Wolf Pack – S01E01

Épisode 1 – From a Spark to a Flame – 11/20
La déception est à la hauteur de l’attente interminable pour voir cette série. À force d’en entendre parler, j’avais espoir d’un truc pour ados, certes, mais qualitatif et vraiment cool. Là, je m’embarque juste pour une énième série d’urban fantasy pas très bien jouée et écrite sans chercher à y mettre une once de crédibilité. Les effets spéciaux font mal aux yeux et on est pris pour des spectateurs idiots – je n’ai pas vu la série originale et je devrais l’être, mais ce n’est pas le cas. Je suis déçu, mais au moins, la musique était bonne. Je continuerai probablement un peu la série, mais sans y mettre ma priorité.

Spoilers

Un incendie vient bouleverser la vie d’adolescents qui se retrouvent pris au piège d’une créature surnaturelle.

I’ve got a thing about phones and you have a psychotic tremor.

La série commence mal avec un épisode de 53 minutes, c’est trop long, un filtre digne de 9-1-1 Lone Star et un début in medias res qui prend son temps. C’est censé être le contraire, bordel. Bon, donc, un ranger roule tranquillement en direction d’une forêt qui est en train de cramer.

Dans la scène suivante, on nous introduit le personnage d’Everett, qui est en ligne avec un certain Dr Weiland. Il est dans un bus scolaire et ça ne semble pas le déranger de parler de son traitement et de son envie d’avoir des antidépresseurs au milieu de ses camarades de classe. Bon, après, personne ne l’écoute vraiment : ils sont tous à observer le feu qui s’approche du bus scolaire par le côté.

Oui, le bus est au milieu d’un embouteillage monstre et Everett ne met pas longtemps à constater que des gens dans les voitures autour d’eux sont en train de se barrer. Des voitures abandonnées, ça ne va pas aider le bus à avancer et éviter l’incendie.

Malgré tout, les élèves restent bien sagement dans le bus à regarder l’incendie plutôt qu’à chercher à fuir pour se sauver la vie. La situation est bien peu crédible, franchement. Everett rencontre dans le bus une jeune fille qu’il n’a jamais vu avant et qui n’a pas de téléphone. Ce qui est cool, c’est que c’est une vraie adolescente à qui on a collé du maquillage pour nous faire comprendre qu’elle a de l’acné. Cela aura son importance plus tard.

Avant ça, on nous colle une intrigue avec des ados chiants, un certain Tyler qui filme la chauffeuse de bus refusant de le faire sortir (par chance, notre héroïne à l’acné balance le portable par la fenêtre, yay) et une certaine Phoebe qui refuse de prêter son téléphone à l’héroïne pour qu’elle appelle son frère quand les adolescents apprennent que les quartiers résidentiels dont ils viennent sont évacués par les autorités à cause de l’incendie. Ce même incendie fait que les cours sont annulés (yay !) et personne n’en semble heureux.

Personne ne semble paniqué non plus du fait qu’un putain d’incendie risque de tous les cramer. Apparemment, ils sont blasés de tout, mais ils commencent ENFIN à paniquer quand tout un tas d’animaux s’échappent de la forêt, chassés par l’incendie. Ces animaux, biches, cerfs, boucs, béliers… foncent droit sur la portion de route où ils sont tous coincés.

La panique peut enfin avoir lieu et tout le monde s’enfuit. C’est une bonne chose, parce que les usagers de cette route sont bien sûr attaqués par les animaux ; piétinés, embrochés et autres réjouissances permettent au make-up de révéler qu’ils n’ont pas beaucoup de budget. Il en va de même pour les effets spéciaux, même si l’incendie nous l’avait déjà révélé.

De manière mystérieuse, on nous annonce au milieu de ces animaux, une bête féroce à la super force, capable d’attirer à elle un adolescent et de grogner bien fort. Everett remarque une ombre terrifiante, d’ailleurs, et on comprend que la créature va vouloir tous les tuer. Cela commence par Everett, sauvé de justesse par miss-sans-téléphone.

L’avantage, c’est qu’il y a assez d’action pour que ça reste intéressant à suivre. En revanche, les effets spéciaux sont vraiment très mauvais, ça fait mal aux yeux de voir ça en 2023. C’est une constante dans les séries auxquelles participent Sarah Michelle Gellar, je crois. Bref, les deux adolescents se font mordre au passage, mais ils parviennent à s’échapper. Enfin, l’héroïne s’enfuit ; mais Everett reste sur place, un peu concon.

Cela dit, elle n’est pas la seule dans la série et je me rends compte que je ne savais rien du casting avant de me lancer dans cet épisode. Un bon point, enfin : elle a un générique ! Il n’est pas si dingue que ça et la musique pourrait être plus entraînante, mais je l’aime bien.

