Planning de mes séries en juillet

Salut les sériephiles !

Je le dis chaque mois, mais franchement, le mois de juin a filé à la vitesse de l’éclair – et c’est terrifiant de me dire qu’on est déjà en juillet ! C’est censé être un mois plus tranquille pour rattraper mes séries, mais il faut bien reconnaître que je ne prends même pas le temps pour elles en ce moment. Bon, au moins, je n’accumule pas de retard, c’est déjà ça, mais à part ça, je n’ai pas grand-chose dont je puisse être fier vis-à-vis de mon planning.

Forcément, le mois à venir est un peu moins chargé en inédit… mais ne pensez surtout pas que ça signifie qu’il est vide !! La preuve dans la suite de l’article, avec les sorties du mois de juillet aux dates de diffusion indiquées en J+1.

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Lundi

Preacher (S03) – Malgré un premier épisode qui ne m’a pas vraiment permis de déterminer ce que cette nouvelle saison allait avoir comme intrigue, je suis très heureux de retrouver la série et ses moments WTF. En cours de diffusion.

The Affair (S04)Comme le début de saison m’a remotivé et comme j’aime regarder la série pendant de chaudes nuits d’été, je pense que la saison 4 va avoir  mon attention à peu près en direct (même si vous aurez donc les critiques seulement le mardi). Pas mal ! En cours de diffusion.

Sharp Objects (S01) – Je ne me vois pas passer l’été sans tester quelques nouveautés, et celle-ci est la première qui attirera mon attention, pour le meilleur et pour le pire. Peut-être. Je ne sais pas trop, elle ne m’emballe pas plus que ça pour le moment, tout se jouera sur les premiers épisodes. Débute le 9 juillet.

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Mardi

Salvation (S02) – Son premier épisode catastrophique ne me dit rien qui vaille, cette saison risque fort de m’ennuyer profondément… mais en même temps, j’ai pris le parti d’en rire et ça fonctionne plutôt bien comme ça. En cours de diffusion.

Dietland (S01) – Je n’ai pas pris le temps de la commencer, mais je n’oublie pas qu’elle me fait de l’oeil depuis le début du mois. Je vais trouver un moment pour la voir, pas vrai ? En cours de diffusion.

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 Mercredi

The 100 (S05)Cette saison réussit l’exploit d’être meilleure que les deux précédentes pour l’instant, m’emmenant chaque semaine vers des rebondissements que je ne vois pas venir (même si parfois, je me dis que je suis simplement rouillé). En cours de diffusion – mais pas d’épisode mercredi prochain, encore (ça devient lassant !).

Younger (S05) Là aussi, on est sur une saison qui redresse la barre – et ça tombe bien, il y en avait vraiment besoin après une saison 4 qui n’était pas à la hauteur ! Je suis de nouveau complétement conquis par l’humour et les personnages de cette comédie. En cours de diffusion… mais pas d’épisode mercredi prochain non plus.

The Outpost (S01) – De la fantasy sur la CW ? Ce sera soit excellent, soit vraiment très mauvais… mais je serai probablement là pour en juger ! Débute le 11 juillet.

Wrecked (S03) – Cette saison se fait énormément attendre et je suis impatient de me jeter dessus après la réussite exceptionnelle des deux premières… et surtout parce que je ne me suis pas encore remis du cliffhanger de la saison précédente, aussi décevant que réjouissant, et encore plus exceptionnel que ceux de LOST qu’elle ne devait que parodier à son origine. Débute le 25 juillet.

Castle Rock (S01) – Cette nouveauté, c’est le genre de série qui a tellement tout pour plaire sur le papier que je ne sais quoi en penser – pire, je m’en méfie. J’essaye de ne pas avoir trop d’attente envers elle pour ne pas être déçu, en fait. Débute le 25 juillet.

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Jeudi

Colony (S03) – Le rythme très inégal de la série (qui a toujours fait le yoyo entre d’excellents épisodes et des épisodes de transition trop lent) ne m’empêche pas, une fois de plus, d’être accroché au point de la suivre à la semaine. Elle vaut le détour, et je n’aurais jamais cru dire ça en saison 1 ! En cours de diffusion.

Reverie (S01) Le début de saison est très réussi : ce n’est pas la série du siècle, et pas non plus celle de l’année ou de l’été, mais moi, je suis à fond dans les aventures de Mara ! Il faut dire que c’est de la SF assez bien mené avec un soin apporté aux personnages et à leurs dynamiques… je n’en demandais pas beaucoup plus ! En cours de diffusion.

Suits (S08) – Le casting est refait à neuf, au point que là aussi, la série va devoir faire ses preuves comme s’il s’agissait d’une nouveauté. Très franchement, je ne sais pas quoi en penser ou en attendre, ça risque fort de ne pas me passionner, mais à vrai dire les deux dernières saisons m’avait déjà laissé mitigé… On verra. Débute le 19 juillet.

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 Vendredi

Orange is the new black (S06) – Comme d’habitude, je vais essayer de la voir avec ma meilleure amie, donc je risque de me la traîner un bon moment – comme tant d’autres. De toute manière, la saison 5 m’avait déçu (au point de ne jamais écrire l’article, c’est dire !). Diffusion le 27 juillet.

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Samedi

Quantico (S03) – Cette dernière saison a pris le mois dernier un tournant assez sombre, pour ne pas dire déprimant, et je suis donc très curieux de voir comment ça va finir. Je n’attends pas de miracle et ça risque d’être une fois de plus trop tordu pour être génial, mais ils ont réussi à me garder pour leur dernière saison : c’et déjà pas mal. En cours de diffusion.

