Synopsis : La Peste fait rage à Florence et dans toute l’Italie. Un groupe de nobles bourgeois se retirent dans une villa.
Pour commencer, je dois dire que j’ai pas mal hésité à me lancer dans la série, pour un tas de raisons. Déjà, parce que c’est une adaptation d’un monument de la littérature italienne qui a déjà fait couler beaucoup d’encre – son impertinence, sa décadence, sa liberté de ton, son invention du genre de la nouvelle… Bref, je connais bien le Décaméron et une adaptation version Netflix, ça me fait un peu peur. Pour autant, la curiosité l’emporte.
Avant même de commencer, j’ai déjà des critiques, à commencer par la longueur des épisodes et surtout leur nombre… Comment ça, une adaptation du Décaméron en huit épisodes ? Déca veut dire dix, putain, s’ils n’ont déjà pas compris la structure de ce qu’ils adaptent, est-ce que ça peut être vraiment bien ? Et en même temps… La liberté de ton.
Il me semble que ça peut être une série pas mal en période estivale. Quelque chose d’un peu fun et décadent, c’est parfait pour l’été, non ?
OK, c’est bien parti pour être un coup de cœur. Ce premier épisode a pour seul défaut d’être trop long, car vraiment, j’aurais préféré des épisodes de 20 minutes. Le ton est en effet celui de la comédie, l’humour domine…
Le rythme ralentit évidemment pour ce deuxième épisode, avec des petits groupes de personnages qui se forment. L’humour continue d’être excellent, les intrigues proposées fonctionnent plutôt bien et la série continue ainsi de beaucoup me plaire, malgré quelques petites facilités…
Les épisodes sont trop longs, ça se confirme, mais qu’est-ce qu’ils sont drôles. C’est un mélange impertinent d’humour, de sexe et de quiproquos qui fonctionne à la perfection. J’ai eu peur un temps que l’intrigue soit trop éclipsée par tous…
D’accord, les décors sont magnifiques, mais tout de même, un faux raccord dès le huitième plan d’une série, ça doit être une sorte de record, non ? La série part dans tous les sens. Il est clair qu’on cherche à nous montrer à quel point la vie était bordélique à Rome et qu’on nous le fait vivre tel quel… mais ce n’est pas forcément la meilleure manière de nous accrocher. Bref, je sens que ça me prendra du temps de voir ces dix épisodes car je ne suis pas plus motivé que ça et que ça me semble cousu de fil blanc pour l’instant.
Spoilers
Les romains ont faim, donnons-leur du pain et des jeux.
La série commence par un générique plutôt épique, avec du sang partout et un modèle 3D qui n’est pas sans rappeler celui de Westworld, ce qui est ironique puisque nous retrouverons Anthony Hopkins ici aussi. En vrai, il y a du sang qui gicle de partout, c’est digne de Shining, mais en pleine Rome antique. Ajoutons à cela une petite touche de musique bien épique et on comprendra qu’on est effectivement face à un péplum comme prévu. Je découvre au passage que la série est inspirée d’un roman. Allez savoir, peut-être que ça me donnera envie de le lire.
Tenax
La première scène débute elle par un faux raccord assez dégueulasse concernant le couteau, je vous invite à le découvrir par vous-même si jamais vous la regardez. L’idée est de nous présenter un personnage qui est un danger dès le début. Quelqu’un est en danger de mort parce qu’il n’a pas donné de l’argent à un certain Tenax qui n’hésite pas à le faire assassiner ? Bref, bienvenue à Rome en 79. Du pain et des jeux, l’introduction nous ramène tout de suite à ce qu’était cette période où le Circus Maximus était vraiment le centre de toutes les attentions. Oui, mais surtout de celle de ce fameux Tenax qui nous accompagne en voix off. Il nous explique donc tout le système de fonctionnement de ce Circus Maximus avec quatre équipes sur lesquelles nous pouvons parier.
Bref, nous sommes directement plongés au cœur de l’action avec des explications pas très claires sur le fonctionnement des Jeux, mais de toute manière, ce n’est pas grave que ce ne soit pas clair puisque tout va bientôt changer et que, j’espère, la série prendra alors le temps d’éclaircir ce qu’on regarde. Qu’on se rassure puisque Tenax, le personnage principal de l’histoire apparemment, n’est pas le salaud que l’on pense qu’il est au début. Il épargne donc la vie d’un homme parce qu’il considère qu’il est plus intéressant vivant. Mais ensuite, il achète des animaux et, bon, autant dire que ça ne donne pas envie de le suivre plus que ça, parce qu’il est un salaud encore plus grand que ce qu’on imaginait.
