Wolf Pack – S01E04

Épisode 4 – Fear and Pain – 13/20
Si j’aime l’ambiance que la série parvient parfois à instaurer – par accident ? – je trouve que l’ensemble reste trop superficiel pour vraiment accrocher. Le cahier des charges commence déjà à se voir de manière assez évidente, parce qu’il faut bien attirer l’audience adolescente, et j’espère que la série réussira à gagner en qualité. Pour l’instant, c’est vraiment moyen, mais j’ai appris à m’y attendre.

Spoilers

L’école rouvre ses portes alors que les adolescents se transforment de plus en plus, bien malgré eux.

I don’t know if silver bullets actually kill werewolves, but I have a feeling we’re gonna find out.

La série n’a pas eu ma priorité ces derniers temps, parce qu’elle n’est vraiment pas super qualitative, mais bon, il y a Sarah Michelle Gellar, tout de même. Je vois déjà les épisodes commencer à s’accumuler, alors je préfère m’y remettre avant qu’il ne soit trop tard. Il faut toutefois se réhabituer aux effets spéciaux, hein.

La première scène voit un certain Austin – le pote du héros, donc – se confier à Ramsey sur ce qu’il a vu lors du tout premier épisode quand les animaux sortaient des bois pour charger les pauvres gens présents sur place. Au départ, Ramsey semble totalement le croire : il dit avoir vu un monstre et est persuadé que celui-ci a tué Connor également.

Ramsey lui fait toute la description du monstre… avant de dire qu’il s’agissait probablement d’un bélier lui fonçant dessus et qu’elle comprend bien que ça fait peur. AHA. WOLF, RAM ? HART. Coucou les fans de Buffy et Angel. Bon, reprenons la critique : Austin est frustré que la flic ne le prenne absolument pas au sérieux et se barre.

Ramsey poursuit cependant son enquête sur la disparition de Connor, se rendant de nouveau sur le lieu de sa disparition pour se mettre à sa place. Littéralement. L’ironie du sort veut alors qu’elle soit surprise par un bélier sauvage – en pleine ville. Celui-ci est toutefois blessé à mort. Il meurt devant elle, qui est bien impuissante.

Après le générique, nous reprenons l’intrigue où elle en était : les ados sont terrifiés parce que Garret n’est toujours pas revenu après être parti à la recherche du flic (ou du loup) qui vient de les attaquer. Finalement, tout va bien : Garret revient sans avoir trouvé la moindre chose intéressante.

La confrontation avec ses adolescents peut donc reprendre : Harlan prend mal de savoir que son père adoptif avait un fusil avec une balle en argent depuis tout ce temps. Sa justification est pourtant assez logique : il avait peur du père des deux bébés recueillis. Je le comprends – et nos héros aussi, en fait. Eux aussi sont paniqués par l’existence de ce loup-garou. Même s’ils ont compris qu’ils étaient probablement de la même meute et que le loup avait plutôt eu tendance à les protéger, la peur est plutôt légitime.

Malgré tout, et même s’il reconnaît également que le loup-garou semble protéger les ados, Garret rappelle à Everett et Blake de bien faire attention le lendemain à ne plus répondre aux numéros de téléphone qu’ils ne connaissent pas. Le lendemain ? Il veut les voir retourner à l’école comme si de rien n’était, car même si l’incendie est énorme, les écoles rouvrent. Su-per. Une fois dans leur lit, chacun se rappelle ce qu’il s’est dit – pour cela, Everett avait besoin d’être torse nu, alors que Blake se retrouve juste avec le numéro de téléphone de Luna sur le bras.

Sans trop de surprise, Harlan profite de l’absence de son père pour se rendre à nouveau en boîte, même si Luna le lui interdit. Le but est encore et toujours de proposer quelques scènes avec des zooms sur des acteurs à moitié à poil en train de se draguer. Harlan retire donc bien vite son t-shirt pour danser et attirer un ou deux mecs qui lui plaisent. On retiendra surtout de la scène ses yeux qui virent à l’orange.

Le lendemain, les ados peuvent donc retourner à l’école. La série en profite pour nous rappeler que la mère d’Everett le déteste – même si elle dit le contraire – avant de nous montrer que les profs sont des grands méchants qui font des contrôles surprises quand les ados viennent juste d’être à deux doigts de mourir et que Connor est encore aux abonnés absents.

De son côté, Luna interroge Harlan pour savoir ce dont il se souvient de la première nuit où ils ont rencontré Blake et Everett. Le problème, c’est qu’elle, elle ne se souvient pas de grand-chose et qu’elle sent qu’elle a été forcée de se rendre sur place, sans pouvoir rien y faire. Leur conversation est toutefois interrompue par des symptômes de stress et d’anxiété bien visibles.

Les mains des quatre adolescents se mettent à trembler – et le prof qui surveille deux d’entre eux ne voit rien et les laisse se rendre aux toilettes ensemble en plein contrôle. Bien sûr. Bon, bref, les quatre ados se retrouvent dans les toilettes et la tension est palpable. Everett est stressé par toute cette histoire de loup-garou, alors qu’Harlan déteste l’utilisation du mot loup-garou. Forcément.

Everett s’amuse donc à provoquer Harlan, mais ça termine plutôt mal : Harlan plaque Everett contre un miroir, en lui montrant ses… crocs. Ah. La transformation en loup semble donc commencer pour notre meute. C’est un problème car aucun d’entre eux n’a envie de se mettre à tuer pour le plaisir, hein. Sans trop de surprise, la scène entre ces quatre adolescents se termine par une énième rupture entre eux. Ils commencent vraiment à me saouler, j’espère que ce ne sera pas le scénario de chaque épisode, car c’est déjà répétitif.

