Paradise – S02E02 – Mayday – 17/20

Nous sommes toujours loin de ce que proposait la saison 1, mais c’était inévitable avec cette évolution de la série. J’espère désormais que la suite pourra raccrocher tous les wagons ensemble, mais je vais leur faire confiance. En attendant, cet épisode parvient bien mieux à me surprendre dans son récit et m’intéresser, malgré quelques temps morts et une volonté évidente de prendre son temps.

Spoilers

L’avion de Xavier se crashe. Je le pensais meilleur pilote que ça, eh.

Ama-Nit-Ya number in a second, you know what I’m saying ?

Ah, un résumé de la saison 1, enfin ! Il va vite en besogne, mais je suppose que cet épisode 2 ne nous présentera pas pour autant la situation dans Paradise. C’est un peu dommage, parce que bon, c’est le titre de la série. En attendant, le résumé se concentre sur l’intrigue de Xavier et son envie de retrouver Teri, sa femme.

La première scène de l’épisode nous montre que Xavier s’est crashé, avant de nous montrer en flashback comment c’est arrivé. Alors. Je suis quelque peu intrigué par le choix qui est fait de montrer l’épave de l’avion, puis de faire un flashback dans lequel on ne voit pas grand-chose de plus. Non parce que, concrètement, Xavier s’est crashé pendant un orage. Bon. On aurait pu s’en douter, quoi.

Pour autant, il est intéressé qu’ensuite l’épisode nous montre qu’il n’est pas sorti de l’avion comme à la fin du premier épisode de la saison. Non, il se réveille sur son siège de pilote. Il faut alors sortir de l’avion, et ce n’est pas simple. Il glisse et tombe le long de la queue de l’avion, s’éclatant la jambe au passage, comme en 2004 quand il était dans l’armée. Pourquoi des flashbacks ? On s’en sortira très bien sans. Pourquoi j’ai l’impression que la série tombe progressivement dans plein de défauts qu’elle avait su éviter au départ ?

Si je disais que l’épisode 1 manquait d’un moment me retournant le cerveau, celui-ci s’en sort déjà mieux : alors que Xavier sort de l’avion, il est vite retrouvé par un gamin qui lui met la main sur la bouche et lui dit de se taire. Soit. Ce n’est pas le cliffhanger de l’épisode précédent et ça m’intrigue.

Que nous propose ici la série ? Xavier voit l’enfant fouiller son sac, puis comprend que d’autres personnages sont en approche. J’aime bien plus ce début d’épisode qui me rappelle la belle époque de LOST avec des scènes où l’on ne comprend pas tout et des mystères qui s’empilent côté chronologie.

Toujours est-il que Xavier fait le choix de faire confiance en l’enfant plutôt qu’aux hommes qui arrivent avec des torches et pillent aussitôt l’avion. Surpris par un orage de grêle, l’enfant et Xavier quittent l’épave pour se rendre ensuite dans celle d’un bateau où l’attendent… d’autres enfants ! Ben super !

Les enfants continuent de lui voler ses affaires, mais prennent quand même un peu soin de lui. Il n’y en a pas un pour lui parler, mais ils semblent comprendre ce qu’il dit quand même. Ils ne lui donnent aucune info et ça ressemble fort à un film d’horreur, mais bon, Xavier comprend qu’il n’aura pas beaucoup plus d’aide de leur part. Il a droit à un peu d’eau, peut récupérer une corde dans son sac et il sait qu’il va devoir faire avec. C’est ainsi qu’il se répare le genou, faisant avec le peu de moyens qu’il a et hurlant au passage. Mais attention, le gamin lui fait bien signe de se taire et de faire le moins de bruit possible. Le gamin est tout de même capable de prédire le moment où l’orage va gronder pour que Xavier puisse hurler à son gré.

À son réveil, 5h plus tard, le gamin, Daniel, lui dit qu’ils comprennent l’anglais. Même si les gamins passent leur temps à dire de se taire à Xavier, ce dernier n’arrête pas de leur crier dessus et je ne comprends pas pourquoi il se sent le besoin de parler si fort. Il explique ensuite sa destination aux gamins, puis découvre que ceux-ci vivent seuls depuis trois ans. Ils ont perdu leur famille et leur coach alors qu’ils se rendaient à un tournoi le jour de l’apocalypse. Pour autant, Xavier continue de les traiter comme des enfants et leur propose une lecture du soir. Ce n’est pas très efficace et j’ai aimé que ça ne le soit pas.

