Daredevil Born Again – S02E01 – The Northern Star – 15/20

C’est un retour plutôt efficace du point de vue de l’action et qui sait ménager ses effets, mais le problème, c’est qu’on en sait déjà trop sur les guests à venir. Du coup, on les attend plus qu’autre chose et la surprise de fin d’épisode n’en est absolument pas une, tout ça est un peu trop prévisible à mon goût. En plus, on s’éloigne parfois de l’intrigue principale en fil rouge pour s’intéresser à des sous-intrigues pour l’instant totalement éclatées et morcelées, ça ne parvient pas à me convaincre, même si je ne doute pas que toute la lumière sera faite un peu plus tard dans la saison.

Spoilers 

Matt fait couler un navire de Fisk pour révéler son trafic d’armes.

Oh, you think the evidence matters ?

Autant l’an dernier, j’étais content de moi car j’avais réussi à rattraper toute la saison 3 de la série d’origine avant de commencer la nouvelle saison, autant cette année, c’est n’importe quoi : je voulais rattraper Punisher et Jessica Jones, je n’ai pas vu un seul épisode ; je voulais poster dans les temps, j’ai une semaine de retard. C’est le taf, que voulez-vous ?

Mon autre gros souci cette saison, c’est que je me rends compte que j’ai tout oublié de la saison 1. Cela fait pourtant à peine un an, mais le résumé ne me rappelait pas toujours quelque chose. Il y a des scènes que je découvrais au fur et à mesure alors que je les ai déjà vus. Heureusement, le résumé est long et permet efficacement de se remettre les pièces du puzzle en place. La pièce la plus importante, je l’avais déjà : Fisk est élu maire.

Comme toujours, l’épisode commence par un micro-trottoir, pour nous montrer que les gens sont heureux d’avoir un New-York sous loi martiale. Lol. La propagande, c’est toujours efficace aux USA. On sent bien que ce micro-trottoir est orienté, plus encore qu’en saison 1. Après ça, nous assistons à l’arrivée d’un navire en ville et on sait déjà qu’il aura son importance : il a le nom que porte aussi l’épisode, l’étoile du Nord. Pourquoi ça me donne envie de retourner à Disneyland profiter de Frozen Ever After plutôt que d’aller au taf après cet épisode ?

Il y a des mystères peu profonds, on va dire. En tout cas, la saison commence tout de suite par un peu d’action : Daredevil, muni de son plus beau costume, s’infiltre à bord de ce bateau en mettant KO tous les hommes qui font leur ronde dedans. C’est ironique ce que je vais dire, mais je reproche un peu à la série de nous laisser avancer à l’aveugle dans cette scène d’action, parce qu’on ne voit pas grand-chose. Là où on est habitué à de belles chorégraphies de combat, le but est ici au contraire de ne pas trop en montrer. Je suppose que ça permet quelques économies du point de vue du budget.

Même si l’attaque de Daredevil est rapidement repérée, les hommes pilotant le navire continuent de vouloir faire arriver le bateau à bon port. C’est peine perdue : celui-ci finit par couler dans un enchaînement d’événements que je trouve quelque peu flou. Qu’importe : cette saison commence par un petit Titanic et de beaux effets spéciaux. Daredevil s’en sort bien et c’est tout ce que la série voulait montrer : un héros capable de s’en sortir dans des conditions extrêmes, parce qu’il est aveugle mais a une super ouïe. Du point de vue technique, j’aime bien la facilité des changements de taille d’écran, encore et toujours. Du point de vue logique, je peine à comprendre comment il peut rejoindre le rivage, mais bon.

Le générique est toujours très chouette en tout cas, et ça, c’est un vrai point fort de la série.

Après tout ça, Daredevil rentre dans son bar favori. Celui-ci semble à l’abandon à première vue, mais on comprend assez vite qu’il s’agit d’un gymnase où nos héros s’entraînent. Nos ? Matt y retrouve Karen et lui explique enfin ce qu’il en était du Northern Star. C’est un navire qui était plein d’armes à feu : Fisk se sert du port de New-York pour faire du trafic d’armes. C’est bien de couler le navire, mais ça fait couler les preuves aussi. Karen et Matt cherchent donc un moyen de prouver ce que Fisk fait, mais pas avant d’avoir pris le temps de s’embrasser – et plus, bien sûr.

Le lendemain matin, nous découvrons qu’ils vivent carrément ensemble dans ce qui semble être un grenier assez spacieux et lumineux.

De son côté, Fisk déclare que New-York est victime d’une attaque terroriste de Daredevil : le bateau coince complètement le port, paralysant tout le trafic maritime de la ville. C’est dur, je trouve, parce que Fisk est évidemment le connard et le méchant, mais là pour le coup, bloquer la ville… Daredevil n’est pas des plus malins. Il s’est filmé à bord du Northern Star pour bien signer son crime, si jamais ce n’était pas clair.

