This is us – S05E02

Épisode 2 – Forty Part.2 – 20/20
Il fallait effectivement laisser un peu plus de temps aux scénaristes pour nous dégager le canal lacrymal. Cet épisode commence de manière habituelle pour la série, mais plus il avance, plus la qualité augmente. Les scènes magistralement écrites s’enchaînent les unes après les autres, les personnages et les intrigues reprennent leurs droits sur l’actualité et la série en a encore dans le ventre, même si c’est parfois un brin too much.

> Saison 5


Spoilers

The world is on fire. This is enough. Fix it.

La saison nous recycle l’accouchement de Rebecca dès le début de l’épisode, mais ça fait si longtemps que la saison 1 nous a montré ces scènes qu’on a presque l’impression que c’est inédit. William, lui, observe son bébé depuis la vitre de la maternité et se remémore l’accouchement de sa défunte copine, Laurel. Plus encore que l’accouchement, il se souvient de ses douleurs après l’accouchement. C’est lors de celles-ci qu’elle a demandé à William de lui fournir de la drogue pour aller mieux… et pour s’occuper du bébé. Quelle horreur.

William se rend donc dans la chapelle de l’hôpital où il pleure en se remémorant tout seul et en comprenant qu’il ne peut pas s’occuper seul d’un bébé. En larmes, il entend à peine Jack arriver. Celui-ci aussi est paumé dans tout ce qui lui arrive, avec une infirmière lui conseillant de prier pour sa femme et ses enfants. La série nous fait alors une petite mise en abime de flashbacks, avec Jack se souvenant de son père en train de prier.

La prière de Jack est elle-même un peu trop longue à mon goût dans cet épisode, mais elle mène à une super scène où Jack appelle son père et où ça se passe bien entre eux. Puis, à tout le reste que l’on a déjà vu et connu menant à l’adoption de Randall…

Dans le présent, Kevin et Madison rentrent à la cabane pour découvrir la disparition de Rebecca. Kevin n’a même pas le temps de sortir à la recherche de sa mère que Miguel leur apprend que les flics l’ont retrouvée. Madison minimise autant que possible ce qui lui est arrivé, et Kate s’occupe de remplir les documents de la police, comme on l’a déjà vu l’an dernier. Rien de nouveau, donc ?

Non, rien de nouveau, mais tout de même : Kevin balance que Madison est sa fiancée, et Kate, malgré tout ce qui lui arrive, note bien sûr ce détail, autant que nous l’an dernier. C’est bien amené par la série, ma foi. Une fois la police partie, Kate interroge donc Kevin sur le mot « fiancée » mais n’a pas de réponse pour autant. Il faut dire, elle n’a même pas le temps de prévenir Kevin qu’elle a appelé Randall que le voilà qui débarque à la porte. Bon anniversaire. Le silence est pesant et se passe de bonjour, mais ça fait plaisir malgré tout de retrouver les triplés.

Oh, la scène se contente des banalités et du « small talk » de 2020 : il n’est pas question de météo, mais des câlins qu’on ne peut plus se faire (ça doit être terrible pour les américains ; déjà que nous, il y a des français qui ne supportent pas un monde sans bise !) et des vingt jours de quarantaine avant de venir en vacances… Randall est toutefois stoppé en chemin vers la chambre de sa mère endormie par Kevin, qui essaie de se justifier malgré tout d’avoir perdu sa mère en cours de route. Kate, elle, s’excuse de l’avoir paniqué pour rien… avant de faire chier Kevin pour qu’il parle à Randall et qu’il arrange la situation, parce que c’en est trop. Supporter le monde extérieur, c’est une chose, mais supporter la dispute entre ses frères, c’est trop.

Rebecca se réveille de sa sieste pour finalement voir Randall à son chevet. Elle comprend aussitôt qu’il est au courant de ce qu’il vient de se passer et les distances entre eux sont compliquées à maintenir. Bien que sains, ils veulent faire attention… C’est l’avantage des séries, elles vont nous montrer la distanciation parfaite à tenir entre nous et entre proches, puisque les acteurs ne sont pas si proches que leurs personnages. Forcément.

Rebecca demande si Beth est là, puis raconte donc à son fils ce qui lui est arrivé, avant de se demander si l’essai clinique aurait pu l’aider et si… Beth est là. Outch. C’était cool de voir Randall s’excuser d’avoir insisté pour l’essai clinique, mais ça fait mal de voir Rebecca dans cet état.

Toby débarque avec un gâteau, et j’ai adoré sa petite référence à Twitter et les faux objets en gâteaux. Il tombe sur Miguel qui n’est pas trop d’humeur à rire malheureusement : il croyait vraiment en une rémission de Rebecca, mais là, elle vient de chuter beaucoup plus bas que ce qu’elle était avant. Pour lui remonter le moral, il lui parle de One Day at a Time (pfiou, il faut vraiment que je rattrape cette série !), de ses antidépresseurs et d’un futur heureux.