12 Monkeys (S04) Quand je vois la qualité des premiers épisodes de cette saison, je ne peux m’empêcher de regretter que ce mois-ci marque la dernière diffusion inédite de la série avant sa fin… mais au moins, la série devrait partir avec les honneurs et avec une très jolie fin réussie. En cours de diffusion.

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Dimanche

A Series of Unfortunate Events (S02), The Punisher (S01), Jessica Jones (S02), Love (S03), Arrow (S03), The Flash (S01), Constantine (S01), Lucifer (S03), The Rain (S01), 3% (S02), Glow (S02), Luke Cage (S02), Silicon Valley (S05), Legion (S02)... J’ai l’embarras du choix, toujours, et je me suis entamé The Bold Type (S01) parce que toujours plus !

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Glow (S02)

Synopsis : Les Gorgeous Ladies Of Wrestling reprennent du service et s’apprêtent à rencontrer une nouvelle arrivée au casting de leur série, qui a été validée par la chaîne cette fois.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

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Pour commencer, je tiens à dire que malgré les apparences et la flemme estivale, je suis hyper impatient de regarder cette suite ; principalement parce que j’ai adoré la première saison pour quelques raisons toutes simples.

De cette saison 2, j’attends la mise en place d’un deuxième spectacle permettant une vraie réconciliation Ruth/Debbie. Toute la saison 1 avait tourné autour du casting et de la mise en place du spectacle des catcheuses, se terminant par un spectacle réussi, avec un premier rebondissement prévisible lorsque Debbie se décide à rejoindre la scène pour exploser Ruth… et un deuxième moins prévisible quand la couronne était récupérée par Tamme. Oh, notons aussi la bonne idée de Ruth d’avoir les caméramen suivre les catcheuses pendant le combat !

Malgré la décision de Debbie de rester dans le groupe, son amitié avec Ruth reste suffisamment fragile pour qu’elle refuse d’aller boire un verre avec elle, et ça m’avait laissé sur une énorme frustration, parce que finalement, j’avais envie de les voir réconciliées. Dans les sous-intrigues, je veux qu’on continue de me développer Sam en personnages que je puisse aimer et je veux que Bash ait un joli happy end. Et qu’on continue de développer chaque personnage comme en saison 1 (surtout Carmen/Machu Picchu et She-Wolf) !

Ah et j’attends aussi de cette saison 2 qu’elle réussisse assez pour qu’une saison 3 soit envisagée… j’en demande peut-être un peu trop, mais je suis pressé de faire play ! Je vais peut-être juste réviser un tout petit plus les prénoms avant de me lancer, parce que le casting est large, mais ensuite c’est parti, avec ci-dessous mes avis sans spoiler !

Note moyenne de la saison : 18/20

S02E01 – Viking Funeral – 19/20
Un excellent retour parfaitement géré pour la série, avec tout ce qu’il fallait de fun et de bonnes répliques. En fait, c’était même mieux que dans mon souvenir et la série ne s’est pas privée de quelques scènes pour aussi développer les personnages et permettre de bons rebondissements inattendus tout au long de l’épisode… tout en gardant son ton féministe, son ambiance des années 80, son humour tranchant… bref, j’adore cette reprise.
S02E02 – Candy of the Year – 17/20
Un deuxième épisode qui ralentit un peu le rythme, tout en faisant déjà tourner les personnages mis en avant. La série repart sur le schéma de la saison 1, mais désormais qu’elle met en scène le tournage d’une série, elle perd quelques longueurs du format de la saison 1 pour être encore plus survitaminée. Rien à redire.
S02E03 – Concerned Women of America – 16/20
La série poursuit cette saison en exploitant ses bonnes bases et en rouvrant d’anciennes storylines que je pensais conclues pour plus longtemps que ça. Même si un peu moins marrant, cet épisode permet de passer du temps avec des personnages que j’apprécie vraiment beaucoup, alors j’en tire surtout du positif.
S02E04 – Mother of all Matches – 17/20
Le début de l’épisode me laissait mitigé en ne se concentrant que sur deux personnages et en étant pas excellent, mais le milieu le rattrape largement en plongeant enfin à fond dans le catch, le vrai, et sans ignorer pour autant de développer les personnages et la série dans la série. Perfect combo, vraiment, avec une jolie avancée pour les personnages au cœur de cet épisode.
S02E05 – Pervers are People, too – 18/20
#MeToo. Il fallait inévitablement que la série s’y frotte, surtout avec son ADN hyper féministe, et elle le fait avec brio, même si je ne sais pas encore les conséquences que ça aura pour la suite de la saison. Il est aussi temps de se concentrer sur un personnage masculin dont on sentait bien, dès la saison 1, qu’il avait de belles possibilités d’intrigues.
S02E06 – Work the Leg – 18/20
Encore un épisode palpitant et se dirigeant vers des eaux beaucoup plus troubles que je ne l’aurais attendu en début de saison. C’est toujours aussi top à regarder, même s’il y a quelques moments qui finissent par donner envie de regarder ailleurs. Et en plus, il y a beaucoup trop de scènes où on les voit faire du sport, du vrai, et c’est très culpabilisant quand on est confortablement installé !
S02E07 – Nothing Shattered – 18/20
J’ai enfin pris le temps de continuer cette saison, et mon dieu qu’est-ce que c’est cool ! Moins douloureux que le précédent, cet épisode fait avancer l’intrigue dans de nouvelles directions, forcément, en proposant une résolution réussie de son cliffhanger. Je ne m’attendais pas à un tel épisode, mais ça fonctionne très bien.
S02E08 – The Good Twin – 20/20
Original. Le moins qu’on puisse dire de cet épisode est qu’il est original et nous renvoie complétement dans les années 80. Je n’arrive pas à savoir si j’ai aimé ou si c’était trop perché pour moi, laissant de côté une trop grosse partie de l’intrigue… Mais bon, soyons honnêtes, ce n’est jamais trop perché pour moi, surtout quand c’est totalement méta, et j’ai plus aimé qu’autre chose ; même s’il m’a fallu un peu de temps pour rentrer dedans !
S02E09 – Rosalie – 18/20
Même s’il s’agit clairement d’un épisode de transition vers la fin de saison, ces 30 minutes parviennent à surprendre et proposent de bons développements pour un tas de personnages que nous n’avions pas encore assez vus cette saison. La BO est au top, les intrigues se tiennent et franchement, Netflix a intérêt de proposer une saison 3 !
S02E10 – Every Potato Has a Receipt – 20/20
Pour sa fin de saison, Glow n’hésite pas à partir dans tous les sens. C’est un festival de rebondissements et de chouettes moments que propose cet épisode qui marque clairement la fin d’une aventure. Espérons qu’il ne marque pas la fin de la série, parce que les Gorgeous Ladies Of Wrestling en ont encore à revendre, c’est évident ; mais si ça devait l’être, ça finirait sur une bonne note. Bref, le genre d’épisode que j’adore, tout simplement.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Glow – S02E01-02