Bien sûr, les actions de Fisk déplaisent à la gouverneure de l’Etat et au gouvernement lui-même : Fisk doit aussi faire face à une petite réunion avec ses opposants lui rappelant qu’il y a une hiérarchie et qu’il est en roue libre, à confondre justicier et terroriste, à imposer une loi martiale, etc. On nous introduit aussi une intrigue parallèle avec un type, Charles, qui vient de Washington pour régler le merdier. Pardon, de Langley. Ouep, la CIA s’en mêle. Charles est un personnage insupportable qui débarque en pleine réunion à la mairie et fait preuve de tout son pouvoir politique en un coup de fil : les opposants de Fisk se couchent donc face à lui, sans qu’on ne sache exactement pour répondre à quelle injonction politique venant de plus haut.

Je suis un peu paumé devant certaines scènes de cet épisode, honnêtement. Ainsi, on assiste à une descente de policiers en ville, avec des policiers qui font preuve de violence gratuite dans un bar. Il s’agit en fait, mais ce n’est révélé qu’après, de nous montrer que la milice de Fisk a tous les droits pour mener l’enquête sur le Northern Star. Ils arrêtent donc les deux hommes qui pilotaient le navire pour les torturer et avoir plus d’infos sur ce qu’il s’est passé exactement. Après une petite séance de torture, le capitaine se fait donc tuer d’une balle dans le crâne, alors que bon, il n’y était pour rien. Fisk est toujours un méchant.

C’est lui qui est derrière tout ça et il l’assume totalement, même devant Vanessa. Il rencontre donc Charles avec elle pour remettre Charles en place et régler le problème du Northern Star. Il est ainsi révélé que Charles fait partie du trafic d’armes et que son job ici est de déplacer les armes coulées sans que personne à New-York ne les remarque. Easy peasy. Il s’agit juste de trouver des hommes qu’on peut facilement sacrifier pour déplacer les armes dans un entrepôt avant de les tuer dans ce qui paraitra être un accident.

Bien sûr, si les micro-trottoirs sont trafiqués et orientés politiquement, il y a aussi une réponse sur internet, avec des parodies et un influenceur (au moins) dénonçant les mensonges mainstream de la télévision. J’aime bien cette idée, en vrai. Et puis, ça permet aussi de nous réintroduire la journaliste de la saison 1 – elle assiste désormais à des fêtes où on la félicite sur son travail. Elle joue un double-jeu avec Karen, qui porte une perruque digne de Riverdale pour se déplacer en pleine journée (et nuit) sans être remarquée, puisqu’elle lui transmet toutes les infos qu’elle a. La scène n’était pas géniale, avec quelques regrets de Karen sur la mort de l’oncle… mais je me suis déconnecté de toute cette intrigue, j’avoue.

Nous retrouvons aussi la psy de la saison 1 dans cet épisode. Elle interroge un justicier dont elle doit faire l’évaluation psy avant son procès – officiellement. Officieusement, elle lui rappelle qu’il est là selon des lois martiales qui le sépare de tous ses droits. Une fois l’interrogatoire fait, elle est contactée pour modifier ses réponses et faire en sorte que l’homme soit bien vu comme un sociopathe. Elle est totalement manipulée par Fisk et ses hommes, c’est triste. Ils le font grâce à son choc post-traumatique de l’agression en saison 1. Et puis, c’est facile de manipuler des réponses à un QCM quand tout est fait au crayon à papier, en plus…

J’avais un peu oublié, mais dans tout ça, Matt a toujours un bureau et des collègues, en théorie. Ceux-ci s’inquiètent pour Matt et croule sous le boulot pour oublier que Matt est aux abonnés absents. Notre avocate préférée, Kirsten, est évidemment inquiète de la disparition de celui-ci, mais elle tient une belle poker face devant tous ceux qui ne sont pas Cherry (l’ex flic). Elle se voit pourtant proposer de belles offres de corruption de la part du procureur, mais elle les refuse.

De son côté, Cherry a des contacts avec Matt, toujours. Ils ont même des contacts en plein jour, certes dans des lieux isolés, mais bien visibles. Matt informe donc Cherry de tout ce qu’il sait sur le trafic d’armes de Fisk, parce qu’il a besoin de son aide pour le démanteler.

Il a une journée chargée pour un fugitif Matt : il se rend ensuite dans le bar où la police a arrêté les hommes du Northern Star pour offrir son aide d’avocat à la propriétaire. Je ne vois pas bien ce qu’il peut faire, mais soit. Le soir, il retrouve Karen chez lui et ils partagent un petit moment émotion à se souvenir de Foggy. C’est triste. En parallèle, la propriétaire du bar rencontre un SDF qui lui explique qu’il bossait sur le Northern Star et qu’il a besoin d’aide.

Si elle assure pouvoir lui donner, le réseau de Matt commence à souffrir quelques revers. Cherry se fait tabasser chez lui par la milice de Fisk. Heureusement, Matt sent à l’avance que ça craint pour lui quand Cherry annule leur RDV. Il peut donc venir à temps pour sauver Cherry de ces hommes. Malheureusement, il entend aussi le rythme cardiaque de Cherry : es problèmes au cœur de l’ex policier le rattrapent et perturbent Daredevil pendant son combat. On l’a connu plus efficace notre justicier, mais bon, le souvenir de Foggy et de son rythme cardiaque s’arrêtant le perturbe vraiment.

