That ’90s Show – S01E10

Épisode 10 – Kids in America – 19/20
Il s’agit très clairement du meilleur épisode de la saison. Le rythme y est bien meilleur, les gags fonctionnent, les personnages sont enfin attachants (bon, il y a bien une exception) et les retours d’anciens personnages ne semblent plus aussi forcés qu’avant. Peut-être que c’est le fait de savoir qu’on va quitter Point Place pour un long moment, mais vraiment, j’ai retrouvé de bonnes vibes avec cet épisode… et j’ai presque regretté qu’on y fasse tant référence à la série d’origine, parce que ça y est, j’accroche au présent. Enfin, aux années 90.

Spoilers

Leia s’apprête à quitter la maison de ses grands-parents et doit dire au revoir à tout son groupe d’amis.

There was a fly on my junk.

Contre toute attente, Fez est également de retour dans cet épisode. Je ne pensais pas du tout qu’on le reverrait, mais ça m’a fait sacrément plaisir. Il est toujours capable de me faire rire à quasiment chacun de ses gags, que ce soit quand il se retrouve nu devant Red par accident ou quand il explique qu’enfiler un pantalon est trop compliqué pour lui – et sortir un billet de sa poche aussi.

Fez est de nouveau en couple avec Sherri, parce qu’ils se sont croisés au restaurant et que bon, pourquoi pas. C’est une bonne chose de retrouver Fez et c’était marrant de le voir vouloir impressionner Sherri par tous les moyens. L’avantage, c’est que ça permet de laisser la possibilité de le retrouver aussi en saison 2, j’imagine.

Bon, en attendant, il passe son épisode à vouloir régler les problèmes de Sherri, ce qui serait plus simple si son propriétaire n’était pas… Fenton. Ah, Jim Rash. Quel plaisir ! Bon, forcément, Fenton décide d’augmenter le loyer de Sherri et Fez d’aller dans le sous-sol des Forman pour se droguer. Il n’a plus son gang, mais il y a toujours Nikki et Ozzie pour ça. Définitivement, voir Ozzie et Fez interagir confirme qu’Ozzie n’est pas à la hauteur du tout, mais bon. C’était sympa, surtout qu’on se retrouve alors avec un flashback de la série d’origine – Eric, Jackie et Kelso reprennent une scène culte sans être vraiment là. On termine par Donna et Fez ensemble… Ah la nostalgie prend.

La conclusion de cette intrigue est simple, avec Fez qui offre des cheveux à Fenton en échange de travaux gérés par Fenton lui-même chez Sherri. Clairement, ça laisse une porte ouverte pour une présence de Fez en saison 2, et c’est tant mieux. Le retour du reste du gang serait sympa aussi, parce que certains n’ont vraiment fait que des apparitions.

Et sinon, du côté des ados ? Dès le départ de l’épisode, on nous fait bien comprendre que nous sommes sur une fin de saison. Ce sont les derniers instants de Leia chez ses grands-parents, alors elle fait une fête avec tous ses amis, stressant de savoir quoi faire des vingt-quatre dernières photos de son appareil. Dommage qu’elle en prenne une des fesses d’Ozzie.

En tout cas, le rythme est clairement accéléré dans cet épisode : Jay nous offre même un « BUUUURN » largement attendu – bordel, qu’il ressemble à Kelso – quand Nate se fait avoir par ses propres mots, comparant son fut de bière à un bébé qu’il vient de faire tomber dans les escaliers… comme sa mère l’avait fait tomber d’après Gwen. Franchement, je me demande pourquoi les scénaristes se sont subitement réveillés avec ce début d’épisode, mais l’alchimie entre tous les personnages semble enfin là.

Outre l’aspect festif (des années 90 hein), l’épisode gère en effet beaucoup mieux les dynamiques entre tous les personnages. C’est peut-être davantage copié de la série d’origine, mais ça fonctionne si bien que ça va être dur de les quitter. Bon, ça va être moins dur pour Leia, surtout quand elle apprend par Nate, devant tout le monde, que Jay va la larguer.

Il faut dire que Nate pensait que c’était déjà fait évidemment. Tout le monde se met aussitôt à commenter la situation – Ozzie a bien sûr son avis sur la question, puisqu’il a Etienne au Canada… et il m’a fait rire, merde ? – mais Leia vit très mal ce qu’il se passe. C’est plutôt logique. Elle m’a fait délirer avec sa bombe de fromage (je ne veux même pas savoir, la chantilly ça passe, mais du fromage sous cette forme ?) et la scène était excellente.