Ceci dit, il gagne vite la confiance de Daniel, lui propose de ramener les enfants avec lui, reconnaît la difficulté que ça doit être de survivre dans ces conditions… Et ça finit par fonctionner : un lien se créé entre Daniel et Xavier. C’est dommage qu’au passage, ils baissent leur vigilance et ne se rendent pas immédiatement compte que quelqu’un est tout proche.

Xavier entend du bruit dehors et sort vérifier que tout va bien. Là, un homme le prend en joue et lui fait comprendre qu’il traque les enfants depuis quelques jours. Au-delà de ça, il est très inquiet de savoir d’où peut bien venir Xavier pour être si bien nourri et soigné, et avoir un avion. Rapidement, toutefois, Xavier parvient à prendre le dessus sur l’homme, malgré sa blessure et le fait que lui ne tienne pas un flingue dans la main.

Il parvient à le tuer. Les enfants assistent à tout ça et aident ensuite à faire disparaître le corps dans la boue – mort horrible que de se faire noyer dans la boue comme ça. Le problème, c’est que Xavier est sacrément blessé. Les enfants s’occupent de lui, le soignent… mais l’abandonnent tout de même derrière eux. Ils lui laissent juste un mot d’excuse et une photo de ses enfants. Bon, voilà une quête qui part bien mal pour que Xavier puisse retrouver Teri.

Dépité et complètement désespéré par sa nouvelle situation, Xavier décide de retourner à l’épave de l’avion. Il faut bien commencer quelque part. Assoiffé, il s’approche de l’avion et finit par tomber devant celui-ci. Il croit apercevoir Teri, mais ce n’est pas le cas, bien évidemment. Il tombe en fait sur Annie et nous en revenons à la fin de l’épisode 1. Annie trouve Xavier au sol et s’occupe de lui. Elle réussit à le monter sur son cheval (putain, mais comment, elle est enceinte ?) et le ramène chez elle.

Elle fait bien. Xavier est faible et malade, alors il lui raconte absolument toutes les infos top secrètes qu’il devrait garder confidentielles : il lui dit venir d’un bunker dans le Colorado où il y a des survivants. Oh la. Cela confirme toute la théorie de Link, alors Annie annonce simplement à Xavier qu’il n’ira pas à Atlanta rejoindre Teri. Non, il va l’emmener dans le Colorado, tout simplement. Tout de suite, faut donner un ordre et pointer un flingue quand elle pourrait d’abord parler !

Du côté des flashbacks, on est en 2004 quand Xavier se casse le genou. Il finit à l’hôpital où il est opéré et est un patient désagréable avec son infirmière. Il est si désagréable que la femme qui partage sa chambre est agacée par lui et ne veut pas tellement prolonger la conversation avec lui. Xavier, lui, veut prolonger : il tombe amoureux de Teri au premier regard.

Si je suis content d’avoir un peu de contexte pour leur couple et que j’aime bien les jeux de regards entre eux, j’ai trouvé que Xavier était super lourd dans sa manière de draguer Teri. Cela dit, ça a l’air de lui plaire si on en croit son sourire et les nombreux échanges qu’elle a avec. Après, il s’impose lourdement avec ses techniques de drague et ne cache pas tellement son jeu. Elle non plus : elle est intéressée, mais ne veut pas pour autant être détournée de ses études et de tout le travail fourni pour viser son job de rêve.

Malheureusement, son opération finit par le faire bien plus que Xavier : elle se réveille de l’opération aveugle, ce qui met un sacré frein à ses études. Xavier tente d’être là pour elle, mais c’est une inconnue. Pourtant, il trouve le moyen de lui venir en aide : il voit bien et peut lui trouver ses affaires. Même une fois qu’il n’a plus à rester à l’hôpital, il décide de le faire pour Teri. C’est mignon tout plein et ça plaît aussi à leur infirmière de voir comment il s’accroche à Teri.

