12 Monkeys – S04E10-11

Épisode 10 – The Beginning (1) – 20/20
Improbable, mais la série y arrive : un condensé d’émotions tout aussi forte que dans l’épisode précédent, des rebondissements, des surprises, on ne voit pas le temps passé dans ces 49 premières minutes de la fin de série. J’ai adoré, tout simplement, et j’aurais aimé que toute la série soit à la hauteur de cet épisode, même si c’est déjà bien cool d’avoir au moins cet épisode !

Saison 4


10

The mission hasn’t change. Only our feelings.

Oui, je suis trop impatient ; oui, je vais me jeter dessus ; vivement que ça sorte et blablabla. Une annonce de déménagement plus tard et il n’y a plus personne pour être au rendez-vous devant ces deux derniers épisodes de la série. Et pourtant, avant d’être spoilé, il a bien fallu s’y mettre. 1h30 pile, voilà ce que promet ce dernier épisode au résumé repartant aux bases de la série et nous résumant tout en trois minutes. C’était long, mais passionnant, et ça donnait envie de se replonger dans toutes les quatre saisons.

Quoiqu’il en soit, on est ensuite reparti en 2037 où Katarina découvre leur QG et la base de la machine et… Athan ! Il essaye de raisonner Katarina de ne pas commencer à partir en vrille, mais il n’y a pas grand-chose qu’il puisse faire ou dire pour la faire changer d’avis. Il lui conseille donc, le jour où ça arrivera, de choisir de sauver une vie plutôt que sept billions. Il savait donc tout !

En 2043, on reprend exactement où on en était : Katarina comprend que le fait que Cole soit de sa famille explique que la machine s’est mise à fonctionner, comme elle partait de son ADN. Cole accepte son destin d’être effacé, Jennifer est effondrée, Cassie va probablement être chiante et s’y refuser, mais ce sera ce qui permet à la série d’avancer à sa fin.

Cassie s’oppose fermement à ce que Cole soit sacrifié, mais personne ne va dans son sens, la forçant à comprendre qu’il n’y a rien d’autre à faire. Elle a beau dire que le temps leur en doit une, ce n’est pas tout à fait vrai, et c’est juste bien trop triste à voir. Il est fort probable que cet épisode finisse par me faire pleurer encore, surtout que ça enchaîne sur des flashbacks de toute la relation Cole/Cassie, et je ne m’y attendais pas.

Avant de supprimer Cole définitivement, le groupe décide logiquement d’envoyer « future asshole » à la rencontre du Cole du passé, et c’est passionnant de revoir ces scènes de rencontre entre les personnages. Revoir toutes les interférences de « future asshole » est certes très répétitif par rapport au passé de la série, surtout quand il s’agissait de voir ce qu’on a vu cette saison, mais ça fonctionne bien.

Comme il faut bien combler l’heure restant dans l’épisode, Cole et Cassie découvrent à leur retour en 2043 que leur solution miracle de détruire l’existence de Cole ne peut fonctionner : il leur faudrait trois ans et demi pour accomplir la solution des Primaires, et ils n’ont que 12 ou 13 heures devant eux.

Heureusement, Cole a déjà un plan pour changer tout ça – alors que Cassie a toujours l’espoir de sauver le monde en tuant le Témoin. Elle est un peu têtue dans son genre, mais j’imagine que la série ne pourra pas mal se terminer pour autant.

Et la suite est plutôt très joyeusement horrible à voir : Cassie demande à Cole d’aller chercher Ramse parce qu’ils ont besoin de lui pour mettre en place le plan de Cole. Ainsi, donc, « future asshole » débarque l’année de la mort de Ramse pour l’embarquer avec lui dans le futur. Dur de ne pas avoir envie de pleurer lors de ces nouvelles retrouvailles entre Cole et mon personnage préféré. On me prend par les sentiments là.

Assez vite, les personnages irréconciables à l’époque se réconcilient en quelques minutes et Ramse accepte de suivre le plan de Cole jusqu’au bout : ils vont s’emparer de Titan ensemble. Une dernière mission pour les deux frères qui ne plaît pas trop à Katarina parce que bouhou la causalité. Au point où vous en êtes, mamie, ce n’est plus bien grave tout ça. Et puis, la réaction de Jennifer est beaucoup trop drôle.

Les deux frères partent donc chercher une voiture dont ils ont besoin sous l’orage rouge et Cole y trouve la bague de fiançailles de sa mère. Avant de partir pour son ultime mission, il téléporte donc Cassie dans une magnifique crique où il la demande en mariage, parce qu’il fallait bien une scène de plus pour briser le cœur de tous les fans, pas vrai ? NON. Et pourtant, ils ne se gênent pas pour la demande en mariage, non pas pour toujours, mais pour un moment. Ah, les frissons purée.

Ils sont malheureusement interrompus dans leur moment parfait et trop court par l’orage rouge qui arrive au-dessus de ce dernier coucher de soleil.

Pendant ce temps (en quelque sorte, ces mots de liaison ont un sens bien différent ici que dans mes autres critiques), Jennifer boit du thé rouge pour rencontrer le Témoin alors que de son côté, Olivia nous fait son petit discours d’entrée dans la forêt rouge avec le temps qui se supprime et tous les moments qui ne font plus qu’un. Un orage rouge se propage donc dans le temps sur tous les lieux marquants de la saison et la série.

Olivia est donc dérangée par Jennifer qui est elle aussi bien dérangée, d’une autre manière. Elle s’arrange pour attirer son attention, lui dire qu’il y a moyen d’avoir l’arme la tuant et… Olivia s’empare de son corps, se retrouve face à Katarina et découvre effectivement que l’arme est bel et bien présente en 2043. Aussitôt, Olivia arrête la possession de Jennifer et la phase finale de son plan pour emmener Titan en 2043 et les empêcher de la détruire.

Elle tombe dans un piège totalement grossier tendu par nos ennemis : Cole et Ramse se cherchent une chanson dans la voiture et finissent par trouver ce qu’il faut pour mourir, The Time of my life. J’ai éclaté de rire juste avant Ramse, mais c’était parfait : ils s’infiltrent dans Titan et dérangent Olivia dans un énième discours interminable, détruisant au passage leur voiture et quelques hommes d’Olivia, qui comprend trop tard qu’elle est tombée dans un piège.

Ramse et Cole perdent leur machine portative, mais ce n’est plus très grave (ce sera probablement juste gênant au pire moment) : Katarina téléporte leur QG en plein Titan. La machine du QG devient la seule arme de nos résistants, mais c’est assez pour faire flipper Olivia qui est loin de se douter qu’ils veulent simplement récupérer Titan, et qu’ils sont partis pour une mission suicide.

Cette dernière se passe bien – et passe bien vite aussi : je crois qu’on approche déjà de la fin du premier épisode et que je ne m’en suis pas rendu compte. Et à force de bien se passer, la mission se termine mal : les Filles ne parviennent à protéger la Machine, et leur scientifique est mort, et il ne reste plus que neuf minutes avant la fin du plan d’Olivia, alors que Cole et Ramse sont fichus eux aussi.

Katarina accepte de mourir à son tour, mais finalement, dans un ultime twist, Max (QUOI ?!!!) et la Jennifer du futur débarquent et la sauvent, avant de demander à Jennifer du passé de mettre une dernière chanson : Don’t you forget about me. Et hop, voici Deacon qui débarque pour sauver James et Ramse. WTF ? D’où sort-il ? Ou plutôt de quand ? C’est en tout cas un bon twist – même si je m’attendais à le voir débarquer depuis le milieu d’épisode où Cassie dit avoir besoin de toute la famille pour s’en tirer. Quel épisode final !