Après le générique, nous retrouvons notre adolescente badass qui rentre chez elle pour se faire engueuler par son père parce qu’elle n’est pas une « putain d’ado normale ». Allons bon. Elle a aussi un petit frère, nommé Danny, et c’est lui qui lui fait remarquer la marque qu’elle a dans le dos. Ah. Contrairement à ce que je pensais, il ne s’agit pas d’une marque indiquant qu’elle était déjà une créature surnaturelle : c’est apparemment une morsure dans son dos. Et une morsure qui brille et change d’aspect. Bref, elle se transforme. Et ce n’est qu’après tout ça qu’on apprend son nom : Blake.

Voilà qui va m’aider pour la critique. Blake part à la recherche de son frère fugueur, qui finit par lui dire de regarder de l’autre côté de la rue. Ce n’est pas un job qu’elle trouvera en traversant la rue, c’est une créature étrange, une ombre aux yeux jaunes. Le sinistros et Sirius Black n’ont plus qu’à bien se tenir.

Bref. Elle emmène son frère loin de cette créature. Une fois dans la voiture, on voit que son père est incapable d’avoir la moindre relation normale avec sa fille ; au point de la laisser lui parler n’importe comment. Encore une ado qui est plus efficace que les adultes, quoi. Blake se trouve alors à avoir des sortes de flashs au cours desquels elle se voit en train de tuer Everett avec des dents de vampire – il en a aussi, lui cela dit.

La scène suivante nous montre Blake arriver dans un motel tout pourri avec son père et son frère. Après un passage par la case informations à la télé, Danny fait remarquer à sa sœur qu’elle a de la peau… Celle-ci complexe bien sûr des boutons qu’elle avait ; mais ils ont tous disparus. Après ça, tous les adolescents du monde vont vouloir se faire mordre, franchement.

Blake va donc s’admirer dans le miroir, pour mieux constater que sa plaie est de plus en moche dans le dos. Quand elle se relève, elle se rend compte que son miroir s’est transformé en fenêtre donnant directement sur la chambre d’hôpital d’Everett. Rien que ça. Aussitôt, elle prend la décision de se rendre là-bas pour le retrouver, mais le scénario passe de manière prévisible par des excuses du papa envers Blake. Il faut dire que ce père a l’air sacrément débordé par la situation.

De son côté, Everett atterrit donc à l’hôpital, parce qu’il a une sacrée morsure de loup à l’épaule. Il y retrouve d’autres camarades du bus, notamment celui qui avait des béquilles. Bonjour la crédibilité. La morsure semble beaucoup affecter la santé d’Everett, qui se réveille ensuite sur un lit d’hôpital. Oui, il est hospitalisé pour une morsure à l’épaule, c’est dire à quel point il est foutu. Bon, en même temps, son voisin de chambre est le bélier qu’il a vu se faire cramer plus tôt dans l’épisode et duquel sortirait une patte crochue… Super.

Il se réveille de son cauchemar pour apprendre que sa blessure est plus superficielle qu’elle n’en avait l’air (mouais) et que ses parents ont été contactés. Cela n’a pas l’air de le ravir. Il est rapidement laissé seul dans l’hôpital et se retrouve à devoir décrocher le téléphone à côté de son lit car personne ne le surveille.

Sérieusement ? Everett est clairement au milieu d’un hôpital, même pas dans une chambre, mais il y a un téléphone et personne pour le décrocher ? C’est donc Everett qui décroche, pour mieux s’entendre dire qu’il doit fuir au plus vite de l’hôpital car ça va le trouver pour le tuer.

L’ambiance est sympathique, mais la crédibilité n’est pas là. Cela va être une série à regarder pépère, avec le cerveau à côté. Dans le même genre, les parents d’Everett débarquent à l’hôpital pour l’engueuler comme si c’était de sa faute si le bus avait été attaqué. Finalement, Everett s’évanouit et ses parents, à son réveil, nous informent qu’il aurait mieux fait d’attendre les secours. Moui. C’est suffisamment mal écrit comme série pour qu’on nous informe ensuite qu’Everett a dormi plusieurs heures depuis la scène précédente. Bref, il fait nuit et on va pouvoir avancer vers autre chose. Yay.

De manière inattendue, on se retrouve ensuite en boîte de nuit. Des cendres tombent clairement sur la piste de danse, mais tout le monde s’en fout. Faire la fête pendant un méga incendie, rien de plus normal, après tout. La scène a traîné en longueur, pour nous introduire un BG en train de danser et draguer le DJ – mais en mode sainte nitouche qui ne veut pas aller voir le DJ pour autant. Bien sûr, oui.

Au beau milieu de la piste de danse, Harlan, c’est son nom apparemment, reçoit d’un coup 150 SMS de Luna (sa sœur ?) qui s’inquiète car son père n’est toujours pas rentré.