Xavier passe le reste des flashbacks et son temps à s’occuper de Teri en lui tenant compagnie et en l’aidant à trouver ses affaires. Ils passent ainsi de précieux moments ensemble, jusqu’à ce que Teri retrouve la vue. Bien trop vite, d’ailleurs.

Un autre point important à souligner, c’est que ces flashbacks cassaient un peu le rythme de l’épisode tout de même : j’ai envie que l’intrigue avance plus vite, mais j’ai l’impression qu’on va juste perdre plein de temps dans des détours comme la série fonctionne. Ou alors, je suis juste impatient. En vrai, je n’ai pas de raison de l’être : la saison 1 a bien mis les choses en place et était sacrément complète, je ne vois pas pourquoi ce serait différent en saison 2.

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Paradise – S02E01 – Graceland – 15/20

C’est trop long et parfois lent au point d’être pénible. La série fait le choix de recommencer à raconter son histoire par une voie quelque peu détournée et ça ne me dérange pas forcément, mais j’ai eu du mal à accrocher. En plus, mon vrai problème dans cette affaire a été que le temps passait d’abord trop vite et ensuite que le scénario ne parvenait à me paraître réaliste. La saison 1 était impeccable de ce point de vue, ce début de saison 2 est… aux antipodes de ça ? C’est charmant, mais ça manque d’un moment me retournant le cerveau.

Spoilers

Avant l’Apocalypse, les gens avaient une vie. Annie, pas vraiment.

Come restart the world with me, Annie.

J’espérais que la série reprendrait avec un bon gros résumé de la saison 1. Ce n’est pas le cas. Bon. Je vais survivre et je ne doute pas que le puzzle va se recomposer peu à peu. J’ai trop hâte de découvrir ce que la série va nous proposer en saison 2 – je n’ai pas vu la moindre bande-annonce – pour attendre plus longtemps. Le début de saison est loin de ce que nous proposait la série en saison 1 en plus : on voit une jeune adolescente assister à une visite de la maison d’Elvis. C’est marrant, parce que je reconnais la maison des films sur Elvis et Priscilla de ces dernières années.

L’adolescente semble être une experte qui occupe ses journées à faire la visite avant d’aller s’occuper de sa mère, très clairement malade. C’est sa mère qui semble vouer une passion pour Elvis et qui lui demande d’assister à ces visites. Un jour, l’adolescente rentre chez elle pour trouver sa mère morte.

Après un détour par l’enterrement, on comprend que le but est de s’intéresser à cette adolescente qui, devenue adulte, travaille dans un hôpital. Annie Clay, c’est son nom, est une étudiante en médecine que l’on suit lors d’une consultation médicale en apparence banale. En pratique, malheureusement, Annie a une vraie crise de panique quand elle examine la patiente, parce qu’elle reconnaît des symptômes de sa mère dans cette patiente. Si elle tente de poursuivre son diagnostic, elle s’effondre devant sa supérieure et tous ses collègues.

Annie abandonne aussitôt ses études. Elle n’a pas de famille, plus de job, et elle retourne devant la maison d’Elvis, par habitude. Elle passe une sale journée, mais la cheffe de la sécurité de la maison d’Elvis, Gayle, la prend en pitié et lui propose un job quand elle comprend qu’elle en a vraiment besoin. Et c’est ainsi qu’Annie se retrouve avec un nouveau job : elle devient la guide des visites de la maison d’Elvis.

Y a pas de savoirs inutiles, je suppose. Elle connaît la visite par cœur et peut donc la gérer sans aucun mal. C’est une trajectoire de vie étonnante, mais pourquoi pas. On est très loin, par contre, de ce que la série proposait en saison 1. Pas de quoi s’inquiéter : on y revient vite. Un jour, alors qu’elle commence sa visite, Annie se rend compte que son groupe de touristes ne la suit pas. Et pour cause : la fin du monde vient juste d’être annoncée.