Cela permet aussi un bon quiproquo le lendemain quand Kitty est heureuse car sûre que sa petite fille reviendra vite la voir : son petit-ami est là, sa meilleure amie est là, sa salade de patates préférée est là. Bon, ça c’est ce que pense Kitty jusqu’à ce que Gwen lui annonce la rupture, une dispute entre elles et la salade de patate qui a rendu malade Leia.

Kitty essaie donc d’aller lui parler… mais ça fait plus mal qu’autre chose d’entendre sa petite-fille dire qu’elle veut quitter ce trou paumé. La pauvre n’était pas prête à ça, mais en même temps Donna qui revient plus tôt que prévu n’était prête à entendre que sa fille avait un petit ami dont le nom de famille est Kelso. C’était marrant à voir, jusqu’à ce que l’humour autour des Kelso devienne gênant : à quel moment une mère et sa fille commentent comme ça les cheveux de toute une famille ? Enfin, je veux dire… C’est bizarre non ? Bon qu’importe. L’essentiel, c’est que Donna est toujours aussi géniale et conseille à sa fille de parler avec ses amis avant de quitter Point Place.

Leia décide donc d’aller parler à Gwen, avec qui elle s’est engueulée la veille parce qu’elle approuvait la décision de Jay, pour au moins lui dire au revoir. Comme Gwen est partie lui chercher un cadeau, Leia se retrouve à parler avec Nate. Et à nouveau, comme dans l’épisode précédent, voir ces deux personnages ensemble fonctionne complètement. Ils ont une alchimie de dingue, bien plus que Leia et Jay.

Là, vraiment, la série est géniale : elle réussit à surprendre vraiment pour ses derniers épisodes. Ce duo n’a jamais été ensemble de toute la saison et à aucun moment on n’aurait pu le voir arriver avant l’épisode précédent. C’est une excellente chose et ça donne encore plus envie d’une saison 2. Gwen surprend Nate et Leia sur le point de s’embrasser, et elle… finit par être OK avec l’idée ? C’est dingue. On parle donc du copain de Nikki, du frère de Gwenn, du meilleur ami de Jay. C’est mal barré, cette affaire.

Les deux sont de vrais romantiques qui s’ignoraient depuis le début de l’été… alors ça donne envie de les voir ensemble. C’est triste comme tout, parce qu’en parallèle, Kitty fait tout ce qu’elle peut pour que Jay vienne s’excuser près de Leia et tente une relation à distance. C’est inattendu, mais il le fait donc en fin d’épisode, embrasse Leia et lui fait promettre de réfléchir à une relation à distance. Ah s’il savait.

C’est toutefois l’heure des au revoirs, sans certitude pour le casting de se retrouver pour une saison 2. Je suis bien content de savoir qu’il y en aura une, moi, car ça m’aurait laissé un vrai goût de trop peu. En effet, Gwen et Leia se disent au revoir, Gwen gérant totalement la situation avec Jay en temporisant les choses comme il faut. Nikki prend alors la dernière photo et est super sympa avec Leia… qui s’excuse donc de ce qu’elle lui fait – Nate n’a absolument pas trompé Nikki cependant, même s’il était sur le point de le faire.

La dernière scène est vraiment sympathique – même si je suis toujours aussi soulé par le surjeu et la surdramatisation d’Ozzie. Leia et Donna repartent vers Chicago avec la meilleure bande son possible. Le générique de fin donne un véritable sentiment de nostalgie, celui que j’attendais, parce que Kids in America sonne vraiment années 90 et que les photos prises par Nikki (soi-disant) sont toutes excellentes. J’ai hâte de revenir à Point Place pour une saison 2 !

EN BREF – La série a mis beaucoup de temps à trouver son indépendance par rapport à la série d’origine, mais aussi à trouver son propre rythme. Beaucoup de tentatives sont faites au cours des dix épisodes et elles sont loin d’avoir toutes été réussies. Pourtant, il y a de vraies bonnes idées et une vraie volonté de bien faire qui se ressent. L’humour est présent, je pense avoir ri au moins une fois à chaque épisode, et parfois beaucoup plus.

