Performance de la semaine #8

Salut les sériephiles,

Il n’y a pas trop de surprise pour l’article d’aujourd’hui si vous avez suivi un peu l’actualités séries de la semaine et les très rares inédits que j’ai regardés : c’était plié dès lundi. Il faut m’excuser, je me suis laissé emporter par mon boulot ET par Veronica Mars, les deux à la fois ne faisant pas bon ménage avec le blog. En revanche, avec une bonne dizaine d’épisodes, j’avance vite dans la série et je redécouvre un tas de choses oubliées, alors voilà, je suis retombé dedans, comme on dit.

En attendant, je n’allais pas redonner ma prestation de la semaine à Kristen Bell (qui la mériterait pourtant, rien que pour le 21e épisode de la saison 1), et j’ai donc choisi la facilité de la grosse nouvelle de la semaine : c’est donc à Andrew Lincoln que j’attribue la performance de la semaine. Et attention, il y aura nécessairement des spoilers sur la saison 9 de la série, jusqu’à son dernier épisode diffusé. Bref, on arrête de lire là si on n’est pas à jour. C’est bon ? Continuons, alors.

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Je ne supporte pas ce gif : je trouve qu’il a une vraie tête de con dessus, et tout le monde l’utilise toujours… Pourquoi ?

Je sais, je sais, je suis le premier à critiquer The Walking Dead pour la passivité de ses acteurs, mais ils ne font que suivre les directions qu’on leur donne. Il y a donc une sorte de fascination de ma part pour Andrew Lincoln : il a été casté pour un rôle hyper badass et il s’est retrouvé enfermé pendant neuf ans dans le peau de Rick Grimes, qui est peu à peu devenu une sorte de caricature de lui-même. Je ne compte plus les heures de plans où on lui a juste demandé de ne pas sourire à la caméra et de rester silencieux. Je suis à peu près persuadé qu’un bon quart de la série n’est constituée que de plans de Rick en train de rien faire.

Alors forcément, dans son dernier épisode, on lui a donné plein de choses à faire – mais on ne l’a pas trop perturbé non plus : une bonne moitié de l’épisode consiste à suivre Rick ne décrochant pas un mot et en train de s’endormir. Il le fait bien, quand même, et je félicite l’acteur qui aura tenu neuf ans dans ce rôle.Image result for rick the walking dead En plus, il est encore prêt à le jouer, et ça, c’est le plus fou : Rick Grimes revient pour trois films, comme je vous le disais dans mon article de mardi dernier. La grande classe. Après, c’est sûr que bon, être payé pour ne pas faire grand-chose devant la caméra, ça doit être bien.

Plus sérieusement, là où je lui tire le chapeau de Carl, c’est qu’il réussit en quelques minutes à filer des frissons en fin d’épisodes, après une agonie interminable pour tout le monde. Son sacrifice, après les adieux rêvés avec Michonne, c’était sacrément beau ET c’était efficace. Je ne m’attendais certainement pas à être touché par son départ comme ça, et ce n’est pas le surjeu de Michonne qui m’a filé des frissons, mais bien son départ. Bon, et la musique. On s’est tous fait avoir par cette musique, non ?

La série est super frustrante pour ça : on se fait chier 40 minutes par épisode, mais il y a toujours cinq bonnes minutes qui réussissent à faire le boulot bien comme il faut. Et Andrew Lincoln a toujours eu cette capacité à super bien joué quand ça lui prenait. C’est juste que depuis le succès de la saison 1, je pense qu’on lui a dit de ne pas trop s’épuiser. Là, il a tout donné pour son dernier épisode, et ça l’a fait une dernière fois.

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Les autres années, tout ce qu’il donnait, c’était son look : je pense qu’on l’aura vu avec à peu près tous les profils qu’il est capable d’avoir capilairement parlant.

En somme, un grand bravo à l’un des acteurs les mieux payés du petit écran d’avoir encore réussi à nous captiver pendant une heure où il ne faisait que dormir et papoter avec de vieux potes. Il porte neuf ans d’intrigues sur le dos en s’en allant , et je trouve ça tout de même assez fascinant !

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Sérieusement, où est-ce qu’on signe pour avoir son salaire en passant sa journée à juste avoir un air catatonique comme ça ?

Performance de la semaine #6

Salut les sériephiles,

Vous le savez, je n’ai vu officiellement que deux épisodes la semaine dernière… Officiellement ? C’est qu’officieusement, j’ai quand même eu l’opportunité d’assister à trois projections lors du Comic Con, sur les quatre que j’avais prévues. J’aurais de nouveau l’occasion d’en parler plus longuement, probablement la semaine prochaine, lorsque je ferai un compte-rendu détaillé et bien plus long du festival, mais en attendant, je vais me servir de ces séances sur grand écran non commenté sur le blog pour aller piocher la performance de la semaine passée !