Rome
Histoire d’aller très vite, on enchaîne sur un rapide contexte historique de Rome avec une représentation 3D absolument impeccable de ce qu’était Rome en 79 (bon, en tout cas, les bâtiments sont à la bonne place et sont reconnaissables, c’est un plus). On apprend donc que Néron vient de se suicider et qu’on est sur l’année des quatre empereurs. C’est une manière comme une autre de nous amener Vespasien et ses deux fils, Titus et Domitien. Bref, la série va se concentrer sur la dynastie des Flaviens et elle nous l’explique de la manière la plus explicite possible, de manière à ce qu’on ne soit pas trop perdu.
Est-ce que ça fonctionne ? Je ne suis pas convaincu, je suis assez perdu dans cette période historique que je n’ai pas révisée depuis au moins une dizaine d’années. Mais bon, c’est rigolo à voir. Vespasien commence la série en affirmant que toute l’arène va être redonnée aux Romains. La décision ne plaît pas à tout le monde et notamment à un consul qui est au centre de la scène suivante. La série va donc à toute vitesse et nous présente tous ses personnages sans faire une introduction si claire que ça de qui ils sont et de leur rôle politique. En fait, on a à peu près leur titre, on a parfois leur nom, mais difficile de savoir exactement qui est qui, qui est où, et qui va où. Une chose est sûre, Titus a l’air encore plus détestable (et détesté !) que Tenax. Il est présenté comme le fils le plus implacable de Vespasien, celui qu’il faut à tout prix éviter de voir devenir empereur. Évidemment, on comprend bien que c’est celui qui va à tout prix essayer de le devenir.
Numidie
Très loin de tout ça, en Numidie, on échappe à Rome et on se retrouve dans un décor qui fait beaucoup plus hollywoodien que, ben… la Numidie. C’est assez mauvais signe pour rester, mais j’ai déjà envie de décrocher et ça ne fait même pas 10 minutes que l’épisode a commencé. Il faut dire qu’on nous a présenté tout un tas de choses et que les personnages se mettent à parler une langue qui n’est pas l’anglais alors que, bon, on s’attendrait à ce que tous les personnages parlent anglais parce que, je veux dire, dans la Rome antique, personne ne parlait anglais à la base. Et si les personnages romains parlent anglais, alors tout le monde devrait parler anglais ou personne ne devrait parler anglais. Bref, je suis un peu perdu avec les choix qu’ils font.
Une chose est sûre, on nous introduit une femme qui aime danser avec, qui ? Sa sœur, sa meilleure amie, sa mère ? Allez savoir. Elle attire en tout cas l’attention d’un Romain qui essaye aussitôt de la draguer, se mettant à dos la mère (meilleure amie ? sœur ? je ne sais pas). Ça finit en coup de poing et en menaces de mort. Cela dit, le Romain est un peu idiot, il tourne le dos à celle qu’il vient de déclarer être son ennemie, qui n’hésite donc pas une seule seconde à le tuer. Allez, l’ambiance est donnée. On a une femme de couleur qui ne parle pas anglais (alors que le Romain, lui, vous l’aurez compris, parle dans un anglais impeccable) qui se retrouve à tuer un Romain pour défendre sa sœur. Bon, ce n’est donc ni la meilleure amie ni la mère, c’est la sœur. Elle tue un citoyen romain et à partir de là, eh bien écoute, ma débile, tu viens de tuer un citoyen romain, tu es esclave et ta sœur aussi, parce que pourquoi pas ?! Pas facile la vie à l’époque.
La scène suivante nous présente cette fois-ci leur mère à toutes les deux, puisqu’elles étaient sœurs. La mère découvre que ses filles, Jula et Aura, qui devaient préparer à manger ont préféré tuer quelqu’un et tout ce qu’elle trouve à présent, c’est une traînée de sang qui sort de sa maison pour aller, eh bien, dans le désert. Allez.
En vrai, j’ai un peu de la peine pour elle, mais elle n’a pas l’air si perturbée que ça, Cala. Oui, c’est son nom, elle s’appelle Cala. Elle décide donc de prendre les choses en main et se prépare aussitôt à partir de chez elle pour poursuivre ses filles dans le désert. Parce que pourquoi pas ?
