True Lies – S01E02 – Public Secrets – 16/20

La série continue dans la lancée de son premier épisode : c’est divertissant, l’humour prend bien grâce à un jeu d’acteurs efficace et la dynamique ne se limite pas à un duo. Je reste frustré par le fait que nous sommes au tout début d’une histoire et que j’ai envie d’en voir beaucoup plus que ce qui est proposé pour le moment. Tous les ingrédients sont là pour un cocktail réussi, je ne m’inquiète pas trop : je vais vraiment aimer.

Spoilers

Helen obtient sa première vraie mission.


Who wouldn’t love a professional glass of champagne?

Oui, non seulement, je rate la diffusion américaine, mais en plus, je suis en retard dans la diffusion française ! C’est donc deux critiques pour le prix d’une ce soir, cette nuit à ce stade. Et tant mieux ! Cela me permet de constater que j’adore déjà que ce soit une série avec un petit discours récapitulant l’idée de la série au début de chaque épisode.

La mission de la semaine | Direction l’Espagne | Ximena | L’autre Harry | Helen & Ximena | Une conclusion réussie

La mission de la semaine

Helen n’est pas encore prête à être une super espionne, même si elle est déjà bien meilleure que je ne le serai jamais ! Le premier gag de l’épisode est donc de la voir effectuer un entraînement qu’elle juge déplorable qu’il est terminé : elle est capable de passer une grande partie des rayons laser à éviter, mais finit par déclencher une alarme. Aussitôt après, un homme de main vient l’attaquer. Dans le combat, elle finit totalement étranglée par celui-ci… sans réussir à s’en dégager.

Certes, ce n’est pas le meilleur des entraînements et Luther n’y va pas de main morte avec elle, mais elle s’en tire déjà bien, je trouve. Elle est souple, agile, sait se battre, elle fera une super espionne, c’est sûr.

En attendant, le couple est malgré tout convoqué pour une réunion où Helen se voit confier sa première mission. La boss lui assure que c’est bien un début lent pour une espionne, mais ça n’a pas l’air de l’être. La mission ? Une attaque épidémique menace toute l’Europe, l’équipe doit donc trouver un cryptographe et le déchiffrer, à l’aide d’une certaine Ximena Diaz. C’est une ancienne partenaire d’Harry, et vu comment ça le gêne, on sent direct qu’il y aura une belle tension amoureuse entre eux, histoire d’énerver Helen.

Seulement voilà, c’est la seule à pouvoir déchiffrer le code et stopper l’attaque. Il est donc impératif qu’Omega la retrouve avant les autres – y compris avant la CIA. En plus, la mission propose à Helen d’aller en Espagne sous couverture pour participer à une énorme conférence de linguistique. Le rêve, pour elle. En théorie. En pratique, Helen culpabilise désormais de devoir mentir à tout le monde dans sa vie. Elle a toujours rêvé de pouvoir aller à ce genre de conférence, mais maintenant, il est compliqué d’en parler car tout sera lié à Omega.

Il faut pourtant qu’elle prenne l’habitude de mentir, ou plutôt d’omettre comme le suggère Harry. On voit vite les limites du truc : Jake, leur enfant, remet vite en question la cohérence du voyage pour les deux parents ensemble alors que c’est pour le travail de leur mère. Le couple s’en sort comme il peut, puis parle de tout ça dans la chambre – l’occasion d’apprendre que toute la maison est truffée d’armes, gadgets et chambre forte. Harry réconforte sa femme comme il peut, avant de recommencer à lui mentir quand il est question de Ximena. Il m’a fait rire à mentir juste après avoir souligné à quel point il est cool de pouvoir enfin être honnête entre eux.

Oui, la salle de bain est une chambre forte, et Harry n’hésite pas à l’utiliser quand Gib vient les chercher le lendemain et demande à son ami si sa femme est au courant pour Ximena. Elle ne l’est pas évidemment, et nous non plus à vrai dire. On finit par le savoir quand on aperçoit une photo de l’espagnole et qu’on apprend qu’elle est une ex d’Harry. À peu près.

Harry prend la décision merdique de garder le secret sur son flirt qui date d’avant le mariage et se rend donc en Espagne avec Helen. Elle m’a fait rire à les surprendre dans la salle de bain, mais c’était chouette que le voyage ne traîne pas plus que ça.

La mission de la semaine | Direction l’Espagne | Ximena | L’autre Harry | Helen & Ximena | Une conclusion réussie

Direction l’Espagne

En attendant qu’Harry puisse rencontrer Ximena, Helen doit jouer les professeurs. Elle s’installe à l’hôtel où elle s’inquiète inévitablement pour ses enfants, au point de forcer son mari à activer le protocole « Orange » avec Mrs Myers. J’imagine que tout cela finira par mener à de vraies intrigues pour les adolescents, mais pour l’instant, il semble surtout que ça jouera la carte de l’humour et de la surveillance exacerbée d’adolescents.

On y reviendra, mais l’épisode avance vite : Harry continue de ne pas évoquer Ximena, mais il rencontre rapidement Harold lors de la conférence linguistique. Harold est l’ex de sa femme, il est polyglotte lui aussi et semble avoir encore plein de private jokes avec Helen. C’est terrible comme Harry est immédiatement jaloux parce qu’il ne sait que peu de choses sur cet ex, contrairement aux autres, et parce qu’Helen est toujours au courant de ce qu’il fait. Bref, le couple recommence à se prendre le chou pour rien.

C’est amusant – et ça amuse aussi ses collègues, à commencer par Gib. Cela dit, ça donne aussi des répliques à Maria et Luther. Je commence à apprécier Maria comme ça, elle semble n’avoir que des répliques pour se foutre de la gueule des autres, et j’apprécie toujours ce genre de personnages dans les séries. Pas dans la vie, non.

