The Watchful Eye – S01E05

Épisode 5 – Stairway to Eleven – 16/20
Il est possible que la série prenne un tournant avec cet épisode, parce que j’ai eu l’impression, à plusieurs reprises, que la narration se complexifiait un peu trop avec ses révélations successives. En soi, ce n’est pas un problème, mais ça peut le devenir quand ça finit par manquer de crédibilité. Et puis, à force de me rendre parano, elle réussit aussi à me faire décrocher : au lieu de m’attacher à certains personnages, j’attends le twist qui me fera changer d’avis sur eux.

Spoilers

C’est l’anniversaire de mort d’Allie.

I’m just trying to control one small thing in a universe of chaos, okay ?

Ma semaine est passée trop vite, mais vous vous doutez bien que je n’allais pas laisser de côté trop longtemps ma nouvelle série préférée. Oui, il y a d’autres hebdos qui passent à la trappe et du retard qui s’accumule, mais je tiens à rester à jour pour celle-ci au moins. En espérant qu’elle ne sera pas sauvagement annulée sans fin après tant d’efforts de mon côté.

Pfiou, j’en suis à un stade où je considère faire des efforts quand je me maintiens à jour dans une série, c’est déprimant à force, surtout que je suis en vacances, quand même ! BREF, toutes ces considérations intéressent peut-être de plus anciens lecteurs réguliers qui n’ont plus les 500 mots à se mettre sous la dent, mais les autres sont uniquement là pour la critique.

Il est temps de s’y mettre. L’épisode commence par un flashback nous présentant plus en détail la relation entre Scott et la mère de Jasper. Pour son anniversaire à elle, cette dernière a emmené son fils à un aquarium où Scott est venu la voir. Loin d’être un ami, il semble plutôt lui mettre la pression comme il le fait à Elena désormais. Il veut s’assurer qu’elle parle de quelque chose à quelqu’un, probablement Matthew. C’est intéressant de voir cette partie de l’épisode, parce que ça ajoute au mystère.

Par contre, ça nous donne trop d’éléments par rapport à Elena. En effet, dans le présent, elle est coincée puisqu’elle découvre Scott en train de parler avec Matthew. Jasper l’aperçoit et le qualifie d’ami de sa mère, mais Elena, bien qu’elle vérifie l’information auprès de Jasper, est assez maligne pour ne pas le souligner ensuite à Scott. Au lieu de ça, elle préfère le menacer et lui demander de ne plus revenir quand elle le raccompagne à l’ascenseur, tout en maintenant sa couverture face à Matthew.

Scott ? Il justifie sa présence comme il le peut : il explique être là pour boucler son enquête sur l’incident qui a eu lieu dans le hall de l’immeuble. Ce n’est pas bien clair, mais ça semble suffire à tout le monde. Pas à Elena, cependant. Elle interroge Jasper, l’air de rien, pour en savoir plus et a rapidement la certitude qu’il ne ment pas – parce que bon, beaucoup de gens se ressemblent à New-York, mais de là à ce qu’il est un sosie flic, hein.

Inévitablement, Elena décide de jouer avec cette nouvelle carte : elle garde bien précieusement l’information et rentre chez Scott pour en apprendre plus. Arf. Je le déteste ce type, je ne comprends pas comment elle peut être en couple avec, franchement. Pour le moment, son but est malin cependant : elle couche avec et profite de le laisser bien fatigué pour fouiller l’appartement. Il a tout de même un sommeil de plomb, parce qu’elle réussit à fouiller toute la chambre hein.

Elle trouve le coffre dans lequel il garde son arme et un dossier complet sur Allie et sur sa mère. Bon, c’est louche, mais pas plus que ça pour le moment. Il serait plus intéressant de savoir les liens qu’ils ont entre eux. J’espère que la série n’ira pas trop loin dans ce genre de révélations, parce que ça peut parfois casser la crédibilité du truc – d’ailleurs, je tiens à souligner que je sens de moins en moins le personnage de Ginny. Elle en sait trop, elle fouille trop elle aussi.

Le lendemain, Elena reprend toutefois son job de nourrice, donc elle passe le reste de la nuit à dormir, j’imagine. Le lendemain n’est pas une journée anodine pour la famille, en plus : elle retrouve Tory en plein préparatifs de petit-déjeuner. C’est en effet l’anniversaire d’Allie – ou ça l’aurait été si elle avait été en vie.

Matthew essaie d’en faire une journée comme les autres (mais prévient tout de même Elena avant), quand Tory fait l’exact inverse. Jasper ? Il se confie à Elena, qui en profite pour le cuisiner à nouveau sur le Greybourne. On comprend donc qu’il a bien une cachette secrète quelque part dans l’immeuble, mais pour l’instant, nous n’en apprenons pas beaucoup plus. Elena lui dit qu’il est important d’avoir un secret… quand plus tard, elle se plaint du secret de Scott auprès de Ginny.