Elle pourrait attendre son fils Kwame pour l’aider, mais celui-ci est occupé à la chasse. Sans transition, nous passons donc à la scène de chasse et je ne sais pas trop à quoi est censé servir cette scène, si ce n’est que l’on voit qu’il fait la chasse à un lion. Ce n’est pas n’importe quel lion, il n’a pas du tout envie de le tuer puisque le lion est, selon lui, un descendant d’une divinité protégée par des démons. Voilà, on nous introduit une sorte de mythologie religieuse sans vraiment nous l’expliquer et il faudra s’en contenter. De toute manière, il trahit immédiatement ses idéaux. Eh bien, oui, on nous a dit qu’il était à la chasse, il va chasser. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour les Romains ?
Kwame assiste ainsi à la mort d’un de ses potes/collègues, qui se fait bouffer par le lion… Ce n’est pas Narnia, cette histoire, je vous le dis. Peu importe : Kwame parvient à capturer le lion et lui demande aussitôt son pardon.
Kwame se débrouille donc pour ramener son lion aux romains, découvre que ses sœurs sont esclaves et le vit tellement mal qu’il essaie de les libérer. C’est ridicule comme action, et ça ne peut que mal finir : c’est ainsi qu’il se retrouve lui aussi embarqué. Cela ne servait à rien d’être un bon chasseur, quelle surprise ! Ce n’est pas une partie très intéressante pour la série. C’est la mère qui va être ravie de savoir que tous ses enfants finissent aux mines !
Cette idiote se débrouille donc pour parler à ses enfants alors qu’ils attendent d’être affectés pour les mines. Elle refuse que son fils finisse là-bas et le pousse ainsi à se battre. Son but ? Que son fils finisse à Rome. Je ne sais pas trop. OK, les mines, c’est la mort assurée, mais l’arène des gladiateurs aussi, non ? Qu’importe. Le fis parvient à se battre, la mère promet de trouver un moyen de le racheter. Les sœurs ? Elles sont embarquées à Rome aussi, où elles serviront de prostituées. Ben super, le destin proposé par la maman.
L’émeute
Après tout ça, la série nous présente de nouveaux personnages qui se situent sur le port de Rome – Ostie – où le grand débat consiste à savoir comment déplacer des chevaux. Alors, c’est intéressant d’un point de vue historique de voir comment on faisait, mais je ne suis pas bien convaincu par l’intérêt du point de vue de l’histoire : le but est assez évidemment de nous présenter un nouveau personnage auquel s’attacher – et un qui déteste les Romains tant qu’à faire. On se croirait limite dans Astérix à la fin de la scène.
On voit un navire arriver au port. Cependant, on apprend qu’il n’y a pas de navire en provenance d’Égypte, ce qui pose problème car de là venait la nourriture. Du coup, on se retrouve avec une émeute de Romains qui n’ont pas de quoi manger et qui reprochent au gouvernement de ne pas leur fournir de nourriture. Bref, du pain et des jeux. Les émeutiers tournent en rond, et nous aussi. C’est assez visible, on découvre ici un petit complot politique avec des gens payés pour provoquer l’émeute. Pas de bol pour eux, ils ne sont absolument pas discrets et Tenax les voit faire.
Les émeutiers se dirigent ensuite vers le palais de Vespasien pour récupérer de la nourriture. Cela ne plaît pas du tout à Vespasien qui s’inquiète beaucoup de voir l’émeute. Pourtant, son fils n’en a rien à faire. Il prend tout ça avec beaucoup de philosophie et de recul, lui suggérant tout simplement de faire une petite diversion. Pour cela, il compte sur son frère Titus, pourtant occupé de son côté à coucher avec sa femme. Bah oui, il fallait bien des gens à poil pour faire de l’audience. Bon, et la diversion dans tout ça ? Rien de bien original. Une petite course est organisée pour occuper les esprits. C’est sûr que quand on crève de faim, une petite course fait passer l’envie d’être énervé et d’aller réclamer le sang de ses dirigeants. Au passage, Vespasien se met à dos les organisateurs de la course, ça va de soi.
La course
De son côté, Tenax se retrouve à devoir chercher Scorpus, un nouveau personnage, un coureur de char, mais lui aussi est occupé à passer sa journée dans un bordel. C’est encore mieux que le fils de Vespasien pour les audiences, tout le monde est à poil. Après, j’ai du mal à comprendre comment Scorpus peut réussir à se pointer dans un bordel sans que personne ne l’arrête, puisque juste après on le voit marcher dans la rue et provoquer à son tour une émeute rien que par sa célébrité. Bon, c’est une manière comme une autre d’intégrer un personnage à une série, me direz-vous. Mais bon, ce n’est pas bien passionnant tout de même. Scorpus est même connu des esclaves devenus citoyens qui voulaient s’occuper des chevaux dans le port – il a gagné 86 courses tout de même. Leur nouveau but est de vendre ses chevaux à l’arène, mais bien sûr, personne n’a envie de leur acheter. Après tout, ce ne sont que des esclaves à leurs yeux, même si l’empereur a dit qu’ils ne l’étaient plus.