La mission de la semaine | Direction l’Espagne | Ximena | L’autre Harry | Helen & Ximena | Une conclusion réussie

Ximena

Harry est obligé de laisser Helen seule cependant, parce qu’il a rendez-vous avec Ximena. Celle-ci est toujours aussi sexy et m’a bien fait rire à agir avec Harry comme au bon vieux temps, le chauffant immédiatement. La douche froide est rapide pour elle, par contre : il n’est là que pour le travail et pour déjouer une action terroriste après tout. Il lui remet une clé contenant tout le code à déchiffrer, lui donne rendez-vous le lendemain à 14h et s’assure pour qu’elle puisse s’enfuir quand le FLI, les ennemis, les surprend.

Tout se passe comme sur des roulettes, quoi. Le seul truc qu’il n’avait pas prévu, c’est que ça mène Harry directement à une réunion avec toute l’équipe le lendemain, y compris sa femme. Si Gib prend soin de montrer la tête des méchants, il évite évidemment de montrer Ximena. Helen comprend vite qu’il y a anguille sous roche et elle insiste pour voir à quoi elle ressemble.

Elle n’est pas déçue du voyage, les images de l’opération de la veille montrant Harry dans toute sorte de positions un rien compromettante, laissant sous-entendre qu’il y a plus que des relations professionnelles entre Ximena et lui. Quand Helen le confronte, Harry en profite pour ramener la discussion à Harold. Ils sont heureusement interrompus par Mrs Myers qui continue la surveillance des ados et apprend qu’ils comptent se rendre à une soirée organisée par un type peu fréquentable selon des critères d’adultes. J’ai aimé voir Harry expliquer que c’est exactement la raison pour laquelle il ne souhaite plus espionner ses enfants, mais c’est sans compter sur Helen.

Et sans compter sur le travail. Le travail est une bonne excuse pour remettre à plus tard la dispute de couple, mais elle a une belle manière de se rappeler au couple de la meilleure des manières : Harold retrouve Helen quand elle est avec Harry, et il l’invite à boire du champagne pour célébrer l’intervention qu’il lui a négociée à Harvard. C’était amusant juste ce qu’il fallait sans pour autant être lourd, surtout que de son côté, Harry avait de nouveau rendez-vous avec Ximena.

Celle-ci débarque au lieu de rendez-vous en moto, et elle se croit clairement dans une publicité. La publicité tourne au film d’action rapidement quand elle comprend qu’elle est suivie. Elle est heureusement couverte par Omega. Les agents font ce qu’ils peuvent pour la protéger – mais ça finit en course poursuite avec Harry qui est forcé de voler une moto pour mieux aller la faire s’écraser contre les assaillants de Ximena.

Inévitablement, Helen ne peut s’empêcher d’être un brin jalouse quand elle apprend que son mari a failli sacrifier sa vie pour « la mission », la mission étant aussi Ximena, comme par hasard. Elle change vite d’obsession quand elle apprend que sa fille se rend à sa soirée avec un autre adolescent qu’elle embrasse et qui la fait monter dans un « bolide jaune ».

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L’autre Harry

L’appel de Mrs Myers est rapidement interrompu par Gib qui explique à Harry que les types du FLI – Front de Libération International – sont dans leur hôtel, à la recherche d’un Harry. Il ne comprend pas bien le bulgare, putain passez l’appel à Helen, mais il est flippé et prévient le couple qu’ils sont en danger. Seulement, ils ne le sont pas : Harry donne un flingue à Helen et on fait durer longtemps le suspense, mais finalement, ce qui était évident finit par arriver… Les bulgares en ont après Harold.

Bon, ce n’est pas exactement ça : Ximena s’est retrouvée au téléphone avec lui par accident pendant que le FLI écouter ses appels, parce qu’elle a cherché à joindre Harry à l’hôtel. Simple, mais ça aurait été plus efficace si Harry n’avait pas fait une crise parce qu’Harold avait le même nom que lui dès le début de l’épisode. C’est un peu dommage pour le suspense, ce genre de situation.

Il n’empêche qu’Harry, Maria, Luther et Gib partent aussitôt en mission sauvetage d’Harold. C’est un peu gros : pendant qu’ils font ça, Helen se retrouve seule à devoir gérer le cas Ximena. Ils auraient pu diviser l’équipe de manière plus cohérente sachant qu’il y avait une débutante avec eux, mais admettons. C’était marrant de mettre en scène les deux membres du couple à la rescousse de l’ex de l’autre.

Après, côté Harry, j’ai un peu de mal avec les scènes d’espionnage et d’action de la série, parce que pour l’instant, je trouve que ça fait toujours forcé quand ils sont en équipe, surtout que Luther et Maria font vraiment de la figuration à côté de lui. Ce serait sympathique d’avoir des missions différentes pour eux… Mais eh, ce n’est que le début de la série, c’est normal, je suppose.

Ainsi, la scène d’action de ce côté de l’épisode ne m’a pas trop plu. À vrai dire, elle est vite évacuée : Gib coupe le courant grâce à une intelligence artificielle (la nouvelle réponse à tout, comme quand on « appelait Internet » dans la VF d’X-Files) et bim, tous les figurants sont à terre, il ne reste plus que le grand méchant. Celui-ci est mis à terre par le drone de Gib. En fait, Gib, c’est l’homme à tout faire de la série, quoi.

Bref, l’essentiel, c’est qu’Harold termine bien en vie et peut ainsi papoter avec Harry, découvrant qu’il est un agent secret. Harold révèle au passage que c’est Helen qui l’a largué, parce qu’il avait beau parler trente langues, il était incapable de parler la sienne. Jolie formulation.

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Helen & Ximena

Comme je le disais plus haut, pendant ce temps, Helen part à la recherche de Ximena. Cette dernière a utilisé un code secret pour faire en sorte de pouvoir rencontrer Harry dans un lieu sécurisé qu’ils connaissent bien – c’est celui où elle est tombée amoureuse de lui. Dur pour Harry de se décider à envoyer Helen là-bas, mais il n’a pas trop le choix.

