The Last of Us – S01E05

Épisode 5 – Endure and Survive – 18/20
C’est le grand écart qualitatif, même si je ne me l’explique pas : cet épisode était bien plus dans l’action. Il aurait tout de même pu être raccourci en le dépossédant de toute une intrigue secondaire sur un personnage dont on a voulu nous expliquer en long, en large et en travers les motifs alors que ceux-ci n’étaient pas forcément nécessaires. De toute manière, je vois que la série veut juste qu’on s’attache à tous les personnages. Peut-on être assez bête pour se laisser piéger à chaque épisode ? Humph, je vous laisse lire la critique pour le savoir.

Spoilers

Henry et Sam aident Joel et Ellie à sortir de Kansas City. À moins que ce ne soit l’inverse.

We don’t want to hurt you, we want to help you.

Et voilà, la série refait dans l’excès. C’était très bien de proposer un épisode de 45 minutes. Pourquoi cette envie de repartir avec du 1h d’un coup, là. C’est trop, et on le sait, surtout que la série a tout de même tendance à avoir un rythme quelque peu lent avant d’accélérer d’un coup.

Bon, bien sûr, j’écris ça, mais la première scène de cet épisode est déjà dans l’abus sur l’accélération du rythme : on y suit une fête populaire qui a lieu post-épidémie. Le thème de la fête ? Les survivants sont heureux de se débarrasser de FEDRA. Kansas City, la ville où Joel et Ellie ont fait escale dans l’épisode précédent, s’est donc débarrassée de FEDRA avec quelques émeutes et un mouvement populaire renversant les militaires.

Dans vos gueules, hein. Le problème, c’est que comme pour tous les mouvements populaires, ça passe par quelques meurtres de soldats et des otages. Kathleen, à la tête du mouvement populaire, prend un malin plaisir à parler à ses otages : les soldats sont tous exécutés, bien sûr, mais les otages sont de simples citoyens qui informaient FEDRA en échange de médicaments, d’alcool ou de pommes.

Des collabos, quoi, mais des collabos face à une armée qui les réduit à une vie misérable. Kathleen n’admire pas ce qu’elle considère être une faiblesse et leur ment pour obtenir ce qu’elle veut : elle assure qu’elle ne les tuera pas s’ils parlent et lui donnent les informations qu’elle cherche sur Henry et Sam. Il y en a forcément un pour parler et confirmer qu’Henry est toujours en ville, grâce à l’aide d’un autre collaborateur.

Il aurait mieux de se taire, parce que Kathleen le tue quand même – enfin, elle le fait tuer, c’est pire. Elle part aussitôt à la recherche d’Henry ensuite, mais on sait qu’elle ne le retrouvera pas tout de suite. En effet, le cliffhanger de l’épisode précédent nous a dit tout ce qu’on avait à savoir sur le personnage. Par conséquent, je trouve le montage de la série en général, ou plutôt l’écriture de son intrigue, assez peu efficace : les perpétuels retours en arrière ne sont pas des plus efficaces quand on sait déjà vers quoi on se dirige à chaque fois.

Pour cet épisode, c’est encore pire que pour Frank et Bill, en plus, car on a juste envie d’avoir la suite de l’histoire, pas un tel retour en arrière. Le flashback permet toutefois d’apprendre à les connaître un peu : Sam est apparemment muet – Henry et lui communiquent donc en langue des signes. Pourquoi pas, mais ça a tendance à créer une ambiance plus lourde que nécessaire.

Ils parviennent à échapper à Kathleen et ses hommes tout de même, grâce à l’aide de l’autre collaborateur, le docteur. Là aussi, on sait déjà où ça va : on a vu Kathleen décider de le tuer dans l’épisode précédent, justement parce qu’il les avait aidés. C’est donc chouette de voir ce vieux monsieur leur donner une planque – celle que Kathleen trouvera aussi, on l’a déjà vu – qu’il a trouvée grâce à un soldat de FEDRA qui était un ancien patient.

Henry et Sam ont donc une dizaine de jours pépère dans la planque, mais la bouffe finit par manquer. C’est problématique, d’autant plus que le médecin était supposé en chercher pour eux… mais il n’est plus là. Pour s’occuper pendant dix jours, Sam a beaucoup dessiné, toujours le même super-héros.

Au moment de lui annoncer le décès probable du docteur, Henry est donc content de pouvoir peindre le visage de son fils pour en faire un super-héros. Sam va bien avoir de courage, en plus : son père a pour plan de quitter leur planque, car il ne s’y sent plus en sécurité. Il fait bien ! Ils ne sont plus en sécurité, c’est vrai, et la preuve est aussi qu’au moment de partir, ils entendent l’accident de voiture et la fusillade impliquant Joel, Ellie et les membres de la résistance.

Le nouveau plan d’Henry est alors de suivre nos héros pour les surprendre pendant la nuit. Ils comptent en fait sur eux pour les aider, j’imagine. En tout cas, on apprend quand il les réveille que Sam est son frère, pas son fils. C’est en tout cas ce qu’il raconte, peut-être pour gagner leur confiance. Une fois que c’est fait, les quatre personnages mangent un peu ensemble. Ce n’est que le lendemain matin qu’on apprend ce qu’il en est : Henry souhaite bien l’aide de Joel pour pouvoir quitter la ville.

C’est bien simple : il sait comment faire, géographiquement parlant, mais il ne peut pas le faire tout seul, car il n’est pas aussi badass que Joel. Ah bordel, les jeux vidéos : il faut toujours que le héros soit un bon samaritain qui se fait exploiter par tout le monde finalement. Cependant, je suis content que l’épisode ne traine pas trop sur son flashback. On arrive assez vite à la mise en place d’un plan pour quitter Kansas City.

Henry a tout prévu : il veut passer par des tunnels reliant plusieurs bâtiments entre eux et où ils sont sûrs de ne croiser personne pour deux raisons. La première raison, c’est que peu de gens connaissent l’existence des tunnels. La deuxième, c’est que FEDRA a entassé tous les infectés dans les sous-sols de la ville. Seulement voilà : Henry est un collaborateur et il sait très bien que depuis deux ou trois ans, FEDRA a vidé tous les souterrains des infectés.

Seulement voilà, ça, c’est la théorie. En pratique, être accompagné d’un badass comme Joel, c’est tout de même bien pratique pour être sûr de s’en sortir en vie. On comprend assez vite que nos héros ne seront pas tout à fait en sécurité une fois dans les tunnels, donc. L’avantage, c’est qu’ils y vont très vite et que l’épisode traîne beaucoup moins en longueur que ce que j’imaginais.