Voir aussi : Mon bref compte-rendu du Comic Con sur le site du Sérigraphe

En effet, j’ai eu l’occasion de voir au Comic Con le premier épisode de la saison 4 de Channel Zero, et ça a été un énorme coup de cœur. Image result for maria stenComme nous sommes un jour d’Halloween, ça me paraît en plus tout à fait approprié d’avoir un article parlant de cette série horrifique, et je décerne donc la performance de la semaine passée à Maria Sten.

Je ne la connaissais absolument pas avant de voir cet épisode, et pour cause, elle n’a pas un CV très long pour le moment : elle a principalement joué dans des téléfilms, quoi. J’espère que cette saison 4 va lui permettre de se faire repérer, car j’ai trouvé son jeu excellent. Elle est bien évidemment aidée par un scénario accrocheur et filant quelques frissons, mais les nuances qu’elle ajoute à son personnage sont toutes personnelles.

Elle a réussi à me faire rire dans son couple, elle a réussi à me faire frissonner face à cette terrifiante porte, elle a réussi à me faire me poser un milliard de questions dans les scènes où elle dormait. Comme toujours avec Channel Zero, on retrouve la thématique du rêve, de la porte, du cauchemar, de l’inversion, des parallèles flippants. On est sur une série qui est addictive et qui parvient vraiment à me filer la frousse, avec des concepts hyper tordus.

En parlant de tordu et pour être tout à fait honnête, d’ailleurs, j’ai hésité entre lui donner cette performance ou la laisser à son clown contorsionniste – on peut difficilement faire plus flippant que ce concept quand on a un fond de coulrophobie et que les contorsionnistes nous font frissonner de base.

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Et en plus, c’est un vrai contorsionniste, il y a juste zéro effet spécial… j’hésite encore à lui donner la performance de la semaine tellement cette photo suffit à me mettre mal à l’aise !

Voir aussi : Critiques des épisodes de la saison 4

Je suis hyper impatient de dévorer le reste de cette saison : malheureusement, ça va me prendre du temps, parce que je ne peux pas m’en faire un bingewatch aujourd’hui comme je l’espérais : j’ai du boulot en journée et des parents en soirée, ce n’est pas hyper pratique.

Image result for maria stenEn tout cas, je vous la conseille largement pour Halloween, les frissons sont garantis ; rien qu’avec le premier épisode. Les deux premiers étaient diffusés hier soir sur Syfy et la suite le sera chaque mardi à 20h55. C’est clairement un RDV à ne pas manquer et Maria Sten sera une actrice à surveiller désormais – une de plus dans la liste interminable des acteurs que j’aime retrouver d’un projet à l’autre.

Sur ce, je vous abandonne pour un tas de copies, chacun ses cauchemars en ce 31 octobre. Quoiqu’il en soit pour vous, joyeux Halloween à tous et ne vous gavez pas trop de bonbons ! Bonne journée.

Voir aussi : Les autres performances de la semaine

La performance de la semaine #5

Salut les sériephiles,

J’ai volontairement retardé la parution de cet article pour avoir le temps de regarder quelques épisodes de plus : je suis loin d’avoir regardé l’ensemble de mes hebdos de la semaine, et j’ai même encore du retard de la semaine d’avant dans les séries diffusées les jeudi, vendredi et samedi. Face à cette catastrophe, il est parfois difficile de se décider sur une performance de la semaine et je me suis dit que voir quelques épisodes de plus pourrait m’aider. Finalement, ça n’a fait que me conforter dans mon choix qui s’est porté sur… Kristen Bell.

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Nope, after all these years… Always !

Bon, il faut dire que c’est un choix facile, parce que c’est définitivement l’actrice que j’ai le plus vu cette semaine : oui, je n’ai regardé que deux épisodes de The Good Place ce midi, mais je suis également en plein rewatch de Veronica Mars. Et comme en plus j’ai fini Heroes récemment, il était inévitable que je retrace un peu son parcours.

Entre elle et moi, tout a définitivement commencé avec Veronica Mars, une série que je me souviens avoir vu débarquer sur M6 d’un œil sceptique. On tentait encore de me vendre une série pour ado comme un truc merveilleux, en plein pendant les vacances à 17h30 ? Humph. Finalement, un épisode aura suffit à me rendre accro, parce que le personnage de Veronica est vraiment interprété à merveille par Kristen Bell. On a affaire à une ado qui est aussi forte que fragile, aussi drôle que dramatique et surtout, surtout, avec une réparti de dingue. C’est quelque chose qui colle depuis à la peau de Kristen Bell. Image result for kristen bellSa voix restera à jamais dans ma tête celle du « vous voulez savoir comment j’ai perdu ma virginité ? Moi aussi » et de 150 autres punchlines du genre, que ce soit pour son rôle de Veronica ou simplement parce qu’elle était la voix-off de Gossip Girl.

Il faut dire qu’après l’annulation de la série qui l’a fait connaître, Kristen Bell a parasité tout un tas de projets comme celui-ci, apparaissant à droite à gauche dans des rôles toujours très chouette. Dans Heroes, elle incarne plutôt très bien le personnage d’Ella. Mi-psychopathe, mi-adorable, j’en suis tombé amoureux rien que pour son pouvoir. Image result for kristen bellIl est dommage que le personnage finisse si mal – de manière si précipitée – alors qu’il y avait encore tant à faire.