Après tout ça, nous voyons Austin se rapprocher de Luna. Il sait qu’elle est capable de bien dessiner et il compte sur elle pour lui dessiner le monstre qu’il a vu. Voilà qui promet. Cela permet aux deux adolescents de passer du temps ensemble et de clairement se rapprocher – ce qui ne semble déplaire à aucun des deux, jusqu’à ce que Luna se mette soudainement à voir des gouttes de sang tomber sur le dessin qu’elle est en train de faire.

C’est gênant comme tout : elle voit carrément une blessure dans le cou d’Austin et se met donc légitimement à flipper de ce qui lui arrive. Ce n’est pas bien subtile comme métaphore de l’adolescence, vu qu’ils ont embauché des adultes pour jouer les adolescents… mais bon. Luna prend tout de même le temps de lui dire qu’elle le croit et qu’il devrait courir si jamais il voyait à nouveau ce monstre.

On comprend finalement pourquoi elle est si flippée de tout ce qui arrive en fin d’épisode, lorsqu’elle parle avec son père : alors qu’elle était enfant, son cheval lui a donné un coup un soir de pleine lune… avant de se faire déchiqueter par Luna. Oui, oui, elle a eu des griffes à la place des ongles et s’est comportée comme un loup.

En parallèle, Garret retrouve la secouriste des épisodes précédents, ce qui est l’occasion de comprendre qu’elle a un rôle plus important que ça dans tout ce qui arrive. Prisha, c’est son nom, est une secouriste, certes, mais elle bosse avec Garret depuis un moment. Elle le connaît bien – au point d’avoir des informations sur les adolescents et sur la situation…

Garret propose ensuite son aide à Ramsey, assurant qu’il en sait plus qu’elle sur ce qu’il se passe. Le type est immédiatement hyper suspect, en vrai, mais on va dire que ce n’est rien. Ramsey décide toutefois de lui faire assez confiance pour lui montrer le bélier blessé, et Garret assure que c’est par un ours qu’il l’a été.

Il explique aussi à Ramsey qu’il sait qu’elle cherche une deuxième source de l’incendie. Non, vraiment, il est suspect. En plus, il y a tout de même un flic qui a disparu, mais ça ne semble pas du tout inquiéter Ramsey. Il faut dire que Miller n’est pas exactement son meilleur élément.

De retour chez elle, Blake essaie assez logiquement d’effacer le numéro de Luna, toujours sur son bras. Elle a utilisé un marqueur indélébile en même temps… Son père l’interrompt pour lui demander de surveiller son petit frère et lui offrir un portable. En effet, son père ne veut plus la voir répondre au téléphone du motel car un pervers l’utilise, mais il veut tout de même pouvoir lui parler.

Un pervers ? En interrogeant Danny, le petit frère, Blake comprend qu’il a parlé à l’homme qui les contacte depuis le début de la saison. Celui-ci a un nouveau message : tu ne survivras pas sans eux. Allons bon. Comme son portable tout nouvellement acquis se met à sonner à ce moment-là, Blake prend la décision de se rendre au travail, malgré l’interdiction de son père, avec son petit frère.

Oui, parce que Blake a un travail. Cela permet de mettre en scène quelques moments de suspense et d’angoisse bienvenus pour sauver l’épisode. Avant ça, on nous ramène Phoebe, ce qui n’était pas une obligation, vraiment. On découvre en tout cas que Blake travaille dans un parking de cinéma et que ce n’est pas tous les jours l’éclate. Les gens l’ignorent pour la plupart, Danny est assez ingérable avec elle – allant jusqu’à la frapper – et elle doit supporter des débiles comme Phoebe de manière régulière.

Toutefois, le vrai problème se pose quand elle commence à avoir peur que Phoebe et sa pote soient agressées : elle ne les voit pas redescendre de l’étage de parking où elles sont et trouve ça bizarre, surtout après le passage d’une voiture étrange dont le conducteur n’a pas montré son visage après s’être arrêté un moment devant elle. J’ai bien aimé l’ambiance qui se dégageait de ces scènes, même si elles ont trainé vraiment beaucoup en longueur.

Blake laisse donc son frère seul cinq minutes, ce qui est la pire des idées : le loup-garou profite de ce laps de temps pour se pointer et venir menacer Danny. Mieux que ça, même : il enlève Danny. Quand Blake s’en rend compte, il est trop tard et elle ne peut que paniquer. Elle part d’abord à la recherche de son frère dans les (cinq ?) étages du parking, en vain, avant de crier son nom depuis le toit du parking.

Son premier réflexe en redescendant ? Appeler son père, bien sûr. Pourquoi ne pas appeler le 9-1-1 ? Mystère. A part perdre un temps précieux pour retrouver son frère, je ne sais pas trop quel est son but. Tout est bien qui finit bien cependant : Everett est celui qui lui ramène Danny. Cela n’a aucun sens : chez lui, Everett voit à la télé les vidéos de surveillance, puis il entend Blake crier le nom de Danny – enfin, ce n’était pas un cri, c’était un hurlement. De loup.

En parallèle, Harlan continue de draguer, se trouvant un nouveau coup pour la nuit – ou un petit ami puisqu’on l’a vu à plusieurs reprises et que leur relation est pour l’instant plutôt cool. Leur rencard est toutefois interrompu puisqu’il entend Blake hurler et se pointe aussi vite que possible au parking, lui aussi.