En tout cas, Scorpus est clairement en train d’être introduit comme un des personnages principaux de cette série puisqu’on passe bien cinq minutes à le suivre. Il râle après tout et n’importe quoi. Il est très triste de voir qu’on veut changer son char. Quand on s’éloigne un peu de lui, c’est pour retrouver les esclaves devenus citoyens qui réussissent à convaincre d’acheter leurs chevaux à une autre personne encore. Il y a beaucoup trop de personnages pour réussir à faire une critique cohérente de tout ce qui se passe. Ou alors, ce n’est pas bien grave, vous avez l’habitude de mes critiques qui partent dans tous les sens. Quand les séries partent dans tous les sens, qu’est-ce que j’y peux moi ?
La course s’organise petit à petit. On voit ainsi l’empereur se préparer, en suivant les conseils de son fils pour paraître en bonne santé ; Scorpus se préparant à monter sur son char, ou encore les consuls qui se pointent pour la course. Allez, ça nous donne une bonne image de ce que devaient être les jeux du cirque à l’époque – un bon gros bordel, mais où personne ne couche cette fois parce que ce n’est pas un vrai bordel, justement.
Bien sûr, qui dit jeux dit paris sportifs. C’est l’occasion de découvrir un nouveau personnage, encore ; mais aussi d’introduire des intrigues politiques et financières pour montrer à quel point on ne connaît pas encore tout de Rome ; et à quel point tout est truqué bien sûr. Oui, tout est truqué, même les images. On a de très jolis effets spéciaux pour nous montrer l’arène. On en revient à ce qui a été expliqué en début d’épisode : quatre factions s’opposent dans cette course : bleue (Scorpus), rouge (ils aiment le vin !), blanche et verte (qui a beaucoup perdu apparemment). Malgré tous les enjeux qu’on a essayé de mettre dans cette course, j’avoue avoir eu du mal à bien saisir à quoi elle servait pour nous, alors que c’était très joli. Les effets spéciaux sont absolument incroyables et hyper fluides, mais ça n’empêche que bon, comme point d’orgue de l’épisode, c’était un peu surprenant. Il faut dire qu’on ne connaît pas encore bien les personnages parce qu’ils sont beaucoup trop nombreux et qu’on les a vus que cinq secondes chacun.
Cela n’empêche pas la course d’avoir lieu bien évidemment, et il va de soi que l’on enchaîne très rapidement sur un premier incident de char. Le pauvre conducteur, Kirko, est tellement sonné qu’il ne sort pas de la piste à temps et finit par se faire piétiner par les chevaux. Sanglant, comme promis. Du pain et des jeux ? Plutôt du sang et des jeux dans cet épisode, donc !
Cliffhangers
Dans la loge VIP, Titus finit par arriver pour la fin de la course. Il se prend la tête avec son frère, bien sûr, mais ça n’a que peu d’importance par rapport à la course. J’avoue que c’est un peu prenant tout de même : Scorpus est dernier, mais on le voit remonter toute la piste pour le dernier tour. Merci Incitatus, son meilleur cheval. Finalement, Scorpus (bleu) et le blanc, dont je n’ai pas retenu le prénom, se retrouvent au coude à coude pour l’arrivée. On comprend bien le stress que ça représente pour tous ceux qui ont parié dans ces jeux et ça nous donne une image de ce que veut nous présenter la série. On se retrouve ainsi avec un consul forcé de pleurer parce qu’il vient de tout perdre au jeu. Le frère de Titus, lui, est heureux d’avoir réussi à diminuer son frère aux yeux de leur père : Titus est arrivé en retard à la course, ça la fout mal pour son image publique et ça ne plaît pas à l’empereur.
C’est important pour lui, car il est rapidement révélé que Vespasien n’a pas pris sa décision sur le fils auquel il laisserait son héritage. Ouep, il informe Titus qu’il n’est pas sûr de lui léguer le royaume, et partant de là, on se retrouve sur une quête de pouvoir qui ne mènera forcément à rien de bon. La soif de pouvoir de Titus sera importante pour la série, surtout qu’il est assez clair qu’il est manipulé par « sa reine de Judée », introduite au moins trois fois sous ce titre au lieu de son nom. Elle le manipule par le sexe, et ça semble très efficace.
