How I met your father – S01E03

Épisode 3 – The Fixer – 12/20
J’espérais me faire à cette sitcom, mais ce n’est pas ça. Je reste par nostalgie et par amour du casting, mais force est de constater que les blagues sont beaucoup trop convenues et l’intrigue bien trop prévisible pour que ça fonctionne véritablement. Il y a des moments sympathiques et j’ai eu l’occasion de sourire, mais je suis loin des fous rires de l’originale, parce que je suis trop gêné de sentir qu’ils essaient en permanence d’être drôles. On a des acteurs qui surjouent, des blagues qui sont attendues et des détours narratifs qui interviennent trop tôt. Non, malgré son titre, cet épisode ne répare rien.

Spoilers

Sophie décide d’aider Jesse à trouver l’amour, Valentina aide Sid à le conserver. Charlie et Ellen apprennent quant à eux à se connaître.

I am very much against children dating.

Hmm… Je ne suis pas convaincu par ce générique, sérieusement, ni par la présence de Sophie plus âgée pour nous introduire l’épisode… mais bon, admettons, je vais m’y faire avec le temps. Non ? Probablement pas, vraiment, elle me dérange avec son ton et son humour convenu, là. Les blagues semblent trop convenues pour que l’on rigole vraiment.

J’ai tout de suite plus raccroché quand nous en revenions au présent. Et en 2022, avoir une photo de profil était très important, apparemment ? Humph. Je commence à comprendre pourquoi les critiques disaient que les blagues avaient sept ou huit ans de retard, parce que vraiment, ça fait bien longtemps que je n’entends plus personne avoir ce genre de conversations. Et la conversation s’éternise.

De quoi s’agit-il ? De Jesse qui déprime de ne pas réussir à trouver l’amour sur Tinder, en partie à cause de sa photo de profil. Je ne sais pas, peut-être que le fait d’être casé casse mon approche de la chose, mais je n’ai pas l’impression que les conversations soient si lourdes entre célibataires. Les blagues ont du mal à passer et sont parfois gênantes, notamment quand la sœur se met à parler du fait qu’il se masturbe beaucoup. On avait compris dans les épisodes précédents, pas besoin d’être lourds avec ce sujet ?

La blague qui passait le mieux, c’était finalement le décompte des rencards de Sophie… et le retour dans l’appartement de Ted, Marshall & Lily. Parce que oui, c’est là que se déroule la scène, et ça marche toujours aussi bien. Par contre, nous en sommes au troisième épisode et Charlie en est déjà à entrer dans l’appartement sans frapper ? C’est totalement abusé, surtout qu’il entre là comme s’il avait les clés pour… se plaindre de ne pas trouver d’appartement ?

La sœur enchaîne sur ses difficultés à elle, Sophie leur conseille d’être colocataires et… elle n’est pas convaincue du tout. Tu m’étonnes, il est si particulièrement chelou cet anglais ! Bon, l’avantage de cette intrigue, c’est que j’apprends enfin le nom d’Ellen, la sœur, et que… oui, j’ai trouvé ça drôle comme intrigue, c’est là qu’on avait les meilleures blagues. Je veux dire, Charlie dans le métro, ça m’a fait rire. Vite fait. Sourire, quoi. On nous confirme aussi que, comme Barney en son temps, il est richissime sans avoir à rien faire, ce qui lui permet de vite décrocher un appartement.

Ce n’est pas tellement qu’il voulait avoir l’appartement en question, c’est juste qu’Ellen et son nouveau coloc le voulaient. Parce que oui, Ellen s’est trouvé un colocataire sur Craig’s liste. Tout ça pour qu’elle termine par vivre avec Charlie, sans le moindre doute. C’était évident dès le départ, et c’est bien ce qui finit par se passer : Charlie se fait voler l’argent de sa caution qu’il retire en liquide et avec lequel il se balade dans la rue (encore un gag beaucoup trop simple qui a réussi à me faire sourire) alors qu’Ellen se fait voler ses informations confidentielles par son nouveau meilleur ami qui parvient à se faire passer pour elle – et ça aussi, ça m’a fait sourire. Le problème, c’est que c’était là la meilleure intrigue, et ça se termine pourtant par une scène où ils disent être les plus courageux de la ville… quand il est évident que non.

De son côté, Sophie aide donc Jesse a faire de nouvelles photos pour parfaire son profil Tinder. Elle fait ça devant l’école où il travaille, faisant de lui la Lily de la série, d’une certaine manière. Si l’acteur donne tout ce qu’il peut en grimace et poses ratées, le scénario n’est pas si drôle : on tombe rapidement dans une certaine lourdeur de la série, et c’est dommage. C’était à nouveau trop convenu dans l’humour, avec Sophie prenant des photos de lui uniquement quand passent les enfants.