Comme Luna y est également et qu’il est donc tout seul désormais, Austin a l’occasion de donner le dessin de Luna à Prisha – pour Ramsey. Eh, j’ai vraiment appris tous les noms des personnages cette fois. Le cliffhanger de l’épisode est toutefois ailleurs : Ramsey continue de mener son enquête et trouve un arbre plein de sang, alors que le loup-garou entraîne le cadavre de Miller tout en haut d’un échafaudage pour mieux s’en débarrasser ensuite et le mettre sur un tas de cadavres. Charmant.

The Watchful Eye – S01E06

Épisode 6 – Save New-York – 16/20
J’ai eu plus de difficultés à entrer dans l’épisode cette semaine… Mais je suis content de m’être forcé à rester devant parce que la deuxième partie était bien plus prenante. On sent qu’on est probablement sur une première moitié de saison et qu’on atteint un pic dans certaines intrigues. Je suis curieux de voir les réponses aux questions qui se posent de plus en plus. L’évolution des relations entre les personnages est clairement peaufinée pour se rendre dans la même direction.

Spoilers

Elena s’inquiète pour son frère, mais elle garde son rôle de nounou alors qu’une soirée de gala se prépare.

You deserve a fairytale ending.

J’aime tellement la série que je la fais passer en priorité sur tous les autres hebdos que j’ai en retard, oui. C’est plutôt un excellent signe pour elle, je suppose. Pourtant, elle est loin de me récompenser de ma fidélité avec son titre d’épisode digne d’un « save the cheerleader » et sa première scène qui nous ramène encore Scott.

Il a beau avoir expliqué à Elena qu’il était un simple cousin d’Allie, je continue de ne pas réussir à lui faire confiance. Je le déteste, c’est trop tard pour y changer quoique ce soit, vraiment. Malheureusement, il semblerait que pour Elena aussi, ce soit trop tard : elle lui fait de nouveau confiance et semble vraiment l’aimer, même en plein milieu d’une dépression bien justifiée. Yep, son frère est menacé par on ne sait pas trop qui et ça ne la rassure pas.

Scott lui assure pourtant qu’il n’y aura pas de souci, parce qu’il surveille aussi son frère désormais… mais je n’ai pas confiance en lui, donc. Merci Roman de le dire aussi à Elena : elle ferme trop les yeux sur ses agissements depuis le début de la saison. Il a bien raison, mais elle ignore totalement ses avertissements. Pourtant, il lui rappelle que personne ne devrait être en-dehors de ses soupçons. Mieux encore : il lui explique qu’ils feraient mieux de se barrer du Greybourne.

Bon, il n’est peut-être pas tout à fait sincère lui non plus, parce que quelques instants auparavant, il était en train de draguer sévère Bennet en lui donnant le courrier de ses parents. Quoiqu’il en soi, Elena décide de rester parce que Scott lui promet une fin merveilleuse à la Cendrillon avec son rubis. Elle monte donc à Matthew son courrier, elle aussi. Roman ne sait probablement pas l’importance de ce qu’il lui donne : le tampon scellant l’enveloppe est le fameux œil qu’Elena avait repéré dans le sous-sol. Le sous-sol ? On apprend de Roman que plein de gens y ont un accès régulier, finalement – même le mari de Tory.

L’enveloppe est finalement une simple invitation à un gala, gala qui se nomme « Save New-York » et qui est juste un prétexte pour une soirée bien guindée et quelques donations généreuses. Elena est évidemment plus qu’intéressée par l’événement, parce qu’elle est persuadée de pouvoir y trouver des informations sur la personne qui menace son frère. Elle espère aussi que Roman pourra fouiller l’appartement de Mrs Ivey, invitée au gala, pendant qu’elle y jouera les espionnes. Elle lui montre même comment s’y rendre grâce à l’escalier pourri et secret de l’épisode précédent.

Bien que peu convaincu par le plan, Roman accepte de se laisser faire. Elena n’a plus qu’à trouver une bonne excuse pour se rendre au gala, sans invitation. C’est assez sympa à voir, surtout quand elle espère l’air de rien que Tory pourra lui venir en aide. Ce n’est évidemment pas le cas : Tory n’a toujours aucune sympathie pour Elena – mais alors vraiment aucune.

Grosso modo, on se retrouve avec Elena qui apprend plein de choses sur Tory, mais la réciproque est loin d’être vrai. Quant à Tory, elle se garde bien de révéler à Elena qu’elle a le costume de Matthew avec elle. C’en est triste comme elle s’accroche à lui, mais même son mari semble trouver ça banal. Bon, il lui dit bien de ne pas le faire et d’arrêter parce que ça fait six mois… m’enfin. Elle le fait quand même.

Tout cela ne résout pas les deux problèmes d’Elena, cependant. Tout d’abord, elle doit se débrouiller pour déverrouiller la porte qui mène à l’appartement de Mrs Ivey depuis l’intérieur de ce que Roman décrit comme une forteresse imprenable. Elle n’a pourtant aucun mal à le faire en emmenant Jasper sur place pour une leçon de piano. Comme à son habitude, Elena en profite ensuite pour errer dans l’appartement et trouver la poignée de la porte secrète.

