Future Man – S01E11-13

Épisode 11 – Beyond the TruffleDome – 19/20
Encore un excellent épisode qui change la donne en ne se concentrant plus sur l’intrigue de fond mais uniquement sur les personnages. Il le fait toutefois à merveille avec quelques voyages temporels bien gérés et toujours autant de références et clins d’œil à d’autres œuvres, films et séries. Un vrai plaisir à regarder, donc.

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Spoilers

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What the fuck did you say to Kronish ?

Trois épisodes au lieu de deux, ça ne m’arrange pas particulièrement, mais cette diffusion m’aura permis de me rendre compte que je peux toujours caser un ou deux épisodes de plus dans mon programme à la semaine au lieu d’attendre bêtement et impossiblement d’avoir tout le temps devant moi pour treize épisodes d’un coup. En même temps, c’est toujours frustrant de s’arrêter en cours de saison… mais je n’arrête pas de le faire en tentant de rester à jour partout.

Josh a ruiné toute l’opération en racontant son futur à Kronish, et il a précipité le futur de manière radicale, le faisant accélérer de 50 ans. C’est la catastrophe, donc il se fait rapidement réprimander par Tiger qui n’a pas que ça à faire de continuer à l’écouter.

Tiger remonte en 1949, toute seule, pour tuer bébé Elias… mais ce n’est pas si simple, parce que bien sûr la mère est super sympa avec elle, lui explique que le bébé est sa dernière famille en vie et lui donne les infos pour le tuer. Tiger se décide donc de reporter le meurtre au lendemain, puis au lendemain, puis au lendemain, puis se retrouve un an plus tard à être sa nourrice.

Elle se fait appeler Tiane et passe du bon temps avec le bébé. Difficile de tuer un enfant après tout, malgré tout ce qu’elle en disait. Toutes les bonnes choses ont une fin, et forcément, la mère d’Elias finit par se remarier et ne plus avoir besoin d’elle. Elle se passe ainsi des services de Tiane, résolue à tuer Elias… mais elle n’y parvient tout de même pas. Comprenant que son temps dans le passé est fini, Tiane/Tiger décide de retourner dans le futur.

De retour en 2017, elle a l’horrible surprise de découvrir que Wolf est mort en 1993 et que Josh lui a établi un culte. C’est assez logique que Wolf finisse par mourir dans le passé, mais c’est aussi super triste pour Tiger qui a passé quelques années encore plus loin dans le passé.

Un flashback dans le futur (bonjour la prise de tête) nous présente l’enfance de Wolf et TIger, qui se partagent un rat. Comme ils sont mignons. L’épisode nous fait comprendre qu’on va se center sur leur relation et leurs réconciliations à venir.

En 1985, Wolf renaît avec une nouvelle identité et un job tout trouvé : il devient chef cuisinier, mais fait croire aux gens qu’ils se font enlever et vont mourir avant de leur servir un dîner futuriste dans son restaurant clandestin. C’est conceptuel, le scénario est perché… mais c’est top à voir et hyper cohérent avec le personnage. Il forme un duo improbable avec un barman qui kidnappe ceux qu’il veut, Blaze.

L’épisode est sympathique à nous embarquer dans ce flashback commenté par Wolf en voix-off. Tout se passe bien pour quelques années, puisqu’il s’enrichit beaucoup trop et passe sa vie à se droguer. Le problème, c’est que le succès auprès des plus grandes stars finit par le faire repérer par la police pour le meurtre du flic en 1960.

C’est amusant de le voir rattrapé par son passé, et il est affecté plus que jamais par la vision d’un dessin de Tiger, même s’il assure que non en voix-off : il se drogue de plus en plus et sa cuisine finit par partir en vrille, parce qu’il propose de manger des rats et autres aliments sympas. En 1993, il a alors l’idée d’organiser des matchs à mort pour de la truffe.

Oui, mais il s’agit de riches venus pour s’amuser, et ils n’ont pas envie de se tuer, juste de se faire quelques chatouilles. Et si c’est marrant à voir, Wolf finit par péter un câble et s’attaquer à sa clientèle, avant de rejeter Blaze pour qu’il se rende… chez OJ Simpson. C’est sympa, ce n’est jamais qu’une référence de plus laissée là pour le fun.

Finalement la voix off s’avère assez amusante parce qu’il s’agit d’une K7 qu’il enregistre à Tiger avant de se suicider… #13ReasonsWhy. Le suicide se fait en laissant le flic qui en a après lui le tuer. Celui-ci veut l’emprisonner, mais ce n’est pas évident puisque Wolf refuse de se rendre pour ça et fait tout pour l’énerver. L’épisode passe un bon moment à nous faire croire que Wolf va peut-être y passer quand on sait tous que Tiger va débarquer à temps pour le sauver.

C’est évidemment ce qu’il se passe ensuite et elle le ramène immédiatement en 2017 : le flic a toutefois le temps de leur tirer dessus, mais il les rate. En revanche, il ne rate pas la machine à voyager dans le temps qui est cette fois KO. Qu’importe pour Tiger comme pour Wolf : ça valait le coup car ils sont enfin réunis. Ils ont tout de même quelques années de différence maintenant, mais les scénaristes ignorent l’idée pour le moment. Mieux : les échanges corporels se passent plutôt bien (elle récupère les fesses de Wolf sans le savoir, il récupère sa cicatrice) et ils sont juste heureux d’être ensemble.


Épisode 12 – Prelude to an Apocalypse – 20/20
La série joue de ses paradoxes et parvient à les résoudre grâce à une solution toute simple, qui prépare également le chemin vers un excellent cliffhanger promettant lui-même un épisode final à la hauteur. Bourré de références aux onze premiers épisodes, celui-ci prouve que la saison formait un tout cohérent et maîtrisé ; le tout avec quelques scènes osées pour une simple comédie. Ouep, mais justement : ce n’est pas qu’une simple comédie, et c’est ça qui est génial.

