The Mandalorian – S03E07

Épisode 7 – The Spies – 16/20
Un avant-dernier épisode qui finit par être prévisible précisément parce que c’est l’avant-dernier : on sent bien que toutes les longueurs ont vocation à nous emmener vers un point précis qui lancera le dernier épisode de la saison, peut-être même de la série. Cela n’empêche pas que l’épisode souffre justement de ses nombreuses longueurs et d’une construction de saison qui m’interroge vraiment sur ce que voulaient faire les scénaristes. Pas grand-chose apparemment, parce qu’on passe à côté de toutes les bonnes intrigues en les traitant à une vitesse expéditive. Après, le budget est toujours là, il y a des scènes réussies, on se marre et on est bluffé par la beauté des images. This is the way.

Spoilers

Gideon a repris bien du pouvoir depuis qu’il est en fuite.

We shall be rid of the Mandalorians once and for all. Long live the Empire !

Si je suis parfaitement honnête, la saison ne sait tellement pas ce qu’elle veut raconter que je n’ai pas forcément envie de voir l’épisode immédiatement… Seulement, il était en TT quand je suis rentré du boulot, et il l’est encore maintenant : ça me fait donc un point facile pour le Bingo Séries de regarder cette petite heure d’épisode. Et puis, qui sait ? On approche de la fin, peut-être que le puzzle va devenir intéressant.

J’ai du mal à y croire après l’épisode de la semaine dernière, qui était franchement décevant, avec une enquête de série procédurale pas bien dingue et une réunification bien rapide des Mandaloriens en fin d’épisode. Je m’attendais à une autre intrigue pour ça, on ne va pas se mentir. Cela donne l’impression que les scénaristes n’osent pas forcément pondre des idées incroyables, pour se contenter de la simplicité.

C’est gênant pour une série à gros budget. Et c’est gênant aussi après autant d’épisodes de ne pas être sûr de ce que la saison voulait raconter. C’est très à la mode, cependant. L’épisode commence par une scène voyant Elia se balader en ville pour mieux faire un rapport sur ce qu’il s’est passé à Nevarro à… Gideon.

C’est problématique, n’est-ce pas ? Il apprend ainsi l’alliance des clans de Bo-Katan et de celui de Din Djarin, ce qui n’annonce rien de bon pour lui. Il aboie un coup sur sa subalterne, avant de se rendre à une réunion de la plus haute importance. Les plans s’amusent à nous le montrer comme un grand-méchant, limite digne d’un Dark Vador. La réunion qu’il squatte ? Des responsables bien placés hiérarchiquement qui évoquent les critiques, déjà, de la Nouvelle République, en hologrammes. Il s’agit d’un Conseil de l’Ombre, d’après Gideon, qui se met bien : il propose qu’il serait temps de mettre en place un nouveau leader à leur groupe.

Cela fait s’élever quelques critiques, tout de même, mais il sait s’en défendre, bien sûr. La critique principale concerne le frein mis sur le projet Nécromancie, au nom qui ne dit rien qui vaille : Pershing ayant été arrêté, les clones ne sont pas tout de suite. Ce que je ne comprends pas bien, c’est que Pershing a été arrêté à cause d’Elia, qui bosse pour Gideon.

Peut-être qu’il s’agit d’un coup de poker pour du plus long terme, permettant à Gideon de se garder l’avancée de ses recherches ? Ce n’est pas clair. En tout cas, Gideon obtient finalement ce qu’il souhaitait : une garde rapprochée et des renforts pour se protéger des Mandaloriens. Il en fait ses nouveaux ennemis personnels, promettant une longue vie à l’Empire et la fin des Mandaloriens, avec l’aide de ce Conseil de l’Ombre. Cela aurait fait une scène intéressante en début de saison, tout ça, mais là… ça semble arriver tard pour tenir toutes ses promesses.

Pendant ce temps, à Nevarro, les Mandaloriens débarquent pour réclamer les terres promises. Ce n’est pas gagné : Bo-Katan stresse de savoir que les groupes qu’elle réunit ne se connaissent pas et détestent tout ce qu’ils savent des autres. Il va pourtant falloir apprendre à cohabiter, le tout sous le regard bienveillant de Karga qui ne semble pas s’inquiéter outre mesure de voir débarquer un énorme vaisseau, anciennement à l’Empire, au-dessus de sa ville de dix habitants. Franchement, il semble y avoir plus de Mandaloriens dans le vaisseau que dans toute la ville. J’imagine que c’est plus simple de dédoubler par effets spéciaux des gens en armure complètes.

Et au moment où je pensais ça, que se passe-t-il ? Tous les Mandaloriens retirent les casques qu’ils avaient, devant les Mandaloriens déjà installés sur Nevarro et menés par la Forgeronne. Ma foi, on sent bien que la paix politique va être difficile à maintenir en place.

En attendant, Karga vient souhaiter une nouvelle fois la bienvenue à Din Djarin, en lui offrant un cadeau que personne n’avait demandé : IG-12. Plutôt que de réparer l’irréparable robot qui avait sa propre conscience et m’aurait fait un point de Bingo Séries facile, Karga a décidé de créer un robot-véhicule qui serait piloté par… Grogu.