Là-dessus, le directeur de l’école débarque pour savoir ce qu’il se passe et même si Sophie dit absolument tout ce qu’il ne faut pas, tout va bien : il tombe immédiatement sous son charme. Alors que Sophie voulait aider absolument Jesse à trouver l’amour, voilà donc que c’est elle qui est en chemin pour le faire. En attendant que ça se concrétise, elle aide toutefois Jesse à parler à des inconnues dans les bars.

Le problème, c’est que la réputation de Jesse le suit beaucoup trop : l’inconnue qu’il croise est attirée surtout par le fait de sortir avec un meme, et quand Sophie le découvre, elle monte aussitôt au créneau pour prendre la défense de Jesse, lui ruinant la moindre chance de rentrer chez lui avec une jolie femme. Mouais.

Jesse et Sophie se retrouvent donc à rentrer chez eux en métro. Si j’aime l’idée de voir les personnages prendre le métro et que ça fonctionne mieux que la série originale, ça restait bien ridicule de les voir dans une rame de métro déserte et sans le moindre stress vis-à-vis d’un arrêt sur le point d’être raté. Comme on s’en doutait dès le départ, la série essaie d’en faire une sorte de Ted & Robin bis : ils se tournent beaucoup autour, apprennent à se connaître et partagent les rêves strictement opposés qu’ils semblent avoir sur la relation de couple.

Bref, ils feront un couple sympa pour la fin de saison 1. En attendant, Sophie a une super photo de profil pour Jesse quand elle développe celles qu’elle a prises le matin même alors que Jesse a le numéro d’un super vice-principal. Et la dernière scène nous révèle que Drew, le vice-principal, était également dans le bar du premier épisode. Cela fait de lui un prétendant sérieux pour être le père… Et c’est nul ?

Je veux dire, j’aime beaucoup l’idée, mais ça semble être une révélation de fin de saison, un truc que l’on nous révèlerait après un ou deux épisodes ; un truc qui aurait été encore plus cool si l’acteur avait vraiment été parmi les figurants, en plus.

Là, ça casse toute l’optique du premier épisode qui était de nous faire croire que la liste se limitait à quatre personnages. Le jeu était sympa, ça aurait pu marcher de la voir passer de l’un à l’autre… Mais là, on nous annonce directement qu’elle a pu parler à plein de gens dans le bar ou à l’aéroport, donc bon. Ce serait naze de faire d’un inconnu le père, bien sûr, mais ça donne déjà l’impression que la série développe de quoi tenir neuf ans. Elle ne les fera pas. Je ne suis là que par nostalige, quoi.

Pendant ce temps, nous voyons ces nouveaux personnages apprendre à se connaître. Sid est toujours dans une relation à distance avec Hannah (oui, d’après les sous-titres, ça s’écrit comme ça), et il en parle avec Valentina ? Eh, le temps semble passer trop vite entre l’épisode deux et l’épisode trois. Je ne comprends pas pourquoi et comment ils se connaissent assez pour en arriver à parler du sextoy qu’elle lui envoie sur son lieu de travail.

Oui, nous sommes de retour au bar. Si c’est chouette que les personnages puissent avoir un lieu à eux, ça fait bizarre tout de même de voir Valentina télétravailler depuis le bar (si jamais elle travaille ?) pour passer plus de temps avec Sid. En plus, lui, il ouvre son colis et déballe son sextoy sans trop de gêne quand bien même il dit être gêné ? Le jeu des acteurs est appuyé, le running gag du serveur n’arrive pas encore à me convaincre. Je suis frustré, j’avais espoir que ce troisième épisode arrive à me convaincre de la bonne idée de ce spin-off. C’est foiré.

Et puis, ça va lion cette histoire, merde, Valentina va jusqu’à aider Sid à mettre en place sa chambre pour qu’il se filme le soir pour Hannah ? Parce que oui ils vont essayer un sextoy en visio dans une chambre où le wifi passe mal. C’était crispant, et pas qu’un peu : Sid finit par se rendre sur le canapé du salon complètement à poil. Rappelons qu’il est toujours en coloc avec Jesse et Ellen à ce stade de l’épisode, je veux dire, on sait que ça va mal finir.

Le coup du sextoy est d’une lourdeur incroyable, avec des blagues qui, effectivement, semblent trop en retard ? Pauvre acteur ! Je l’adore, mais bon, finir à poil à imiter des voix après une dispute avec sa fiancée fictive… Il mérite mieux ? Peut-être. Il reproche à Hannah leur relation à distance, elle lui raccroche au nez et à nouveau il ne trouve rien de mieux à faire que d’aller voir Valentina pour lui demander conseil.