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This is the universe telling me to stop.

L’épisode précédent manquait de Josh, celui-ci se rattrape en reprenant Josh exactement là où on l’avait laissé ; dans un 2017 futuriste où il a un look années 80. Si cela commence mal parce qu’il se fait virer du Kronatorium et que Stu est terrifié par lui, les choses prennent soudain une magnifique tournure pour lui. En rentrant chez ses parents, il découvre sa maison transformée et de nouveau hyper futuriste.

Ses parents ? Ils ne sont pas là, mais sont dans une maison de retraite pourrie où il les a mis. Pour sa défense, ils ont décidé de l’appeler Joosh dans cette timeline, en référence au mec qui les a fait se rencontrer. Son oncle est devenu richissime en suivant son conseil, et Joosh l’est aussi : il est à l’origine d’une boisson énergisante qui l’enrichit assez pour être un multimilionnaire.

C’est hilarant, mais il n’a pas le temps d’en profiter longtemps : Tiger et Wolf débarquent. Bon, Wolf a surtout besoin d’arrêter la drogue, mais Tiger est immédiatement envoyée auprès de Stu pour jouer les espionnes. « Ty-Anne » entre rapidement en action et est aussitôt repérée par le flic qui en a après d’elle. C’est rigolo comment le destin fait bien les choses.

Ty-Anne apprend de Stu que Kronish vit désormais seul au dernier étage de son bâtiment où il bosse en secret pour encore deux jours, avant de faire une conférence de presse qui lancera probablement l’apocalypse. En même temps à ce stade-là, leur futur a tellement changé que si ça se trouve ça se passera bien.

Josh s’éclate bien en réalité virtuelle avec ses nouveaux amis alors que Wolf est en plein délire, ce qui permet des moments sympas avec des hallucinations du passé de la série et une chanson de plus de Corey Hart… carrément écrite spécialement pour cet épisode ! C’est tellement brillant comme série, tout est bien exécuté et écrit, et je ne pensais pas que ça irait si loin quand j’ai vu le premier épisode !

Tiger et Wolf entraînent Josh à se battre, mais celui-ci finit par abandonner quand il comprend que la mission est de détruire le bâtiment avec des bombes… portées par Tiger et Wolf. Il refuse de faire partie de cette mission-suicide. Et contre toute attente, Tiger l’accepte alors que Wolf donne de bons conseils à Joosh. Bon plutôt que de le voir se doucher ce qui m’aurait validé un point du Bingo, Joosh comprend que ses meilleurs amis sont en fait ses employés, que son âme sœur est une poupée sextoy et qu’il a fait déclarer ses parents mentalement incompétents pour récupérer la maison.

Forcément son père n’apprécie pas trop de le voir et le vire de la maison de retraite. Josh rentre chez lui pour reprendre une douche (parce que je doute qu’il se soit changé après sa séance de sport sans douche). Oui, mais il y a déjà quelqu’un qui prend sa douche : Joosh, évidemment, le vrai cette fois. Et il est terriblement maléfique avec tatouage et piercings un peu partout.

Avec sa voix grave, il soupçonne Josh d’être un clone assassin à la bite bien plus grosse que la sienne (puisque c’est celle de Wolf), et la série y va d’un double full frontal rigolo et de répliques sympas autour de cette idée. Il fallait oser, mais ça passe super bien et ça mène à la mort de Joosh, tué « par » Josh par un malencontreux accident, évidemment.

Cela inspire Josh d’une idée brillante pour tout résoudre : plutôt que de s’exploser, il propose de finir une nouvelle fois le jeu, en envoyant des messages aussi au futur pour éviter que toute l’équipe de Wolf & Tiger ne meure dans le tunnel. Ils sont effectivement dans une nouvelle timeline avec deux Josh, ce qui veut dire qu’il peut y avoir d’autres guerriers du futur prêts à venir le voir lorsqu’il gagnera le jeu.

C’est un joli twist qui rétablit tous les paradoxes de la série – le passé a été changé et cela créé un nouveau futur ; ils ne sont que des anomalies temporelles – et qui promet un final sympa, avec un cliffhanger qui ne nous dit pas encore combien de guerriers du futur feront le voyage ; ni dans quel état d’esprit ils seront, parce que Wolf & Tiger ont beaucoup changé depuis le premier épisode.


Épisode 13 – A Date With Destiny – 18/20
Cette fin de saison (qui aurait pu être une fin de série) fait bien son travail mais ne part pas assez loin dans les délires funs à mon goût. Qu’importe, elle conclut une saison solide en laissant quelques pistes ouvertes pour la saison 2. C’est tout à fait ce qu’il fallait faire pour donner envie de revenir, une vraie conclusion avec juste assez d’ouverture pour une suite. La série réussit donc à tenir son pari du début à la fin, et c’est excellent. Vivement la suite !

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You’re not Future Man. You’re something much better. You’re Josh Footer-man.

C’est horrible, mais c’est plus fort que moi alors il faut que je le dise, ce titre d’épisode me met le musical de Once Upon a Time en tête, parce que c’est une réplique dans la chanson « Revenge is gonna be mine ». Voilà, maintenant que vous avez tous pris le temps de me juger, enchaînons sur ce dernier épisode de saison (et c’est chiant, parce que je n’ai pas envie d’attendre la suite, moi).