Attitude bien logique d’ado ? Je ne sais pas. Bon, Harlan se fait finalement draguer en personne par le DJ qui s’inquiète rapidement de savoir si ce n’est pas un ado (mais genre beaucoup trop rapidement) avant de l’attirer dans couloir sombre de la discothèque qui s’avère en fait être un baisodrome apparemment.

Le DJ ferait mieux de se méfier, parce qu’Harlan est clairement plus que l’ado qu’il semble être ; comme cette discothèque est probablement plus que ce qu’elle semble être quand on voit le nombre de couples en train de s’embrasser (et plus, mais faut pas le montrer dans une série pour ados) dans son couloir sombre.

La fête est toutefois interrompue quand Luna débarque pour interrompre Harlan et son nouveau mec au beau milieu de leur bon moment. Elle continue de se plaindre de ne pas avoir de nouvelles de son père, mais lui s’en fout pas mal. Comme la situation est dans une impasse (quelle surprise), Luna décide de se démerder seule pour retrouver leur père qui n’est pas leur père (ben tiens). Harlan entend tout de même que sa sœur a un meilleur odorat, et ça le surprend car lui a une meilleure ouïe ce jour-là. Ce n’est pourtant pas la pleine lune… Coucou les loups-garous, votre papa adoptif qui vous a transformé est clairement mort, là, hein.

Alléluia, on arrive enfin à Sarah Michelle Gellar. Elle joue donc une policière, Ramsey, qui s’intéresse aux élèves du bus scolaire du début d’épisode. Ben tiens. Une enquêtrice en paranormal, ça va être fun. Pas de bol pour elle : elle arrive trop tard à l’hôpital, parce qu’Everett est déjà en train de se barrer.

De son côté, Blake se découvre de nouvelles aptitudes quand elle court en ville, hyper rapidement et sans être essoufflée. Non, vraiment, je veux être mordu moi aussi. Allez savoir pourquoi la ville est déserte quand elle la parcourt. Blake se rend également compte que le chien des voisins ne lui aboie plus dessus. C’est subtil cette manière de nous faire comprendre qu’elle est une louve-garou, non ?

Bon, par contre, les choses ne sentent pas bon pour sa maison : sa rue est déjà touchée par l’incendie. Elle s’approche toutefois de la maison pour mieux y surprendre Everett. Il est en effet là parce qu’il la cherche. Il lui explique rapidement son coup de téléphone à l’hôpital, ce qui semble vouloir dire qu’il ferait mieux de s’y rendre à nouveau. Pourtant, la menace est bien réelle.

Blake et Everett ne s’en rendent pas compte immédiatement : ils sont préoccupés à admirer la blessure à l’épaule d’Everett qui continue de briller, puis les abdos de celui-ci, aussi dessinés qu’une vraie tablette de chocolat, puis les cicatrices d’acné disparues de Blake. Pas étonnant qu’ils soient surpris par la créature qui les cherche. Etonnant qu’ils y survivent, en revanche.

Ils sont protégés par un loup-garou, cela dit, ça aide un peu, et Everett découvre également qu’il a la capacité d’exploser des poutres en bois à mains nues. Pratique, mais digne de la saison 6 de Riverdale, hein. Bon, Everett et Blake parviennent à s’enfuir. Ils s’arrêtent au milieu d’un pont où Blake peut avoir une crise de panique (ou un pic d’angoisse allez savoir), où Everett peut l’aider à la gérer en tirant la langue (bien sûr) et où les hormones et l’alchimie sont dingues entre eux.

Et franchement, j’ai envie d’être bon public et de bien les aimer… mais ça joue mal quand même. Blake s’enfuit finalement pour retourner chez elle car elle ne veut pas rester avec Everett et refuse clairement ce qui est en train de leur arriver. Elle est à peine partie que Ramsey appelle Everett sur son portable.

La scène part encore plus en vrille : Everett refuse de parler avec Ramsey, mais elle nous fait un très joli monologue pour nous expliquer qu’elle est certaine que l’incendie était volontaire. Le pyromane ? Un adolescent, probablement un de ceux qui étaient dans le bus avec lui le matin même. Bien sûr, oui. Sarah Michelle Gellar le joue aussi bien qu’elle peut, mais ce scénario n’est pas dingue, désolé.

En parallèle, nous continuons de suivre la folle soirée de Luna et Harlan. Ils se rendent sur la portion de route du début d’épisode pour mieux découvrir que la voiture de leur père y était et qu’elle a été attaquée par une créature aux griffes très acérée. Au détour d’une conversation entre eux, nous découvrons qu’ils ont été adoptés alors qu’ils n’étaient encore que des bébés loups, suggérant un père biologique les abandonnant (mais rien sur la mère ??). Romulus et Rémus n’ont plus qu’à bien se tenir.

