Derek Wilson (#86)

Salut les sériephiles confinés,

Pour une fois, je peux commencer cet article en disant qu’on n’est pas un dimanche comme les autres, puisque c’est la fin du #WESéries qui fait que je débarque si tard ce soir. Au moins, l’article du jour est là tout de même et j’ai eu beaucoup de possibilités pour choisir un acteur qui pouvait mériter vraiment d’être la performance de la semaine. Et j’ai fini par me décider pour un acteur qui mérite un article depuis trois saisons, à savoir…

Future Man Wolf - Retro Future

La performance de la semaine :
Derek Wilson

La série concernée : Future Man
L’épisode : S03E06 – The Land After Time – 19/20


Pourquoi ? Derek Wilson interprète le personnage de Wolf depuis trois saisons et il le fait avec beaucoup de brio. J’ai beaucoup ri grâce à son interprétation magistrale d’un personnage qui, au départ, avait tout pour que je le déteste profondément. Honnêtement, c’est le comic relief un peu relou à l’humour pipi caca qui n’avait rien pour me plaire.

Pourtant, les scénaristes l’ont tant développé depuis la saison 1 que je m’étais vraiment attaché à son personnage. Les meilleures surprises de la série venaient toujours de Wolf : les cours de cuisine, les blagues insupportables et redondantes sur la faiblesse de Josh ou sur son gros pénis à lui, les mariages de groupe… Pas étonnant qu’il finisse toujours par laisser sa trace dans l’Histoire. En plus, il a un égo de fou aussi, donc évidemment que ça lui plaît de laisser sa trace… autrement que sexuellement, même si ça joue aussi.

derek wilson | Tumblr

Pour ce qui est de cette saison 3, mon épisode préféré pour Wolf est le sixième, où il est présenté comme le personnage le plus sain de tous, le seul qui se souvient à peu près d’où il vient et qui est obsédé par son passé au point de passer pour fou. Franchement, il joue très bien le personnage perdu dans sa folie, mais ce n’est pas surprenant. Ce n’était pas forcément sa meilleure performance de la série, mais c’est difficile de choisir un seul épisode dans cette série, principalement aussi parce que je viens de m’enchaîner tous les épisodes de la saison 3 en une journée.

En tout cas, je voulais souligner que j’adorais cet acteur avant de ne plus pouvoir le faire, puisque j’ai terminé la série et que je ne sais pas encore si je le retrouverai dans une autre série. Ce n’est pas gagné du tout, puisqu’il est encore en début de carrière.


my new plaid pants: Good Morning, WorldVu aussi dans : Si dans Future Man, Derek Wilson a eu l’occasion de jouer pas mal de versions de son personnage et de prouver son talent, il n’y a pas beaucoup d’autres endroits où il a pu le faire, ce qui est bien dommage. J’ai toutefois eu l’occasion de le voir dans un tout autre rôle dans la série Preacher, et je dois souligner qu’il m’avait convaincu en tant qu’acteur, puisque je ne l’avais pas reconnu immédiatement. C’est toujours la marque de grands acteurs, ça.


Derek Wilson Tumblr posts - Tumbral.comL’info en + : Ma foi, je n’ai pas grand-chose en plus aujourd’hui. La série est annulée, donc je n’ai pas d’info sur une possible saison 4, et l’acteur n’a été rembauché nulle part. Pour l’anecdote, notons que la saison 2 a eu un improbable 100% sur Rotten Tomatoes, un site de critique connu pour être sacrément sévère puisque tout le monde y met son grain de sel. Dingue qu’il soit possible d’atteindre un tel score et d’être annulée malgré tout. J’imagine que c’était trop de niche pour perdurer. Tant mieux : la fin est géniale, mieux vaut ça qu’un concept qui s’épuise !