Din Djarin s’y oppose bien sûr, parce qu’il considère que Grogu est trop jeune pour gérer un tel engin. Il a clairement raison, mais Grogu prend vite goût à IG-12 : il lui permet même de communiquer avec les mots « oui » (aux idées de Karga) et « non » (à l’interdiction de Din Djarin). C’est tordu, mais il faut bien reconnaître que ça faisait de bons gags tout ça : Grogu qui découvre le pilotage, qui galère un peu dans le bureau de Karga ou qui se précipite sur un étal de marchands de fruits et légumes, ça fonctionnait. J’ai adoré voir Grogu être plus grand que Din Djarin par exemple. Ma foi, je suis un public facile quand il est question de mignonnerie.

Après tout ça, nous avons droit à une nouvelle intervention de Bo-Katan qui parvient à rallier ses troupes pour de vrai. Je ne vois toujours pas bien ce qui lui donne tant de légitimité auprès de clans différents, et surtout auprès de celui qui souhaite garder son casque quoiqu’il arrive, mais voilà, elle parvient à obtenir plein de volontaires pour sa prochaine mission : se rendre sur Mandalore pour reconquérir une Terre qui leur appartient.

C’est peut-être ça mon problème avec la saison : en soi, il y a plein de choses qui mériteraient à elles-seules un développement sur une saison avec de vrais twists… mais à chaque fois, on nous bâcle en un épisode ces idées, sans vrais twists ou sans gros moments de suspenses. Après, visuellement, c’est irréprochable. J’ai beaucoup aimé la scène digne des affiches promos de The 100 avec les Mandaloriens qui tombent du ciel, par exemple, ou tous les paysages magnifiques sur Mandalore. M’enfin, c’est quand même la base, vu le budget, de nous proposer des plans magnifiques.

Et ça ne fait pas tout. Bref, revenons-en à l’épisode : Bo-Katan donne des ordres à ses troupes, leur demandant de surveiller la surface et de voir ce que ça donne, en attendant de retrouver leur forge – et de déterrer la capitale, probablement. Nous sommes donc partis pour une longue marche pas bien passionnante où personne ne parle. Heureusement, il finit par se passer quelque chose : Din Djarin repère de la poussière à l’horizon, puis tout un navire qui approche. Oui, un navire, vraiment, j’ai eu l’impression d’être devant Pirate des Caraïbes. C’est Disney, ça.

A bord du vaisseau considéré d’abord comme ennemis, il y a en fait trois Mandaloriens qui demandent de la nourriture et sont loyaux à Bo-Katan. Cela tombe bien, quand même. Elle leur doit tout de même quelques explications sur ce qu’il s’est passé avec Gideon et comment il a pu récupérer le Sabre Noir – elle voulait simplement sauver les Mandaloriens car Gideon lui avait promis d’assurer la sécurité des villes Mandaloriennes.

C’est aussi l’occasion pour apprendre comment d’autres tribus mandaloriennes ont pu survivre, tandis que Din Djarin est surpris de découvrir la vérité concernant Bo-Katan. Celle-ci est pleine de culpabilité de ce qu’il s’est passé et a peur de ne pas être à la hauteur de son nouveau rôle. Une fois de plus, elle s’en confie donc à Din Djarin quand celui-ci lui exprime son admiration. Cela devient franchement redondant à force, on a compris que Bo-Katan était géniale, on a compris qu’elle doutait, mais ça ne se développe pas beaucoup tout ça. Répéter des scènes sur une saison de huit épisodes, je ne suis pas sûr que ce soit une superbe idée.

En plus, une fois n’est pas coutume, l’épisode paraît drôlement long pour ce qu’il propose vraiment. J’ai l’impression que ça pourrait être amputé facilement d’un bon quart d’heure sans que ça ne change rien à la dynamique du scénario. À l’ambiance, peut-être, d’accord. Bref. Le nouveau trio de Mandaloriens accepte de mener notre troupe jusqu’à la Force, ce qui leur fait gagner du temps. Nous, on en perd quand même en développement de personnages secondaires que l’on voit jouer à un jeu de société.

C’est ce jeu qui semble provoquer une première discorde entre des Mandaloriens de clans différents. Franchement, ce sont des gamins, comment la planète a pu vivre tant de temps avec des égos pareils ? Le duel voit donc s’affronter deux leaders de troupes différentes, sans que personne ne puisse intervenir. Bo-Katan elle-même refuse d’interrompre le combat, considérant que ça devait arriver à un moment ou un autre.

C’est finalement Grogu qui est le messager de la paix et s’interpose entre les deux Mandaloriens, grâce à IG-12 et son bouton « non ». J’aime bien l’idée… mais du coup, ça n’est pas vraiment une résolution du problème de fond sur les troupes incapables de s’entendre. La série passe bien vite à autre chose, en plus, alors qu’il y aurait beaucoup de développements à apporter à tout ça, selon moi en tout cas.

Je ne suis pas scénariste, cependant, et on manque probablement de temps pour développer ça quand le Mythosaure se réveille soudainement et décide de s’attaquer au vaisseau des mandaloriens. Bien. Le truc que personne ne savait exister décide donc de se réveiller sans qu’on ne sache trop pourquoi ou comment il s’est réveillé, et il attaque aussitôt les Mandaloriens ? Il va falloir faire avec.