Bref, Matt est mis KO par des flics en surnombre. Ainsi, la milice démasque Daredevil et découvre que c’est Matt Murdock. Sans surprise, tous les hommes qui voient son visage se font alors tuer par un allié qui reste hors écran, mais envoie une petite lame « you’re welcome » à Matt. Qui est aveugle et ne peut la lire. Hum.

PS : Comment ça y a deux épisodes qui sortent aujourd’hui ? J’ai le temps pour un seul cet après-midi, c’est malin !

PS2 : J’espérais tellement plus après le cliffhanger de la saison 1, mais non, il faut prendre tout son temps pour voir le réseau de Matt vraiment à l’œuvre…

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Scrubs (2026) – S01E04 – My Poker Face – 16/20

Quelques bons fous rire me rassurent sur la qualité de ce retour. Au risque de me répéter : je suis content de retrouver les personnages et je trouve que ça fonctionne vraiment bien comme revival. En fait, c’est à se demander pourquoi ça ne s’est pas fait avant. C’est cliché, mais hyper plaisant de voir les personnages qu’on adore devenir ceux qu’ils détestaient avant de se reprendre en main, c’est plaisant d’avoir le point de vue des persos désormais plus âgés sur leur manière de rester jeunes. Bref, c’est une série pour ceux qui étaient là il y a vingt ans, et c’est mon cas, alors…

Spoilers

JD a repris sa vie en main alors il chasse à présent sa jeunesse perdue.

You do you, Tarzan.

Je suis en retard dans toutes mes séries (ou presque), mais je peux bien caser un épisode de 20 minutes quelque part dans mon planning, quand même ? J’ai en plus l’impression d’être vingt ans en arrière en lançant cet épisode, c’est fou.

L’épisode commence par JD qui emménage dans son nouvel appartement tout en étant satisfait d’avoir aussi réussi son divorce et d’être aussi à l’aise à présent dans l’hôpital. Il en parle avec Eliott, tout aussi satisfaite. Tout est bien dans cet épisode pour JD, donc, sauf quand il essaie de monter son lit. Ouais, pardon, j’ai tellement éclaté de rire à voir JD essayer de monter son lit que je devais en parler ici. L’idée était excellente.

Quand Turk lui rend visite pour se plaindre de sa vie – et des femmes dans sa vie – la série reprend vraiment ses vieilles habitudes. Sont-elles de bonnes habitudes ? Je ne suis pas sûr. Il n’empêche que l’idée est rapidement prise d’organiser une soirée Poker chez JD et de transformer l’appartement en appartement de bro… Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Pas grand-chose d’après les rêveries de JD et ses souvenirs de Macarena en flashback.

Il ferait mieux de changer d’avis, surtout quand il invite Sibby et qu’on découvre qu’elle est une addict. Ou quand Turk ne vient pas parce que eh, sa femme lui envoie quelques nudes. Ma foi, ça colle avec Carla et c’est une bonne manière de compenser son absence. Ce qui est sûr, c’est que la soirée poker n’est pas aussi fun que prévue pour JD (le pauvre, mais c’est très fun pour nous) là où Turk passe une excellente soirée. Cela mène à une scène où JD veut arracher le cœur de Turk, et c’est très drôle.

La réconciliation se fait grâce à un patient jeune papa qui a un cancer des poumons et, forcément, ça les fait remettre certaines choses en perspective. La fin d’épisode voit donc JD se faire à sa nouvelle normalité des soirées post-hôpital sans Turk. Il passe du temps avec les internes et Sibby, ça permet quelques gags et ça fait plaisir.

Les internes se plaignent à Turk d’être considérées comme des larbins et des baby-sitters. Le problème pour elles, c’est que Turk n’en a rien à faire des problèmes des internes, parce qu’il a trop à gérer lui-même. Pourtant, il faut s’en occuper quand la guerre entre les internes s’envenime : je redécouvre donc qu’il y a cette bataille habituelle entre internes en chirurgie et internes en médecine.

Ils décident donc de les emmener voir le même patient, histoire de mieux constater qu’au-delà des divisions entre eux, il y a aussi une tension sexuelle entre certains d’entre eux. Simple et efficace.

Eliott est un peu dépassée par son patient du jour – et par son régime TikTok. Il ne veut que des protéines et est sûr de mieux savoir qu’elle ce qui est bon pour lui, parce que son ancêtre est Tarzan. Le gag est facile, mais il m’a fait rire, comme chaque scène avec Sibby, finalement, et comme, à l’époque, chaque scène avec Eliott. La voir galérer avec le poids m’a fait mourir de rire, de même que la voir être acerbe avec son patient. Franchement, elle est dépassée par la nouvelle génération et ça fait d’elle ce que certains médecins étaient quand elle était encore jeune.

Le patient est donc à l’hôpital parce qu’il est mal nourri – ce qui force Eliott à lui dire de manger des fruits. Ce qui est triste, c’est qu’Eliott se montre ensuite désobligeante avec son interne accro aux portables. Cela la force à faire semblant de lire la Bible pour pouvoir utiliser son téléphone discrètement. J’ai tellement ri, même si ça fait d’Eliott une boomer. Le plus inattendu, c’est que c’est finalement JD qui en fait prendre conscience à Eliott. C’est une évolution intéressante pour les personnages, j’aime bien l’idée.