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

Tom Everett Scott (#85)

Salut les sériephiles confinés,

Nous revoilà dimanche et pour ce 41e jour de confinement, je constate que j’ai eu l’impression de voir beaucoup de séries cette semaine, mais que je n’avais à nouveau pas grand-chose à me mettre sous la dent du côté des performances marquantes et inoubliables. Finalement, je me suis donc décidé à parler d’un acteur qui n’aura pas beaucoup l’occasion d’être évoqué ici de toute manière ! En effet, je compte vous parler de…

Council Of Dads Tom Everett Scott GIF - CouncilOfDads ...

La performance de la semaine :
Tom Everett Scott

La série concernée : Council of Dads
L’épisode : S01E01 – Pilot – 16/20


Pourquoi ? Si j’ai regardé Council of Dads avant tout pour J. August Richards et Sarah Wayne Callies, ce premier épisode est largement porté par Tom Everett Scott qui joue le rôle de… Scott. Ca ne s’invente pas. Scott est donc présenté comme un père de famille aimant voyant sa vie basculer lorsqu’il apprend qu’il est victime d’un cancer qui pourrait bien le tuer. Face au drama, les acteurs révèlent souvent le meilleur de leur jeu, et ça a été le cas de certains acteurs dans l’épisode – Sarah Wayne Callies livre une bonne performance ici aussi, mais je ne doute pas qu’elle saura obtenir son article « performance de la semaine » plus tard dans la saison, de même que le personnage de JJ qui a bien failli être ici lui aussi.

Toutefois, si je choisi de parler de Tom Everett Scott, c’est parce que son personnage finit bel et bien par mourir en fin d’épisode, après un an à avoir lutté contre la maladie. Concrètement, c’est bien pour cela que je souligne la performance de l’acteur : en quarante minutes, il se passe énormément de choses dans la vie de Scott : il apprend la maladie, il est en chimio, il est en rémission, il devient papa et il meurt après rechute (rechute qu’on ne voit pas – j’imagine que la série se garde quelques flashbacks sentimentaux pour plus tard).

Cheers Tom Everett Scott GIF - Cheers TomEverettScott ScottPerry ...

Ce qu’il faut en retenir en tout cas, c’est qu’à chacun de ces stades, l’acteur parvient à être crédible, alors que ce ne doit pas être tout à fait évident, et particulièrement en rémission, où l’on voit bien sa fatigue et qu’il la transmet bien. Bien sûr, tout ça est aussi aidé, j’y reviens, par Sarah Wayne Callies qui a de l’alchimie avec à peu près tous ses collègues masculins (sauf Andrew Lincoln, mais je l’ai déjà dit dans la critique de l’épisode, ça). Du coup, le couple est immédiatement crédible après quelques scènes ensemble.

Ils respirent l’amour et la joie d’être parents à nouveau. Franchement, s’il y a bien une scène qui m’a marqué dans le jeu de Tom Everett Scott, c’est celle de la maternité où il pleurait de joie. Le sourire était on ne peut plus sincère, il le vendait à merveille, alors que la situation était particulièrement dramatique, son personnage étant le seul dans la pièce à ignorer qu’il était en pleine rechute.

Were Cheesy Sarah Wayne Callies GIF - WereCheesy SarahWayneCallies ...

Bref, la série vise fort pour nous marquer et c’est bien dommage que le personnage de Scott ne survive pas… En même temps, on le savait dès le départ, il n’y aurait pas eu de série si le père restait en vie à la fin du pilot !


tom everett scott | TumblrVu aussi dans : Dans plein de choses ! Tom Everett Scott, c’est ce genre d’acteur qui n’est pas mauvais du tout, mais qui ne semble pas être considéré comme assez bon pour se décrocher un rôle de manière durable. Ainsi, à chaque fois, on le voit faire des passages dans des séries où il a des arcs complets, mais il n’est jamais réussi à rester pour une série complète.

Bref, on a pu le voir dans 13 Reasons Why dans un rôle secondaire, on a pu le voir comme Gouverneur de New-York dans Unité Spéciale, on a pu le voir aussi Reign, dans Scream (Kevin Duval !) ou même encore avant tout ça dans Urgences. De là à dire que c’est un caméléon qui enchaîne les rôles, il n’y a qu’un pas… mais je ne le franchirai pas, parce que sa carrière a débuté en 1994 alors heureusement qu’il a eu plein de rôles, tout de même !