Bien sûr, je suis content de revoir ce monstre, car je l’avais trouvé extrêmement sous-exploité lors de sa dernière apparition… mais était-ce vraiment utile ? Rien n’est moins sûr. Il pousse en tout cas nos héros à se réfugier bien vite dans les souterrains de la planète, où se trouvent les décombres de la Grande Forge. Elle ne ressemble plus à grand-chose et s’avère finalement être un piège pour nos héros : des Stormtroopers de l’Empire les y attendent, débarquant pour les prendre à revers. Bon, l’effet de surprise n’est pas génial, en vrai, car ils sont vite repérés.

L’épisode peut en tout cas se terminer sur une énorme fusillade, pas forcément lisible puisque tous les personnages ont un casque. Grosso modo, ce sont les blancs (méchants) contre les gris (gentils). Cela fonctionne et ça vaut bien une fusillade dans une série policière. Au moins, les mandaloriens peuvent ainsi se battre pour récupérer leur planète – et Grogu aussi, parce que oui, il est là et oui, Din Djarin fait ce qu’il peut pour le protéger et continuer de l’élever.

Les Stormtroopers battent rapidement en retraite, en tout cas. Ils semblent perdus… jusqu’à ce qu’il soit révélé une fois de plus que nos héros sont tombés dans un piège. Tous les mandaloriens se retrouvent donc coincés entre deux murs, à l’exception de Din Djarin. Le pauvre se retrouve seul face à tout un tas de Stormtroopers. Cela ne l’arrête pas pour autant : il se bat aussi valeureusemetn que possible.

Il ne fait malheureusement pas le poids et, contre toute attente si ce n’était pas l’avant-dernier épisode d’une saison devant forcément mettre notre personnage dans une situation de défaire. C’est bien le cas, donc, et ça lui permet d’être confrontés une fois de plus à Gideon. Le face à face entre eux est plutôt intéressant, avec Gideon promettant enfin la destruction complète de Mandalore et des mandaloriens. Ceux-ci vont vite devoir oublier leur division pour faire face à un ennemi commun, quoi, on les voit arriver.

Rapidement, Din Djarin est ainsi fait prisonnier pour assister à tout ce massacre (c’est en tout cas la seule explication rationnelle que je trouve : Gideon doit vouloir le faire prisonnier pour le faire souffrir ? Cela irait tellement plus vite de le tuer, hein). Bien sûr, Gideon repère aussi rapidement Bo-Katan, et ça lui fait bien plaisir d’annoncer la destruction à venir de sa flotte pendant qu’elle est retenue prisonnière. Il lui laisse toutefois le choix de se rallier à lui, en déclarant à ses troupes que la planète est à lui.

Bo-Katan refuse évidemment de lui remettre le Sabre Noir, cette fois. Elle a appris de ses erreurs et elle a plein de Mandaloriens pour la protéger. Elle utilise le Sabre Noir pour se créer une issue de secours, et la fusillade peut reprendre. Gideon, en bon lâche, se barre et laisse ses clones s’en prendre à eux. Un de nos Mandaloriens y laisse malheureusement sa vie, se sacrifiant pour assurer la liberté des autres – et de Bo-Katan. La scène était plutôt sympathique, voire impressionnante quand on voyait son flingue surchauffer.

L’avantage, c’est que c’est lui qui se sacrifie, ce qui fait que ce n’était pas à Din Djarin de le faire. Il semble survivre un instant, mais Pav Vizsla (c’est son nom dans les sous-titres) est finalement tué par trois clones à l’armure rouge. Bon. C’est dramatique, tout ça.

How I met your father – S02E05

Épisode 5 – Ride or Die – 11/20
De nouveau, ce n’est pas glorieux, même en cherchant à se moquer des personnages. Cela me rend triste parce que j’avais de nouveau espoir d’une amélioration. En fait, mon problème est toujours le même : à trop vouloir insister et nous dire que c’est censé être drôle, ce n’est plus si drôle du tout. En plus, les formules de la série orignale étaient efficaces, mais en insistant autant dessus, je trouve qu’on leur retire leur intérêt. Ou alors, c’est juste que je n’aime pas le personnage principal.

Spoilers

Le concert de Jesse et Meredith approche.

Did I die this afternoon, is that your question?

Quel plaisir d’avoir un épisode qui commence par Alexis Denisof ! Le voilà qui reprend son rôle de Sandy Rivers, juste pour interviewer Jesse et Meredith, et faire quelques blagues gênantes sur son passé et ses possibles crimes. Vraiment, c’est un guest-star qui n’est là que pour le plaisir des fans, mais puisque ça me fait plaisir, c’est une bonne chose, j’imagine. Bref, ça nous remet aussi le contexte pour ce début d’épisode : Jesse et Meredith sont en pleine tournée et tout se passe à merveille si l’on croit ce qu’ils nous disent.