Les médias présentent les catastrophes qui touchent l’Australie et le reste du monde, ce qui fait que la panique gagne tout le monde dans cette belle journée ensoleillée. Annie ne cède pas à la panique pour autant : elle demande à Gayle de réunir des vivres et de les emmener dans la cave de Graceland, la maison d’Elvis. Elle comprend qu’il va falloir survivre et elle le comprend vite : en bonne américaine, elle récupère le flingue d’Elvis dans une vitrine, aussi. On ne sait jamais, je suppose, un flingue, c’est hyper utile face à la nature qui se déchaîne, lol. Annie prend le temps de libérer les chevaux des écuries, puis va dans sa chambre récupérer des affaires. Il est peut-être déjà trop tard avec la montée des eaux qui se propage et une tempête horrible qui s’approche.

Gayle et Annie sont devenues super amies et n’ont plus qu’elles au monde. La fin du monde ne change pas grand-chose pour elles finalement, en fait ? Les téléphones lâchent ensuite, puis l’électricité. Malheureusement, Gayle est prise par surprise à ce moment-là, et elle tombe dans l’escalier qui mène à la cave. C’est bien le moment. C’est la fin du monde et elle se casse la gueule, devenant une patiente dont Annie doit prendre soin. Pas sûr que ce soit son choix de base.

Annie a fait des études de médecine cependant, ce qui est plutôt pratique pour Gayle : elle passe les rois premiers jours dans ce bunker de fortune à s’occuper d’elle et la soigner. Elles n’ont toujours pas d’électricité cependant et ne savent pas trop quoi faire. À l’extérieur, c’est tout simplement la fin du monde : l’apocalypse a eu lieu, mais il y a encore des gens en vie. Comme ils sont américains, ils se tirent dessus pour voler les ressources des autres.

La vie isolée dans la maison d’Elvis est plutôt chouette, je crois. De la terrasse de la maison, les deux femmes ont une vue terrible sur la ville au destin désastreux. Et une explosion d’usine les surprend, les forçant à rentrer se mettre à l’abri. Le temps passe alors et les deux femmes vivent comme elles peuvent dans cette cave : le sixième jour, elles trouvent de quoi s’amuser dans la maison d’Elvis, le dix-neuvième, elles s’inquiètent du froid polaire qui s’installe en plein été, le vingt-quatrième, la survie est clairement très compliquée.

Allez faire du chauffage quand il n’y a pas d’électricité ! Je suis même surpris de voir qu’il y a des bougies le 45e jour… Comment on trouve des bougies si longtemps alors qu’on vit dans le noir ? Le plus triste est que Gayle remercie Annie de faire tout ce qu’elle peut pour elle et d’avoir réussi à l’empêcher d’avoir froid… alors qu’elle est juste en train de mourir. Ne plus sentir le froid quand il fait froid, ce n’est pas bon signe.

Annie comprend qu’elle va perdre Gayle et se retrouver seule. Le lendemain, il faut donc enterrer (enneiger, même) le corps de Gayle. La série parvient à me rendre triste pour un personnage que je connais à peine. Et là, contre toute attente, on passe au jour 689.

Allez. Deux ans après la fin du monde, donc, Annie vit toujours dans la maison d’Elvis, seule. Elle a une sacrée force de caractère pour avoir tenu un confinement de deux ans, je suppose. Le plus surprenant, ce jour-là, c’est qu’Annie remarque qu’il y a un rayon de soleil qui perce dans le salon. Oui, oui, le soleil est de retour, enfin ! L’air est encore respirable, apparemment, pour une raison qui m’échappe. Annie parvient même à faire pousser des fleurs.

Et puis, un jour, elle entend un bruit très improbable : celui d’un avion. Elle voit ensuite des hommes au portail de sa demeure. Après deux ans sans voir personne, il y a de quoi avoir très peur, je suppose. Elle comprend que la maison va être prise d’assaut et monte aussitôt à l’étage, à la recherche du flingue d’Elvis. Elle n’a pas le temps de plus : les hommes qui entrent dans sa maison, nombreux, comprennent que la maison est habitée et se mettent aussitôt à sa recherche.