45 guerriers ? Non Dingo et Owl seulement, parce que Tiger et Wolf sont morts dans ce nouveau futur. N’empêche qu’ils arrivent avec une nouvelle machine à voyager dans le temps, ça tombe bien ! Rapidement, la série évacue les explications nécessaires pour ces nouveaux guerriers qui sont aussi paumés et hargneux que l’étaient Wolf et Tiger la première qu’ils ont débarqué dans la chambre de Josh. C’est un beau moyen de montrer et rappeler l’évolution de la série en seulement 13 épisodes. Tous les problèmes d’éthique de la série sont remis sur le plateau pour être finalement oublié lors d’une orgie qui permet ensuite de nous remettre clairement sur les bons rails.

Tiger explique alors le plan de l’épisode, qui forcément partira en vrille. Pourtant, il semble plutôt bien et se déroule bien au début. Le but est de faire exploser le bâtiment et de retourner dans le futur (sauf pour Josh qui veut rester là), mais avant tout de sauver toutes les innocentes victimes qu’ils peuvent sauver.

Cela ne plaît pas trop à Dingo, surtout quand elle comprend que Tiger bosse avec l’ennemi. Après tout, elle a un collier avec une photo d’Elias et Estelle légendée disant qu’ils feront toujours partie de la famille. Les deux guerrières se lancent alors dans une dispute qui les éloigne évidemment de la mission et des explosifs.

De leur côté, Josh et Wolf pénètrent dans le bâtiment et, contre toute attente, sympathisent au point que Josh décide d’aller dans le futur où Wolf s’occupera de lui. Et Owl ? Oh, il est bouffé de l’intérieur par un ver qui le rend fou.

Bref, le plan part rapidement en vrille : Tiger est forcée de tuer Dingo au milieu de l’explosion de Destiny et des bombes biotics qui vont forcément en ramener d’autres, alors qu’Owl s’électrocute bêtement. Cela signifie que notre trio de héros finit bêtement coincé devant les portes hermétiques du bureau de Kronish. Josh décide donc de se sacrifier dans une mission suicide. De toute manière, il n’appartient pas au passé, et il n’appartient pas non plus à ce présent, qui est celui de Joosh, lui-même mort.

Les adieux sont plus amusants que déchirants, avec une fois de plus pas mal de références au reste de la série. Les biotics débarquent en masse, et c’est suffisant pour blesser Tiger et Wolf… oh, ça sent la fin de saison, ça commence à faire beaucoup de morts, et eux aussi comprennent qu’ils sont sur le point de mourir aussi. Ils font ce qu’ils peuvent pour gagner contre les Biotics, mais ce n’est pas si simple et Wolf ne résiste pas au gaz de ceux-ci, contrairement à Tiger pour une drôle de raison qui reste inexpliquée.

De son côté, Josh réussit enfin à atteindre Kronish, qui a viré méchant à la mort de Leslie. Il a toutefois écouté les avertissements de Josh et a refusé de partager ses recherches avec qui que ce soit… il n’empêche que dans le futur, celles-ci sont publiques et mènent à la création des Biotcis. Josh lui explique qu’il n’a d’autres choix que de le tuer… Mais bien sûr, il n’a pas le cran de le faire. Kronish se suicide donc lui-même avec une seringue pleine de maladies mortelles et en jetant son vaccin aux flammes.

Josh baisse sa garde, mais je continue d’avoir un doute tout de même jusqu’au dernier moment où il semble vraiment mort. Un montage final nous révèle que Tiger et Wolf parviennent à retourner dans le futur alors Josh a déjà fait ce qu’il fallait pour ses parents : il leur a envoyé une lettre d’excuses et un chèque de 6 000 000$. Pas mal, effectivement.

Et alors que la saison semble toucher à sa fin avec la mission suicide de Josh, celui-ci comprend qu’Owl est encore en vie. Il prend donc le risque de s’échapper quitte à se faire brûler par un incinérateur, mais c’est soit ça, soit mourir dans l’explosion du bâtiment Kronish. Comme dans son jeu vidéo, Josh parvient donc à s’échapper du bâtiment alors qu’il explose. Tout heureux, il s’exclame qu’il a réussi à le faire… et se fait arrêter par le flic.

Un an plus tard, Josh a sympathisé avec Vince, le flic dont je note enfin le nom (il serait temps) et qui passe du bon temps avec la veuve de son partenaire. Il serait temps. La vie est plutôt belle pour Josh dans une prison hyper sécurisée d’où il sait que ses parents font le bien dans le monde et que ses amis ont réussi à rejoindre leur futur.

Bien évidemment, la saison se termine sur un cliffhanger sympathique : le signe que des voyageurs du temps arrivent dans la cellule de Josh. Qui et pourquoi ? Il faudra attendre la saison 2 !

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EN BREF – C’est probablement l’une des meilleures découvertes de l’année : cette série est tout ce que je pensais qu’elle ne serait pas. Quand j’en avais vu la première bande-annonce, j’étais extrêmement sceptique et je pensais que ce ne serait pas drôle car je n’avais pas adhéré plus que ça à l’humour et aux très mauvais effets spéciaux. Finalement, c’est brillamment drôle, bourré de références pop-culture et fort d’une écriture maîtrisée d’un bout à l’autre de la saison. Quant aux effets spéciaux, ils ont ce qu’il faut pour faire leur travail.

J’ai tout simplement adoré cette saison et ses multiples détours temporels. Par moment, j’ai cru qu’ils tomberaient dans quelques pièges à changer le futur trop simplement, mais finalement, il y a un côté fataliste sympathique et le futur est changé, même si on ne sait pas exactement comment.

La saison 1 pouvait se suffire à elle-même, mais je suis heureux du renouvellement. Cela promet de nouveaux voyages, de nouveaux délires et un nouveau futur toujours aussi chaotique ; et ça, je suis parfaitement pour. Il faut dire que les scénaristes semblent être partis d’un délire et l’avoir poussé à son paroxysme, tout en gardant toujours une sacrée qualité.