Épisode 11 – The Beginning (2) – 20/20
Claque. Cet épisode final est une véritable claque et hisse la série à un très, très bon niveau. Malgré une première saison un peu bancale par moment, cette fin à elle toute seule suffit à ce que la série accède au panthéon des séries, rien que ça. Je n’en dirais pas plus dans ces quelques lignes pour ne pas spoiler, mais la fin est tellement parfaite qu’elle fait assurément partie de mes derniers épisodes de série préférés. Commencez la série si ce n’est pas déjà fait et le seul conseil que je puisse vous donner. Vraiment. Et pour les autres, et bien, il me reste à résumer l’épisode.

Saison 4


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You and I. We didn’t have a lot of time… but we lived a lifetime together.

Le vrai épisode final prend le temps de revenir sur le twist de l’épisode précédent : Jennifer vieille débarque avec les Filles auprès du camp West 7, tombe sur Max et la force à la mener à Deacon, à qui elle raconte tout le futur. Son argument ? Le couteau de Deacon, bien sûr. Le truc, c’est qu’elle utilise un paradoxe pour les détruire et niveau causalité, je suis perdu : si elle le détruit, c’en est fini de son argument et de tout le reste ?!

Pas le temps de se prendre la tête cela dit, la bataille finale est là – et Deacon est dedans (donc il savait tout ce qui allait se passer depuis toujours ? Ou c’est l’événement qui change et nous sort de la boucle ? Ah, ces prises de tête temporelles). Deacon se réconcilie de manière express avec Ramse et Cole, ils sont tous West 7 après tout, alors que Cassie et Jennifer prennent la décision de se sacrifier et d’aller en salle de contrôle. Là-bas, Olivia les attends effectivement, et nous tabasse Cassie, oubliant un peu trop Jennifer à mon goût. C’est génialissime toutefois, parce que Cassie finit par se rebeller et enfin prendre sa revanche contre Olivia.

C’est elle qui la poignarde et la tabasse. Kiffant. Malheureusement, Katarina leur rappelle qu’ils n’ont plus trop le temps. De son côté, Cole parvient à convaincre Deacon et Ramse de mener encore une autre mission suicide : il faut détruire le cœur de Titan. Il ne reste que quelques minutes (4, en fait) pour annuler la séquence lancée par Olivia, et Cassie se fige dans ses souvenirs – de biens jolis flashbacks, encore et toujours.

Olivia débarque une dernière fois et prend le dessus sur Cassie utilisant la ruse pour la tuer définitivement : elle lui dégomme la moitié supérieure du corps dans un paradoxe temporel. Malgré tout, Cassie ne se sent pas capable d’arreter la séquence de la forêt rouge. Elle s’excuse auprès de James de ne pas être capable de faire mieux pour lui, mais elle ne veut pas le perdre, ni perdre ses souvenirs.

James se tape donc le sprint de sa vie vers la tour de contrôle… et ne met que deux minutes à y arriver. La probabilité est bien faible. Malheureusement, il arrive trop tard quand même : un éboulement l’empêche d’accéder à Cassie. Comme par hasard. Cela ne lui empêche pas de lui parler et d’être ultra-poétique surtout pour Cole : oui, ils peuvent avoir l’éternité… ou ils peuvent avoir un maintenant qui rend tout ça réel, un maintenant avec une fin, un maintenant qui se souvient du temps qui passent et des retrouvailles. Bref, il la supplie de donner une fin à la série, comme si les scénaristes connaissaient bien le texte à lui donner après avoir bataillé pour une saison 4. Admettons.

Cole est convaincant au point que Cassie change d’avis à la dernière seconde, comme dans une série. Elle arrête donc la séquence à une seconde de la fin et ce qui a pris des heures à se mettre en place ne prend qu’une seconde à s’arrêter. Plus de forêt rouge, une Jennifer qui se réveille et un happy end qui se profile.

La série part alors en vrille totale et nous ramène en… 894 pour mon plus gros fou rire : la moitié supérieure du corps d’Olivia qui finit en Antarctique avec la souche du virus… elle est le crâne de la saison 1. Bien joué. Il n’empêche que le but est toujours de supprimer Cole et qu’il reste plein de choses à faire, notamment renvoyer tout le monde au… début. Pour éviter la causalité, quoi.

La vieille Jennifer et Deacon repartent ensemble et se lient d’une amitié intemporelle, après un câlin Cassie/Deacon que celui-ci ne comprend pas. On ne nous reparle de Max, la pote de Cole et Ramse, mais bon, on imagine qu’elle s’en va avec Deacon aussi. Ramse, lui, accepte la triste réalité de se faire tuer par Cole… et ses derniers mots, « Je te vois bientôt », s’expliquent enfin. Jennifer est bien trop  nulle en au revoir, ou bien trop forte : comme d’habitude, elle est inimitable. J’adore ce personnage ! Elle préfère un salut final, une bonne nuit avant de tout recommencer, qui sent bon la dernière scène tournée pour l’actrice (je n’en sais rien, mais je suppose) où Cole, Cassie et Katarina l’applaudissent. La voilà donc qui retourne dans le passé, toute excitée de la vie qui l’attend.

Il faut ensuite des adieux entre Cassie et Cole. Des adieux du couple principal dans une série qui se termine après quatre saisons. Ils ne peuvent pas oser ? Et si. Cole rend à Cassie sa montre, les violons se font entendre et il lui fait de bien beaux adieux et un dernier baiser. Le courage de Cassie de monter les escaliers et s’asseoir sur cette chaise, c’est quand même quelque chose. Son départ de 2043 se fait au son de son message adressé à Jones, le fameux message lançant la mission.

Il ne reste plus que Katarina et James pour conclure la série : Titan est capable d’effacer l’existence de Cole et ils n’ont plus qu’à le faire. Avant ça, Jones se fume une dernière cigarette et remercie son petit-fils d’avoir tenu sa promesse : ils voient la fin ensemble. Il lui répond qu’il est heureux de l’avoir à la fin, mais la fin de Katarina est là plus tôt qu’il ne pensait… elle se laisse mourir en écoutant son petit-fils lui dire qu’elle a été une mère pour lui. Il écrase sa cigarette, et c’en est fait de Katarina.

Reste une dernière séquence à écrire, celle qui enverra Titan et James à la destruction totale et à l’effacement. James Cole la programme lui-même et accepte de s’autodétruire….

La série se mord la queue et revient à son premier épisode, sa première scène, en 2013. Quand Cassie monte dans sa voiture, Cole n’est pas là pour la braquer, mais elle se souvient soudainement des quatre saisons. Plutôt que de se lancer dans la plus grande aventure de sa vie, elle se rend à l’Emerson et demande à contacter James Cole, mais sa chambre n’existe plus. Elle n’a jamais été réservée à vie. Et le voyage dans le temps n’est plus jamais possible.

Voici donc une Cassie dévastée qui comprend que la vie sera différente de toute la vie qu’elle a connue pourtant connue. La série prend le temps de nous faire une fin parfaite à travers le temps : Jennifer est capable de nous créer la première licorne du monde, Ramse a un futur heureux avec son fils, Jennifer finit par se retrouver dans un bar possédé par Deacon où ils s’amusent bien, Katarina vit une jolie vie de famille, avec son mari et Hannah. Et si on en revient à Cassie, c’est pour nous dire qu’elle est un super médecin et qu’elle s’achète la maison, la fameuse maison.