Une fois dans les souterrains, ils découvrent qu’il n’y a plus de zombies, effectivement, mais qu’il y a à la place… des dessins d’enfants. Que ce soit dit ici, j’ai beaucoup aimé le personnage et la répartie d’Henry pendant tout ce début d’épisode. La relation entre Sam et Ellie est sympathique également, mais ça me donne l’impression que toutes les bonnes idées de la série viennent du jeu, pas des scénaristes. Non parce que bon, soyons honnêtes, l’intrigue avec Kathleen et tout le flashback de dix jours là, ce n’était pas dingue. Pire que ça même, j’ai trouvé que c’était dommage : insister sur le fait que la ville a sombré dix jours plus tôt, ça fait un timing peu crédible et trop fortuit, tout de même.

Bref, reprenons la critique de ce qu’il se passe pendant l’épisode : les dessins d’enfants dans les tunnels mènent nos héros à une sorte d’école souterraine. Joel l’identifie comme un bunker mis en place au début de l’épidémie : ce type de bunker est une légende urbaine de la pandémie. Des gens sont partis en souterrain pour survivre comme ils pouvaient.

Malheureusement, ce n’est pas ce qu’il s’est passé : ils sont clairement morts car les lieux sont déserts. S’il n’y a personne, il reste tout de même pas mal de jeux et comics, ce qui plaît beaucoup à Ellie et Sam. Ils insistent pour pouvoir passer un peu de temps dans ce bunker, et c’est une bonne idée d’après Henry. Après tout, ils n’ont pas envie de sortir de jour à la surface, alors autant rester en souterrain.

Pendant qu’Ellie et Sam s’amusent, Henry a le temps de raconter toute son histoire à Joel. Cela ne fait que me confirmer que j’aime le personnage. Il a certes fait les mauvais choix dans sa vie, mais son dilemme est terrible : il a été obligé, pour obtenir des médicaments pour Sam, leucémique, de collaborer avec FEDRA. Je me plantais totalement sur les raisons pour lesquelles Kathleen voulait les retrouver finalement.

En fait, Henry a vendu à FEDRA le frère de Kathleen, leader de la résistance, en échange des médicaments. Bon, donc, voilà donc la raison pour laquelle Kathleen est prête à tout pour les retrouver : elle veut se venger de la mort de son frère. C’est un peu schématique et enfantin dans un monde post-apocalyptique, mais en même temps, c’est un monde dans lequel il n’existe plus aucune règle, alors je la comprends un peu. Juste un peu, oui, pas plus que ça, n’abusons pas.

L’actrice joue bien, hein, mais ses scènes n’ont pas réussi un seul instant à m’accrocher car le personnage est insupportable. Elle l’était avant même que les scénaristes nous fassent passer plus de temps avec elle. Quand on passe enfin du temps avec elle, c’est pour apprendre que son frère, Michael, lui avait en plus demandé de pardonner à Henry. Bon, après, les résistants semblent préférer Kathleen à son frère car c’est elle qui a réussi à les débarrasser de FEDRA, mais vraiment, elle est détestable comme personnage. C’est facile pour moi d’écrire ça : je n’ai pas été dans sa situation. Peut-être que j’aurais envie de me venger aussi à sa place. Par contre, je sais que la vengeance mène rarement à une position enviable, hein.

Pendant qu’on passe du temps avec Kathleen, Joel, Henry, Ellie et Sam quittent les tunnels et se retrouvent à proximité de la sortie de la ville. Tout semble aller pour le mieux, mais bien sûr, Henry jinxe toute la situation en assurant que son plan a fonctionné et que tout va bien. Nos héros se font donc à peu près aussitôt tirer dessus, et ça mène à une scène d’action un peu plus intéressante.

C’est toujours digne d’un jeu vidéo, en revanche, parce que le tireur semble avoir un nombre de balles infini et une capacité à viser bien mauvaise. J’aime que Joel le souligne en indiquant à Ellie, mais aussi à Henry et Sam, d’attendre qu’il aille s’en occuper en passant par l’arrière de la maison. Il ne met pas longtemps à venir à bout de cet Anthony, un vieil homme qui paraissait simplement protéger sa maison. Joel le supplie de ne pas le forcer à le tuer, mais c’est en vain.

Une fois Anthony mort, on se rend toutefois compte qu’il travaillait en fait pour Kathleen. C’est bien dommage. J’ai beaucoup aimé la scène qui suit, avec Kathleen qui arrive en voiture, certes, mais bien entourée. En fait, elle embarque toute la résistance avec elle, je crois, et il y a même un bulldozer pour dégager toutes les voitures une à une.

Joel a beau affirmer qu’Anthony était un piètre sniper, il ne fait que nous montrer que ce n’était finalement pas si simple de tirer depuis la fenêtre : il met un temps fou à venir à bout du conducteur de ce bulldozer qui réussit bien à dégager toutes les voitures. Pire encore, Ellie, Henry et Sam manquent de peu de se faire écraser par celui-ci et dans sa fuite pour lui échapper, Ellie vide tout le chargeur de son flingue aussi. En vain.

Cela mène donc à une situation tendue où Ellie survit de très peu à l’explosion du bulldozer prenant feu. Elle finit à terre alors que Kathleen et tous les résistants les ont rattrapés. Oui, oui, après autant d’action, Kathleen continue d’être insupportable et présente pour empêcher nos héros de tourner en rond. Certes, Henry, Sam et Joel ont eu le temps de se planquer, mais ce n’est que pour une courte durée. Joel ? Sa position est plus que grillée.

En fait, tout semble perdu. Henry se sacrifie donc en se livrant à Kathleen, espérant bien qu’Ellie parviendra à s’enfuir avec Sam, même si Kathleen compte tout faire pour l’en empêcher. Par chance, au moment où la résistante s’apprête à tuer le collaborateur, le bulldozer s’enfonce mystérieusement dans le sol sous la maison dans laquelle il s’est encastré.

On comprend bien vite où la série veut en venir, et tout le monde semble le savoir. Pourtant, tout le monde regarde le véhicule s’enfoncer de manière bien paisible. Sans surprise, ça se termine mal : une horde de zombies sort d’un coup des entrailles de la terre. AH. Finalement, FEDRA ne s’est donc pas débarrassé de tout le monde.

De sa fenêtre, Joel prend la décision de protéger Ellie du mieux qu’il peut. Il s’avère d’un coup bien meilleur sniper que plus tôt. Il permet à Ellie de se débrouiller pour entrer dans une voiture et se mettre à l’abri, tandis que la situation est sacrément chaotique. Bon, ça, c’est la théorie, à nouveau. En pratique, une zombie aveugle parvient à se faufiler dans la voiture.