J’aime beaucoup l’idée aussi que ce soit finalement l’interne qui se rend compte que leur patient est anorexique et obsédé par son poids. L’intrigue ne nécessite pas Tik Tok pour comprendre ça, en vrai, mais ça marche de voir Eliott avoir tort – et ça marche de nous rappeler que les gens exposent beaucoup de choses sur les réseaux sociaux, aussi.

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Paradise – S02E08 – Exodus – 13/20

Quel dommage que huit épisodes ne permettent pas de développer vraiment l’intrigue voulue. Les scénaristes font des bons de géants, l’impact émotionnel n’est pas du tout à la hauteur des enjeux présentés et il est irritant d’assister à des scènes où les personnages semblent se téléporter, surtout quand tout le reste est de qualité et qu’il y a de vraies bonnes idées… mal introduites dans la série, par manque de temps. Rendez les 22 épisodes où on s’ennuie un peu mais où on évite des clichés terriblement mauvais.

Spoilers

Samantha rend visite à Alex et c’est la fin de saison.

We’re not talking about Lego sets here.

La saison est déjà terminée et, franchement, ça me soule car il n’y a pas eu assez d’épisodes à mon goût. Il faut pourtant se faire à l’idée : c’est terminé et ce n’est pas parce que je procrastine mon visionnage que ça change quoique ce soit. C’est donc parti pour la dernière critique d’une saison au récit si ambitieux qu’elle n’a finalement pas raconté grand-chose.

Comme toujours, on commence par un flashback. Neuf ans plus tôt, Dylan est un vrai petit génie. Ben tiens. Il rencontre un éminent professeur qu’on connaît déjà et qu’on a vu se faire tuer il y a quelques épisodes, juste après le meurtre de sa femme. Tout ceci n’est pas encore arrivé dans ce flashback, évidemment. On y voit ainsi Dylan s’incruster dans la vie de son prof grâce à son prototype de génie : c’est ce qui permet au professeur de se faire remarquer, je suppose.

Dylan lui fournit en effet un micro-ordinateur surpuissant et avec IA, qui permet de faire des avancées scientifiques majeures. Le prof finit par rencontrer Samantha – qui est accompagnée de l’Ange de la Mort de Charmed, ça me fait bizarre – pour lui montrer les progrès impressionnants de sa machine. Oui, oui, il la vend comme la sienne. Et comme en plus, il se retrouve avec un budget illimité, tout est merveilleux pour lui.

L’ordinateur finit par essayer de manipuler le temps – ça parait assez improbable, et pourtant, la science ne semble pas mentir. Le professeur refuse alors de continuer ses opérations, même quand Samantha insiste, parce que l’ordinateur est capable de fournir des réponses très complexes avant même qu’on lui donne la question. MOUAIS ? J’aime bien l’idée de l’efficacité et tout, mais le coup de la réponse avant la question, je ne sais pas, comment ils savent quelle question poser s’ils n’ont pas eux-mêmes la réponse, en plus ?

En tout cas, dans le présent, quand Samantha vient rencontrer Alex, on découvre qu’il s’agit simplement de cet ordinateur/IA. Dans le présent toujours, Samantha explique au Dr Chase, l’ange de la mort a un nom et il est dans le bunker lui aussi yay, qu’elle est sûre que son fils va bien – elle pense donc que Dylan est bien son fils. Le scientifique explique alors à Samantha que l’IA fait vraiment de beaux progrès et prédit de plus en plus de choses avec exactitude. Il fournit ensuite une carte avec un message d’Alex pour elle, avant de lui indiquer qu’elle sera probablement morte d’ici la fin de la journée. C’est ce qu’Alex prédit en tout cas. Allons bon. La série change totalement de dimension avec ces nouveaux éléments. Et pourquoi pas, en vrai ? J’aime bien la SF de toute manière.

Pas si loin du bunker, dans le train qui les ramène dans le Colorado, Xavier rêve une fois de plus de Dylan. À son réveil, il apprend que le groupe qu’il rejoint a pour but d’attaquer le bunker. Cela ne lui plaît pas des masses, évidemment. Teri refuse toutefois de laisser Xavier retourner seul dans le bunker : elle veut voir ses enfants elle aussi. Voilà donc les deux parents qui partent vers le bunker en laissant derrière eux les deux gamins qu’ils viennent juste d’adopter – à la leader du train, parce que pourquoi pas.

Dans le bunker, il y a une urgence qui met tout le monde sur les dents, même Gabriella. Et pour cause : à l’extérieur, il y a des tanks qui attaquent le bunker. C’est Gabriella qui se retrouve en haut de la chaîne de commandement. Ce n’est pas bien logique : ils n’ont plus de président, OK, mais pourquoi elle ?

Elle décide en tout cas de faire ouvrir les portes du bunker, parce que pour elle, mieux vaut ça que l’alternative, qui consisterait à une surchauffe probable du bunker, et donc à sa destruction. Ainsi, Dylan et ses hommes peuvent entrer dans le bunker sans problème. Apparemment, Teri et Xavier aussi.