C’est la sitcom SF que j’attendais depuis longtemps, celle que Ghosted n’a pas su être, et c’est porté par un bon casting. Bref, j’adhère totalement à l’univers et je suis content de ne pas être passé totalement à côté, malgré mon retard !

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> Saison 1

Rise – S01E06

Épisode 6 – Bring Me Stanton – 16/20
Rien d’extraordinaire dans cet épisode, qui ne reprend pas le même délire que la semaine dernière, mais ça se passe malgré tout plutôt bien pour la série qui a un peu plus d’oxygène qu’avant je trouve. Le schéma des épisodes devient de plus en plus formel et classique (avec des problèmes perso qui se croisent au moment d’une grande solution pour le spectacle de théâtre) et on se retrouve « en temps réel » avec un épisode = une semaine. Sympathique, mais toujours pas incontournable.

> Saison 1


Spoilers

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I want you to be honest. Do you feel something when you’re with me? Do you feel this, now?

De manière extrêmement radicale, les parents de Lou se débarrassent de tous l’alcool qu’ils ont chez eux dans l’évier. Pourquoi le donner aux voisins, pourquoi tenter de revendre les bouteilles pas entamées, quand on peut simplement tout balancer dans l’évier, hein ? Aberrant, tout simplement !

Gwen refuse de parler à son père qui dort désormais à l’hôtel mais prend quand même le temps de venir la chercher pour l’amener au lycée. Elle n’y reste pas pour autant et propose à Gordy de la suivre, mais celui-ci refuse par peur de ses parents. Cela lui déchire son petit cœur d’ado parce qu’il resterait bien avec elle s’il pouvait.

Le patron de Lilette se venge de son agression de la semaine dernière en virant sa mère et en la forçant à faire des horaires qui coïncident avec ses répétitions. Au moins, il ne la vire pas, c’est déjà ça. Lilette annonce donc à Lou et Tracy, en larmes, qu’elle ne peut pas venir et qu’elle comprend s’ils la recastent. À la place, et à trois semaines du spectacle, ils décident de faire les répétitions à 21h, normal pour une production de lycée.

Bon, en même temps, Lilette prend cher à devoir assurer le loyer, bosser et répéter… le tout en s’occupant de sa mère qui agit comme une adolescente en sa présence.

Vanessa décide de porter plainte contre son ex boss, et Lilette tente désespérément de la convaincre de renoncer. SI dans un monde parfait, Vanessa a bien raison et est à peu près sûre de bien s’en tirer, elle l’a quand même tabassée, donc il fallait y penser avant car ça ne jouera pas en sa faveur. En plus, son ex boss est toujours celui qui paie son seul revenu, donc forcément… ça craint. L’ironie est complète quand sa mère lui reproche de trop penser à son spectacle.

Robbie passe aussi une journée de merde avec un entraînement sur la touche à cause de sa défaite au match important et du fait qu’il a trop la tête ailleurs. Ça se passe mal pour lui, sans trop de surprise : le coach le rétrograde et demande à un autre d’être quaterback.

Les répétitions à 21h ? C’est la catastrophe : les étudiants ne révisent plus leurs examens, Lou s’absente trop auprès de sa famille. Ils sont américains et 21h, c’est déjà super tard pour eux. Bien évidemment, Lou continue aussi de voir trop grand cette semaine, et ça se fait en compagnie de de Maashous qui organise une miniature du décor du spectacle beaucoup trop complexe. Il se met à dos le prof chargé de construire le décor, pour changer, et s’en plaint à sa femme beaucoup trop sympa quand il arrive en retard à leur soirée en amoureux.

C’est elle qui lui rappelle que l’argent ne fait pas tout, et le décor non plus : lors de leur premier rencard, il n’avait pas d’argent et il lui a quand même fait un super pique-nique. Elle est donc amoureuse d’un homme plein de ressources et c’est ce qu’elle veut.

Lou finit par comprendre qu’il faut détruire la maquette de Maashous et construire un décor à l’image de la ville tous ensemble. Il demande à ses étudiants de ramener ce qu’ils peuvent de la ville, Stanton, des choses qui leur correspondent. Cela permet un montage sympa où chacun farfouille dans la ville à la recherche d’objets et de décor.

Jeremy essaye désespérément de se rapprocher de Simon et de savoir si ses sentiments sont réciproques. S’il se fait d’abord rembarrer, il enchaîne sur un baiser précipité sur le parking du lycée, et ça finit bien. Bon, Simon se barre et le laisse en plan, mais personne ne les surprend, c’est déjà bien.

En toute logique, Simon se réfugie le lendemain auprès d’Anabelle (Barb de Stranger Things a un nom aussi dans cette série, mais je n’arrive pas à m’y faire) pour lui dire qu’il veut le niveau physique supérieur avec elle, forcément.

C’est du grand n’importe quoi et il enchaîne par des courses de capotes avec Lilette, complétement choquée de le voir tenter de prouver quelque chose et tentant de lui faire comprendre qu’il n’a pas à le faire. Les rencards avec Anabelle finissent à l’Eglise pour trouver du décor quand même…

Gwen entraîne ensuite tout le club théâtre et Gordy à l’ancien travail de son père pour voler un grand signe au nom de la ville ; malheureusement, ça ne fonctionne pas car le signe est trop grand pour eux. C’est quand même l’occasion pour Anabelle et Simon de trouver du temps pour eux (ouille) et pour Gwen de séduire Gordy autour… d’une bière. Bon, ben il aura tenu moins d’un épisode sans alcool.

