Perry Mason – S01E05

Chapter 5 – 15/20
Ah ben c’est malin, je prévois de dire plein de mal de la série et l’épisode qu’elle propose cette semaine est l’un de ses meilleurs ! On se sépare enfin d’un paquet de problèmes inhérents à la série pour insister sur le point de vue de certains personnages qui étaient sous-exploités et pour nous faire avancer un peu plus rapidement vers la fin de saison. Bien sûr, ce n’est pas si simple et on a encore pas mal de moments bouche-trous, mais il y a du mieux, vraiment.

> Saison 1


Spoilers

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One day they’re just gone and you realize you’re never gonna see them again.

C’est reparti pour un petit épisode de Perry Mason, malgré tout le mal que je peux penser de la série et dont je parlerai plus longuement dans un article demain. En attendant d’en arriver là, il est temps de découvrir comment EB est retrouvé par Della… La pauvre n’était pas prête à commencer sa journée comme ça apparemment… Par contre, l’actrice l’était et elle est brillante dans cette scène.

Malheureusement, elle arrive bien trop tard pour venir en aide à EB. Elle retrouve son corps et comprend qu’il a fait une tentative de suicide. Il est inadmissible pour elle ou pour Perry que ce suicide soit connu de la presse. Ainsi, elle appelle le détective pour qu’il l’aide à arranger le corps de leur boss. Ensemble, ils le mettent dans son lit, en pyjama et cela permet à Della de faire comme si de rien n’était lorsqu’elle est interrogée.

Le seul problème dans tout ça, c’est que ça nous rajoute une intrigue qui va prendre une bonne partie de l’épisode, le corps d’EB devant être ramené à sa famille. Pas de bol, sa famille n’en a rien à foutre… Il y a de quoi regretter les gestes de Della pour s’assurer que l’assurance vie fonctionne ! Après, il ne s’occupait pas du tout de ses enfants et petits-enfants apparemment, donc bon, c’est mérité…

Au moins, l’épisode a l’avantage de nous forcer plusieurs scènes entre Della et Perry, et ça, c’est une bonne chose. J’ai trouvé ça plus agréable que le reste de la série ces scènes, surtout que ça permettait de mieux découvrir le caractère de ces deux-là, mais aussi un peu du passé de Della, dont je ne connais toujours pas la vie exactement. Les deux se rapprochent et passent une soirée à se confier leurs vies… mais finalement, au petit matin, Perry se barre sans attendre le départ de Della. Sympathique.

Il a son propre agenda en tête, se rendant chez une certaine Linda, qui vit chez Cheryl. Admettons, ce sont des prénoms qu’on connaît déjà. Perry lui apprend le décès d’EB et lui explique qu’il veut juste passer du temps avec son fils, même s’il est encore probablement un peu bourré. La scène est plutôt mignonne, mais on ne le voit pas vraiment avec son fils finalement.

La série se concentre surtout sur la relation qu’il a avec son ex-femme, sauf que c’est un peu tard dans la série pour nous faire aimer le personnage. C’est toujours nécessaire, par contre… En plus, on sent la rancœur de son ex-femme vis-à-vis de son métier, et on comprend rapidement que c’est la raison de leur rupture. Aussi civile soit-elle avec lui, elle le déteste encore et elle refuse de le voir rester pour le dîner, même si un certain Ed lui propose. Je n’ai pas réussi à savoir exactement qui il était, mais bon : nouveau mari de Linda ? Frère ? Avec cette série, je me méfie maintenant !

De son côté, Alice veut faire libérer Emily de la prison au plus vite pour pouvoir l’avoir avec elle lors de son prochain sermon. Elle sait très bien ce qu’elle veut et ce que Dieu veut soi-disant lui faire faire. Elle insiste ainsi pour avoir de l’argent, mais aussi pour qu’on lui amène des malades à soigner lors d’un sermon. J’ai beaucoup aimé voir Alice s’affirmer petit à petit et rembarrer sa mère au point d’obtenir ce qu’elle veut vraiment. Puis, bon, je ne suis pas objectif quand il s’agit de Tatiana Maslany, que voulez-vous ?