Bien sûr, quand elle arrive, Helen – qui a un gadget pour déverrouiller la porte – n’a pas trop le temps de se présenter. Elle est immédiatement attaquée par Ximena. La courte scène d’action est efficace parce que la chorégraphie laisse la place à l’humour. Bien sûr, il y a aussi un enjeu important : Helen se retrouve dans la même position que lors de l’entraînement au début de l’épisode. Plutôt que de viser les yeux comme lui avait suggéré Harry, Helen décide de s’attaquer à l’oreille de Ximena.

Le coup est surprenant, et cette surprise permet à Helen de se présenter. Elle gagne rapidement la confiance de Ximena à coup de compliments et d’infos sur sa relation avec Harry. Ainsi, Ximena peut lui donner le code enfin décodé, tout en prenant le temps de parler avec elle. C’est joli : Helen apprend que son mari a brisé le cœur de Ximena après un seul baiser, parce qu’il avait rencontré Helen.

C’est un peu triste pour Ximena : elle est heureuse qu’Harry soit tombé amoureux d’une espionne et pas d’une femme de banlieue, décrivant au passage exactement la vie d’Helen avant de devenir espionne. L’humour est hyper basique, mais Ginger Gonzaga le vend toujours aussi bien. Oui, mes critiques vont clairement être juste un long éloge de cette actrice, une fois de plus.

La mission de la semaine | Direction l’Espagne | Ximena | L’autre Harry | Helen & Ximena | Une conclusion réussie

Une conclusion réussie

Après tout ça, Helen peut donc remettre le code à Gib, tout en se rendant sur le lieu de l’opération de sauvetage d’Harold. Une rapide conversation plus tard, histoire qu’il découvre qu’elle est espionne aussi, il va donc avoir le droit d’être débriefé lui aussi… mais probablement pas comme Helen, hein. Gib l’emmène loin du couple, qui peut ainsi se réconcilier sans même avoir besoin de se parler vraiment.

Ce sont les ex qui ont fait tout le boulot de communication dont ils avaient besoin. C’est merveilleux. De retour chez eux, ils peuvent donc reprendre leur vie normale, en étant totalement réconciliés. Il reste à régler le problème de Dana qui a des sorties privées dont ils savent beaucoup de choses, mais pas tout. Dana assure n’être que sortie avec des amis, un pluriel un peu vague… Mais quand Mrs Myers débarque, c’est pour mieux assurer aux parents que la clé USB qu’elle leur tend contient des documents qu’ils n’ont probablement pas envie de voir car ça les rendrait inconfortables.

La fin est amusante : elle a juste le bon dosage d’humour à nous montrer des parents qui veulent rester cool en laissant une vie privée à leur fille… et une curiosité qui les pousse à tout vouloir savoir.

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How I met your father – S02E07

Épisode 7 – A Terrible, Horrible, No Good, Very Bad Valentina’s Day – 14/20
Un épisode terriblement prévisible de bout en bout, mais dans le bon sens du terme, si tant est qu’il y en ait un. La structure de l’épisode avait un petit côté rassurant et habituel, en fait, donnant presque l’impression d’être à la maison. Il n’y manque que des personnages mieux écrits ou plus attachants, parce que c’est vraiment le souci que la série continue de subir.

Spoilers

Tout le groupe d’amis raconte ses St Valentin les plus marquantes.

Is it a fresher take if I hate Svalentine’s Day ?

Est-ce que c’est normal si le moment où je trouve Kim Cattral la moins gênante, c’est quand elle danse seule dans son salon avec une peluche ? Je pense que non, et c’est problématique tout de même. De toute manière, je le dis à chaque critique, vous commencez à avoir l’habitude.

On évacue très vite cette intrigue, fort heureusement, pour en revenir au passé de la série, et donc notre présent. La série propose alors un épisode de St Valentin assez classique, mais au format qui me plaît habituellement : tous les personnages sont au bar et passent la soirée (ou un moment en tout cas) à se raconter leur pire St Valentin.

L’idée de base est simple, mais je trouve que c’est typiquement ce qui manque depuis la saison 1 : des moments où les personnages sont ensemble, vraiment, à se parler, apprendre à se connaître et échanger des blagues. Dans le fond, c’est quand même le genre de scènes qui fonctionnaient le mieux avec la série d’origine – les voir assis au bar, à leur place, quel plaisir. Là, le bar, ils y passent, mais ça n’a jamais la même chaleur ou la même énergie. Il faut dire qu’ils n’ont même pas de quoi tous s’asseoir autour d’une même table, ou de quoi tous poser un verre… C’est peut-être un problème de placement dans l’espace : nous ne sommes jamais près d’eux ; ils sont toujours assis sur des canapés à nous faire face, mais nous ne sommes pas avec eux autant qu’on pouvait l’être avec Ted, Lily, Marshall, Robin et Barney.

Bon, en parlant de chaleur, tout l’épisode se lance quand Ellen débarque avec son cadeau de St Valentin : une structure en glace. Le problème, c’est que Rachel ne peut finalement pas être là pour ce jour spécial – et tous les amis d’Ellen insiste pour dire que ce n’est pas forcément une journée spéciale ; et même que ça peut être une journée nulle.  

Ellen veut évidemment tout savoir de l’histoire de Sophie, qui se met en avant comme ayant eu la pire expérience de St Valentin. Elle compare alors la situation de son amie trentenaire… à une St Valentin où elle avait 8 ans ?? Je suis du côté d’Ellen quand elle lui indique qu’une histoire prépubère ne peut pas fonctionner, mais qu’est-ce que j’ai aimé ensuite le clin d’œil à Lizzie McGuire quand Sophie en raconte une de son adolescence… C’est ce genre d’humour un peu méta qui peut fonctionner sur moi, surtout avec un tel casting (et on l’avait un peu parfois avec Lily). Le problème, c’est que ça me fait regretter encore plus que le revival ne puisse pas avoir lieu à cause de cette série médiocre.