Bon, le père, Garret, qu’on a vu en début d’épisode, n’a pas l’air très en forme en fin d’épisode (du moins je l’espérais, mais non, ça ne faisait que 42 minutes, le temps NORMAL d’un épisode). Nous le retrouvons en pleine forêt au milieu de l’incendie. Allez savoir pourquoi il n’a pas fui vers la ville, comme tout le monde. Par chance pour lui, il a tout de même de quoi enregistrer un message pour ses enfants.

Il peut ainsi expliquer à Luna qu’elle aura l’occasion de trouver sa meute et demander à Harlan de se souvenir des bons moments entre eux (à lire et regarder des films d’horreur) plutôt que de se rappeler qu’ils étaient en froid au moment de ce dernier message. Bon, je vois mal comment ils retrouveront cette petite radio puisqu’elle va clairement cramer, mais on n’est plus à une incohérence près.

Garret se rend compte en tout cas que ses enfants ont encore besoin de lui : l’enregistrement du message lui donne donc la force de se battre à nouveau pour affronter les flammes.

En fin d’épisode (cette fois, c’est pour de vrai), le coup de fil de Ramsey à Everett est interrompu par un hurlement de loup qui nous possède clairement Everett, mais aussi Blake, Luna et Harlan. Les quatre adolescents se mettent à courir à travers bois jusqu’à une carrière où ils se retrouvent.

Les yeux des quatre personnages se mettent à briller. Harlan est surpris que cela leur arrive alors que ça n’est jamais arrivé avant : Luna a trouvé sa meute, je crois. Ils sont tous les quatre sous la lune presque pleine et Everett comprend qu’ils sont tous des loup-garous. Rah c’est si mauvais que c’en est presque bon ! Oser terminer l’épisode sur cette révélation comme si c’était un cliffhanger de malade… Ils sont en train de se foutre de notre gueule.

Sinon, Buffy ne sera donc pas Giles, mais juste la force de police qui traque les adolescents en vain ? De déception en déception, hein.

American Gigolo – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 15/20
Sincèrement, le casting sauve beaucoup un épisode qui est lent, avec un scénario finalement assez peu surprenant malgré sa chronologie éclatée. La série est sympathique sans être incontournable, les personnages sont encore un peu plats à ce stade, mais quelque chose de positif se dégage tout de même de l’ensemble. Je ne sais pas encore ce que ça peut être, mais la série à ce petit côté irrévérencieux qui donne envie de la continuer – un peu en mode Guilty Pleasure.

Spoilers

Julian est libéré de prison après y avoir passé injustement quinze années.

You’re a free man.

La série débute par une scène qui n’a rien de bien exceptionnel, avec le personnage principal qui est clairement déprimé, en prison. Il a de quoi : on comprend assez vite qu’il est accusé d’un meurtre qu’il jure ne pas avoir commis puisqu’il n’en a aucun souvenir. Julian, c’est son nom, est pourtant accusé très clairement par la détective qui lui reproche d’avoir ses empreintes sur l’arme du crime et du sang sur ses vêtements.

Cela se présente mal pour lui : il risque la prison à vie, au mieux. Il peut aussi viser les vingt ans en se confessant, et c’est très probablement ce qu’il fera. Le montage qui suit est parfaitement génial et tout à l’opposé de ce qu’on pourrait attendre d’un type qui est prêt pour la prison. En effet, nous le voyons dans son activité de gigolo, au son de Call me. Avec un autre titre pour la série, j’aurais pu penser qu’il faisait un autre travail et qu’il draguait à tout va… mais ce n’est pas le cas.

Ecoutez, il faut que je le dise tout de suite : j’adore le look de Julian dans ce début de série et je trouve que ça fonctionne super bien de le voir comme ça. Le look ? Je parle de ses fringues, promis, mais je reconnais qu’il a aussi tout à fait le corps pour ce genre de série, hein. Il ne faut pas bien longtemps pour qu’on le voit se déshabiller d’ailleurs. C’est un gigolo, c’est bien normal. Puis, même sans ça, on sent que la série va trouver des prétextes pour le déshabiller plus que nécessaire dès cette première scène.

Cela ne manque pas. Nous retrouvons ensuite Julian quinze ans plus tard. Il a toujours un très bon look sportif et des abdos à baver que l’on voit comme il dort en slip, alors tout va bien pour lui. Eh, ça aide la prison. Bon, le look des années 70 alors que la série semble plutôt moderne, par contre, je ne suis pas forcément fan. Quinze ans plus tard, Julian est donc en prison pour ce meurtre et il a sa petite routine bien définie. Il fait toujours du sport, sert les autres à la cantine et vient en aide aux prisonniers qui lui demandent, en échange d’argent.