Emily est donc libérée grâce à Alice, ce qui fait que Della débarque pour lui trouver un nouvel avocat. Le problème, c’est que la Cour en a déjà nommé un, mais il a tout de l’incompétent, franchement. Della s’en rend immédiatement compte et fait ce qu’elle peut pour que ça change, mais elle ne peut pas y faire grand-chose : elle va devoir gérer ce Dillon… La pauvre. Enfin, les pauvres, parce qu’il est question d’Emily après tout.

Della est persistante et fait tout le travail qu’il faut comme toujours. Certes, le cabinet d’EB est payé jusqu’à la fin du mois, mais clairement, c’est elle qui le gère. Malheureusement, elle a beau être géniale, elle ne peut faire de miracle : personne ne veut récupérer le cas d’Emily qui ne peut que tuer des carrières.

En parlant de carrière tuée, Alice divise l’opinion publique et ça ne plaît pas tellement à sa mère. D’un côté, il y a des gens qui lui donnent toutes leurs économies pour l’aider et il y a des gens qui veulent toujours la tuer parce qu’ils détestent l’idée qu’elle prétende être un nouveau messie capable de réaliser des résurrections et autres miracles. Autre miracle ? Ouep, on nous présente notamment dans l’épisode un nouveau sermon d’Alice qui parvient à faire remarcher un homme qu’on lui présente pourtant en fauteuil.

L’émulation de la foule, le sermon endiablé d’Alice et surtout ses mots d’encouragements murmurés à l’oreille de manière particulièrement agressive si vous voulez mon avis font leur effet. Finalement, Alice finit par amener Emily sur la tombe de son fils, enfin. La scène est très violente et très belle du côté des émotions, mais pose aussi la question de la résurrection de Charlie et de la manière de procéder…

De son côté, Della continue d’essayer de trouver un remplaçant à Frank Dillon, tout en étant excellente dans son travail d’espionne : elle dissimule des preuves et écoute Dillon passer des coups de fils, histoire de savoir quelles sont ses vraies intentions. Elle est bien sûr aidée par sa copine également, parce que la série tient à cette percée, de toute évidence.

Elle tente autant que possible de faire revenir Perry au plus vite, mais il ignore tous ses appels pendant un moment, avant de finalement débarquer en soirée au bureau d’EB où il retrouve Dillon. Cela le fait rire de le voir là, mais il est un mauvais avocat aux yeux de Perry, ce que personne n’a envie d’être clairement. En effet, il se moque de lui, puis lui balance des livres à la tête pour le faire partir au plus vite car il n’aime pas l’idée de cet imposteur.

Une fois que c’est fait, il rejoint Della pour s’énerver face à l’injustice de cette situation et celle-ci, en le regardant se bourrer au whiskey et partir dans de jolies tirades d’avocat, décide de se servir du talent de son collègue pour leur affaire. Elle écrit aussitôt une lettre qui a pour but de mettre en action son nouveau plan. Della est tellement intelligente, c’est le moteur de cet épisode – et de la série, tout de même.

Perry et Della se rendent donc auprès d’Alice, sa mère et surtout d’Emily pour lui présenter le nouveau plan d’attaque… Son nouvel avocat sera Perry Mason lui-même. Il a deux semaines pour passer l’examen qui lui permettra de devenir avocat. C’est de toute manière le seul qui est prêt à défendre Emily, ou au moins le seul compétent. Alice conseille à Emily d’accepter d’être représentée par Perry, car c’est sa meilleure chance.

Della fait un bon bluff, mais il est révélé que Perry n’a pas vraiment de connaissance de la loi. En fait, il n’a rien étudié pour être avocat, et Della a fait semblant de lui trouver un mentor… Bon, il s’agit de Della, hein, ne vous inquiétez donc pas : elle lui trouve vraiment un mentor en la personne d’Hamilton Burger. C’est juste que Perry a deux semaines pour apprendre tout ce qu’il était censé avoir appris depuis plus d’un an selon elle.

Bizarrement, cela semble fonctionner : en fin d’épisode, on découvre que Perry prête serment pour devenir avocat. En parallèle, un autre cadavre est trouvé par la police, et ça nous permet de découvrir qu’Ennis a un comportement qui paraît aussi suspect à certains de ses collègues n’appréciant pas de l’avoir vu s’accaparer le corps du bébé pour en faire son enquête. Ennis attire les suspicions, et il s’en rend compte lui aussi, principalement lorsqu’il remarque que Pete est en train de le suivre.