Après avoir ouvert les portes pour éviter le plan d’évacuation, la panne de réacteur qui suit cette explosion force Gabriella à envisager l’évacuation de la ville. J’aurais tellement adoré voir l’impact de cette évacuation sur les habitants (et sur nous !) si on n’avait pas passé une saison complète hors de celui-ci. C’est ma plus grosse frustration de la saison 2, je crois : autant la saison 1 nous enfermait dans ce bunker, autant la saison 2 me donne l’impression d’y avoir passé moins d’une heure avant cet épisode et… ben pourquoi, en fait ?

De son côté, Presley est toujours coincée dans l’ascenseur avec la fille de Sinatra. Elle tente de contacter son frère pour qu’il lui vienne en aide. La communication n’est pas excellente et il y a des explosions dans les sous-sols qui les mettent un peu en difficulté – une explosion qui s’explique par la fusion des réacteurs et qui met aussi en difficulté Robinson. Celle-ci est blessée et nous prend le temps de faire des adieux à Jeremy. C’était insupportable. Le coup de la belle-mère qui dit qu’elle n’a jamais pu dire « je t’aime » à l’ex-président assassiné là… C’est trop, surtout que c’est pour être sauvée quinze secondes après, franchement.

Pendant l’évacuation et sans qu’on ne sache trop comment, Teri et Xavier parviennent à rejoindre l’intérieur de la ville pour partir à la recherche de leurs enfants. Ils vont donc à contresens de l’évacuation et allez savoir pourquoi, ils trouvent ça surprenant de voir que les enfants ne sont pas à la maison. Le plus logique seraient qu’ils évacuent.

En tout cas, pour Teri, c’est un moment difficile à digérer : elle se rend compte de la vie qu’elle a raté dans ce bunker. Comme il n’y a que huit épisodes (je rabâche, oui), les parents finissent par retrouver James très vite malgré le chaos dans la ville. Cela permet à Xavier de le confier à Teri, pour s’assurer d’aller chercher lui-même sa fille. Après tout, il connaît tous les accès par cœur et sait où aller – et comme Presley a parlé vite fait à James, hop, il sait où aller.

Pendant ce temps, Samantha sort enfin de la salle où est Alex et découvre tout le merdier qui se déroule dans le même bunker – apparemment, pas d’alarme d’évacuation dans la salle où est Alex. Samantha reprend vite son poste de commandement, remerciant Gabriella d’avoir fait ce qu’il fallait. Je ne sais pas, mais je trouve Samantha bien trop blasée face à l’ampleur de ce qu’il se passe par contre. On dirait qu’elle s’en fout complètement. J’imagine qu’elle fait une confiance aveugle à Alex… mais du coup, elle sait qu’elle va mourir ? Panique un peu, je ne sais pas ?

En quelques secondes, Gabriella explique également à Samantha qu’elle a tué Jane, parce que Jane allait la tuer et… Sam s’en fout. Je suppose que savoir que sa fin est proche ne la rassure pas. Je suis frustré que tout le délire autour de Jane soit évacué si vite de la série… Franchement, ça méritait au moins une vraie réaction de Sinatra. Mais non, nous n’y avons pas droit ! Pourquoi avoir passé tant de temps avec Jane en antagoniste, du coup ? Samantha laisse Gabriella évacuer à son tour, avec le reste de l’équipe de commandement.

Dehors (enfin, dedans, mais dans le faux extérieur du bunker quoi), Gabriella paraît un peu ridicule à évacuer des gens en vidant les voitures des effets personnels des gens (comment ça, ils n’auront pas besoin de fringues à l’extérieur ??). Je trouve que les choses vont vite en besogne (une fois de plus), parce qu’on passe vraiment à une destruction totale du bunker. Ainsi, le bunker s’effondre peu à peu : il y a carrément une lampe qui s’effondre sur Gabriella. Pardon, mais c’est trop tôt pour détruire le bunker. En plus, on n’a même pas eu l’occasion de le voir vraiment cette saison. Vous me direz, il est temps de détruire le bunker après cette saison 2 qui passait plus de temps en-dehors de celui-ci que dedans… mais tout de même.

Comme il passe son épisode à se téléporter, Xavier et Samantha se retrouvent alors à faire équipe, et pour cause : Sam se rend compte que sa fille est tout aussi en danger que Presley. Ils retrouvent assez vite les filles, mais le bracelet d’accès de Samantha n’est pas efficace pour rouvrir l’ascenseur. Et bien sûr, la situation est de plus en plus tendue du côté du bunker qui est sur le point d’imploser.

Ils se débrouillent comme ils peuvent pour sauver les filles. Ce n’est pas gagné : la porte de l’ascenseur s’ouvre à la verticale et est trop lourde pour une personne seule. Par chance, d’autres gens finissent par arriver : Xavier peut ainsi aller à son tour dans l’ascenseur et aider les filles à évacuer par la troupe de secours en haut de celui-ci. Xavier sort juste à temps (j’vous dis, il se téléporte le gars) et se rend compte alors que face à lui se trouve Dylan.