Ah, mais bordel, les zombies de The Last of us sont aussi contorsionnistes désormais ? C’est trop pour moi, je ne peux pas supporter ça, désolé, je déteste les contorsionnistes. Bon, cet épisode est bien meilleur que les précédents, en tout cas. Cela fait plaisir de voir que notre attente est récompensée par une scène d’action impressionnante. Il y a des figurants partout, des résistants qui se font bouffer de tous les côtés et cherchent à tuer les infectés plutôt que de s’enfuir.

On se retrouve alors, un peu contre toute attente, avec un super zombie, bien plus inquiétant que tous les autres : une sorte de super monstre qui n’est pas appétissant du tout et s’en prend aussitôt qu’il sort du souterrain à Kathleen et son garde du corps. Bon, ben voilà qui apprendra à Kathleen le prix de la vengeance, j’imagine. Son garde préféré meurt décapité par ce monstre, et je me demande quand même ce qui explique une telle mutation.

Ellie parvient évidemment à sortir de la voiture avant d’être bouffée à son tour, mais cela la laisse une fois de plus au milieu du chaos ; protégée par un Joel qui fait ce qu’il peut pour dégager les infectés s’en prenant à elle. De son côté, elle repère assez vite Sam et Henry, coincés sous une voiture. J’ai vu assez de séries zombies pour mal sentir la situation : il y en aura forcément un des deux pour se faire mordre à la jambe, non ?

Ellie se défonce pour les sauver et on espère vraiment qu’ils ne sont pas mordus… Mais bon, j’ai bien compris que l’espoir dans cette série, il ne servait qu’à Ellie et Joel. Après tout ça, ils parviennent contre toute attente à s’en tirer… mais Kathleen est encore là pour tenter de les arrêter. Elle a eu la pire des idées du monde à faire ça cependant : elle tourne le dos à l’ensemble des zombies. C’est donc sans surprise qu’elle se fait finalement tuer par une zombie qui lui saute dessus. Non, vraiment, ces infectés ont tendance à être un brin flippant.

Et après autant d’action, l’épisode prend le temps d’un retour au calme auquel je ne m’attendais pas du tout. Je pensais sincèrement que l’épisode allait se terminer sur un cliffhanger dramatique avec tous les zombies, mais finalement, on a vraiment passé beaucoup de temps avec Kathleen juste pour qu’elle soit retirée bien vite de l’équation.

C’est frustrant et répétitif comme manière de présenter les choses, ce qui signifie aussi que c’est prévisible. Et ça me soule un peu, surtout pour des personnages comme Henry et Sam, auxquels je m’attache trop rapidement alors que j’imagine bien que la fin sera plus ou moins rapide. Bon, ça, c’est aussi mon problème, je sais que ça ne peut que mal tourner pour eux sur du moyen terme. Ou du court terme. Le long terme n’existe pas dans une série de zombie, et particulièrement dans celle-ci.

Pourtant, les scénaristes veulent qu’on s’attache à eux : on a ainsi toute une scène dans un motel où nos héros se réfugient et où Ellie et Sam communiquent avec une ardoise, histoire d’évoquer les plus grandes peurs qu’ils ont. Celle de Sam : il a un monstre à l’intérieur de lui, parce qu’il s’est fait mordre par un infecté plus tôt. Il a la bonne idée de s’en confier à Ellie, qui a ainsi l’occasion de tester si son sang peut vraiment servir de vaccin.

Bon, ça me paraît trop simple. Elle rassure Sam et lui met son sang sur la jambe comme s’il s’agissait d’une pommade, mais bon… Je ne le sens pas. Vraiment, on sent bien que cette série est fait pour déprimer.

Pour ne rien arranger, Ellie promet de rester réveillée auprès de Sam, mais elle s’endort, bien sûr. Au petit matin, c’est déjà trop tard pour Sam, bien sûr bis. Ellie se fait donc attaquer par le petit zombie, ce qui réveille aussitôt Joel et Henry. Ce dernier, qui sort son flingue plus rapidement, finit par comprendre qu’il n’a pas d’autres choix que de tuer Sam pour protéger Ellie – et pour se protéger lui-même par extension.

Allez comprendre pourquoi, Henry pointe alors son flingue sur Joel. Quelques secondes plus tôt, ça se comprenait, pour l’empêcher de faire du mal à Sam, même si c’était trop tard… mais là… Non. Je n’ai pas trop suivi Henry sur ses derniers instants, en vrai. Il ne peut que prendre trop mal le meurtre de son petit frère qu’il a lui-même commis – alors que bon, il était déjà mort de toute manière. Face à cette situation horrible, il décide donc de se suicider. Je l’ai vu venir, mais ça n’empêche pas tout ça d’être bien dramatique et triste.

Bon. Ce n’est pas surprenant, après. Ils ont fait un épisode et demi, et puis s’en va. C’est le sort de tous les personnages secondaires de la série apparemment. Il faut s’y faire ; et Ellie comme Joel s’y font, apparemment.

Ils reprennent leur chemin, après avoir enterré Henry et Sam – Ellie prenant le temps d’écrire qu’elle est désolée (de s’être endormie) sur l’ardoise de Sam. Bon, ben, pas de cliffhanger alors. Quant au moment émotions… J’aimais bien les personnages d’Henry et Sam, mais on n’a pas assez de temps pour vraiment s’attacher à eux, malgré les flashbacks interminables. Ils auraient au moins pu les tuer dans l’épisode suivant, de la même manière, pour que ça laisse le temps de se faire à leur présence. Là, je suis triste, évidemment, mais pas en larmes non plus. C’est pourtant ce qu’ils visent, mais après Frank, Bill et Tess, ben, on a compris ce qui allait arriver et j’attends plus le moment où les personnages vont mourir que le moment où ils vont s’en sortir, quoi.

Bref, l’effet inverse de ce qui est recherché.

The Last of Us – S01E04

Épisode 4 – Please Hold to My Hand – 15/20
C’est quand même vachement mieux quand les épisodes durent 45 minutes, non ? La construction de cet épisode est bien prévisible comme j’aime, avec l’action placée exactement là où il faut et la construction trop lente des personnages qui finit par payer au moment adéquat. Il faut juste en passer par des lenteurs qui me semblent parfaitement faciles à éviter tout en construisant malgré tout les personnages, mais bon, c’est à la mode depuis une dizaine d’années, ces lenteurs…

Spoilers

Ellie et Joel font route à travers les États-Unis et s’arrêtent malgré eux à Kansas City.