Épisode 1 – Viking Funeral – 19/20
Un excellent retour parfaitement géré pour la série, avec tout ce qu’il fallait de fun et de bonnes répliques. En fait, c’était même mieux que dans mon souvenir et la série ne s’est pas privée de quelques scènes pour aussi développer les personnages et permettre de bons rebondissements inattendus tout au long de l’épisode… tout en gardant son ton féministe, son ambiance des années 80, son humour tranchant… bref, j’adore cette reprise.

> Saison 2


Spoilers

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You want to be a producer?

Comment le résumé de la saison 1 m’a donné totalement envie de la revoir, c’est fou. Pourtant, je pensais l’avoir encore bien en tête, mais il y a plein de bonnes répliques et une ambiance que j’avais clairement oubliées ; et tout ça me motive à regarder ce premier épisode, autant vous le dire ! Et j’avais oublié l’existence d’un générique – ou c’est nouveau ?? En tout cas, j’ai adoré, et le générique (bon, la fin pourrait être meilleure), et l’intro qui commence par un bon gag avec Ruth voulant une photo pour son 1er jour de retour au travail. Cette fois, elles sont sûres d’avoir leur série.

Debbie est confrontée à l’échec de son mariage, et dans les années 80, ce n’est pas évident non plus, comme aujourd’hui, finalement : elle récupère son costume qu’elle a fait laver, et sa commande est associée à celle de son mari, dont elle garde le nom.

Sam est ravi de retrouver Ruth (non), tout comme elle (oui). Elle affirme pouvoir être son Alma Hitchcock, avant de lui offrir une petite bouteille de vodka. Dans les vestiaires, les filles se rendent compte que personne n’a lavé leur costume, Ruth et Debbie se retrouvent avec toute la gêne que ça génère et une nouvelle débarque en affirmant jouer le rôle de Cherry. Ouep, Cherry s’est fait recaster par Yolanda, une mexicaine qui est tellement sûre d’elle que ça promet.

Elle est rapidement détestée par tout le groupe qui voit d’un mauvais œil son arrivée, alors que Ruth fait tout ce qu’elle peut pour que la journée se passe bien : elle guide complètement Sam dans la première réunion et s’arrange pour prendre la direction de la journée pour la suite. Elle amène toutes les stars du show au supermarché pour tourner un générique avec Russell, le caméraman. Oui, la série semble vouloir donner quelques rôles de plus aux acteurs de la série, et c’est plutôt sympa.

En revanche, l’avenir est sombre pour Sam quand Bash lui explique que la chaîne envisageait de le remplacer comme directeur – et son cas ne s’arrangera probablement pas quand la chaîne apprendra que c’est Ruth qui filme toute la première journée ou quand le plateau ne sera pas prêt à temps. De retour chez lui, Sam retrouve Justine qui fait du repassage et bosse pour le groupe de Billy. Il n’apprécie pas trop d’avoir toujours Justine dans les pattes, donc ça promet pour la saison ; même si c’est juste balancé comme ça pour l’instant. Bash les enchaîne aussi dans l’épisode, mais c’est plutôt sympa à voir – autant que de voir tous les ouvriers en train de baver devant les filles ; gag facile mais efficace.

Au supermarché, Debbie aimerait faire quelques achats et déprime de son nouveau statut, mais les scénaristes s’amusent surtout à proposer de très bonnes scènes humoristiques pour le générique de l’émission. Franchement, les gags s’enchaînent avec beaucoup de fluidités – et pour le bien de la longueur de la critique, je vais m’abstenir de tous les résumer un par un ; j’ai particulièrement aimé celui du garde du centre commercial qui est aussi un acteur cela dit, ou les scènes de Beirut se

En fin de journée, Russell invite Ruth à un rencard et quand elle la voit hésiter, Debbie l’en empêche. Elle dit ne pas vouloir la voir se faire violer et ruiner la série (sympa), mais dans le fond, elle a surtout besoin de récupérer sa meilleure amie, parce qu’elle est sur le point de divorcer.