Vraiment pas la meilleure des idées ! Pourtant, elle s’arrange pour lui faire prendre le vol d’un de ses ex, pilote d’avion. Cela lui permet de rejoindre Hannah pour la nuit malgré le décalage horaire (??), et ça nous les réconcilie vite fait. Là-dessus, la Sophie du futur peut conclure qu’il n’y a pas que la photo de profil qui est importante, il y a aussi cette obligation à prendre des risques et se dévoiler pour obtenir des rencards. Non, vraiment, vraiment, VRAIMENT, Kim Cattrall est dérangeante. Elle surjoue tout, avec des répliques pas si bien écrites et me crispe chaque fois qu’elle est à l’écran. Rendez-nous Samantha.

How I met your father – S01E02

Épisode 2 – FOMO – 13/20
Voilà, on est cette fois sur ce que j’attendais de la série : c’est un spin-off raté mais une série pas si désagréable, voire divervtissante. je sens que je vais être bon public et bien aimer l’ensemble, sans plus. La série rend nostalgique de l’originale sans jamais parvenir à l’égaler, parce qu’on en arrive à un vrai problème : l’équipe de producteurs regarde toujours ce qu’il se passe… ce qui fait que les gags semblent en permanence tomber à côté. Je crois que le problème vient du fait que la série est partiellement supervisées par des personnes ayant entre 45 et 60 ans, tentant de nous raconter la vie de jeunes trentenaires. On sait qui a la FOMO, hein. 

Spoilers

Sophie tente de se remettre de sa rupture avec Ian et se rend dans un club nommé FOMO sous les conseils de Valentina.

They say there’s no such thing of having FOMO inside of FOMO.

En 2050, Sophie ne s’est pas encore resservie de son vin, mais elle est toujours au téléphone avec son fils qui ne lui raccroche toujours pas son nez. Pourquoi ? Mystère. Il a beau lui demander d’aller directement à la conclusion de son histoire, Sophie a vraiment envie de lui raconter tous ses rencards et tout le temps que ça lui a pris de rencontrer son père.

Est-ce que le gamin ne connaît pas le nom de son père du coup ? C’est possible, mais pas rassurant, tout de même. Allez, qu’importe, c’est reparti pour 2022. On y apprend que Sophie a peur du porno, apparemment, parce que le gouvernement peut traquer ce qu’elle fait et qu’elle fait du sport avec Valentina pour se réconforter – quand elle n’écoute pas sa chanson de réconfort.

On sent bien au rythme que l’équipe derrière la série est toujours la même que dans la série d’origine, mais ça ne marche pas aussi bien en 2022 qu’il y a quinze ans, désolé. En plus, ils avaient prévu que cet épisode serait diffusé une semaine après le précédent, et ce ne fut pas le choix d’Hulu. Dommage. Je suis en manque de sitcom, cela dit, alors pourquoi pas.

Bon, Ian étant reparti en Australie désormais, il faut trouver une nouvelle intrigue pour cet épisode : c’est Valentina qui nous l’apporte sur un plateau en voulant à nouveau rompre avec Charlie. On comprend bien que le but est de nous expliquer que ce couple ne va pas arrêter de rompre et de se remettre ensemble, mais ça permet aussi de mieux cerner le personnage de Valentina. Quant à Sophie, elle est persuadée que le vrai problème de Charlie est qu’il n’a pas d’amis à New-York.

Elle propose donc d’organiser une soirée avec le trio Sid, Jesse et la sœur de Jesse dont je n’ai toujours pas le prénom. Là-dessus, je dois bien reconnaître que c’est efficace : pour une fois, je trouve que ça ne fait pas trop forcé comme prétexte pour que les personnages se retrouvent. Et si Jesse devrait répondre non, le fait que ça vienne de Sophie pour qui il a bien un semblant de crush justifie qu’il dise oui, une fois forcé par son meilleur ami et sa sœur.

Bref, je dois dire que j’accroche à peu près à l’idée, de même que ça m’a fait rire de voir Charlie en costume. On sent qu’il est un peu une version soft et mixée de Barney et Robin à la fois, l’étranger qui apporte un lot de clichés, le riche à côté de la plaque avec des attentes bien différentes de ce qu’est la vie. Est-ce que je suis en train de réajuster mes attentes pour passer un bon moment devant la série ? Probablement.

J’ai aimé le fait que Sophie reçoive un message de Ian pile au moment où elle était prête pour une soirée fun en tout cas. Cela n’arrange pas les affaires de Jesse probablement, parce que bon, on vient d’apprendre qu’il avait un sacré budget de mouchoirs. Il est tout angoissé de voir que Sophie a toujours des pensées pour Ian, mais quand Sid entend Valentina parler d’une soirée arrangée, il est aussitôt persuadé que c’est pour Sophie et Jesse. Il est loin du compte le pauvre.