Bon, il n’empêche qu’il y a eu deux morts dans ces jeux tout de même. J’ai de la peine pour Kirko, mais on ne s’attarde pas tellement sur son décès. Il est plus intéressant d’avoir un tas de figurants à poil dans les vestiaires où Scorpus, lui, reste bizarrement habillé bien plus longtemps que tous ses camarades. Pas très audacieuse la série, et un peu ridicule de mettre autant de gens nus mais d’user d’artifices peu crédibles pour cacher les parties intimes – niveau réalisme, ça casse la scène de les voir d’un côté déambuler nus comme si de rien n’était quand on les voit de dos, mais tout cacher de face. C’était rigolo. Je prête attention aux détails aujourd’hui, désolé, c’est n’importe quoi cette critique. Tout ça mène au cliffhanger final où il est révélé que l’accident de char n’en était pas vraiment un : le char avait été trafiqué pour provoquer un accident. Quelle surprise…
Synopsis : Un péplum situé à Rome en 79 après Jésus Christ, lorsque les combats de gladiateurs et les courses de chars étaient encore à la mode.
Pour commencer, je sais que j’ai un milliard de séries à rattraper et de saisons à terminer, mais il faut bien dire que ce ne serait pas un été tout à fait normal si je n’avais pas aussi une série d’été à regarder. Alors bien sûr, il y a la nouvelle série d’Eva Longoria qui m’attend bien patiemment, mais aujourd’hui, j’ai décidé que j’allais tester et commencer la série Thoseabouttodie qui est une série diffusée sur Amazon depuis le 18 juillet et qui m’intéresse moyennement si je suis honnête.
En effet, je n’ai jamais été très fan de péplum. Mais voilà, le casting est sympathique. On retrouve Anthony Hopkins dans le rôle de Vespasian et puis également Iwan Reon que j’avais bien aimé jusque-là dans les rôles dans lesquels j’ai pu le voir. C’est à peu près tout ce que je sais de la série.
J’ai bien sûr vu un bout de la bande annonce qui m’a l’air très sympathique, même si je ne m’attends pas à une rigueur historique des plus incroyables, mais en même temps, ce n’est pas pour ça qu’on regarde ce genre de série. C’est uniquement pour le sang, la violence… C’est un péplum, je n’en attends à rien de plus !
Pourquoi me lancer dans un péplum ? Aucune idée. Je suis toujours passé à côté des séries sur cette époque, en grande partie parce que de toute manière, j’ai fait plus de 10 ans de latin et que du coup j’ai l’impression un, de connaître un peu trop les détails de ces histoires et deux de voir uniquement les incohérences quand je regarde ce genre de séries. Mais voilà. Euh, il faut pas toujours chercher à se justifier, hein ? J’ai envie de commencer la série : en réalité, je me suis dit pourquoi pas ? Et j’ai commencé la série.
D’accord, les décors sont magnifiques, mais tout de même, un faux raccord dès le huitième plan d’une série, ça doit être une sorte de record, non ? La série part dans tous les sens. Il est clair qu’on cherche à nous…
Eh ben, j’ai chialé. Je ne m’attendais vraiment pas au voyage que cette série a proposé au cours de ses six épisodes, et pourtant, l’ensemble est prévisible. C’est bien foutu, ça nous trompe chaque fois que c’est nécessaire et ça vient mettre un terme à de longues attentes. Bien sûr, je surnote car il n’y a pas tant d’action que ça dans la série, mais bon, il y a quatre mois, je n’arrêtais pas de dire que j’avais perdu ma sériephilie et ce genre de saison me rappelle exactement pourquoi je suis sériephile : il n’y a pas plus satisfaisant que les conclusions d’histoires entamées dix ans plus tôt.
Spoilers
Rick et Michonne retournent à CRM pour couvrir leurs arrières.
What’s the worst thing you did to make sure someone else survived ?
J’ai toujours autant de séries en retard et d’épisodes à rattraper, mais bon, le temps est orageux et c’est déjà le dernier épisode de la saison… Je ne pouvais pas passer à côté ! J’ai l’impression que tout est fait pour me dire de le regarder, avec une absence totale de soleil, alors hop, je me mets devant et je commence par voir Rick et Michonne en train de coucher ensemble, une fois de plus. Ceci étant dit, la scène est top. Ils ont toujours eu des coucheries plutôt exotiques ces personnages, mais là, on les voit en arrière-plan et avec un joli travelling jusqu’à eux en train de coucher, en passant par un plan dessiné, des affaires en vrac, des munitions et un flingue…
CRM
Il s’agit en fait des adieux entre eux avant de se lancer dans un plan visant à faire tomber CRM définitivement. Rick retourne donc à l’intérieur de la cité, en expliquant qu’il a été blessé mais que la femme avec lui s’est sacrifiée pour lui sauver la vie. Thorne est évidemment ravie de retrouver Rick, mais je ne sens pas du tout le truc pour la fin de saison. Mentir sur la condition de Michonne ne me paraît vraiment pas être une bonne idée !