Pete, c’est le collègue de Perry, et il gère plutôt bien la confrontation… même s’il finit par se faire acheter avec une gogo danseuse. Merveilleux. Il finit tout de même par donner ces informations à Perry, comme si de rien n’était.

Par ailleurs, on continue de suivre la vie de Drake à l’Eglise. Il y soutient sa femme qui dit pourtant le contraire de ce qu’il pense vraiment, puis l’emmène à la plage et… mais quel est l’intérêt de ces scènes ? J’aime beaucoup ces personnages, mais pour l’instant, soyons honnêtes, dans cet épisode, c’est principalement inutile. Oh, ça nous ramène encore et toujours du racisme quand la plage est soudainement fermée sans vraie raison par des policiers qui s’en contrefichent pas mal de savoir qu’il est policier lui aussi.

Finalement, tout ça sert surtout à nous montrer Drake renforcer ses rancœurs et sa colère interne, au point de faire en sorte que sa femme finisse par changer d’avis et lui proposer de gérer les choses comme il le souhaite désormais. Bon, ça tombe bien : il n’avait pas besoin de son autorisation pour déjà faire n’importe quoi comme il le souhaitait, mais bon. On verra au prochain épisode si ça apporte vraiment quelque chose.

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Perry Mason – S01E04

Chapter 4 – 13/20
Non contente de fournir des épisodes d’une heure parfaitement interminable chaque semaine, la série se prive cette semaine de personnages que j’aime bien, en développe d’autres dans des directions clichées et s’assure enfin que je n’aime pas ceux qu’ils restent. Tout est exactement comme je l’attends de la série, cependant, et la qualité est là. Je ne suis pas le public visé, par contre, ce qui fait que je fais clairement autre chose pendant les épisodes… Et ça fait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Pas pour moi, donc, mais une bonne série quand même. La schizophrénie…

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Spoilers

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And that may be your name, but those associates, that’s me.

La série est loin d’être mauvaise, mais si je suis honnête avec moi-même, je n’ai pas spécialement envie de la regarder ce soir… Pourquoi la lancer alors ? Parce que je sais que je n’en aurais jamais vraiment envie, mais que j’ai envie de savoir comment elle finira quand même du point de vue l’enquête. En plus, je ne peux pas dire que la qualité n’est pas là. Et puis, parfois, le fait de se relancer donne envie de continuer pour plus longtemps. On verra bien d’ici… une heure. Ah. Oui, c’est aussi ça qui me freine, il faut bien l’avouer !

Alors, Alice va-t-elle ressusciter le bébé ? J’en doute fort tout de même, mais l’essentiel, c’est qu’elle en soit sûre. Elle finit donc en retraite pour se reposer, mais tout ce qu’elle y gagne, c’est un joli attentat contre sa personne avec un serpent qui lui est offert par une petite fille adorable qui était en fait l’enfant de personnes n’aimant pas vraiment la religion.

Voilà qui n’aide pas sa guérison, la pauvre. Elle est en tout cas entourée par tout un tas d’hommes religieux de bonne foi qui se mettent aussitôt à faire de l’ingérence dans sa vie, même si elle l’a confiée à sa mère. Autant dire que ça commence à être trop pour moi, là !

Patriarcat
J’ai renommé cette capture sur mon ordinateur « Le patriarcat ».

Malgré tout, Alice a droit à une jolie chorale de croyants chantant pour son bien-être. C’est tellement flippant et stressant. Le repos, elle n’en a pas vraiment, avec ensuite sa mère qui essaie de la convaincre qu’elle n’a pas entendu Dieu lui dire une aberration pareille et qu’elle se trompe forcément. Alice finit par sortir du lit le lendemain en acceptant de lire un communiqué de presse disant justement qu’elle avait tort, qu’elle était fière et arrogante de penser que Dieu voulait ça pour elle. Malheureusement, ses fidèles ne l’entendent pas…

Elle s’approche donc d’eux pour leur répandre sa bonne parole et change d’avis aussitôt que le père de Charlie se jette à ses genoux pour la supplier. Bien que ramenée chez elle par sa mère dépitée, Alice a le temps d’annoncer qu’elle compte bien ressusciter Charlie malgré tout.