On en revient toujours au même dans ces séries, il y a un criminel qui se fait violer par un autre, qui en fait sa chose. Eh, Prison Break vraiment. Alors que Julian est convoqué au parloir, un flashback nous montre la nuit du crime dont il est accusé : Julian est vu au-dessus d’une femme nue, lui-même torse nu et couvert de son sang, au moment où la police arrive.

Au parloir, Julian retrouve la détective Sunday qui l’a forcé à se confesser et qui après une introduction rapide et pas bien subtile lui avoue qu’il est désormais libre. Un autre homme a décidé de dévoiler le crime qu’il avait commis maintenant qu’il était en phase terminale de son cancer, et parmi ses victimes, il y a Janet Holmes, la femme que Julian était supposé avoir tué. Comme il a tranché la gorge de Janet alors que Julian dormait à côté d’elle, ben, Julian a été accusé.

Est-ce que pour autant Sunday s’excuse de ce qu’elle a fait ? Non. Cela ne change rien aux faits, mais ça fait parfois du bien d’entendre de vraies excuses. Julian n’y a pas droit, mais il est libre. Il décide de se rendre dans le quartier de son enfance, quand il s’appelait encore Johnny. Un flashback nous révèle son enfance, et ce n’est pas bien passionnant, honnêtement.

Julian/Johnny vient donc voir sa mère, aveugle, chez elle. Elle ne s’attend pas à sa visite, puisqu’elle pensait son fils en prison. Bon. La série est en train de commencer à m’ennuyer, et c’est embêtant pour un premier épisode. J’ai envie d’accrocher à ce personnage, mais l’omniprésence de flashbacks et une intrigue qui avance bien lentement ne me dit rien qui vaille.

On comprend bien que le personnage est nostalgique de son passé et qu’il a perdu sa virginité avec une MILF (sa voisine ?), mais est-ce vraiment utile pour autant d’avoir tant de flashbacks ? Je suis perplexe. Juste après avoir perdu sa virginité, le pauvre Johnny est carrément vendu par sa mère à une femme qui a juste vérifié son visage et sa capacité à ouvrir la bouche.

Charmant. La nana est française, apparemment, et elle emmène Johnny dans une villa de luxe où il rencontre Lorenzo, un type à moitié à poil, comme tous les gens dans la villa. La première réplique de Lorenzo ? Lui dire que leur vie est toujours mieux que de sucer des bites sur Santa Monica. Ben super. Johnny découvre rapidement sa nouvelle vie : Olga l’a acheté pour en faire un gigolo, et elle se met à l’appeler Julien – ce qui fait qu’il deviendra Julian.

On passe à un autre flashback ensuite, avec Julian rencontrant une belle blonde sur la plage, son chien à lui allant passer du temps avec elle. C’est une manière super décousue de nous présenter l’intrigue de la série – et plutôt que l’intrigue de la série, d’ailleurs, c’est plutôt l’intrigue passée du personnage qui est présentée. A priori, la belle blonde que j’identifiais d’abord comme Janet est en fait la femme d’un richissime homme d’affaires. Julian le découvre par l’intermédiaire d’une cliente, puisqu’ils se retrouvent tous les quatre dans la même soirée.

La cliente de Julian est clairement une habituée très sympa avec lui, mais il la trahit un peu puisqu’il est beaucoup plus attiré par Mrs Stratton, la femme blonde de la plage. Il se débrouille pour l’attirer à une autre soirée plus mouvementée et musicale, histoire de passer un bon moment à la draguer. Etonnamment, il lui fournit même son vrai nom.

Les deux entament évidemment une relation extra-conjugale et tout s’y passe pour le mieux, avec une Mrs Stratton qui s’intéresse au Julian intérieur, pas qu’à celui qu’elle voit à l’extérieur. Elle lui pose des questions sur son travail, pour mieux comprendre comment il peut se prostituer comme ça. Rien de bien passionnant, sérieusement.

Dans le présent, Mrs Stratton – Michelle – semble avoir des choses à cacher. Elle continue de s’intéresser à la vie de Julian, dont elle a vu la libération de prison dans le journal. Désormais, elle porte une perruque et doit supporter de voir son mari rentrer chez lui avec une femme. L’intrigue qui suit n’est vraiment pas ce que j’imaginais : leur fils adolescent est tombé amoureux de sa maîtresse (scolaire, hein). Sympa comme intrigue, mais je ne sais pas trop ce que ça donnera.

Le gamin, Colin, s’enfuit avec sa prof, le père embauche clairement un tueur pour les retrouver quand on voit la réaction de sa femme… et bim, tous mes soupçons vont se porter sur lui pour la suite de la série. Sinon, on est d’accord que Colin, c’est le même acteur que Johnny/Julian jeune ? Je trouve ça super perturbant.