Quelque part, quelque temps, Cole débarque sur une plage et retrouve une Jennifer jeune et souriante et délirante toute heureuse de le voir en vie. Eh oui, Jones a bien sûr trouvé le moyen de sauver son petit-fils, comme le lui avait demandé son arrière-petit-fils. Elle l’a effacé du temps, mais elle a trouvé le moyen de le ramener dans le passé, auprès de Cassie. Et c’est pour ça qu’elle se souvient de lui.

C’est une jolie manipulation du temps, qui permet à James et Cassie de se retrouver devant leur maison, ultime claque hyper efficace de la série qui se termine sur une réplique aussi prévisible après ce double-épisode que parfaite et insoupçonnée avant : Happily ever now. Et ils vivent heureux.

Saison 4

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EN BREF – Merci à LauraFrankie et Yodabor de m’avoir tellement parlé de la série que je me suis mis à la regarder, après un faux départ. C’est le syndrome Person of Interest, finalement, juger une série sur son pilot a beau être la technique de production de la majorité des chaînes américaines, elle n’est vraiment pas efficace en ce qui me concerne. Peut-être qu’il vaut mieux la juger à son épisode final, en fait. Bref, quoiqu’il en soit, j’ai trouvé la saison 1 très bonne, mais pas aussi exceptionnelle que cette saison finale.

Parce que bon, quand même, OK, il n’y a eu que onze épisodes cette année, mais ils étaient tous excellents : très peu de temps morts, énormément de rebondissements, cette saison 4 était brillante. Dans l’ensemble, la série s’en va donc en me laissant un excellent souvenir d’elle et en ayant réglé une bonne grosse majorité de ses paradoxes.

Je dirais qu’ils n’étaient pas bien au point au début, ou pas sûr d’eux, mais que plus le temps a passé, plus c’est devenu solide. Une fois leur plan bien clair et défini, il n’y avait plus qu’à se laisser guider. Écriture fluide, rebondissements improbables à chaque fois, excellents gags, paradoxes temporels gérés et SF tout comme j’aime, je ne manque pas de compliments à l’égard de la série. Et ce n’est pas le double épisode final qui me fait dire le contraire – j’aurais aimé une fin triste aussi, mais les choix faits sont pertinents et absolument pas décevants, au contraire.

Une série coup de cœur, il faudra que je la revois un jour !

12

Glow – S02E05-06

Épisode 5 – Pervers are People, too – 18/20
#MeToo. Il fallait inévitablement que la série s’y frotte, surtout avec son ADN hyper féministe, et elle le fait avec brio, même si je ne sais pas encore les conséquences que ça aura pour la suite de la saison. Il est aussi temps de se concentrer sur un personnage masculin dont on sentait bien, dès la saison 1, qu’il avait de belles possibilités d’intrigues.

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Spoilers

05

So he wants us to sell him the season we’re already making.

L’épisode commence par une Sheila complétement débordée par son premier fan. C’est sans surprise : elle a toujours été timide, et ça ne va pas s’arranger avec une horde de journalistes devant leur gymnase. Il y en a toutefois une qui prend plaisir à ça : Ruth, évidemment. Toutes les filles reçoivent pas mal de courriers de leurs fans, avec les classiques photos de bite (mais pourquoi c’est si classique ?), ce qui finit par donner l’idée à Melanie d’instaurer la possibilité d’avoir un autographe ou des photos avec elles après les combats. Pas con du tout, en vrai. Ruth en fait des caisses pour ne pas changer et s’entraîne à signer des autographes, tout en ne comprenant pas pourquoi Sheila se braque tant.

Les filles découvrent aussi que Bash dort désormais dans la chambre de Carmen, et donc dans celle de Rhonda aussi, même si cette dernière n’apprécie pas du tout cette présence supplémentaire dans la chambre. J’avais totalement oublié que Carmen et Bash s’appréciaient, il faut bien le dire, mais ils ont une super relation grande sœur/petit frère…

Le vrai problème de Bash, c’est qu’il n’a plus d’argent pour payer Florian et que celui-ci s’est donc barré. Par conséquent, Bash ne veut pas retourner chez lui parce qu’il s’y sent seul, et Carmen et lui partent donc à la recherche de Florian… dans un club gay, ce que Bash comprend vite, mal à l’aise. Carmen et Rhonda, elles, s’éclatent dans ce lieu, forcément, mais lui se fait draguer par Eric, l’ami de Florian, et il se barre aussi vite que possible.

Il se rend chez Birdie (sa mère j’imagine) où le valet de celle-ci lui apprend que Florian est venu demandé de l’argent quelques jours plus tôt pour partir en voyage. Sans avertir Bash, qui déprime aussitôt et passe la nuit dans sa chambre, où l’on découvre son amour pour le catch masculin, tiens, tiens.

De son côté, Cherry est de retour dans le même motel que les autres filles, mais si elle y est avec Keith (son mari) et… sa dépression. Elle ne sait pas encore ce que Sam fera d’elle et elle a les cheveux définitivement dégommé depuis l’épisode précédent.

Les producteurs sont invités par Glenn à une réunion où ils apprennent la perte de leur sponsor principal après la destruction d’une chaise de celui-ci lors du combat de l’épisode précédent et parce que le patron de la boîte est né d’une mère qui était encore adolescente quand elle l’a eu. Ah oui, forcément.

Glen a tout de même une bonne nouvelle : Tom, le grand patron, adore leur série et notamment la storyline de l’enlèvement. Il veut donc rencontrer les producteurs pour en savoir plus… ce que Sam n’apprécie pas trop, parce qu’il comprend bien que c’est la réunion de la dernière chance pour la série.

Les producteurs passent donc l’épisode à imaginer le futur de la saison, sans Ruth, qui est vexée.

Elle est forcément hyper heureuse quand Tom lui propose un dîner d’affaire, mais les choses tournent bien mal quand le dîner a lieu dans un bungalow. À la lueur du #MeToo, c’est dur de ne pas être immédiatement inquiet, et elle aussi l’est… jusqu’à ce qu’elle aperçoive Glen. Rassurée, elle lui fait un câlin et accepte un verre de vin, et probablement un autre vu son état dans la scène suivante où elle sent bien qu’elle doit freiner sur le vin.

Glen s’éclipse pour aller chercher de la nourriture – suivant un ordre muet de Tom – et la laisse donc seule avec le big boss qui en profite pour demander une démonstration de catch où il plonge sa tête dans ses seins et abuse d’elle. Il ne va pas jusqu’à la violer, fort heureusement, parce que cette simple scène était déjà hyper dérangeante à voir. Quand il s’éclipse pour le jacuzzi en annonçant que Glen ne reviendra pas, Ruth s’enfuit…

Le lendemain, les producteurs reçoivent un coup de fil qui annonce l’annulation de la série (après un petit passage à 2h du matin). Ruth comprend que c’est de sa faute et l’annonce à Debbie, qui réagit d’abord de manière exaspérée face à l’attitude égocentrique de son ex-meilleure amie… puis qui apprend ce qui s’est passé et l’engueule de ne pas avoir prétendu qu’elle aimait la situation. C’est une actrice après tout, c’est comme ça que ça fonctionne : faire semblant d’avoir envie et puis voilà. Outch.

Le dialogue entre Debbie et Ruth est d’une violence terrible, sonnant toujours aussi juste et injuste en 2018 que dans cette histoire des années 80. Et Ruth culpabilise donc d’avoir provoqué l’annulation probable du show, surtout quand elle voit Sheila finalement accepter de signer des autographes.