De son côté, Della est toujours maltraitée par son patron qui refuse d’écouter absolument tous ses conseils qui sont pourtant de manière évidente les bons conseils. Il est en tout cas facile pour lui de défendre Emily après ce qu’il s’est passé au commissariat lors de l’épisode précédent, mais c’était sans compter sur un fâcheux rebondissement : un témoin qui est prêt à l’accuser.

Par conséquent, sa caution de libération ne change pas et elle peut rester en prison un peu plus longtemps. EB enchaîne donc sa journée avec encore une déclaration pour la presse… qui est en fait plus intéressée par son régime alimentaire ? Non, vraiment, c’est trop pour moi cette série. Bien sûr, on continue aussi sur les problèmes qui s’accumulent dans la vie d’EB, pour s’assurer qu’il ne finisse pas la saison en vie. Ce n’est qu’un pressentiment, mais il semble vraiment se retrouver acculé.

On suit enfin Della dans sa vie personnelle, et c’est un peu mieux, même si une fois chez elle, elle se retrouve à… servir un homme et se faire réprimer par sa mère. Quelle époque de merde, honnêtement. On note tout de même que la photo du premier épisode est sortie dans la presse, enfin, et ça provoque forcément des remous, notamment une petite agression de Perry alors qu’il était pépère dans sa cabine téléphonique. Vaut mieux pas être claustrophobe.

Pendant ce temps, on reprend sur l’équipe de bras cassés que sont Perry et ses associés (l’autre privé et le légiste) dont je ne connais pas le nom. Je n’arrive pas du tout à m’attacher à tous ces personnages, c’est vraiment problématique. Perry les emmène en tout cas chez lui pour… leur montrer un corps mort, celui de George, évidemment.

Oui, il a volé le corps et il le conserve dans sa cave non réfrigérée au beau milieu du désert. Eh, ça doit sentir bon. Le but est désormais de s’assurer que son pote légiste ausculte le cadavre pour lui donner de bonnes preuves, cette fois. Comme le légiste refuse, Perry s’assure qu’il lui revienne tout de même en laissant le cadavre sur un terrain de golf où il ne manque pas d’être vite retrouvé. Charmant. Le légiste est ravi.

EB l’est beaucoup moins, en revanche, parce que ce n’est pas exactement ce qu’il espérait comme enchaînement d’actions. Malgré tout, il espère que ça permettra à Emily de sortir. Il essaie donc une fois de plus de faire son job correctement, mais c’est compliqué quand tout le monde se retourne contre lui et qu’on en arrive à le menacer de perdre son job : son interlocuteur a un dossier sur lui. Si tout est fait pour qu’Emily ne soit pas relâchée, c’est parce que les vrais coupables sont probablement parmi nos méchants flics.

Or, il s’agit de leur supérieur. II les engueule donc dans l’espoir d’obtenir des informations, mais ce n’est pas bien efficace. De son côté, EB rentre au bureau particulièrement énervé, ce qui fait qu’il s’énerve une fois de trop contre Della qui le remet à sa place. La scène est géniale, mais je sens que ça va juste être un moyen de la faire culpabiliser s’il arrive quoique ce soit au boss à qui elle fait comprendre qu’il n’est rien sans elle. Elle rentre chez elle énervée, sans ramener son boss évidemment , et explique qu’elle est énervée à celle que je pensais être sa sœur mais qui est peut-être sa belle-sœur à ce stade, vu comment elle la mate et passe la nuit avec elle à l’embrasser. AH.

Est-ce que ça renforce encore mon amour de Della ? Probablement. Mais ça ne renforce pas celui de la série par contre… Bien évidemment, Perry continue de vivre sa relation amoureuse en parallèle, à base de sexe et clopes (parce que là, ouais, il y a de la nudité par contre ; mais pas pour l’acteur principal, hein), mais à ce stade-là, il faut bien que j’avoue que j’étais plus sur Twitter qu’autre chose. C’est embêtant tout de même, mais je n’arrive pas à rester accroché à la série sur ses moments plus lents, qui sont très nombreux et ralentissent le rythme pour pas grand-chose dans une enquête qui pourrait être bien plus intéressante et qui obsède toujours Perry, incapable de dormir.