Alors, OK, mais pardon, autant fouiller l’appartement tant qu’elle y est. Elle a au passage une conversation avec Mrs Ivey qui permet de constater que cette dernière est atroce avec ses employés, qu’elle adore la couleur rouge rubis (ben tiens !) et qu’elle compte toujours sur Elena pour lui rendre des comptes sur la vie de Matthew. Elle entend bien le voir rester célibataire, aussi, parce qu’elle ne veut pas voir l’argent Greybourne s’éparpiller chez d’autres femmes vénales qui pourraient vouloir se marier avec lui. Soit.

Je trouve ça un peu abusé qu’Elena gagne si vite sa confiance, mais admettons. Tout ça devrait rappeler à Elena qu’elle a des ennemis partout – et il serait donc temps qu’elle arrête de parler aussi peu discrètement dans les couloirs de l’immeuble.

Pour son second problème, l’entrée au gala, Elena finit par retrouver Ginny dans le couloir qui mène chez elle. Et ça tombe bien : elle apprend que les Chan sont malades et ne pourront pas se rendre à la soirée de gala de l’année. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’Elena parvienne à la convaincre de se rendre à la soirée, qui est de toute manière une soirée masquée.

C’est bien pratique, mais bon, elle a toujours des yeux de deux couleurs différentes, hein. J’aime beaucoup son masque et sa couleur de cheveux, cela dit. Elena se rend à la soirée avec Ginny, donc, mais aussi avec Kim qui a ses entrées dans une boutique de costumes qui permet de donner le change pour cette soirée masquée avec thématique années 20, forcément. Les trois amies se retrouvent à danser ensemble sur la piste… jusqu’à ce que Matthew les interrompent : il a reconnu Elena en lui rentrant dedans par accident et il compte bien avoir une petite danse avec elle.

Je commence à douter sérieusement de lui – un de plus. Il est trop sympathique avec Elena, je trouve : il lui promet de ne parler à personne du fait qu’elle a volé des places pour s’incruster à la soirée. C’est un peu abusé.

Autrement, durant le gala, Tory semble oublier de porter son masque, mais c’est tant mieux. Elle se fait menacer de manière peu discrète par Otis qui espère que la soirée de son mari sera aussi bonne que prévu. Otis enchaîne ensuite avec d’autres menaces, envers Matthew cette fois. Elena entend tout bien sûr, mais je ne sais pas trop ce que c’est censé nous apporter pour la suite.

La seule chose vraiment sûre est que Dick, le mari de Tory, est absent lors du discours de Mrs Ivey pour remercier tous les donateurs du gala. Elena se décide donc à prendre en filature Otis pour en savoir plus, ce qui la mène à découvrir que Dick se fait torturer au sous-sol du bâtiment. Elle n’a pas le temps d’en voir beaucoup : Scott débarque dans son dos pour la protéger. MOUAIS. Qu’est-ce qu’il fout là encore, lui ?

Elena prend la seule bonne décision de l’épisode durant cette scène : elle rompt avec Scott. Oh, je me doute que ça ne durera pas, mais je vous propose qu’on savoure tous cet instant pour le moment. Elle le dégage donc, mais assure qu’elle finira tout de même le job, même si elle voulait l’arrêter en début d’épisode. Ce qui la motive ? Son inquiétude de voir les riches s’en sortir toujours et dégager les plus pauvres autour d’eux. Certes.

Quand je dis que c’est la seule bonne idée d’Elena ? Elle enchaîne les boulettes, franchement. Ginny se fait griller par Tory durant le gala, parce qu’elle récupère rapidement son téléphone, inquiète de ne pas retrouver Elena… Qui s’est déjà barrée en apprenant que son premier téléphone avait été récupéré par quelqu’un d’autre qu’elle alors qu’elle en avait besoin pour prévenir Roman que Mrs Ivey rentrait chez elle.

Ben oui, pendant ce temps, Roman fouille l’appartement de Mrs Ivey, pas vrai ? Eh bien… Pas vrai. Il en profite pour draguer un peu plus Bennet. Elle l’a invité à un rencard (le premier ? C’est un point de Bingo Séries, je crois) comme ses parents sont au gala, évidemment. Comme ils ont peu de temps devant eux, ça se termine très vite en baisers entre eux. Allez savoir où est Darcy, du coup. En tout cas, Roman oublie vite sa mission pour coucher avec Bennet, mais il est loin d’être subtil pour autant. Quand elle lui parle d’Elena, parce qu’elle voit bien qu’ils passent du temps ensemble, il s’inquiète soudainement de retrouver son portable. Comme par hasard.

Il ment super mal, pour ne pas arranger les choses, prétextant un problème familial le forçant à partir quand Bennet préférerait passer du temps avec lui. Elle surveille donc ce qu’il fait en sortant de son appartement, n’appréciant pas de le voir prendre l’ascenseur pour monter et non descendre comme il lui a dit.

Elle décide finalement d’en avoir le cœur net et prend l’ascenseur pour monter à son tour au dernier étage. Dans l’ascenseur, elle tombe sur Elena, ce qui est loin de dissiper ses doutes, d’autant qu’Elena a toujours sa robe de gala. Une fois au dernier étage, elle est peu rassurée de retrouver Roman qui improvise un problème de rats pour justifier sa présence. MOUAIS. Il ne sait toujours pas mentir et il ne trouve aucun mensonge satisfaisant pour se couvrir.