The Soundtrack for 'That Thing You Do!' Withstands the Test of ...
Franchement, ça me donne envie de voir ce film musical dont je crois que je n’avais jamais entendu parler alors qu’il doit être un classique depuis sa sortie en 1996.

L’un des plus marquants est apparemment dans un film de Tom Hanks que je n’ai pas vu, That Thing You Do, où il était en compagnie de Johnathon Schaech, Ethan Embry et Steve Zahn. Les quatre acteurs se sont réunis en visio pendant le confinement pour évoquer leurs souvenirs du film, et ça a eu pas mal de succès a priori.


L’info en + : NBC compte totalement sur Council of Dads pour être le nouveau This is us de la chaîne… mais c’est déjà raté. Bien que le premier épisode de la saison soit diffusé juste après le final de la saison 4 du succès de la chaîne, on sait bien qu’une diffusion si tardive dans l’année n’est jamais bon signe pour un drama. Bref, on a intérêt à en profiter tant que ça dure, et c’est un peu la leçon du premier épisode, non ?

Kiss Sarah Wayne Callies GIF - Kiss SarahWayneCallies RobinPerry ...
Il faut profiter de la vie tant qu’elle dure…

En plus, la chaîne a encore opté pour cette étrange diffusion du pilot un bon mois avant la diffusion du reste de la saison. Comment voulez-vous que ça fonctionne ? J’étais déjà sceptique de ce procédé avec Zoey’s Extraordinary Playlist, et c’est bien pour ça que je n’ai pas voulu voir le premier épisode lors de sa diffusion fin mars. Là, avec une série familiale aux nombreux rôles (une dizaine de personnages, tout de même), je ne pense vraiment pas que la stratégie soit payante.

On verra bien ce que donnent les audiences pour la diffusion du deuxième épisode, mais je ne donne pas cher de la peau de la série. C’est bien dommage, elle a le potentiel pour être vraiment intéressante et je crois bien qu’elle a réussi à me faire gober son concept…

robin everett | Tumblr


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

This is us – S04E18

Épisode 18 – Strangers : Part.2 – 20/20
Voilà une excellente fin de saison qui nous laisse dire au revoir à la famille Pearson en pleine tension dramatique, tout en ayant de l’espoir pour la suite. La série nous fait ce qu’elle sait si bien faire une nouvelle fois, ménageant ses surprises avec brio et avec un très bon jeu de temporalité qui fait qu’on ne sait jamais très bien sur quel pied danser et à quoi s’attendre.

> Saison 4


Spoilers

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Like it’s so good I think it started give me contractions.

Bon, cette fois, ça y est, on y est, c’est la fin de saison. J’ai préparé les mouchoirs et ma meilleure place de canapé de confinement.

L’épisode a la bonne idée de commencer par le retour de bébé Jack et de sa femme enceinte jusqu’au cou. J’étais tellement heureux de le revoir, et j’aurais tellement eu envie de le revoir plus souvent dans la saison. En plus, il chante toujours aussi bien quand elle le lui demande pour le bébé… et pour provoquer l’accouchement évidemment.

Ils apprennent avant celui-ci qu’ils vont avoir une petite fille, alors qu’ils réfléchissaient justement à un prénom à lui donner… On retrouve aussi Hailey en train d’être draguée par Zach. Hailey ? On ne sait pas tout de suite qui c’est, mais elle s’occupe d’une galerie d’art avec son meilleur ami. Reste à savoir quels liens avec les Pearson ils ont… Et c’est révélé assez vite : il s’agit de la sœur de Bébé Jack. C’est un twist qu’on ne risquait pas de voir venir, ça, franchement. Quant à la petite, elle s’appelle Hope.