Yep. Je vous dis : je ne la sens pas, elle en sait trop. Elle interroge Elena sur Scott, parce qu’elle l’a vu au bar avec elle, puis dans l’immeuble. Elena est bien forcée de lui dire qu’il s’agit de son copain, mais qu’il lui cache un secret et qu’elle n’est plus si sûre d’elle. C’est intéressant, je trouve, mais je ne lui fais plus confiance.

La cachette secrète de Jasper et sa mère ? Elena semble la trouver grâce à une bille lancée dans le couloir – de manière mystérieuse. Sous les marches du couloir, elle trouve en effet un couloir qui mène à un appartement où elle entend quelqu’un jouer du piano. Elle manque de peu de se faire surprendre, avant d’expliquer à Morgan qu’elle soupçonne désormais Mrs Ivey d’avoir le rubis. Ah tiens ?

C’est une idée intéressante car c’est un personnage mystérieux dont on ne sait pas encore grand-chose, mais j’ai du mal à voir le lien. Et puis, j’aurais aimé en savoir plus sur cette étrange cage d’escalier sous l’escalier, quoi.

On enchaîne toutefois sur totalement autre chose : Tory s’énerve après Matthew car il ne souhaite pas aller au cimetière pour l’anniversaire d’Allie quand elle, elle voulait s’y rendre en famille, avec Jasper. Honnêtement, je pense que son approche est bien meilleure pour le deuil, mais qu’il ne faut pas que ça vire à l’obligation pour autant. Elena semble du même avis et tente de le faire comprendre à Matthew, évoquant au passage le décès de son père. Bim, la voilà qui est orpheline aux yeux de son boss, désormais.

Elle marque toutefois des points à ses yeux et il se met ensuite en quête de se réconcilier avec Tory. Bon courage, ça ne me paraît pas simple du tout. Cela permet au moins une nouvelle scène avec Amy Acker qui, comme toujours, est exceptionnelle dans cet épisode. J’ai adoré la voir faire la cuisine pour passer ses nerfs et être nostalgique sur le banc d’un parc. Je trouve que ça lui va vraiment bien comme rôle, finalement.

On découvre au passage que Tory espérait à un moment se mettre en couple avec Matthew – mais elle était en couple avec Otis elle-même, rendant cela impossible. Elle lui fait alors comprendre qu’elle regrette ses choix passés. C’est bizarre, quand même, parce que c’est son beau-frère. C’est aussi bizarre parce qu’apparemment, le banc du parc sur lequel elle est assise a été le banc sur lequel toute sa vie a eu lieu. Franchement : c’est là qu’elle a su pour Allie et Matthew, c’est là qu’elle vient après les enterrements, c’est là qu’elle apprend tout, finalement.

Sans trop de surprise, Tory est donc un personnage au passé plus complexe qu’il n’y paraît et les réconciliations avec Matthew ne sont pas si compliquées que ça, finalement. Les deux se rendent ensuite à l’aquarium où Elena a justement décidé d’emmener Jasper en souvenir de sa mère. Cela permet au trio familial de partager un cupcake d’anniversaire et un joli moment, honnêtement. Elena y est en trop, si vous voulez mon avis (et vous le voulez si vous êtes là, non ?).

Pourtant, c’est elle qui a eu l’idée de l’aquarium et du cupcake. Elle a même envoyé Ginny chercher les cupcakes sur son après-midi de libre. Pas de quoi s’inquiéter : Ginny en a profité pour un rencard avec Kim, tant qu’à faire. Bon, elles n’appellent pas encore ça un rencard, mais il est évident pour tout le monde que c’en est un, hein.

Après tout ça, Tory, Jasper et Matthew rentrent à l’hôtel. Ils tombent sur Dick, le mari de Tory, qui avoue être allergique aux fruits de mer, ce qui aura son importance quand il se fera tuer. Cela ne devrait plus tarder : la série a besoin d’être relancée, non ? En plus, il a maintenant une bonne raison d’être assassinée, parce qu’on lui propose une place plus élevée dans la hiérarchie des familles du Greybourne. Cela ne peut pas être une réplique accidentelle, hein.

De son côté, Elena se rend plutôt chez Scott, encore, pour le confronter. Elle a trouvé dans le dossier qu’il gardait sur Allie une note, écrite par Allie elle-même, à l’intention de Scott, avec tout son amour. C’est gênant comme tout pour Scott, en théorie. Pourtant, il a une jolie réponse à apporter à Elena : Allie était sa cousine. Humph. Je le savais que ça allait aller trop loin dans les révélations. Bon, donc, la mère de Scott est de la famille Greybourne, mais personne ne l’a vue depuis qu’elle était un bébé, et hop, ça justifie toute sa vendetta contre l’immeuble. Il veut récupérer la part de fortune qui lui revient.