C’est ensuite au tour de Charles de nous raconter sa St Valentin la plus atroce. Il est stoppé par Valentina, qui assure n’avoir eu que des St Valentin réussies, mais qui n’a surtout pas envie d’écouter l’histoire à mourir debout de son ex. Il est vrai que Charles a une manière de raconter son histoire qui est longue et soulante, avec des détails et descriptions pas bien utiles. C’est l’occasion de me rendre compte que ça ne me dérangerait pas dans la vraie vie d’avoir ce genre de discussions, mais dans une sitcom, hein, non merci.

Si Valentina assure passer des St Valentin parfaites, c’est parce qu’elle les passe généralement avec Sophie. On découvre alors le jour où les deux amies se sont rencontrées, en se rendant le jour de la St Valentin devant même la chambre universitaire, imaginant que l’autre fille se rendait voir Todd. Ben oui, Todd est le colocataire de Brendan, leur copain à toutes les deux.

C’est fou comme ça marche bien quand on peut se moquer des personnages – mais en même temps, cette origin story pour l’amitié de ces deux-là est sympathique. Les voir dégommer un vélo avec des battes de baseball ? Cela ne pouvait qu’être le vélo d’un autre. Tout est clair et limpide dès le début de la scène : on sait comment va se dérouler toute leur intrigue, peut-être aussi parce que je suis habitué à la manière de raconter les histoires de ces producteurs (juste, j’ai l’habitude que ça se fasse avec de meilleurs personnages).

En tout cas, on découvre la Svalentine’s Day, le St Valentin de Sophie et Valentina. Mouais, même le néologisme est tout naze. Forcément, Ellen n’est pas heureuse de cette histoire, par contre, parce que ça ne la fait pas se sentir mieux d’entendre les bons sentiments amicaux des deux trentenaires qui se sont trouvées sur une St Valentin. C’est donc ensuite son frère qui se colle au délire du jour. Lui aussi nous raconte son enfance – j’imagine que c’est un moyen facile pour les scénaristes de nous présenter enfin certains personnages sous un jour différent.

Les rencontrer comme ça est une manière agréable d’apprendre à les connaître et d’accrocher davantage à ces personnages – le look de Valentina, l’adolescence misérable de Sophie et maintenant le côté loser de Jesse qui le suit depuis toujours. On découvre ainsi que Jesse a en fait l’habitude de dire « je t’aime » trop tôt. Cela arrive trop tard dans la série pour que ce soit parfaitement efficace, je trouve, surtout que ça donne aussi le même côté de fac vieillotte qu’on avait dans HIMYM. Ils auraient pu essayer de trouver un moyen différent de nous introduire tout ça. 

Le pire, c’est que cela énerve Sophie, alors qu’elle est sacrément mal placée pour être vexée. Comment peuvent-ils rester amis si elle passe son temps à se comporter comme une petite amie ? Je ne sais pas, mais ça ne marche pas spécialement leur dynamique, et ça pourrit un peu la série. En plus, les scénaristes font semblant de jouer avec l’idée qu’il pourrait être le père du gosse de Sophie, alors que bon, ce serait naze.

Charles essaie ensuite de raconter à nouveau son histoire, mais personne ne l’écoute vraiment parmi ses amis. Si je suis honnête, je ne l’écoutais pas non plus. Au moins, il est arrêté par Sid qui est dégoûté d’apprendre qu’Hannah ne pourra venir avec lui pour cette St Valentin. Cela semble être un sacré drame pour lui par rapport à la fête commerciale que c’est censée être… et il est temps pour lui de s’embarquer à nouveau dans une histoire du passé : celle qui explique qu’ils se sont mis en couple un jour de St Valentin.

Enfin, en couple… Cela faisait déjà un moment qu’ils étaient ensemble, mais de manière non officielle. À l’approche de la St Valentin essayait de faire en sorte que ça se passe mieux entre eux, mais c’était pour mieux découvrir qu’Hannah faisait une soirée sans lui. Sur place, on se rend compte qu’elle danse en fait avec Drew. Les scénaristes ne savent plus quoi faire pour le faire revenir dans la série à force. Il s’avère donc qu’il était ami avec Hannah et qu’elle faisait en sorte de rendre jaloux Sid pour qu’ils soient enfin en couple. Le piège était aussi prévisible que le reste de l’épisode…

Malgré tout, ça avait un côté familier qui n’était pas désagréable. Dans le même genre, le retour du « have you met » pour introduire Jesse à la drogue ? Je ne sais pas si c’est une merveilleuse idée pour leur série (ou la précédente, d’ailleurs, ça donne l’idée d’un détournement pas dingue), mais ça fonctionnait. Le running gag sur Jesse qui dit « je t’aime » à tout le monde de manière excessive et trop rapide devient également une bonne idée, à partir de cette scène. Cela aurait été mieux de l’amener avant, parce que Sophie et lui ne sont plus ensemble depuis quelques épisodes et c’est bon, quoi, elle est insupportable. 

Avoir Sophie qui explique qu’elle se sentait spéciale parce que Jesse lui avait dit trop vite « je t’aime », ça ne marche pas pour moi. Mais alors pas du tout. La réaction de ses amis, tous plus gênés les uns que les autres, en dit d’ailleurs long sur le sujet… Pour la rassurer, Jesse lui dit qu’elle est tout de même spéciale, parce qu’il est la première à qui il sentait qu’il pouvait le redire depuis Meredith.

Comme il est à nouveau célibataire et Sophie aussi, ça donne une scène toute bizarre. Ils n’ont jamais eu autant d’alchimie et de mignonnerie que dans cet épisode, mais ils ont raté leur timing. Peut-être aussi que ça prouve à quel point Sophie a été idiote de flipper parce qu’il était amoureux d’elle avant qu’elle ne le soit de lui.