Sur le point de divorcer oui, mais loin d’être bête et d’envisager un triste avenir. À la place, elle a rendez-vous au restaurant avec Glen, un des gérants de la chaîne, KDTV, histoire de revoir son contrat, qu’elle n’a pas signé, contrairement aux autres. Là encore, c’est l’occasion de quelques bons gags, notamment quand elle donne son contrat à la femme de Glen.

Le lendemain, elle se pointe au boulot en étant hyper pote avec Glen, donc, et ça ne plaît pas à Sam qui en plus découvre ce qui a été tourné au centre commercial sans son accord. Il pète donc un câble dès qu’il en a l’occasion, virant au passage Reggie qui prenait la défense de Ruth en rappelant qu’elle avait dirigé le pilot puiqu’il en était incapable ce soir-là. Outch. Personne ne prend la défense de Reggie, à part Ruth à qui Sam rappelle qu’elle est remplaçable, comme toutes les autres. Re-outch. Et c’est le moment que choisit Debbie pour filer son nouveau contrat à Sam, qui découvre qu’elle est désormais productrice. Devant une Ruth virée du bureau. Re-re-outch. Bien, ma mâchoire s’est un peu décrochée sur cette fin d’épisode, il faut bien le dire. C’est drôlement triste pour Ruth comme début de saison, quand même.


Épisode 2 – Candy of the Year – 17/20
Un deuxième épisode qui ralentit un peu le rythme, tout en faisant déjà tourner les personnages mis en avant. La série repart sur le schéma de la saison 1, mais désormais qu’elle met en scène le tournage d’une série, elle perd quelques longueurs du format de la saison 1 pour être encore plus survitaminée. Rien à redire.

> Saison 2


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You’re not the center of the story, Ruth.

Le tournage a commence pour ce deuxième épisode et, miracle !, Sam dirige quelque chose quand Justine vient le voir parce qu’elle a perdu ses clés. Le spectacle est assez intéressant, mais ça manque d’ambiance du côté du public, malgré toute la motivation de Bash. Russell identifie ce qu’il manque : Ruth, bien sûr ; parce que Sam la punit pour avoir dirigé le pilot et le générique bien mieux que lui. La punition continue sur tout l’épisode lorsqu’il la fait se battre contre Yolanda dans les auditions de la semaine.

Eh oui, pour arranger les affaires de la série (et de Glow) qui ne peut décemment se centrer sur tout le casting à chaque épisode et rester palpitante, Sam (et Bash, soit disant) proposent que les filles entrent en compétition chaque semaine : elles devront préparer une chorégraphie en duel et seuls les trois meilleurs duos seront gardés pour le tournage de l’épisode.

L’idée est bonne, mais ça laisse Ruth avec une débutante ne sachant pas se battre. Ben oui. Quant à Liberty Bell, maintenant que Debbie est productrice, elle attire toute les jalousies… et s’énerve de voir les mauvaises idées de Bash (il veut un animal maintenant) et Sam être appliquées sans qu’elle ne soit consultée alors qu’elle est productrice. Elle les invite à un dîner dont elle exclue spécifiquement Tamee qui le prend forcément mal.

Bash, lui, n’a pas envie que Debbie soit une productrice ; il voulait juste que la star soit heureuse et basta. Ca promet. Tamee l’entend et se pointe donc chez Debbie pour la prévenir que personne d’autre ne viendra. Et c’est donc Tamee qui aide Debbie à être une bonne productrice en lui expliquant qu’elle doit simplement gagner leur respect en étant utile. Grâce à Tamee, elle a donc l’idée d’utiliser des bonbons pour motiver le public – et ça lui gagne le respect des producteurs.

En parallèle, Justine continue de s’occuper du groupe de son mec, et ce n’est pas fou du tout. Au moins, dans cette série, l’acteur a l’opportunité de chanter, pas comme dans Rise. Cela dit, ça se passe plus mal qu’autre chose pour Justine qui se retrouve au milieu d’un combat pendant le concert et dit à Billy d’aller se faire foutre. Blessée, elle essaye de demander à son père de venir la chercher, mais il ne répond bien sûr pas et elle rentre chez lui pour nous proposer une nouvelle scène de galère pour Sam qui s’avère étonnamment ne pas être un si mauvais père quand il s’occupe d’elle.

Et comme j’adore Justine et que j’ai envie que Sam redevient le personnage que j’arrivais à apprécier en saison 1, j’étais plutôt content de leur scène. Sam oblige donc Justine à retourner en cours et à avoir un couvre-feu.

Dans son coin, Ruth apprend à connaître un peu mieux Yolanda qui s’avère lesbienne décomplexée dans les années 80 (surprenant, mais pas mal côté perspective d’intrigues) et elles trouvent ensemble l’idée qui les fera possiblement rejoindre l’épisode suivant de la série : une chorégraphie de danse, parce que Yolanda sait danser.

Tout cela mène aux auditions où les deux catcheuses jouant des vieilles volent l’idée de Beirut et font en sorte de devenir des jumelles maléfiques grâce à des radiations contenues dans un spray, là où Beirut voulait un simple attentat-suicide pour devenir un phénix. Moui.