Loin des Stratton, Julian se rend ensuite chez Lorenzo. C’est marrant, parce que Julian n’a pas trop changé en quinze ans, mais Lorenzo a changé énormément en, quoi ?, vingt-cinq ans ? On découvre en tout cas qu’il est resté fidèle à son frère, parce que c’est comme ça que Lorenzo l’appelle. Il lui fait aussi sacrément confiance, en lui confiant directement le volant de sa décapotable. Genre. Qui fait ça ? Il sort de quinze ans de prison, ne lui file pas une super décapotable comme ça ?

Les deux hommes se rendent dans ce qui ressemble à un hôtel. Lorenzo y abandonne Julian au bar avant de le ramener chez lui. Julian finit par lui expliquer, au milieu de la nuit, qu’il avait fini par croire qu’il avait vraiment tué la femme, comme il se souvenait avoir défoncé la tête d’un autre gamin, petit. Mouais. Il a dégommé un type et a oublié qu’il l’avait fait juste après, mais il sait que c’est lui. Il est accusé d’un meurtre dont il ne se souvient pas et se reconnaît coupable… On va dire que ça colle.

Il n’empêche qu’il nous reste encore à découvrir qui est responsable du meurtre de Janet : son meurtrier n’est qu’un tueur à gage. La détective cherche évidemment à l’interroger, mais c’est en vain : le tueur ne parle pas pour autre chose que demander l’euthanasie. Elle rencontre ensuite Julian pour lui expliquer que le type lui a simplement dit « Keen » comme nom de recruteur.

Cela semble signifier quelque chose pour Julian : il entend Queen, et il pense aussitôt à Olga. Mouais. Sachant que juste avant, il a croisé Michelle qui est terrifiée que son mari recommence à leur faire subir ce qu’il a déjà fait… je ne sais pas, c’est une drôle d’idée. En tout cas, ce « Keen » suffit à ce que Julian se précipite loin de la détective Sunday et directement auprès de Lorenzo afin de lui demander à retrouver la Queen, Olga.

Il se dit prêt à reprendre le travail pour elle, parce que de toute manière, il n’a pas vraiment autre chose à faire. Certes. Olga n’est plus tout à fait la reine, par contre : c’est Isabelle, sa fille, qui a pris la suite des affaires. Olga a beau dire à Julian, depuis son fauteuil roulant, de s’enfuir, il ne l’écoute absolument pas. Il ferait peut-être mieux : l’entretien avec Isabelle consiste simplement en un petit striptease. Elle était amoureuse de lui petite, alors elle veut profiter de lui à présent.

La scène est dérangeante, quand même. Sans dire qu’on en est au viol, c’est perturbant de voir Julian accepter de coucher avec elle alors qu’il la connaissait enfant et alors qu’elle lui avait promis qu’il travaillerait pour elle un jour. C’est toutefois comme ça que se termine ce premier épisode. Meh. Ce cliffhanger devrait me faire fuir… Mais Isabelle est jouée par Lizzie Brocheré, et j’adorais cette actrice dans Les Bleus. Je suis content de voir qu’elle a retrouvé un job après Falling Water à laquelle je n’avais pas vraiment accroché !

American Gigolo (S01)

Synopsis : Julian est un gigolo qui se retrouve incarcéré en prison pour vingt ans pour un meurtre qu’il ne se souvient pas avoir commis. Un jour, il est libéré car un autre homme s’accuse de son crime.

Pour commencer, je ne vais pas y aller par quatre chemins : je regrette déjà de débuter cette série. C’est même pire que ça : je sais que je ne devrais pas la commencer. J’ai plein d’autres séries à voir, plein d’autres dont les saisons sont commencées sans que je ne prenne le temps de les terminer, mais voilà, j’ai deux heures devant moi et il y a deux épisodes de disponibles, alors pourquoi pas ?

J’adore l’acteur principal que je n’ai plus vu depuis un moment. Le synopsis me fait penser à un mauvais mélange de Prison Break, d’El Foundou et probablement de Punisher, à cause de l’acteur. Bon, et Oz, mais je n’ai jamais osé la regarder vraiment cette série. Pourtant, c’est tout l’inverse, en théorie : la série s’inspire librement d’un film, que je n’ai pas vu, avec Richard Gere. Autant dire que le synopsis n’a rien d’original et est réutilisé à tout va depuis bien longtemps.

Cela dit, il n’en faut pas beaucoup plus pour me convaincre de la tenter… alors je tente, et on verra bien ce que ça donnera. J’ai un peur que l’idée soit de nous pondre un film avec une intrigue beaucoup trop étirée parce que des détails auront été ajoutés. Cela risque d’être le cas, et ça a tendance à provoquer des longueurs. J’y vais en m’y préparant, au moins, m’enfin, ça a intérêt à me faire passer une bonne soirée, mais je n’en doute pas trop, je sens qu’elle a l’envergure de ces séries qui se regardent à fond pour le divertissement sans être indispensable pour la culture. Non, vraiment, ça ne se regarde pas pour la CULture, une série qui s’appelle Gigolo. Vous êtes content d’être venus sur mon blog pour savoir ça, j’en suis sûr.