Elle tente bien de faire croire qu’elle a pris la fuite, mais c’est en vain : elle est vite retrouvée par un homme, Link, qui lui jure qu’ils veulent simplement voir les voitures d’Elvis. J’ai un doute, franchement. C’est un drôle d’épisode de reprise qui ne va définitivement pas nous montrer les personnages de la série avant la fin, hein ?

Pendant que ses hommes vont voir si les voitures sont encore là, Link prend le temps de papoter avec Annie. Elle lui explique qu’elle voulait rester discrète et a fait en sorte que personne ne sache qu’elle vivait là. La relation qui s’établit entre eux est étrange, pleine de défiance, forcément, et de jeu de pouvoir qui ne sont pas en faveur d’Annie.

Alors que Link se met à jouer au piano et apporte un peu de douceur, Annie décide de l’attaquer pour aller se réfugier et s’enfermer dans le sous-sol. Link est assommé mais est vite à sa recherche. Il est trop tard. Annie est certes tranquille pour un moment, mais elle passe trois jours enfermée en sous-sol. Elle finit par en sortir quand elle est forcée de le faire par faim – surtout que les hommes à l’étage font un super petit-déjeuner.

Annie est forcée de sympathiser, cette fois, avec cette bande d’hommes inconnus et menaçants par leur simple existence. Elle leur donne son prénom, puis écoute Link lui raconter sa vie et… Je ne sais pas, je n’accroche pas plus que ça à cette scène, en vrai. J’ai envie que la série accélère et passe à autre chose. Ce début de saison m’a fait penser à celui de la saison 2 de LOST où on nous introduisait un nouveau personnage lié à l’intrigue avec un flashback aussi… mais sans pour autant nous l’imposer sur un épisode complet. Je ne sais pas, c’est long, là.

Le groupe d’hommes, en plus, pfiou, ce n’est pas passionnant. Ils apportent pourtant des informations essentielles. Ainsi, deux-tiers de la population des USA serait mort : tsunami, effondrement de la société, famine… Soit. Link explique à Annie qu’ils comptent rester encore plusieurs jours, après lui avoir présenté seulement deux autres hommes, Geiger et Big Papy, qui s’intéresse lui aux plantes qu’Annie arrive à faire pousser.

Les jours passent et Annie se fait à la présence des hommes, peu à peu. C’est un peu gros, tout ça. Aucun d’entre eux ne semble l’agresser ? Eh, ça redonne foi en l’humanité cette affaire. Ils se contentent de désosser certaines voitures d’Elvis pour s’en servir. Au passage, alors que la météo s’améliore significativement, Annie remarque que le poignet de Link est cassé. Elle lui répare bien vite grâce à ses quelques connaissances médicales qui tiennent la distance.

Contre toute attente, Annie voit aussi revenir un des chevaux de l’écurie. Autant les voitures ne servent plus à rien, autant un cheval, ça peut servir. Le truc, c’est que je m’attendais à une société bien plus détruite que ça. Là, on se retrouve avec une Amérique qui peut encore fonctionner apparemment.

Un soir, Link sympathise (et drague, je pense) avec Annie. Il lui dit qu’il n’a que 25 ans, lui présente sa carte étudiante, lui indique qu’ils partiront le lendemain vers l’Ouest en faisant un détour par St Louis parce qu’ils n’ont pas trop le choix… Et je ne le sens pas. Il invite Annie à un super dîner de départ, et bien sûr, Annie se maquille et se prépare et… Ah, je ne sais pas, je n’ai pas confiance en eux.

Le dîner ne se passe pas si mal et Link (nommé ainsi parce que Zelda) débarque avec la barbe rasée, pour plaire à Annie. Quand au cours du repas, Annie explique que ce qui lui manque du monde d’avant, c’est de faire des visites de la maison d’Elvis (pardon, c’est son job qui lui manque ? Eh bah, sacré amour de son job !). Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’elle se retrouve à guider tout le groupe dans Graceland.