She-Wolf et Melanie font une choré plus classique, même si Melanie en profite pour faire des piques à Sam qui a rompu avec elle. On enchaîne sur la choré de Ruth et Yolanda qui est une vraie bonne surprise. Bien sûr, ça n’a plus rien à voir avec du catch, mais la choré est géniale et une fois de plus, la vraie surprise vient des actrices qui déchirent.

Bash est plutôt content de ce qui pourrait être une bonne mi-temps, mais bien sûr Sam est contre. Contre toute attente, c’est donc l’avis de Debbie que Bash demande pour avoir le dessus. Ruth réussit donc à intégrer le spectacle, de même que les jumelles maléfiques et le match Debee/Tamee. Malgré tout, Sam ne veut plus voir Ruth qu’il ne supporte plus – j’imagine qu’elle est trop menaçante pour lui à être si douée. Qu’à cela ne tienne, elle reprend son flirt avec Russell, surtout que Yolanda lui a conseillé de se le faire, parce qu’il a largement exprimé son intérêt. Eh ben, Sam, lui, il éteint l’écran où il voit Ruth, et c’est tout.

> Saison 2

12 Monkeys – S04E04-06

Épisode 4 – Legacy – 17/20
Encore un épisode chargé en révélations et surprises, mais il faut dire que l’intrigue du voyage dans le temps les aide bien à surprendre sans arrêt. Je préfère ne pas imaginer le tableau des scénaristes en revanche, ça devait être un sacré bordel vu le nombre d’intrigues qui se croisent et d’allers retours dans la chronologie. Tout ceci est pour l’instant très bon, même si on sent que cet épisode commence à ralentir le rythme pour se garder de quoi tenir la saison.

Saison 4


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What’s your father doing here… in the past?

C’est avec plaisir que j’enchaîne sur ce quatrième épisode le lendemain du 3e. En revanche, ça va être dur de faire une pause ensuite, heureusement que j’ai de quoi faire niveau rattrapage. Il est question une fois de plus de Katarina sur le point de mourir et d’un flashback nous en apprenant enfin plus sur la forêt rouge : c’est ce qui se produit quand on essaye de faire pousser une plante en utilisant la machine. Et Katarina le sait depuis longtemps, car c’est une expérience qu’elle a mené avec son mari. Bien.

La série repart en 2046 avec l’ensemble de l’équipe réunie au QG : Katarina, Jennifer, Hannah, James et Cassie parlent de Blackleaf et cherchent à comprendre toute la mythologie de la série ce qui ne peut être simple mais qui se réduit finalement à la prophétie que James a entendu quand il était enfant. Le serpent se mordant la queue est alors une métaphore du temps, le démon Olivia et cela signifie qu’il est possible d’arrêter Olivia.

Au passage, on ne sait pas bien comment Cassie est arrivée là, Jennifer sous-entend qu’elle n’a plus de vision et Hannah se montre bien intelligente. Katarina, elle, place une confiance aveugle en Jennifer grâce aux voix dans sa tête. James révèle à Cassie que sa mère était une primaire connaissant la prophétie – qu’elle a possiblement toutes les réponses donc.

Ils sont donc tous partis pour un voyage en 1852 – tous sauf Katarina qui reste tranquillement au QG. Depuis le temps, on pourrait penser qu’ils ont appris à adapter leurs vêtements au voyage dans le temps, mais non, toujours pas : Jennifer se balade avec un t-shirt imprimé, comme si de rien n’était. Assez vite, on comprend que ce voyage en 1852 est un prétexte pour de bien jolis paysages aériens qui donnent beaucoup d’oxygène à la série. C’est aussi enfin l’occasion d’en arriver à la promo pleine de spoilers : nos héros portent quelques costumes d’époque pour finalement se rendre dans un saloon bondé de voyageurs dans le temps. C’est Jennifer qui s’en rend compte bien vite : whisky du XXe siècle, iWatch par-ci, musique moderne par-là et, accessoirement, le père d’Hannah jouant du piano. En 1852. Ah.

Cela nous met Hannah dans tous ses états – et son père s’avère être un alcoolique travaillant pour Mr Shaw, à savoir le vieux tué par Olivia en fin de saison 3, le « Tall man ». Oh lala cette mythologie n’en finit plus de me prendre la tête et voilà Eliot Jones bossant pour les méchants. Bien sûr, Hannah ne peut pas laisser passer ça et le ramène dans le futur auprès de sa mère où Eliot révèle qu’il est l’architecte de Titan – que James, Cassie et Jennifer découvrent en 1852.

La machine à voyager dans le temps a donc été construite dans le passé, et tout le monde semble trouver ça logique. C’est l’occasion pour Jennifer de nous parler de Titanic (ça va finir par être le film que je vois pour le Bingo Séries) et de refaire une gaffe sur le fait qu’elle ne voit plus rien. Par conséquent, Cassie comprend qu’elle n’est plus primaire, mais quand elle le révèle à Cole, ils sont interrompus par Tihkoosue, un amérindien primaire avec quelques réponses, bien sûr.

Il leur explique qu’avec du thé rouge, il a eu quelques réponses et qu’il leur faut trouver une arme anti-témoin, une arme qu’Olivia ne doit surtout pas découvrir, en montant les marches et sonnant la cloche. Eh ben, ce n’est pas gagné la résolution de ce puzzle ! Heureusement, Jennifer est complétement cinglée et boit le thé qu’elle ne devait surtout pas boire car Olivia peut l’y retrouver… et ça ne manque pas, le Témoin apprend l’existence d’une arme pouvant lui nuire. Bon, ben « malheureusement » plutôt qu’heureusement, en fait. Je ne sais pas, j’espérais quelques réponses, mais ce n’était finalement pas une bonne idée du tout.