Quand il envisage de dire la vérité, Elena décide donc de faire croire à Bennet que Roman et elle ont une liaison, parce qu’elle considère que c’est plus simple comme ça. Après avoir perdu Elliot la semaine dernière et Scott quelques minutes plus tôt, Elena perd donc Roman, extrêmement vexé de voir Elena sacrifier son début de relation comme ça. En plus, il lui assure ne pas la reconnaître.

C’est à peu près ce que lui dit également Ginny quand elle rentre enfin au Greybourne pour mieux se rendre compte qu’Elena y est déjà. Elle est légitimement énervée puisqu’elle est sur le point de perdre son job, probablement. On doute que Tory ne révèle pas toute l’histoire aux employeurs de Ginny, effectivement.

Cependant, Elena a encore une vraie excuse : elle a perdu son téléphone et c’est pour cela qu’elle n’a pas pu répondre aux appels de Kim et Ginny. Pour confirmer ses dires, Ginny reçoit justement un message du téléphone d’Elena : un message pour les faire chanter, photo à l’appui. Allons bon.

The Watchful Eye – S01E05

Épisode 5 – Stairway to Eleven – 16/20
Il est possible que la série prenne un tournant avec cet épisode, parce que j’ai eu l’impression, à plusieurs reprises, que la narration se complexifiait un peu trop avec ses révélations successives. En soi, ce n’est pas un problème, mais ça peut le devenir quand ça finit par manquer de crédibilité. Et puis, à force de me rendre parano, elle réussit aussi à me faire décrocher : au lieu de m’attacher à certains personnages, j’attends le twist qui me fera changer d’avis sur eux.

Spoilers

C’est l’anniversaire de mort d’Allie.

I’m just trying to control one small thing in a universe of chaos, okay ?

Ma semaine est passée trop vite, mais vous vous doutez bien que je n’allais pas laisser de côté trop longtemps ma nouvelle série préférée. Oui, il y a d’autres hebdos qui passent à la trappe et du retard qui s’accumule, mais je tiens à rester à jour pour celle-ci au moins. En espérant qu’elle ne sera pas sauvagement annulée sans fin après tant d’efforts de mon côté.

Pfiou, j’en suis à un stade où je considère faire des efforts quand je me maintiens à jour dans une série, c’est déprimant à force, surtout que je suis en vacances, quand même ! BREF, toutes ces considérations intéressent peut-être de plus anciens lecteurs réguliers qui n’ont plus les 500 mots à se mettre sous la dent, mais les autres sont uniquement là pour la critique.

Il est temps de s’y mettre. L’épisode commence par un flashback nous présentant plus en détail la relation entre Scott et la mère de Jasper. Pour son anniversaire à elle, cette dernière a emmené son fils à un aquarium où Scott est venu la voir. Loin d’être un ami, il semble plutôt lui mettre la pression comme il le fait à Elena désormais. Il veut s’assurer qu’elle parle de quelque chose à quelqu’un, probablement Matthew. C’est intéressant de voir cette partie de l’épisode, parce que ça ajoute au mystère.

Par contre, ça nous donne trop d’éléments par rapport à Elena. En effet, dans le présent, elle est coincée puisqu’elle découvre Scott en train de parler avec Matthew. Jasper l’aperçoit et le qualifie d’ami de sa mère, mais Elena, bien qu’elle vérifie l’information auprès de Jasper, est assez maligne pour ne pas le souligner ensuite à Scott. Au lieu de ça, elle préfère le menacer et lui demander de ne plus revenir quand elle le raccompagne à l’ascenseur, tout en maintenant sa couverture face à Matthew.

Scott ? Il justifie sa présence comme il le peut : il explique être là pour boucler son enquête sur l’incident qui a eu lieu dans le hall de l’immeuble. Ce n’est pas bien clair, mais ça semble suffire à tout le monde. Pas à Elena, cependant. Elle interroge Jasper, l’air de rien, pour en savoir plus et a rapidement la certitude qu’il ne ment pas – parce que bon, beaucoup de gens se ressemblent à New-York, mais de là à ce qu’il est un sosie flic, hein.

Inévitablement, Elena décide de jouer avec cette nouvelle carte : elle garde bien précieusement l’information et rentre chez Scott pour en apprendre plus. Arf. Je le déteste ce type, je ne comprends pas comment elle peut être en couple avec, franchement. Pour le moment, son but est malin cependant : elle couche avec et profite de le laisser bien fatigué pour fouiller l’appartement. Il a tout de même un sommeil de plomb, parce qu’elle réussit à fouiller toute la chambre hein.

Elle trouve le coffre dans lequel il garde son arme et un dossier complet sur Allie et sur sa mère. Bon, c’est louche, mais pas plus que ça pour le moment. Il serait plus intéressant de savoir les liens qu’ils ont entre eux. J’espère que la série n’ira pas trop loin dans ce genre de révélations, parce que ça peut parfois casser la crédibilité du truc – d’ailleurs, je tiens à souligner que je sens de moins en moins le personnage de Ginny. Elle en sait trop, elle fouille trop elle aussi.

Le lendemain, Elena reprend toutefois son job de nourrice, donc elle passe le reste de la nuit à dormir, j’imagine. Le lendemain n’est pas une journée anodine pour la famille, en plus : elle retrouve Tory en plein préparatifs de petit-déjeuner. C’est en effet l’anniversaire d’Allie – ou ça l’aurait été si elle avait été en vie.