You can’t escape Will Livingston.

Hum. Je dis que j’aime bien la série, mais elle ne me manque pas quand je ne la regarde pas. Il m’a donc fallu plus de trois semaines pour penser à revoir un épisode – enfin, non, pour le faire. Y penser, ça m’est souvent arrivé, mais jamais au point de donner la priorité à ce visionnage. Pourtant, ça ne dure que 45 minutes !

Tous les retours sur la série sont mitigés, ce qui explique sûrement mon hésitation. Oui, je vais la justifier comme ça, il faut bien me trouver une excuse. L’épisode 4 commence par une scène où Elie a enfin un pistolet en main et nous montre qu’elle sait s’en servir assez pour charger une balle. Bon, après, elle se vise elle-même dans le miroir, je ne suis pas convaincu par l’idée.

Une enfant avec un flingue dans un univers de zombies ? Une fois de plus, ça sent le réchauffé. Sa fascination pour l’arme n’est pas hyper satisfaisante, en plus, du point de vue du message que ça fait passer. Mais bon. Si Ellie est devant un miroir, c’est parce qu’elle attend que Joel fasse le plein, comme il peut, en volant l’essence d’une voiture abandonnée sur le bord de la route. Sans trop de surprise, le pétrole se fait rare et il est désormais coupé à l’eau.

Clairement, Ellie s’impatiente et elle s’occupe comme elle peut, en lisant des blagues dans un livre, puis, pendant le roadtrip, en fouillant la voiture. Elle trouve une K7 qui permet un peu de musique sympa pour ce début d’épisode, mais aussi un magazine porno. Difficile de ne pas s’attacher progressivement à Ellie, même si elle est souvent chiante.

La série profite du roadtrip de ces personnages pour nous montrer quelques paysages dévastés par l’épidémie et la fin du monde, mais, en vrai, tout n’est pas mort pour autant. Il y a encore des bêtes qui vivent en liberté au milieu des champignons, du coup ? Tous ces fonds d’écran sont sympathiques, en tout cas.

Rouler toute la journée, c’est bien, mais ça pose problème tout de même quand il n’y a qu’un seul conducteur : Joel est forcé de s’arrêter. Lui et Ellie se retrouve donc à devoir camper au bout milieu d’un bois. Il manque quelques raviolis, mais ne peuvent pas faire de feu pour autant : Joel a peur de se faire repérer par des humains. Il est toutefois sûr qu’ils sont trop isolés pour que des contaminés soient encore là. C’est déjà ça, mais c’est frustrant en tant que téléspectateurs.

J’ai bien compris que la série allait de toute manière être plus contemplative qu’autre chose – ce ne sera purement une série d’action. Avec seulement deux personnages principaux, c’est compliqué d’être tout le temps dans l’action, j’imagine. D’un autre côté, le jeu est connu pour son efficacité dans les scènes d’action, justement.

La nuit se passe toutefois sans problème majeur. Joel ne semble pas dormir beaucoup, Ellie n’aime pas le café au réveil, et hop, les personnages reprennent la route. C’est l’occasion pour Ellie de faire un peu de géographie et de réviser ce qu’est le Wyoming, mais aussi d’interroger Joel sur Tommy. C’est que ça va être long 25h de ce roadtrip avec seulement deux personnages : j’en arrive à me demander quand sera le prochain flashback, à défaut de pouvoir trouver les points du Bingo Séries me manquant dans cet épisode.

Il faut bien avouer que je décroche de cet épisode, même si les enjeux sont clairs : les deux personnages sont à la recherche du frère de Joel, Tommy, pour espérer pouvoir mettre au point un vaccin avec le sang d’Ellie. J’étais quand même content qu’elle s’endorme pour qu’on arrive plus vite au point d’action suivant.

À son réveil, Joel s’arrête en effet au milieu de ce qui ressemble à une casse… mais qui n’est en fait qu’un gigantesque carambolage. C’est problématique, parce qu’il les empêche de prendre la route qu’ils souhaitaient : un énorme camion est en travers du chemin. Il va donc falloir contourner, en faisant un énorme détour. En théorie. En pratique, Joel n’a pas envie de perdre tant de temps.

Il décide donc de passer en ville pour rejoindre l’autoroute au plus vite. Sa pratique est un peu rouillée en revanche : une fois en ville, il n’a pas de GPS et se perd bien vite, Ellie étant incapable de l’aider avec sa carte ou avec ses connaissances sommaires en panneaux de signalisation. En ville, ils découvrent aussi une zone de quarantaine étrangement vide.

Le problème, c’est que si la quarantaine est vide, la ville ne l’est pas : nos deux héros tombent directement dans un piège. Voilà l’action que j’attendais pour ce genre de séries. Je sais que la construction de personnages est importante, mais on ne va pas se mentir, on est tous un peu là pour l’action quand même. Et la construction est si lente !

Le piège ? Un jeune homme les implore de l’aider, mais c’est en vain : c’est juste une astuce pour les faire sortir de la voiture et les voler, au mieux. Le pire arrive bien vite quand Joel tente de s’enfuir : on balance un projectile énorme sur la voiture, on lui crève les pneus et on lui tire dessus. Cela mène à un accident de voiture bien prévisible. Les deux personnages survivent et ont la bonne idée de ne pas tomber inconscient, ce qui leur permet de survivre à la fusillade qui continue alors.

À nouveau, la série ne cache pas qu’elle est une adaptation d’un jeu vidéo : les tireurs de cette fusillade sont clairement des PNJ qui répètent en boucle les mêmes insultes. Cela n’empêche pas Joel d’être bien emmerdé par ces tireurs : il est fort, mais pas invincible après tout. Il décide qu’Ellie doit se planquer le temps qu’il tue un homme, puis un deuxième. Malheureusement, il n’est pas assez réactif pour faire face à un troisième qui le maîtrise bien vite.

Ellie n’écoute pas les consignes, sans trop de surprise : elle sort de sa cachette, mais elle fait bien : elle parvient en effet à sauver la vie de Joel, qui était en train de se faire étrangler par Bryan, un jeune homme voulant juste venger la mort de ceux qui sont probablement son frère et son père. Elle lui tire dessus, mais elle ne le tue pas pour autant.

La suite est problématique : Bryan supplie Ellie de le sauver et d’arrêter de se battre, mais il est déjà condamné en fait. Il a une blessure à la jambe qui l’empêche de s’enfuir, ce qui permet à Joel d’en finir bien vite avec lui. Bryan supplie tout de même avant, implorant même sa mère de venir à lui. C’est triste et ça met bien mal à l’aise, surtout que c’est Ellie qui l’a condamné et qu’Ellie est encore une ado.

