The Decameron – S01E02 – Holiday State of Mind – 17/20

Le rythme ralentit évidemment pour ce deuxième épisode, avec des petits groupes de personnages qui se forment. L’humour continue d’être excellent, les intrigues proposées fonctionnent plutôt bien et la série continue ainsi de beaucoup me plaire, malgré quelques petites facilités par moments. L’essentiel n’est pas là de toute manière, mais bien dans l’ambiance parfaitement maîtrisée par la série.

Spoilers

Filomena débarque à la villa, mais Licisca a déjà pris sa place.


She is not Filomena, I am.

Allez, il est plus que temps pour moi de lancer ce deuxième épisode. J’ai adoré le premier, malgré sa longueur et j’ai trop envie de savoir vers quoi on se dirige ensuite. Je dois avouer que j’avais peur d’avoir du mal à me remettre dedans, mais sincèrement, les premières notes du générique suffisent à avoir envie de regarder la suite. On se remet vite dans l’ambiance.

Filomena & Licisca

L’épisode commence dans une jolie forêt où une rivière laisse flotter plein de corps. C’est assez logique, en vrai : on se débarrasse des gens dans la rivière. C’est un peu flippant tout de même.  Filomena se réveille au bord de l’eau, escalade une butte, se fait des chaussures de fortune et entame une bien longue journée de marche. Son objectif ? Rejoindre la villa, évidemment.

Était-ce vraiment nécessaire de nous en faire un flashback ? Je ne pense pas. On y a droit quand même et ce n’est pas grave, car ce n’est pas si long. Finalement, on en revient au cliffhanger de l’épisode précédent et ça se profile plutôt bien : Pampinea ne croit évidemment pas Filomena quand elle donne son identité, puisqu’elle connaît déjà Filomena.

Les choses tournent mal pour Licisca, jusqu’à ce qu’elle reçoive l’aide de Panfilo. Son aide est plutôt attendue après l’épisode précédent, mais c’est plutôt chouette de le voir s’arranger pour que Filomena soit présentée comme étant Licisca. La vraie Licisca décide aussitôt de suivre son plan, mais bon, c’est sans compter sur Filomena qui n’a pas envie de se laisser ridiculiser ainsi. Du moins, elle n’en a pas envie jusqu’à ce qu’on la jette à la porte et que Licisca lui propose un peu de pain, tout en expliquant son plan d’être courtisée par Tindaro pour s’assurer qu’elles puissent avoir un lieu où rester. Bien sûr, elles sont interrompues par Sirisco et une femme qui se débarrassent du cadavre du religieux.

Malgré tout, Filomena décide de rentrer dans la villa en tant que Licisca. L’ancienne maîtresse s’embarque dans un truc qu’elle va vite regretter, avec la vraie Licisca qui se force à se prosterner devant les autres nobles. Pas évident de perdre ses privilèges de naissance et voir Tindaro se mettre à draguer sa servante.

La nuit

Elle se retrouve en tout cas au milieu d’un joyeux bordel. C’est là où nous en étions dans l’épisode précédent et on y revient vite avec Pampinea qui ne comprend pas comment les choses ont pu déraper alors qu’ils devraient avoir des soldats et surtout avoir Leonardo pour les protéger. Nous n’y sommes pas.

Pampinea est de moins en moins ravie d’être là en tout cas : elle n’aime pas Sirisco, elle n’aime pas la chambre trop petite, elle en a marre de Misia et elle décide, au beau milieu de la nuit, de rejoindre Leonardo. Elle a vraiment envie de découvrir son fiancé, et ça se comprend. Finalement, avec un peu de diplomatie et beaucoup de flatterie, le duo Sirisco et Misia parviennent à calmer Pampinea et la convaincre de ne partir à la recherche de Leonardo que le lendemain. Le tout se fait avec toujours d’humour, pendant que Misia concocte encore un plan.

Pendant ce temps, Dioneo prend soin de Tindaro en lui faisant un petit message. Il est sacrément patient franchement, parce qu’il doit supporter les jérémiades de Tindaro et ses envies de draguer Filomena. C’est énervant pour le médecin qui voulait justement finir avec elle.

En parallèle, Panfilo et Neifile passent une petite soirée ensemble. Il faut rassurer Neifile après le meurtre du cardinal, d’autant plus terrible qu’elle le connaissait. Elle garde ainsi son petit doigt, sans trop savoir pourquoi, et Panfilo est obligé de le cramer. Après tout ça, Neifile est prise d’une fringale nocturne, va voler de la bouffe en cuisine, s’enfuit avec un cochon dans la main et… tombe dans un puits. À ce stade, je n’ai aucun commentaire à faire, c’est tellement perché comme rebondissement que je ne sais pas quoi en penser.