Il arrive donc tôt au bureau le lendemain matin et il réveille EB dont il peut s’occuper. Quel vieux croulant, dis-donc. Il arrive encore à réunir assez d’énergie pour se rendre auprès d’Emily et lui expliquer qu’il n’arrivera pas à la faire libérer même si elle est innocente. Il craque de lui annoncer une telle nouvelle et finit par retrouver son envie de se battre, l’entraînant à faire de même. Je reconnais déjà un peu plus l’actrice que j’adore dans Glow avec cette scène qui la voit plus combattante, mais j’ai quand même hâte de retrouver la série Netflix, parce que ce n’est pas aussi bien. J’ai bien aimé ce développement d’EB, cela dit, même si j’en aimerais bien plus.

Pendant ce temps, Perry continue son enquête sur la mort de Charlie et possiblement de George en fouillant l’immeuble. Ils découvrent la cour arrière et son architecture qui est d’un coup très intéressante car elle pourrait recéler quelques secrets utiles pour eux. Ils se rendent aussitôt dans une aile entre deux bâtiments pour se faire une idée de ce qu’elle cache. Elle cache un concert de petits enfants, où Perry reconnaît comme par hasard l’un des flics véreux des épisodes précédents. AH.

Il se rend aussitôt à ses côtés pour le confronter et comprendre un peu mieux cette coïncidence.  Cela ne fait que provoquer quelques remous supplémentaires, et ça nous laisse sur un cliffhanger un peu raté, à moins que je ne sois passé à côté de quelque chose. Cela faisait longtemps que je n’avais pas été aussi peu attentif devant une série. C’est super frustrant, parce que j’aime bien l’intrigue et une bonne partie des acteurs, c’est juste que le rythme n’est pas convaincant et que le passé m’énerve. Je ne vais pas repartir dans mes monologues, juste insister une fois de plus sur la lenteur et l’inutilité des morning routine d’EB.

J’exagère un peu, cela dit, parce que sa dernière morning routine est l’occasion de nous dire qu’il a l’intention de se suicider avec son four à gaz. On nous laisse là-dessus cette semaine et je félicite le personnage : je n’en avais pas grand-chose à faire de lui jusque-là, au mieux, je le détestais. Là, il semble redonner de l’espoir à Emily en lui disant de se battre, alors j’étais prêt à l’aimer… Mais le voir décider de se suicider finalement, c’est juste parfaitement abusé et trop pour moi. Je suis à nouveau énervé. Vraiment, quelle série !

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Perry Mason – S01E03

Chapter 3 – 15/20
J’ai l’impression que les scénaristes complexifient volontairement cette histoire pour l’étendre sur huit épisodes, avec plusieurs sous-intrigues qui ne sont pas si palpitantes que ça. Leur seul avantage, c’est qu’elles apportent des personnages secondaires supplémentaires que je préfère largement aux personnages principaux. Malgré tout, je reste curieux devant cette série, mais j’en regrette vraiment beaucoup la longueur, surtout qu’il y a cinq bonnes minutes que l’on pourrait retirer sans rien changer à l’histoire ou au développement des personnages…

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Spoilers

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God’s with you whether you acknowledge Him or not.

J’essaie vraiment d’accrocher à cette série, mais je la trouve vraiment ingrate avec ses épisodes d’une heure qui ne nous aide pas, tout de même. Enfin, moi, ça ne m’aide pas. On reprend par une conférence de presse de la police pour accuser encore la famille du bébé mort. Cette fois, c’est donc Emily qui y passe avec un joli travail de détective… Mais un travail bien bâclé, avec des raccourcis peu efficaces…

Emily Dodson n’est toutefois pas une meurtrière d’après son avocat, EB. Il est aidé par Della qui le regarde se faire raser et raconter comme il peut la meilleure défense possible, en s’assurant qu’il ne raconte pas trop de connerie. J’ai bien aimé la scène qui enchaîne en parallèle les déclarations à la presse pour nous montrer comment l’étau se resserre autour d’Emily, malgré tout ce que peut bien dire EB.

Une fois que c’est fait on retrouve DB et son assistante en prison où ils organisent une confrontation entre Emily et son mari, légèrement vexé d’avoir été trompé tout de même. Sans surprise, ça part en vrille avec Matthew accusant sa femme des pires horreurs, y compris d’avoir tué leur fils. Ce n’est évidemment pas le cas, car ce serait trop rapide au sein de ces huit épisodes d’avoir déjà la vraie coupable, mais ça permet d’ajouter du drama à l’épisode et ça fonctionne plutôt bien.