Bien sûr, Kitty et Red ont porté à bout de bras une énorme partie de la saison et les tests ont rendu insupportables certains personnages. Sur les deux ou trois derniers épisodes, l’alchimie est cependant enfin là et beaucoup de choses semblent moins forcées. Certains personnages ont commencé à être appréciables grâce à ça – on sentait qu’ils prenaient peu à peu leur indépendance des stéréotypes dans lesquels ils étaient enfermés au départ, parfois en renforçant le stéréotype d’ailleurs.

Qu’importe, tant que ça fonctionne ! Cela donne vraiment envie d’une saison 2, confirmée par Netflix. J’imagine que ça vaut le coup d’être en retard dans son visionnage, rien que pour ça. Bref, je suis content que Netflix se lance dans ce revival que je voyais vraiment d’un mauvais œil au départ. Je ne sais pas s’ils iront plus loin que la saison 2… mais c’est sympa de savoir qu’on aura encore vingt épisodes de plus à se mettre sous la dent. J’espère que ça ne trainera pas trop à venir.

That ’90s Show – S01E09

Épisode 9 – Dirty Double Booker – 17/20
Franchement… La série fonctionne. En fait, la saison est même trop courte. Je sais qu’il me reste un épisode, mais je trouve qu’ils ont enfin trouvé un rythme de croisière où les personnages sont suffisamment établis pour que les gags commencent à faire rire sans que ce ne soit gênants de les voir être caricaturés. Si je n’ai pas forcément la nostalgie des années 90 que je pensais avoir face à la série, je trouve quand même que c’est divertissant et réussi comme revival.

Spoilers

Kitty envisage de reprendre le travail alors que Leia est divisée entre amour et amitié.

Tuna forget your resume.

Les adolescents sont paniqués et déprimés par la rentrée qui approchent, à l’exception de Nikki. Décidément, elle commence à me plaire cette Nikki. Je ne comprends pas comment elle a pu être inutile pendant sept épisodes et comment d’un coup, elle arrive à me faire à peu près rire. Même Ozzie a réussi à me faire sourire dans la première scène, cela dit, donc ça en dit long sur mon état de fatigue, j’imagine. Cela n’a pas empêché les rires de me déranger.

Bref. Reprenons la critique : Leia se retrouve partagée bien malgré elle quand Jay lui propose, pour leur dernier samedi, un pique-nique romantique. Elle accepte immédiatement, avant que Gwen lui rappelle qu’elles devaient passer ce samedi-là ensemble. Bon, on est sur une situation classique de comédie, donc.

En parallèle du dilemme de Leia, nous suivons aussi Jay donner des cours de musculation à Nate… et pfiou, c’était si années 90. Les looks, la manière de filmer, les plans proposés… C’était naze comme tout, mais c’était très années 90. Et puis, à force d’avoir les épisodes qui passent, il faut bien reconnaître que je commence à apprécier Jay. Je ne pensais vraiment pas que ce serait possible.

En même temps, à chaque fois que je le pense, je change d’avis. Il reste le fils de Kelso après tout, et il a donc toujours la capacité d’être idiot et c’est insupportable. Il emmène donc Leia en rencard dans la forêt pour mieux voir le rocher de la Baise. Sinon, la série nous ramène Leo, allons savoir pourquoi, mais comme Netflix l’avait spoilé par sa miniature, ben… pas de surprise.

Le problème, surtout pour Leia, est que Jay se perd en route. Le pique-nique dure donc bien plus longtemps que prévu… et on se demande combien de temps il devait durer, hein. Je veux dire, elle est en retard avant même de le commencer – et tout ce qu’ils ont comme bouffe, ce sont des canettes de coca.

Malgré tout, Leo leur donne sa voiture pour qu’ils puissent rentrer plus vite. Cela n’empêche pas Leia d’être en retard… et Gwen ne le supporte pas. Elle est totalement insupportable dans cet épisode, franchement : elle veut absolument passer du temps avec sa nouvelle meilleure amie, je comprends, mais de là à lui reprocher de passer du temps avec son copain pour leur dernier week-end, c’est bon, quoi.

Elle en est au stade où elle fait virer Leia du country club où ils devaient passer la journée. Ce n’est pas cool du tout, et ça fait que Leia se retrouve à rentrer chez elle pour passer du temps avec Nate. Après une journée d’entraînement intensif, le pauvre Nate est complètement courbaturé de partout. Cela a apporté quelques gags pendant l’épisode, plus ou moins bons, et ça permet une jolie scène où Nate est malin. Incroyable, non ?