Le groupe s’arrête en chemin, laissant Annie seule avec Link, évidemment. Les deux personnages se tournent littéralement autour. Finalement, il lui passe une main sur le visage et il n’en faut pas plus pour qu’elle fonde en larmes dans ses bras. Deux ans sans le moindre contact humain, soit la moindre caresse, sans rien ? Oui, forcément, il y a de quoi s’effondrer, je suppose. C’est une jolie scène d’humanité, qui dérape vite vers un baiser, puis vers du sexe, Annie en profitant pour découvrir toutes les cicatrices de Link. Pour une première fois entre eux et après autant de temps tout se passe drôlement bien et je suis surprise que le reste du groupe les laisse autant tranquille. Ils passent en tout cas un joli moment d’amour.

Après l’amour, Link explique à Annie que son groupe est à la recherche des objets électriques qui fonctionnent encore pour se rendre ensuite dans le Colorado. Ils espèrent y trouver un bunker de la taille d’une ville – mais aussi peut-être autre chose. Mouais. Bien sûr, Link demande aussi à Annie de l’accompagner. Une jolie nuit d’amour et de promesses, donc.

Le lendemain, cependant, Annie s’isole dans la cave où elle s’enferme. Elle laisse derrière elle Link, nu dans son lit. Elle refuse de le suivre, donc. Putain, se faire ghoster après l’Apocalypse ? Il prend cher le Link. Il s’énerve, de manière assez légitime parce que faut vraiment arrêter de ghoster les gens, mais un de ses hommes finit par lui dire qu’ils n’ont plus le temps de rester.

Ils doivent aller dans le bunker et tuer Alex. Allons bon, c’est encore autre chose ça. Link a apparemment un problème médical, aussi, puisqu’il se met à saigner du nez. Après tout ça, il se décide malgré tout à quitter Graceland. Il promet à Anie de revenir pour elle, laisse quelques affaires derrière et prend soin de fermer le portail de la maison, mais c’est tout.

Sans trop de surprise, le temps passe ensuite et il est révélé qu’Annie s’en sort bien dans la survie seule. Elle est évidemment enceinte et son ventre pousse vite. Quand elle entend un avion se crasher, elle sait qu’elle ferait mieux de rester chez elle… mais elle a peur qu’il s’agisse de Link. Elle monte donc à cheval et part à la recherche de l’épave de l’avion. La scène est belle, bien aidée par une reprise magnifique de I can’t help falling in love with you. Seulement voilà, elle ne tombe pas sur Link. Non, celui qui s’est crashé, c’est évidemment Xavier.

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Paradise (S02)

On en était où ?

J’ai tellement dévoré la saison 1 que j’ai un peu oublié certains tenants et aboutissants, mais bon, le monde est arrivé à son terme et vit désormais dans un bunker. Le truc, c’est qu’il y a aussi des survivants en-dehors du bunker et que maintenant que le meurtre du président est résolu, Xavier sort du bunker et part à la recherche de sa femme.

Ce que j’en attends

Les attentes sont énormes, mais si j’essaie d’être un peu raisonnable, je vais dire que j’en attends de retrouver le casting que j’adore et peut-être aussi la sensation de grosse surprise qu’ils savaient très bien installer en saison 1. Je ne regarde plus tellement de séries dernièrement, alors bien évidemment j’espère que cette saison qu’elle me redonne envie de passer du temps devant ma télé – ce n’est pas gagné avec plein de détours à Disneyland toujours, beaucoup de séances de cinéma, mais aussi plein de lectures.

Vous remarquerez que je la commence plutôt dans les temps par rapport à la saison 1 et que j’ai enchaîné directement les trois premiers épisodes diffusés hier sur Disney +. Ce n’est pas un hasard : j’ai adoré alors je veux leur rendre mon plaisir en leur faisant une petite vue. C’est déjà ça. Je sais que je ne vais pas rester à jour toute la saison, mais bon, ça fait déjà plaisir de l’être ce soir, non ?