Comme il dit enfin toute la vérité à Elena et qu’il lui promet qu’il est tombé amoureux d’elle depuis qu’il la connaît, Elena se sent forcée de lui avouer la vérité elle aussi. Elle décide donc de l’emmener dans l’appartement secret du sous-sol du bâtiment. Pas de chance pour elle, l’appartement n’existe plus : il a été entièrement refait. Elle était pourtant sûre qu’il s’agissait d’un endroit pour des réunions secrètes et maintenant, elle se sent complètement folle de voir qu’il n’y a plus de trace de tout ce qui a existé – même du compartiment secret.

Seulement voilà, Scott finit par la croire quand ils se rendent compte que sur un des murs de l’appartement, repeint à blanc, il reste tout un tas de photos accrochées. Des photos d’Elena, d’une part, mais aussi de son frère, d’autre part. AH. Voilà donc le petit frère en danger, désormais. J’imagine qu’il vaut mieux éviter de fouiller chez les riches en fait.

Autrement, du côté des intrigues secondaires qu’Elena gère toujours bien, il faut noter qu’elle conseille à Eliot de ne pas offrir le collier qu’il a acheté à D’Arcy. Oui, Eliot y va trop fort selon elle, et je crois bien qu’elle a raison. C’est important de faire des cadeaux à l’autre, mais dès le début de la relation, sans raison valable… ça paraît extrêmement needy. Eliot reproche ensuite à Elena le fait que D’Arcy soit énervée après lui parce qu’il ne répond pas à ses textos. Il m’a fait rire, mais j’imagine que tout ça est une graine pour de futurs rebondissements. La série est un brin complexe à suivre, tout de même.

That ’90s Show – S01E10

Épisode 10 – Kids in America – 19/20
Il s’agit très clairement du meilleur épisode de la saison. Le rythme y est bien meilleur, les gags fonctionnent, les personnages sont enfin attachants (bon, il y a bien une exception) et les retours d’anciens personnages ne semblent plus aussi forcés qu’avant. Peut-être que c’est le fait de savoir qu’on va quitter Point Place pour un long moment, mais vraiment, j’ai retrouvé de bonnes vibes avec cet épisode… et j’ai presque regretté qu’on y fasse tant référence à la série d’origine, parce que ça y est, j’accroche au présent. Enfin, aux années 90.

Spoilers

Leia s’apprête à quitter la maison de ses grands-parents et doit dire au revoir à tout son groupe d’amis.

There was a fly on my junk.

Contre toute attente, Fez est également de retour dans cet épisode. Je ne pensais pas du tout qu’on le reverrait, mais ça m’a fait sacrément plaisir. Il est toujours capable de me faire rire à quasiment chacun de ses gags, que ce soit quand il se retrouve nu devant Red par accident ou quand il explique qu’enfiler un pantalon est trop compliqué pour lui – et sortir un billet de sa poche aussi.

Fez est de nouveau en couple avec Sherri, parce qu’ils se sont croisés au restaurant et que bon, pourquoi pas. C’est une bonne chose de retrouver Fez et c’était marrant de le voir vouloir impressionner Sherri par tous les moyens. L’avantage, c’est que ça permet de laisser la possibilité de le retrouver aussi en saison 2, j’imagine.

Bon, en attendant, il passe son épisode à vouloir régler les problèmes de Sherri, ce qui serait plus simple si son propriétaire n’était pas… Fenton. Ah, Jim Rash. Quel plaisir ! Bon, forcément, Fenton décide d’augmenter le loyer de Sherri et Fez d’aller dans le sous-sol des Forman pour se droguer. Il n’a plus son gang, mais il y a toujours Nikki et Ozzie pour ça. Définitivement, voir Ozzie et Fez interagir confirme qu’Ozzie n’est pas à la hauteur du tout, mais bon. C’était sympa, surtout qu’on se retrouve alors avec un flashback de la série d’origine – Eric, Jackie et Kelso reprennent une scène culte sans être vraiment là. On termine par Donna et Fez ensemble… Ah la nostalgie prend.

La conclusion de cette intrigue est simple, avec Fez qui offre des cheveux à Fenton en échange de travaux gérés par Fenton lui-même chez Sherri. Clairement, ça laisse une porte ouverte pour une présence de Fez en saison 2, et c’est tant mieux. Le retour du reste du gang serait sympa aussi, parce que certains n’ont vraiment fait que des apparitions.

Et sinon, du côté des ados ? Dès le départ de l’épisode, on nous fait bien comprendre que nous sommes sur une fin de saison. Ce sont les derniers instants de Leia chez ses grands-parents, alors elle fait une fête avec tous ses amis, stressant de savoir quoi faire des vingt-quatre dernières photos de son appareil. Dommage qu’elle en prenne une des fesses d’Ozzie.