Épisode 6 – Work the Leg – 18/20
Encore un épisode palpitant et se dirigeant vers des eaux beaucoup plus troubles que je ne l’aurais attendu en début de saison. C’est toujours aussi top à regarder, même s’il y a quelques moments qui finissent par donner envie de regarder ailleurs. Et en plus, il y a beaucoup trop de scènes où on les voit faire du sport, du vrai, et c’est très culpabilisant quand on est confortablement installé !

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06

Because this week is gonna be impossible.

Cherry est donc de retour (et ses cheveux aussi), et c’est donc le retour des entraînements, alors que Yolanda s’inquiète pour son rôle. Sam et Bash débarquent auprès de Tom et apprennent que la chaîne diffuse du catch masculin à leur place, ce qui énerve Bash demandant aussitôt à ses actrices de se défoncer. Toute la pression retombe sur Carmen et Cherry qui doivent préparer les meilleures chorégraphies possibles, dans le scepticisme le plus complet de Debbie, qui sait bien que même avec le meilleur des matchs, ils ne récupéreront jamais leur horaire.

Carmen et Cherry font pourtant du bon boulot, mais celui-ci est sans cesse remis en cause par les tensions entre les filles : Debbie et Ruth ne sont pas d’accord sur celle qui doit gagner le match, Mel est toujours énervée d’avoir perdu sa veste (et Phil), Beirut est énervée par les jumelles ayant volé son idée de transformation du personnage. Et pour en rajouter une couche, Yolanda se met à draguer Cherry.

Heureusement, Carmen est là pour motiver toutes les filles et pour les pousser à faire plus de sport et avoir des matchs parfaits. Et c’est impressionnant, parce qu’une fois de plus, j’ai l’impression qu’il y a bien peu de doublures et que les actrices y mettent toutes du leur pour avoir la série la plus parfaite.

Justine redébarque dans la série pour demander à Ruth de l’accompagner à un festival avec son père, parce qu’il n’a pas assez d’amis pour remplir tous les sièges qu’on lui a attribué et ça inquiète Justine, qui ne veut pas qu’il soit seul… et s’arrange en fait pour lui organiser un rencard : quand Sam est prêt à partir, elle fait semblant de dormir.

Ainsi donc Sam pense aller au festival présentant son film tout seul, mais il y retrouve Ruth. Celle-ci comprend le piège et essaye de l’éviter, mais elle est bien forcée de constater qu’elle ne pourra y échapper. Ruth et Sam passent donc un bon moment devant le film – avec Ruth forçant Sam à introduire le film et lui apprenant aussi qu’elle n’est pas en couple avec Russell.

Justine s’est arrangée pour que des amis félicitent son père et Ruth reste avec Sam encore un moment… Ce qui lui permet finalement d’avouer la vérité concernant l’annulation de la série à Sam, qui a la meilleure des réactions possibles. Plutôt que de blâmer Ruth comme elle le craignait et comme Debbie n’a pas hésité une seconde à le faire, il blâme Tom, dont il va défoncer le pare-brise dès qu’il en a l’occasion le lendemain.

De son côté, Debbie découvre que son mari sort désormais avec sa secrétaire, Susan, qui s’occupe aussi de son fils. Elle sauve les apparences comme elle peut, avec une jolie passive-agressivité (mais si, c’est un mot), mais finit en larmes… puis en crise d’angoisse quand elle arrive au gymnase et doit se changer dans le vestiaire. Elle ne le supporte plus et s’en plaint à Sam, qui est décidément bien génial aujourd’hui et lui laisse son bureau pour qu’elle se change.

C’est là qu’elle trouve de la drogue facile d’accès… et n’hésite pas à en prendre. Oh non, Debbie, pourquoi ? Et juste avant le match le plus important, en plus. Durant la soirée, Sam décide de laisser Justine au contrôle des commandes de la salle depuis laquelle il produit habituellement la série : avoir revu son film lui donne plutôt envie de filmer, et d’improviser un plan où il filme depuis le ring la défaite de Cherry face à Yolanda (improbable, mais sympa de voir Cherry vouloir changer de rôle).

Commence alors le match Ruth/Debbie, mais Debbie est tellement droguée qu’elle ne se rend pas tout à fait compte de ce qu’elle fait. Clairement hors de contrôle, elle inquiète autant Ruth que Carmen, mais Bash et le public ne voient rien de la vraie souffrance de Ruth. Et l’épisode se termine sur un craquement vraiment pas charmant à entendre. Du tout. Pfiou, que ces deux épisodes auront été dérangeant à supporter, entre le Tom à deux doigts de la violer et sa meilleure amie qui la blesse. Aïe.

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Glow – S02E03-04

Épisode 3 – Concerned Women of America – 16/20
La série poursuit cette saison en exploitant ses bonnes bases et en rouvrant d’anciennes storylines que je pensais conclues pour plus longtemps que ça. Même si un peu moins marrant, cet épisode permet de passer du temps avec des personnages que j’apprécie vraiment beaucoup, alors j’en tire surtout du positif.

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Spoilers

03

A baby could destroy my future.

Contre toute attente, on retrouve Cherry sur le plateau de sa nouvelle série où le tournage ne se déroule pas à merveille pour elle. Elle a du mal à apprendre ses lignes et même quand elle les connaît, elle oublie de… les jouer. C’est fou comme on voit l’actrice être capable de mal jouer quand elle est dans ce personnage alors qu’on la retrouve la scène suivante en larmes de devoir se lisser les cheveux.

Et malgré tout ça, elle est sur le point d’être virée au point que son mec vient chercher Sam pour avoir de l’aide dans la gestion d’une Cherry qui est au bord de la crise de nerfs. Quand elle voit les rushs, elle comprend qu’elle est mauvaise actrice et s’arrange avec Sam pour ne pas être virée.

À la place, Sam appelle les producteurs de sa série et pitche « Good as Gold » (un téléfilm sorti en 1986, tiens, tiens) pour qu’ils aient une excuse de se débarrasser de Cherry et qu’elle rejoigne de nouveau le casting de Glow. C’en est fini des rêves de grandeur de Cherry… Triste, mais bien mené.

Sinon, Glen débarque dans le bureau de Sam pour annoncer aux producteurs de la série (et ça inclut Debbie, ce qui est plutôt génial car je l’aime dans ce nouveau rôle) que Glow ne plaît pas à un lobby, les « Concerned Women of America », jugeant la série trop sexy. Ils sont donc missionnés à l’écriture d’un message de prévention.

Pendant ce temps, Ruth a de nouveau droit de gérer un Russell insistant l’invitant à un rencard, qu’elle accepte cette fois parce qu’après tout elle est attirée aussi et que son seul blocage est qu’ils travaillent ensemble. Ils sont interrompus par Debbie qui se plaint à Ruth de son nouveau devoir de scénariste. Comme toujours, Ruth se propose de l’aider.

Et si c’est déjà une mauvaise idée sur le papier, ça empire quand le sujet choisi par Debbie est… les grossesses non voulues. Bon, Ruth ne laisse pas trop paraître son mal-être et parvient à se sauver la face. N’empêche que le script est finalement rédigé par She-Wolf.

Même si Justine est bel et bien de retour à l’école, elle est embauchée par Debbie pour jouer l’ado risquant de tomber enceinte, alors que Carmen prend le rôle du bébé. Le spot est plutôt réussi est bien marrant, mais Debbie prend l’enregistrement trop au sérieux. Elle n’a pas trop envie de rentrer chez elle et ça se sent, et elle ruine au passage le rencard de Ruth et Russell.