C’est marrant comme la crise en cours donne aux scénaristes une liberté encore plus grande qu’avant de citer toute l’actualité du moment. Il y a toujours eu des références dans la série, mais je trouve que ce double épisode en est blindé… Ou alors, c’est juste qu’après deux mois à la maison, on a tous eu la même année sur Twitter et les mêmes références ? En tout cas, il y a plein de répliques de cet épisode qui n’auront aucun sens aux gens la découvrant dans dix ans pour la première fois.

Bref, l’épisode avance bien, et le médecin de Rebecca appelle Miguel juste à temps : Randall vient juste de remarquer, en effet, que sa mère a pris un autre médicament qui est celui qui a causé l’épisode problématique pour Rebecca. L’affaire est vite pliée, on nous a fait croire à une dégradation bien plus importante que ce qu’elle n’était de son état de son santé et Randall… annonce à tout le monde qu’il va juste rentrer auprès de Beth et des filles désormais.

Outch. La séparation, le jour de l’anniversaire, est violente, mais il veut logiquement retrouver sa femme après une telle journée. Oh lala, j’adore Randall… et j’adore la scène qui suit, avec une écriture absolument bluffante de la scène entre Kate et Randall. Ainsi, Kate essaie de faire comprendre à son frère qu’elle ne veut pas prendre de camp dans la dispute en cours, mais qu’elle s’inquiète tout de même pour lui, puisqu’elle n’a pas eu de réponse à ses SMS depuis un moment.

Oh, on a eu une graine plantée dans l’épisode précédent, mais là elle a germé : Kate s’excuse pour l’état dans lequel le monde est, et Randall lui fait remarquer que pas une fois en quarante années, elle n’a pris le temps d’aborder avec lui le racisme et les personnes de couleur tuées à la télévision. Voilà qui est fait. La scène est belle, et elle mérite d’être vue, pas résumée. Elle se termine sur deux personnages qui s’aiment, mais aussi sur Kate comprenant que Randall n’a pas à la réconforter, loin de là, et que se sentir mal est une chose parfaitement normalement, parce que ouais, le monde déconne depuis toujours et elle ne l’a jamais vu. Et joyeux anniversaire.

Kate rentre… et Kevin sort aussi, parce que c’est bizarre de savoir que son frère se barre le jour de son anniversaire. Il le rattrape donc pour lui apprendre qu’il va être le père d’un petit garçon, mais aussi d’une petite fille, ce qui le fait logiquement flipper. La scène est belle : sans s’excuser l’un et l’autre, Randall et Kevin réussissent à se parler et se souhaiter un joyeux anniversaire, et c’est déjà pas mal après une telle dispute.

Malgré tout, quand Randall reprend la route, il appelle sa psy et lui fait remarquer qu’elle avait raison : il a pris contact avec une psy femme et blanche, et ce n’était pas la meilleure des idées pour lui. Il choisit de trouver un nouveau psy, noir, cette fois, et la psy le comprend. Belle scène. La fin d’épisode est pleine de belles scènes de toute manière, puisqu’on enchaîne sur Rebecca qui a peur d’oublier les petits détails heureux de sa vie et Miguel qui lui explique qu’il n’est pas pressé.

Il l’informe que dans six à dix ans, ils auront un arbre capable de donner des fruits. Avec un peu de chance, elle sera encore là aussi. De son côté, Kate est sortie de sa dépression sur ce que lui a dit Randall par Toby lui annonçant que… ouep, ils vont avoir un nouvel enfant ! Vous voyez, encore une belle scène ! C’est un joli cadeau d’anniversaire pour Kate, alors que de son côté Randall est juste triste de tout ce qu’il traverse. Quelle année…

Quelle vie aussi, pour Randall : Beth a bien raison de lui dire qu’il est né de multiples tragédies – la série se faisant aussi le plaisir de nous montrer la rencontre entre William et Laurel – mais que désormais, il y a bien du bonheur devant lui. Et si rien n’est pour toujours – à part Beth et lui évidemment – il suffit de continuer à se battre. Beth, je t’aime. La fin est hyper joyeuse, hyper parfaite et la conclusion de Randall, qui espère une année sans surprise, parfaite.

Ce n’est malheureusement pas ce qui l’attend, c’est évident, il n’y aurait pas de série autrement. La fin de ce double épisode revient donc une nouvelle fois sur la mort de Laurel, avec William s’enfuyant avec son bébé pour ne pas faire face aux services sociaux. Il le fait et n’apprend donc pas que… Laurel respirait encore. La toute fin d’épisode nous révèle donc qu’elle s’est réveillée et qu’elle n’est pas morte. PARDON ?

Non, mais non. En quarante ans, elle n’a jamais retrouvé la trace de son bébé ? Ni de William ? Si elle l’a fait, pourquoi William n’en a-t-il pas parlé à Randall ? Et la blague de Kate dans le premier épisode sur le fait qu’adopter un enfant aussi vite que ses parents l’ont fait serait aujourd’hui un véritable kidnapping est-elle vraiment si drôle désormais ? AAAAAAAAAAH.