Joel se sent investi de la mission d’en parler avec elle ensuite. J’imagine que ça lui rappelle vaguement sa fille et qu’il se sent con d’avoir créé une situation où Ellie ne pouvait pas faire autrement que tirer une balle dans un type. Blesser les autres, ce n’est jamais une partie de plaisir. Il lui raconte tout ça dans une planque, persuadé que c’est la première fois qu’elle blesse un autre… mais elle lui affirme finalement le contraire. Ce n’est pas tellement une surprise.

Dans le même genre, ce n’est pas une surprise de voir Joel passer à l’étape suivante avec Ellie : il lui apprend à se servir correctement d’un flingue, de manière à sécuriser aussi sa position sans qu’on ne puisse lui voler. Ils font tout ça alors qu’ils sont recherchés par d’autres en ville, même si on ne sait pas exactement qui. À vrai dire, la série fait bien un détour du côté de ces personnages, mais je n’ai pas du tout accroché à la manière de les introduire.

ON nous présente ainsi la leader de ce groupe qui ne fait pas partie de Fedra ou de la résistance habituelle. Elle s’appelle Kathleen et quand on la rencontre pour la première fois, elle parle à un homme, un médecin, pour avoir des informations sur d’autres gens dont on ne sait rien. Assez vite, il est question d’un certain Henry qui semble être l’obsession de Kathleen : elle veut le retrouver coûte que coûte.

Cela dit, quand on lui ramène le cadavre de Bryan et les corps des autres types tués par Joel, elle lance tous ses hommes à la recherche de Joel et Ellie. Cela n’est pas contradictoire avec sa vraie ambition : retrouver Henry et Sam. On devine, grâce à des dessins, que Sam est son fils et Henry son ex, au moins. Dans l’immeuble où les deux se réfugiaient, dans un faux plafond, il y a tout de même un problème : Kathleen et son garde du corps trouvent au sous-sol une grande faille qui semble pleine de champignons. Yay.

Pendant la nuit, Ellie et Joel, qui ont perdu une voiture pleine de provisions quand même, fouillent la ville à la recherche d’un autre moyen de se rendre dans le Wyoming. Avant ça, il leur faut une planque digne de ce nom : ils escaladent donc les escaliers de l’immeuble le plus haut qu’ils trouvent. Et plutôt que de conserver son souffle, Ellie pose encore des questions à Joel, pour comprendre comment il a su repérer si vite le piège qu’on leur a tendu plus tôt. Mouais.

Suffit d’avoir regardé n’importe quelle œuvre postapocalyptique au monde, mais bon, Ellie ne peut pas le savoir, elle y a vécu toute sa vie. Hum. Joel a donc été des deux côtés de ce type d’embuscade, et il a tué des innocents, même s’il ne veut pas le reconnaître comme ça face à Ellie.

Une fois au 33e étage de la tour, les deux personnages n’arrivent plus à monter plus haut et décident de s’arrêter pour passer la nuit. Eh, ça a presque l’air confortable après la nuit dans la forêt ! La conversation entre eux est bien plus intéressante cette fois-ci et la construction de personnages, commencée plus tôt, fonctionne davantage à présent.

On apprend d’ailleurs que Joel entend moins bien de l’oreille droite, et on sait ce que ça signifie : il n’entendra pas d’éventuels ennemis s’approcher de lui dans son sommeil, malgré son piège astucieux pour ça. C’est effectivement ce qu’il se passe : le cliffhanger laisse Ellie et Joel en joug d’armes à feu tenues par un homme et un enfant – Henry et Sam, forcément.

Wolf Pack – S01E04

Épisode 4 – Fear and Pain – 13/20
Si j’aime l’ambiance que la série parvient parfois à instaurer – par accident ? – je trouve que l’ensemble reste trop superficiel pour vraiment accrocher. Le cahier des charges commence déjà à se voir de manière assez évidente, parce qu’il faut bien attirer l’audience adolescente, et j’espère que la série réussira à gagner en qualité. Pour l’instant, c’est vraiment moyen, mais j’ai appris à m’y attendre.

Spoilers

L’école rouvre ses portes alors que les adolescents se transforment de plus en plus, bien malgré eux.

I don’t know if silver bullets actually kill werewolves, but I have a feeling we’re gonna find out.

La série n’a pas eu ma priorité ces derniers temps, parce qu’elle n’est vraiment pas super qualitative, mais bon, il y a Sarah Michelle Gellar, tout de même. Je vois déjà les épisodes commencer à s’accumuler, alors je préfère m’y remettre avant qu’il ne soit trop tard. Il faut toutefois se réhabituer aux effets spéciaux, hein.

La première scène voit un certain Austin – le pote du héros, donc – se confier à Ramsey sur ce qu’il a vu lors du tout premier épisode quand les animaux sortaient des bois pour charger les pauvres gens présents sur place. Au départ, Ramsey semble totalement le croire : il dit avoir vu un monstre et est persuadé que celui-ci a tué Connor également.

Ramsey lui fait toute la description du monstre… avant de dire qu’il s’agissait probablement d’un bélier lui fonçant dessus et qu’elle comprend bien que ça fait peur. AHA. WOLF, RAM ? HART. Coucou les fans de Buffy et Angel. Bon, reprenons la critique : Austin est frustré que la flic ne le prenne absolument pas au sérieux et se barre.

Ramsey poursuit cependant son enquête sur la disparition de Connor, se rendant de nouveau sur le lieu de sa disparition pour se mettre à sa place. Littéralement. L’ironie du sort veut alors qu’elle soit surprise par un bélier sauvage – en pleine ville. Celui-ci est toutefois blessé à mort. Il meurt devant elle, qui est bien impuissante.

Après le générique, nous reprenons l’intrigue où elle en était : les ados sont terrifiés parce que Garret n’est toujours pas revenu après être parti à la recherche du flic (ou du loup) qui vient de les attaquer. Finalement, tout va bien : Garret revient sans avoir trouvé la moindre chose intéressante.

La confrontation avec ses adolescents peut donc reprendre : Harlan prend mal de savoir que son père adoptif avait un fusil avec une balle en argent depuis tout ce temps. Sa justification est pourtant assez logique : il avait peur du père des deux bébés recueillis. Je le comprends – et nos héros aussi, en fait. Eux aussi sont paniqués par l’existence de ce loup-garou. Même s’ils ont compris qu’ils étaient probablement de la même meute et que le loup avait plutôt eu tendance à les protéger, la peur est plutôt légitime.