Le lendemain

Filomena est une des premières à se réveiller : elle est réveillée, plus exactement, par la seule servante de Leonardo qu’il reste. Si on lui donne de l’eau et qu’on l’aide à se laver en remarquant sa peau douce, personne ne se donne la peine de la laisser être autre chose que Licisca. Evidemment. La voilà réduite à une vie de servante, et ça ne lui plaît pas vraiment. Elle passe ainsi sa journée à creuser une tombe pour les bandits de la veille et finit par se coucher dans la tombe elle-même.

Bien sûr, le plan de Misia est mis en place lui aussi : elle part donc avec Pampinea, comme prévu, pour essayer d’aller trouver Leonardo. C’est du moins ce que Pampinea pense. La vérité, c’est que le plan est de lui dire la vérité, mais de ne lui dire qu’à elle : Leonardo est mort. Bien sûr, elle hurle à la mort malgré un poussin dans sa main et il est vite confirmé que le plan de Misai de l’éloigner était une excellente idée. Ce trio est tellement bloqué dans une scène qui se résume en : c’est un grand nawak.

Une fois que c’est fait et que Pampinea se met à faire son deuil, il reste tout de même au trio à attendre toute la journée. En effet, il ne faut pas rentrer trop tôt pour vendre le problème de la mort de Leonardo. C’est triste, en effet : les autres pourraient prétendre que la terre leur appartient désormais, et la villa avec. Et personne ne veut ça.

À la villa, « Filomena » continue de flirter avec Tindaro. Ce n’est pas évident d’être assez patiente avec lui : elle n’a pas les codes qu’il faut pour rester à sa place de noble, il est insupportable et surtout, surtout, il utilise Dioneo pour la charmer avec un petit air de musique. Licisca a littéralement un filet de bave qui lui coule sur le menton, mais ce n’est pas la seule : Panfilo passe par là et est clairement intéressé par la vue. Cela dit, Neifile étant perdue au fond d’un puits, Panfilo passe la journée à la chercher. Quand il tombe sur Sirisco, il demande aussi quelques armes pour se protéger d’éventuels intrus. Après ces quelques événements, il tombe sur Neifile, mais c’est pour mieux découvrir que celle-ci souhaite rester au fond du puits.

Elle est persuadée que c’est un message de Dieu pour qu’elle croit à nouveau en lui : elle attend donc un signe de sa part pour être sauvée, car seul Dieu peut la sauver. T’es bien foutue, ma pauvre. Cela dit, Panfilo reste à côté du puits à lire un livre et l’écouter prier, encore et encore, et même à tenter de se suicider pour avoir un signe de Dieu plus rapidement.

Tout le monde veut Dioneo

Je ne sais pas qui passe la plus mauvaise journée entre lui et Dioneo forcé de faire tout ce que Tindaro lui demande – allez, c’est Panfilo qui passe la plus mauvaise journée, parce que celle de Dioneo finit si bien. Les deux entrent alors dans un petit combat branche contre branche. Licisca en profite pour se rincer l’œil sur le torse de Dioneo, tout en prétendant être fan de Tindaro. C’était si drôle, mais pas autant que le moment où Tindaro manque de peu de l’étouffer.

Licisca enchaîne sur plein de compliments pour Tindaro et d’excuses auprès de lui parce qu’elle voit qu’il a raison et que les femmes sont trop méchantes avec lui. La moquerie se fait devant Dioneo, qui sait bien qu’elle le préfère lui mais qui fait alors en sorte que tout se passe bien pour celle qu’il pense être Filomena. Dioneo assure ainsi à Tindaro qu’elle ne peut se moquer de lui quand il se met à douter, parce que bon, elle ne peut pas mentir comme elle est amoureuse de lui. Du grand n’importe quoi, mais c’était bien drôle. Licisca sécurise en tout cas sa place dans la villa, et se faisant, elle assure aussi celle de Filomena. Le duo est excellent, parce qu’on sent une certaine amitié entre elles malgré tout ce qui leur arrive.

