mais c’est quand même trop long : des bruits sourds se font entendre dans le vaisseau. Les deux personnages comprennent assez vite qu’ils ne sont pas aussi seuls que ce qu’ils le pensaient.

Au moment de quitter le vaisseau, ils repèrent donc des lampes-torches qui sont clairement à leur poursuite. On sent bien que l’on doit stresser pour eux… mais comme on ne les connaît pas vraiment, j’ai plutôt eu envie qu’ils se fassent prendre pour en finir au plus vite. C’est finalement ce qu’il se passe : Pershing est ainsi arrêté rapidement et son matériel récupéré par… Elia. Oui, elle le trahit complètement.

C’est même pire qu’il n’y paraît au premier abord : elle le piège et est celle qui l’a dénoncé. Du côté d’Amnistie, on pense donc qu’il est toujours sous emprise de l’Empire et qu’il est lobotomisé par celui-ci. La solution ? Un petit lavage de cerveau à l’aide d’une technologie très au point, bien sûr. Le pire est encore qu’Elia demande à rester sur place pour augmenter la puissance de la machine et s’assurer que ce qui devait être un petit parcours de santé se transforme en un grillage de cerveau en bonne et due forme. Je ne sais pas bien pourquoi on a suivi tout ça, par contre.

Pour la fin d’épisode, nous repartons bien loin de tout ça : Bo-Katan et Din Djarin arrivent sur la planète où Mando était lors du premier épisode. Il s’agit, après tout, d’un refuge pour Mandaloriens. Je ne suis pas convaincu que Bo-Katan y soit tout à fait à sa place, comme elle ne suit plus la Voie idéale, mais bon, elle a besoin d’un refuge. Et puis, techniquement parlant, elle s’est baignée aussi, donc elle n’est plus une Apostat.

Les gardes ne le voient pas comme ça et les empêchent d’entrer dans le refuge, jusqu’à ce que Din Djarin insiste et assure avoir des preuves : il a pris un échantillon de l’eau après s’être baigné. C’était un bon réflexe pour prouver sa rédemption : il remet l’échantillon et prouve que les Eaux Vivantes sont toujours accessibles. Mandalore n’est plus si maudite que ça, finalement. Din Djarin obtient donc la rédemption qu’il voulait tant, mais ce n’est pas le seul : Bo-Katan n’a peut-être plus de château, mais elle peut à nouveau vivre comme ses ancêtres car elle s’est baignée aussi. Bien. La suite au prochain épisode, comme on dit.

How I met your father – S02E02

Épisode 2 – Midwife Crisis – 12/20
Il y a comme un léger mieux dans cet épisode, probablement parce que la série va plus loin dans le ridicule. Si elle y allait à fond, elle pourrait tenir une formule qui fonctionne. Dans le même genre, la vie qui s’acharne sur son héroïne devenue détestable, ça m’irait très bien si ça continuait sur plus d’un épisode. Je doute que ce soit le cas, mais ce deuxième épisode était déjà meilleur que le premier. C’est un début.

Spoilers

Sophie rencontre Meredith, ce qui fait ressortir sa tendance à mentir en permanence.

I’m a dirty liar.

J’ai trouvé le créneau parfait pour la série, mais je ne pense vraiment pas dépasser un épisode par semaine parce que c’est toujours douloureux à regarder, surtout quand ça reprend par la Sophie du futur nous racontant sa vie. Enfin, elle la raconte à son fils, mais ça revient au même. C’est terrible comment l’humour ne prend pas avec moi quand on la voit – elle était pourtant si drôle dans d’autres rôles ? Que lui est-il arrivé ?

Bref, le thème de l’épisode pour Sophie, c’est qu’elle a tendance à mentir en permanence, surtout quand elle est stressée. Pour l’épisode qui nous concerne, cela ressort particulièrement quand elle a l’occasion de rencontrer Meredith pour la première fois. Tout ne se passe pas à merveille : Meredith stresse Sophie, parce qu’elle se sent en compétition avec.

Elle ne fait donc que lui mentir – au point de lui dire qu’elle a vendu sa photographie à un prix incroyable. C’est loin d’être brillant comme humour, mais la construction de l’épisode fonctionnait bien mieux : j’ai aimé voir les scénaristes rendre volontairement insupportable Sophie. Cela change : en saison 1, elle l’était, mais c’était involontaire. Cela fonctionne bien mieux quand c’est assumé. Son cours de yoga m’a même fait sourire.