Matthew essaie d’en faire une journée comme les autres (mais prévient tout de même Elena avant), quand Tory fait l’exact inverse. Jasper ? Il se confie à Elena, qui en profite pour le cuisiner à nouveau sur le Greybourne. On comprend donc qu’il a bien une cachette secrète quelque part dans l’immeuble, mais pour l’instant, nous n’en apprenons pas beaucoup plus. Elena lui dit qu’il est important d’avoir un secret… quand plus tard, elle se plaint du secret de Scott auprès de Ginny.

Yep. Je vous dis : je ne la sens pas, elle en sait trop. Elle interroge Elena sur Scott, parce qu’elle l’a vu au bar avec elle, puis dans l’immeuble. Elena est bien forcée de lui dire qu’il s’agit de son copain, mais qu’il lui cache un secret et qu’elle n’est plus si sûre d’elle. C’est intéressant, je trouve, mais je ne lui fais plus confiance.

La cachette secrète de Jasper et sa mère ? Elena semble la trouver grâce à une bille lancée dans le couloir – de manière mystérieuse. Sous les marches du couloir, elle trouve en effet un couloir qui mène à un appartement où elle entend quelqu’un jouer du piano. Elle manque de peu de se faire surprendre, avant d’expliquer à Morgan qu’elle soupçonne désormais Mrs Ivey d’avoir le rubis. Ah tiens ?

C’est une idée intéressante car c’est un personnage mystérieux dont on ne sait pas encore grand-chose, mais j’ai du mal à voir le lien. Et puis, j’aurais aimé en savoir plus sur cette étrange cage d’escalier sous l’escalier, quoi.

On enchaîne toutefois sur totalement autre chose : Tory s’énerve après Matthew car il ne souhaite pas aller au cimetière pour l’anniversaire d’Allie quand elle, elle voulait s’y rendre en famille, avec Jasper. Honnêtement, je pense que son approche est bien meilleure pour le deuil, mais qu’il ne faut pas que ça vire à l’obligation pour autant. Elena semble du même avis et tente de le faire comprendre à Matthew, évoquant au passage le décès de son père. Bim, la voilà qui est orpheline aux yeux de son boss, désormais.

Elle marque toutefois des points à ses yeux et il se met ensuite en quête de se réconcilier avec Tory. Bon courage, ça ne me paraît pas simple du tout. Cela permet au moins une nouvelle scène avec Amy Acker qui, comme toujours, est exceptionnelle dans cet épisode. J’ai adoré la voir faire la cuisine pour passer ses nerfs et être nostalgique sur le banc d’un parc. Je trouve que ça lui va vraiment bien comme rôle, finalement.

On découvre au passage que Tory espérait à un moment se mettre en couple avec Matthew – mais elle était en couple avec Otis elle-même, rendant cela impossible. Elle lui fait alors comprendre qu’elle regrette ses choix passés. C’est bizarre, quand même, parce que c’est son beau-frère. C’est aussi bizarre parce qu’apparemment, le banc du parc sur lequel elle est assise a été le banc sur lequel toute sa vie a eu lieu. Franchement : c’est là qu’elle a su pour Allie et Matthew, c’est là qu’elle vient après les enterrements, c’est là qu’elle apprend tout, finalement.

Sans trop de surprise, Tory est donc un personnage au passé plus complexe qu’il n’y paraît et les réconciliations avec Matthew ne sont pas si compliquées que ça, finalement. Les deux se rendent ensuite à l’aquarium où Elena a justement décidé d’emmener Jasper en souvenir de sa mère. Cela permet au trio familial de partager un cupcake d’anniversaire et un joli moment, honnêtement. Elena y est en trop, si vous voulez mon avis (et vous le voulez si vous êtes là, non ?).

Pourtant, c’est elle qui a eu l’idée de l’aquarium et du cupcake. Elle a même envoyé Ginny chercher les cupcakes sur son après-midi de libre. Pas de quoi s’inquiéter : Ginny en a profité pour un rencard avec Kim, tant qu’à faire. Bon, elles n’appellent pas encore ça un rencard, mais il est évident pour tout le monde que c’en est un, hein.

Après tout ça, Tory, Jasper et Matthew rentrent à l’hôtel. Ils tombent sur Dick, le mari de Tory, qui avoue être allergique aux fruits de mer, ce qui aura son importance quand il se fera tuer. Cela ne devrait plus tarder : la série a besoin d’être relancée, non ? En plus, il a maintenant une bonne raison d’être assassinée, parce qu’on lui propose une place plus élevée dans la hiérarchie des familles du Greybourne. Cela ne peut pas être une réplique accidentelle, hein.

De son côté, Elena se rend plutôt chez Scott, encore, pour le confronter. Elle a trouvé dans le dossier qu’il gardait sur Allie une note, écrite par Allie elle-même, à l’intention de Scott, avec tout son amour. C’est gênant comme tout pour Scott, en théorie. Pourtant, il a une jolie réponse à apporter à Elena : Allie était sa cousine. Humph. Je le savais que ça allait aller trop loin dans les révélations. Bon, donc, la mère de Scott est de la famille Greybourne, mais personne ne l’a vue depuis qu’elle était un bébé, et hop, ça justifie toute sa vendetta contre l’immeuble. Il veut récupérer la part de fortune qui lui revient.

Comme il dit enfin toute la vérité à Elena et qu’il lui promet qu’il est tombé amoureux d’elle depuis qu’il la connaît, Elena se sent forcée de lui avouer la vérité elle aussi. Elle décide donc de l’emmener dans l’appartement secret du sous-sol du bâtiment. Pas de chance pour elle, l’appartement n’existe plus : il a été entièrement refait. Elle était pourtant sûre qu’il s’agissait d’un endroit pour des réunions secrètes et maintenant, elle se sent complètement folle de voir qu’il n’y a plus de trace de tout ce qui a existé – même du compartiment secret.