En attendant, le message de Ian pour Sophie n’est jamais qu’un selfie avec une private joke. La série s’embarque dans la longue tradition des running-gags de la série-mère… mais ça paraît moins efficace qu’avant. Peut-être que j’y suis trop habitué, peut-être que ce délire autour de Jason Momoa n’était pas drôle, peut-être que c’était original comme idée à l’époque mais que ça ne l’est plus en 2022. J’ai déjà fait mon choix.

Pour l’instant, la série manque aussi clairement d’un lieu culte où les personnages se retrouvent… et quelque chose me dit que ce ne sera pas FOMO. On n’a pas le droit d’y prendre de photos, la sœur de Jesse s’y ridiculise en essayant de draguer et Charlie ne parvient pas à se faire des amis parce qu’il est vraiment trop perché.

Jesse en arrive aussi à essayer de draguer Sophie – et pourtant, elle a laissé tomber le décolleté, hein. Elle accepte donc de passer un moment à part avec Jesse… sauf qu’elle repère un autre sosie de Jason Momoa sur la piste de danse et décide aussitôt de le prendre en photo. Si elle avait fait la morale en début d’épisode à Valentina en lui expliquant qu’il fallait qu’elle soit plus mature et patiente avec Charlie (mais pourquoi ?), elle lui explique désormais qu’elles sont encore jeunes et peuvent prendre de mauvaises décisions, comme celle de rester en contact avec Ian et de rire un coup même si ça la fera souffrir.

Arf, je ne sais pas si je vais aimer la série quand elle s’embarquera sur tout ça. Quant à la photo qu’elle prend, elle lui vaut inévitablement une exclusion du club, sans plus d’explications que ça. Cela permet à Jesse de comprendre qu’elle ne veut pas de lui, et quand il en parle à Sid devant Charlie, ils comprennent tout le quiproquo. Jesse et Sid abandonnent donc la sœur du premier pour aller dans le bar du premier, alors que Valentina se retrouve à rompre avec Charlie.

L’avantage, c’est qu’elle lui explique les vraies raisons de la rupture, alors bon, ils se remettront ensemble, probablement. Et l’air de rien, son plan fonctionne : Charlie se rend au bar avec Sid et Jesse, et l’amitié prend complètement entre Charlie et Sid qui se découvrent des goûts communs. Par contre, va falloir m’expliquer comment ils ont pu sortir de la boîte sans tomber sur Sophie, assise sur le trottoir devant. Au moins, elle peut partager un moment réconfortant avec Valentina (qui s’assure que son manteau blanc TOUCHE le trottoir sur lequel elle est en train de s’asseoir ???).

L’épisode finit par amener tout le monde au bar, parce que même si on ne sait pas bien pourquoi, Valentina veut se réconcilier avec Charlie. Celui-ci décide de prendre son propre appartement finalement, de manière à pouvoir avoir des rencards avec Valentina sans continuer de l’étouffer. Bien sûr, oui, c’est comme ça que fonctionne la vie, c’est bien connu. Et c’est bien connu aussi qu’on peut facilement entrer dans ce qui ressemble à une réserve privée du bar pour faire l’amour.

Là-dessus, les scénaristes ne changent pas trop et se gardent les mêmes lieux que dans la série originale, avec la même disposition de bar. Le bar iconique dont on avait besoin est donc celui-ci, et ça se sent bien en fin d’épisode. Une fin d’épisode où je me suis dit que j’aimais bien malgré tout les défauts cette série. C’est cheesy, un peu, avec Sophie qui décide de rester ami avec Jesse et de ne pas envoyer la photo à de Jason FOMO-moa à Ian. Elle le regrettera probablement, mais la fin d’épisode révèle que Jesse a la même chanson de réconfort qu’elle – et un goût particulier pour les jeux de mots avec son chat nommé Jesse’s girl, comme une chanson que j’ai maintenant en tête.

Ah, et il est à noter que Kim Cattrall s’efface beaucoup plus dans cet épisode… et c’est une bonne chose car le rythme est bien moins cassé, ouf !

How I met your father – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 12/20
C’est moins bien que ce que j’en attendais, et c’est bourré de petits défauts qui ne parvient pas à la rendre charmante pour le moment. Je suis frustré parce que j’avais bon espoir d’accrocher à fond avec ce casting, mais une partie des changements opérés à la formule d’origine ne fonctionnent pas du tout. Les gags sont loin d’être aussi efficaces que dans la première série, et on a surtout peine à voir comment ils arriveront à être en avance sur leur temps si la série reste si convenue. Pas de quoi devenir culte, donc, Et comme toute la saison est déjà filmée, je doute que ça s’améliore rapidement, puisqu’ils n’ont pas eu le recul des critiques avant…

Spoilers

En 2050, Sophie appelle son fils pour lui raconter comment elle a rencontré son père.

I had to meet you Sophie.