Au passage, il faut noter que le souvenir d’enfance de Sophie est peut-être le plus marrant de l’épisode cependant. En effet, elle se retrouve à attirer à son école un pervers, inévitablement : elle colle des affiches avec sa photographie expliquant qu’elle est prête à rencontrer son Daddy. Les producteurs ont toujours eu un problème à régler de ce côté-là, « Daddy’s home », on connait Barney. Elle le raconte à Jesse, qui est surpris de la voir capable d’oublier cet horrible passé et le dépasser en y trouvant le côté positif. En fait, ils se retrouvent à partager une jolie St Valentin ensemble.

Et ainsi, tous les potentiels père du gosse de Sophie ont dit une phrase pendant l’épisode pour indiquer qu’ils aimaient la St Valentin – ce que la Sophie du futur avait proposé dès le départ. Bref, la série force encore et toujours et je n’ai pas envie de voir Sophie finir avec eux – même Ian me semble mériter mieux. Oui, une fois de plus, la série nous promet une autre St Valentin (et donc une saison 3 ?) que Sophie passerait avec Ian.

Quant aux autres personnages, tout est bien qui finit bien : finalement, Hannah arrive à temps pour passer la St Valentin avec Sid, et ils ont un joli happy end ; tandis qu’Ellen reçoit une pizza et un appel en facetime de Rachel, pour qu’elles passent tout de même un moment ensemble. Quiconque a déjà reçu un appel visio dans un bar (et sans écouteur en plus !) sait à quel point ce serait de la merde en vrai, mais on nous dit que c’est mignon et Ellen a porté une grande partie de l’épisode sur ses épaules une fois de plus, alors faisons comme si.

Et oui, je n’ai même pas envie de développer l’histoire de Charles, j’ai trouvé que c’était gênant de bout en bout cette histoire de crème fouettée. Je ne sais pas ce qu’ils ont essayé de faire, surtout avec le majordome, mais j’ai trouvé que c’en était presque problématique. Genre, comme si c’était sorti des années 90, quoi.

The Mandalorian – S03E08

Épisode 8 – The Return – 18/20
Désolé, je n’irai pas plus haut dans ma note de cet épisode final, même si je l’ai vraiment beaucoup apprécié et qu’il devait avoir le budget d’un film – à défaut d’en avoir la durée. La raison ? Eh bien, je trouve que ces quarante-deux minutes vont trop vite pour tout conclure. Tout l’est, bien sûr, mais c’est frustrant de voir que les six premiers épisodes ont ouvert plein de pistes qui auraient pu être développées sur du long terme et qui sont explorées bien rapidement dans ce dernier épisode.

Spoilers

Il est temps de mener le combat pour récupérer Mandalore.

Grogu, I’m gonna need you to be brave for me, OK ?

J’ai bien failli ne pas voir d’épisode ce soir encore, mais après deux jours sans série, je me suis dit qu’il fallait quand même que je remédie à cette pause forcée par les copies qui n’en finissaient plus. Oui, j’ai terminé… jusqu’à demain matin où un autre paquet arrivera sur mon bureau, super. On s’en fout, pas vrai ?

Nous sommes là pour la critique du dernier épisode de la saison, déjà. C’est fou de se dire que nous y sommes déjà alors qu’il ne s’est encore rien passé. Désolé, je suis trop critique : on a eu de beaux moments dans la saison, mais juste, ça a été long à venir. L’épisode précédent nous menait clairement à un final qui devrait faire l’affaire… mais qui est une fin de saison, déjà. C’est arrivé trop vite, après si peu d’épisodes.

Celui-ci nous plonge heureusement immédiatement dans l’action : Gidoeon menace d edétruire toute la flotte Mandalorian, alors Bo-Katan n’a pas d’autres choix que d’en ordonner l’évacuation, quitte à sacrifier son vaisseau-mère. L’action ne s’arrête pas pour autant pour elle : sa fuite est aussi menacée par quelques Stormtroopers. Elle sait y faire face, heureusement.

De son côté, Din Djarin est également mal en point au début de cet épisode. On l’a vu pris en otage à la fin de l’épisode précédent, mais ce ne serait pas une fin de saison passionnante s’il restait prisonnier trop longtemps. C’est donc sans trop de surprise qu’on le voit se réveiller et être capable de maîtriser les deux Stormtroopers qui l’entourent. Oui, oui, seulement deux. Certes, ils ont un lance-flamme qui a la classe et ils mettent mal en point notre héros, mais tout de même, quelle idée de ne m’en mettre que deux.

Contre toute attente, Grogu débarque alors pour sauver son papa adoptif, toujours à l’aide de son IG-12 plutôt qu’à l’aide de la Force. C’était une jolie scène entre les deux personnages, même si les scénaristes ne tirent pas profit du robot qui sait dire « oui », se contentant de signes de tête de la part de Grogu. Heureusement qu’il était fan des boutons.

Concrètement, les retrouvailles fonctionnent sans être trop dans l’émotion, et on peut vite passer à la suite de l’épisode. Din Djarin contacte donc Bo-Katan pour lui donner des nouvelles et obtenir des informations sur la fuite des Mandaloriens – qui annoncent donc au monde le retour de Gideon.

Din Djarin n’est pas ravi de ce retour et il compte tout faire pour qu’il s’arrête au plus vite. De son côté, Gideon compte tout faire pour que Din Djarin périsse de sa main au cours de l’épisode. Au moins, ils sont sur la même longueur d’onde. En revanche, Gideon n’est pas si aidé par ses clones, contrairement à Din Djarin qui peut compter sur Grogu à ses côtés, mais aussi sur l’aide de R5 à distance.