Cette dernière est forcée d’expliquer à Russell qu’elle et Debbie sont des femmes ambitieuses et qu’il ferait mieux de s’adapter à ça. Sympa. La toute fin d’épisode voit quand même Debbie être de nouveau une garce avec Ruth qui a bien cerné sa meilleure amie et son envie d’être le plus loin de chez elle : elle lui fait comprendre qu’elle savait très bien qu’elle avait un rencard de prévu, mais qu’elle n’en avait rien à faire de lui faire rater – avant de se précipiter chez elle pour libérer sa babysitter.

Enfin, Melanie a des maux de ventre, et ça fait un sujet d’intrigue pour l’épisode – ça et le manque de sexe de l’ensemble du casting. Ce n’était pas bien dingue, même s’il y avait quelques bons gags, OK.


Épisode 4 – Mother of all Matches – 17/20
Le début de l’épisode me laissait mitigé en ne se concentrant que sur deux personnages et en étant pas excellent, mais le milieu le rattrape largement en plongeant enfin à fond dans le catch, le vrai, et sans ignorer pour autant de développer les personnages et la série dans la série. Perfect combo, vraiment, avec une jolie avancée pour les personnages au cœur de cet épisode.

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04

Get a job! Get a job! Get a job!

L’intro de l’épisode est on ne peut plus claire : cet épisode verra le match Liberty Bell/Welfare Queen, et c’est plutôt marrant. L’épisode se centre donc sur Debbie et Tamme. Cette dernière rend visite à Ernest, son fils, qui est désormais à l’université. Si elle est méga fière de son fils, elle n’ose pas lui dire qu’elle a un nouveau job… jusqu’à ce que quelqu’un la reconnaisse et lui force la main.

Dès lors, son fils a peur que sa mère se fasse exploiter et décide de retourner à Los Angeles avec elle pour l’aider et vérifier qu’elle va bien avec ce nouveau job. C’est donc lui qui conduit sur le trajet du retour, et Welfare Queen stresse d’avoir l’avis de son fils.

De son côté, Debbie dépose Randy, son fils, à la crèche et rentre se préparer et réviser ses répliques. Malheureusement, sa préparation est interrompue par Susan, la nouvelle secrétaire de son ex-mari, qui lui demande le modèle de son lit pour racheter le même à son boss. Oh. Debbie raccroche au nez de Susan et décide de vendre le lit, puis de vendre tout le reste de ses meubles, pour 5 dollars. Elle est en pleine crise de nerfs, donc, et il est sûr qu’elle se mordra les doigts rapidement pour ces décisions-là.

Et ça ne tarde pas à arriver quand elle comprend qu’elle a oublié d’aller chercher son fils… Ainsi donc, Tamme et Debbie sont de superbe humeur pour leur combat qui occupe beaucoup de temps de l’épisode… et c’est tant mieux. Le spectacle fonctionne à merveille avec des personnages hyper stéréotypés et drôles, avec Bash qui fait du placement produit, avec Tamme qui se rend compte que son fils désapprouve ce qu’elle fait, avec un combat de catch rythmé et réussi. C’est le premier vrai combat complet de la saison – et même de la série, au point où on en est, et il fonctionne très bien.

Ainsi donc, Liberty Bell récupère enfin la couronne en battant Welfare Queen, mais malheureusement, elle grille son capital sympathie en voulant la forcer à prendre un job et en poussant la foule à humilier Welfare Queen. C’en est trop pour Tamme qui sait que son fils regarde : elle craque et s’enfuit en pleurant.

L’ambiance retombe immédiatement, mais heureusement, Ruth passe par là, encore en costume de son match contre Carmen. Elle décide d’agir et improvise comme elle peut pour ramener l’ambiance, ayant de nouveau la meilleure des idées : elle repère une petite fille déguisée en Liberty Bell dans le public et l’utilise pour faire croire qu’elle enlève la fille de Liberty Bell. Voilà qui ramène aussitôt de la sympathie à la jolie blonde et remotive le public par rapport aux spectacles.

Il n’empêche qu’il faut encore que Tamme se confronte à son fils, vraiment pas à l’aise par rapport à ce qu’il vient de voir… Et pourtant, il se dit surtout impressionné de la force physique de sa mère et, même si le spectacle était offensant, il n’a pas envie d’en vouloir à sa mère.

Debbie rentre quant à elle chez elle pour tomber sur Mark qui découvre que la maison est totalement vide… Il voulait simplement que Randy se sente à l’aise dans sa deuxième maison, parce qu’il va avoir deux maisons maintenant. Le pauvre est bon pour être perdu cela dit, puisque sa première maison est vide désormais – à l’exception de sa chambre bien sûr, parce que Debbie n’est pas complétement dingue non plus. Ouf.

> Saison 2

12 Monkeys – S04E07-09

Épisode 7 – Daughters – 19/20
Que cette saison est excellente ! Cet épisode expérimente encore une nouvelle structure, et celle-ci s’avère passionnante du début à la fin. Les révélations inattendues – qui me donnent tort en plus ? – continuent alors que l’épisode en lui-même apporte des pièces d’un puzzle qu’on ne finit plus de reconstituer !

Saison 4


07

And you call yourself a witness?

Quelle journée encore ! Je n’avance à rien en ce moment avec les grandes chaleurs. C’est donc à pas d’heure hier soir que je me suis décidé à lancer ces trois épisodes – d’avance, je m’excuse pour les fautes, plus je suis fatigué, plus il y a de chances que j’en laisse passer ! Bref, le titre de cet épisode ne me dit rien qui vaille, parce que le groupe de Jennifer n’a jamais été mon préféré, surtout qu’elles ne servaient souvent qu’à se faire tuer.

Et pourtant, le parallèle du début d’épisode entre Emma (la fille du témoin) et Hannah m’a tout de suite énormément plu. Il est question de leur naissance, de leur éducation… Un beau résumé des deux personnages, donc, et de la série au passage. C’était aussi simple qu’efficace, et ça me rappelle certains résumés de The Magicians qui étaient parfois intégré à l’épisode comme ça. En tout cas, les choses sont claires pour cet épisode : Emma et Hannah ont tout qui les opposent, mais toutes les deux agissent pour leurs mères, qui sont justement sur le point de se rencontrer une nouvelle fois – sachant que la dernière fois Olivia avait poignardé Katarina…

Le Témoin se rend immédiatement compte que Katarina est en train de mourir, mais qu’importe, elle veut surtout interroger Jones et savoir où se cache l’arme qui pourrait la renverser. La torture est attendue, et Katarina finit dans la cellule de Deacon.

Au QG et en 2043, Cole s’énerve d’être impuissant vis-à-vis de Jones et de ne pas pouvoir se rendre en 1491, mais Cassie dit qu’il faut simplement faire confiance à Jones. C’est un peu simple, mais on a autre chose à faire que rester à les suivre, alors next.

De son côté, Emma débarque auprès de sa mère pour leur dire que leur plan se prépare bien. Olivia est une mère atroce, plus encore que ne l’était sa propre mère, ça promet. Le Témoin décide alors d’aller assister aux informations que Jones connaît : elle se projette dans le temps avec son esprit, parce que oui, elle sait faire ça apparemment – mais c’est douloureux pour Jones.