Seulement voilà, Scott finit par la croire quand ils se rendent compte que sur un des murs de l’appartement, repeint à blanc, il reste tout un tas de photos accrochées. Des photos d’Elena, d’une part, mais aussi de son frère, d’autre part. AH. Voilà donc le petit frère en danger, désormais. J’imagine qu’il vaut mieux éviter de fouiller chez les riches en fait.

Autrement, du côté des intrigues secondaires qu’Elena gère toujours bien, il faut noter qu’elle conseille à Eliot de ne pas offrir le collier qu’il a acheté à D’Arcy. Oui, Eliot y va trop fort selon elle, et je crois bien qu’elle a raison. C’est important de faire des cadeaux à l’autre, mais dès le début de la relation, sans raison valable… ça paraît extrêmement needy. Eliot reproche ensuite à Elena le fait que D’Arcy soit énervée après lui parce qu’il ne répond pas à ses textos. Il m’a fait rire, mais j’imagine que tout ça est une graine pour de futurs rebondissements. La série est un brin complexe à suivre, tout de même.

That ’90s Show – S01E10

Épisode 10 – Kids in America – 19/20
Il s’agit très clairement du meilleur épisode de la saison. Le rythme y est bien meilleur, les gags fonctionnent, les personnages sont enfin attachants (bon, il y a bien une exception) et les retours d’anciens personnages ne semblent plus aussi forcés qu’avant. Peut-être que c’est le fait de savoir qu’on va quitter Point Place pour un long moment, mais vraiment, j’ai retrouvé de bonnes vibes avec cet épisode… et j’ai presque regretté qu’on y fasse tant référence à la série d’origine, parce que ça y est, j’accroche au présent. Enfin, aux années 90.

Spoilers

Leia s’apprête à quitter la maison de ses grands-parents et doit dire au revoir à tout son groupe d’amis.

There was a fly on my junk.

Contre toute attente, Fez est également de retour dans cet épisode. Je ne pensais pas du tout qu’on le reverrait, mais ça m’a fait sacrément plaisir. Il est toujours capable de me faire rire à quasiment chacun de ses gags, que ce soit quand il se retrouve nu devant Red par accident ou quand il explique qu’enfiler un pantalon est trop compliqué pour lui – et sortir un billet de sa poche aussi.

Fez est de nouveau en couple avec Sherri, parce qu’ils se sont croisés au restaurant et que bon, pourquoi pas. C’est une bonne chose de retrouver Fez et c’était marrant de le voir vouloir impressionner Sherri par tous les moyens. L’avantage, c’est que ça permet de laisser la possibilité de le retrouver aussi en saison 2, j’imagine.

Bon, en attendant, il passe son épisode à vouloir régler les problèmes de Sherri, ce qui serait plus simple si son propriétaire n’était pas… Fenton. Ah, Jim Rash. Quel plaisir ! Bon, forcément, Fenton décide d’augmenter le loyer de Sherri et Fez d’aller dans le sous-sol des Forman pour se droguer. Il n’a plus son gang, mais il y a toujours Nikki et Ozzie pour ça. Définitivement, voir Ozzie et Fez interagir confirme qu’Ozzie n’est pas à la hauteur du tout, mais bon. C’était sympa, surtout qu’on se retrouve alors avec un flashback de la série d’origine – Eric, Jackie et Kelso reprennent une scène culte sans être vraiment là. On termine par Donna et Fez ensemble… Ah la nostalgie prend.

La conclusion de cette intrigue est simple, avec Fez qui offre des cheveux à Fenton en échange de travaux gérés par Fenton lui-même chez Sherri. Clairement, ça laisse une porte ouverte pour une présence de Fez en saison 2, et c’est tant mieux. Le retour du reste du gang serait sympa aussi, parce que certains n’ont vraiment fait que des apparitions.

Et sinon, du côté des ados ? Dès le départ de l’épisode, on nous fait bien comprendre que nous sommes sur une fin de saison. Ce sont les derniers instants de Leia chez ses grands-parents, alors elle fait une fête avec tous ses amis, stressant de savoir quoi faire des vingt-quatre dernières photos de son appareil. Dommage qu’elle en prenne une des fesses d’Ozzie.

En tout cas, le rythme est clairement accéléré dans cet épisode : Jay nous offre même un « BUUUURN » largement attendu – bordel, qu’il ressemble à Kelso – quand Nate se fait avoir par ses propres mots, comparant son fut de bière à un bébé qu’il vient de faire tomber dans les escaliers… comme sa mère l’avait fait tomber d’après Gwen. Franchement, je me demande pourquoi les scénaristes se sont subitement réveillés avec ce début d’épisode, mais l’alchimie entre tous les personnages semble enfin là.

Outre l’aspect festif (des années 90 hein), l’épisode gère en effet beaucoup mieux les dynamiques entre tous les personnages. C’est peut-être davantage copié de la série d’origine, mais ça fonctionne si bien que ça va être dur de les quitter. Bon, ça va être moins dur pour Leia, surtout quand elle apprend par Nate, devant tout le monde, que Jay va la larguer.