Avant le procès, le système américain suppose qu’Emily passe tout de même devant le juge afin de déterminer si elle doit ou non aller en prison en attendant le procès, et si oui, à combien s’élève la caution. Le problème, c’est qu’Emily en prend tellement plein la tronche qu’elle culpabilise énormément et se déclare coupable.

Il s’ensuit pas mal de bordel dans la salle d’audience, inévitablement, mais finalement, avec l’aide d’EB elle finit par se dire non coupable. Malgré tout, les charges pesant sont sur elle sont lourdes et on n’hésite pas à la charger, avec une caution à 25 000 dollars. Rien que ça. Une caution aussi élevée, c’est l’assurance toutefois qu’Emiliy restera en prison pour bien longtemps en attendant le procès. Perry commence alors à avoir des doutes sur Emily, mais on peut compter sur Della pour le remettre encore et toujours dans le droit chemin.

De son côté, Sœur Alice en est encore à ses sermons, qui continue de partir en-dehors du script qu’on lui impose. Elle nous raconte ainsi que Dieu est parti, dans un discours qui semble presque tout droit sorti de Preacher du coup. Ce n’est pas bien passionnant, mais la série insiste sur la présence de Perry à ce sermon. Je ne vois pas trop ce qu’il vient faire là par rapport à l’intrigue en cours.

Cela nous est finalement révélé dans une réunion qui suit et qui permet de savoir qu’il est là parce que George Gannon est un employé de cette communauté religieuse. Il cherche donc à obtenir des informations, se confrontant toutefois à sœur Alice et tout son staff, surtout que celle-ci insiste pour dire que Dieu est dans sa vie. Oui, bien sûr. Perry se rend ensuite à la morgue pour l’autopsie de George, dont la mort n’est pas aussi simple qu’il ne paraissait au premier abord, avec d’étranges traces au niveau du coup.

Au commissariat, Perry se montre tout sympa avec une assistante, histoire de pouvoir obtenir son aide, alors que l’on comprend bien qu’il est sur la bonne piste, puis qu’il demande à parler à Drake. Il n’est évidement pas au commissariat, mais Perry réussit enfin à aller parler à Drake que je suis bien content de retrouver dans la série. Malheureusement, celui-ci n’est pas bête : il refuse de parler à Perry, craignant des représailles. Cela ne fait toutefois qu’éveiller des soupçons pour Perry, qui enchaîne avec un dîner d’affaires.

Pourtant, Drake fait bien de ne pas parler puisqu’il est aussitôt menacé par le détective bâtard qui n’hésite pas à venir le voir au marché quand il est avec sa femme enceinte, parlant évidemment du bébé.

Perry Mason, lui, passe une très bonne soirée avec toujours la même femme, avec qui il fait un petit tour en avion (pourquoi, à part perdre du temps dans l’épisode ?) et un peu de danse. Il se rend avec elle à une soirée où il espère bien obtenir des informations sur George. Bon, on ne sait pas bien qui est le prétexte dans l’affaire, puisqu’il finit par être à embrasser la femme dans une fontaine, tout de même. Au moins, sa vie romantique se porte bien, à défaut de réussir à avancer dans son affaire au rythme où il le souhaite.

Le lendemain, Perry essaie à nouveau de presser Drake pour obtenir des informations, mais c’est toujours en vain : suite aux menaces de son supérieur, Drake se montre juste plus énervé et silencieux. Il n’hésite pas à donner quelques coups à Perry, pour faire bonne mesure et pour lui expliquer que puisqu’il est flic, il a tous les droits sur Perry qui est donc le noir de la situation. Mer-veil-leux, surtout en cette période. Drake prend tout de même mal que son supérieur le menace et l’achète, leur payant à lui et sa femme des légumes trop chers pour eux. On voit bien que la situation le travaille, et on dirait bien qu’il n’a encore parlé à personne des dents trouvées en fin d’épisode précédent.