De son côté, Panfilo s’inquiète vraiment pour Neifile. Il finit par demander à Dioneo de s’occuper d’elle et de la sauver en prétendant que c’est Dieu qui l’envoie. C’est du grand n’importe quoi, mais elle y croit puisqu’elle veut y croire. C’est plutôt sympa d’être sauvée par le beau gosse sur qui elle fantasme elle aussi. Et elle est servie dans ses fantasmes quand il décide de lui donner un peu de sa chaleur corporelle elle aussi. Neifile ne peut se laisser faire trop longtemps tout de même, elle a peur de trop se lâcher, j’imagine. J’ai tout de même eu un peu de mal à comprendre pourquoi Panfilo enchaîne en reprochant à Dioneo d’avoir retiré son t-shirt. Je l’imaginais plutôt être heureux d’avoir une telle vue.

Bref, l’essentiel, c’est que Neifile soit sauvée et puisse assister au dîner avec tout le monde. C’est d’autant plus important que le dîner est l’occasion pour Pampinea, Misia et Sirisco débarquent à la villa pour annoncer le mariage de Pampinea et Leonardo. C’est logique : ils se sont absentés une journée, ça permet de prétendre un mariage et ce mensonge sécurise que la villa revienne à Pampinea, ce qui les arrange tous les trois. Cela n’arrange pas Licisca qui fait une petite boulette en oubliant de l’appeler vicomtesse ni Filomena qui reste bloquée comme servante… mais bon, chaque chose en son temps.

La fin d’épisode prend tout de même par surprise, avec finalement Licisca qui se rend dans la chambre de Dioneo et se jette sur lui. Il ne la mérite pas vraiment quand on voit comment il drague tout ce qu’il bouge, mais bon, elle prend tous les risques pour lui et en est très heureuse.

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The Decameron – S01E01 – The Beautiful, Not-Infected Countryside – 19/20

OK, c’est bien parti pour être un coup de cœur. Ce premier épisode a pour seul défaut d’être trop long, car vraiment, j’aurais préféré des épisodes de 20 minutes. Le ton est en effet celui de la comédie, l’humour domine largement et n’est pas sans me rappeler l’excellente Another Period. C’est impertinent, décadent et le rythme est excellent, quand bien même ça semble partir dans tous les sens. Je ne boude pas mon plaisir.

Spoilers

La Peste fait rage à Florence.


My wife is dead!

Il faut tout de suite commencer par dire ce qu’il en est : le générique est incroyable et met dans l’ambiance. Toute cette vermine qui fourmille, les rats qui se réunissent pour former le titre, le rat qui meurt à côté de ceux qui couchent ensemble… L’esprit est peut-être respecté, finalement.

Florence

Bienvenue à Florence au XIVe siècle. Post-covid, c’est marrant à voir, on a eu de la chance d’être confiné, hein ! La petite musique nous introduit correctement dans cet univers. Il est très clair dès le début que cette production compte mettre en avant l’humour et toute l’impertinence de la situation. Toute la ville est en train de crever de faim et de la peste ? Pas grave, ça n’empêche pas le fun d’exister avec cette petite musique et les réflexions complètement décalées qui s’ensuivent.

On a donc une bourgeoise qui espère être assez aimée un jour pour que son mari la pleure à sa mort comme celui qu’elle voit dans la rue, un médecin qui s’inquiète pour son patient qui, c’est une chance !, à penser à garder ses excréments du matin pour lui montrer ou encore une vieille femme qui vole les chaussures d’un cadavre parce que c’est quand même bien pratique.

Ouais. Le confinement, c’est bien aussi. Après, à cette époque, les connaissances médicales sont plus que limitées. Ainsi, Licisca pense tout de même échapper à la Peste en se mettant des pâquerettes dans le nez, hein. Lisisca est une servante, la dernière de sa maison, et elle s’occupe du père bien malade de sa maîtresse. Cette dernière est présentée comme une bourgeoise qui ne pense qu’à elle et sa propre misère – elle est sur le point de finir orpheline sans mari, c’est la fin pour elle.

Franchement, je ne vais pas mentir. C’est différent du Décaméron ne serait-ce que par le choix d’avoir un langage moderne… mais qu’est-ce que c’est bien pour respecter l’esprit de base, en vrai. Et qu’est-ce que c’est bien pour nous embarquer dans l’histoire, surtout. Je ne m’attendais pas du tout à accrocher autant – le casting me vend déjà du rêve. Filomena, la maîtresse de Licisca, est exceptionnellement drôle, franchement.