Pour Anabelle et Simon, les choses ne se passent pas si bien que ça principalement parce qu’ils sont arrêtés par une intervention des policiers. Après tout, Gwen les a fait entrer par effraction et pour voler des choses. C’est elle qui décide de se faire arrêter, parce qu’elle sait très bien qu’elle n’aura rien : son père étant le coach du lycée, il connaît bien certains flics qui offrent effectivement un laisser-passer à Gwen. Certes, elle se fait engueuler par son père, mais elle retourne rapidement la situation et réussit à faire culpabiliser assez son père pour qu’il… ramène de lui-même (avec l’aide de figurants hein) l’énorme signe Stanton Steel que sa fille voulait voler.

Et hop, il n’en faut pas plus pour que le décor soit magnifique.

En ce qui concerne Lilette et Robbie, ça se termine par des baisers échangés dans le diner, une révélation sur le Quaterback viré de son poste et probablement un conseil de Lilette, hors écran, d’en parler avec Lou. Ce dernier lui conseille de continuer le bluff du coach : il a de toute manière besoin de Robbie. Celui-ci prend donc la décision de ne rien abandonner, ni le spectacle, ni le sport ; et ça fonctionne bien sûr.

La série nous balance aussi un nouveau personnage avec Sasha qui rompt avec son copain. Bon, elle est à l’arrière-plan depuis le début de la série, donc pourquoi pas, mais elle sort parfaitement de nulle part et annonce à Tracy qu’elle est enceinte (alors que Tracy vient de lui dire de manière insensible de rester concentrée sur le spectacle).

C’est d’autant plus la catastrophe que la loi l’oblige à en parler avec ses parents si elle voit un médecin, car elle doit le voir avec eux. Elle s’en confie donc à Tracy, cherchant un moyen de s’en sortir malgré tout. En fin d’épisode, Tracy se rend « chez elle », une caravane où elle vit avec son père pour l’aider à l’annoncer.

Les répétitions reprennent et se passent à merveille, avec Vanessa venant observer sa fille et comprenant qu’elle doit accepter un job de femme de ménage pour soulager sa fille. Evidemment, elle se retrouve à bosser dans le motel où le coach réside, sinon ce n’est pas drôle. Robbie reste malgré tout sur le banc pour les matchs car tout ne peut pas bien se passer dans cet épisode, et on a déjà Gordy qui confie à sa mère qu’il a besoin d’aide pour arrêter l’alcool du côté des bonnes nouvelles (en quelque sorte, c’est une bonne nouvelle).

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The Crossing – S01E03

Épisode 3 – Pax Americana – 15/20
Je suis partagé entre ma joie de retrouver une actrice que j’adore dans une série avec une intrigue SF vraiment sympa et la déception des énormités laissées dans le scénario. On est clairement face à une série de network qui ne se prend pas le chou et propose des choses hyper prévisibles et pas toujours cohérentes, mais en même temps, ça divertit bien quand même. Je ne sais pas trop comment la noter finalement, car ce n’est pas brillant, mais ça ne m’empêche pas de bien aimer.

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This is Apex, if there’s no body, expect the worst.

Vous ne rêvez pas, je suis bien de retour à peu près à temps pour cet épisode, pour limiter autant que possible mon retard. L’épisode reprend sur Reece en autochirurgie pour retirer une balle de son corps et les premiers voyageurs, dont Lindauer (le boss d’Emma) qui continuent de la chercher.

Ils sont excellent et ne mettent pas longtemps à retrouver sa piste, mais ils arrivent évidemment trop tard. Elle s’enfuit dans les bois et peut compter sur ses super sens pour savoir où en sont ses assaillants, qui ne savent pas tous qu’ils sont en train de traquer une Apex, effectivement.

Elle dégomme toute l’équipe qui était à sa recherche en dix secondes, puis retrouve l’homme en charge, un des voyageurs du futur qui a ce qu’il faut pour stopper l’Apex avec des ultrasons. Il ne servait qu’à ça pour la série : après une petite torture à l’ultrason, elle réussit à reprendre le dessus et le tuer. L’épisode poursuit aussi ses flashbacks sur Leah et sa mère adoptive, juste pour continuer de créer une motivation pour le personnage…

Jude ramène Ollie au commissariat où il lui présente Nestor, et l’interaction entre eux n’est pas si exceptionnelle. Jude se renseigne surtout sur l’activité qui a eu lieu la veille au port, mais il n’y a bien sûr eu aucune nouvelle. Bon, Jude ne connaît pas que le commissariat dans la ville, heureusement ; et il amène son fils à la fête foraine du coin, toujours hanté par ses souvenirs de Reece.

Pendant ce temps, Nestor s’occupe de l’homme qu’ils ont arrêté la veille, Marshall, et qu’ils ont l’habitude de côtoyer depuis dix ans. Rien de passionnant… jusqu’à ce qu’ils disent qu’il n’a peut-être pas de futur et commence  à éveiller mes soupçons sur un possible voyage dans le temps et sur son rôle dans le puzzle de la série. Il devient subitement beaucoup plus important dans la série ; on a même le droit à une scène où sa copine quitte son van après avoir trouvé une énorme boucle d’oreille qui n’est pas à elle.

Hannah, toujours avec ses lunettes de soleil malgré les nuages, a droit a du chantage de la part du type qui lui parlait dans l’épisode 2.Il récupère ses lunettes et la fait chanter, donc sans trop de surprise, elle demande l’aide de Roy pour quitter au plus vite le camping. Bien sûr, il ne peut pas l’aider à ça, mais eh, notre chevalier servant comprend que quelque chose ne va pas pour elle. Ah les séries…

Quand il prend sa pause et rentre à l’hôtel, il n’a aucune idée qu’Hannah est planquée dans son coffre et qu’il l’aide ainsi à s’échapper. Trop simple, trop évident, trop… network paresseux proposant une série « compliquée » truffée de moments pas crédibles.