Contre toute attente, la série enchaîne sur la tradition d’anniversaire de Jack, dans le passé, avec une image digne du pilot. C’est un an après la naissance des triplés que la tradition d’être nu avec Rebecca semble s’être stoppée : elle est habillée d’un peignoir et doit s’occuper de leurs enfants dont c’est aussi l’anniversaire après tout. Pourtant, au beau milieu du repas de fête, Rebecca se met à pleurer d’un coup, nostalgique de cette première année avec ses trois enfants… et de l’absence de Kyle, surtout.

C’est vrai que la série n’a jamais abordé avec détails le deuil de cet enfant, vite « remplacé » par Randall. Pourtant, c’est un vrai sujet de drama qui était resté dans un coin et qui surgit avec beaucoup d’efficacité dans cet épisode. Pour se changer les idées, Jack propose à Rebecca de se rendre auprès de leur médecin à la citronnade.

Ils comptent surtout pour lui pour trouver à nouveau les mots capables de chasser les mauvaises idées. Ce n’est pourtant pas évident, mais il s’y colle, comme d’habitude, avec une petite chanson cette fois : Blue skies. C’est cette chanson dans laquelle il s’est réfugié au décès de son premier bébé, mais aussi au mariage de sa fille une fois devenue adulte. Bref, c’est une chanson pour accompagner toute une vie, dans les moments tristes et les moments heureux.

Dans le présent, on reprend d’abord du côté de l’anniversaire de bébé Jack, avec une fête organisée chez Rebecca, dont l’état de santé semble continuer de se dégrader. Kevin, lui, recontacte son oncle – parce que cet épisode vient de se rappeler qu’il y avait de nouveaux acteurs dans cette saison en théorie. Avec l’anniversaire de Jack le lendemain, on a aussi l’anniversaire de la sobriété de Kevin, qui n’a pas touché depuis un an à l’alcool.

Pour se rendre à l’anniversaire de son cousin, Déjà est obligée de dire au revoir à son copain, lui aussi de retour dans la série pour l’occasion. À l’intérieur de la maison, Beth est toujours aussi parfaite : elle fait remarquer à Randall qu’il a vraiment déconné avec sa mère en fin d’épisode précédent, et elle angoisse à l’idée de la réaction de Kevin et Kate. Tu m’étonnes.

Rapidement, on en arrive à la fête d’anniversaire, qui est un montage très sympathique des trois anniversaires de l’épisode. C’était nécessaire cette pause avant d’attaquer le clash familial qui est clairement en train de couver. Kevin est sûr que sa mère n’ira pas à St Louis, mais c’est loin d’être le cas : Randall lui a fait pression pour qu’elle participe à l’essai clinique et elle ne tarde pas à l’annoncer.

Beth a tout de même le temps de se barrer dans la cuisine avant que la bombe ne soit lâchée.

Oui, c’est une bombe, même si les triplés ne disent rien devant Rebecca. Par contre, une fois ensemble dans le jardin, la question de ce qui a pu faire changer d’avis Rebecca est abordée, ça va de soi. Randall noie bien le poisson, mais une fois Kate et Toby partis, Kevin se rend dans la cuisine pour interroger sa mère sur ce qu’il s’est passé. Bien évidemment, Beth est encore et toujours là pour avoir les bonnes idées : quand Kevin comprend de lui-même ce qu’il en est, il se rend auprès de son frère pour le confronter et Beth s’arrange pour leur laisser la maison vide.

Elle dégage le plancher avec Beth, Miguel et les filles. Et elle fait bien, vraiment, parce que la température monte d’un cran entre les frères vraiment rapidement. La scène est franchement dure à voir, mais ce n’est que le début des dramas de cet épisode.

Ailleurs, en effet, on voit un homme essayer de maîtriser un cheval sans y arriver… jusqu’à ce que Sadie, sa fille, soit capable de dompter l’indomptable (et gratuit) cheval. Il s’agit finalement de… l’obstétricien de Madison. Et oui, Madison est enceinte, de Kevin. C’est une nouvelle assez atroce quand on y réfléchit, parce qu’on est très loin de l’histoire parfaite que Kevin recherche, et Madison le sait bien. La pauvre n’ose donc parler de sa grossesse à personne : elle n’a pas de famille proche, Kate n’est pas exactement la personne à qui le dire et Kevin… espère autre chose.