Oui parce que les gens qui arrivent de nulle part, c’est évidemment le groupe de Dylan. Je les pensais encore en surface (ou presque), où ils rencontraient un problème quand le meilleur pote de Dylan, le vieillard (pas vraiment, mais bon), mourait. Dix secondes plus tard, il sauve Robinson avec Jeremy, quinze secondes plus tard, ils sauvent Presley. Là franchement, la série m’a perdu.

Après, c’est cool : Samantha se retrouve à nouveau face à Dylan et cette fois, elle lui dit qu’elle est sa mère. Xavier assiste à tout ça et à l’échange entre les deux qui ne tourne quasiment qu’autour d’Alex. En vrai, Xavier ne doit rien comprendre, mais il finit par empêcher Dylan de tuer Samantha en lui parlant du bébé qu’il a pu recueillir auprès d’Annie. Oh lala. Samantha découvre donc ainsi qu’elle est grand-mère, rien que ça. Alex et Dylan étant enfin face à face, ils se rendent compte qu’ils se connaissent déjà ; qu’ils ont rêvé l’un de l’autre ; qu’ils se sont déjà vus… alors que non. Les choses semblent se remettent en place progressivement sans qu’ils ne comprennent exactement ce qui leur arrive, et nous non plus du coup. C’est la partie qui me donne le plus envie de voir la saison 3, je dois dire. Le coup des saignements de temps à cause du déplacement dans le temps, j’ai l’impression d’être dans LOST. Du coup, il y a du positif quand même… mais tout va tellement vite que ça donne l’impression qu’il manque des pièces.

La saison 1 n’était pas comme ça. En tout cas, l’évacuation est de plus en plus nécessaire, mais pas encore effective. Tous les personnages finissent par remonter à la surface, même Dylan qui abandonne son idée fixe de retrouver Alex (dans quel but, en plus ?) parce que bon, il est papa quand même.

En chemin vers la sortie, Samantha comprend que le message d’Alex est en fait pour Xavier : c’est l’utilisateur X que l’ordinateur attend. Cela n’a AUCUN sens parce que ça vient d’une réplique où Presley dit à Dylan que son père s’appelle Xavier, mais que tout le monde l’appelle X. MDR. D’où ça sort, sérieusement ? Cela aurait été plus simple d’avoir Dylan qui improvise ce surnom pour un inconnu…

En tout cas, Sam comprend qu’Alex a tout prévu. Elle explique donc ceci à Xavier, sans qu’on ne l’entende… avant de se sacrifier pour la ville. Pourquoi est-ce que Xavier l’a suivi, du coup ? Et puis, que je suis frustré de la destruction du bunker, que Sam laisse se produire apparemment. J’ai vraiment l’impression que nous n’avons pas fait le tour de toutes les intrigues possibles avec. Il faut pourtant s’y faire : à l’extérieur du bunker, l’évacuation continue et tout le monde fuit loin de celui-ci.

À l’intérieur, Samantha organise le blocage du bunker – et donc sa destruction. Elle reste à l’intérieur et coule avec son navire, ce qui est cohérente en soi, mais me semble parfaitement illogique si peu de temps après avoir retrouvé son fils. Cela permet de jolies images franchement – et ça fait une belle fin de saison de voir Sinatra se balader dans une ville abandonnée et détruite. Elle sait son fils en fils, mais elle n’en profite pas. Elle le rejoint tout de même dans la mort ; on nous propose de jolies images finales pour Sinatra.

Xavier ? On ne sait pas tout de suite s’il survit ou non, ce qui fait bien peur à Teri. Certes, elle a retrouvé son fils et sa fille la rejoint en cours de route, mais elle assiste à l’explosion de la montagne du bunker sans certitude de sa survie. Et pourtant, Xavier rejoint sa famille ensuite. Le câlin familial est interrompu rapidement : Jeremy arrive et Presley veut l’embrasser. Happy end.

Et la suite ? La saison 3 est annoncée, il en faut une. C’est étonnant (et déconnant). Xavier tombe sur Gabriella qui est heureuse de le voir en vie… mais il coupe court à la conversation pour lui présenter Teri, sa femme. Gabriella est ravie, surtout qu’il… la laisse seule avec Teri ! Pardon ? C’est ridicule, comment ça tu laisses ton amante avec ta femme ? Il le fait pour aller voir Dylan qui s’occupe du bébé – bébé qui sera nommé Annie.

Tout ça ne nous vend pas la saison 3, cela dit. Non, pour ça, il nous faut un flashback sur les derniers mots de Samantha avant qu’elle ne pète un câble (et un bunker) à s’imaginer voir son fils gamin la prendre par la main : elle confie à Xavier le message d’Alex et lui apprend qu’il existe un second bunker. PARDON ? On nous a fait tout un pataquès de ce bunker dans le Colorado qui est une merveille technologique qui coûte trop cher pour exister, tout ça pour nous en sortir un deuxième ? À quel point Sinatra était-elle riche, en fait ? On se fout de nous.

Samantha/Sinatra demande ensuite à Xavier de mener toute la communauté dans ce second bunker, parce que bien sûr, tout le monde va s’obstiner à vivre sous terre maintenant qu’on sait que la vie s’est réinstallée et redéveloppée à la surface. Samantha est sûre que Xavier l’a déjà fait de toute manière. Allons bon.