Celle-ci s’infiltre dans la base, en plus, en se faisant passer pour un simple soldat. Elle est heureusement bien plus que ça. Le but de Michonne dans la base est assez simple : elle a pour mission de se rendre dans la chambre de Jadis, afin d’y trouver la preuve qu’elle a bien pu laisser derrière elle. Dommage de ne pas avoir su exactement ce que c’était.
Michonne galère un bon moment à trouver ce qu’elle cherche, ce qui nous permet de découvrir que Jadis n’a jamais abandonné le dessin. Elle a eu l’occasion de faire de jolis portraits de Gabriel. Bon, MIchonne finit par trouver la lettre dans laquelle Jadis racontait tout et elle la déchire en tout petit morceau. Cela ne me paraît pas la méthode la plus efficace pour cacher son existence et celle d’Alexandria.
Je sais pas. Crache dessus et efface l’encre. Fous-y le feu. Mais la déchirer et récupérer les morceaux ? On dirait vraiment qu’elle cherche à se faire prendre avec. Après, ça reste Michonne, elle est toujours capable de tout gérer – y compris tuer un autre gardien CRM qui pense trouver Jadis dans sa chambre, par exemple.
Bref, Michonne parvient à sortir sans trop de souci de la chambre, mais elle se retrouve dans un hall où elle tombe sur un lapin en peluche. Joyeuses Pâques ? Humph, pas si joyeux pour Michonne qui se souvient de son rôle de mère. Les flashbacks sont mignons, mais ça se termine sur la tombe de Carl. On a connu mieux. Cela n’empêche pas Michonne de continuer son exploration de la base CRM. Pourquoi Rick ne l’a-t-il pas fait toutes ces années ?
Michonne découvre bien vite que CRM a du sang sur les mains, encore plus que prévu, avec des kidnappings d’enfants juste avant de détruire des villes et des communautés… L’actrice n’a plus qu’à gérer avec ses yeux pour faire passer l’horreur qu’elle ressent. C’est un peu surjoué, inévitablement, mais ça fonctionne.
Le brief
Pendant que Michonne fait tout ça, Rick est convié à un entretien avec Beale (le prénom du personnage d’O’Quinn d’après Google) – un entretien que Thorne lui présente comme celui qui lui permettra enfin d’avoir le brief Echelon. Malheureusement, pour nous, ça signifie surtout une scène un peu longuette où le personnage blablate sans fin sur sa condition, son passé, le poids sur leurs épaules… On a connu plus passionnant.
J’ai bien aimé toutefois les flashbacks sur les pires actions de Rick au cours de la série. C’est rare que j’aime les flashbacks pourtant… mais là, ça fonctionnait bien. Et puis, l’orage dehors, ça m’aidait à me plonger dans l’ambiance, ça ajoutait des enjeux à cet épisode. Il en fallait, parce que Terry O’Quinn qui sert du thé, bon, est-ce qu’ils essaient de m’endormir ou quoi ?
Probablement pas. Rick raconte en tout cas qu’il sait que CRM a bombardé les villes dans le but de limiter l’épidémie. Ce n’est toutefois pas le pire de ce que Beale a pu faire : il a détruit Pittsburgh pour sauver Philadelphie, en laissant les zombies envahir la première. Charmant dilemme, je suppose, surtout qu’il est originaire de Pittsburgh apparemment.
Une fois que c’est fait, Beale raconte enfin son premier secret, qui n’en est pas vraiment un : tout le monde va mourir un jour s’ils continuent de suivre le plan de CRM. Oui, bon, bah, tout le monde va mourir un jour, épidémie ou pas. Avec l’épidémie, cependant, Beale pense qu’il y aura nécessairement plus de zombies que d’humains à un moment ou un autre. C’est pour limiter cela que Beale veut absolument limiter la casse.
Le but de CRM ? Détruire les petites communautés pour s’assurer de rester la plus forte et d’avoir toutes les ressources ; afin d’être certains de ceux qui survivent. Et oui, c’est donc cette branche de CRM qui a décidé finalement de détruire Omaha. Leur prochaine cible est évidemment Portland, malgré l’alliance en cours. Magique. Rick encaisse le choc un couteau en main, avec plein de flashbacks de onze saisons histoire de bien nous montrer l’importance de ce qui se joue : la survie de tous les personnages qu’on connaissait.