Bien évidemment, Madison débarque en plein milieu de l’engueulade Randall/Kevin, et elle a donc le meilleur timing possible pour annoncer sa grossesse à Kevin. Le pauvre prend la nouvelle en pleine face, surtout qu’elle a eu le temps de se faire un avis sur la question, elle. Cette grossesse, c’est un miracle qu’elle a décidé de mener à son terme, évidemment.

Si Kevin décide d’aller prendre l’air pour s’en remettre, c’est la pire idée possible : l’engueulade reprend avec Randall qui revient à la charge et accuse Kevin d’avoir été absent le jour de l’incendie, affirmant que Jack est mort en ayant honte de son frère. Face à une telle charge émotionnelle, Kevin répond que le pire jour de sa vie est celui où Rebecca et Jack ont décidé de l’adopter, rien que ça. Randall s’en va donc sans un mot sur cette double affirmation terrible.

Clairement, la famille se déchire, mais pas pour de bonnes raisons. Les réconciliations auraient pu être rapides s’il n’avait pas fallu que tant de méchancetés soient balancées à leur face. Là-dessus, Kevin n’a plus qu’à rentrer chez sa sœur et se confronter à Madison. Après avoir été accusé par son frère d’être un énorme égoïste, Kevin décide évidemment d’affirmer à Madison qu’il est prêt à être le père de son enfant, à 100%. Et ça tombe bien, car ce sont des jumeaux.

La série prend tout de même le temps de nous faire douter sur l’avenir de Kevin : on revoit Sophie se marrant devant une de ses publicités, puis Cassie qui vient chercher Nicky pour aller à une réunion au moment où l’oncle félicite son neveu de son année de sobriété. Pas évident tout ça.

Autrement, pour fêter l’anniversaire de Jack, Kate et Toby décident de revenir à la maternité pour laisser une photo de leur famille sur le mur… ce n’était pas gagné pourtant, parce qu’il est né en pesant à peine un kilogramme. Pourtant, malgré tout ça, Toby ne peut s’empêcher aujourd’hui de penser qu’il faut un frère ou une sœur à ce bébé Jack : Kate avec ses triplés, les filles de Randall sont trois, et c’est triste de ne pas avoir quelqu’un avec qui grandir selon lui.

Il propose donc à Kate d’adopter, rien que ça. Grosse décision. Pourtant, ils se décident assez rapidement d’adopter, et on sait donc qu’ils vont nous adopter une petite fille, qui sera nommée Hailey.

L’épisode se termine une fois de plus dans le futur, avec Kevin arrivant auprès de sa mère mourante. Il fait un câlin à Nicky, mais pas à Randall, alors on ne sait pas encore si la réconciliation a eu lieu ou pas. En tout cas, Kevin a bel et bien des jumeaux, un garçon et une fille, donc il semblerait que Madison soit bien la mère parfaitement inattendu teasée l’an dernier. Kevin prend quand même le temps de mettre la main sur l’épaule de son frère alors qu’ils regardent leur mère : c’est bon signe…

> Saison 4

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EN BREF – Cette saison 4 était à la hauteur des précédentes, même si son schéma est un peu plus compliqué à résumer, avec des jeux de temporalité de plus en plus présents et des inconnus ajoutés au casting dont les scénaristes ont finalement eu du mal à savoir quoi faire sur du plus long terme : le premier épisode nous a présenté trois personnages qu’on a finalement peu revu alors qu’ils devaient avoir un énorme impact sur la vie des Pearson.

Alors, oui, ils ont eu un impact, c’est vrai… mais pas tant que ça non plus ! Tout de même, c’est une des rares séries dans laquelle j’ai réussi à ne pas prendre trop de retard ces derniers temps, et ce n’est pas pour rien : elle est exceptionnelle et frappe toujours juste dans les émotions qu’elle provoque.