Malgré tout, et même s’il reconnaît également que le loup-garou semble protéger les ados, Garret rappelle à Everett et Blake de bien faire attention le lendemain à ne plus répondre aux numéros de téléphone qu’ils ne connaissent pas. Le lendemain ? Il veut les voir retourner à l’école comme si de rien n’était, car même si l’incendie est énorme, les écoles rouvrent. Su-per. Une fois dans leur lit, chacun se rappelle ce qu’il s’est dit – pour cela, Everett avait besoin d’être torse nu, alors que Blake se retrouve juste avec le numéro de téléphone de Luna sur le bras.

Sans trop de surprise, Harlan profite de l’absence de son père pour se rendre à nouveau en boîte, même si Luna le lui interdit. Le but est encore et toujours de proposer quelques scènes avec des zooms sur des acteurs à moitié à poil en train de se draguer. Harlan retire donc bien vite son t-shirt pour danser et attirer un ou deux mecs qui lui plaisent. On retiendra surtout de la scène ses yeux qui virent à l’orange.

Le lendemain, les ados peuvent donc retourner à l’école. La série en profite pour nous rappeler que la mère d’Everett le déteste – même si elle dit le contraire – avant de nous montrer que les profs sont des grands méchants qui font des contrôles surprises quand les ados viennent juste d’être à deux doigts de mourir et que Connor est encore aux abonnés absents.

De son côté, Luna interroge Harlan pour savoir ce dont il se souvient de la première nuit où ils ont rencontré Blake et Everett. Le problème, c’est qu’elle, elle ne se souvient pas de grand-chose et qu’elle sent qu’elle a été forcée de se rendre sur place, sans pouvoir rien y faire. Leur conversation est toutefois interrompue par des symptômes de stress et d’anxiété bien visibles.

Les mains des quatre adolescents se mettent à trembler – et le prof qui surveille deux d’entre eux ne voit rien et les laisse se rendre aux toilettes ensemble en plein contrôle. Bien sûr. Bon, bref, les quatre ados se retrouvent dans les toilettes et la tension est palpable. Everett est stressé par toute cette histoire de loup-garou, alors qu’Harlan déteste l’utilisation du mot loup-garou. Forcément.

Everett s’amuse donc à provoquer Harlan, mais ça termine plutôt mal : Harlan plaque Everett contre un miroir, en lui montrant ses… crocs. Ah. La transformation en loup semble donc commencer pour notre meute. C’est un problème car aucun d’entre eux n’a envie de se mettre à tuer pour le plaisir, hein. Sans trop de surprise, la scène entre ces quatre adolescents se termine par une énième rupture entre eux. Ils commencent vraiment à me saouler, j’espère que ce ne sera pas le scénario de chaque épisode, car c’est déjà répétitif.

Après tout ça, nous voyons Austin se rapprocher de Luna. Il sait qu’elle est capable de bien dessiner et il compte sur elle pour lui dessiner le monstre qu’il a vu. Voilà qui promet. Cela permet aux deux adolescents de passer du temps ensemble et de clairement se rapprocher – ce qui ne semble déplaire à aucun des deux, jusqu’à ce que Luna se mette soudainement à voir des gouttes de sang tomber sur le dessin qu’elle est en train de faire.

C’est gênant comme tout : elle voit carrément une blessure dans le cou d’Austin et se met donc légitimement à flipper de ce qui lui arrive. Ce n’est pas bien subtile comme métaphore de l’adolescence, vu qu’ils ont embauché des adultes pour jouer les adolescents… mais bon. Luna prend tout de même le temps de lui dire qu’elle le croit et qu’il devrait courir si jamais il voyait à nouveau ce monstre.

On comprend finalement pourquoi elle est si flippée de tout ce qui arrive en fin d’épisode, lorsqu’elle parle avec son père : alors qu’elle était enfant, son cheval lui a donné un coup un soir de pleine lune… avant de se faire déchiqueter par Luna. Oui, oui, elle a eu des griffes à la place des ongles et s’est comportée comme un loup.

En parallèle, Garret retrouve la secouriste des épisodes précédents, ce qui est l’occasion de comprendre qu’elle a un rôle plus important que ça dans tout ce qui arrive. Prisha, c’est son nom, est une secouriste, certes, mais elle bosse avec Garret depuis un moment. Elle le connaît bien – au point d’avoir des informations sur les adolescents et sur la situation…

Garret propose ensuite son aide à Ramsey, assurant qu’il en sait plus qu’elle sur ce qu’il se passe. Le type est immédiatement hyper suspect, en vrai, mais on va dire que ce n’est rien. Ramsey décide toutefois de lui faire assez confiance pour lui montrer le bélier blessé, et Garret assure que c’est par un ours qu’il l’a été.

Il explique aussi à Ramsey qu’il sait qu’elle cherche une deuxième source de l’incendie. Non, vraiment, il est suspect. En plus, il y a tout de même un flic qui a disparu, mais ça ne semble pas du tout inquiéter Ramsey. Il faut dire que Miller n’est pas exactement son meilleur élément.

De retour chez elle, Blake essaie assez logiquement d’effacer le numéro de Luna, toujours sur son bras. Elle a utilisé un marqueur indélébile en même temps… Son père l’interrompt pour lui demander de surveiller son petit frère et lui offrir un portable. En effet, son père ne veut plus la voir répondre au téléphone du motel car un pervers l’utilise, mais il veut tout de même pouvoir lui parler.

Un pervers ? En interrogeant Danny, le petit frère, Blake comprend qu’il a parlé à l’homme qui les contacte depuis le début de la saison. Celui-ci a un nouveau message : tu ne survivras pas sans eux. Allons bon. Comme son portable tout nouvellement acquis se met à sonner à ce moment-là, Blake prend la décision de se rendre au travail, malgré l’interdiction de son père, avec son petit frère.

Oui, parce que Blake a un travail. Cela permet de mettre en scène quelques moments de suspense et d’angoisse bienvenus pour sauver l’épisode. Avant ça, on nous ramène Phoebe, ce qui n’était pas une obligation, vraiment. On découvre en tout cas que Blake travaille dans un parking de cinéma et que ce n’est pas tous les jours l’éclate. Les gens l’ignorent pour la plupart, Danny est assez ingérable avec elle – allant jusqu’à la frapper – et elle doit supporter des débiles comme Phoebe de manière régulière.