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This is us – S05E01

Épisode 1 – Forty Part.1 – 18/20
Je ne m’attendais pas à un épisode aussi réussi. L’équilibre entre la crise sanitaire, la crise sociale américaine et les intrigues en cours est très justement trouvé, ce qui fait que l’on passe assez bien par un tas d’émotions. La série parvient à nous faire prendre un recul nécessaire sur une période peu évidente, que les personnages traversent donc avec nous, et pour ça, je leur tire mon chapeau. En revanche, j’ai déjà eu plus d’émotions avec les Pearson, alors je me prépare pour le second épisode.

> Saison 5


Spoilers

Let’s shock the world and be married.

Madison est enceinte de jumeau, et la série fait le choix de reprendre très exactement sur cette annonce balancée à Kevin comme si de rien n’était. Madison reconnaît que ce n’est pas la période idéale, surtout avec « the virus thing ». Oh. Le Covid19 est donc immédiatement une préoccupation de la saison, et c’est un peu abusé, je trouve, parce qu’il n’en était pas du tout question l’an dernier, mais en même temps, ça fonctionne extrêmement bien.

L’essai clinique de Rebecca est annulé, mais ce qui inquiète le plus Beth et Randall ? Tom Hanks a le coronavirus. Oh purée, je me souviens, ça nous avait tous choqués à l’époque ; l’ampleur que ça semblait prendre d’un coup en atteignant le monde entier d’un coup. Il y a plus choquant pour la série et pour cet épisode heureusement : Kevin se rend donc chez sa sœur et lui annonce, à elle et Toby, que non, il n’est pas le nouveau Batman… mais il va être papa. Parce que Madison est enceinte. Boum.

La réaction de Kate est géniale, parce qu’elle est clairement sous le choc. Toby en rigole, le voisin observe toute la scène qui se passe dans le jardin de Kate et Toby où les quatre se font un câlin. Bon, il y a tout de même un problème dans cette scène de câlin : chacun se fait un câlin perso, alors qu’il est clair qu’en couple, tu peux te permettre un peu plus que ça. En même temps, j’aime cette scène qui nous propulse bien dans le monde post-covid19, de manière fluide. La série s’en tire bien, ouf.

De retour chez lui, Randall découvre la galère du coronavirus à la maison, avec Beth qui veille à la sécurité de sa maison, tout en lui annonçant la nouvelle grossesse de la famille. En parallèle, Kevin propose à Madison d’être en quarantaine avec lui, tout de même. Elle refuse d’aller chez lui, mais il accepte aussitôt de vivre dans sa « petite » chambre d’amis, qui semble faire à peu près la taille d’un appartement parisien, hein.

De son côté, Randall est confronté à la fois au virus et à l’annonce de la grossesse de Madison… mais le message qu’il envoie à Kevin est encore lourd de leur dispute, de même que la réponse de celui-ci. J’ai beaucoup aimé la scène des textos, avec d’abord la version à laquelle ils songent l’un et l’autre pour se réconcilier des lourdeurs qu’ils ont eu la mauvaise idée de s’envoyer, avant une version neutre et formelle du même SMS.

Pour ne rien arranger, Randall découvre ensuite l’affaire de Minneapolis ayant relancé le Black Lives Matter. Quel début d’année super lourd, quand même. Les scénaristes font vraiment le bon choix d’intégrer tout ça à la série, la catharsis est efficace et nécessaire. Voir des personnages que l’on aime confrontés à tout ça fait du bien, tout de même, même si c’est horrible. C’est fou, hein ? C’est ça, l’espèce humaine, j’imagine.

Randall a heureusement sa psy pour s’occuper de lui, mais à distance, en visio, évidemment. Cela reste difficile pour lui de s’ouvrir, et ça l’est encore plus quand il a une sœur qui fait un million de protestations et de dons… au point d’en énerver Randall et Beth. J’ai ri, c’est un petit détail dans l’épisode, mais ça passe tellement bien ; autant que les filles qui leur demande de changer de chaîne parce que la noirceur de ce monde est trop lourde pour elles. Les pauvres.

La famille finit devant une émission familiale, que nos triplés avaient l’habitude de regarder ensemble. Kevin et Madison sont justement devant la même émission de télévision, parce que c’est tout ce qu’il nous reste à faire durant la quarantaine, non ? Kevin et Madison sont clairement en train de tomber amoureux l’un de l’autre, là, et ça fait tellement plaisir à voir. Franchement, ils font un beau couple – parfaitement inattendu, mais un beau couple. Pfiou. Ce n’est que là qu’apparaît le générique de la série. J’ai l’impression d’avoir déjà digéré un épisode entier, mais non, ça ne fait que douze minutes.

Après le générique, nous voilà donc à l’anniversaire des triplés, le premier depuis la dispute Kevin/Randall, mais aussi le premier depuis le Covid19 et le Black Lives Matter. Cela fait beaucoup d’un coup. La série parvient assez bien à gérer ses gestes barrières, même si évidemment, on nous zappe certains baisers. Tous les acteurs ne sont pas aussi séparés, cependant, puisque Beth et Randall ont droit à quelques presque baisers.