Le petit droid est sacrément pratique pour désactiver des boucliers à distance et donner des informations à Din Djarin. Il ouvre ainsi une voie facile à notre héros, ouvrant un à un les boucliers qui protègent l’accès à Gideon. Din Djarin se retrouve ainsi face à face avec deux Stormtroopers à chaque fois, plutôt qu’avec un groupe plus conséquent. C’est bien pratique tout de même.

Ma foi, ça semble quand même faire pas mal de sport pour lui, mais il s’en sort. R5, en revanche, est gêné dans son travail par de petits robots policiers. Il manque même de se faire arrêter, sauf qu’heureusement pour lui, il sait voler pour s’échapper, après avoir reçu les compliments de Din Djarin. Ce dernier continue de s’enfoncer dans la base de Gideon, découvrant un peu plus son projet et ses clones du moment.

Ce mégalomaniaque a eu la bonne idée de se cloner lui-même. Il n’est pas dit que Din Djarin parvienne tout à fait à l’arrêter s’il y en a tant que ça qui peuvent courir dans la nature – et ça, même si les pods que l’on voit explosent l’un après l’autre. Ainsi, quand Din Djarin se retrouve confronté à un Gideon énervé de voir ses clones détruits alors qu’il allait enfin avoir la Force, le doute m’a pris. L’existence de clones laisse supposer qu’il a un back-up ailleurs, j’ai vu Altered Carbon, merci bien. Pourtant, le combat final a bien lieu entre eux. Alors que Gideon est clairement en train de se faire avoir par Din Djarin, nous découvrons à nouveau les trois Stromtroopers rouges – les Sith troopers, j’ai fait mes recherches depuis la dernière fois, promis.

Ce trio d’ennemis reste bien puissant et difficile à abattre : la tendance du combat s’inverse et c’est désormais Din Djarin qui est mal au point, forçant Grogu à s’en mêler. S’il sauve une fois de plus le Mandalorian (décidément, il n’aura fait que jouer le damoiseau en détresse pendant toute la saison !), Grogu est alors pris au piège par les Sith Troopers, alors que Din Djarin ne peut lui venir en aide, retenu par Gideon. La tension est à son comble.

Pendant ce temps, dans l’espace, le vaisseau-mère des Mandaloriens est bel et bien décimée par Gideon. Heureusement, il y a un héros prêt à se sacrifier pour prévenir les autres de fuir, avant de rester à bord du vaisseau et de prendre en pleine face tout l’assaut de Gideon.

Loin de la bataille spatiale, sur Mandalore, Bo-Katan continue de fuir avec quelques autres Mandaloriens, notamment ceux qu’elle a pu rencontrer dans l’épisode précédent. Elle découvre donc une grotte naturelle, transformée en ferme. C’est très verdoyant et ça sert de lieu de repli en attendant les renforts pour faire face à l’armée de Gideon : tous les Mandaloriens qui étaient sur le vaisseau-mère ont évacué pour participer à cette aventure.

C’est la grande bataille conclusive qu’on n’attendait pas depuis huit épisodes, mais depuis, allez, deux épisodes seulement. Non, je ne leur pardonne pas la perte de temps sur une saison de huit épisodes, je ne m’en remets pas. Forcément, la bataille manque un peu d’anticipation pour qu’on soit pleinement marqué par ce qu’il se passe. Pourtant, on sent bien aux répliques et à la mise en scène excessivement chère qu’il s’agit d’une bataille importante et attendue par les Mandaloriens.

Bo-Katan la quitte pourtant pour venir prêter main forte à Din Djarin : elle e rejoint juste à temps pour permettre à notre héros d’aller s’occuper de Grogu. Din Djarin laisse BO-Katan se battre avec Gideon, parce que c’est un combat qu’on attend depuis un moment (en théorie… en pratique, ça ne fait qu’un épisode quoi) et se précipite pour venir en aide à Grogu. Face aux trois Sith Troopers, Grogu ne s’en sortait pas, malgré IG-12.

Cependant, avec l’aide de Din Djarin et en utilisant la Force de manière de plus en plus systématique, le trio de Sith Troopers finit par être dégommé. Ouf, nous voilà rassuré : Din Djarin va pouvoir aller aider Bo-Katan. Elle aussi ne fait pas tout à fait le poids face à Gideon finalement. Il prend le dessus sur elle et c’est frustrant : il lui dégomme notamment le fameux sabre noir. On nous l’a monté en épingle pendant trop longtemps pour que ce soit agréable de voir le sabre être mis hors service.

Par contre, ça permet une jolie scène où Din Djarin et Grogu viennent en aide à Bo-Katan pile à temps pour lui sauver la vie. Gideon soulignait peut-être que sans gadgets, les Mandaloriens n’étaient rien, mais Bo-Katan lui fait remarquer qu’ils bossent en équipe. Et en équipe, ils sont sacrément forts et mettent enfin à terre Gideon.

Cependant, pour s’en débarrasser définitivement, il faut encore compter sur le crash du vaisseau-mère qui, comme par hasard (ou parce qu’il est bien piloté), tombe pile sur l’ancienne Forge. L’explosion est impressionnante et le petit bouclier de Bo-Katan pour faire face aux flammes m’a bien fait rire. Elle ne peut protéger Grogu et Din Djarin, mais on peut compter sur Bébé-Yoda pour utiliser la Force et créer un joli bouclier qui les protège. Bien sûr, Gideon n’a pas cette chance et meurt dans les flammes.

Tout ça pour ça, donc. Son retour n’aura pas eu le temps de faire beaucoup de bruit, hein. Par contre, il permet à Grogu et Din Djarin d’avancer largement et de devenir des personnages encore plus intéressants à suivre lors d’une potentielle saison 4. En effet, Din Djarin demande à la Forgeronne de faire de Grogu un Mandalorian.