Il explique donc à Leia qu’elle manquera beaucoup à Gwen, plus que ce qu’elle peut imaginer. En effet, Gwen n’est pas si populaire et cool que ça au lycée apparemment, Leia ne sera donc pas la seule à se sentir isolée et invisible. Cela mène à une réconciliation facile entre les filles et me pose vraiment problème : Leia affirme à Gwen qu’elle est sa meilleure amie… et je ne vois pas pourquoi. Enfin, je veux dire, elles ont passé un été ensemble, je veux bien, mais elles ont été trop vite présentées comme amies par les scénaristes.

Sans la moindre surprise, l’épisode termine par un cliffhanger qu’on a tous vu venir depuis que Leia et Jay se sont mis à flirter ensemble : Jay se rend compte que Leia va repartir à Chicago et qu’il n’est peut-être pas fait pour une relation longue distance. Comment faire ?

Je le comprends, c’est un secret que je n’ai pas percé non plus. Autrement, dès le début de l’épisode, les scénaristes ont pris la décision de séparer Nikki du reste du groupe, parce qu’elle les trouvait trop idiots et qu’elle, elle était pressée de retourner à l’école. Cela lui donnait définitivement un côté Jackie, mais en même temps, c’était plutôt bienvenue de la voir avoir avec des scènes avec Red et Kitty.

Comme souvent cette saison, ils ont une des meilleures intrigues : Kitty souhaite reprendre le travail parce qu’elle a adoré passer l’été avec des ados et parce qu’un poste d’infirmière vient de se libérer au lycée du coin. La ficelle est un peu grosse, mais ça permet de bons gags tout du long, avec Red qui est d’abord contre mais est finalement celui qui ramène son CV à Kitty.

Quant à Kitty, elle se met à stresser et imaginer des cas médicaux improbables à soigner au lycée, ce qui apportait des scènes over the top bien senties. Franchement, la série fonctionne.

The Watchful Eye – S01E04

Épisode 4 – The Nanny Vanishes – 16/20
À ce stade, la série a réussi à me rendre complètement paranoïaque. Je me suis rendu compte, plus j’écrivais la critique, que je ne faisais confiance absolument à aucun des personnages. Il y a trop de secrets à découvrir et de mystères à éclaircir, mais le récit avance à une bonne vitesse pour que ça ne paraisse pas improbable ou insolvable. Bref, c’est un vrai petit plaisir, cette série !

Spoilers

Elena rencontre enfin Morgan, mais pas pour bien longtemps.

These people put surveillance cameras in their smoke detectors.

Nous en sommes déjà à l’épisode 4, l’air de rien. Ce titre ne me dit rien qui vaille et je prends un risque certain à regarder l’épisode un soir de fatigue, surtout que je n’ai pas de sous-titres, une fois de plus. La série peut être suivie sans, je le sais, puisque je l’ai déjà fait. Par contre, je les ai regrettés dès le départ, quand Elena reçoit un appel de quelqu’un que j’ai d’abord cru être Roman. Eh, je vous l’ai dit, je suis fatigué et il était vu de loin, tête baissé.

Finalement, il ne s’agissait pas de Roman, mais du petit frère d’Elena, Dale, si j’ai bien entendu. Celui-ci appelle sa sœur pour se plaindre des appels de sa mère et de sa situation de merde, selon lui. En effet, il est dans une école à uniforme qui semble bien prendre soin de lui, ce qui ne lui plaît pas. À l’adolescence, trop d’ordre ne fait jamais plaisir, je pense.

Le frère et la sœur s’engueulent au téléphone, mais ils sont drôlement civils quand il le fait. Oui, il lui raccroche au nez, mais ça pourrait être bien pire. Elena prend en tout cas le temps d’aller voir sa mère pour qu’elle arrête de téléphoner à Dale. Son plus gros problème ? Elle fait croire à Dale qu’elle sera bientôt sortie de prison… ce qu’Elena ne souhaite absolument pas.

Cela n’empêche pas sa mère d’y croire. Pour sortir de son trou, la mère a pourtant besoin de la fille ; donc ça semble compromis pour elle, hein. Sortir de prison après sept mois quand on est condamné à huit ans, elle a beaucoup d’espoir. Je vois plutôt la fin de saison où Elena se retrouve en prison avec elle… mais en même temps, je me demande s’il y aura de quoi faire une saison 2 avec ces intrigues.