Malgré tout, j’ai hâte, vraiment, de voir la saison 3. Je trouve ça simpliste le coup du deuxième bunker, et pas forcément crédible, mais j’aime le fait que ça ouvre une nouvelle perspective presque prophétique pour Xavier. Après, vraiment, The 100 réussissait bien mieux ses fins de saison et ses idées pour renouveler le show chaque année, quoi.

EN BREF

Une saison 2 qui ne réussit vraiment pas à garder la bonne qualité de la première saison. Au contraire, j’ai même l’impression que certains épisodes sont franchement ratés du côté de l’écriture. Le casting, la bande-son, les images, tout ça, ça reste vraiment incroyable. Par contre, plus on avance dans la saison, plus on se rend compte que les scénaristes ont été trop gourmands et ambitieux : ils ont eu tellement d’épisodes qu’il aurait fallu au moins seize épisodes pour tout raconter à un rythme vraiment appréciable.

Pour faire simple, la série souffre ainsi des défauts habituels aux séries depuis cinq ou six ans : il y a trop peu d’épisodes, alors on précipite des pans entiers de l’intrigue, on fait se téléporter des personnages, on dit « ta gueule, c’est magique » (enfin, là, « c’est technologique » et science-fiction), on s’attarde sur des détails inutiles pour garder de grandes surprises et hop.

Si j’aime le virage SF que l’introduction d’Alex est en train d’apporter à la série, si j’aime la notion de voyage dans le temps qui commence à prendre forme ; je trouve que la saison 2 n’est pas du tout à la hauteur et nous a servi un peu ça avec les pieds. Je suis curieux de voir ce que proposera la saison 3 après ces détours soient inutiles, soient bâclés.

DENVER LE DERNIER DES BUNKERS C’EST MON AMI ET BIEN PLUS ENCORE

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Disney Adventure World ouvre ses portes aujourd’hui à Disneyland Paris… Mais je m’y suis déjà promené en avant-première

Salut les sériephiles,

Nous sommes enfin le 29 mars 2026, le parc Walt Disney Studios change donc officiellement de nom pour devenir Disney Adventure World. Cette transformation s’accompagne surtout de l’ouverture d’une nouvelle extension autour d’un grand lac, avec notamment le land World of Frozen et une attraction inspirée de Raiponce. J’ai eu la chance de découvrir tout ça lors de ma centième visite (!) du parc en deux ans (belle coïncidence), quelques jours avant l’ouverture officielle, lors de l’avant-première du 25 mars. Il est donc temps d’en parler ici, surtout que c’est une des raisons pour lesquelles je regarde si peu de séries en ce moment.

Bon, cela dit, encore fallait-il réussir à réserver cette avant-première ! Les créneaux ont ouvert plus ou moins par surprise, et en arrivant environ une heure après l’ouverture, je n’ai réussi à obtenir qu’un créneau pour la dernière avp et à 17h30. Pas idéal, surtout quand on sait que certaines animations se déroulent plutôt en journée… mais ça restait une occasion rare de découvrir l’extension avant tout le monde, alors j’ai sauté dessus et c’est sans regret. C’est magnifique.

L’événement ressemblait surtout à un soft opening pour les pass annuels. L’ambiance était bonne, les visiteurs visiblement très curieux de découvrir enfin ce nouveau morceau de parc. Ma seule vraie frustration de la soirée concerne les fameuses vestes exclusives annoncées pour l’événement. À 17h30, il n’y en avait déjà plus aucune. Bon… au moins ça m’a évité une dépense. Merci Disneyland de me faire faire des économies, sans rancune on va dire.

Côté météo, la soirée était assez sportive : 4 degrés, du vent, des giboulées de mars… et même de la grêle. Autant dire que certaines animations prévues avaient déjà été annulées ou terminées quand nous sommes arrivés. Pareil, sans rancune, vraiment. Ça me permet de me garder quelques nouveautés pour plus tard, surtout que… J’ai renouvelé hier mon pass annuel. Oui, c’est parti pour une troisième année, avec comme objectif officieux d’atteindre soixante visites supplémentaires, histoire de rentabiliser à fond maintenant que le pass a encore augmenté.

Et puis aussi, maintenant que le parc est plus grand ! L’arrivée dans l’extension a tout de même fait son petit effet, je ne peux pas vous le cacher. La première chose qui frappe, c’est l’espace. Le parc que beaucoup surnommaient ironiquement Palissade Land depuis deux ans respire enfin (même s’il y a de nouvelles palissades, je vais pleurer) . La nouvelle grande allée et le lac changent immédiatement l’échelle du lieu. Les circulations sont beaucoup plus fluides et certaines zones — notamment du côté de Toy Story Playland — vont paraître bien plus aérées maintenant qu’il est possible de traverser le parc autrement.

Cette grande promenade est certes encore un peu vide, mais elle sera probablement vite animée et saturée de visiteurs. En plus, de nuit, elle est déjà magnifique. Au centre de tout ça se trouve le lac, présenté comme immense. En réalité, on en fait facilement le tour en un bon quart d’heure quand il n’y a pas trop de monde. Mais vous savez ce qu’on dit : ce n’est pas la taille qui compte. L’endroit promet surtout de très belles balades, des moments tranquilles au bord de l’eau et de superbes couchers de soleil. C’est probablement l’élément qui m’a le plus marqué pendant la visite et j’ai très hâte d’être cet été pour en profiter à fond.