Charles se rend compte que c’est probablement douloureux pour Sid : tout le groupe d’amis est dans son appartement à regarder la vidéo. Sid a beau dire qu’il n’en a rien à faire, on voit bien que c’est faux. Charles s’inquiète énormément de Sid, ce qui est inhabituel et étonnant, mais aussi important : Sid se retrouve seul alors que tout son groupe d’amis se rend au concert de Meredith et Jesse le lendemain, alors forcément Charles fait tout ce qu’il peut pour les réconcilier. C’est important pour nous, en plus ! En vrai, j’ai beau me rappeler que j’ai pris la décision de tous les détester et de me foutre d’eux, je trouve ça triste de voir Sid se parler tout seul et penser seul à l’écran. La partie où il pensait était super gênante. Certes, on sent qu’ils veulent faire de l’humour, mais c’est le problème habituel : on le sent, alors ce n’est pas si drôle.

Pendant ce temps, les scénaristes décident de donner une nouvelle fois une aventure au duo Val/Sophie. C’était moins drôle que la semaine dernière, sans que je ne sache identifier pourquoi. Après la mère de Sophie la saison dernière, voilà que la série veut nous présenter les parents de Val. Sans surprise, cette dernière les déteste, c’est donc Sophie qui entretient le contact avec eux. Pourquoi pas, en vrai, même si c’est plus une attitude de couple que de meilleurs amis à mes yeux. C’est un peu la conclusion de Val en fin d’épisode en même temps : elle remarque que Sophie est là pour elle – plus que les hommes.

Bon, les parents de Val veulent donc tout faire pour que Val se case et soit en couple. C’est une idée qui fonctionne, parce que ça s’appuie sur un conflit sempiternel entre enfants (devenus adultes) et parents. Cela dit, pour que ce soit drôle, il aurait peut-être fallu qu’on en découvre plus sur les rencards arrangés et les raisons pour lesquels ça ne fonctionne pas entre Val et ces types. Je sens que c’est là que résidait le plus d’humour. Les scénaristes prennent un chemin différent cependant : ils préfèrent montrer que les parents de Val manigancent un plan pour la rendre jalouse. Ils présentent donc un prétendant, Oscar, à Sophie plutôt qu’à Val.

Tout le reste de l’épisode s’écrit tout seul, avec Val qui se montre jalouse et se jette sur le type en question dès qu’elle comprend que ses parents l’ont invité pour Sophie parce qu’ils pensent que leur fille est incapable d’avoir une vraie relation ; allant jusqu’à lui dire qu’ils pensent que Charles n’existe pas. Dire de Charles qu’il est la relation la plus sérieuse de Val à trente ans, c’est sûr que ça doit inquiéter des parents. En même temps, la vie est longue désormais.

Bref, Val se montre odieuse avec Sophie, en draguant Oscar devant elle et en allant jusqu’à avouer à Sophie qu’elle compte bien lui piquer ce type, même si Sophie se sent bien avec. Comment ça, c’est le premier mec avec qui elle est bien depuis Jesse ? On oublie vite Ian et on ne nous présente absolument pas le personnage d’Oscar sous cet aspect-là. Cela ne fonctionne donc pas vraiment à mes yeux. Pourtant, c’est bien ce qui est dit dans cet épisode, alors il faut y croire. Par chance, Val se rend compte que sa jalousie n’est pas normale et que tout vient de ses parents. Elle met donc au point un plan avec Sophie pour retourner le piège contre ses parents, en leur montrant qu’ils détruisent son amitié avec Sophie.

Si ça s’était arrêté à ça, ça aurait pu me plaire vite fait. Par contre, voir la Sophie du futur expliquer qu’elle joue avec la temporalité et la structure du récit, toute fière d’elle ? Non. C’est juste non. Tordre le cou à la série originelle en reprenant ses habitudes, mais en insistant dessus en mode « regardez comme on est méta » ?? Je ne comprends pas ce besoin de toujours tout appuyer autant que ça.

Bref, Sophie et Val finissent toujours amie, Oscar promet de recontacter Sophie (j’y crois moyennement) et elles peuvent ensuite se rendre au concert de Jesse et Meredith. Seulement, en parallèle, nous avons suivi l’arrivée d’Ellen et Charles au concert. Déjà, Charles passe tout son épisode a essayer de monter un plan pour réconcilier Jesse et Sid, en vain, ce qui fait qu’il est occupé et ne remarque pas du tout ce qu’il se passe en coulisses. Ensuite, Ellen ne voit que ce qu’il se passe : Jesse continue de se faire écraser par Meredith. C’est super triste pour son personnage, et c’est super triste aussi de voir que Meredith ne se rend compte de rien, à montrer en permanence leur histoire d’amour sur ses réseaux pour le marketing.

Heureusement, Ellen s’en rend compte et voit le mal-être de son père. Elle est capable de lui en faire prendre conscience, disant grosso-modo la même chose que Sid dans l’épisode précédent. Allez, elle laisse juste en plus le bénéfice du doute à Meredith, mais vraiment, la scène est quasiment la même. Jesse, en revanche, se rend compte que Meredith lui fait plus de mal qu’autre chose, faisant revivre encore et encore la fameuse demande en mariage à Jesse. Il décide donc de la larguer, et tant pis pour Jay Street.