Bon. Cela commence déjà mal : ils ont foiré le générique ? C’est un vrai plaisir de réentendre les notes de musique qui participaient au succès de la série originale, mais cette superposition de photos est déjà clairement moins fun que le générique de base. Purée, on est en 2022, pourquoi ce look années 80 aux photos ?? Et pourquoi tant de photos où ils sont… seuls ? On dirait un book plus qu’un générique sur un groupe d’amis.

Eh, j’ai déjà fait pause avant même la fin de la première minute. Je m’étais promis de me regarder tout l’épisode sans interruption, mais j’ai trop envie de noter plein de choses. Difficile de regarder l’épisode sans comparer à l’originale, et ça blesse vraiment, parce que rien ne va par rapport à ce qui a fait le succès de la première : on commence en 2050, pourquoi pas, avec Kim Cattrall. Elle n’est donc pas que narratrice, on la voit.

C’est un changement de focus qui casse une grosse partie de la série, parce que ça va être dur de nous faire avaler qu’Hilary Duff finira par ressembler à Kim Cattrall. Et puis, même, si tout commence par un coup de fil… pourquoi est-ce que son fils ne raccroche pas quand sa mère bourrée se met à lui raconter toute sa vie ? Je comprends l’idée du coup de fil, pourquoi pas, mais c’est super bizarre. Puis la blague facile sur la commande vocale, ça ouvre mal l’humour de la série, même si je vois bien l’hommage à la dernière scène de How I met your mother et Robin qui n’arrive pas à faire fonctionner sa télévision.

Au moins, les rires m’ont beaucoup moins dérangé que prévu. C’est une bonne chose… ou pas : je crois que j’étais plus dérangé par le jeu de l’actrice. Bon, allez, il est temps d’entrer dans la série cela dit : un flashback nous fait quitter 2050 pour nous rendre en 2022, le present day sans le moindre covid. Soit.

Sophie se rend donc à un rencard Tinder et utilise un Uber pour cela, Uber dans lequel elle va rencontrer deux meilleurs amis, Jesse et Sid, qui deviendront ses amis si l’on en croit le générique de départ. Alors. Comment dire ? Je ne prends pas de Uber, mais j’ai trouvé extrêmement forcé cette scène d’introduction où ils se mettent à se raconter leur vie. Déjà que Sophie monte dans la voiture alors qu’il y a deux types qu’elle ne connaît pas dedans, en plein New-York, bonjour la crédibilité.

Qu’ensuite l’un des deux se mettent à lui raconter toute sa vie et sa demande de fiançailles qui sent bon le fail… Je ne sais pas, c’était bizarre. Après, je ne peux rien dire, dans les Blablacar, on se raconte nos vies aussi parfois, mais ce n’est pas un Uber quoi. Toujours est-il que Sophie enchaîne en racontant son histoire, ce qui est étonnant aussi.

J’aime bien le plan dans la voiture qui ressemblait vraiment à la série d’origine, et en vrai, je me suis retrouvé plutôt bien embarqué par l’histoire de sa rencontre avec Iain. OK, je ne vais pas critiquer Tinder, ce serait facile et franchement malhonnête de ma part, parce que ça m’a réussi. Qu’elle fasse un rencard de merde, ça ne me surprend pas. Qu’elle réagisse en hurlant, j’y croyais vraiment moyennement. Qu’elle trouve l’amour au moment de supprimer Tinder ? Pourquoi pas.

Bref, tout ça passait bien, de même que tout le montage où elle apprend à connaître son futur par messages interposés. Il est vrai que la romance en 2022 peut commencer comme ça, et qu’elle commence souvent comme ça. Ce n’est pas la mythique introduction de Barney, mais admettons.

Par contre… Qu’est-ce que j’étais déçu de voir que Ian ressemblait à ses photos Tinder. J’espérais tellement qu’elle s’imagine tout un tas de scènes avec lui dedans alors que finalement non. Cela aurait été dans le style de la série d’origine, mais ce n’est pas le but ici. Le but ici est de nous présenter un rencard absolument parfait… sauf que Ian est sur le point de déménager en Australie. Pas la porte à côté donc.

Cela fonctionne, et ça fonctionne bien plus que les retours à Kim Cattrall. Vraiment, je n’accroche pas du tout à sa manière de raconter l’histoire en regardant la caméra – et donc nous. Cela casse le rythme de la série là où les enfants en donnaient par des réactions amusantes de temps en temps. Là, Kim Cattrall est omniprésente. Non, vraiment, je ne le sens pas.

Et c’est dommage, parce que la série, par d’autres aspects, fonctionne plutôt bien. J’ai beaucoup apprécié la scène où Sophie apprend le départ de Ian, ou le moment où il la ramène chez elle. Je n’ai pas été jusqu’au rire comme avec le premier épisode de l’originale, mais cette fin de rencard où chacun veut s’embrasser sans le faire, ça marche toujours aussi bien.