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> Saison 4

This is us – S04E17

Épisode 17 – After the Fire – 18/20
Et on ouvre le canal lacrymal pour l’avant-dernier épisode de cette saison qui réussit à surprendre par son format particulier et sa manière de se concentrer sur la construction d’un personnage. Je ne m’attendais vraiment pas à ça, alors que tout l’indiquait avec ce titre, et j’ai eu du mal à rentrer dans l’épisode – même si j’ai finalement adoré. Et puis, c’est tellement bien écrit. Bref, j’étais partagé, je ressors épuisé émotionnellement, mais c’était réussi, pas de débat possible !

> Saison 4


Spoilers

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I haven’t been able to stop thinking about it since I asked my brother… What my life would be like if my dad hadn’t died.

Oh non. Voilà les premiers mots qui me sont venus devant cet épisode quand j’en ai vu le titre et le résumé, comprenant aussitôt qu’on partait sur un univers alternatif où Jack serait en vie. D’un côté, j’adore ce genre d’épisode donc je ne comprends pas trop cette réaction initiale. De l’autre, c’est que je sais que je n’ai pas spécialement envie de la souffrance qui va venir avec cet épisode. Franchement, on sait très bien où mène ce genre de dérive, ça va être trop triste, c’est tout.

Bref, ce n’est pas grave, c’est toujours plaisant de souffrir devant nos séries avec nos personnages préférés non ? En plus, la série a bien introduit la chose avec son cliffhanger de la semaine dernière et avec une psychologue de talent pour Randall. C’est ainsi en session avec elle que le personnage peut imaginer ce que sa vie aurait été si son père adoptif n’était pas mort durant l’incendie. L’idée est sympathique, surtout que ça permet de se concentrer sur le Randall adolescent – j’adore l’acteur – et de nous ramener William à nouveau.

Ouep, la théorie de Randall est que Rebecca aurait remis en perspective toute sa vie et lui aurait parlé de l’existence de William. Après tout, ça se tient, William étant dans la tête de Rebecca depuis un moment, on le sait bien. Randall adulte imagine alors une vie bien différente où il aurait retrouvé William adolescent et aurait fait en sorte de le voir plus régulièrement, tout au long de sa vie. C’est chou comme tout, surtout quand il arrive à convaincre Jack de se rendre en réunion d’addict anonyme avec William.

Au niveau des changements majeurs, il y a bien sûr l’idée qu’il aurait eu du mal à avoir une relation saine avec sa mère tout au long de son adolescence, et c’est bien dur à voir quand on sait celle qu’il a eu en réalité. Dans les non-changements pas crédibles, en revanche, Beth est toujours avec lui, avec exactement la même relation. La même ? Pas tout à fait : elle est encore plus parfaite ! C’est elle qui s’arrange pour que Randall pardonne à Rebecca dans cette réalité alternative. Elle est tellement géniale.

L’épisode est fort pour nous donner pas mal d’émotions dès son point de départ, en tout cas : on refait le tour d’un sacré paquet de flashbacks de la relation Randall/Beth, mais avec un Jack qui vieillit (et qui vieillit bien). Beth est géniale, Tess a le droit de naître aussi, Jack réagit bien mieux à la nouvelle de l’Alzheimer de Rebecca, tout est parfait quoi.

Sa psy l’interrompt alors pour lui demander d’être honnête avec lui. Sa vie parfaite qu’il imagine est bien jolie, mais il existe forcément pire selon elle. Oh. Cet épisode prend un tournant bien différent avec une psy qui fait faire un vrai travail à Randall. Au moins, c’est réaliste. La plus grande peur de Randall si Jack avait survécu ? Eh, il aurait pu mal réagir à la décision de Rebecca de ne rien dire sur l’existence de William.