L’idée est bonne en vrai… mais pourquoi est-ce que tout ça se passe hors écran ? On ne revoit même pas Meredith quand elle annonce la rupture avec Jesse ! Je ne comprends pas comment on peut caster une actrice aussi excellente et ne pas s’en servir. C’est vraiment dommage. L’épisode, lui, termine sur une réconciliation Jesse/Sid qui est aussi gênante que le reste, avec de longs silences comblés par des sous-titres parce que « le langage des hommes de 2020 est un art perdu ». Pardon, mais ce n’est pas drôle ? Genre, vraiment, ça donne l’impression que les scénaristes sont juste une bande de vieux cons.

Bref, heureusement qu’il y avait l’intrigue de Charles (et les réactions de Sid, jusqu’à l’excès de son appel aux urgences à cause de son allergie) pour me faire sourire cette semaine, mais après l’espoir de l’épisode précédent, c’est un retour aux épisodes que j’ai l’impression de subir par nostalgie. Je suis masochiste.

 

 

 

 

 

 

The Mandalorian – S03E06

Épisode 6 – Guns for Hire – 15/20
Si je souhaite regarder un bête épisode de série procédurale, je sais quoi regarder et, normalement, ce n’est pas cette série. Pourtant, c’est un peu le ressenti que j’ai eu devant une longue partie de cet épisode. Ce n’était pas mauvais, loin de là, mais c’était beaucoup trop convenu et pas bien intéressant à suivre pour du long terme. En plus, vraiment, ça donne envie de renommer la série, comme la semaine dernière. À ce stade, le personnage principal n’est plus celui auquel on pense.

Spoilers

Bo-Katan, Din Djarin et Grogu partent à la recherche de la flotte de Bo-Katan, pour qu’elle accepte de servir à nouveau cette dernière.

Will it not belong to her?

J’ai bien aimé que le résumé de cet épisode retourne bien en arrière pour nous rappeler toute l’histoire de Bo-Katan, parce que j’avoue que j’avais un peu zappé le coup du sabre noir – revenir sans lui explique pourquoi elle est restée seule au début de cette saison, et ce sera clairement une clé pour les convaincre de revenir à elle.

Je ne comprends toujours pas pourquoi la forgeronne l’autorise à ne pas garder son casque, en revanche, parce qu’elle pourrait très bien rallier les clans en continuant de suivre la voie comme une bonne Mandalorienne, en théorie (on dit comme ça pour les femmes ?). Toujours est-il qu’il est clair que cet épisode va se concentrer sur elle avec un résumé pareil, et je trouve que c’est une bonne chose.

Forcément, le début d’épisode qui nous en éloigne n’était ainsi pas tout à fait mon goût. On suit un vaisseau extraterrestre – des Quarrens – qui croise un vaisseau de l’Empire dans l’espace et tentent de justifier leur présence. Ils sont prêts à payer la protection de ce vaisseau si besoin pour pouvoir continuer de voyager en paix.

Le problème ? Ils n’ont pas affaire à un vaisseau de l’Empire, mais à des Mandaloriens qui sont loin d’être aussi sympathiques que Din Djarin. En fait, ils sont des chasseurs de tête – c’est la base de la série après tout – qui en ont après ce vaisseau où la commandante se prend pour Juliette de Roméo et Juliette. On nous vend donc un couple de Quarrens séparé de force par les mercenaires mandaloriens… Et c’est très bien comme ça ? Je ne sais pas, je sais qu’on est supposé être du côté du couple, mais ça me fait rire d’imaginer quelqu’un les payer pour séparer un couple de cette manière.

Pendant ce temps, Bo-Katan et Din Djarin partent en mission pour convertir à nouveau à la Voie tout un tas d’anciens mandaloriens. Bien sûr, ils ont aussi Grogu avec eux, hein, on veut notre capital de mignonnerie alors qu’ils arrivent sur Plazir-15. La planète a un bon système de protection qui permet d’autopiloter à distance les vaisseaux pour accueillir nos héros exactement où l’on veut qu’ils soient.

Nos héros ne sont toutefois pas ravis de voir des droïds de l’empire les accueillir. Ils n’ont toutefois pas trop le choix et montent ensuite dans une capsule où leur identité est scannée et où on leur fait remarquer qu’ils sont recherchés.

Ils ne peuvent toutefois plus s’enfuir de la capsule dans laquelle ils sont : nos deux mandaloriens sont ensuite emmenés jusqu’à… un festin ? On est loin de ce que j’imaginais : le dirigeant de Plazir-15 est un acteur connu pour être plus comique qu’autre chose, il me semble. Je sais que je le connais, je sais que c’est honteux de ne pas avoir son nom ailleurs que sur le bout de la langue, mais vous me pardonnerez.

En attendant, Bo-Katan et Din Djarin rencontrent le roi et la reine de Plazir-15. Ils sont à la fois royaux et élus par le peuple, alors même que le roi est un ancien de l’Empire qui a bien fait souffrir la planète. Par chance, il a su séduire la reine, qui est folle amoureuse de lui et adore Grogu. Le couple royal accepte en tout cas la présence de nos héros à leur festin pour une bonne raison : ils ont besoin d’eux.