Pour son anniversaire, Randall refuse donc les avances de Beth et nous fait toute une crise d’identité sacrément flippante. S’il dit aller mieux grâce à sa psy, il balance en effet à Beth qu’il n’est probablement pas né quarante ans plus tôt : en une journée, il est improbable qu’un bébé soit né, abandonné dans une caserne de pompiers, puis dans un hôpital et paf, adopté. Effectivement.

Il est donc temps pour un flashback loin du Covid, et là-dessus, la série peut s’en tirer assez bien : c’est facile pour eux avec les flashbacks de changer de sujet au moins un peu. Tant mieux ! On remonte dans le temps pour voir William le jour de la naissance de Randall, mais aussi le jour où il a appris que sa copine était enceinte.

Et à ce moment-là, c’était l’amour fou entre eux. Comme suggéré l’an dernier, il est temps pour nous d’en savoir plus sur la mère de Randall, qui ne se réveille pas après l’accouchement. Il y a de quoi paniquer pour ce pauvre William. Il appelle aussitôt au secours, et les ambulanciers ne parviennent pas à la réveiller.

Les ambulanciers ont de la peine pour lui et ils font ce qu’ils peuvent pour sauver sa femme, mais c’est en vain. Voilà donc la mère biologique de Randall qui meure le lendemain de son accouchement, après avoir repris un peu de drogue. La mère biologique de Randall ? Elle a un frère mort et elle s’insère assez vite et bien dans la série, honnêtement. Elle est très chouette et elle fait promettre à William, avant la naissance du bébé, de faire en sorte que le bébé soit au sein d’une super famille.

En parallèle de la panique de William, nous retrouvons Jack et Rebecca sur le point de se rendre à la maternité, quand ils pensaient encore avoir des triplés ce jour-là. La scène est sympathique, mais on sent que les scénaristes ne sont pas très inspirés sur une journée que l’on connaît déjà bien. On découvre ainsi que Jack a oublié la radio pour que Rebecca puisse écouter de la musique, et ça le fait paniquer.

On enchaîne grâce à ça sur un petit discours de Rebecca sur les hommes, et bon, c’était un peu naze ce discours sur les hommes qui sont des petits garçons par moments, tout ça tout ça. La série nous a habitué à mieux, je trouve. Et pendant que Jack trouve une radio dans l’hôpital, William arrive donc, pris de remords d’avoir abandonné son bébé…

Pour les quarante ans des triplés, nous retrouvons enfin Rebecca et Miguel : ils sont en quarantaine dans la cabane familiale, où Kevin et Kate sont venus leur rendre visite. Tout va bien… sauf que Randall n’est pas là. Kate, qui a toujours eu un terrain dépressif, vit tout ça super mal, surtout avec le coronavirus qui rôde toujours.

Pendant ce temps, Kevin sort de la douche dans une scène qui n’est là que pour l’audience et apprend que Madison est tombée sur le ventre pendant celle-ci. Allez, c’est cadeau, joyeux anniversaire Kevin. Les séries vont vite m’énerver, parce qu’ils ont des masques super cool en vrai, alors que bon, je me suis vite lassé. Une fois chez l’obstétricienne, Madison apprend donc qu’il n’y a plus qu’un bébé dont le cœur bat.

Pourtant, Kevin ne perd pas espoir, et il lui en redonne autant que possible, lui proposant même de se marier juste avant d’apprendre qu’effectivement, les deux bébés vont bien. Pfiou. Comment en un épisode arrivent-ils à nous rendre l’insupportable Madison aussi géniale que ça ? Elle est juste parfaite pour Kevin, lui annonçant qu’elle n’a pas l’impression qu’il est cassé et qu’elle est prête à oublier ce qu’il lui a dit… sauf qu’il n’en a pas envie.

Puisque nous en sommes aux quarante ans des triplés, on en revient au flashforward de l’an dernier. Rebecca va donc se perdre en chemin en allant faire des courses pour ses enfants. C’est dur, parce que le matin tout allait bien pour elle ; et c’est dur parce que je n’avais pas capté que ça arriverait si tôt. En revanche, là, pour le coup… ils n’avaient pas anticipé le Covid19 quand Rebecca était dans un magasin ou au restaurant.

Chez Randall, ce sont les filles qui décident de faire plaisir à leur père pour son anniversaire. Oh, Tess aimerait bien voir son oncle, tout de même, alors que Déjà, elle, veut juste passer sa journée avec Malik, puisqu’elle l’a rencontré un an plus tôt. Leur dispute tourne vite court quand elles comprennent que Randall ne va pas bien du tout. Pff. Avec l’année qu’on passe tous, il pourrait se réconcilier avec son frère vite fait quand même.