C’est un peu tôt pour l’envisager, je sais. C’est juste que j’accroche beaucoup à la série pour le moment. Pourtant, ce quatrième épisode commence par des scènes qui nous tiennent loin du Greybourne. C’est un problème : Greybourne est à mes yeux un personnage à part entière de la série, et il lui est essentiel.

Après, l’avantage, c’est qu’on en revient très vite à l’intrigue qui m’intéresse le plus : Elena rencontre enfin Morgan. Cette dernière est vraiment intéressante dans ce qu’elle révèle à Elena : Morgan est paranoïaque, très clairement. Elle demande à Elena d’éteindre son téléphone, est persuadée d’être surveillée, même encore maintenant, et nie totalement les rumeurs selon lesquelles elle couchait avec Matthew. J’ai plutôt tendance à la croire, franchement.

La manière de filmer la scène était un peu déroutante, avec des plans sur les deux actrices côte à côte, à se parler. Morgan décide de s’en aller subitement, parce qu’elle est sûre d’être toujours suivie, mais elle prend tout de même le temps de révéler à Elena que la femme de Matthew voyait des gens aux Greybourne. C’est probablement ce qui l’a poussée au suicide. Le truc, c’est que Morgan envisage à peu près les mêmes gens qui la suivent – sans pouvoir donner le moindre nom car elle a signé un contrat avec les avocats de la famille – quand Elena pense aux fantômes.

Quoiqu’il en soi, Elena décide d’en parler à son petit ami, espérant encore du soutien de la part de ce débile de détective Macedo. Je le déteste de plus en plus à chaque épisode, et celui-ci ne déroge pas à la règle. Scott est insupportable à ne pas croire Elena quand elle lui parle, vraiment.

Après, il faut bien reconnaître qu’Elena ne doit pas être simple à suivre non plus – mais moi, je l’adore ce personnage pour l’instant. Par contre, pfiou, ses journées m’épuisent, c’est impossible à suivre à force. Elle rentre au Greybourne pour mieux voir Bennet draguer Roman, une fois de plus. Cette fois, Bennet demande clairement à Elena ce qu’elle sait de Roman, pour savoir s’il est célibataire ou non. Bien sûr, Elena maintient sa couverture, mais j’imagine que ça pourra être une information importante de connaître ce crush de Bennet pour se la mettre dans la poche plus tard.

En attendant, Bennet est engueulée par sa belle-mère. Ah. Je crois que je n’avais pas encore captée que Tory n’était pas la mère des filles. Cela la place dans le rôle de l’insupportable belle-mère, et Amy Acker le joue toujours à merveille. Cependant, je sens qu’on nous cache quelque chose avec cette intrigue : Tory se plaint d’un sac qui aurait été emprunté et abimé par Bennet… Mais il y aura peut-être plus à savoir par la suite.

Pour l’instant, il faut se contenter de Roman qui continue de gagner la confiance et l’affection de Tory en s’occupant du sac, avant de manger avec Elena. Celle-ci lui révèle une partie de l’avancée de son enquête sur le rubis qu’elle espère retrouver. C’est l’occasion de découvrir qu’elle joue double jeu avec tout le monde : Scott, qu’elle ghoste et qui n’est pas au courant de l’existence de Roman, mais aussi Roman, qui n’a pas exactement sa part du gâteau dans l’affaire.

Ils partagent un repas ensemble avant qu’Elena retourne s’occuper de Jasper. Il faut bien qu’elle le fasse de temps en temps, tout de même. Ne perdant pas de vue son objectif, elle propose à Ginny un après-midi de baby-sitting commun. Cela ne vend pas du rêve, mais Elena profite de l’occasion pour fouiller l’appartement, évidemment. Elle espère retrouver un bijou volé, puisqu’il est question de ça dans les lettres de Greybourne…

Je suis à peu près sûr que ce trésor sera un enfant, en vrai, surtout avec Ginny qui insiste pour dire que tous les riches sont de la même famille. Cela sent trop le secret de famille, de toute manière. Et Ginny, je n’arrive pas à lui faire 100% confiance non plus, d’ailleurs. Elle est beaucoup trop vite sur le dos d’Elena, par exemple : elle la surprend en train de fouiller l’appartement et le prend très mal, expliquant que sa boss a une mémoire photographique.