En tout cas, le rythme est clairement accéléré dans cet épisode : Jay nous offre même un « BUUUURN » largement attendu – bordel, qu’il ressemble à Kelso – quand Nate se fait avoir par ses propres mots, comparant son fut de bière à un bébé qu’il vient de faire tomber dans les escaliers… comme sa mère l’avait fait tomber d’après Gwen. Franchement, je me demande pourquoi les scénaristes se sont subitement réveillés avec ce début d’épisode, mais l’alchimie entre tous les personnages semble enfin là.

Outre l’aspect festif (des années 90 hein), l’épisode gère en effet beaucoup mieux les dynamiques entre tous les personnages. C’est peut-être davantage copié de la série d’origine, mais ça fonctionne si bien que ça va être dur de les quitter. Bon, ça va être moins dur pour Leia, surtout quand elle apprend par Nate, devant tout le monde, que Jay va la larguer.

Il faut dire que Nate pensait que c’était déjà fait évidemment. Tout le monde se met aussitôt à commenter la situation – Ozzie a bien sûr son avis sur la question, puisqu’il a Etienne au Canada… et il m’a fait rire, merde ? – mais Leia vit très mal ce qu’il se passe. C’est plutôt logique. Elle m’a fait délirer avec sa bombe de fromage (je ne veux même pas savoir, la chantilly ça passe, mais du fromage sous cette forme ?) et la scène était excellente.

Cela permet aussi un bon quiproquo le lendemain quand Kitty est heureuse car sûre que sa petite fille reviendra vite la voir : son petit-ami est là, sa meilleure amie est là, sa salade de patates préférée est là. Bon, ça c’est ce que pense Kitty jusqu’à ce que Gwen lui annonce la rupture, une dispute entre elles et la salade de patate qui a rendu malade Leia.

Kitty essaie donc d’aller lui parler… mais ça fait plus mal qu’autre chose d’entendre sa petite-fille dire qu’elle veut quitter ce trou paumé. La pauvre n’était pas prête à ça, mais en même temps Donna qui revient plus tôt que prévu n’était prête à entendre que sa fille avait un petit ami dont le nom de famille est Kelso. C’était marrant à voir, jusqu’à ce que l’humour autour des Kelso devienne gênant : à quel moment une mère et sa fille commentent comme ça les cheveux de toute une famille ? Enfin, je veux dire… C’est bizarre non ? Bon qu’importe. L’essentiel, c’est que Donna est toujours aussi géniale et conseille à sa fille de parler avec ses amis avant de quitter Point Place.

Leia décide donc d’aller parler à Gwen, avec qui elle s’est engueulée la veille parce qu’elle approuvait la décision de Jay, pour au moins lui dire au revoir. Comme Gwen est partie lui chercher un cadeau, Leia se retrouve à parler avec Nate. Et à nouveau, comme dans l’épisode précédent, voir ces deux personnages ensemble fonctionne complètement. Ils ont une alchimie de dingue, bien plus que Leia et Jay.

Là, vraiment, la série est géniale : elle réussit à surprendre vraiment pour ses derniers épisodes. Ce duo n’a jamais été ensemble de toute la saison et à aucun moment on n’aurait pu le voir arriver avant l’épisode précédent. C’est une excellente chose et ça donne encore plus envie d’une saison 2. Gwen surprend Nate et Leia sur le point de s’embrasser, et elle… finit par être OK avec l’idée ? C’est dingue. On parle donc du copain de Nikki, du frère de Gwenn, du meilleur ami de Jay. C’est mal barré, cette affaire.

Les deux sont de vrais romantiques qui s’ignoraient depuis le début de l’été… alors ça donne envie de les voir ensemble. C’est triste comme tout, parce qu’en parallèle, Kitty fait tout ce qu’elle peut pour que Jay vienne s’excuser près de Leia et tente une relation à distance. C’est inattendu, mais il le fait donc en fin d’épisode, embrasse Leia et lui fait promettre de réfléchir à une relation à distance. Ah s’il savait.

C’est toutefois l’heure des au revoirs, sans certitude pour le casting de se retrouver pour une saison 2. Je suis bien content de savoir qu’il y en aura une, moi, car ça m’aurait laissé un vrai goût de trop peu. En effet, Gwen et Leia se disent au revoir, Gwen gérant totalement la situation avec Jay en temporisant les choses comme il faut. Nikki prend alors la dernière photo et est super sympa avec Leia… qui s’excuse donc de ce qu’elle lui fait – Nate n’a absolument pas trompé Nikki cependant, même s’il était sur le point de le faire.