C’est assez horrible, parce que du coup, ça mène à une vraie engueulade Jack/Rebecca comme on n’en a plus vu depuis la saison 1, Randall découvre la vérité dans une scène moins aseptisée que la première version et cette découverte lui ruine la vie quand William est loin d’être un père idéal. Il est toujours drogué aussi dans cette version… mais il ferme la porte au nez de Randall. C’est fou comme c’est d’un coup beaucoup plus crédible.

Par contre, ça fait peur de voir Randall mal tourner ensuite, évacuant sa rage dans le sport et ne rencontrant jamais Beth. Pire encore, Randall et Jack continuent d’en vouloir dans cette réalité alternative à Rebecca. Personne ne lui parle plus, la pauvre, au point que Randall quitte carrément les repas familiaux en plein milieu. Ambiance pour Sophie.

Quelques années plus tard, il est terrifiant de voir Randall avec des boucles d’oreilles et une femme qui n’est pas Beth. Oh lala, Beth a eu une telle influence positive sur lui… Finalement, ce n’est pas plus mal que Jack soit mort ? Est-ce que ce sera la conclusion de l’épisode ?

Quitte à faire des changements, en tout cas, Randall imagine une vie différente pour Kate qui aurait des enfants bien plus tôt. C’est après tout logique puisqu’elle n’a pas eu le traumatisme de la culpabilité du décès de son père, au moins. Celui qui l’a, en revanche, c’est Randall : il n’a jamais cherché à savoir ce que devenait William Hill et il reçoit donc un carton l’année de son décès.

Dans cette version alternative où Randall est un don juan digne de Kevin, Randall dégage le carton de souvenirs de son père biologique juste avant d’apprendre que sa mère a Alzheimer, un peu avant Thanksgiving. La nouvelle est tellement grosse et il a tellement peur pour elle qu’il décide de lui pardonner aussitôt et de retrouver enfin sa mère, une fois adulte. J’aime cette version.

Le but de l’exercice pour la psy ? Montrer à Randall que malgré tout ce qu’il peut imaginer, il ne pourra jamais avoir le contrôle total de toutes les situations se présentant à lui dans la vie. C’est pas mal et ça offre un million de possibilités que les scénaristes explorent : la psy insiste pour faire comprendre à Randall qu’il n’aurait pas pu sauver son père, qu’il n’est pas là pour sauver tout le monde et qu’il ne peut pas le faire de toute manière. Et elle est aussi capable de lui faire remarquer que sa vie n’est clairement pas déterminée par ses pères comme il semble le penser, mais plutôt par ses mères. Une absente, une mentant pendant trente-six ans.

La psy lui fait donc comprendre la dure réalité : il est obsédé par sa mère, y compris dans ses réalités alternatives, au point d’avoir choisi une psy qui ressemble à sa mère. C’est une belle découverte cet épisode, c’est une psychothérapie qui fonctionne à merveille : l’observation est claire, la question qui suit aussi. La psy demande donc à Randall s’il a déjà pris le temps de questionner sa mère sur le mensonge qu’elle a maintenu toutes ces années : après tout, c’est ce mensonge qui est le cœur de l’épisode et des vies alternatives de Randall.

La conclusion de l’épisode est douce comme tout, avec Beth remarquant qu’elle savait depuis le début que c’était probablement le problème. Elle est aussi atroce avec Randall appelant sa mère au milieu d’une soirée jeu pour voir si elle est prête à se rendre à l’essai clinique qu’il lui a trouvé. J’ai détesté cette manière dont l’épisode se termine, avec Randall refusant de confronter sa mère sur le mensonge qu’elle a tenu… mais s’en servant plutôt pour lui faire du chantage et la forcer à quitter New-York pour aller à St Louis. C’est terrible, parce que Rebecca passait une bonne soirée. C’est terrible aussi parce que je ne sais plus de quel côté je suis dans cette famille ; ils me touchent tous en fait. Par contre, Randall n’a pas fait le bon choix en cette fin d’épisode, je pense.

Et la semaine prochaine sera déjà le dernier épisode de la saison, oh lala.

> Saison 4