Pour se faire pardonner d’avoir fouillé l’appartement et d’avoir vexé Ginny, Elena trouve rapidement une solution : Matthew lui demande de l’aider – enfin, en vrai, elle propose – à vider le placard de son ex-femme pour tout donner à des œuvres caritatives. C’est l’occasion de fouiller l’appartement, de passer du temps avec Ginny et un verre de vin, mais aussi de récupérer de l’argent de poche facile, avec des affaires aussI.

Yep. Matthew propose à Elena de récupérer les fringues de sa femme morte. NORMAL. Bon, en même temps, il avait également demandé le divorce, sans signer les papiers… Contrairement à sa femme. Voilà qui est étrange. Elena récupère les papiers du divorce, avant de se retrouver à devoir essayer une robe, soi-disant contre son gré, quand Ginny la force. Humph. Ca me donne l’impression que Ginny voulait du temps seule pour fouiller l’appartement elle aussi.

Je deviens parano. La série me rend parano. Il faut dire qu’entre les vivants et les morts, on ne s’en sort plus. Oui, les morts sont de retour : Elena voit ainsi le fantôme d’Allie dans son dos, avant de se rendre compte qu’il s’agit en fait de Tory. Que faisait-elle dans l’appartement de Matthew ? Nous ne le saurons pas – pas immédiatement en tout cas.

Elle se barre bien vite ensuite, permettant à Elena et Ginny de continuer de vider le placard. Pendant ce temps, Matthew se rend au cinéma avec Jasper, parce que c’était le jour off d’Elena en théorie. En pratique, elle passe la journée à bosser parce que c’est plus cool que d’être avec Scott ! Et c’est plus cool aussi quand Matthew l’invite à rester dîner.

Elle joue avec le feu, comme le dira plus tard Roman, et elle le fait de manière plus littérale que prévue quand leur dîner crame sur la plaque. Elle se rend compte que le détecteur de fumée ne se déclenche pas et se propose de changer la batterie (en montant sur une chaise qui doit coûter son salaire sans retirer ses chaussures, bien sûr). Avant ça, elle s’est rendue utile avec Jasper, tout de même, et a continué de marquer plein de points auprès de son boss.

Après ça, elle ne voit plus l’appartement de Matthew de la même manière : elle se rend en effet compte qu’il y a une mini caméra dans le détecteur de fumée. Un rapide tour de l’appartement lui confirme, en plus, qu’il y en a probablement d’autres – et on nous le confirme. Le titre de la série prend tout son sens et nous on continue d’être de plus en plus parano (déjà que les plans filmés de très loin au début de l’épisode n’aidait pas à avoir confiance !).

Prise de court, Elena se confie à la seule personne en qui elle est sûre de pouvoir avoir confiance dans le Greybourne : Roman. Je ne sais pas s’il fera long feu, lui : il en sait beaucoup trop. Et ça ne va pas en s’arrangeant quand elle lui montre ensuite l’ancien appartement de Greybourne et les papiers du divorce. L’avocat qui gérait le divorce ? Il s’appelait Victor Marcato. Ce nom n’est pas inconnu d’Elena : il s’agit de l’avocat qui a fait signer à Morgan son contrat pour ne rien révéler de son job.

Elle avait laissé le nom à Elena en l’écrivant sur son gobelet de café, paniquée par la situation. La panique commence à gagner aussi Elena cette fois : elle cherche à recontacter Morgan pour mieux se rendre compte que son téléphone est déconnecté du réseau et que son immeuble est désormais condamné.

Pour nous, c’est l’occasion d’apprendre que la série se déroule le 30 juin 2022. Bon, en même temps, six mois après Noël, c’est plutôt logique qu’on soit fin juin. Face à tout ça, Elena se confie à Scott pour qu’il puisse se servir de son job pour obtenir des infos… mais c’est un fail : une fois de plus, il ignore ce qu’elle lui raconte et n’écoute pas vraiment ce qu’elle lui dit.

C’est bien dommage. Finalement, elle se confie donc aux autres nourrices qu’elle connaît : Kim, Alex et James. On apprend au passage que James a posé un lapin, soi-disant accidentel, à Kim. Oui. Soi-disant. Je n’ai confiance en personne, pas même en Elena. On n’arrête plus d’en découvrir sur Elena et ses origines : chaque épisode apporte quelque chose de nouveau sur sa famille tout de même. Il y a trop de secrets, vraiment.