Les lois de la planète interdisent de porter des armes dans la ville, mais cette loi ne peut s’appliquer aux habitants de Mandalore dont les armes font partie de la culture. Ah. Ils sont américains ? Bref. Bien rapidement, le couple révèle que leur planète a affaire à un problème majeur depuis quelque temps : le roi a reprogrammé les robots de l’Empire pour en faire des robots de paix aidant à la vie quotidienne. En théorie.

En pratique, il y a des dysfonctionnements de plus en plus fréquents qui les reconvertissent en armes de guerre et mènent à de nombreux incidents – même si les incidents en question m’ont plus fait rire qu’autre chose quand on les voit. Si Bo-Katan n’est pas sûre de vouloir aider, parce que sa mission est juste d’aller parler aux Mandaloriens qui habitent en bordure de la ville, elle finit par accepter : le couple royal promet en échange de reconnaître Mandalore et de demander qu’elle le soit par tous aussi.

Partant de là, Din Djarin et Bo-Katan passent le reste de l’épisode à la recherche d’un moyen de débarrasser la ville de droïds fonctionnant mal. Ils commencent par un homme qui est chargé de les gérer mais assure que les désactiver ne sert à rien ; avant d’aller directement aux mécaniciens chargés de créer et entretenir les robots. Ces derniers refusent de voir un problème, parce qu’ils sont des Ugnaughts considérant qu’un dysfonctionnement serait une insulte.

Par chance, Din Djarin sait comment leur parler et obtient l’information qu’il cherchait : la localisation des robots dysfonctionnant. Cela les mène jusqu’à un entrepôt où des robots de guerre sont désormais utilisés comme main d’œuvre pour charger des caisses dans des vaisseaux. C’est amusant à imaginer, mais ça pose tout de même un grand problème : certes, les robots sont reconfigurés, mais ils restent des robots de guerre.

Quand Din Djarin s’amusent donc à les provoquer en les faisant tomber, c’est sans surprise qu’un robot recommence à dysfonctionner et s’attaque finalement à lui, puis à Bo-Katan qui lui tire dessus. Mon problème avec cette intrigue, c’est que pour le moment, tout est provoqué par les enquêteurs plutôt que par les robots eux-mêmes. Est-ce vraiment un dysfonctionnement si c’est provoqué comme ça ?

Il faut croire que oui. Après une petite scène d’action amusante, nos enquêteurs découvrent sur le robot qu’ils parviennent à détruire une carte de visite du Resistor, qu’ils imaginent être un bar pour robots. Allons bon, il existe des bars pour robots ? L’idée me fait bien rire, la mise en œuvre est tout aussi dingue à voir.

Tous les robots s’arrêtent de fonctionner au moment même où Bo-Katan et Din Djarin entrent dans le Resistor : ils font un peu tache dans le décor, en même temps. D’après Bo-Katan, qui essaie la stratégie de la good cop, plusieurs dysfonctionnements mènent directement à ce bar. D’après Din Djarin, qui est le bad cop menaçant les droïds, elle perd son temps et il suffit d’être violents pour obtenir ce qu’on veut. Oula, voilà un héros de série qui va vite me saouler avec son impatience !

L’épisode nous propose ensuite un retournement de situation amusant : les robots révèlent avoir peur d’être remplacés par des humains si les dysfonctionnements continuent. C’était amusant quand on en est en 2023 à craindre pour nos emplois à cause de l’intelligence artificielle ! Il n’empêche que tous les robots sont prêts à aider nos héros. Le barman robotique accepte donc d’aider nos héros dans leur enquête, constatant que tous les robots détraqués avaient consommé la même chose : du Népenthès venant du même endroit.

C’est une aide précieuse pour réussir à mettre un terme aux robots qui partent en vrille. Seulement, quand ils se rendent au laboratoire d’analyse pour en savoir plus, ils tombent bien sûr sur un robot qui en a consommé aussi. Din Djarin peut le détruire rapidement et permettre ensuite à la scientifique de découvrir qu’il y a des nano-robots dans le Népenthès.

C’est une intrigue d’épisode intéressante, mais ça fait plus procédural qu’autre chose. C’est étonnant en plus : les nano-robots mènent directement nos enquêteurs au commissaire Hellgait, le chef de la sécurité qui est chargé de veiller à ce que les robots ne fassent pas de la merde. L’autre point étonnant, c’est que la série n’est pas habituée à ce genre d’enquête : elle est menée trop simplement, trop rapidement, trop inutilement. Hellgait se la joue ensuite terroriste et c’est plus risible qu’autre chose tant il est mauvais.

Bo-Katan n’a aucun mal à le paralyser et l’arrêter, alors même qu’il voulait déclencher un grand attentat. Voilà qui est fait. Bref, le séparationiste est ensuite mené tout droit auprès du couple royal qui s’amusait bien pourtant (ils passent des journées à ne rien faire, en vrai ?), surtout que Grogu aide la reine à gagner à une sorte de mini-golf.

La reine exile bien vite le Commissaire, après avoir dit qu’elle était très déçue (non, vraiment, tout semble trop convenu dans cet épisode), puis offre les clés de la planète à Din Djarin et Bo-Katan, avant de faire de Grogu un chevalier. On frôle le ridicule à ce stade ? Il n’a absolument rien fait. Bon, je prends l’humour où il est et je suis surtout content de voir que tout ça mène à un dernier acte où on nous vend enfin ce pourquoi on est là : Din Djarin et Bo-Katan obtiennent une audience avec les Mandaloriens de Plazir-15.