On enchaîne alors avec une bonne scène où l’on rencontre la colocataire de Sophie (Valentina ?). Là, j’ai commencé à sourire un peu plus et à m’embarquer dans l’humour de la série. Sans être exceptionnel, il est efficace par moment, notamment lorsque Sophie rencontre Charlie. Après, je ne sais pas, je ne comprends pas pourquoi elle a préféré le personnage de Sophie à celui de Kelsey, Hilary Duff. Enfin, si : il y aura plus de gens pour regarder How I met your Father, probablement.

Enfin, le premier épisode. Les autres, je ne sais pas quand même, parce que le scénario est forcé à plein de moments. Il y a des répliques qui fonctionnent, comme celle sur les fruits, et il y a des stéréotypes qui foirent complètement. Charlie l’anglais très à poil qui s’installe avec elles sans l’accord de Sophie et qui découvre le métro, c’était en trop, franchement. Et tellement convenu dans l’humour !

L’échange de téléphones portables avec le meilleur ami du chauffeur Uber ? Beaucoup trop prévisible et complètement illogique. Prévisible au sens où on se doutait bien que Sophie allait devoir trouver une raison de retrouver Jesse et Sid après son rencard si bien qu’on ne regarde pas son téléphone (euuuh, n’est-ce pas la base d’un rencard ?? Regardez votre téléphone sans que ça ne fasse partie de la conversation et c’est NEXT direct perso). La réplique était déjà en trop, Kim Cattrall qui le surjoue, c’était atroce, et… ça aurait pu fonctionner comme twist si Sophie n’avait pas récupéré son téléphone en le regardant dans le Uber. « N’oublie pas ton téléphone », lui a-t-il dit en lui donnant alors qu’il crushait sur elle.

Bon, après, c’est utile pour l’intrigue : Sophie veut retrouver Ian pour l’embrasser finalement, parce qu’elle se rend compte que son rencard était parfait et que c’était con de ne pas en profiter pour tenter quelque chose, même à distance. Pour cela, elle a besoin de son portable. Cela dit, dans tous les cas, elle avait besoin de récupérer son téléphone, quoi.

Voilà donc Sophie qui embarque ses deux colocataires avec elle dans le bar où Sid va faire sa demande en mariage à sa fiancée… au lieu de l’emmener au concert de Beyoncé. Cela sent très fortement le fail, quand même, et c’était forcé par moments à nouveau, avec une Hillary Duff pas toujours convaincue par ou convaincante dans ce qu’elle faisait. Au moins, ça permettait à Jesse de passer un peu de temps avec Sophie. On apprend donc à le connaître comme un type qui s’est pris un râteau lors de sa demande en mariage.

Sa copine ne voulait pas de lui, c’était filmé et apparemment tout New-York a vu la vidéo où il finissait par tomber de scène. Elle n’est pourtant pas si drôle…

Pendant ce temps, Charlie et Valentina rencontrent la sœur de Jesse, dont on comprend assez vite qu’elle sera un ressort comique dans sa tendance à surgir par surprise d’un peu n’importe où. Eh, ça peut fonctionner, mais pour l’instant, elle était plutôt gênante. Pas autant que Charlie, l’anglais un peu riche qui est traumatisé par la vie à New-York et déprime complètement Valentina. Un beau couple, donc. Ils passent le reste de l’épisode à se disputer, ce qui fait rire Sophie et Jesse.

Le problème, c’est que Jesse est clairement séduit par le décolleté plongeant de Sophie, alors que Sophie est une grande romantique quand lui ne croit pas du tout en l’amour. Elle, elle y croit tellement qu’elle est prête à aller à l’aéroport pour lui balancer qu’ils sont faits pour être ensemble. Du grand n’importe quoi.

De son côté, Sid demande finalement Anna en mariage, et elle dit oui, mais avant de se barrer à nouveau à Los Angeles. Bien sûr, oui. La meuf traverse le pays, passe dix minutes avec son mec, se fiance et retourne à l’hôpital pour faire une greffe d’organe ? Ce n’est pas crédible, arrêtez de nous faire croire qu’il n’y a qu’un chirurgien dans les hôpitaux.

En tout cas, ça arrange les affaires de Sophie : Anna a besoin d’aller à l’aéroport, et elle aussi. Tina, toujours en t-shirt-culotte après un passage dans le métro, ça se souligne quand même, suit le mouvement parce qu’elle s’est rendue compte qu’elle détestait finalement Charlie, alors qu’elle l’a invité à rester chez elles. Et la sœur de Jesse est embarquée à son tour, parce que Jesse conduit. Donc oui, la série est en train de nous dire quand même que Jesse a un bar qu’il abandonne totalement avec plein de gens qui sont supposés être des amis d’Anna et Sid mais qui ne leur disent pas au revoir. Y a des problèmes gros comme ça dans ce scénario.