Dans le futur, Eliot et Katarina blablatent en paix et il découvre que son travail a fini par créer un bordel temporel sans nom – alors qu’elle lui avoue qu’il ne lui reste que quatre à six semaines à vivre. Les scénaristes font un beau travail avec ce couple, resté marié six jours avant qu’elle ne décide d’avorter et le fasse fuir. À eux deux, ils finissent par comprendre le rôle de Titan : créer un paradoxe spatio-temporel capable de détruire le temps.

Eliot retourne en 1852 et propose de détruire la partie de Titan qui pourrait devenir une arme. La mission est simple et claire : beaucoup de dynamite suffit à détruire cette partie de Titan… Le problème, c’est que c’est aussi trop simple : notre Tall Man éteint la mèche bien avant l’explosion de Titan et aussitôt, Titan envisage de changer d’époque.

Pour ne rien simplifier, la série ramène Deacon dans son scénario. Oh, Cassie est heureuse de le voir, mais il n’est plus vraiment amical : il veut la tuer, il veut tuer Cole et il tue… Eliot, dont la survie est nécessaire au Témoin. C’est à croire qu’il n’est pas si méchant finalement. Bon, Hannah ne l’entend pas de cette oreille et essaye de le tuer, et c’est finalement Tihkoosue qui lui tire une flèche dans l’épaule.

Titan disparaît, laissant un début de forêt rouge derrière lui, et Hannah assiste au décès de son père. Bref, cet épisode ne changera pas le futur, mais il fait avancer les choses, avec quelques réponses et scènes touchantes, nous permettant d’apprécier toujours plus Hannah. Après tout, elle vient juste d’arriver dans la série par rapport à d’autres.

La bonne nouvelle de la mort d’Eliot ? Il a pris le temps de faire une copie de ses recherches qu’il a donné à sa fille, donc à Katarina. Cette dernière finit par avouer qu’elle est sur le point de mourir, ce qui est une jolie manière de réaffirmer l’équipe comme une famille – et dans une famille, les secrets doivent cesser : Jennifer n’est plus une primaire, James tient son histoire de sa mère, Marion. Oui, mais moi, je reste persuadé que l’idée était de nous dire que Jennifer était sa mère, oh ! C’est trop simple de faire une Marion une simple Primaire, non ? Je suis déçu d’avoir mal compris leur cliffhanger de saison 3, sinon !

Un dernier flashback nous renvoie en début d’épisode où il est révélé qu’Emma, l’assistante d’Eliot, est du côté des 12 singes et boit du thé pour parler au témoin, qui lui apparaît sans masque. Ce n’est pas trop une surprise, parce qu’à sa tête en début d’épisode, je me suis dit qu’elle était de leur côté – je pensais en fait qu’on l’avait déjà vue. Et pourtant non, et la suite est encore mieux : il est révélé qu’Emma n’est autre que la fille d’Olivia. Fallait bien que son bébé serve à quelque chose !


Épisode 5 – After – 19/20
Malgré quelques rebondissements que l’on voit venir, cet épisode propose une belle intrigue dépourvue du moindre paradoxe. C’est solide, c’est bouclé, ça fait avancer l’intrigue générale et ça réserve une fois de plus quelques excellentes surprises. Bref, la saison est déjà réussie à ce stade, il ne reste vraiment qu’à savourer.

Saison 4


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It’s a oops loop.

Il était une fois une série qui commence beaucoup trop d’épisodes à la manière d’un conte de fée alors qu’elle est loin d’être féérique : on nous raconte dans cette intro la vie d’un couple d’enfants qui vieillissent ensemble, de l’enfance à la mort, donc. C’est en fait la vie d’un des hommes de main d’Olivia (le père du Tall Man), qui a le droit de vivre coincé dans son passé et ses beaux souvenirs à jamais… ou pas. Son « à jamais » sera lorsqu’il aura retrouvé l’arme anti-Témoin.

Allez savoir pourquoi, la série reprend ensuite à l’Emerson Hotel où Cassie et James prennent du bon temps. Malgré tout ce qui leur arrive, ils ont donc encore le temps d’être un couple, c’est beau et mignon. Il n’empêche qu’il est traumatisé par son certificat de naissance qui date de cinq mois après sa naissance. Cependant, il n’est pas question d’aller enquêter sur Marion dans le passé, on se contente d’aller dans le futur désormais, ou au moins d’aller de l’avant.

Et l’avant est dans le passé, le 21 juillet 1966 où Jennifer trouve une trace de l’énigme pour retrouver l’arme. Cela donne une mission claire pour l’épisode, mais celle-ci est bien plus précipitée que prévue quand James et Cassie arrivent trop tard pour empêcher un double meurtre – le double meurtre des acheteurs de l’arme, normalement. Par chance, l’argent est encore là et Cole organise donc l’achat de l’arme à l’Emerson, parce que ça simplifie bien des choses. Tout se passe pourtant bien et James obtient la localisation de l’arme – au bar de l’hôtel.

À la réception de l’hôtel, Cassie a pour mission de repérer toute personne suspecte – et elle repère vite l’homme bossant pour Olivia après un étrange mal de tête. Celui-ci aussi sait qu’elle est là, et il la fait arrêter. Bien sûr, elle se libère, mais trop tard : elle retrouve James en train d’agoniser après avoir été empoisonné. Comment ? Quand ? Eh bien, il suffit de recommencer la journée pour le savoir. Je me disais bien que tout allait trop vite dans cet épisode.