Pendant ce temps, flic-connard se rend dans une maison close asiatique, parce qu’on manquait vraiment de stéréotypes et clichés, là. Le problème, c’est que la gérante informe le flic que Perry Mason continue de fouiller et de parler d’eux, y compris dans les casinos. Il fait trop de remous ce Mason, ça va forcément mal se passer pour lui s’il continue comme ça…

On suit également la routine matinale d’EB, ce qui semble être là aussi juste l’occasion de perdre une bonne minute complète. Vraiment, on se croirait dans une série française à force… Bon, il retourne au travail où ils sont débordés par les appels de la presse et où ils finissent par apprendre qu’ils sont virés. Cela ne va pas améliorer l’état de santé d’EB qui semble avoir bien du mal avec son cœur dans cet épisode. Finalement, ils sont virés pour des raisons politiques, parce qu’il y a des secrets à déterrer sur eux, ce qui ne me passionne que moyennement : je préfère qu’on s’en tienne à l’affaire de Charlie pour l’instant, il y a déjà assez à faire, non ?

De manière surprenante, Sœur Alice décide de venir apporter son soutien à Emily directement en prison. Elle fait bien cela dit, puisqu’elle lui fait prendre conscience qu’elle n’est pas coupable du tout de ce qui est arrivé à son bébé. Bon, elle est un peu clichée à dire que ce sont les hommes qui sont responsable, mais ça marche bien d’avoir quelqu’un remettant Emily face à la réalité des choses. Et puis il était temps que la série parvienne à peu près à passer le Bechdel Test (même si bien sûr, elles parlent aussi de Matthew, mais pas pour de la romance).

Selon la mère d’Alice, Emily est probablement coupable quand même, donc au moins on voit Alice s’affirmer contre sa mère, ce qui est plutôt intéressant, mais je ne suis pas sûr de bien comprendre l’intérêt non plus, pas plus que je ne comprends l’intérêt de suivre ses spectacles religieux en permanence, même s’il est évident que ça lui monte à la tête et que ça part en vrille quand elle se met à entendre des voix et avoir une attaque.

En tout cas, ça permet de mieux comprendre le choix de Tatiana Maslany pour ce rôle qui s’avère d’un coup plus complexe que prévu, surtout lorsqu’à son réveil de ce qui ressemble à une crise d’épilepsie, elle annonce à sa mère – et à tout un parterre de journalistes – que Dieu lui a dit qu’elle allait ressusciter bébé Charlie. Bon courage, hein !

Cela dit, ça ferait du bien à Emily. Ben oui, la vie n’est pas simple pour Emily depuis qu’elle a perdu son fils. Ainsi, Della débarque au commissariat et se rend compte que la femme censée la surveiller à tous les instants n’est pas avec elle. Les flics sont en fait en train de « l’interroger », en la frappant, de manière à obtenir des aveux. Vive la police !

Enfin, on suit également Matthew reprendre sa vie, mais j’avoue ne pas avoir encore bien saisi l’intérêt de cette scène. Perry provoque quant à lui bien des troubles à ne pas croire la version officielle de la mort de George par suicide, mais il fait bien : Drake finit par le recontacter en fin d’épisode pour lui donner la mâchoire retrouvée dans l’épisode précédent, mais aussi pour accuser ses supérieurs, évidemment.

Avant toute chose, Perry souhaite d’abord confirmer ses soupçons – et les nôtres : le bout de mâchoire que lui donne Drake correspond bel et bien à celui de George, sur son cadavre à la morgue. Ah, on avance, c’est donc l’heure de boucler l’épisode ! Chapeau bas à Drake qui conserve une mâchoire chez lui, l’air de rien, tout de même.

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Suranne Jones (#95)

Salut les sériephiles,

Le temps passe et passe et passe et on est déjà dimanche, donc c’est l’heure pour moi de vous pondre une petite performance de la semaine sur un acteur m’ayant bluffé au cours de la semaine. Concrètement, ça fait une semaine que je me dis que je vais écrire sur Jennifer Love Hewitt, mais je me suis rendu compte au moment d’écrire l’article que je l’avais déjà fait l’an dernier. Par conséquent, j’ai changé d’optique, puisque ce n’était pas la seule qui méritait d’être mise en avant sur le blog ! Je vais donc parler plutôt de…

Love & Pride – Gentleman Jack | Smells like Chick Spirit

La performance de la semaine :
Suranne Jones

La série concernée : Gentleman Jack
L’épisode : … Tous ?