C’est un peu ce que fait Randall avec Malik. Cela fait plaisir de les voir en bons termes, mais c’est dommage que ça passe par Randall au fond du trou pour en arriver là. Bizarrement, Malik prend le temps de parler avec son beau-père plutôt que de se précipiter vers Déjà. Sans trop de surprise, ça avait été annoncé après tout, la série prend le temps de faire passer des messages sur le Black Lives Matter : Malik fait partie des mouvements de protestation, forcément. Il a regardé la vidéo des huit longues minutes où la police a étouffé un homme qui demandait juste à respirer, et il a marché ensuite avec son père. C’est fou.

La série est super touchante dans la manière de mettre tout ça en scène, avec aussi un flashback de Randall adolescent découvrant un autre cas de racisme à vomir. Dans le présent, il reçoit un appel de Kate, puis un SMS pour l’informer que Rebecca est perdue en ville – avec une serveuse qui n’ose pas la toucher, bien joué dans le recyclage de cette scène. Il n’en faut pas plus pour que Randall prenne la route vers la cabane… Sans prévenir Beth ? Bon, vite, le deuxième épisode !

> Saison 5

This is us (S05)

Synopsis : La vie des Pearson s’apprête à être bouleversée, à la fois par la fin de saison 4 et sa dispute entre Kévin et Randall, mais aussi par le Covid19.

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Pour commencer, je suis bien trop curieux de découvrir cette saison. Les Pearson me manquent depuis un moment maintenant et je suis content qu’on revienne avec un double épisode. Ils sont, en ce qui me concerne, les premiers personnages américains que je connaissais à essuyer les conséquences du coronavirus et je me demande comment tout ça va être mené.

La saison américaine va être très particulière cette année, et le reconfinement en France nous le dit bien : la saison commence en retard, elle risque aussi de finir avant… L’exercice doit être sacrément compliqué pour les scénaristes puisqu’ils ont déjà revu l’écriture de la saison afin d’y intégrer une intrigue Covid, mais n’ont pas forcément envie d’être stoppés en plein élan. Le modèle Netflix risque de s’imposer peu à peu même sur les networks si l’on continue comme ça : ne diffuser que les saisons qui ont une conclusion va forcément finir par être envisagé… En attendant, on va souffrir d’annulations brutales.

Nous n’en sommes pas là pour l’instant, et intégrer les masques et gestes barrières va déjà être une bonne idée pour s’assurer que la série puisse continuer son tournage un peu plus longtemps. Drôle de période que 2020, surtout qu’il y a aussi les élections américaines à prendre en compte cette année, avec le mouvement Black Lives Matter qui ne peut être ignoré non plus par les scénaristes… Plus que jamais, le quotidien des Pearson va être bousculé par ce qu’il se passe en coulisses et la saison va avoir un intérêt aussi pour ça, en espérant qu’on ne perde pas trop les personnages au milieu des dramas en cours.