La dernière scène est vraiment sympathique – même si je suis toujours aussi soulé par le surjeu et la surdramatisation d’Ozzie. Leia et Donna repartent vers Chicago avec la meilleure bande son possible. Le générique de fin donne un véritable sentiment de nostalgie, celui que j’attendais, parce que Kids in America sonne vraiment années 90 et que les photos prises par Nikki (soi-disant) sont toutes excellentes. J’ai hâte de revenir à Point Place pour une saison 2 !

EN BREF – La série a mis beaucoup de temps à trouver son indépendance par rapport à la série d’origine, mais aussi à trouver son propre rythme. Beaucoup de tentatives sont faites au cours des dix épisodes et elles sont loin d’avoir toutes été réussies. Pourtant, il y a de vraies bonnes idées et une vraie volonté de bien faire qui se ressent. L’humour est présent, je pense avoir ri au moins une fois à chaque épisode, et parfois beaucoup plus.

Bien sûr, Kitty et Red ont porté à bout de bras une énorme partie de la saison et les tests ont rendu insupportables certains personnages. Sur les deux ou trois derniers épisodes, l’alchimie est cependant enfin là et beaucoup de choses semblent moins forcées. Certains personnages ont commencé à être appréciables grâce à ça – on sentait qu’ils prenaient peu à peu leur indépendance des stéréotypes dans lesquels ils étaient enfermés au départ, parfois en renforçant le stéréotype d’ailleurs.

Qu’importe, tant que ça fonctionne ! Cela donne vraiment envie d’une saison 2, confirmée par Netflix. J’imagine que ça vaut le coup d’être en retard dans son visionnage, rien que pour ça. Bref, je suis content que Netflix se lance dans ce revival que je voyais vraiment d’un mauvais œil au départ. Je ne sais pas s’ils iront plus loin que la saison 2… mais c’est sympa de savoir qu’on aura encore vingt épisodes de plus à se mettre sous la dent. J’espère que ça ne trainera pas trop à venir.

That ’90s Show – S01E09

Épisode 9 – Dirty Double Booker – 17/20
Franchement… La série fonctionne. En fait, la saison est même trop courte. Je sais qu’il me reste un épisode, mais je trouve qu’ils ont enfin trouvé un rythme de croisière où les personnages sont suffisamment établis pour que les gags commencent à faire rire sans que ce ne soit gênants de les voir être caricaturés. Si je n’ai pas forcément la nostalgie des années 90 que je pensais avoir face à la série, je trouve quand même que c’est divertissant et réussi comme revival.

Spoilers

Kitty envisage de reprendre le travail alors que Leia est divisée entre amour et amitié.

Tuna forget your resume.

Les adolescents sont paniqués et déprimés par la rentrée qui approchent, à l’exception de Nikki. Décidément, elle commence à me plaire cette Nikki. Je ne comprends pas comment elle a pu être inutile pendant sept épisodes et comment d’un coup, elle arrive à me faire à peu près rire. Même Ozzie a réussi à me faire sourire dans la première scène, cela dit, donc ça en dit long sur mon état de fatigue, j’imagine. Cela n’a pas empêché les rires de me déranger.

Bref. Reprenons la critique : Leia se retrouve partagée bien malgré elle quand Jay lui propose, pour leur dernier samedi, un pique-nique romantique. Elle accepte immédiatement, avant que Gwen lui rappelle qu’elles devaient passer ce samedi-là ensemble. Bon, on est sur une situation classique de comédie, donc.

En parallèle du dilemme de Leia, nous suivons aussi Jay donner des cours de musculation à Nate… et pfiou, c’était si années 90. Les looks, la manière de filmer, les plans proposés… C’était naze comme tout, mais c’était très années 90. Et puis, à force d’avoir les épisodes qui passent, il faut bien reconnaître que je commence à apprécier Jay. Je ne pensais vraiment pas que ce serait possible.

En même temps, à chaque fois que je le pense, je change d’avis. Il reste le fils de Kelso après tout, et il a donc toujours la capacité d’être idiot et c’est insupportable. Il emmène donc Leia en rencard dans la forêt pour mieux voir le rocher de la Baise. Sinon, la série nous ramène Leo, allons savoir pourquoi, mais comme Netflix l’avait spoilé par sa miniature, ben… pas de surprise.

Le problème, surtout pour Leia, est que Jay se perd en route. Le pique-nique dure donc bien plus longtemps que prévu… et on se demande combien de temps il devait durer, hein. Je veux dire, elle est en retard avant même de le commencer – et tout ce qu’ils ont comme bouffe, ce sont des canettes de coca.

Malgré tout, Leo leur donne sa voiture pour qu’ils puissent rentrer plus vite. Cela n’empêche pas Leia d’être en retard… et Gwen ne le supporte pas. Elle est totalement insupportable dans cet épisode, franchement : elle veut absolument passer du temps avec sa nouvelle meilleure amie, je comprends, mais de là à lui reprocher de passer du temps avec son copain pour leur dernier week-end, c’est bon, quoi.