Et puis, bien sûr, on la retrouve désormais dans un autre genre avec The Good Place. Fini les dramas et les scènes à vider une boîte de mouchoirs, désormais, si on pleure en voyant Kristen Bell, c’est parce qu’on pleure de rire. L’humour lui colle à la peau : elle parvenait souvent à ajouter la dose d’humour nécessaire à Veronica Mars, et elle le fait désormais dans The Good Place. À voir Eleanor évoluer, on aurait l’impression qu’il est super simple de donner autant de grimaces et mimiques à toutes les situations, mais ça doit être sacrément crevant.

Bref, d’un rôle à l’autre, Kristen Bell reste convaincant dans pas mal de genres. Cette semaine, je l’ai vue mener l’enquête dans quatre ou cinq épisodes et je l’ai vue dix ans plus tard en train de jouer la comédie. Dans les deux cas, elle fait preuve d’une sacré palette d’émotions et joue un personnage avec tout ce qu’il faut d’autodérision pour le rendre attachant.

Ajoutons à ça que l’actrice est tout comme moi en train de se faire un rewatch de la première saison de Veronica Mars maintenant qu’ils ont enfin annoncé la mise en place d’une saison 4 et vous comprendrez pourquoi elle était forcément mon choix de performance de la semaine !

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La perf’ de la semaine #2

Salut les sériephiles,

Comme promis, on se retrouve en ce dimanche pour une nouvelle performance de la semaine et comme promis, celle-ci ne vient pas du tout d’un inédit diffusé cette semaine car je n’ai pas trouvé mon bonheur dans ce que j’ai regardé. Par chance, avant-hier et hier, je me suis rattrapé la saison 3 de Strike (dit comme ça, ça paraît cool, mais il n’y avait que deux épisodes hein) et j’ai donc pu trouver mon bonheur !

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Alors c’est pour lequel des deux que j’écris cet article à votre avis ?

Cette semaine, la performance la plus remarquable était donc celle d’Holliday Grainger. Rien que ce nom mérite un article tellement j’ai l’impression à chaque fois que c’est une plume de chez Fred & Georges qui fait une farce à Hermione. Et pourtant non, c’est bien le prénom d’une actrice, et pas n’importe laquelle puisque c’est l’actrice principale de Strike, où elle incarne le rôle de Robin Ellacott.

Image result for holliday grainger strikeHolliday Grainger incarne à la perfection le rôle de Robin dans les sept épisodes de la série, à un point que c’en est dérangeant. Ben oui, j’imaginais Robin un peu autrement moi, et maintenant que j’ai commencé Lethal White, je suis bien forcé de constater que j’ai le visage de l’actrice qui me vient spontanément à l’esprit quand je l’imagine. C’est comme ça, j’avais eu le même problème avec certains personnages d’Harry Potter (outre le trio, forcément, il y a Ombrage par exemple qui est tellement parfaite dans les films que comment voulez-vous l’imaginer autrement ?).

Bon, après, Holliday Grainger est bien aidée par cette troisième aventure (attention aux petits spoilers sur le troisième livre/la troisième saison) : dans Career of Evil, son personnage prend du galon, clairement, et devient une enquêtrice beaucoup plus qu’une simple assistante, une amorce déjà entamée en saison 2. Dès sa première scène, qui la suit pourtant dans sa routine, Robin trouve en effet une jambe coupée sur son bureau, et il y a de quoi faire pour proposer un bon jeu d’actrice.Related image J’aime surtout que le scénario prenne le temps de nous faire remarquer, à la caméra, les petites subtilités des personnages, comme ce regard de choc de voir que Strike plaisante sur la jambe coupée au téléphone avec la police.

C’est le genre de petites phrases du roman qui fait la richesse du point de vue des deux personnages, mais les acteurs de la série parviennent toujours à les transmettre, et Holliday Grainger est particulièrement remarquable pour ça. Je ne sais pas si ça me frappe plus du fait que je l’ai lu auparavant ou si c’est parce que c’est vraiment bien mis en scène, mais en tout cas, ça a clairement participé à la faire accéder à cette performance de la semaine.

Il n’y a pas que ça, évidemment : en deux épisodes d’une heure, l’actrice a le droit de nous montrer l’étendu de son talent et de sa palette d’émotion, du choc aux larmes, de la joie à la trahison amoureuse, de la victime à la détective badass, de la forme à la fatigue, de l’alcoolisme à la sobriété, etc. C’est en cela que sa performance est la plus remarquable : en deux heures, le personnage de Robin passe par tous les stades possibles et imaginables, de la révélation que Matthew est un connard à son mariage avec (non, franchement, tu déconnes sec Robin). Et jamais l’actrice ne paraît à côté du personnage. Au contraire, même. Une sacrée performance !

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