Celle-ci est secourue par Cole qui débarque avec la machine de son fils et commence à expérimenter de nouveaux troubles à cause de sa maladie radioactive. Elle est ainsi interrogée ensuite par Cassie au QG, puis par Cole, puis elle retrouve Jennifer racontant l’histoire et il m’est apparu de plus en plus évident qu’elle était encore coincée par Olivia.

C’est effectivement le cas : elle lui fait avoir des visions d’Hannah, et c’est la goutte d’eau pour Katarina qui comprend qu’elle est manipulée. Dès lors, elle tente d’aller dans la tête d’Olivia pour prendre le dessus, mais celle-ci ne se laisse pas faire et sait désormais comment atteindre Katarina : en s’occupant d’Hannah. Elle charge Emma de finir au plus vite Titan, s’avérant de plus en plus tyrannique et cruelle envers sa fille, qui craque.

Elle est particulièrement choquée de découvrir que sa mère torture ensuite Katarina en tuant devant elle un nombre incalculable de fois Hannah. Oh, pas la vraie Hannah bien sûr, mais ça reste de la torture, et une torture qui fonctionne : Katarina donne l’information de l’arme cachée en 1491. Oui, mais c’était en fait son plan depuis le départ : Titan se rend en 1491 avec Jones dedans, ce qui fait qu’au QG en 2043, ils peuvent désormais la suivre.

Tout ça n’est pas si simple : le scientifique, Adler, les avertit qu’ils resteront possiblement bloqués en 1491, et ce n’est pas très motivant. Cole, Cassie et Jennifer décident d’y aller et, en même temps, ils savent bien qu’ils ne resteront pas bloqués : on a vu un Cole du futur ; on a vu Jennifer vieille mourir en 2046 ; on a vu Cassie mourir en 2019 (bon, j’ai un doute sur la date j’avoue ?)… tout va bien quoi.

À moins qu’ils ne brisent d’une manière ou d’une autre le temps. Jennifer décide de se rendre en premier en 1491, parce qu’il y a un risque à se transporter si loin dans le passé… et effectivement, ça paraît hyper douloureux. En plus, Adler la perd dans le temps, ne pouvant confirmer qu’elle est arrivée dans le passé. Par chance, la Jennifer plus vieille rend une visite totalement improbable au QG au même moment et confirme qu’elle est bien arrivée à l’époque médiévale, mais qu’elle a des soucis là-bas. Elle demande aussi à Adler de réparer la machine du fils d’Athan.

Jennifer plus vieille a quelques flashbacks de l’époque médiévale, mais le plus intéressant est que Deacon en a lui aussi, et le même ; quand Jones essaye de le convaincre de s’enfuir.

Au milieu de tout ça, on retrouve également Hannah découvrant l’Emerson, les portables et un certain Bryan, le barman, qui est bien parti pour la draguer. Eh oui, un flashback nous révèle que Katarina a envoyé Hannah en 2007, où elle lui demande de découvrir la vie et d’ouvrir une enveloppe deux ans plus tard, le 8 mars 2009.

Les deux années passent, forcément, et elle finit par ne pas vouloir ouvrir l’enveloppe de sa mère pour passer du bon temps avec Bryan (oh, et elle a aussi des amies). Malheureusement, ses réflexes passés la rattrapent et elle tabasse deux types qui voulaient s’en prendre à eux. Elle rentre en pleurant dans sa chambre, alors que de son côté Emma envisage de se suicider.

La mission que Jones propose à Hannah ? Retrouver Marion Woods, la mère de Cole. Rien que ça. Elle sait où le trouver et heureusement, c’est le 8 mars au soir, lors d’une fusillade, que Marion se fait remarquer par un journal. L’identité de Marion, la mère de James, est ainsi révélée, et il s’agit… d’Emma. Plutôt que de se suicider, elle a choisi de vivre sa vie dans le passé. Olivia ne l’entend pas de cette oreille et veut la faire tuer, d’où la fusillade. Hannah l’en sauve, compromettant au passage son chemin de retour.

Dans le futur, Olivia remercie Katarina de lui avoir confirmé que Deacon était un traître (mais elle continue quand même de se servir de lui !) alors que Cassie et Cole se rendent au Moyen-Âge. Oh lala !


Épisode 8 – Demons – 18/20
C’était un peu longuet au début pour finalement se terminer de manière bien trop violente avec ce qui promet de nous diriger vers la fin de saison. Limite, il aurait mieux valu que la diffusion s’arrête là pour cette fois, parce que je sens que l’épisode 9 va me laisser encore plus sur ma faim – et pourtant cet épisode 8 fait déjà très bien le travail.

Saison 4


08

You’re simply a fool draped in metal.

Cet épisode démarre en 1491, rien que ça, avec un primaire qui se flagelle, ne supportant plus d’entendre des voix dans sa tête. Oh, bah ma foi, oui, pourquoi pas. C’est un peu extrême tout ça monsieur, quand même. Le pauvre n’est pas au bout de ses peines : il voit ensuite apparaître Titan alors qu’il dessinait un singe avec son sang et rencontre le témoin. Rien. Que. Ça.

L’homme s’appelle Andrus (ça, c’est fort de fruit) et n’est pas un primaire comme les autres, puisqu’il a tourné le dos à son groupe. Il reconnaît le Témoin et s’agenouille devant elle, parce qu’elle lui promet de mettre fin aux voix dans sa tête en tuant les autres primaires qui parlent dans sa tête.

En 2043, Adler tente de réparer la machine d’Athan malgré les interruptions constantes de Jennifer plus âgée. Celle-ci a une nouvelle vision de l’époque médiévale, saigne du nez et lui demande de se dépêcher.

Il faut dire que de son côté, la Jennifer plus jeune se réveille de son voyage dans… une porcherie. La pauvre. Elle se débrouille pour oublier son pistolet dedans et s’est encore arrangée pour débarquer avec des habits dignes de son temps, du genre une mini-jupe. Non, mais attendez, je ne suis pas historien, mais quand même, ils peuvent pas faire un minimum d’effort avant de voyager ?

Jennifer est rapidement repérée et c’est sans la moindre surprise qu’elle est rapidement considérée et arrêtée comme sorcière. Et encore, j’aurais cru que ce serait plus rapide que ça, là, la série prend le temps de lui faire voir le singe et c’est quand elle le reconnaît qu’elle est prise pour une sorcière et est enfermée.

Par chance, Chorus, une petite fille qui est aussi une Primaire la libère. Rapidement, elles sont de nouveau coincées par les villageois, mais ceux-ci ne font pas le poids face… aux armes de Cassie et Cole. Ben oui, utilisez des flingues au Moyen-Âge les gars, vous avez raison, ça ne peut que bien finir tout ça. Chorus les dirige tous les trois vers la maison de son père, Nicodemus, surtout par ce qu’elle a reconnu James et sait désormais qu’elle peut leur faire confiance. Pratique, cette histoire de primaire, pour gagner du temps.

Quant à Andrus, il débarque au village juste trop tard pour les capturer. Il ramène à Olivia un homme du village qu’elle exécute quand il la traite de prostituée à cause de son armure. Ben oui, on est en 1491, les femmes, c’est pas trop bien vu, quoi. Bon, ce n’est pas très grave, Andrus est un primaire et peut avoir des visions les aidant dans leurs quêtes.

Le groupe se dirige donc vers chez Nicodemus, qui vit dans un château où ils retrouvent des hommes de Titan. Cela dit, ceux-ci sont déjà morts parce que Deacon les a tués. Eh oui, il est arrivé en premier chez Nicodemus : pour trouver une arme, rien de tel que de se rendre chez un inventeur. Si Deacon est le bienvenue chez lui, Nicodemus ne voit pas d’un bon œil l’arrivée des trois autres inconnus, et il veut parler à Chorus avant de les accueillir.