Voir aussi : Le récap This is us avant la saison 5

Note moyenne de la saison : 16/20

S05E01 – Forty Part.1 – 18/20
Je ne m’attendais pas à un épisode aussi réussi. L’équilibre entre la crise sanitaire, la crise sociale américaine et les intrigues en cours est très justement trouvé, ce qui fait que l’on passe assez bien par un tas d’émotions. La série parvient à nous faire prendre un recul nécessaire sur une période peu évidente, que les personnages traversent donc avec nous, et pour ça, je leur tire mon chapeau. En revanche, j’ai déjà eu plus d’émotions avec les Pearson, alors je me prépare pour le second épisode.
S05E02 – Forty Part.2 – 20/20
Il fallait effectivement laisser un peu plus de temps aux scénaristes pour nous dégager le canal lacrymal. Cet épisode commence de manière habituelle pour la série, mais plus il avance, plus la qualité augmente. Les scènes magistralement écrites s’enchaînent les unes après les autres, les personnages et les intrigues reprennent leurs droits sur l’actualité et la série en a encore dans le ventre, même si c’est parfois un brin too much.
S05E03 – Changes – 16/20
Même si l’épisode est moins bouleversant que beaucoup d’autres de la série, il a ses excellents moments pour me faire adorer encore plus certains personnages. Il a aussi ses points faibles malheureusement, du côté des flashbacks en ce qui me concerne, parce qu’ils n’ont pas réussi à piquer mon intérêt pour l’instant. Ca commence à manquer de substance et de choses à raconter dans le passé, je crois, surtout quand il y a tant à dire du présent en 2020.
S05E04 – Honestly – 16/20
Les parallèles établis dans cet épisode entre les différentes intrigues sont très bons, et même meilleurs que d’autres fois, mais j’ai eu du mal avec certains éléments. Les révélations inattendues après cinq saisons à côtoyer certains personnages que l’on a l’impression d’avoir exploré sous toutes les coutures, c’est très étrange, et ça fait deux saisons que ça dure. Ca me conforte dans l’impression qu’il va falloir abandonner le passé à un moment pour se concentrer sur le futur. En attendant, c’est toujours très bon comme série, malgré ces drôles de réécriture.
S05E05 – A Long Road Home – 16/20
J’ai trouvé le rythme de l’épisode assez étrange, voire décousu, avec des intrigues très séparées les unes des autres. J’ai beaucoup aimé chacune d’entre elles, mais ça manquait d’un petit quelque chose par rapport à d’autres fois, sans que je n’arrive à mettre exactement des mots sur ce qu’il m’a manqué. En tout cas, une chose est sûre, la série ne perd rien de sa force de frappe, avec une fin d’épisode qui a réussi une fois de plus à me prendre par surprise.
S05E06 – Birth Mother – 17/20
L’épisode nous remet toutes les pièces du puzzle ensemble et je dois dire que ça fonctionne plutôt très bien ; même si j’y ai mis de la mauvaise foi au départ parce que ce n’était pas trop ce que j’avais envie de voir. Finalement, l’histoire proposée est dingue, mais reste parfaitement crédible, et comme toujours poignante. Je n’ai pas eu le rush d’émotions que j’en attendais – je suis sans cœur – mais à la fin de l’épisode, j’ai bien senti qu’il s’était passé quelque chose quand même. Et puis, encore une fois, c’est un épisode dont je me souviendrai un moment, celui-ci…
S05E07 – There – 16/20
Je m’attendais à beaucoup de choses, et cet épisode n’est finalement pas aussi grandiose que je ne l’imaginais. Il est quelque peu alourdi par ses flashbacks, peu utiles et montrant vraiment que la série s’essouffle de ce côté-là, atteignant progressivement ses limites naturelles ; mais a l’avantage d’être très prenant dans l’ambiance qu’il instaure dans le présent. Disons que pour une fois dans une série, les longueurs de l’épisode sont justifiées et bien trouvées pour nous mettre dans la peau du personnage… mais inévitablement, ça en fait trop, et c’est trop long.
S05E08 – In the Room – 18/20
C’était plutôt mal parti pour cet épisode, parce que je trouvais ça long et pas forcément bien amené… mais finalement, les scénaristes prouvent qu’ils ont encore leur force de frappe habituelle avec cet épisode qui réussit à mettre une petite claque bien comme il faut à tous ses téléspectateurs. La force émotionnelle est là, et elle est d’autant plus importante que nous sommes toujours en pleine crise sanitaire. Cet épisode ne l’évoque pas directement, mais il est pourtant tellement représentatif du monde dans lequel nous évoluons désormais. Une réussite !
S05E09 – The Ride – 14/20
L’épisode n’est pas tout à fait exceptionnel pour être honnête, il ressemble fort à un épisode bouche-trou, qui permet de faire la transition vers une nouvelle étape. Le synopsis officiel lui-même ne dit pas autre chose de toute manière : plusieurs trajets en voiture mènent les familles de la série vers une nouvelle étape de la vie. C’était bien. Ca aurait pu être mieux, probablement.
S05E10 – I’ve Got This – 14/20
L’épisode arrive davantage à me convaincre cette semaine parce qu’il reprend un schéma plus classique et développe l’ensemble des personnages de la série de manière à peu près équitable. Cela manque parfois de liens entre eux, avec toute une partie de l’intrigue isolée, et tout n’est pas également intéressant, mais l’ensemble est assez solide. Cela fait toujours plaisir de les suivre !
S05E11 – One Small Step – 13/20
Décidément, je n’accroche pas tellement ces dernières semaines, et il faudra encore attendre deux semaines avant le suivant. Cet épisode est sympathique, mais je me suis quand même ennuyé par moment, parce qu’il est assez prévisible et se concentre sur un personnage qui n’est pas mon préféré, loin s’en faut. C’est comme ça.
S05E12 – Both Things Can Be True – 16/20
Les développements proposés par cet épisode sont vraiment sympathique et redonne un peu de rythme à la série en s’intéressant davantage aux relations entre les personnages qu’aux personnages en eux-mêmes, comme cela a beaucoup été fait cette saison. Chaque intrigue avait son petit moment prenant et l’ensemble était ainsi assez chouette à suivre, surtout qu’elles abordent des thématiques que l’on ne voit pas forcément exploitées de cette manière ailleurs.
S05E13 – Brotherly Love – 17/20
L’épisode aborde des sujets bien complexes et, à vrai dire, trop complexes pour que ma critique les aborde tous et leur fasse justice. Parlons-en en commentaire, et en attendant, célébrons la fluidité d’écriture de cet épisode qui rend plus simple que jamais des sujets de société encore parfois tabous ou juste jamais exploités. Une belle performance d’écriture, donc, emmenée par des acteurs qui savent ce qu’ils font et sont toujours excellents.
S05E14 – Music and Mirrors – 16/20
Avant sa fin de saison qui approche à grands pas, la série trouve une nouvelle fois le moyen de marquer un coup juste, même si ça a pris son temps. Ce n’est pas forcément un épisode qui me restera à l’esprit quand je penserai à la série, mais ça ne l’empêche pas pour autant d’être efficace.
S05E15 – Jerry 2.0 – 16/20
Un épisode très sympathique qui prépare le terrain pour une fin de saison en plantant un peu partout la graine du doute et des possibilités scénaristiques. Chaque personnage semble être sur le point de se lancer dans une grande étape, l’air de rien, et ça fonctionne bien comme préparation pour la suite. Du coup, je vais enchaîner tout de suite avec l’épisode 16, désolé pas désolé, c’est l’avantage d’être en retard.
S05E16 – The Adirondacks – 15/20
Je ne devrais pas l’écrire ici car c’est déjà un spoiler, mais sachez que j’ai tellement envie de mettre une mauvaise note à cet épisode que c’est dur de rester neutre. Une sorte de darkest timeline semble se mettre en place dans cet épisode qui, à une exception près, nous propose franchement une tournure décevante pour les intrigues qui me plaisaient le plus cette année. Bon. On verra ce que donnera la dernière saison de la série, mais elle part mal.