Pourquoi Vous l’aurez compris en voyant l’épisode qui me fait parler d’elle, je veux vous en parler pour son rôle dans la série Gentleman Jack, inspirée d’une histoire vraie. Elle y interprète le personnage d’Anne Lister, qui vivait vraiment à Halifax au XIXe siècle et qui chroniquait toute sa vie en prenant toujours le temps d’écrire ce qu’elle faisait. Sa particularité qui justifie la série ? Oh, s’il n’y en avait qu’une… Les journaux étaient codés pour que personne ne sache ce qu’elle écrivait, et elle faisait ça, parce qu’elle menait une vie intime pas exactement courante pour l’époque : elle était lesbienne.

Le rôle n’est pas si simple à interpréter car il s’agit là d’incarner un personnage, un vrai. Et Suranne Jones excelle à le faire. Si la série est presque épuisante tellement on la voit toujours courir partout, elle est excellente à débiter ses répliques de la manière la plus naturelle du monde alors que bien souvent il s’agit de citations alambiquées des journaux de la véritable Anne Lister.

Gentleman Jack S1:E05 Let's Have Another Look At Your Past Perfect ...

Outre son look en noir qui est déjà un sacré moyen d’entrer dans le personnage, Suranne Jones déchire dans son interprétation avec une série de gestes et d’attention portée sur les petits détails du script et de la mise en scène. Elle incarne le personnage et je pense que tout le monde sera d’accord pour dire qu’elle est désormais indissociable de l’image qu’on peut se faire d’Anne Lister. Eh, elle donne même envie de lire ses journaux !

Enfin, les différentes intrigues de la série font que le personnage n’est pas toujours si appréciable que ça, surtout quand il est question de romance. Là-dessus, je sais que c’est une vue personnelle et que certains ne verront pas de problème, mais je ne suis vraiment pas toujours d’accord avec sa manière de faire les choses ; mais ça n’empêche que l’actrice m’a rendu le personnage attachant malgré tout. Que ce soit dans ses romances ou ses affaires, Anne Lister a de nombreuses failles et faiblesses, qui contrastent grandement avec le contrôle qu’elle a autrement sur sa vie… Et Suranne Jones nous vend très bien toutes les petites nuances nécessaires pour passer de l’un à l’autre. Chapeau bas.

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Le jeu de mot était facile, je sais !

 


Vue aussi dans : Je ne l’ai pas reconnue… mais je l’avais déjà vu il y a fort fort longtemps dans Coronation Street, puisqu’elle y était de 97 à 2004 et que je suis à peu près sûr d’avoir vu une bonne centaine d’épisodes de 2003. scott & bailey | TumblrCette série, c’est l’équivalent de Plus Belle la Vie et je n’en garde pas de nombreux souvenirs, mais à une époque je m’étais dit que j’allais la regarder après avoir rattrapé plein d’épisodes de la série de France 3, histoire d’avoir un soap anglais à mon actif.

J’ai commencé par de vieux épisodes, les premiers que je trouvais, et c’est tombé sur 2003. Passionnante, ma vie, non ? Sinon, elle a joué dans plein de films et séries, mais je n’ai rien vu. Pas même Scott & Bailey, où elle avait l’un des rôles titres, ouais. C’est comme ça, écoutez. Pas sûr d’avoir envie de regarder pour autant, parce que maintenant, j’ai juste envie de la voir en tant qu’Anne Lister. Sacrilège, je sais.


L’info en + : Par où commencer ? PAULIIIIIIIINE. Bon, j’ai donc regardé Gentleman Jack parce que Poluss a eu la bonne idée de me prêter les DVDs pour me forcer à regarder les épisodes. Elle sait très bien ce qui me plaît ou non, donc évidemment, elle m’a dit de regarder ça. Si je vous en parle, c’est qu’elle m’a ouvert aussi au fandom particulièrement productif de la série.

Anne Lister ayant vraiment existé, il y a plein de choses à découvrir sur sa vie. Des études complètes existent sur sa vie, mais aussi des manuscrits un peu partout, et des journaux… Tous n’ont pas été déchiffrés, la série a donc encore de quoi faire pour les saisons à venir, et les fans ont encore de quoi faire. Gentleman Jack S1:E08 Are You Still Talking? Recap – Ginges Be CraySi ça vous intéresse, aventurez vous sur Twitter ou Google, vous verrez, il y a de quoi faire !

Sinon, la vraie info en plus, c’est que ça y est, j’ai terminé la saison. Les critiques des trois derniers épisodes seront publiées, si tout va bien, d’ici ce soir… à 21, 22 et 23h !


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes