Un vendredi au Comic Con Paris (2019)

Salut les sériephiles,

Cela fait déjà une semaine que la cinquième édition du Comic Con Paris m’a ouvert ses portes, il faut donc quand même que je prenne le temps de vous en parler un peu plus longuement pour vous livrer mes impressions sur la première journée de convention, comme toujours. Il n’y a pas à dire, le Comic Con reste un lieu hors du temps : j’ai l’impression que cela fait un siècle que cette journée s’est déroulée (mais c’est peut-être aussi parce que ma semaine était encore chargée), j’ai l’impression que c’était hier, je n’arrive pas à me situer. Quoiqu’il en soit, voilà donc tout ce que j’ai à dire du vendredi !

Voir aussi mes articles sur les journées de : Samedi Dimanche

Snapchat-2056326892.jpgLa journée commençait bien mal, puisque comme tous les ans, je suis venu en métro en passant par Stalingrad et, comme bien souvent, je suis monté dans le premier métro qui passait sur le quai au lieu de vérifier avant où il allait. Je me suis donc retrouvé à prendre la ligne 7 au lieu de la 5, et donc à descendre à la Cité des Sciences plutôt qu’à la Grande Halle de la Villette. Oh, si je raconte ça, c’est surtout dans l’espoir de ne pas me planter l’an prochain. Après, dans les faits, je me suis retrouvé à entrer dans le salon à 9h45 au lieu de 9h30, et ça, ce n’était pas malin de ma part comme je voulais absolument faire le panel de 10h.

Un peu de stress, ça ne fait jamais de mal après tout. Je vous disais dans mon planning que j’y allais seul, mais ça n’a pas duré bien longtemps : à peine entré dans la file d’attente pour le panel Amy Acker que je retrouvais Julien du webzine Direct-Actu.fr. On s’est croisé l’an dernier dans les allées, alors on a tout de suite parlé et ça a permis de raccourcir l’attente. Je ne fais pas les choses dans l’ordre, en tout cas : avant ça, j’ai récupéré mon sac offert par le Comic Con, à l’honneur des 80 ans de Marvel. Petite déception tout de même : le sac est plus petit que d’habitude (mon sac à dos rentrait à peine dedans et du coup, ça ne fermait pas) et les stocks semblent moins conséquents. Heureusement qu’il est beau !

La déception s’envole vite avec le froid matinal lors de la traversée vers la Grande Scène. Cette année, exit la grande salle, on se retrouve avec un chapiteau à l’extérieur de la convention. C’est une bonne chose, mais c’est juste dommage que ça signifie devoir faire l’attente en extérieur (là pour le coup, il fait froid – et encore la météo est plutôt bonne) et traverser l’espace sans toit au-dessus de nos têtes. Au moins, il ne pleuvait pas (encore), ouf. De toute manière, braver la pluie n’aurait pas été un problème.

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BIM, je me retrouve donc au premier panel et je suis directement dans l’ambiance Comic Con : DJ Elliot est au RDV comme chaque année pour mettre l’ambiance, Yaelka nous fait la présentation et Amy Acker arrive bien vite… C’est une matinée de feu. Le panel est très intimiste en plus : une fois commencé, les portes sont fermées définitivement, et comme on est vendredi matin, il n’y a vraiment pas grand-monde dans la salle. C’est dommage, mais ça m’arrange bien : grâce à ça, j’ai pu poser la toute première question de cette cinquième édition, et à une de mes actrices préférées en plus. Je fonds.

Le panel portait uniquement sur les vingt ans de la série Angel et sur la participation d’Amy Acker à la série. C’était l’occasion de questions passionnantes, passionnées et précises de la part de Yaelle qui n’a pas hésité à creuser l’analyse du personnage de Winifred avec Amy Acker, tout en lui demandant son ressenti sur son casting (une scène inspirée de Shakespeare) ou sur l’évolution du personnage, qui d’après Amy s’inspirait beaucoup d’elle-même sur plusieurs points (l’amour des Tacos, les origines texanes, etc.). Et comme tout le monde est fou amoureux de Winifred, ça en dit long sur l’actrice, non ?

Ma question ? Elle portait sur son ressenti d’avoir eu à gérer un personnage si complexe et parfait dès le début de sa carrière ; je me demandais notamment si elle avait eu parfois peur face à une telle tâche. Evidemment non, mais elle a reconnu qu’elle ne savait jamais vraiment où elle allait avec Fred et qu’elle ne se rendait pas encore compte de la chance qu’elle avait de jouer un tel personnage. C’était son premier job, pour elle, il était normal de pouvoir avoir une telle panoplie d’émotions et d’intrigues à jouer. En fait, non.

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Contrairement à ce que j’avais annoncé, le planning a changé (gros plus de cette édition : la nouvelle présentation du planning sous forme de frise chronologique, c’était hyper pratique !) et je n’ai pas pu aller à « Comics et politique ». En revanche, nous nous sommes rendus à un panel sur les nouveaux médium comics, et c’était plutôt intéressant. J’ai ainsi découvert l’univers et les dessins de Mirka Andolfo, que j’ai tout de suite beaucoup aimé. Il faudra que je me penche davantage sur son travail, je sens que ça me plaira. De toute manière, elle a travaillé sur Ms Marvel, donc ça se fera, c’est évident.

DSC_0107.JPGAprès ça, je me suis consacré comme prévu au panel avec Callan Mulvey. Il faut bien avouer que j’ai commencé à accuser un méchant coup de barre à ce moment-là, mais de toute manière, Hartley Cœurs à vif est une série qui est vraiment très, très loin pour moi. Je n’ai dû en voir que quelques épisodes, donc j’étais à côté de la plaque par rapport aux fans présents. Il n’empêche que c’était un univers sympa à découvrir. Et puis, Yaelle a aussi posé des questions sur son implication dans le MCU en parallèle du DCverse, alors que c’est supposé être impossible. L’occasion de quelques anecdotes sur les coups de chance improbables de l’acteur et sur son tournage de la baston culte dans l’ascenseur de Captain America.

Ensuite, il était temps d’errer un peu dans les allées et de faire le tour des différents stands. Peu de surprise par rapport à d’habitude, mais l’agrandissement de l’espace permet la création d’un coin coréen (je n’ai pas trop compris pourquoi, j’avoue), d’un espace en réalité virtuelle et surtout du corner tatoo. Même si je ne pense pas me faire un jour un tatouage (trop peur de le regretter un jour), j’adore l’idée et c’était top de consulter les différents dessins des tatoueurs ou de les voir travailler – parce que oui, il y en a qui ont craqué sur un tatouage !

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Dans l’ensemble, en revanche, j’ai trouvé que les stands étaient plus avares en goodies que d’habitude. Oh, et déception de voir de voir que le stand Syfy était déjà pris d’assaut. En même temps, ils ont offert une expérience de pince humaine, donc pas étonnant (j’adore l’idée, mais ça réduit vachement la fréquentation possible du stand : une personne à la fois toutes les dix minutes contre deux à cinq personnes toutes les cinq minutes l’an dernier). L’animatrice était la même en plus, j’aurais aimé avoir le temps d’y passer – mais je ne l’ai pas fait des trois jours.

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Ouh que j’étais mal situé pour ce panel !

En tout cas, pas de temps à perdre : j’ai mangé mon sandwich en attendant le panel suivant, en salle Workshop. C’était un panel à nouveau mené par Yaelle sur les comics Stranger Things, en présence d’un dessinateur qui aussi bossé sur les comics Angel saison 6. J’aurais aimé qu’on lui accorde un moment pour en parler plus longuement, mais de toute manière, je n’avais aucun comics à lui faire dédicacer. C’était en tout cas passionnant à écouter : j’ai redécouvert ainsi les possibilités qu’offraient le numérique par rapport au dessin classique, par exemple, mais aussi ses limites – pas d’exemplaire unique à vendre pour les dessinateurs.