Ce n’est toutefois pas possible, car il ne parle pas encore. Il doit rester un orphelin, sauf si ses parents acceptent d’en faire un apprenti Mandalorian. Cela tombe bien : il a un nouveau papa. Din Djarin demande donc à adopter officiellement Grogu, qui peut alors devenir son disciple. Oui, la saison se termine avec un Baby Yoda qui devient Din Grogu.

C’est mignon et inspirant à la fois, et ça fait plaisir à voir – contrairement au petit montage qui suit et nous rappelle l’existence du Mythosaure, paisiblement endormi dans les eaux de Mandalore. Beaucoup de bruits pour peu de choses ce monstre !

L’épisode n’est pas encore tout à fait terminé, cependant. Alors que Din Djarin part à l’aventure avec Din Grogu pour le former, Mandalore est définitivement reconquise par les Mandaloriens – et par Bo-Katan en particulier. À l’aventure le Din Djarin ? Pas tout à fait encore : il doit d’abord régler quelques détails pour s’assurer une vie tranquille.

Il se rend d’abord auprès du Capitaine Teva pour négocier un deal intéressant : il sera chasseur de primes pour lui, de manière à faire profil bas pour que Grogu ne soit pas trop mis en danger. Din Grogu et Din Djarin se retrouvent ainsi à bosser pour la Nouvelle République, de manière parfaitement officieuse mais, on n’en doute pas, régulière. Ce peut faire une bonne base pour une suite, ma foi.

Une fois cet accord passé avec un Teva qui fait semblant d’y réfléchir, Din Djarin retourne sur Nevarro pour rendre visite à Karga. Il obtient une cabane aux abords de la seule ville de la planète, pour vivre paisiblement en famille, entre deux aventures. En échange, Din Djarin a toutefois un cadeau pour Karga : il a négocié auprès de Teva la tête d’un robot de l’empire pour en récupérer des pièces détachées. Grâce à ça, il a pu sauver IG-11.

La boucle est bouclée, donc, toutes les intrigues de la saison sont arrivées à une conclusion naturelle et on peut terminer sur une scène bien réussie où Din Djarin et Din Grogu profitent d’un moment de calme dans leur nouveau foyer. C’est que ça faisait très fin de série, ça !

EN BREF – Vraiment, c’est frustrant, après autant d’attente (ça se compte en années !) de se retrouver avec huit épisodes qui ont eu du mal à trouver un rythme et une intrigue avec enjeux. Même les mignonneries de Grogu n’ont pas toujours su faire l’affaire… et les deux épisodes de fin concluent beaucoup trop vite toutes les pistes qui étaient ouvertes dans les six premiers épisodes, parce que souvent, il s’agissait de pistes faciles à suivre et peu longues.

Si je ne peux pas bouder mon plaisir face à l’intensité du dernier épisode, je trouve donc quand même qu’on a fait le tour trop vite de cette saison et que la série semblait perdue dans ce qu’elle voulait faire. This is the way, j’imagine.

Quant à une possible saison 4, c’est sur BFMTV que Favreau a confirmé l’avoir écrite… Je ne sais pas pourquoi, j’ai du mal à faire 100% confiance à une chaîne française sur ce genre de scoops. L’avenir nous le dira – mais l’avenir commencera par deux autres séries : Ahsoka et The Skeleton Crew. Ouais, la franchise n’arrête pas de s’agrandir. Espérons juste qu’elle racontera mieux ses histoires.

Quant à l’attente d’ici là, ça pourrait être pas mal que je la comble en tentant de regarder Andor ou la série Han Solo. Peut-être. Un jour ? Ce pourrait être bien car tout ça prendrait la direction d’un gros film crossover au cinéma…

How I met your father – S02E06

Épisode 6 – Universal Therapy – 13/20
Après la déception de la semaine dernière, je me suis relancé dans la série en partant avec le plus de mauvaise foi possible… Et ma foi, j’ai aimé la manière dont une partie des intrigues de l’épisode finissait par se croiser cette semaine. C’était une petite variation dans le schéma habituel de la série, et ça lui faisait du bien. Disons que pour une fois, j’avais vraiment l’impression de suivre les aventures d’une bande de potes.

Spoilers

Tout le groupe exploite Ellen pour obtenir des conseils de sa thérapeute.

You wonder why don’t you have any regulars ?

J’étais en formation à l’heure où je regarde habituellement mon épisode hebdomadaire, alors je le rattrape un dimanche en espérant ne pas le regretter. On a eu une belle journée ensoleillée, ça ne donne pas envie de la gâcher, non ? Malheureusement, il ne faut quelques secondes pour qu’on me mention la Présidente Ariana Grande, sérieusement ? Humour ou pas, désolé, cela commence mal. Non, vraiment, cette Sophie de 2050, je ne la supporte plus.

Celle de 2023 ? C’est légèrement mieux, j’imagine. Au moins, je peux me moquer d’elle, tout en supportant que les scénaristes fassent toujours des références aux stars à la mode au moment de l’écriture de l’épisode, en inventant toujours des trucs de dingue les concernant. La quinceañera de Lil Nas X, vraiment ?

Je vais commencer par évacuer une première intrigue de l’épisode qui m’a beaucoup moins intéressée que les deux autres, si vous le voulez bien. Sid revient d’un voyage où il a vu sa femme pour mieux se rendre compte qu’il n’a absolument aucun client régulier dans son bar et que le confier à Charles n’est peut-être pas sa meilleure idée.

En effet, il a décidé d’acheter dix caisses de vin à une jolie jeune vendeuse qui lui faisait de la drague. Le problème ? La bouteille est dégueulasse. J’ai bien ri de voir un client se plaindre du bar et s’amuser du fait que Sid ne comprenait pas pourquoi il n’avait pas de clients réguliers alors que Charles leur crache dessus.