Finalement, elle ne peut revenir que quelques minutes en arrière, expliquant donc le mal de crâne soudain qui était dû à un paradoxe. Elle prévient Cole de ce qui est sur le point d’arriver, mais celui-ci refuse de s’en aller. Tout l’épisode tourne alors autour de Cassie : dans le couloir de leur chambre d’hôtel, elle tombe sur le méchant du jour et essaye de l’arrêter… pour mieux être elle-même stoppée par le fils de celui-ci, encore bien jeune.

Elle apprend un peu plus les motivations des méchants – un homme amoureux qui veut juste empêcher la mort de sa femme – la petite fille du début. Rapidement, les méchants tuent donc l’homme qui sait où est l’arme puis s’en prennent à Cole et Cassie. Ils empoisonnent Cole… mais aussi Cassie. Forcément ! Cole choisit de dire où est l’arme, puis de sauver la vie de Cassie. Il lui demande de l’abandonner et de plutôt s’occuper de l’arme. Elle n’a pas le temps de le sauver ET de récupérer l’arme, elle doit faire un choix.

Par chance, en 2046, Jennifer a des doutes sur la capacité de Cassie à résoudre à temps toute l’affaire – et voici cet épisode qui révèle à quel point il tourne en rond. Jennifer demande donc à Katarina de la renvoyer dans le temps, ce qui nous réserve une énorme surprise : l’officier pote de Cole mort en 61 est encore en vie en 66, parce qu’il avait mis un gilet pare-balles avant de se rendre au mur de Berlin. C’est plutôt cool. Comme Jennifer remonte 13h avant le délire de l’Emerson, elle a le temps de le retrouver et de l’impliquer dans cette affaire, expliquant que ce soit lui qui rédige le rapport sur la scène de crime et attire l’attention de Jennifer.

Par conséquent et sans surprise, ce sont Jennifer et lui qui tuent les espions russes qui voulaient acheter l’arme, par accident. Ce sont aussi eux qui sont chargés d’écrire le message sur le mur, et donc tout cet épisode tournait en rond et ne menait nulle part, mais c’était assez sympa, avec des détails du premier voyage de Cassie servant évidemment le reste de l’épisode et Jennifer étant celle qui permet à Cole de survivre en lui trouvant un antidote du FBI, c’est plutôt chouette. En plus, le duo entre Jennifer et notre agent du FBI qui n’est finalement pas mort, c’était carrément très cool. On sent que les scénaristes se font plaisir à le ramener en vie pour le principe de lui faire un joli adieu dans cette ultime saison.

Du côté des surprises, par contre, Deacon est présent à l’Emerson et demande à Shaw où est l’arme. Notre agent du FBI est responsable de la mort de Shaw, Jennifer est celle qui est confrontée à Deacon et comprend qu’il joue un double jeu. Bon, ça peut être un bon moyen pour lui de s’en tirer sans faire mal à Jennifer, mais franchement, il n’a pas tué Eliot par hasard, c’est obligé qu’il est encore du côté des gentils – après tout, il a aussi évité de tuer Cassie et Cole quand il aurait facilement pu le faire à l’épisode précédent.

Et si Olivia récupère l’arme, tout n’est pas perdu pour les gentils : le vendeur de l’arme a parlé d’un groupe, Ahnenerbe, qui évoque évidemment quelque chose pour l’agent du FBI. Tout le groupe se retrouve donc en 1966 où l’agent du FBI leur explique que ce groupe nazi a trouvé une arme durant le 2e Reich, une arme capable d’avoir impact sur le temps et appelée « Die Glocke », la cloche. Les nazis sont donc ceux ayant l’arme primaire et c’est la prochaine destination de tout le groupe… ou pas.

En effet, Katarina a une mission secondaire pour Hannah et la fin d’épisode voit Cassie en proie au doute. Plutôt que de vouloir stopper l’arrivée de la forêt rouge, elle semble avoir été convaincue par Shaw que réécrire le passé et ne pas avoir à choisir de faire des sacrifices est finalement une bonne chose. Après tout ça, sérieusement, Cassie ? Tu étais obligée de redevenir si chiante en dernière saison ? Oh lala.

Même si l’épisode tournait en rond – et donc, la critique aussi, j’ai trouvé que c’était une sacrée démonstration d’écriture et une belle manière de montrer à quel point les voyages dans le temps peuvent permettre de puissantes intrigues.


Épisode 6 – Die Glocke – 20/20
Et bien voilà ! Ajoutez beaucoup d’humour, quelques langues étrangères et un cliché du voyage dans le temps et vous obtenez un excellent épisode de mi-saison. Délirant, haletant, très réussi, cet épisode m’a scotché à mon fauteuil pendant 43 minutes. Je suis pressé de découvrir ce qu’ils feront ensuite, mais en attendant, je crois que je suis capable de revoir cet épisode d’ici la semaine prochaine, parce qu’il était juste assez génial pour ça.

Saison 4


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Bande de connards, vous m’avez laissé le choix entre apprendre le français ou crever de faim.

Bienvenue en pleine seconde guerre mondiale et en France, avec des acteurs récitant leur texte comme on galérerait sur du Racine, mais bon. On nous présente en introduction la vie d’une belle maison et de ses employés résistants pendant la guerre, et ce n’est pas joyeux, avec un meurtre de sang-froid d’une Résistante qui ne l’était même pas, mais en protégeait une autre.