Toutefois, le vrai problème se pose quand elle commence à avoir peur que Phoebe et sa pote soient agressées : elle ne les voit pas redescendre de l’étage de parking où elles sont et trouve ça bizarre, surtout après le passage d’une voiture étrange dont le conducteur n’a pas montré son visage après s’être arrêté un moment devant elle. J’ai bien aimé l’ambiance qui se dégageait de ces scènes, même si elles ont trainé vraiment beaucoup en longueur.

Blake laisse donc son frère seul cinq minutes, ce qui est la pire des idées : le loup-garou profite de ce laps de temps pour se pointer et venir menacer Danny. Mieux que ça, même : il enlève Danny. Quand Blake s’en rend compte, il est trop tard et elle ne peut que paniquer. Elle part d’abord à la recherche de son frère dans les (cinq ?) étages du parking, en vain, avant de crier son nom depuis le toit du parking.

Son premier réflexe en redescendant ? Appeler son père, bien sûr. Pourquoi ne pas appeler le 9-1-1 ? Mystère. A part perdre un temps précieux pour retrouver son frère, je ne sais pas trop quel est son but. Tout est bien qui finit bien cependant : Everett est celui qui lui ramène Danny. Cela n’a aucun sens : chez lui, Everett voit à la télé les vidéos de surveillance, puis il entend Blake crier le nom de Danny – enfin, ce n’était pas un cri, c’était un hurlement. De loup.

En parallèle, Harlan continue de draguer, se trouvant un nouveau coup pour la nuit – ou un petit ami puisqu’on l’a vu à plusieurs reprises et que leur relation est pour l’instant plutôt cool. Leur rencard est toutefois interrompu puisqu’il entend Blake hurler et se pointe aussi vite que possible au parking, lui aussi.

Comme Luna y est également et qu’il est donc tout seul désormais, Austin a l’occasion de donner le dessin de Luna à Prisha – pour Ramsey. Eh, j’ai vraiment appris tous les noms des personnages cette fois. Le cliffhanger de l’épisode est toutefois ailleurs : Ramsey continue de mener son enquête et trouve un arbre plein de sang, alors que le loup-garou entraîne le cadavre de Miller tout en haut d’un échafaudage pour mieux s’en débarrasser ensuite et le mettre sur un tas de cadavres. Charmant.

The Watchful Eye – S01E06

Épisode 6 – Save New-York – 16/20
J’ai eu plus de difficultés à entrer dans l’épisode cette semaine… Mais je suis content de m’être forcé à rester devant parce que la deuxième partie était bien plus prenante. On sent qu’on est probablement sur une première moitié de saison et qu’on atteint un pic dans certaines intrigues. Je suis curieux de voir les réponses aux questions qui se posent de plus en plus. L’évolution des relations entre les personnages est clairement peaufinée pour se rendre dans la même direction.

Spoilers

Elena s’inquiète pour son frère, mais elle garde son rôle de nounou alors qu’une soirée de gala se prépare.

You deserve a fairytale ending.

J’aime tellement la série que je la fais passer en priorité sur tous les autres hebdos que j’ai en retard, oui. C’est plutôt un excellent signe pour elle, je suppose. Pourtant, elle est loin de me récompenser de ma fidélité avec son titre d’épisode digne d’un « save the cheerleader » et sa première scène qui nous ramène encore Scott.

Il a beau avoir expliqué à Elena qu’il était un simple cousin d’Allie, je continue de ne pas réussir à lui faire confiance. Je le déteste, c’est trop tard pour y changer quoique ce soit, vraiment. Malheureusement, il semblerait que pour Elena aussi, ce soit trop tard : elle lui fait de nouveau confiance et semble vraiment l’aimer, même en plein milieu d’une dépression bien justifiée. Yep, son frère est menacé par on ne sait pas trop qui et ça ne la rassure pas.

Scott lui assure pourtant qu’il n’y aura pas de souci, parce qu’il surveille aussi son frère désormais… mais je n’ai pas confiance en lui, donc. Merci Roman de le dire aussi à Elena : elle ferme trop les yeux sur ses agissements depuis le début de la saison. Il a bien raison, mais elle ignore totalement ses avertissements. Pourtant, il lui rappelle que personne ne devrait être en-dehors de ses soupçons. Mieux encore : il lui explique qu’ils feraient mieux de se barrer du Greybourne.

Bon, il n’est peut-être pas tout à fait sincère lui non plus, parce que quelques instants auparavant, il était en train de draguer sévère Bennet en lui donnant le courrier de ses parents. Quoiqu’il en soi, Elena décide de rester parce que Scott lui promet une fin merveilleuse à la Cendrillon avec son rubis. Elle monte donc à Matthew son courrier, elle aussi. Roman ne sait probablement pas l’importance de ce qu’il lui donne : le tampon scellant l’enveloppe est le fameux œil qu’Elena avait repéré dans le sous-sol. Le sous-sol ? On apprend de Roman que plein de gens y ont un accès régulier, finalement – même le mari de Tory.

L’enveloppe est finalement une simple invitation à un gala, gala qui se nomme « Save New-York » et qui est juste un prétexte pour une soirée bien guindée et quelques donations généreuses. Elena est évidemment plus qu’intéressée par l’événement, parce qu’elle est persuadée de pouvoir y trouver des informations sur la personne qui menace son frère. Elle espère aussi que Roman pourra fouiller l’appartement de Mrs Ivey, invitée au gala, pendant qu’elle y jouera les espionnes. Elle lui montre même comment s’y rendre grâce à l’escalier pourri et secret de l’épisode précédent.

Bien que peu convaincu par le plan, Roman accepte de se laisser faire. Elena n’a plus qu’à trouver une bonne excuse pour se rendre au gala, sans invitation. C’est assez sympa à voir, surtout quand elle espère l’air de rien que Tory pourra lui venir en aide. Ce n’est évidemment pas le cas : Tory n’a toujours aucune sympathie pour Elena – mais alors vraiment aucune.

Grosso modo, on se retrouve avec Elena qui apprend plein de choses sur Tory, mais la réciproque est loin d’être vrai. Quant à Tory, elle se garde bien de révéler à Elena qu’elle a le costume de Matthew avec elle. C’en est triste comme elle s’accroche à lui, mais même son mari semble trouver ça banal. Bon, il lui dit bien de ne pas le faire et d’arrêter parce que ça fait six mois… m’enfin. Elle le fait quand même.

Tout cela ne résout pas les deux problèmes d’Elena, cependant. Tout d’abord, elle doit se débrouiller pour déverrouiller la porte qui mène à l’appartement de Mrs Ivey depuis l’intérieur de ce que Roman décrit comme une forteresse imprenable. Elle n’a pourtant aucun mal à le faire en emmenant Jasper sur place pour une leçon de piano. Comme à son habitude, Elena en profite ensuite pour errer dans l’appartement et trouver la poignée de la porte secrète.