Ce panel terminé, j’ai enchaîné – cette journée est tellement riche et improbable ! – avec mon craquage : une dédicace d’Amy Acker grâce à une promo reçue par mail. L’occasion cette fois de rencontrer d’autres fans dans la file d’attente que j’ai trouvé étonnamment courte : tant mieux, ça permet de parler plus longtemps avec Amy ! Et là, mon cœur a fondu : elle m’a reconnu ! Bon, certes, j’avais posé une question quatre ou cinq heures plus tôt seulement, mais tout de même, après un rapide et banal échange composé de mes remerciements pour sa carrière et ses rôles, elle m’a remercié pour ma question, puis dit que j’avais été PERFECT. Laissez-moi mourir dans un coin.

IMG_20191025_172912_778.jpgOh, la dédicace ne dure pas plus de deux minutes, c’est sûr, mais le simple fait d’avoir pu parler un peu de la manière dont elle m’a accroché à Angel, c’était déjà beaucoup trop bien. Qu’en plus, elle me dise que j’étais « perfect », laissez-tomber, vous m’avez perdu. Ah oui, elle m’a accroché à la série : je regardais un épisode par-ci par-là sur la TNT pendant les pubs W9 (qui diffusait alors Buffy…), et je suis tombé sur LA scène de l’escalier. Elle a tout de suite su de laquelle je parlais, évidemment, et elle a tout de suite compris la détresse qui a suivi mon bingewatching des cinq saisons quand j’en suis arrivé à cet épisode. Amy Acker est tellement perfect, elle aussi, je vous jure !

Dans tout ça, elle m’a dédicacé mon DVD Much Ado About Nothing, j’étais content. Et ensuite, il a fallu redescendre sur terre, ce que j’ai fait en errant dans l’Artist Alley, un coin toujours aussi sympathique du Comic Con.

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Au premier rang, svp !

La journée n’était toujours pas terminée cependant ! J’ai enchaîné avec le panel de Ross Marquand dont j’ai déjà parlé dans l’article de mardi dernier. Ce panel a été un vrai coup de cœur, parce que l’acteur était hyper accessible, simple et sincère. En plus, Yaelle (oui, oui, toujours la même, elle était partout ce jour-là, c’est impressionnant) a eu la bonne idée de repérer exactement la scène du dernier The Walking Dead qui montrait bien l’évolution du personnage d’Aaron et de lui poser des questions dessus. Ca me simplifiait la vie : c’est exactement la question que je voulais lui poser.

IMG_20191025_193210_072.jpgÀ la sortie du panel, j’ai croisé brièvement David de Buffy Slays 20 qui m’a fait regretter de ne pas avoir pris de photo avec Amy Acker dès le vendredi, parce qu’elle prenait le temps de parler apparemment. Bon, tant pis, je savais que je la revoyais le lendemain. Et puis, j’avais déjà des étoiles plein la tête de ma séance de dédicace avec.

Je suis donc allé me poser à la Grande Scène pour la dernière fois de la journée, histoire d’assister à la projection en avant-première de Retour à Zombieland,qui était vraiment top comme suite.Mais ça aussi, j’en ai parlé sur le blog mercredi.

Voir aussi mes articles sur les journées de : Samedi Dimanche

Quelle journée, en tout cas ! Je suis sûr que j’ai oublié de parler d’un tas de choses, mais vous aurez compris que c’est encore une journée mémorable et que comme d’habitude, j’en tire un maximum de souvenirs positifs ! Je crois que c’était l’une de mes meilleures journées de comic con, et pourtant, je n’y étais pas encore avec toute la joyeuse bande que j’ai pu croiser les samedis et dimanches. Je vous en parlerai dans d’autres articles, évidemment. Et pour ceux qui trouvent encore que cet article était trop court, j’ai aussi posé quelques photos supplémentaires sur Instagram, évidemment :

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J’ai enfin lu Ms Marvel (tome 1)

Salut les sériephiles !