Il faut dire que Nate pensait que c’était déjà fait évidemment. Tout le monde se met aussitôt à commenter la situation – Ozzie a bien sûr son avis sur la question, puisqu’il a Etienne au Canada… et il m’a fait rire, merde ? – mais Leia vit très mal ce qu’il se passe. C’est plutôt logique. Elle m’a fait délirer avec sa bombe de fromage (je ne veux même pas savoir, la chantilly ça passe, mais du fromage sous cette forme ?) et la scène était excellente.

Cela permet aussi un bon quiproquo le lendemain quand Kitty est heureuse car sûre que sa petite fille reviendra vite la voir : son petit-ami est là, sa meilleure amie est là, sa salade de patates préférée est là. Bon, ça c’est ce que pense Kitty jusqu’à ce que Gwen lui annonce la rupture, une dispute entre elles et la salade de patate qui a rendu malade Leia.

Kitty essaie donc d’aller lui parler… mais ça fait plus mal qu’autre chose d’entendre sa petite-fille dire qu’elle veut quitter ce trou paumé. La pauvre n’était pas prête à ça, mais en même temps Donna qui revient plus tôt que prévu n’était prête à entendre que sa fille avait un petit ami dont le nom de famille est Kelso. C’était marrant à voir, jusqu’à ce que l’humour autour des Kelso devienne gênant : à quel moment une mère et sa fille commentent comme ça les cheveux de toute une famille ? Enfin, je veux dire… C’est bizarre non ? Bon qu’importe. L’essentiel, c’est que Donna est toujours aussi géniale et conseille à sa fille de parler avec ses amis avant de quitter Point Place.

Leia décide donc d’aller parler à Gwen, avec qui elle s’est engueulée la veille parce qu’elle approuvait la décision de Jay, pour au moins lui dire au revoir. Comme Gwen est partie lui chercher un cadeau, Leia se retrouve à parler avec Nate. Et à nouveau, comme dans l’épisode précédent, voir ces deux personnages ensemble fonctionne complètement. Ils ont une alchimie de dingue, bien plus que Leia et Jay.

Là, vraiment, la série est géniale : elle réussit à surprendre vraiment pour ses derniers épisodes. Ce duo n’a jamais été ensemble de toute la saison et à aucun moment on n’aurait pu le voir arriver avant l’épisode précédent. C’est une excellente chose et ça donne encore plus envie d’une saison 2. Gwen surprend Nate et Leia sur le point de s’embrasser, et elle… finit par être OK avec l’idée ? C’est dingue. On parle donc du copain de Nikki, du frère de Gwenn, du meilleur ami de Jay. C’est mal barré, cette affaire.

Les deux sont de vrais romantiques qui s’ignoraient depuis le début de l’été… alors ça donne envie de les voir ensemble. C’est triste comme tout, parce qu’en parallèle, Kitty fait tout ce qu’elle peut pour que Jay vienne s’excuser près de Leia et tente une relation à distance. C’est inattendu, mais il le fait donc en fin d’épisode, embrasse Leia et lui fait promettre de réfléchir à une relation à distance. Ah s’il savait.

C’est toutefois l’heure des au revoirs, sans certitude pour le casting de se retrouver pour une saison 2. Je suis bien content de savoir qu’il y en aura une, moi, car ça m’aurait laissé un vrai goût de trop peu. En effet, Gwen et Leia se disent au revoir, Gwen gérant totalement la situation avec Jay en temporisant les choses comme il faut. Nikki prend alors la dernière photo et est super sympa avec Leia… qui s’excuse donc de ce qu’elle lui fait – Nate n’a absolument pas trompé Nikki cependant, même s’il était sur le point de le faire.

La dernière scène est vraiment sympathique – même si je suis toujours aussi soulé par le surjeu et la surdramatisation d’Ozzie. Leia et Donna repartent vers Chicago avec la meilleure bande son possible. Le générique de fin donne un véritable sentiment de nostalgie, celui que j’attendais, parce que Kids in America sonne vraiment années 90 et que les photos prises par Nikki (soi-disant) sont toutes excellentes. J’ai hâte de revenir à Point Place pour une saison 2 !

EN BREF – La série a mis beaucoup de temps à trouver son indépendance par rapport à la série d’origine, mais aussi à trouver son propre rythme. Beaucoup de tentatives sont faites au cours des dix épisodes et elles sont loin d’avoir toutes été réussies. Pourtant, il y a de vraies bonnes idées et une vraie volonté de bien faire qui se ressent. L’humour est présent, je pense avoir ri au moins une fois à chaque épisode, et parfois beaucoup plus.

Bien sûr, Kitty et Red ont porté à bout de bras une énorme partie de la saison et les tests ont rendu insupportables certains personnages. Sur les deux ou trois derniers épisodes, l’alchimie est cependant enfin là et beaucoup de choses semblent moins forcées. Certains personnages ont commencé à être appréciables grâce à ça – on sentait qu’ils prenaient peu à peu leur indépendance des stéréotypes dans lesquels ils étaient enfermés au départ, parfois en renforçant le stéréotype d’ailleurs.

Qu’importe, tant que ça fonctionne ! Cela donne vraiment envie d’une saison 2, confirmée par Netflix. J’imagine que ça vaut le coup d’être en retard dans son visionnage, rien que pour ça. Bref, je suis content que Netflix se lance dans ce revival que je voyais vraiment d’un mauvais œil au départ. Je ne sais pas s’ils iront plus loin que la saison 2… mais c’est sympa de savoir qu’on aura encore vingt épisodes de plus à se mettre sous la dent. J’espère que ça ne trainera pas trop à venir.