S01E01 – Pilot – 15/20
Sincèrement, le casting sauve beaucoup un épisode qui est lent, avec un scénario finalement assez peu surprenant malgré sa chronologie éclatée. La série est sympathique sans être incontournable, les personnages sont encore un peu plats à ce stade, mais quelque chose de positif se dégage tout de même de l’ensemble. Je ne sais pas encore ce que ça peut être, mais la série à ce petit côté irrévérencieux qui donne envie de la continuer – un peu en mode Guilty Pleasure.
S01E02 – Pretty Baby – 14/20
Je suis déçu car j’espérais vraiment que la série parvienne à surprendre ou plaire. Si la fin d’épisode promet une intrigue plus intéressante, je ne peux pas dire que je sois surpris pour l’instant. Au contraire, tout semble plutôt convenu pour le moment et un bon nombre de scènes donnent plutôt l’impression de perdre notre temps que de nous faire avancer. Les personnages ne sont pas vraiment développés dans ces scènes-là, alors c’est frustrant. Et pourtant, il y a toujours ce je-ne-sais-quoi qui accroche et un peu plus de scènes tentant de justifier le titre de la série… sauf que c’est gratuit.
S01E03 – Rapture – 15/20
C’est étonnant, mais j’ai l’impression que l’intrigue de la série ne commence vraiment qu’avec cet épisode, parce que le rythme s’accélère un peu plus. Il y a un mystère auquel je ne comprends rien pour le moment, donc j’attends de voir le rôle que ça aura à jouer avec tout le reste, et une intrigue bien plus prenante, avec un côté policier qui va peut-être dépasser le guilty pleasure cette fois. Les personnages sont loin d’être tous appréciables, par contre…

How I met your father – S01E10

Épisode 10 – Timing is Everything – 13/20
Oui, le timing est essentiel, c’est vrai, et les scénaristes feraient mieux de le comprendre : ça marche aussi avec l’humour ce conseil. Alors bien sûr, cet épisode final a les ingrédients classiques d’un final, mais il en est presque trop prévisible et jamais tout à fait drôle quand il tente de l’être, jamais tout à fait surprenant, jamais tout à fait triste. Pire, certaines choses sont rushées… C’est pourtant l’épisode qui aura réussi à me faire rire. Attendez, en fait, le pire, c’est que je sais que je vais être de retour en saison 2. Je suis masochiste.

Spoilers

Jesse rejoindra-t-il Sophie au restaurant ?

 

I mean, it’s not that crazy.

Après avoir trompé sa femme dans l’épisode précédent, le Captain est en plein divorce. Et ce n’est pas si simple pour lui : sa future ex-femme décide de récupérer ses bateaux pour les couler, parce qu’elle déteste les bateaux. Rien que ça. Comment ça pouvait être drôle à l’époque d’avoir le Captain et devenir si surjoué aujourd’hui ? C’est bizarre tout de même, et pour l’instant, le fait que ce soit détaché de l’intrigue principale n’aide vraiment pas à accrocher.

On en revient finalement à Sophie au restaurant avec Jesse. Oui, oui, avec Jesse : il a eu le bon goût d’être simplement très en retard. Il avait besoin de parler avec Meredith et d’obtenir une conclusion avec elle avant de se mettre avec Sophie. Oui, avec Sophie : ils couchent ensemble. Et ils dorment ensemble. Et dans son sommeil, Jesse grommelle qu’il est amoureux d’elle. Oh flemme. J’ai soupiré comme jamais tellement c’était lourd comme intrigue. Rien de nouveau là.

C’est tellement lourd comme genre d’intrigue en 2022 ? Je ne comprends pas l’idée. En plus, voir Sophie tenter de s’échapper le lendemain matin, c’est dingue comme c’était chiant. J’ai préféré la suite de ce traitement d’intrigue avec Sophie qui se rend chez Jesse pour parler clairement de ce qu’il s’est passé. Et ça fonctionnait bien mieux : elle essaie d’en rire quand elle lui annonce… mais elle ne fait que foutre la merde encore plus dans ce qu’elle dit.

C’est la soirée de son grand gala, mais voilà que Sophie est surprise d’entendre Jesse lui dire que ce n’est pas si fou de lui avoir dit qu’il était amoureux. Après tout, il a refusé de partir en tournée avec Meredith juste pour elle. Ce qui devrait être mignon fait juste peur à Sophie, mais cette fois-ci, je la comprends : c’est vrai que ça fait beaucoup pour un début de relation.