Il y a un peu plus d’une dizaine de jours, je terminais le mois de la BD en entamant ENFIN ma lecture des comics Ms Marvel. J’espérais avoir (prendre) le temps d’en lire un peu plus de vous écrire cet article, mais comme j’ai peur que Poluss ne finisse par débarquer chez moi pour m’engueuler parce qu’elle attend cet article depuis près de deux ans – souvenez-vous, il s’agit de son comic préféré il est temps que je vous révèle ce que j’ai pensé du tome 1. Quant au tome 2, je le mets de côté, parce que c’est le mois de la bit-lit, que Felicia Day a sorti un nouveau livre (j’en parlerai prochainement ici, c’est évident) et que bon, faut aussi que je lise ce que je donne à lire à mes élèves, paraît-il…

Résultat de recherche d'images pour "ms marvel tome 1"Evacuons tout de suite le suspense : j’ai beaucoup aimé. Le truc, c’est que « beaucoup aimé », ça veut aussi dire que je n’ai pas adoré autant que je l’espérais. Mon plus gros problème, j’imagine, c’est que j’en attendais trop car on me l’avait beaucoup survendu. Ce comic est un véritable succès de la nouvelle vague Marvel là où d’autres ont misérablement échoué (Mosaic, que j’aimais tant !), donc je m’attendais à quelque chose d’exceptionnel.

Finalement, l’histoire de Kamala commence de manière plutôt classique pour une série de comics adolescents : tous les codes du genre sont là, mais je n’ai pas encore trouvé l’ingrédient un peu original qui me fera adorer. Il faut aussi que je nuance cependant : à l’époque de sa sortie, c’était encore très original et, depuis, Marvel a sorti pas mal de comics jouant la carte de la différence, rendant celles de Kamala moins importantes. Je suis aussi un peu contaminé par le coup de cœur que j’avais eu sur un autre titre datant aussi de 2015. Je parle bien sûr des comics All-New Wolverine (il faudra que je me mette à jour !) qui voyaient Laura Kinney prendre son rôle d’héroïne très à cœur, un peu comme Kamala découvrant les responsabilités qu’engendrent son nouveau destin de super-héroïne. Elle, j’avais enchaîné tous les tomes dispos quand je me suis mis à la découvrir…

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Ceci étant dit, le tome 1 de Ms Marvel est un véritable plaisir à lire. C’est une origin story qui ne s’embarrasse pas de l’explication de certains détails, mais qui présente une galerie de personnages dont on sait déjà qu’ils pourront être attachants ou irritants juste ce qu’il faut. Si les pouvoirs de Ms Marvel ne sont pas encore bien évidents à comprendre, c’est parce qu’elle est elle-même en train de les découvrir et je dois reconnaître que ça m’a fait sourire à quelques reprises. J’ai même ri dans le train à un moment où sa main part en vrille sans qu’elle ne puisse la contrôler. C’est plutôt bon signe !

La mythologie du personnage et de ses pouvoirs se met peu à peu en place, et c’est peut-être ça qui m’a posé problème aussi : ça se met en place très progressivement. Comme je suis déjà énormément spoilé sur certains aspects du comic et de la personnalité de Kamala – des choses que je pensais présentes dès le touuuuuuuut premier numéro alors qu’en fait non – j’ai trouvé ça long et n’ai pas encore forcément eu les scènes que je pensais avoir. En plus, je suis vexé, j’ai envie de la shipper avec son meilleur ami, mais je sais que ça ne prendra pas tout à fait cette direction dans les nombreuses pages qu’il me reste à lire.

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Malgré tout, j’étais surpris par certains aspects de sa transformation dont je ne savais rien avant d’ouvrir le premier tome !

En définitive, j’ai donc englouti ce premier tome en une seule lecture, j’ai trouvé ça génial… mais j’attends un peu plus et j’espère que les tomes suivants sauront apporter des choses un peu plus originales. Si ce n’est pas le cas, ça restera plaisant à lire, heureusement, alors pas d’inquiétude, c’est dans ma PAL, d’autant plus que les dessins sont beaux (et j’adore le look des personnages !). En fait, tout ça devrait me servir de leçon : j’aurais dû commencer ces comics dès la sortie pour m’éviter les spoilers et les avis qui amplifient mes attentes.