Bref, il y a un peu de progrès, même si je ne sais pas comment les scénaristes ont de telles idées parfois. La voir mentir tout le temps, c’est marrant ; la voir promettre une séance photo d’accouchement à sa voisine Ramona parce qu’elle a l’habitude d’en faire… Beaucoup moins. On sent bien que les scénaristes sont contents d’avoir eu une idée qui pourrait être vaguement marrante, mais on voit aussi à quel point ils sont ensuite coincés dans leur idée.

Je veux dire, ça pourrait être marrant, mais les crevettes congelées dans la piscine d’accouchement ? À quel moment ça a pu paraître être drôle comme histoire ? Je me le demande sincèrement. Par contre, Sophie qui tombe dans la piscine ? YES, c’est mon humour, beaucoup plus. Acharnons-nous sur elle, c’est bien mieux pour me faire rire, vous allez y arriver, surtout si vous la laissez avec Valentina, qui est la seule à vraiment me faire rire à chaque épisode.

Pourtant, les scénaristes lui fournissent vraiment des intrigues de merde. Le coup d’Avatar ? C’était naze et juste fait pour qu’on les sente un peu dans l’actualité, mais bon, on voit bien que ça ne marche pas. L’accouchement en lui-même a réussi à me faire rire tellement il était dans l’excès. Voilà, la série a peut-être trouvé ce qui pourrait fonctionner pour que je passe le cap de ma mauvaise foi et de leur manque flagrant d’idée/qualité : aller dans l’excès jusqu’à l’absurde, s’acharner sur Sophie et la voir s’empêtrer dans des mensonges, c’est plus intéressant que sa vie romantique, pas évoquée un instant dans l’épisode.

C’est dommage de devoir laisser de côté le thème de la série… mais ce n’est jamais qu’un prétexte, non ?

En parallèle de tout ça, Meredith est donc de retour dans la vie de Jesse. Cela signifie qu’elle est de retour aussi dans la vie de ses amis. C’est loin de plaire à tous. Outre Sophie qui veut absolument gagner la compétition contre elle, Sid est particulièrement énervé de la voir revenir. Il la déteste pour de bonnes raisons, mais bon, ce n’est pas à lui d’en vouloir encore à Meredith en vrai. Si Jesse lui pardonne, alors Sid doit lui pardonner.

Tout ça, c’est de la théorie. La pratique est souvent différente et l’idée de base de cette intrigue était bonne. Tenter de nous faire le coup du « bujito incident » en référence au « pineapple incident » en revanche ? Pire idée du monde ! C’est nul comme réécriture, c’est nul comme idée et la résolution avec une réconciliation est trop simple. Ils ont juste parlé, quoi, c’est pas la meilleure des idées. J’aurais préféré voir durer un peu la rancune de Sid – surtout que Meredith est une égoïste, tout de même.

Cela ne m’empêchera pas d’adorer l’actrice de toute manière. C’est dommage d’avoir une telle actrice et de ne pas s’en servir pour des intrigues vraiment drôles par contre (l’accouchement dans le métro a fonctionné également à ce moment-là). Là, elle reste un brin trop fade et on sent bien qu’elle sera cantonnée plus tard au rôle de la méchante).

Enfin, une autre intrigue secondaire de l’épisode voit Ellen s’inquiéter de ne plus avoir de nouvelles de Rachel. J’avais totalement zappé cette intrigue, mais c’est plutôt une bonne chose de la voir revenir car les rares moments où j’apprécie Ellen sont quand elle a une vraie raison d’être stressée et d’en faire des caisses.

Après, toute l’intrigue avec les voisins qui s’incrustent (Julian & Maury pourraient être de bons persos secondaires), la fête qui fait penser à Rachel qu’Ellen ne veut pas d’elle et le rencard qui se décide sur un coup de tête quand elles en arrivent à la conclusion qu’elles sont aussi folles l’une que l’autre est trop rapide pour moi. C’est rushé par manque de temps, parce que les scénaristes ont finalement beaucoup de personnages et ne savent pas quoi faire de tout le monde.

Cela dit, le duo Ellen/Charles pourrait le faire sur du long terme. Bref, je sens davantage le potentiel comique dans ce deuxième épisode. Je suis fatigué, ça joue forcément, mais il y a quelque chose là qu’il n’y avait pas en saison 1 : ils prennent le temps de s’éloigner de l’intrigue amoureuse et de proposer un peu plus d’excès. C’est clairement quelque chose qui pourrait fonctionner pour que ça parvienne enfin à être vraiment drôle. Reste à voir si c’est un incident isolé ou une vraie nouvelle direction pour la série.