L’avantage de recevoir le brief de Beale ? Ce dernier lui propose un marché très sympa : il lui promet de sauver tous ceux que Rick voudra – sa famille, ceux qu’ils cherchaient à retrouver. C’est l’avantage de faire partie des A, de faire partie de la haute hiérarchie de CRM. Tout ce qu’il a à faire, c’est de jurer sur un sabre. Rick décide toutefois de ne pas le faire et ça se termine en trahison de sa part. Beale le comprend un quart de seconde avant Rick j’ai l’impression.
Cela ne lui donne pas l’avantage pour autant : Rick parvient à se battre contre lui et le tuer bien vite. Allez, hop, encore un personnage secondaire qui y passe. Je ne comprends pas trop pourquoi Rick n’a pas joué le jeu quelques instants de plus. En vrai, c’est risqué de se débarrasser de lui. Il a l’autorité pour éloigner Thorne, bien sûr, mais les suspicions sont inévitables à un moment ou un autre.
Pour s’en débarrasser, Rick fout ensuite le cadavre dans une grande boîte sur roulettes. Je comprends l’idée de vouloir cacher le corps, mais il aurait mieux fait de le laisser sur place. C’est sans trop de surprise que lorsqu’il prend l’ascenseur avec le cadavre, il tombe sur un autre garde CRM qui se rend compte de ce qui est en train de se passer.
Le garde finit par se battre contre Rick, prend le dessus un court moment… mais ça ne dure pas. Rick reprend le dessus, lui massacre la gueule et tombe ensuite sur… Michonne. Qu’est-ce que ça tombe bien.
Sauver Portland
Si Rick a mis des années à réussir à savoir ce qu’il se passait à CRM, Michonne n’a eu besoin que d’un aprèm à errer dans la base en se faisant passer pour un soldat gradé, un truc qu’il aurait pu faire dès le départ. Bon, on ne va rien dire, hein. En tout cas, Michonne comprend que CRM est sur le point de détruire une ville et elle refuse que ça se déroule comme ça. Au moment de s’enfuir, elle fait donc demi-tour et retrouve Rick à l’intérieur.
Son nouveau plan ? Empêcher CRM de tuer autant de gens. Ils en ont la possibilité, alors ils sont obligés de le faire selon elle. Pourtant, cette fois, Rick serait plutôt d’avis de se barrer de ce merdier tant qu’il est temps pour retourner à Alexandria. Je crois que c’est lui qui a raison, même si le plan de Michonne est bien plus noble.
Ils ne le savent pas, en plus, mais il y a une vraie couse contre la montre qui se met en place : Thorne est déjà sur les traces laissées par Rick. Elle comprend que quelque chose cloche et elle n’aime pas trop ce qu’il se passe. Ainsi, quand on enchaîne sur une scène où Michonne affirme qu’elle n’a pas peur, je la trouve sacrément débile. Elle devrait avoir peur.
Leur plan se déroule pourtant à merveille à la base, avec une véritable bombe mise au point en très peu de temps. Le détonateur ? Des zombies, dont celui de Beale, attachés à un fil dégoupillant plein de grenades. Le plan est simple et semble laisser plein de temps pour que Rick et Michonne puissent s’enfuir. Pas de bol pour eux : Thorne finit par les retrouver.
Elle leur ordonne de faire demi-tour et de défaire ce qu’ils ont fait, sans avoir la moindre idée de ce qu’ils ont fait, justement. Pas de bol : si elle avait eu une idée, elle aurait peut-être eu le temps de se mettre à couvert. Là, la pauvre Thorne a juste l’occasion de voir ses rêves réduits à néant quand elle se rend compte que Beale est mort et en train de marcher vers elle et… BAM. La bombe qui explose est impressionnante et décime les troupes de CRM qui étaient juste à côté.
Rick et Michonne ont le temps de tenter de se mettre à l’abri, mais bon, ils risquent gros sur ce coup-là, à défaut d’avoir eu le temps nécessaire pour fuir vraiment. Moi, je me pose tout de même la question de l’utilité de leur manœuvre. Pour sauver les habitants d’une ville, ils déciment les soldats d’une autre qui ne font qu’obéir aux ordres sans savoir vraiment ce qu’ils sont sur le point de faire. Cela reste donc un génocide… non ?
Et en plus, c’est un génocide ambulant : après l’explosion, bien sûr, il y a plein de zombies qui veulent bouffer tout le monde. Malgré la puissance de l’explosion u’elle a dû se prendre en pleine face, Thorne est encore en vie. Elle a donc l’occasion de se battre contre Rick pour se venger un peu de cette trahison.