Elle se rend par accident à la fête foraine où elle croise Marshall, et ça devient sacrément intéressant quand un flashback du futur nous révèle qu’avant son départ pour 2018, elle avait une photo de Marshall. Son grand-père avant qu’il ne la conçoive ? Son frère envoyé dans le passé avant elle ? Mystère pour l’instant, mais elle le contacte immédiatement.

Tout se passe plutôt bien entre eux et elle finit par lui avouer qu’elle devait le retrouver car ils ont dit que Malcolm était un type bien et ils ont affirmé qu’elle pouvait lui faire confiance. Alors qu’on effleurait quelques réponses, Roy retrouve subitement Hannah et vient l’arracher des bras de Malcolm. La situation est sur le point de dégénérer, mais super Jude est là pour intervenir et calmer Malcolm, devant son fils.

Après ça, il rassure d’ailleurs Ollie qui nous fait la petite crise des gamins de séries dont les parents sont divorcés. La scène est juste pourrie, franchement, c’est une série B (et encore) pour ce genre de scène ; mais je m’y attendais, exactement comme j’ai vu venir à des kilomètres le cliffhanger. Pendant le feu d’artifice de la fête, un gros « bang » se fait entendre et Jude laisse son fils pour aller constater ce qu’il se passe. Oui. Il abandonne son gamin de dix ans même pas au milieu d’une foule inquiète d’un bruit qui s’avère être un cadavre jeté sur sa voiture. Je veux bien qu’il soit shérif et tout, mais tu n’abandonnes pas ton gamin de nuit au milieu d’une foule sans au moins demander à quelqu’un de le surveiller (et même ça, tu ne le fais pas en fait)…

Sans trop de surprise, Reece en profite pour kidnapper Ollie et lui laisser le corps du voyageur chargé de la traquer, qu’elle a donc tué plus tôt dans les bois. Allez, ça fera enfin du travail à Jude pour la suite, et ce n’est pas plus mal. Quant à Ollie, je n’en ai rien à faire de ce gamin insupportable !

Bref ! Certes, c’est le cliffhanger, mais il y a encore plein de choses que je n’ai pas racontées. De son côté, Roy ramène Hannah au camping en la remettant dans le coffre. Normal. Son voyage se fait presque ni vu, ni connu, mais quand elle rentre dans sa cabine, elle tombe sur son maître chanteur qui sait qu’elle était une collaboratrice pour les Apex. Effectivement, c’est con. Cela dit, techniquement, le mec n’a pas spécialement de pouvoir sur elle : il suffit qu’elle dise qu’il ment et c’est parole contre parole. Mieux, elle pourrait tout aussi bien l’accuser directement et on n’en parle plus…

On rencontre également dans cet épisode Sophie Forbin, qui passe un entretien avec le Dr Lindauer pour un poste au HSI. Elle est immédiatement recrutée pour enquêter sur la maladie de Leah et contenir au maximum une possible épidémie. J’espère la voir rester le plus longtemps possible car j’ai hurlé de joie devant mon écran en reconnaissant Georgina Haig (Etta dans Fringe, Elsa dans OUAT). C’est donc pour ça que j’avais noté la série dans ma liste de « à voir absolument » ! Voici une excellente nouvelle.

Quand on retrouve Emma, c’est pour une énième conversation (oui, oui, déjà) avec Lindauer, et la découverte d’un Thomas qui fait en sorte que tout le monde se taise. Oui, après son interrogatoire par Lindauer, Thomas explique aux autres rescapés qu’il ne faut pas parler du futur, car cela les fait paraître plus terrifiants qu’ils ne sont. Evidemment, Emma l’interroge de nouveau pour comprendre son soudain changement d’avis. Quant à Sophie, elle est rapidement claire sur ses intentions : elle n’est pas là pour sauver Leah, mais juste pour l’épidémie.

Rapidement, elle obtient l’information de Leah que sa mère l’aidait à combattre la maladie en étant elle-même le médicament. Du coup, Sophie se renseigne et essaye de poser des questions auprès de Rebecca pour en savoir plus sur le virus et les immunisés, mais ça ne mène nulle part. Rebecca a bien compris le message de Thomas : ne rien dire sur le futur.

Cela dit, ça ne dure que cinq minutes avant qu’elle change d’avis sans la moindre raison concrète et révèle ce qu’elle sait sur les Apex en fin d’épisode. Oui, c’est de la mauvaise écriture.

Thomas se sert de ce qu’il sait pour charmer et draguer, mais Caleb finit par le confronter sur ses mensonges : Thomas insiste pour dire qu’ils partiront bientôt du camping, alors que Caleb a bien vu qu’il y en avait pour des mois de nourriture…

Ah et forcément, il fallait une scène où Emma contacte Jude pour obtenir de l’aide sur la première vague d’immigrés du futur, mais où il refuse complétement de l’aider. Dépassée par la situation, elle décide alors de faire des recherches pour mieux découvrir que toute l’opération en cours n’existe pas dans les fichiers gouvernementaux. Et ben, il serait temps de t’inquiéter ma cocotte !

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Here and Now – S01E10

Épisode 10 – It’s Here – 17/20
Quelques réponses cryptiques et tout autant de larmes parcourent ce final qui n’a pas eu le temps de dire tout ce qu’il avait à dire, malgré de nombreux bavardages dans toute la série. Si cela peut servir de fin ouverte à la série, je me prends à espérer une saison 2, mais je sais que je suis bien seul au monde à la vouloir. L’univers et le casting de la série me manqueront en cas d’annulation, et c’est tout à fait le genre de séries qui gagnerait à être revue… mais je ne sais pas si j’en aurais la foi, l’envie ou la patience. En un mot,  étrange.