Ensuite vient Arendelle. L’arrivée dans le land a été assez mémorable pour deux raisons. Déjà, on est arrivé naïvement par la droite du lac parce qu’il y avait les petits stands de bouffe Aristochats à découvrir et Mickey… sauf que l’entrée prévue est à gauche du lac, donc on a contourné Arendelle en découvrant d’abord la sortie, super.

Mémorable ensuite et surtout parce qu’il s’est mis à… grêler exactement au moment où nous y entrions. Une immersion très réaliste, finalement, et je n’ai jamais été si heureux sous des grêlons. C’est une anecdote qui ne s’invente pas. Merci Elsa pour cet accueil…

Ceci étant dit, la zone est un petit village magnifique. Petit, mais chaleureux (malgré le froid, oui), avec beaucoup de détails. La fontaine centrale est particulièrement réussie et les façades fonctionnent très bien. Les flux étaient bien gérés pendant la soirée, même si la taille du land laisse imaginer des débuts assez chargés et franchement désagréables dans les premières semaines. On verra, mais ça sent la foule, malgré le cordon prévu pour limiter le nombre de visiteurs sur la zone.

Seul petit bémol visuel que je ne peux pas ne pas évoquer : les grues de la future zone Roi Lion, encore en travaux, restent très visibles et cassent un peu l’illusion.

L’attraction Frozen Ever After est clairement la grande réussite de cette extension pour le moment. Nous étions limités à un seul tour, ce qui est compréhensible pour une avant-première mais frustrant tant on a envie d’y retourner immédiatement. L’attente était d’environ 20 minutes, ce qui est un vrai luxe auquel on prend goût alors que ça n’arrivera plus avant longtemps, très longtemps.

On va dire que ce n’est pas grave. La file d’attente est très belle et regorge de détails. L’attraction elle-même rappelle beaucoup les classiques Disney comme Pirates des Caraïbes ou Peter Pan : une balade narrative très immersive. J’avais volontairement évité les spoilers, donc j’ai découvert la petite chute en arrière sans m’y attendre. Les animatroniques sont bluffants, les décors magnifiques, quel bon moment, vraiment !

Mon seul reproche concerne la dernière chanson, qui reste dans la tête… et qui est justement celle que j’aime le moins. Mais dans l’ensemble, c’est un gros coup de cœur. Un passage par la boutique d’Arendelle s’imposait aussi, avec quelques beaux articles… et quelques aberrations assez amusantes, comme la carte postale à 5 euros.

Nous avons terminé la visite au Nordic Crown Tavern, parfait pour prolonger l’ambiance d’Arendelle, avec de beaux tableaux et une ambiance immersive réussie. La nourriture est bonne mais reste assez simple pour 24 euros. On sent le côté un peu industriel et les portions donnent envie d’ajouter quelque chose pour être vraiment rassasié (les petits beignets de poisson ont fait l’affaire). Quoiqu’il en soi, la proposition change agréablement du reste du parc, et… les gobelets sont très beaux.

Et en-dehors d’Arendelle ? Du côté de Raiponce, l’attraction est visuellement très jolie, avec un univers dominé par un violet magnifique. Mais côté expérience, il faut être honnête : c’est exactement ce que l’on imaginait, une version thématisée des tasses du parc principal. L’univers sauve l’expérience, mais l’attraction reste très basique, surtout si l’attente devient importante… Ça n’en vaut pas forcément le coup.

Je pensais aussi que le jardin sur la gauche de l’allée principale serait ma zone préférée de cette extension. Finalement, c’est peut-être la petite déception de la visite. Je l’imaginais plus grand et plus fleuri. Pour l’instant, c’est assez simple. Détail inattendu : les toilettes ont des portes avec poignée. Je doute que ça tienne dans le temps. En revanche, l’eau chaude partout était un vrai plaisir vu la météo de la soirée.

Le spectacle nocturne sur le lac était prévu ce soir-là, mais entre le froid et le vent, nous avons préféré rentrer. J’ai envie de le découvrir dans de meilleures conditions, avec tous les drones et sans avoir à grelotter (ressenti -2, merci bien). Ce qui ressort surtout de cette avant-première, c’est donc l’impression de grandeur et de liberté que donne enfin le parc. Le lac, les nouvelles perspectives, les circulations plus fluides… tout cela change vraiment la perception du lieu.

Les travaux restent encore très visibles du côté du Roi Lion et de l’attraction Là-Haut, et j’avoue que j’espérais au moins quelques semaines sans grues ou palissades. Cela dit, même avec ces petits défauts, la transformation est déjà très nette. Si je devais résumer cette extension, je dirais qu’elle en change clairement l’échelle du parc. Et maintenant, je n’ai qu’une seule envie : y retourner dans quelques jours, une fois que la foule et la hype seront un peu dissipées. Bonne visite à vous si vous y allez, ce que je conseille. Et qui sait ? Peut-être qu’on s’y croisera ! J’ai hâte de la découvrir aussi avec des amis 🙂