Elle finit ainsi… au McLaren’s. Oh quel plaisir de retrouver ce bar, c’est comme si on ne l’avait jamais quitté. On y retrouve même notre Carl préféré, et surtout Robin Scherbatsky en train de boire du whisky. Ah quel plaisir de retrouver ce personnage et… de l’adorer à nouveau ? Je veux dire, c’est peut-être la nostalgie qui fonctionne, mais en quelques répliques, elle arrive à vraiment apporter de l’humour dans une série qui en a cruellement manqué. Ce n’était pas une surprise de l’apercevoir car Twitter me l’avait spoilé, mais sa présence reste une bonne chose.

Et puis bien sûr, ce « je t’aime » trop rapide est une histoire que Robin connaît bien, après tout. La série nous fait quelques clins d’œil à Ted l’air de rien, avant que Robin ne conseille à Sophie de ne pas prendre de décision fondée sur la peur d’une relation qu’elle espérait avoir. Sophie décide donc grâce à Robin de retourner voir Jesse… pour mieux découvrir qu’il est de nouveau avec Meredith. Au point de l’embrasser. C’est ridicule. Franchement, personne ne change si vite d’avis ? Il vient de dire qu’il était possiblement amoureux de Sophie quoi.

Alors bien sûr, ça permet à Robin de se rappeler que le timing peut être une garce… mais tout de même, faut pas déconner.

En parallèle de tout ça, Sid et Hannah considèrent encore le fait de devoir passer un an séparé l’un de l’autre. Bizarrement, Sid ne semble pas si inquiet que ça à l’idée de passer un an loin d’Hannah, alors je ne sais pas trop pourquoi ça pose problème. Je pensais que c’était réglé avec l’épisode précédent, pas que ça jouerait autant dans l’épisode final de la série.

Bon, bien sûr, ils se mettent d’accord très vite et en reviennent aux préparatifs de mariages… sauf que ça, ça fait peur à Sid. Un seul mariage, c’est déjà un énorme coût, mais deux mariages avec deux appartements sur deux côtes des États-Unis, ce n’est pas rien quand même. Bordel, vous n’avez qu’à ré-emménager ensemble, non ? C’est fou comme les séries savent se compliquer la vie… et comme elles savent pondre des trucs qui n’ont pas de sens : Sid et Hannah décident de se marier sur un coup de tête, sans prévenir personne, pour s’éviter du stress. Euh… OK ?

Pendant ce temps, Charlie ne va vraiment pas bien dans son couple avec Val. La veille au soir, Val lui a expliqué qu’un jour, ils pourraient peut-être regarder le foot avec leurs enfants. C’en est trop pour lui : il ne veut pas d’enfant. Il s’en confie d’abord à Ellen, et cette intrigue nous renvoie beaucoup trop à Ted/Robin pour que ça ne sente pas le réchauffé. Et puis, le gag de Val qui tombe amoureuse d’un chat et se comporte avec comme avec un enfant pour forcer Charlie à lui dire la vérité, ce n’était pas subtil du tout.

Ce n’est pas la première fois que la série manque de subtilité, cela dit. Le chat est horrible avec Ellen évidemment, et c’est totalement logique puisqu’elle y est allergique. Il s’agit aussi du chat de Rachel qui, finalement, est prête à lui pardonner d’être une psychopathe et de lui éternuer dessus. Elle lui fixe donc un rencard, au moment même où Ellen décroche un job. Ah le timing… C’est fou comme c’est important aussi pour l’humour.

Mais bon, c’est comme ça, la série a souvent du mal à faire mouche. Cette histoire de bateau du Captain et de Becky ne prend pas du tout non plus avec moi, mais on verra probablement en saison 2 ce qu’il en est. En attendant, lors du vernissage où Sophie est exposée pour la première fois, il est temps d’apprendre le mariage de Sid et Hannah, la rupture de Charlie et Val qui ne voient pas la vie pareil concernant les enfants (c’est radical et trop rapide, en vrai) et surtout, surtout, il est temps pour Sophie de retrouver Ian. Mais ça aussi, ce sera pour la saison 2.

EN BREF – La série pourrait et devrait être une réussite avec un casting et une équipe technique au top, mais bizarrement, elle passe à côté de ce qu’elle tente de faire et tombe presque toujours à plat quand elle tente une blague. La saison fut longue pour seulement dix épisodes et j’ai trop souvent eu l’impression de regarder une comédie ratée des années 2000 – pas une production de 2022.

Pourtant, je suis resté jusqu’au bout. D’accord, la nostalgie y est pour quelque chose, mais il y a tout de même quelques personnages qui finissent par être attachant et l’espoir que ça puisse devenir quelque chose qui reste là. Les deux derniers épisodes prouvent que ce serait possible avec de bonnes idées de narration qui ne soient pas que du copier-coller.

Espérons que la saison 2 parvienne à renverser la tendance de cette saison 1 et réussisse à être bien plus originale et drôle que cette espèce d’imitation lourde qui tente trop d’être drôle pour l’être vraiment.