En 2046, Katarina nous fait l’introduction de l’épisode, en résumant ce que l’on savait et en nous présentant Friedrich Waesch, le nazi que l’on vient de découvrir. Ils ont pour mission de retrouver la cloche dans le manoir nazi que l’on a vu et tout le monde a son rôle à jouer – même Katarina malgré la maladie de plus en plus envahissante pour elle. Le problème, c’est qu’elle ne peut pas être absente de cette mission car elle y joue un rôle essentiel : elle se fait passer pour une riche héritière allemande venant récupérer la demeure où a lieu le gala exposant la cloche pour la première fois aux yeux du public.

Et ce gala ayant lieu en France, on a la chance de pouvoir entendre Jennifer parler français de nouveau, et elle a encore progressé. Elle est même heureuse d’entendre sa chanson jouée dans une pièce du manoir, et moi aussi ma foi. Cassie joue la nièce américaine de Katarina, ce qui n’est pas trop compliqué comme il lui suffit de faire la jolie plante verte. Quant à Cole, il ne sait que dire « oui » en français, ce qui le mène à être rapidement repéré (après une ou deux bonnes répliques). Il est arrêté en compagnie de Deacon, évidemment envoyé là lui aussi par le Témoin. Katarina apprend l’arrestation de deux américains et envisage tout de suite le pire, surtout quand il est question de les tuer.

Deacon révèle à Cole qu’il n’a jamais changé de camp, ce qui est toujours bon à savoir. Plutôt que d’être exécuté, Deacon a la joie d’être choisi par un type plein de cicatrices qui veut en faire son esclave sexuel et lui laisser une nouvelle cicatrice en forme de croix gammée. L’angoisse. Cole parvient à se libérer et sauver Deacon comme il peut, mais bon, ce n’est pas dingue quand même.

Il a un début de croix gammée sur lui, mais Deacon explique quand même à Cole qu’il bosse avec le Témoin pour les aider, avant de se faire une cicatrice à l’effigie de West 7 à la place de la croix gammée. Il est fou ! Cela permet une scène sympa entre Cole et Deacon qui se réconcilient, et ça c’est chouette.

Pendant ce temps, Jennifer découvre une bombe dans un charriot et comprend que la Résistance française est là aussi. Ben oui, forcément, ils sont là parce qu’Hitler est en route pour voir la fameuse cloche. Yep, 12 Monkeys nous fait le coup du voyage dans le temps où le peut tuer Hitler, que l’on ne voit que de loin ou de dos, mais qui est une excellente idée de la part des scénaristes, jouant à merveille avec l’idée. Jennifer et Cassie ont toutefois d’autres préoccupations que le Führer : elles retrouvent une Jones perdue dans ses pensées – parce que les radiations de la machine sont ce qu’elles sont et elles ne font pas du bien.

Jennifer parvient à la réveiller, heureusement, et pile à temps pour le retour de Cole et Deacon – Katarina est ravie de retrouver Deacon bien sûr, mais bon, ils ont une mission assez claire : retrouver la cloche, quitte à stopper l’attentat contre Hitler au passage. C’est Deacon qui s’y colle, avant de secourir Katarina, arrêtée par les nazis et sur le point d’être exécutée. C’était moins une – et j’ai vraiment cru que les scénaristes allaient se débarrasser d’elle pour marquer le coup de la mi-saison, mais non.

Le meilleur moment de l’épisode est assurément quand Jennifer se décide de prendre la place de la chanteuse qui devait divertir le Führer et qui s’est fait tuer par la résistante. Rien que ça : Jennifer qui chante pour Hitler, c’est farfelu et osé. J’aurais aimé qu’elle chante sa chanson française, mais se mettre à chanter du P!nk et faire un doigt d’honneur à Hitler, c’était du grand Jennifer aussi. Très rapidement et sur un montage musical de folie à mourir de rire, nous assistons donc à Cole et Cassie récupérant la cloche à coup de mitraillettes, à Deacon déviant la bombe, à la Résistance Française se faisant massacrer, à toute l’équipe qui s’enfuit et à Jennifer qui finalement prend son pied en faisant… exploser le manoir. Allez, dans votre tronche les nazis !

On repart alors en 1966 où Deacon récupère la mallette et la ramène à Olivia… seulement, la cloche en question est désormais une fausse, remplacée par un soldat qui a vu l’occasion de se refaire une vie en la volant. On découvre seulement maintenant qu’Olivia lui a demandé de ne pas revenir les mains libres. Comme il est sûr de mourir s’il fait autrement, il décide de lui ramener Katarina – celle-ci est déjà condamnée de toute manière, donc elle a pour but de leur gagner du temps, j’imagine. Je trouve un peu abusé que les scénaristes ne lui offrent pas au moins une scène avec Hannah avant qu’elle n’aille courir à sa perte ; mais Hannah suit sa propre maison que l’on ne découvrira que la semaine prochaine.

Et avant ce bon cliffhanger, ils observent la cloche sur laquelle les Primaire les invitent à se rendre en Angleterre et en 1491. C’est bien trop loin pour eux – pour qu’ils puissent revenir. Pour cette mi-saison, nos héros ont eu droit à une petite victoire et un gros sentiment de déprime autour d’un verre de whisky, parce qu’ils ne boivent que whisky dans cette série de toute façon.

Saison 4