Quand elle reçoit l’invitation du vicomte Leonardo à venir passer du temps à la campagne loin de la ville infectée, elle accepte aussitôt cette opportunité. C’est le cousin de son père, mais elle envisage déjà le mariage, même s’il est sur le point de rencontrer sa femme. On note au passage que le côté hyper dramatique de l’épidémie et les nombreux morts servent ici de ressort humoristique. Si Licisca freine un peu des quatre fers pour y aller, Filomena se prépare donc aussitôt à se rendre à la campagne.

Et ce n’est pas la seule : on voit ainsi le médecin qui emmène son patient loin de l’épidémie, mais aussi un autre couple de personnage. En chemin, ils croisent ainsi des pénitents qui se flagellent sur la route – mais ils sont loin d’être l’image qu’on attendrait d’eux. Ainsi, ils servent surtout de fantasme à une bourgeoise. C’est tellement n’importe quoi, mais c’est fait avec tant d’humour que ça fonctionne très bien.

Vraiment, l’humour choisi est une bonne chose. Cela me rappelle Another Period, et j’adorais cette comédie. Je ne me rendais pas compte qu’elle me manquait à ce point ! Enfin, nous voyons Filomena qui a préparé ses valises après avoir pleuré son père bien malade. Elle annonce le décès de son père à Licisca, forcée de la croire sur parole puisqu’il faut éviter de voir le cadavre et de se faire contaminer par la peste. Filomena lui fait croire ça parce qu’elle a absolument besoin d’une servante pour l’accompagner et ne peut s’accoutumer à une vie sans personne pour ne prendre soin d’elle.

En chemin, cependant, Licisca décide de laisser du pain à un malade au bord de la route. Cela ne plaît pas à Filomena qui finit par réclamer l’autre moitié du pain de Licisca, parce que cette dernière assure que Jésus considère que tout le monde mérite du pain. Tout pour nous faire rire. Les deux femmes se mettent ainsi à se disputer le pain. Incroyable de voir une servante se rebeller autant contre sa maîtresse, mais qu’est-ce que ce duel est amusant à voir. Je suis un peu triste, toutefois, que ça se termine par une Filomena poussée à l’eau. Licisca décide aussitôt de prendre sa place chez Leonardo – mais moi j’aurais bien gardé Filomena plus longtemps dans la série tant elle me faisait rire. Allez, fuck yeah, signora. Incroyable ce premier épisode.

La villa

Tous nos personnages se rendent donc vers la maison du vicomte Leonardo. La première bourgeoise de la série est ainsi celle qui sera sa future femme, officiellement : il s’agit de Pampinea. Elle vient avec sa servante, Misia, qui est en admiration totale devant sa maîtresse.

Elles sont accueillies par Sirisco, le valet les informant que Leonardo est absent pour un petit moment. Et pour cause : Sirisco se garde bien de leur dire qu’il est mort. La campagne était censée être un moyen de se tenir loin de l’épidémie, mais en fait, il n’y a plus que deux serviteurs (et demi ?) dans toute la baraque. Eux, ils s’inquiètent de ce qu’ils deviendront sans maître. Ils décident donc de maintenir la mascarade pour tout le week-end : faire croire que Leonardo est en vie pour se rendre indispensable à la personne qui voudra récupérer sa propriété et qui pourrait être parmi les bourgeois venant ce week-end là.

Pour autant, les personnages qui viennent ont des problèmes eux aussi : on découvre donc que Pampinea a peur qu’on découvre sa vieillesse (elle a 28 ans ahaha) et que son mariage soit annulé ou que Misia, qui fait tout pour protéger sa maîtresse, a aussi planqué Parmena dans un tonneau. Oula.

Ensuite, Pampinea rencontre Panfilo et Neifile, le couple dont la femme très pieuse admirait les pénitents pour raison charnelle, ainsi que le docteur et son patient – le patient révélant une allergie au parfum de Neifile. C’est amusant comme les situations parviennent à faire rire par leur côté ubuesque et décalé. Bref, Licisca finit par arriver elle aussi, et elle se fait passer comme prévu pour Filomena.

Tous les personnages sont donc réunis et il est temps pour une petite visite de la propriété de Leonardo. Pampinea se comporte déjà comme la maîtresse de maison, Neifile passe son temps à osciller entre pensées impures et prières, un running gag qui va fonctionner, et le médecin se met aussitôt à draguer Licisca.

C’est si impertinent. On enchaîne sur une scène où Neifile se plaint à Panfilo des moqueries qu’elle doit subir de la part des autres personnages parce qu’elle prie. Elle est si drôle à ensuite fantasmer totalement sur le docteur qui se déshabille dans le jardin et à vouloir monter sur une selle pour se faire un peu plaisir. C’est si impertinent de la voir se donner un orgasme – et si amusant que ce ne soit pas la seule. Pendant qu’elle se masturbe sur la selle en regardant le docteur – je crois qu’il s’appelle Dioneo, on découvre ainsi que Panfilo se masturbe lui aussi, avec la même vue tant qu’à faire.