Elle en est au stade où elle fait virer Leia du country club où ils devaient passer la journée. Ce n’est pas cool du tout, et ça fait que Leia se retrouve à rentrer chez elle pour passer du temps avec Nate. Après une journée d’entraînement intensif, le pauvre Nate est complètement courbaturé de partout. Cela a apporté quelques gags pendant l’épisode, plus ou moins bons, et ça permet une jolie scène où Nate est malin. Incroyable, non ?

Il explique donc à Leia qu’elle manquera beaucoup à Gwen, plus que ce qu’elle peut imaginer. En effet, Gwen n’est pas si populaire et cool que ça au lycée apparemment, Leia ne sera donc pas la seule à se sentir isolée et invisible. Cela mène à une réconciliation facile entre les filles et me pose vraiment problème : Leia affirme à Gwen qu’elle est sa meilleure amie… et je ne vois pas pourquoi. Enfin, je veux dire, elles ont passé un été ensemble, je veux bien, mais elles ont été trop vite présentées comme amies par les scénaristes.

Sans la moindre surprise, l’épisode termine par un cliffhanger qu’on a tous vu venir depuis que Leia et Jay se sont mis à flirter ensemble : Jay se rend compte que Leia va repartir à Chicago et qu’il n’est peut-être pas fait pour une relation longue distance. Comment faire ?

Je le comprends, c’est un secret que je n’ai pas percé non plus. Autrement, dès le début de l’épisode, les scénaristes ont pris la décision de séparer Nikki du reste du groupe, parce qu’elle les trouvait trop idiots et qu’elle, elle était pressée de retourner à l’école. Cela lui donnait définitivement un côté Jackie, mais en même temps, c’était plutôt bienvenue de la voir avoir avec des scènes avec Red et Kitty.

Comme souvent cette saison, ils ont une des meilleures intrigues : Kitty souhaite reprendre le travail parce qu’elle a adoré passer l’été avec des ados et parce qu’un poste d’infirmière vient de se libérer au lycée du coin. La ficelle est un peu grosse, mais ça permet de bons gags tout du long, avec Red qui est d’abord contre mais est finalement celui qui ramène son CV à Kitty.

Quant à Kitty, elle se met à stresser et imaginer des cas médicaux improbables à soigner au lycée, ce qui apportait des scènes over the top bien senties. Franchement, la série fonctionne.

The Watchful Eye – S01E04

Épisode 4 – The Nanny Vanishes – 16/20
À ce stade, la série a réussi à me rendre complètement paranoïaque. Je me suis rendu compte, plus j’écrivais la critique, que je ne faisais confiance absolument à aucun des personnages. Il y a trop de secrets à découvrir et de mystères à éclaircir, mais le récit avance à une bonne vitesse pour que ça ne paraisse pas improbable ou insolvable. Bref, c’est un vrai petit plaisir, cette série !

Spoilers

Elena rencontre enfin Morgan, mais pas pour bien longtemps.

These people put surveillance cameras in their smoke detectors.

Nous en sommes déjà à l’épisode 4, l’air de rien. Ce titre ne me dit rien qui vaille et je prends un risque certain à regarder l’épisode un soir de fatigue, surtout que je n’ai pas de sous-titres, une fois de plus. La série peut être suivie sans, je le sais, puisque je l’ai déjà fait. Par contre, je les ai regrettés dès le départ, quand Elena reçoit un appel de quelqu’un que j’ai d’abord cru être Roman. Eh, je vous l’ai dit, je suis fatigué et il était vu de loin, tête baissé.

Finalement, il ne s’agissait pas de Roman, mais du petit frère d’Elena, Dale, si j’ai bien entendu. Celui-ci appelle sa sœur pour se plaindre des appels de sa mère et de sa situation de merde, selon lui. En effet, il est dans une école à uniforme qui semble bien prendre soin de lui, ce qui ne lui plaît pas. À l’adolescence, trop d’ordre ne fait jamais plaisir, je pense.

Le frère et la sœur s’engueulent au téléphone, mais ils sont drôlement civils quand il le fait. Oui, il lui raccroche au nez, mais ça pourrait être bien pire. Elena prend en tout cas le temps d’aller voir sa mère pour qu’elle arrête de téléphoner à Dale. Son plus gros problème ? Elle fait croire à Dale qu’elle sera bientôt sortie de prison… ce qu’Elena ne souhaite absolument pas.

Cela n’empêche pas sa mère d’y croire. Pour sortir de son trou, la mère a pourtant besoin de la fille ; donc ça semble compromis pour elle, hein. Sortir de prison après sept mois quand on est condamné à huit ans, elle a beaucoup d’espoir. Je vois plutôt la fin de saison où Elena se retrouve en prison avec elle… mais en même temps, je me demande s’il y aura de quoi faire une saison 2 avec ces intrigues.