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Spoilers

10

You need to deal with him before something really bad happen.

C’est déjà/enfin la fin de saison, et peut-être même de série !, pour Here and Now et je ne me sens pas prêt, comme je n’étais pas prêt à la voir de toute manière.

L’épisode repart directement dans le chaos de l’épisode précédent avec un Malcolm qui frappe Ramon pourtant tout content d’avoir sauvé sa nièce du feu. Ou pas. Ashley n’approuve pas du tout les méthodes de son mari, mais elle en veut tout autant à Ramon. Sa fille n’a que le bras cassé mais quand à l’hôpital, sa mère et Kristen prennent la défense de Ramon, elle finit par logiquement péter un câble.

Chez ses parents, Ramon est mort d’inquiétude pour sa nièce et il accepte donc de se rendre avec Duc et son père à l’hôpital. En chemin, il aperçoit son monstre de feu et décide de courir après lui. Greg et Duc le perdent rapidement de vue et Ramon lui-même perd son monstre, mais il est intéressant de noter qu’il est d’abord apparu en tant que quatre lignes verticales de feu.

Comme c’est tout à fait le moment, Duc (incapable de courir avec sa jambe cassée) en profite pour interroger Greg sur sa prostituée asiatique qui rappelle beaucoup trop sa mère à Duc. Les explications entre le père et le fils ne sont pas des plus intéressantes, avec Greg qui révèle qu’il sait que son fils n’est pas du tout aussi puceau qu’il l’affirme car il a une sacré réputation à Vancouver.

Bon, la communication est brisée entre les deux, mais par chance pour Greg, il peut désormais compter sur Audrey. Elle aussi est flippée d’avoir perdu Ramon, mais elle ne peut s’empêcher de culpabiliser de l’avoir « volé ». Par chance, elle reçoit rapidement des nouvelles de son fils par Kristen, qui a reçu un SMS de son frère disant qu’il va bien et demandant également à ne voir personne. Du coup, Kristen préfère se réfugier dans les bras de son copain, Navid, contre l’avis de ses parents (à elle) et de son père (à lui). En même temps, elle n’arrange pas ses affaires en sous-entendant qu’ils n’utilisent pas de préservatifs (ben voui) puisqu’il était puceau (ben voui). Là-dessus, elle (et possiblement sa chlamydia ?) se barre de la maison et Audrey… se sert un verre. Greg, lui, reprend le mot qu’il doit écrire pour le livre de son fils et reçoit un appel d’Isaac.

Farid culpabilise pour le presqu’accident, laissant cette pauvre Layla (sa femme) encore plus dans la merde à ne pas savoir comment le gérer. En flashback, on découvre qu’il a commencé à se scarifier, forcé par sa mère certes, mais pour sauver la vie de son père en s’intégrant religieusement et publiquement. C’est violent tout de même et encore plus quand sa mère se met à le frapper d’elle-même.

C’est là que l’oncle intervient pour sauver la vie de son neveu et rappelle à sa belle-sœur que son mari est mort de toute manière. Amir, l’oncle, décide donc de quitter l’Iran avec son neveu, voyant sa belle-sœur se déchirer la face avec ses ongles parce qu’elle perd son fils après avoir perdu son mari.

Navid surprend alors une conversation entre ses parents. Déjà qu’il est flippé par les larmes de son père, l’entendre parler de sa famille ne le rassure pas ; et c’est pour ça qu’il préfère aller voir Kristen, trop terrifié par son père.

Le problème, c’est que Navid n’a pas spécialement envie de coucher avec Kristen, qui a priori n’attendait que ça. Elle prend assez mal la chose et lui dit qu’il est bien cliché à coucher avec elle puis à demander plus d’espace pour la larguer tranquillement. Oui, j’ai levé les yeux au ciel, je le reconnais.

Ashley interroge sa fille et découvre qu’elle a aussi a senti le feu. Malcolm lui rappelle que leur fille n’a que cinq ans, mais c’est tout de même troublant. On notera que Duc aussi avait eu une hallucination à côté de Ramon.

Malcolm propose à sa femme de devenir père au foyer si elle récupère l’argent de son nouveau poste. Elle hésite… Le tout se fait bien sûr devant la petit et en jouant à un jeu propulsant de la chantilly sur la face de tout le monde. C’est amusant, mais ça n’a aucun sens de parler d’un truc si sérieux devant elle.

Après son altercation avec son père, Duc se réfugie chez Carmen pour pleurer dans ses bras. Il se retrouve au lit avec pour avoir droit à un câlin somme toute maternel (pas comme sa mère biologique, non) mais aussi très énergétique. Elle ressent toute sa douleur et lui permet de s’en libérer, ce qui laisse Duc effondré. Ils partagent ainsi leurs souvenirs douloureux (lui, sa mère biologique ; elle, la mort de son père dans un accident de voiture alors qu’elle avait 11 ans et était dans la voiture). Ils forment un couple mignon et qui ne se précipitent pas, c’est assez rare à la télévision pour être souligné (et apprécié). Bon, reste le problème de Duc qui part en vrille chaque fois qu’il va à Vancouver, mais sinon c’était sympa.

Pendant ce temps, Farid recommence à se scarifier, allez comprendre pourquoi. Il est totalement paumé et c’est sa réaction la plus instinctive possible. Layla entend tout ça, et elle ne sait pas comment réagir. Elle ne l’arrête même pas.

Le lendemain, Ramon qui a repris son boulot pour retrouver le monstre et s’est endormi dessus, reçoit un coup de fil d’Audrey le forçant à dîner avec elle le soir même. Il est aussi contacté par le monstre qui affirme être « 1111 » via un moyen informatique intéressant. Comme le monstre demande à le rencontrer à la montagne, Ramon s’y rend en vélo, normal.