Note moyenne de la saison : 15/20

Paradise – S02E01 – Graceland – 15/20

C’est trop long et parfois lent au point d’être pénible. La série fait le choix de recommencer à raconter son histoire par une voie quelque peu détournée et ça ne me dérange pas forcément, mais j’ai eu du mal à accrocher. En plus, mon vrai problème dans cette affaire a été que le temps passait d’abord trop vite et ensuite…

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Paradise – S02E02 – Mayday – 17/20

Nous sommes toujours loin de ce que proposait la saison 1, mais c’était inévitable avec cette évolution de la série. J’espère désormais que la suite pourra raccrocher tous les wagons ensemble, mais je vais leur faire confiance. En attendant, cet épisode parvient bien mieux à me surprendre dans son récit et m’intéresser, malgré quelques temps morts et une volonté évidente…

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Paradise – S02E03 – Another Day in Paradise – 18/20

Quel plaisir de retrouver enfin la série telle que je l’aime : j’ai l’impression d’être de retour dans les intrigues de la saison 1 et ça me plaît davantage. L’idéal serait d’avoir un équilibre entre toutes les intrigues, mais vraiment, je comprends l’intérêt d’avoir diffusé les trois épisodes en une fois. J’ai vraiment eu ma dose (et j’ai quand même hâte…

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Paradise – S02E04 – A Holy Charge – 17/20

Je ne suis pas venu ici pour souffrir, OK ? Je suis abasourdi devant cet épisode qui fait avancer très vite le temps et ses intrigues, en prenant le temps aussi de me surprendre par ses décisions. C’est un début de saison qui prend vraiment des directions inattendues et, pour le coup, je trouve que c’est une bonne chose. Il est…

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Paradise – S02E05 – The Mailman – 18/20

Cela faisait longtemps qu’une série ne me faisait pas autant penser à Lost dans sa construction, et c’est plutôt un élément positif en soi, même si ça signifie que cet épisode ne m’apporte pas tout ce que je voulais parce qu’on se concentre juste sur une pièce du puzzle. Mais quelle pièce ! Bien que beaucoup de choses soient prévisibles, la…

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Paradise – S02E06 – Jane – 09/20

C’est peut-être la fatigue qui parle, parce que je suis très fatigué, mais cet épisode est tout simplement mauvais. Mauvais du côté de l’écriture, mauvais du côté de l’acting d’une grande partie des acteurs qui semblent se rendre compte que tout est brouillon, mauvais dans les répliques toutes plus clichées les unes que les autres. On dirait une caricature qui…

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Paradise – S02E07 – The Final Countdown – 14/20

L’épisode précédent laisse des traces et j’ai du mal à prendre la série vraiment au sérieux après un si mauvais épisode. Pourtant, celui-ci s’en sort mieux à faire avancer tous ses pions en même temps. C’est peut-être un peu trop prévisible parfois et un peu trop schématique aussi : tout avance trop vite, parce qu’il n’y a pas assez d’épisodes dans…

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Paradise – S02E08 – Exodus – 13/20

Quel dommage que huit épisodes ne permettent pas de développer vraiment l’intrigue voulue. Les scénaristes font des bons de géants, l’impact émotionnel n’est pas du tout à la hauteur des enjeux présentés et il est irritant d’assister à des scènes où les personnages semblent se téléporter, surtout quand tout le reste est de qualité et qu’il y a de vraies…

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La fabrique des rêves est de retour à Disneyland

Salut les sériephiles,

Je rentre tout juste de Disneyland Paris (enfin, plus exactement, je suis en plein transit pour aller fêter l’anniversaire de Laura) et il faut absolument que je vous parle, déjà, du « nouveau » spectacle qui commençait aujourd’hui. Bien sûr, j’allais à Disneyland aujourd’hui surtout pour ça (j’adore la chanson du show Million splashes of colour, mais vraiment, c’est une parade pas dingue par rapport à d’autres propositions du parc) et j’avais tellement peur d’être déçu que je croisais fort les doigts pour ne rien regretter.

Si vous êtes fan du parc, vous l’aurez déjà compris : j’étais à Disneyland aujourd’hui pour découvrir dès son premier jour La Fabrique des rêves de Minnie. La deuxième séance était prévue à 14h15, ce qui collait bien avec mon arrivée sur le parc vers 13h15, puisque j’ai eu l’immense bonheur de travailler ce matin (non). Et autant le dire tout de suite : pour le deuxième spectacle de la journée, il y avait énormément de monde. Beaucoup d’attente dans la file, une vraie affluence, signe évident que le retour du spectacle était attendu après plus d’un an de fermeture. Et oui, ce n’est pas exactement un nouveau spectacle, c’est une réécriture et mise à jour d’un ancien spectacle.