Dans l’attente, Deacon offre son couteau à Jennifer, une scène que l’on avait vu les hanter dans l’épisode précédent. Cela ne sent pas bon, quand même. On enchaîne vite, cependant, et Chorus révèle à Jennifer qu’elle est toujours primaire : les voix se sont arrêtées car le Témoin les écoutait. Pour compenser, ils ont donc envoyé l’artefact à Jennifer, et la cloche récupérée par James est une clé pour son arme créée par les autres Primaires.

Ceux-ci sont attaqués par Andrus et le Témoin., comme nous l’avions vu dans le premier épisode de cette saison, mais la scène est un peu plus longue cette fois : on découvre que le chef des 12 primaires nargue bien Olivia, qui finit par le brûler – et tous les brûler – dans l’espoir qu’ils donnent l’emplacement de l’arme à Andrus dans leur souffrance. Et ça fonctionne. Pendant ce temps, James et Cassie obtiennent enfin les informations qu’ils veulent : l’arme a pour but d’anéantir le Témoin en effaçant son existence.

Comme dans le premier épisode, Chorus souffre d’entendre les primaires brûler et se voit confier l’artefact par son père, qui emmène tout le monde chercher l’arme dans une cathédrale abandonnée contenant… un calice ? Est-ce qu’on est en pleine quête du graal ?

Non, bien sûr : la clé résonne, allume les torches et révèle que derrière le calice se trouve… une machine. Quant à ce que j’ai cru être un calice, c’était simplement la cloche d’origine. Ils sont donc en présence d’un paradoxe et il faut faire sonner la cloche en déclenchant le paradoxe. Alors que Titan approche, Jennifer n’hésite pas une seule seconde et enclenche le paradoxe, alors que Nicodomus se fait tuer par Andrus.

S’ensuit un bon gros moment de « what the fuck is happening ?” où le paradoxe ne fait pas grand-chose et où personne ne voyage dans le temps, contrairement à ce qu’ils espéraient. Oh, Andrus essaye bien, mais il en est empêché par Cassie. Tous deux obtiennent une mèche blanche au passage, mais ça n’empêche pas les héros d’être arrêtés par le Témoin – et réunis avec Katarina.

Le Témoin a pour but de tous les décapiter et veut commencer par James, mais Deacon est tellement insupportable que c’est le premier sacrifié. On l’a vu venir dès l’épisode précédent et encore plus avec le don du couteau. Ses derniers mots sont donc qu’il est content d’avoir fait ce qu’il a fait, et qu’il le referait pour eux tous – sa famille en soit. Et voilà donc comment l’on perd définitivement Deacon. C’était une belle fin pour le personnage, mais purée, c’était sanglant et inutilement gore cette lame qui le décapite devant tout le monde.

C’est ensuite au tour de Cole d’être décapité, mais sans surprise, la machine d’Athan lui apparaît et il s’en sert pour se téléporter et sauver tout le monde. Il tue Andrus et voudrait retourner chercher le corps de Deacon, mais il n’en a pas l’occasion : Olivia se sert de Titan pour créer un paradoxe et supprimer du temps la machine qui devait faire voyager Cole on ne sait où et le corps de Deacon. Plus de Deacon, plus de plan pour stopper le Témoin et seulement trois épisodes restants, autant dire que le retour de l’équipe en 2043 est… violent.

Jennifer est aussi confrontée à son moi futur qui lui révèle qu’elle ne savait pas ce qui allait se passer – puis qui savait. Avec le paradoxe, elle avait probablement oublié ce qui est arrivé à Deacon, c’est tout ce que j’en comprends, même si ça n’a pas trop de sens. Elle offre aussi une craie à Jennifer qui s’en sert pour reproduire les étranges symboles vus au Moyen-Âge.

Et sinon, en 2009, Hannah emmène Emma à l’Emerson où les deux apprennent l’identité de leurs mères respectives. Aussitôt, Hannah comprend qu’elles doivent fuir, mais pas avant qu’Emma ne lui explique tout ce qui arrive : le Témoin veut créer un paradoxe avec Titan pour la création de la forêt rouge. Rien de bien nouveau, mais cette fois on sait que plus rien ne peut arrêter Olivia. Eh oui, cette fois, ça y est : Titan est complété à 100%.

Et tout ça, bien sûr, au son d’une reprise de Don’t you forget about me, la chanson liée à Deacon dans la série depuis un moment déjà. Oh, tristesse !


Épisode 9 – One Minute More – 20/20
Ah oui. Ah d’accord. Que voulez-vous ? Cette saison m’aura baladé avec brio, la petite série incohérente des débuts est loin, très loin, avec un puzzle massif que l’on observe se construire sans la moindre fausse note cette année. Les émotions sont là avec cet épisode qui fait comprendre que la fin est toute proche et qui ravage les cœurs les plus solides, je crois, avec des rebondissements parfaitement menés. Que dire de plus ?

Saison 4


09

Either 7 billions people die today… or everyone dies forever.

La dépression est totale pour ce début d’épisode où tout le monde sait bien qu’ils ont perdu et où Jennifer continue de dessiner avec sa craie jaune et finit la main en sang. Elle est retrouvée par une Cassie inquiète de ce qui lui arrive – mais Jennifer avait dit en saison 1 à Cole que s’il lui donnait du jaune, elle pourrait dessiner le monde. Et c’est ce qu’elle a fait. Wow.

De manière improbable, la perte de Deacon rapproche Jennifer et Cassie. Il aurait presque fallu que ça arrive plus vite. Cassie tente d’avoir des réponses de Jennifer, mais elle est de nouveau cryptique, lui disant de chercher le centre. Elle finit par comprendre qu’il s’agit d’une spirale.

Partant de là et avec l’aide d’Adler et Katarina, le groupe comprend que la spirale est en fait le code permettant de créer une machine et de donner une date où aller – la fameuse date où devait aller Cole avec la machine détruite de l’épisode précédent, à la fin, au début, quelque part (bon, le titre de l’épisode final étant « The Beginning », il ira a priori au début… purée, la fin de la série se rapproche tellement – et maintenant, il a récupéré sa machine du « futur asshole »). Bref, il n’y a plus qu’à !

Et ils le font vite : la spirale indique toutes les dates des voyages dans le temps de Cole depuis le début de la série, mais en rajoute une : le 3 avril 2018 à l’aéroport de New-York, deux jours avant le début du virus qui tuera tout le monde (eh ! du coup, on a survécu les amis, bonne nouvelle !). La série ne perd vraiment pas de temps dans cet épisode et nous emmène donc dans le passé une fois de plus.

Toutefois, ils arrivent trop tard à l’aéroport où le virus est déjà répandu par le Tall Man. Bon, ça sent clairement le manque de budget pour réserver l’aéroport JFK ça, mais Cole et Cassie retourne dans le futur où ils prennent la décision de subtiliser la fiole du virus avant qu’il ne la récupère pour exposer le monde.

Et tout ceci nous ramène à la Night Room des débuts de la série, où ils trouvent le virus et décident… de le ramener à l’Emerson où les attend sagement Hannah, qui a attendu neuf ans pour les retrouver, ne voulant pas risquer de détruire autre chose dans leur passé. Elle leur raconte donc ce qui lui est arrivé en 2009.