Le deuxième jour

De son côté, Licisca prend ses aises dans la chambre de sa maîtresse et c’est bien trop drôle. Elle est un peu comme moi à galérer sur les prénoms de tous les personnages et j’aime bien le parti pris de nous mettre de la musique moderne pour accompagner tout ça. Bien sûr, Dioneo vient la chercher pour une promenade matinale, la drague lourdement, mais ils sont interrompus par Tindaro, le patient du docteur. Il est persuadé que les personnages parlent de lui dans son dos à chaque fois, un autre genre de running gag. Le problème ? Tindaro se met à avoir des vues aussi sur Licisca, ce qui embête bien Dioneo, à ses ordres. Il n’en faut pas plus pour qu’il joue à nouveau sur le fait que Tindaro a une petite tendance à être hypocondriaque. Il me fait bien rire à annoncer aussitôt à Tindaro qu’il est malade – pour qu’il se concentre là-dessus plutôt que sur Licisca.

Cette dernière croise aussi Panfilo et paraît suspecte à ses yeux, à s’excuser en se prosternant devant lui. Si Pampinea interdit qu’on parle de la peste, il n’en reste pas moins que toute l’Italie est en pleine pandémie. Misia ramène Parmena, qui a la peste, et la servante est obligée de cuire un rat.

Pour le dîner du soir, Pampinea exige d’avoir du porc, ce que Misia lui promet même si Sirisco insiste pour dire qu’il faut deux jours pour le cuire. Les bourgeois se retrouvent donc à attendre longtemps le repas et… ils n’ont rien à se dire, surtout en l’absence de Leonardo, qui n’arrive toujours pas (forcément). Pampinea est si stressée de l’absence de Leonardo que ça finit par se voir. Elle révèle donc le secret de son âge à Neifile et « Filomena ».

Loin de cette scène fun où les deux dernières font ce qu’elles peuvent pour la rassurer (Neifile en est incapable, c’est beaucoup trop drôle), l’ambiance est quelque peu cassée quand Misia retrouve Parmena morte dans son tonneau. C’est triste. En plus, elle se fait griller en train de se débarrasser du corps par Sirisco. Ce dernier pense un instant avoir le pouvoir sur Misia, sauf que Misia se rend compte au même moment que Leonardo est mort lui aussi. Il est temps pour eux de passer un pacte, pour garder le silence sur la présence de la peste à la villa.

Le festin

Les bourgeois sont loin de se douter de ce qu’il se passe dans les réserves de nourriture continuent de s’amuser à l’étage. Au milieu des amusements, il y a quelques problèmes tout de même. Ainsi, quand Panfilo se rend compte que « Filomena » drague lourdement Dioneo, il s’arrange pour la tenir à distance. Il lui fait un peu de chantage, soulignant qu’il a bien compris qu’elle n’était pas qui elle prétendait être. Panfilo invite donc cette impostrice à plutôt draguer Tindaro – mais bon, ça ne donne pas envie. Licisca n’a pas envie de se laisser dicter quoi faire, mais elle se retrouve tout de même à devoir supporter les flatteries de Tindaro – quand il n’est pas en train de vomir en tout cas.

Quand elle se rend compte que Tindaro se voit offrir davantage de services que Dioneo – et notamment du vin – alors que le médecin l’avait demandé en premier, elle essaie aussitôt de faire en sorte de changer le système et les privilèges. C’était une scène amusante, même si elle prend beaucoup de risque pour son crush, je trouve.

Trois hommes débarquent alors à la villa pour violer les femmes et récupérer un peu d’eau propre si possible. Un joyeux bordel s’ensuit, avec de quoi rire un bon coup dans la fuite de Pampinea, les lancers d’assiettes (Tindaro qui éclate une assiette sur Licisca, c’était beaucoup trop drôle) ou le fait que Neifile reconnaisse l’un des trois hommes pauvres voulant les violer comme étant son cardinal. Outch. Cela dit, le Cardinal se fait alors couper un doigt de pied, Pampinea court et hurle dans tous les sens et le Cardinal finit par hurler que lui et ses hommes s’en vont. Avant de le faire, il annonce tout de même que tout est perdu et que Dieu a rendu son jugement.