Ce sont ceux que l’on a vu en début d’épisode : on sait déjà qu’ils sont des durs à cuire, contrairement à ce couple royal risible. Bo-Katan a beau réclamer que sa flotte revienne avec elle, personne ne semble heureux de la revoir. Personne ne veut la suivre ? Très bien. Bo-Katan n’a d’autres choix que de demander leur leader en duel, pour prouver sa valeur au combat. C’est après tout comme ça qu’elle a perdu l’honneur de les diriger : en perdant un combat – et le Sabre Noir.

Il est donc logique qu’il faille un autre combat pour les récupérer. Après, comme ça intervient en fin d’épisode, la scène de combat est trop courte à mon goût. C’est toujours un plaisir de la voir se battre et botter des fesses, hein, ne nous méprenons pas, mais on sait déjà qu’il n’y aura pas le temps pour que ça soit une scène interminable.

Elle gagne donc son combat et marque des points pour convaincre sa flotte de revenir avec elle. Il reste encore à régler cette affaire de Sabre Noir qui fait qu’elle n’est plus un leader légitime aux yeux de beaucoup de Mandaloriens. Cela tombe bien : Din Djarin décide de lui redonner le sabre, parce qu’après tout, elle le mérite. En effet, il se l’est fait voler sur Mandalore par son agresseur, que Bo-Katan a ensuite tué. J’avoue m’être fait la réflexion dès le début de cet épisode que le Sabre Noir revenait désormais à Bo-Katan. C’est un peu la baguette de Sureau leur affaire, finalement – oui, je reste potterhead bien plus que fan de Star Wars.

Bref. L’épisode se termine une nouvelle fois sur un plan où c’est Bo-Katan la véritable héroïne de la série : elle est clairement badass avec le Sabre Noir en main et Din Djarin s’incline devant elle… de même que toute sa flotte, j’imagine. On sait qui est l’héroïne de la série, maintenant. Limite, on pourrait nous tuer Din Djarin pour le drama et faire une saison 4 centrée sur Bo-Katan. Je trouve qu’elle prend beaucoup de place cette saison, et ce n’est pas pour me déplaire, bien au contraire !

How I met your father – S02E04

Épisode 4 – Pathetic Deirdre – 15/20
Stop, on arrête tout : j’ai ri à plusieurs reprises devant cet épisode ! C’est une première qui a vraiment mis du temps à venir. Je crois que j’ai compris comment trouver la série drôle : les personnages me tapent tous sur le système, alors j’ai décidé de me rire d’eux plutôt que de rire avec eux. C’est une nuance qui suffit à faire la différence, même si ce n’est pas tout à fait logique de se moquer des personnages principaux. En tout cas, l’épisode est ainsi passé plus vite que les précédents, avec chaque intrigue permettant de rire au détriment des personnages. Si le reste de la saison est dans la même veine, l’espoir est enfin permis !

Spoilers

Ellen commence un nouveau travail, ce qui déprime un peu Val et Sophie. Sid, lui, est déprimé par l’avenir romantique de son meilleur ami.

We are not daydrunk. Yet.

Ellen a droit à un relooking de Val et Sophie, et moi, j’aime déjà ce début d’épisode parce qu’il nous épargne la Sophie du futur dès le début. C’est déjà ça. En plus, le personnage d’Ellen est possiblement la meilleure trouvaille des scénaristes… il faut juste qu’elle soit dirigée correctement pour éviter le surjeu et elle pourra être vraiment drôle. En attendant, les scénaristes proposent une intrigue où Ellen a du succès professionnellement, contrairement à Sophie et Valentina qui ont des carrières qui n’avancent plus vraiment et sont au point mort.

Quand elles commencent à en déprimer, elles décident de recontacter leur amie Deirdre. Enfin, amie. Elle l’appelle « Deirdre la pathétique », en vrai, ça en dit long. Elles sont horribles avec elle, ne gardant contact avec que pour se moquer de sa vie qui n’avance jamais et dont elle ne fait que se plaindre. En soi, il y a une idée qui pourrait être bonne et qui rejoint ce que j’ai aimé dans l’épisode précédent : s’ils assument qu’ils ont une héroïne qui pourrait être détestable et qu’on commence à se moquer d’elle pour ça, ça peut devenir une bonne série. Ce n’est pas forcément ce que j’imaginais pour eux, mais ce serait top finalement.

Et ça semble être le cas : Deirdre refuse ainsi d’aller boire un verre avec elles parce qu’elle a déjà une lecture de livre à faire… Sophie et Val prennent ça comme un autre exemple de ses échecs constants et pathétiques. Forcément. Elles prennent donc un Uber pour se rendre au plus vite à cette lecture publique qu’elles imaginent bien différemment de ce qu’elle est : en vrai, on s’en doutait, Deirdre a écrit un livre comme elle voulait le faire depuis toujours et elle rencontre beaucoup de succès.