Le combat se passe au milieu d’une fumée chimique qui risque fort de retarder nos personnages par la suite. Heureusement, Michonne trouve rapidement un masque à gaz. Ce n’est pas le cas de Rick : il se bat contre Thorne et finit par s’écrouler sous un tas de zombies. Michonne arrive à ce moment-là et parvient à foutre un coup de sabre dans Thorne. J’ai vraiment de la peine pour elle. Elle est dégommée par Rick et Michonne sans vraie raison. Elle voulait juste s’en sortir et survivre, sans jamais vraiment sans prendre à des personnages qu’on connaît. Franchement, elle n’est pas si différente de Rick ou Michonne. Elle est juste du mauvais côté par rapport à eux. La pauvre.
Bon, elle fait quand même souffrir Michonne en lui annonçant que Rick est mort. Ce n’est pas le cas : malgré l’explosion de sa propre grenade, Rick parvient à s’en tirer, dans un move qui n’est pas sans rappeler les survies improbables de Glen.
Il fallait bien en arriver là. Pourtant, j’ai eu peur jusqu’au bout, persuadé qu’on nous allait nous imposer une saison 2 ensuite. Ce n’est pas le cas. Ces six épisodes sont vraiment la conclusion d’une saga familiale – celle de Rick – et ils fonctionnent en tant que tels. Si Thorne meure seule, c’est finalement parce qu’elle a abandonné l’espoir de revoir sa famille et son amour. Michonne lui dit que l’amour ne peut pas mourir et bim, elle retrouve Rick.
Bref, tout ça se termine sur un happy end. C’est vraiment abusé. Le CRC, au-dessus du CRM, annonce dans les médias du monde post-apocalyptique être surpris de ce qu’il s’est passé avec CRM. Forcément, Portland décide également de laisser les gens en libre-circulation désormais, et elle décide même d’apporter son aide à d’autres communautés, à commencer par Alexandria.
La saison 1 se termine ainsi sur Michonne qui peut recontacter Judith pour lui annoncer son arrivée. Moi qui m’attendais vraiment à un cliffhanger pété ou une fin mitigée, j’ai eu la chance d’être surpris. Et de pleurer, j’avoue. En effet, on a également un plan où Michonne retrouve ses deux enfants, pour de vrai, en mode petite maison dans la prairie. Je m’attendais tellement à ce que ça se termine sans les enfants aujourd’hui.
Pourtant, ils sont encore en vie, pas blessés du tout et, comme promis, elle leur ramène leur père. Oh bordel, cette conclusion. Ce n’était donc pas si compliqué ! Ils en sont capables, enfin. ENFIN. Le câlin entre Rick et sa fille ? Combien d’années qu’on l’attend, bordel ?! Puis, RJ a un chapeau comme Carl, évidemment. Il demande à son père s’il est bien l’homme courageux et cette fois, Rick peut lui dire que oui, mais eh, appelle-moi papa BEN OUI PUTAIN.
Un plan plus large révèle également que le CRC apporte des provisions par hélicoptère aux différentes communautés. Oh, c’est plein d’espoir comme fin alors qu’il y a encore des tas de gens pour tous vouloir les tuer… mais oh que c’est beau, enfin des retrouvailles familiales. Et la fin d’une saga. À se demander pourquoi la franchise continue encore par ailleurs, désormais.
Sinon, sachez que l’épisode se termine alors qu’un bout de ciel bleu apparaît enfin par la fenêtre. Incroyable comment l’orage a été synchro avec mon visionnage. C’est le printemps, quoi.
EN BREF
Après une attente interminable de plusieurs années, la série parvient à amener une conclusion logique et bien écrite à la saga familiale des Grimes, celle que portait initialement The Walking Dead et qui aurait dû se terminer dans la série-mère. Y avait-il vraiment besoin d’un spin-off quand tout ça aurait eu sa place en tant que dernière saison de la série ? Probablement pas.
J’ai vraiment l’impression que les saisons 9 à 11 sont le spin-off et The Ones who live la conclusion qui rassemble enfin toutes les pièces d’un vaste puzzle étalé sur bien trop de séries. Et encore, je dis tout ça, mais j’ai du retard dans deux d’entres elles qui ont plein de pièces à m’apporter.
Qu’importe, ça ne m’a pas empêché du tout de savourer à fond les six épisodes très réussis de ce spin-off. La série m’a apporté la conclusion que je ne savais pas que je voulais encore, au point de me tirer des larmes là où j’aurais juré m’en foutre il n’y a pas si longtemps encore. Du bon travail… Surprenant qu’ils en soient encore capables !