Par chance, Ellen passe par le bar et leur donne une solution absolument débile : utiliser le nom d’une star connue et aimée de tous pour vendre les bouteilles qu’ils ont déjà. Charles et Sid arrivent en même temps à l’idée d’utiliser l’image de Juge Judy pour ça, même si je ne vois pas vraiment le lien et que le jeu de mots avec la boisson (Judy Juice) semble être trop inversé pour fonctionner.

En vrai, on comprend facilement que la production avait juste de quoi avoir la Juge Judy, une star de téléréalité US apparemment, en guest. Il fallait donc un moyen de la caser dans l’épisode. Soit. On s’en doutait de très loin : la juge débarque au bar quand la vente des bouteilles est un véritable succès. Elle demande qui est responsable de tout ça, histoire qu’on découvre que Charles a osé la notifier sur Instagram.

En bon respect de la loi et des arnaques, Judy décide finalement de quitter le bar avec toutes les caisses achetées par Sid et Charles, ce qui lui permet de lancer sa propre marque, pour de vrai. Je rappelle que le vin est censé avoir le goût de « cul liquéfié », hein. Faut pas abuser : que les gens achètent une fois un produit dégueulasse parce que ça vient d’une star, soit. Que ça soit un succès commercial ? Non.

Bref, c’était pas terrible comme intrigue. J’ai préféré le reste de l’épisode : l’intrigue du jour pour Sophie concerne un énième rencard. Il s’agit toutefois du premier avec le type de l’épisode précédent, Oscar. Tout s’y passe à merveille, jusqu’à ce que l’embrassant, elle rencontre un problème de taille – non je ne parle pas de cette taille-là, mais de celle du collier qu’il porte partout avec lui. Il s’agit d’un énorme diamant, suffisamment énorme pour qu’il fasse mal à Sophie quand elle l’embrasse.

Comme promis dans un épisode précédent, Ellen a commencé une thérapie : elle s’en sert pour faire passer les questions de Sophie à sa thérapeute, en prétendant que ce sont les siennes et en racontant son rencard avec Oscar. Il n’en faut pas plus pour que la pauvre Rachel se voit affublée d’un horrible collier dans la tête de la psy.

Pour autant, elle conseille à Ellen de continuer son aventure avec sans se soucier de cet accessoire dérangeant. C’est ce que fait Sophie avec Oscar, en lui demandant simplement d’où vient le collier. Il a une origin story bien particulière : il s’agit des cendres de la mère d’Oscar. Yuk. Cela bloque de nouveau Sophie qui redemande à Ellen des conseils pour savoir quoi faire. Sophie décide donc de coucher avec lui, parce que la psy d’Ellen lui confirme que c’est possible ; et elle ne le regrette pas du tout.

Mieux que ça : elle réussit à faire enlever le collier à Oscar en lui citant ce qu’a dit la psy sur sa mère qui sera toujours avec lui en esprit de toute manière.

En parallèle de tout ça, Valentina a encore une semaine extrêmement difficile au travail. Elle fait appel à une agence d’intérim pour obtenir un assistant qui s’avère être… Jesse. J’ai aimé que les scénaristes pensent au fait qu’il a démissionné plus tôt. C’est une occasion de nous ramener une fois de plus Drew dans la série, mais ça ne semblait pas être en trop.

En plus, toute l’intrigue au travail de Valentina fonctionnait vraiment : c’est la seule actrice qui réussit à vraiment me faire rire à chaque fois, et la voir être de plus en plus méchante avec Jesse sous l’influence de son chef, c’était marrant. J’ai aimé aussi le côté flatteur de se faire appeler boss. Par contre, Jesse aime beaucoup moins l’ambiance toxique de ce travail. Sans trop de surprise, la réaction la plus logique pour eux quand il confronte Valentina sur le sujet est d’aller demander conseil à Ellen.

Ellen réclame que ce soit la dernière fois, mais on sait bien que ce ne sera pas le cas, surtout qu’elle accepte aussi de poser une autre question concernant Sophie et Oscar, toujours en prétendant qu’il s’agit de sa propre vie. Cela fait beaucoup pour que ça passe, franchement. La psy demande en tout cas à Valentina de démissionner, alors que Jesse doit accepter de renoncer à sa fierté en demandant de récupérer son travail à Drew. Sophie, elle, devrait dire clairement ce qu’elle souhaite au lit.

Cela ne lui convient pas et en bonne égoïste, Sophie demande donc à Ellen d’y retourner… sauf que ce n’est plus possible : Ellen s’est fait virer de sa thérapie, avec un diagnostic très clair… Elle a des amis trop peu sûrs d’eux. L’idée était marrante, ça marchait bien aussi de voir le trio infernal se rendre chez la psy pour la supplier sous la menace de reprendre Ellen.

Franchement, l’épisode fonctionne mieux. On me l’avait dit de m’accrocher à Ellen et je n’y croyais pas trop, mais la voir jouer les psys avec ses potes était top – et surtout, on avait l’impression d’avoir vraiment affaire à des amis. En fin d’épisode, Jesse reprend son travail, en acceptant les conditions ridicules de Drew. Valentina, elle, décide de démissionner et de le dire en engueulant son boss… Fred Z décide de lui offrir une promotion.

Il reste le problème de Sophie à régler. Elle a décidé de ne pas suivre le conseil de la psy, ce qui fait qu’elle se fait larguer, puisqu’elle se retrouve à lui dire qu’il était meilleur au lit en portant sa mère sur lui. Forcément qu’il la largue. Tous ses amis sont de l’avis d’Oscar… et moi aussi. C’est une nouvelle occasion de se moquer de Sophie, je ne vais pas dire non. Dans le même genre, Sid qui se plaint de pas avoir de clients réguliers et les trois qui vont voir la psy pour la supplier… eh, j’ai l’impression que la série sait que c’est une souffrance de la regarder !

Par contre, c’est toujours aussi gênant de retrouver Kim Catrall en fin d’épisode, ou d’avoir la scène où Oscar serait meilleur au lit une fois sa mère autour du cou. Mais bon.