En 2009, dans cette même chambre de l’Emerson, Emma est en pleine dépression car il ne peut plus y avoir de fin, mais Hannah lui révèle qu’elle aura un fils, James Cole, qui aura pour mission de sauver le monde ; et donc de finir tout ça. Elles décident de se rendre auprès de Katarina et Eliot pour obtenir de l’aide… mais ce ne peut pas être si simple. Hannah devrait pourtant savoir que sa mère ne savait pas qu’elle n’existait pas : des hommes d’Olivia les retrouvent et provoquent un accident…

Qui mènent Hannah et Emma dans leur fuite… droit à la caravane du père de James. Voilà donc qui est clair pour la maternité d’Emma, zut, zut, zut, j’étais sûr que ce serait Jennifer.

Bon, qu’importe, je n’ai pas eu le temps de digérer l’information qu’Hannah a très bien réexpliqué pour la énième fois le concept de forêt rouge qui détruit le temps et qui fait de toutes les journées ayant jamais existé la dernière journée de la Terre. Le voyage dans le temps est la cause et la conséquence de toute la série ; mais une fois que Titan est activé, Olivia se trouve hors du temps et arrêter le virus ne peut plus l’arrêter elle.

La mission de Cole et Cassie est donc vaine : détruire le virus n’est pas la solution pour stopper Olivia, qui a déjà commencé à détruire le monde – ce que l’on sait d’autant plus qu’on la voit faire et que les capteurs en 2043 l’indique clairement. Non, la seule arme qu’il leur reste pour l’arrêter est la machine à voyager dans le temps, sauf que pour exister, la machine à voyager dans le temps a besoin… du virus. Oh ces frissons : c’est à Cassie et Cole de lancer le virus qu’ils viennent de passer quatre saisons à vouloir éradiquer par tous les moyens. C’est un ultime coup vicieux de la part des scénaristes (quoique sûrement pas le dernier !) que j’aurais dû voir venir, et que j’avais théorisé à une époque (en saison 2 ? En saison 3 ?) pour mieux oublier avec le temps. Oh non, c’est si triste.

Cassie refuse, mais James résume bien les choses : c’est soit ça, soit tuer tout le monde pour toujours. Hannah en profite aussi pour raconter à Cole tout ce qu’elle sait sur Emma, mais tout ce qu’elle sait, ce n’est pas grand-chose et c’est hyper cryptique. En échange, Cole lui donne la possibilité de retourner dans le futur.

Et puis, ils se rendent à l’aéroport pour lancer le virus, ce qui est bien atroce ; mais ils sont loin de se douter que le Témoin est là aussi, possédant un à un tous ses hommes, avec pour intention de tuer Cole.

Ce dernier propose à Cassie de lancer le virus, mais il se fait tirer dessus par un garde possédé par le Témoin. Contre toute attente, Hannah surgit de nulle part pour sauver la vie de son fils et se prend la balle. Oui, le discours cryptique d’Hannah s’explique par le fait que c’est elle la mère de Cole, et pas Emma. Purée, ils m’auront baladé avec l’identité de cette mère. James est donc le petit-fils de Katarina, Athan son arrière-petit-fils, on pouvait difficilement faire plus tordu, mais les voilà tous de la même famille. Sauf Jennifer, décidément !

D’ailleurs, en 2043, Jennifer fait remarquer aux deux scientifiques que ça n’a aucun sens de donner toutes les dates des voyages de Cole alors qu’ils n’en avaient besoin que d’une. Jones s’effondre au moment où elle est sur une piste pour comprendre ce que voulaient les primaires. Quand elle se réveille, elle finit par remettre en place les morceaux avec l’aide d’Adler : la spirale contient toutes les dates de voyage de Cole uniquement, parce que la machine de l’épisode précédent avait pour but d’effacer James Cole, rien que ça.

Jones comprend qu’Hannah est responsable de tout ça – et donc qu’elle-même l’est. Le problème auquel ils sont confrontés à toujours été un problème provoqué par les voyages dans le temps, et maintenant, Katarina comprend que c’est Cole le problème ; ce qui signifie que sa mère est une voyageuse. Et comme Hannah avait pour mission de trouver cette étrange Marion…

Elle en a pris la place, tout simplement, et elle le révèle à Cole dans ses derniers instants. Cassie assiste impuissante à la scène de panique et après un rapide échange avec le Tall Man, elle est assaillie de toutes les images de mort provoquées par le virus. Il n’empêche qu’elle décide de lâcher la fiole, parce que c’est ce qu’elle doit faire – et comme elle ne porte pas de masque, elle se contamine elle-même au passage… histoire de boucler la série et la boucle où James est présent à sa mort, j’imagine ? Pas si sûr, parce qu’on sait désormais que les personnages vont avoir le choix une fois qu’ils stopperont Olivia : laisser la boucle se jouer à l’infini ou effacer l’existence de James. Dur. Reste à voir comment stoppé Olivia, quand même. N’empêche que tous ces rebondissements étaient tellement bien écrits. Il fallait les digérer, et il restait encore dix minutes d’épisode !

La fin d’épisode voit Cole retrouver que lettre de sa mère, qui est morte (putain, ils vont vraiment tuer tous mes personnages préférés ?) maintenant, mais qui lui raconte sa première rencontre avec son père, où Emma s’était pris une balle et s’est effondrée. Sans poser de question, Matthew Cole a donc emmené Emma à l’hôpital, où elle est décédée en répétant Marion, lui faisant penser que c’était le prénom d’Hannah.

Celle-ci ne le détrompe pas et tombe amoureuse peu à peu de Matthew, même si elle a fini par découvrir son identité. Elle affirme à Cole que ses parents se sont donc aimés, et qu’elle s’est sue enceinte, et qu’elle n’a jamais eu le cran de partir avant de voir la bague. Eh ben, la vie de Matthew n’est vraiment pas simple, ni belle. Tout ça aurait pu paraître long si je n’avais pas tant adoré le personnage d’Hannah et si ça n’apportait pas tant de réponses à la fois, tout en étant extrêmement simple. La série m’a emporté, vraiment.

Ainsi donc, James est le fils d’Hannah, qu’il avait lui-même sauvé d’une mort certaine quand elle était enfant… Oui, c’est un sacré bordel temporel, un serpent qui se mord la queue, une aberration scientifique inexplicable, sans début, ni fin, une boucle qu’il faut rompre… en effaçant James. Oh, scénaristes, je vous hais. Je pensais que ce virus était votre dernier coup vicieux, mais non, évidemment que non.

L’épisode se termine en 2017, où James se boit un verre, pour changer ; en présence de Katarina et… Hannah. Oh, putain de scénaristes, vous êtes si vicieux. C’est ça la minute de plus du titre ? Nous dire que Cole, Hannah et Katarina veulent une minute de plus en famille ? Nous dire qu’ils ont prévenu Hannah eux-mêmes de la date à laquelle elle devait retrouver Cole et Cassie à l’Emerson ? Nous dire qu’elle savait tout et qu’ils ont eu leurs adieux ?

La conclusion voit donc un orage rouge s’approcher de New-York et, en 2043, Cole comprendre qu’il est le démon à abattre, la cible qu’il se cherchait depuis le début. Tu m’étonnes que Jennifer et Cassie soient en larmes, je crois bien que moi aussi j’ai quelques larmes sur les joues. Je me demande comment tout ça va finir – j’ai du mal à imaginer que la série puisse mal se terminer, mais ça en prend le chemin, et ce serait une raison de plus de l’adorer. Wait & see. Vivement samedi !

Saison 4