Bon, en tout cas, à l’aéroport, Sophie parvient à retrouver Ian sans trop de mal et lui propose vraiment de s’engager dans une relation avec lui. Il lui fout alors un bon gros râteau, ne croyant pas à une relation avec 14h de décalage horaire. Voilà qui est fait pour le personnage de Sophie, qui vient aussi de se ridiculiser en avouant avoir eu plus d’un rencard Tinder par semaine « cette année ». J’espère pour elle que c’est 2021, hein, sinon ça fait vraiment beaucoup pour 2022.

Ce n’est toutefois pas encore la conclusion de l’épisode : allez savoir pourquoi, j’ai dû rater une référence, Sophie veut ensuite marcher seule sur un pont, mais avec tout le groupe. Ce groupe qui s’apprête à devenir son groupe d’amis inséparables. C’est gros comme manière de rencontrer ses amis, mais ouais, après tout ça, et alors que Valentina et Charlie se réconcilient, Sid et Jesse invitent leurs nouveaux amis à venir boire un verre chez Lily & Marshall. Pardon, chez eux. Le clin d’œil est sympathique et discret.

Me reste à évoquer la sœur de Jesse qui ne se remet pas encore de son divorce mais est prête à redonner une chance aux rencards lesbiens et j’aurai fait le tour de cet épisode. La conclusion est sympathique : on en revient à Kim Cattrall qui annonce que c’est la nuit où elle a rencontré le père de son fils. Si l’on en croit le montage, cela nous laisse donc quatre possibilités : Sid, Jesse, Charlie ou Ian. Difficile de ne pas être déjà team Ian ; ce sera probablement Sid pour la surprise. Ils auraient pu ajouter un ou deux randoms dans l’épisode pour que ce soit drôle.

Le twist est donc ici qu’on nous confirme qu’elle a déjà rencontré son mari. Il fallait bien revoir la formule originale de toute manière, deux fois de suite, ça ne pouvait pas marcher. Je ne suis pas sûr d’accrocher totalement, mais la fin d’épisode m’a donné un peu d’espoir tout de même. Reste à voir ce que ça donnera sur du long terme, mais va falloir virer Kim Cattrall. Et puis, bordel, elle n’a même pas fini son verre, pourquoi irait-elle déjà chercher la bouteille de vin ???

How I met your father (S01)

Synopsis : Sophie raconte à ses enfants sa quête de l’amour et la manière dont elle a rencontré leur père quelques années plus tôt, en 2022.

Pour commencer, je suis super impatient de découvrir cette série, pour tout un tas de raisons. Déjà, j’adorais la série d’origine, alors savoir qu’un reboot a lieu me donne vraiment envie de le découvrir. Je sais bien que la série d’origine vieillit mal, mais voilà, je suis en manque de bonne sitcom. Malheureusement, les retours que j’ai pu en voir sont tous franchement négatifs ou au moins mitigés, ce qui n’annonce rien de bon.

Pourtant, l’autre raison qui me donnait envie de voir ça, c’est que j’adore complètement le casting. Hilary Duff a lâché son spin-off de Younger pour ça, il n’y a que des acteurs que j’aime, que ce soit à la narration ou dans le groupe d’amis, tout est fait pour que ça me plaise. Seulement, un peu comme pour Powerless à l’époque, je sens bien que ça ne va pas passer et que la mayonnaise ne va pas prendre.

Voir aussi : Le très bon casting d’How I met your father

C’est l’une des rares séries de cette année dont j’ai vu la bande-annonce… et c’était plutôt catastrophique. N’empêche que, j’avais trop envie de découvrir ce que ça pouvait donner !