C’est un peu tôt pour l’envisager, je sais. C’est juste que j’accroche beaucoup à la série pour le moment. Pourtant, ce quatrième épisode commence par des scènes qui nous tiennent loin du Greybourne. C’est un problème : Greybourne est à mes yeux un personnage à part entière de la série, et il lui est essentiel.

Après, l’avantage, c’est qu’on en revient très vite à l’intrigue qui m’intéresse le plus : Elena rencontre enfin Morgan. Cette dernière est vraiment intéressante dans ce qu’elle révèle à Elena : Morgan est paranoïaque, très clairement. Elle demande à Elena d’éteindre son téléphone, est persuadée d’être surveillée, même encore maintenant, et nie totalement les rumeurs selon lesquelles elle couchait avec Matthew. J’ai plutôt tendance à la croire, franchement.

La manière de filmer la scène était un peu déroutante, avec des plans sur les deux actrices côte à côte, à se parler. Morgan décide de s’en aller subitement, parce qu’elle est sûre d’être toujours suivie, mais elle prend tout de même le temps de révéler à Elena que la femme de Matthew voyait des gens aux Greybourne. C’est probablement ce qui l’a poussée au suicide. Le truc, c’est que Morgan envisage à peu près les mêmes gens qui la suivent – sans pouvoir donner le moindre nom car elle a signé un contrat avec les avocats de la famille – quand Elena pense aux fantômes.

Quoiqu’il en soi, Elena décide d’en parler à son petit ami, espérant encore du soutien de la part de ce débile de détective Macedo. Je le déteste de plus en plus à chaque épisode, et celui-ci ne déroge pas à la règle. Scott est insupportable à ne pas croire Elena quand elle lui parle, vraiment.

Après, il faut bien reconnaître qu’Elena ne doit pas être simple à suivre non plus – mais moi, je l’adore ce personnage pour l’instant. Par contre, pfiou, ses journées m’épuisent, c’est impossible à suivre à force. Elle rentre au Greybourne pour mieux voir Bennet draguer Roman, une fois de plus. Cette fois, Bennet demande clairement à Elena ce qu’elle sait de Roman, pour savoir s’il est célibataire ou non. Bien sûr, Elena maintient sa couverture, mais j’imagine que ça pourra être une information importante de connaître ce crush de Bennet pour se la mettre dans la poche plus tard.

En attendant, Bennet est engueulée par sa belle-mère. Ah. Je crois que je n’avais pas encore captée que Tory n’était pas la mère des filles. Cela la place dans le rôle de l’insupportable belle-mère, et Amy Acker le joue toujours à merveille. Cependant, je sens qu’on nous cache quelque chose avec cette intrigue : Tory se plaint d’un sac qui aurait été emprunté et abimé par Bennet… Mais il y aura peut-être plus à savoir par la suite.

Pour l’instant, il faut se contenter de Roman qui continue de gagner la confiance et l’affection de Tory en s’occupant du sac, avant de manger avec Elena. Celle-ci lui révèle une partie de l’avancée de son enquête sur le rubis qu’elle espère retrouver. C’est l’occasion de découvrir qu’elle joue double jeu avec tout le monde : Scott, qu’elle ghoste et qui n’est pas au courant de l’existence de Roman, mais aussi Roman, qui n’a pas exactement sa part du gâteau dans l’affaire.

Ils partagent un repas ensemble avant qu’Elena retourne s’occuper de Jasper. Il faut bien qu’elle le fasse de temps en temps, tout de même. Ne perdant pas de vue son objectif, elle propose à Ginny un après-midi de baby-sitting commun. Cela ne vend pas du rêve, mais Elena profite de l’occasion pour fouiller l’appartement, évidemment. Elle espère retrouver un bijou volé, puisqu’il est question de ça dans les lettres de Greybourne…

Je suis à peu près sûr que ce trésor sera un enfant, en vrai, surtout avec Ginny qui insiste pour dire que tous les riches sont de la même famille. Cela sent trop le secret de famille, de toute manière. Et Ginny, je n’arrive pas à lui faire 100% confiance non plus, d’ailleurs. Elle est beaucoup trop vite sur le dos d’Elena, par exemple : elle la surprend en train de fouiller l’appartement et le prend très mal, expliquant que sa boss a une mémoire photographique.

Pour se faire pardonner d’avoir fouillé l’appartement et d’avoir vexé Ginny, Elena trouve rapidement une solution : Matthew lui demande de l’aider – enfin, en vrai, elle propose – à vider le placard de son ex-femme pour tout donner à des œuvres caritatives. C’est l’occasion de fouiller l’appartement, de passer du temps avec Ginny et un verre de vin, mais aussi de récupérer de l’argent de poche facile, avec des affaires aussI.