Le livre ? Il parle de sa vie et de ses deux amies de fac. Sophie et Val prennent très mal la lecture du chapitre, clairement à leur sujet. Elles décident donc d’être les adultes face à cette situation et se barrent au plus vite de cette lecture publique. Difficile de passer inaperçue quand ça arrive, inévitablement : elles renversent toute une pile de livres et Deirdre décide de les faire monter sur scène. Le retournement de situation qui s’opère est là est bon pour la comédie : oui, ça m’a fait rire de voir Deirdre s’excuser de les avoir considérées comme pathétiques. En vrai, c’est un type de relations plutôt classique : ça existe des gens qui voient la vie tellement différemment que pour tous, la vie de l’autre est pathétique.

En plus, à nouveau, j’ai aimé la scène où on a le point de vue de Deirdre sur les brunchs qu’elles prenaient ensemble : on s’y moque allégrement de Val et Sophie, ces new-yorkaises déprimantes et pathétiques.

Je me doute que le but des scénaristes n’était pas forcément qu’on se moque de Sophie et Val, mais plutôt qu’on ne soit pas du côté de Deirdre… M’enfin, voilà : je n’aime pas Sophie, donc ça passait bien comme ça. Bien sûr, c’est sa série : elle finit par avoir le dernier mot et prouver à tous que Deirdre est toxique, parce qu’elle les insulte et utilise le mot « trigger ». Bon, ça sonnait plus comme une revanche de vieux boomers qui n’apprécient pas le mot trigger qu’autre chose cette fin d’épisode, hein. En plus, Sophie et Val ne se remettent jamais en question, ce qui est plus que dommage. L’intrigue m’a fait rire, cependant, c’est déjà ça.

Cela n’a pas été le cas – ni le but je crois – de tout ce qui se passe dans le bar de Sid. D’un côté, on y suit Charles qui recommence donc à aller en rencards. Pourquoi pas ? C’était introduit dans l’épisode précédent comme s’il allait y rencontrer l’amour de sa vie, mais c’est loin d’être le cas : en fait, il prévoit de coucher avec plein de nanas, mais de le faire avec la classe d’un gentleman. Pour lui, il suffit d’envoyer un panier de cadeaux ensuite pour être un chic type. Heureusement, il y a Courtney pour lui apprendre que non, ce n’est pas classe et qu’il ferait mieux de se comporter comme un goujat comme les autres. Elle, elle a cru que ce panier voulait dire qu’il y aurait possiblement plus entre eux, jusqu’à ce qu’elle découvre la vérité. Là encore, ça pourrait être une bonne intrigue, mais la conclusion n’est pas géniale : Charles en arrive à considérer qu’il doit faire de meilleurs cadeaux dans son panier, comme la star dont il s’inspire…

En parallèle, Jesse et Meredith sont également au bar toute la journée pour mettre au point une vidéo annonçant que Jesse partirait en tournée avec Meredith. Heureusement que l’actrice est géniale pour nous sauver d’une intrigue qui commence à se faire longue : on voit bien que Meredith est hyper narcissique et n’aime pas vraiment Jesse, mais lui est particulièrement aveugle. Il se laisse marcher dessus, et même quand il proteste de ne pas parler assez dans la vidéo, il finit par reconnaître que c’est elle qui a raison. Leur dispute pour savoir lequel des deux a repris l’autre est également une belle preuve de la toxicité de ce couple, incapable de communiquer… pourtant, quand Sid le fait remarquer, Jesse est loin d’ouvrir les yeux.

En fait, c’est même pire que tout : la fin d’épisode voit Jesse demander à Sid de ne pas venir au concert qu’il fera avec Meredith, parce que Sid ne soutient pas vraiment son amour pour elle. Forcément.

Enfin, Ellen commence donc à travailler et j’ai juste adoré la scène où elle s’y rendait. C’était un moment musical sympathique, qui termine sur des gags bien trop faciles, mais efficaces : à l’accueil, on lui déconseille de prendre l’ascenseur avec son boss, qu’elle voulait impressionner, parce que l’ascenseur est trop petit. La voilà qui s’aventure vers un escalier, avant de découvrir qu’elle doit se rendre au 51e étage. Bien sûr, la porte de la cage d’escalier ne s’ouvre pas de l’intérieur, et bien sûr, c’est pareil à chaque étage, même au 51e. Plutôt que d’utiliser son portable pour appeler n’importe qui, même à l’accueil, Ellen s’obstine à grimper chaque étage, puis se retrouve coincée dans un débarras – cette fois sans son portable, au moins.

Franchement, s’il n’y avait pas autant d’étages, on pourrait y croire, mais monter plus de cinquante étages et être encore à peu près à l’heure ? Il faut arriver avec deux bonnes heures d’avance. Malgré tout, j’ai trouvé ça plutôt drôle. À nouveau, je me rends compte que c’est parce que je me moque d’elle plus que parce que c’était vraiment drôle. Sa chute finale, quand elle tombe du plafond après avoir tenté la ventilation, était particulièrement efficace. Après, comme Barney en son temps, on peine à voir ce qu’elle peut bien faire comme travail.

En tout cas, deux intrigues sur trois ont réussi à me faire rire et, en plus, la fin d’épisode, qui voit un froid dans l’amitié Sid/Jesse, m’a plu et donné envie de voir la suite. C’est bien la première fois !