En chemin, il se fait voler son vélo par… Henry, le vrai, le SDF que Kristen soupçonnait d’être son amant. Loin de s’arrêter, Ramon continue donc à pied et s’aperçoit que les animaux réagissent bizarrement en sa présence. Plus il approche de la montagne, plus ils la fuient comme si une catastrophe naturelle allait arriver. Bon, on voit bien qu’on se dirige au moins vers une fin avec cette intrigue… mais c’est bien la seule qui semble atteindre un point d’acmé digne d’une fin de saison/série.

En effet, pour les autres, c’est juste une journée normale, si tant est qu’on puisse encore parler de normalité avec cette série (mais c’est le but, je pense) : c’est le jour de l’interview télévisée d’Audrey, qui est forcée de retrouver son boss pour le coup. C’est bien trop drôle car ils reçoivent un coup de fil sur le travail des enfants et Audrey le crucifie à la télévision, devant Kristen qui regarde tout ça dans son canapé, évidemment. Bon, sans trop de surprise, Audrey pète ensuite un câble et largue à la fois son amant et son job.

C’est aussi le jour d’un nouvel entretien pour Ashley, qui découvre qu’elle est embauchée parce qu’elle est noire et que ça permet de faire bien pour l’image de l’entreprise. Voilà qui est fait. Elle accepte malgré tout de rencontrer l’ensemble du conseil d’administration : des hommes blancs et vieux… Et trois femmes de couleur. Elle ne sent plus du tout ce poste et décide de ne pas le prendre, après un appel auprès de Malcolm, tout même.

Navid et Layla surprennent Farid le t-shirt en sang et Navid demande à son père de prendre soin de lui, d’aller chercher de l’aide, de la vraie aide. Malgré tout, le fils et la femme s’en vont pour la journée… et un peu plus. Navid se rend donc voir Kristen pour dire au revoir à Kristen car ils déménagent à San Francisco chez sa tante.

Voilà, voilà, c’est la fin pour Navid et Kristen, car il veut suivre sa mère et a fait clairement un choix.

Farid, lui, contacte Chuck, l’imam de sa femme, qui prend soin de ses blessures et répond à ses questions. Il est très clairement dans une crise de foi immense et l’imam nous résume bien la philosophie de la série : il croit en Dieu car son existence est prouvée par le fait qu’il est là pour parler avec lui et l’aider.

Duc et Carmen continuent de passer du bon temps ensemble après une longue nuit d’affection qui finit par mener à un baiser entre eux, baiser le plus lent à venir de l’histoire de la télévision, je crois ; et ça passe ensuite directement à une scène de cul.

Greg rend visite à Isaac, qui est donc l’oncle Ike, le schizophrène, qui voulait lui parler. Comme il mâchait ses mots, ce n’est pas si facile de le suivre, mais il affirme grosso modo que Ramon est de nouveau en feu, ce qui attire forcément l’attention de Greg. Même si Ike paraît tout à fait fou, Greg est bien forcé d’y voir une certaine logique improbable entre lui et son fils.

Le réveil indique alors qu’il est 11h09 quand Greg entame un monologue sur le monstre que Ike et Ramon voient tous les deux. À 11h11, Ramon observe la montagne, le Mont Hood, qui entre en éruption, au moment où Duc et Carmen couchaient ensemble, au moment où Ashley parlait avec Malcolm.

L’éruption fait aussitôt la une : Greg flippe en compagnie d’Ike, Audrey et Kristen sont en larmes. L’éruption est assez magnifique à voir et Ramon marche vers elle, parcourant à pied des kilomètres et kilomètres apparemment, suivant le monstre de flammes qui est là et qui projette derrière lui des dizaines d’ombres : les victimes ? Peut-être. Une représentation de l’allégorie de la caverne de Platon, où l’on n’accède donc pas à la réalité que Ramon, lui, regarde ? Fort possiblement. En tout cas, voilà, générique de fin.

11

EN BREF – Euh ? Que dire de bref sur cette série si bavarde et si étrange à appréhender !

Toutes les réponses au mystère principal (mais qu’est-ce qui arrive ? et qu’est-ce qui arrive à Ramon ?) de la série sont cryptiques mais enfin fournies : Ramon a une sorte de don de prescience, une connexion à une entité qui lui permet de prédire une catastrophe naturelle, tel un animal, sans même le savoir. À l’inverse d’un animal, son instinct lui propose cependant d’aller vers la source du problème. Les tremblements de terre, les flammes, les gens masqués et recouverts de cendres… Autant de signes de l’éruption qui parcourent la saison et prennent désormais tout leur sens.

Il faudra, en cas de fin de série, se contenter des explications que l’on a eu sur les esprits poreux pour comprendre l’intrigue de Farid et pourquoi Duc ou la nièce de Ramon ont eux aussi eu des visions. Je ne m’attendais pas à obtenir toutes les réponses de toute manière… La fin m’a malgré tout pris par surprise : elle a paru arriver trop tôt, plus tôt que je ne pensais. On n’en saura jamais plus d’Henry, cette éruption sort de nulle part ; on n’a plus aucune nouvelle d’Ashley, Malcolm, Duc et Carmen, clairement affectés par l’éruption d’une manière ou d’une autre. Qu’importe, ce n’était pas là l’essentiel de la série… Je crois ?

C’est pour le moins chaotique… mais ça fait une bonne fin malgré tout. Cela ne va pas m’empêcher d’espérer une saison 2, car j’adore le casting et qu’il y a bien plus à en dire ! Je n’ai pas fini d’en parler, je crois, ni d’y penser, ni de m’y référer pour tout ce qui sera métaphysico-bizarre à partir d’aujourd’hui !

11-3

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