Alors, OK, mais pardon, autant fouiller l’appartement tant qu’elle y est. Elle a au passage une conversation avec Mrs Ivey qui permet de constater que cette dernière est atroce avec ses employés, qu’elle adore la couleur rouge rubis (ben tiens !) et qu’elle compte toujours sur Elena pour lui rendre des comptes sur la vie de Matthew. Elle entend bien le voir rester célibataire, aussi, parce qu’elle ne veut pas voir l’argent Greybourne s’éparpiller chez d’autres femmes vénales qui pourraient vouloir se marier avec lui. Soit.

Je trouve ça un peu abusé qu’Elena gagne si vite sa confiance, mais admettons. Tout ça devrait rappeler à Elena qu’elle a des ennemis partout – et il serait donc temps qu’elle arrête de parler aussi peu discrètement dans les couloirs de l’immeuble.

Pour son second problème, l’entrée au gala, Elena finit par retrouver Ginny dans le couloir qui mène chez elle. Et ça tombe bien : elle apprend que les Chan sont malades et ne pourront pas se rendre à la soirée de gala de l’année. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’Elena parvienne à la convaincre de se rendre à la soirée, qui est de toute manière une soirée masquée.

C’est bien pratique, mais bon, elle a toujours des yeux de deux couleurs différentes, hein. J’aime beaucoup son masque et sa couleur de cheveux, cela dit. Elena se rend à la soirée avec Ginny, donc, mais aussi avec Kim qui a ses entrées dans une boutique de costumes qui permet de donner le change pour cette soirée masquée avec thématique années 20, forcément. Les trois amies se retrouvent à danser ensemble sur la piste… jusqu’à ce que Matthew les interrompent : il a reconnu Elena en lui rentrant dedans par accident et il compte bien avoir une petite danse avec elle.

Je commence à douter sérieusement de lui – un de plus. Il est trop sympathique avec Elena, je trouve : il lui promet de ne parler à personne du fait qu’elle a volé des places pour s’incruster à la soirée. C’est un peu abusé.

Autrement, durant le gala, Tory semble oublier de porter son masque, mais c’est tant mieux. Elle se fait menacer de manière peu discrète par Otis qui espère que la soirée de son mari sera aussi bonne que prévu. Otis enchaîne ensuite avec d’autres menaces, envers Matthew cette fois. Elena entend tout bien sûr, mais je ne sais pas trop ce que c’est censé nous apporter pour la suite.

La seule chose vraiment sûre est que Dick, le mari de Tory, est absent lors du discours de Mrs Ivey pour remercier tous les donateurs du gala. Elena se décide donc à prendre en filature Otis pour en savoir plus, ce qui la mène à découvrir que Dick se fait torturer au sous-sol du bâtiment. Elle n’a pas le temps d’en voir beaucoup : Scott débarque dans son dos pour la protéger. MOUAIS. Qu’est-ce qu’il fout là encore, lui ?

Elena prend la seule bonne décision de l’épisode durant cette scène : elle rompt avec Scott. Oh, je me doute que ça ne durera pas, mais je vous propose qu’on savoure tous cet instant pour le moment. Elle le dégage donc, mais assure qu’elle finira tout de même le job, même si elle voulait l’arrêter en début d’épisode. Ce qui la motive ? Son inquiétude de voir les riches s’en sortir toujours et dégager les plus pauvres autour d’eux. Certes.

Quand je dis que c’est la seule bonne idée d’Elena ? Elle enchaîne les boulettes, franchement. Ginny se fait griller par Tory durant le gala, parce qu’elle récupère rapidement son téléphone, inquiète de ne pas retrouver Elena… Qui s’est déjà barrée en apprenant que son premier téléphone avait été récupéré par quelqu’un d’autre qu’elle alors qu’elle en avait besoin pour prévenir Roman que Mrs Ivey rentrait chez elle.

Ben oui, pendant ce temps, Roman fouille l’appartement de Mrs Ivey, pas vrai ? Eh bien… Pas vrai. Il en profite pour draguer un peu plus Bennet. Elle l’a invité à un rencard (le premier ? C’est un point de Bingo Séries, je crois) comme ses parents sont au gala, évidemment. Comme ils ont peu de temps devant eux, ça se termine très vite en baisers entre eux. Allez savoir où est Darcy, du coup. En tout cas, Roman oublie vite sa mission pour coucher avec Bennet, mais il est loin d’être subtil pour autant. Quand elle lui parle d’Elena, parce qu’elle voit bien qu’ils passent du temps ensemble, il s’inquiète soudainement de retrouver son portable. Comme par hasard.

Il ment super mal, pour ne pas arranger les choses, prétextant un problème familial le forçant à partir quand Bennet préférerait passer du temps avec lui. Elle surveille donc ce qu’il fait en sortant de son appartement, n’appréciant pas de le voir prendre l’ascenseur pour monter et non descendre comme il lui a dit.

Elle décide finalement d’en avoir le cœur net et prend l’ascenseur pour monter à son tour au dernier étage. Dans l’ascenseur, elle tombe sur Elena, ce qui est loin de dissiper ses doutes, d’autant qu’Elena a toujours sa robe de gala. Une fois au dernier étage, elle est peu rassurée de retrouver Roman qui improvise un problème de rats pour justifier sa présence. MOUAIS. Il ne sait toujours pas mentir et il ne trouve aucun mensonge satisfaisant pour se couvrir.

Quand il envisage de dire la vérité, Elena décide donc de faire croire à Bennet que Roman et elle ont une liaison, parce qu’elle considère que c’est plus simple comme ça. Après avoir perdu Elliot la semaine dernière et Scott quelques minutes plus tôt, Elena perd donc Roman, extrêmement vexé de voir Elena sacrifier son début de relation comme ça. En plus, il lui assure ne pas la reconnaître.

C’est à peu près ce que lui dit également Ginny quand elle rentre enfin au Greybourne pour mieux se rendre compte qu’Elena y est déjà. Elle est légitimement énervée puisqu’elle est sur le point de perdre son job, probablement. On doute que Tory ne révèle pas toute l’histoire aux employeurs de Ginny, effectivement.

Cependant, Elena a encore une vraie excuse : elle a perdu son téléphone et c’est pour cela qu’elle n’a pas pu répondre aux appels de Kim et Ginny. Pour confirmer ses dires, Ginny reçoit justement un message du téléphone d’Elena : un message pour les faire chanter, photo à l’appui. Allons bon.