Note moyenne de la saison : 11/20

S01E01 – Pilot – 12/20
C’est moins bien que ce que j’en attendais, et c’est bourré de petits défauts qui ne parvient pas à la rendre charmante pour le moment. Je suis frustré parce que j’avais bon espoir d’accrocher à fond avec ce casting, mais une partie des changements opérés à la formule d’origine ne fonctionnent pas du tout. Les gags sont loin d’être aussi efficaces que dans la première série, et on a surtout peine à voir comment ils arriveront à être en avance sur leur temps si la série reste si convenue. Pas de quoi devenir culte, donc, Et comme toute la saison est déjà filmée, je doute que ça s’améliore rapidement, puisqu’ils n’ont pas eu le recul des critiques avant…
S01E02 – FOMO – 13/20
Voilà, on est cette fois sur ce que j’attendais de la série : c’est un spin-off raté mais une série pas si désagréable, voire divervtissante. je sens que je vais être bon public et bien aimer l’ensemble, sans plus. La série rend nostalgique de l’originale sans jamais parvenir à l’égaler, parce qu’on en arrive à un vrai problème : l’équipe de producteurs regarde toujours ce qu’il se passe… ce qui fait que les gags semblent en permanence tomber à côté. Je crois que le problème vient du fait que la série est partiellement supervisées par des personnes ayant entre 45 et 60 ans, tentant de nous raconter la vie de jeunes trentenaires. On sait qui a la FOMO, hein.
S01E03 – The Fixer – 12/20
J’espérais me faire à cette sitcom, mais ce n’est pas ça. Je reste par nostalgie et par amour du casting, mais force est de constater que les blagues sont beaucoup trop convenues et l’intrigue bien trop prévisible pour que ça fonctionne véritablement. Il y a des moments sympathiques et j’ai eu l’occasion de sourire, mais je suis loin des fous rires de l’originale, parce que je suis trop gêné de sentir qu’ils essaient en permanence d’être drôles. On a des acteurs qui surjouent, des blagues qui sont attendues et des détours narratifs qui interviennent trop tôt. Non, malgré son titre, cet épisode ne répare rien.
S01E04 – Dirrty Thirty – 12/20
Ce n’est toujours pas ça, mais la série a réussi à me faire rire – vraiment rire – une fois cette semaine. On progresse. Je sens toujours le potentiel de la série, mais elle cherche trop à vouloir nous dire qu’elle est fun et jeune pour l’être vraiment. Je continue d’avoir l’impression de voir des vieux tentant des blagues de jeunes – de d’jeun’s même, et c’est gênant parce que ça ne prend pas autant que ça devrait. En tout cas sur moi. Je dois être du côté vieux désormais ? J’ai l’impression que toutes les blagues ont vraiment quelques années de retard et que c’est drôle par accident uniquement.
S01E05 – The Good Mom – 07/20
Je veux bien être compréhensif face à une série qui a besoin de temps pour s’établir, mais je ne comprends pas comment un casting aussi parfait peut être aussi mal exploité et comment personne n’a pu se rendre compte à quel point la série était désastreuse. Elle tente d’être drôle, mais tous les gags tombent à l’eau tellement il manque de fluidité et de cohérence. Genre, ça ne se passerait jamais comme ça, et sans un brin de crédibilité, ça ne peut pas être drôle ?
s01e06 – Stacey – 11/20
Les personnages ont à peine le temps de se trouver un équilibre en tant que groupes – et en tant que personnages individuels d’ailleurs – qu’ils sont déjà déséquilibrés par des décisions douteuses de la part des scénaristes. Si l’humour semble plus fluide dans cet épisode, on a tout de même du mal à cerner les vraies intentions et à être vraiment amusé.
S01E07 – Rivka Rebel – 10/20
Je suis peut-être sévère avec la série, mais une fois de plus, je suis frustré de voir qu’elle aurait le potentiel d’être vraiment bien… mais qu’elle se contente d’intrigues vraiment peu surprenantes. Chaque fois, c’est prévisible, chaque fois, on a de l’humour lourd, chaque fois, on passe plus de temps à voir les scénaristes se démener à raconter quelque chose de drôle plutôt que de développer vraiment les personnages.
S01E08 – The Perfect Shot – 08/20
J’ai envie de continuer la série car j’aime les acteurs, qu’il y a des points de Bingo Séries à se faire et que certaines répliques restent suffisamment bien senties pour me faire rire… mais tout de même, ce n’est pas glorieux comme ensemble. Les intrigues ne sont pas crédibles. Je sais bien que c’est une comédie, mais enfin, ça nous prend pour des idiots en permanence, quand les blagues ne semblent pas sortir des années 90. Fou comme l’humour reste sensiblement le même que dans la série-mère, mais sans parvenir à être drôle.
S01E09 – Jay Street – 13/20
Ce n’est toujours pas drôle du tout, il y a quelques moments qui en deviennent même crispant tellement les blagues tombent à l’eau mais… mais il y a quelque chose qui n’était pas là avant avec cet épisode. Ce n’est pas le clin d’œil/guest de la série originale, c’est vraiment la narration qui arrive à créer une situation digne de la série originale. Il est évident que ça ne tient pas la comparaison à l’originale, mais retrouver une once de ce qui plaisait tant à l’époque est agréable.
S01E10 – Timing is Everything – 13/20
Oui, le timing est essentiel, c’est vrai, et les scénaristes feraient mieux de le comprendre : ça marche aussi avec l’humour ce conseil. Alors bien sûr, cet épisode final a les ingrédients classiques d’un final, mais il en est presque trop prévisible et jamais tout à fait drôle quand il tente de l’être, jamais tout à fait surprenant, jamais tout à fait triste. Pire, certaines choses sont rushées… C’est pourtant l’épisode qui aura réussi à me faire rire. Attendez, en fait, le pire, c’est que je sais que je vais être de retour en saison 2. Je suis masochiste.