Yep. Matthew propose à Elena de récupérer les fringues de sa femme morte. NORMAL. Bon, en même temps, il avait également demandé le divorce, sans signer les papiers… Contrairement à sa femme. Voilà qui est étrange. Elena récupère les papiers du divorce, avant de se retrouver à devoir essayer une robe, soi-disant contre son gré, quand Ginny la force. Humph. Ca me donne l’impression que Ginny voulait du temps seule pour fouiller l’appartement elle aussi.

Je deviens parano. La série me rend parano. Il faut dire qu’entre les vivants et les morts, on ne s’en sort plus. Oui, les morts sont de retour : Elena voit ainsi le fantôme d’Allie dans son dos, avant de se rendre compte qu’il s’agit en fait de Tory. Que faisait-elle dans l’appartement de Matthew ? Nous ne le saurons pas – pas immédiatement en tout cas.

Elle se barre bien vite ensuite, permettant à Elena et Ginny de continuer de vider le placard. Pendant ce temps, Matthew se rend au cinéma avec Jasper, parce que c’était le jour off d’Elena en théorie. En pratique, elle passe la journée à bosser parce que c’est plus cool que d’être avec Scott ! Et c’est plus cool aussi quand Matthew l’invite à rester dîner.

Elle joue avec le feu, comme le dira plus tard Roman, et elle le fait de manière plus littérale que prévue quand leur dîner crame sur la plaque. Elle se rend compte que le détecteur de fumée ne se déclenche pas et se propose de changer la batterie (en montant sur une chaise qui doit coûter son salaire sans retirer ses chaussures, bien sûr). Avant ça, elle s’est rendue utile avec Jasper, tout de même, et a continué de marquer plein de points auprès de son boss.

Après ça, elle ne voit plus l’appartement de Matthew de la même manière : elle se rend en effet compte qu’il y a une mini caméra dans le détecteur de fumée. Un rapide tour de l’appartement lui confirme, en plus, qu’il y en a probablement d’autres – et on nous le confirme. Le titre de la série prend tout son sens et nous on continue d’être de plus en plus parano (déjà que les plans filmés de très loin au début de l’épisode n’aidait pas à avoir confiance !).

Prise de court, Elena se confie à la seule personne en qui elle est sûre de pouvoir avoir confiance dans le Greybourne : Roman. Je ne sais pas s’il fera long feu, lui : il en sait beaucoup trop. Et ça ne va pas en s’arrangeant quand elle lui montre ensuite l’ancien appartement de Greybourne et les papiers du divorce. L’avocat qui gérait le divorce ? Il s’appelait Victor Marcato. Ce nom n’est pas inconnu d’Elena : il s’agit de l’avocat qui a fait signer à Morgan son contrat pour ne rien révéler de son job.

Elle avait laissé le nom à Elena en l’écrivant sur son gobelet de café, paniquée par la situation. La panique commence à gagner aussi Elena cette fois : elle cherche à recontacter Morgan pour mieux se rendre compte que son téléphone est déconnecté du réseau et que son immeuble est désormais condamné.

Pour nous, c’est l’occasion d’apprendre que la série se déroule le 30 juin 2022. Bon, en même temps, six mois après Noël, c’est plutôt logique qu’on soit fin juin. Face à tout ça, Elena se confie à Scott pour qu’il puisse se servir de son job pour obtenir des infos… mais c’est un fail : une fois de plus, il ignore ce qu’elle lui raconte et n’écoute pas vraiment ce qu’elle lui dit.

C’est bien dommage. Finalement, elle se confie donc aux autres nourrices qu’elle connaît : Kim, Alex et James. On apprend au passage que James a posé un lapin, soi-disant accidentel, à Kim. Oui. Soi-disant. Je n’ai confiance en personne, pas même en Elena. On n’arrête plus d’en découvrir sur Elena et ses origines : chaque épisode apporte quelque chose de nouveau sur sa famille tout de même. Il y a trop de secrets, vraiment.

Les caméras n’aident pas, en tout cas. Elena est sûre qu’elles sont à Tory, mais elle n’a pas de preuve. Elle ne leur parle pas de la disparition de Morgan, mais juste des caméras. Les nourrices lui expliquent qu’il s’agit d’une partie de leur boulot et qu’il faut faire avec, tout en regrettant de ne pas pouvoir espionner les boss… Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’Elena se décide à mettre un tracker dans le sac pété de Tory.

Hâte d’en savoir plus sur Tory, vraiment ! En attendant, il faut se diriger vers un cliffhanger improbable, histoire de continuer de n’avoir confiance en personne. Matthew est ainsi l’invité d’honneur d’une cérémonie qui le lie au Greybourne, puis rentre chez lui pour parler à un homme que Jasper identifie auprès d’Elena comme étant l’ami de sa mère.

Le seul problème, c’est que l’ami de sa mère n’est autre que… Scott. Vraiment, je déteste ce personnage.