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Connecting… – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 15/20
Le concept ne pourra pas tenir 15 ans, hein ? Ah, ben si. En fait, je ne sais pas quoi penser de cet épisode. J’ai envie d’appeler mes amis pour faire une soirée papote comme les personnages de cet épisode, auxquels je m’accroche malgré moi. Je n’arrive pas à savoir si cette série débarque trop tôt ou trop tard. Elle aurait été parfaite pendant le confinement. Elle passe bien aujourd’hui, mais en même temps non, parce qu’elle enchaîne les clichés… Ah, non, vraiment, je ne sais pas quoi en penser pour le moment. A-t-elle vraiment quelque chose à raconter cette série ? Il semblerait que peut-être.

> Saison 1


Spoilers

The world is on fire today. Every problem is a valid problem.

Oh merde, tout commence le 29 mars 2020 avec le Coronavirus qui force les USA à être en quarantaine et, bon, on ne va pas se refaire un cours d’Histoire ici. C’est intéressant que la série précise en quelques scènes son contexte, cela dit, parce que c’est clair qu’un jour ou l’autre, ce confinement sera une anecdote de l’Histoire. Non ?

Après le générique, on retrouve une certaine Annie qui se prépare à se connecter pour chatter en ligne. Elle reçoit un SMS de Pradeep qui lui souhaite bonne chance avec Ben et on enchaîne avec Ben qui l’appelle justement. Bon, admettons. L’écriture est déjà plutôt bonne pour ce début de série qui nous donne des infos l’air de rien, sans pour autant tout nous donner.

On apprend rapidement que pour ce confinement, Ben regrette d’être seul, mais il ne laisse pas Annie lui dire ce qu’elle semble vouloir lui dire, et c’est dommage. On enchaîne avec des détails et une longue conversation entre eux, entièrement en smalltalk, du genre, Annie regarde Cheers en boucle, mais très franchement, je n’ai pas les références, alors c’était chaud à suivre.

Le concept est particulier tout de même. En fait, il y a une part de voyeurisme énorme – on n’est pas loin du concept de la téléréalité avec des inconnus que l’on apprend à connaître en découvrant une conversation prise au hasard. J’aime ce concept, du coup. Juste, je ne suis pas encore tout à fait convaincu par ce que je suis en train de regarder et j’y songe tellement que je finis par décrocher de ce qu’ils racontent. Ben se rappelle alors de Chicago, un bon souvenir pour Annie, mais pas spécialement pour lui, apparemment.

Pradeep se connecte à ce moment-là, et on découvre qu’il se cache de ses enfants. J’ai trouvé ça plutôt drôle comme écriture, même si on enchaîne à fond les clichés et que ça fait un running gag qui aura vraiment besoin d’être développé à un moment, pour sortir du stéréotype, justement.

Alice se connecte alors, ce qui nous permet de savoir que Jasmine inquiète tous ses amis à avoir disparu au début de la crise. Reste à savoir qui elle est. En attendant, Alice, elle, est inquiète par l’annulation de son tournoi sportif. Bon. Admettons, ce sera donc ça son cliché. A peine introduite, Alice laisse le spotlight à Garret, qui se déconnecte tout aussi vite. Il était là pour Jasmine, qui n’est pas encore arrivée, et il s’inquiète de la cuisson de son repas. C’est l’occasion pour nous de découvrir qu’ils mangeaient ensemble chaque dimanche jusque-là.

Ben se déconnecte car il reçoit un autre coup de fil et on apprend enfin de quoi il retourne entre Annie et Ben : Annie veut en fait demander à Ben de venir vivre chez elle. Ils sont amis depuis quatre ans, elle espère un jour pouvoir être plus avec lui et elle trouve que cette quarantaine est l’occasion rêvée de voir s’ils peuvent s’entendre. Soit. Alice semble penser que c’est une manière intense de commencer une relation ? Ouais, mais bon, ça peut fonctionner, le confinement en début de couple, croyez-moi !