Sur le papier, la durée annoncée tourne autour de vingt minutes, mais en réalité, il faut plutôt compter une bonne demi-heure, entre la petite introduction dans la file d’attente, le spectacle en lui-même, et le temps de sortie du Studio D. Et franchement, ça ne pose aucun problème : tout fait partie de l’expérience.

J’adorais la première version de La Fabrique des Rêves. C’est un spectacle qui me manquait vraiment. Autant dire que j’attendais ce retour avec impatience… et aussi avec une certaine appréhension. Cette nouvelle version est à la fois très différente et très similaire.

Différente, parce qu’elle met en avant des personnages bien plus connus : Minnie au centre, accompagnée de Donald, Daisy, Tic et Tac. Elle fait aussi une croix sur certaines chansons iconiques de la première version — Fancy Nancy, notamment, mais bon, qui la connaissait encore ? Sur le papier, ce sont des choix qui pourraient déstabiliser.
Mais dans le fond, l’ADN est intact.

La même fabrique, la même âme.

Le spectacle reprend la même construction générale, les mêmes thématiques fortes : le rêve, l’entraide, l’énergie collective, et cette idée très Disney de ce qu’il faut faire pour continuer à rêver, même quand tout ne se passe pas comme prévu. La chanson phare qu’est The Power of All of Us est toujours là, et elle fonctionne toujours aussi bien. Je suis à nouveau en train de l’écouter en boucle pendant que j’écris ces lignes…

Vrai coup de cœur aussi aujourd’hui donc, comme pour la première version du spectacle. Les bulles (et les bulles de fumée !) sont de retour, avec une nouvelle utilisation efficace. Le spectacle propose aussi de nouvelles manières de faire rêver, notamment grâce aux chorégraphies, très dynamiques, qui partent de tous les côtés et embarquent complètement le public.

Mon moment préféré reste sans hésitation l’ensemble du spectacle (peut-être un peu plus faible quand on essaie de convaincre le dernier de rêver en mettant du fun dans sa vie). Le fait de réentendre The Power of All of Us, de retrouver la Fabrique, d’y découvrir de nouvelles chansons, c’était parfait.

En plus, le Studio D reste l’une de mes scènes préférées de Disneyland Paris. Ce n’est clairement pas la salle la plus confortable pour le public, mais visuellement, elle reste incroyable.

La scène est toujours aussi magnifique : ses rouages, ses éléments mobiles, ses jeux de lumière. Un détail saute aux yeux cette fois-ci : la grande tête de Mickey qui dominait auparavant la scène porte désormais le ruban de Minnie. Un changement simple, mais très symbolique pour ce nouveau spectacle. Le décor évolue, sans perdre ce qui faisait son charme.

J’ai eu la chance d’être extrêmement bien placé, même si j’étais peut-être un peu trop bas pour profiter pleinement des bulles. Mais honnêtement, difficile de se plaindre tant l’ensemble fonctionne. Niveau énergie, ça bouge beaucoup. Ça part de chaque côté, ça vit, ça chante, et surtout, ça embarque complètement. Les messages restent simples et efficaces. Même si je n’ai pas toujours compris tout ce que Donald disait (ce qui est finalement assez logique quand on connaît sa voix) et même si j’ai parfois eu du mal à associer la voix de Minnie à un personnage dont les lèvres ne bougent pas devant moi, l’émotion était bien là. Pendant tout le spectacle, j’étais incapable de ne pas afficher un sourire d’enfant.

Bref, je l’ai dit, j’attendais beaucoup ce retour. J’avais même un peu peur d’être déçu, surtout après le très mauvais souvenir laissé par le passage du Studio D transformé en karaoké raté. Et pourtant : la magie a opéré. Ça valait bien l’attente, histoire d’oublier l’ancien spectacle pour profiter du nouveau.
Ça valait aussi le détour aujourd’hui. Mieux encore : j’ai déjà hâte de revoir le spectacle. Probablement très bientôt. La semaine prochaine, quoi.