Loin de l’écouter, Licisca décide alors de tuer le cardinal quand elle constate qu’il est plein de peste. La peste est dans la villa, Licisca commet un meurtre devant tout le monde et… elle réclame un peu plus de vin. Ah ouais, sacré cliffhanger, en vrai. Ce n’est que le début des emmerdes : à la porte, la vraie Filomena arrive enfin. Elle ressemble davantage à une servante qu’à une noble, mais il n’empêche que… ça posera problème !

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The Decameron (S01)



Synopsis : La Peste fait rage à Florence et dans toute l’Italie. Un groupe de nobles bourgeois se retirent dans une villa.

Pour commencer, je dois dire que j’ai pas mal hésité à me lancer dans la série, pour un tas de raisons. Déjà, parce que c’est une adaptation d’un monument de la littérature italienne qui a déjà fait couler beaucoup d’encre – son impertinence, sa décadence, sa liberté de ton, son invention du genre de la nouvelle… Bref, je connais bien le Décaméron et une adaptation version Netflix, ça me fait un peu peur. Pour autant, la curiosité l’emporte.

Avant même de commencer, j’ai déjà des critiques, à commencer par la longueur des épisodes et surtout leur nombre… Comment ça, une adaptation du Décaméron en huit épisodes ? Déca veut dire dix, putain, s’ils n’ont déjà pas compris la structure de ce qu’ils adaptent, est-ce que ça peut être vraiment bien ? Et en même temps… La liberté de ton.

Il me semble que ça peut être une série pas mal en période estivale. Quelque chose d’un peu fun et décadent, c’est parfait pour l’été, non ?

Note moyenne de la saison :

Reparlons de sport, alors

Suggestion de rédaction pour Bloganuary
Quels sports préférez-vous regarder et pratiquer ?

Salut les sériephiles,

J’aurais dû anticiper la question du jour en regardant à l’avance ce qu’elle serait, parce que j’ai déjà évoqué la place qu’occupait le sport dans ma vie il n’y a pas si longtemps. En ce qui concerne les sports que je préfère regarder, c’est bien simple : absolument aucun. C’est la partie nouvelle de l’article, profitez-en : je ne vois pas l’intérêt de regarder le sport. Ne me tuez pas, je sais que des tas de gens adorent, mais enfin, en ce qui me concerne, je préfère encore faire du sport que le regarder. La Coupe du Monde de Football ? Très bien, mais pourquoi rester 90 min devant son écran à regarder des gens courir après un ballon. Autant le faire moi-même. Et encore, ça, j’aime pas.

Et ne me lancez pas sur les Jeux Olympiques cette année… Je sens que ça va tellement me pourrir la vie ! Je suis agoraphobe, pour ne rien arranger, voyez-vous. Enfin, peut-être pas. Ou peut-être quand ça m’arrange uniquement. Je ne sais pas. Je n’aime pas la foule, c’est comme ça.

En ce qui concerne la pratique du sport, je suis plus actif, mais vous le saviez probablement déjà. Je suis un amateur de randonnée, même si j’en fais très peu, et de marche, parce que je fais tout à pied, tout simplement. Bon, et en RER, parce que c’est trop loin. Les bus, j’évite, si je peux – vraiment, je préfère largement me faire les 20 minutes à pied pour aller au boulot que de prendre le bus. Je le vois souvent passer sur mon trajet, mais tant pis. Faut profiter. C’est une façon pour moi de m’évader du métro-boulot-dodo, j’imagine. Souvent, on dit que ça permet de se déconnecter, mais ça, ce n’est pas tout à fait vrai : c’est là que je cogite le plus.

Presque le plus. Ben oui, je pratique également la natation cette année, un sport que j’ai toujours apprécié. La sensation de glisser dans l’eau est à la fois apaisante et stimulante, et là, je peux vous dire que je cogite parce que je suis loin de mon portable.

Enfin, en ce qui concerne les sports liés aux séries, on peut mentionner les séries sportives; bien sûr. Je n’ai toujours pas vu Ted Lasso, je n’ai regardé que d’un oeil lointain One Tree Hill, mais j’ai en revanche adoré les premières saisons de Club de Cuervos. Un jour, je finirai la série. Peut-être. En fin de compte, bien que le sport ne soit pas ma passion principale – et même qu’il soit très loin de l’être ! – il occupe tout de même une place de plus en plus importante dans ma vie. Et qui sait, peut-être qu’un jour je me laisserai inspirer par une série pour essayer un nouveau sport !