Ben se reconnecte alors et leur annonce que son ex veut revenir vivre avec lui. Oups. Au moins, ça donne une raison de rester, et il était temps, parce que je n’accrochais pas encore aux personnages avant ça. Je dirais que ça a mis un peu trop de temps à arriver, alors que clairement l’introduction des personnages les uns après les autres aide bien à rester scotché devant normalement.

Pradeep et Alice font tout ce qu’ils peuvent pour décourager Ben de se remettre avec son ex, parce que c’est ce qu’il y a derrière sa proposition, tout le monde le sait bien. On découvre que l’on ne connaît  pas encore tout le monde, puisque c’est le moment que Rufus choisit pour se connecter. Bon, le problème, c’est que Rufus, c’était le nom d’un chien dans mon épisode de Fear the Walking Dead aujourd’hui.

Face à lui qui est persuadé qu’il faut mettre un masque H24, Annie hésite alors à se mettre un masque à l’intérieur. On se marre bien dis-donc… Concrètement, la série a autant de personnages que de caricatures possibles de réactions face au confinement, j’ai l’impression. Ainsi, Rufus assure avoir des amis hauts placés et il est clairement du genre complotiste, ce qui est plutôt sympathique quand Pradeep le souligne face à tout le monde.

Un autre couple débarque alors, et j’ai mis un peu de temps à reconnaître Garret. Cette fois, il est avec Michele, sa femme, qui est aussi la sœur de Ben. Bien, les personnages et les relations commencent à se dessiner un peu plus précisément, le tout autour de conversations portant sur la bouffe. Annie aussi a sa recette à partager, même si elle n’a pas encore testé de se faire à manger. Rapidement, il est assez évidemment que Michele et Garret vivent leur meilleure vie, c’est génial à voir. Disons qu’ils apportent un peu de positif à la quarantaine et que ça nous permet de nous rappeler que cet enfer a aussi réussi à rapprocher des gens.

Jasmine débarque à son tour, enfin ! Elle casse rapidement l’ambiance et nous fournit l’ascenseur émotionnel totalement inattendu de l’épisode. Alors que la comédie semblait vouloir jouer juste des stéréotypes humoristiques, voilà qu’elle flirte d’un coup avec le drame, de manière super abrupte ; Jasmine est donc à New-York en pleine crise et on sent bien qu’elle est en galère. Ce qui est terrible, c’est que je découvre que les américains ont les mêmes affiches que nous.

Non, pardon, ce qui est terrible, c’est ce qu’elle raconte. Jasmine nous donne une petite douche froide à être au bord des larmes avec ses vrais problèmes et souffrances : elle est médecin et doit faire de vrais choix difficiles. On est loin du meilleur des confinements ; et la connexion de Jasmine se fait au pire moment possible puisque Michele et Garret étaient heureux d’être en quarantaine.

Finalement, la série ne rebondit pas trop mal avec le personnage de Jasmine elle-même qui décide de sortir de son quotidien horrible à devoir choisir quel patient recevra son respirateur – pour qu’aucun n’en reçoive – pour mieux faire des blagues et forcer Rufus à retirer son masque.

Jasmine balance également à Annie de balancer à Ben ses sentiments, alors que Ben est supposé être en ligne. Evidemment, sa connexion a bugué pile au bon moment et il revient pile au pire moment, quand Annie parlait de lui, forcément. Annie me fait bien rire à reprendre à chaque fois avec des chansons, et je vois que la série instaure ses running gag de manière intelligente, avec les connexions et déconnexions des personnages.

La quarantaine n’est pas si facile à vivre, et Annie finit par remarquer que tout le monde lui manque et qu’elle a bien envie de les voir au plus vite. Et voilà, la soirée peut se terminer avec tout le monde qui rit… Hmm. Je m’attendais à une vraie fin, et ça manque. On a juste un générique de fin avec tout le monde mort de rire. Un générique de fin qui donne l’impression, en fait, que l’on manque le meilleur de la conversation. Comment est-il possible que la conversation continue sur des sujets qui n’ont rien à voir avec les 20 minutes qui viennent de s’écouler ?

Au fond, tout ce qu’a fait cet épisode… est de me donner envie de rappeler mes potes pour faire un autre apéro virtuel. Je ne sais pas si j’espère que la série reprendra la semaine prochaine avec la même soirée ou si j’ai envie d’avoir différentes dates de la quarantaine… Le problème auquel on va vite être confrontés en tant que français, c’est que nos dates de confinement ne sont pas les mêmes. On ne connaît pas vraiment le calendrier américain et les rappels en début d’épisode n’étaient pas trop suffisants.

Bon. Je pense que je regarderai la suite, vous l’aurez compris. Il y a de bons gags et des personnages clichés qui méritent d’être développés. La bonne surprise vient de Jasmine qui a montré que la série pouvait être aussi drôle que dramatique. A vrai dire, elle a même été plus dramatique que drôle pour l’instant. Peut-être que ces gens deviendront une bonne bande d’amis avec qui passer le temps avec le temps. Sur un malentendu, on ne sait jamais !

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