Les caméras n’aident pas, en tout cas. Elena est sûre qu’elles sont à Tory, mais elle n’a pas de preuve. Elle ne leur parle pas de la disparition de Morgan, mais juste des caméras. Les nourrices lui expliquent qu’il s’agit d’une partie de leur boulot et qu’il faut faire avec, tout en regrettant de ne pas pouvoir espionner les boss… Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’Elena se décide à mettre un tracker dans le sac pété de Tory.

Hâte d’en savoir plus sur Tory, vraiment ! En attendant, il faut se diriger vers un cliffhanger improbable, histoire de continuer de n’avoir confiance en personne. Matthew est ainsi l’invité d’honneur d’une cérémonie qui le lie au Greybourne, puis rentre chez lui pour parler à un homme que Jasper identifie auprès d’Elena comme étant l’ami de sa mère.

Le seul problème, c’est que l’ami de sa mère n’est autre que… Scott. Vraiment, je déteste ce personnage.

The Last of Us – S01E03

Épisode 3 – Long, Long Time – 17/20
Je suis partagé (de nouveau), parce que cet épisode intervient très tôt dans la série pour proposer un tel détour. En même temps, l’occasion était probablement trop belle pour que les scénaristes passent à côté et je trouve que ça fonctionne merveilleusement bien. La série était à deux doigts de réussir à me faire pleurer, dès son troisième épisode. Je suis content qu’ils osent ce genre d’histoire et ça marque suffisamment les esprits pour que la série se forge une réputation. Ils ont donc bien fait. Par contre, pas merci à tous pour les spoilers. Je sais, je n’avais qu’à pas être en retard.

Spoilers

Joel et Ellie se rendent chez Bill et Frank.

Dead people can’t be infected.

L’épisode dure de nouveau beaucoup trop longtemps pour son propre bien, mais il a le bon goût de commencer directement par le générique. 1h15, sérieusement, faites un film, à ce stade… Avant de débuter la critique, il faut tout de même que je précise une chose importante : j’ai déjà longuement entendu parler de l’épisode et je suis inévitablement spoilé. Je sais que le but de l’épisode est d’étendre l’univers avec une backstory qui n’est pas dans le jeu, je sais que c’est LGBT, je sais que ça a divisé entre « exceptionnel/meilleur épisode ever » et « bordel, mais on veut juste de l’action ». Bon, et les homophobes, bien sûr.

Plus que pour Anna Torv et Pedro Pascal, c’est donc pour pouvoir me faire aussi mon propre avis sur cet épisode que je me suis lancé dans la série. L’épisode commence d’abord par un petit moment de commémoration de Tess : Joel empile des galets pour lui rendre hommage et hop, on peut avancer pour continuer d’explorer sa relation avec Ellie. Pour une fois, son impertinence la rend attachante : elle rappelle à Joel qu’ils ont fait le choix de la transporter hors de la zone de quarantaine pour leur batterie afin de bien souligner qu’il ne peut pas rationnellement lui en vouloir. Elle n’est pas responsable de ce qu’il s’est passé.

Elle reste tout de même super bavarde et pose un million de questions. Elle commence par se renseigner rapidement sur Bill et Frank, qui vivent à cinq heures de marche de là mais que Joel décrit comme sympa, avant d’essayer une fois de plus de récupérer un flingue, même quand Joel lui explique qu’il est fréquent de manquer sa cible. On apprend aussi que sa cicatrice vient justement de là.

Les deux personnages font alors une halte dans un supermarché à l’abandon. Joel veut y retrouver ses affaires – oh, ça sent bon le jeu vidéo où il faut récupérer des trucs, ça, quand même ? – et Tess l’abandonne pour aller explorer le terrain de son côté. Alors ça passait peut-être dans le jeu, mais elle paraît sacrément stupide de se lancer dans l’exploration de la cave après avoir ouvert une trappe condamnée.

Une décennie de Walking Dead me fait savoir que les zombies sont partout et qu’il faut se méfier d’absolument tout. Particulièrement les sous-sols condamnés. Cela ne manque pas : certes, Ellie trouve des ressources intéressantes (est-ce de la bouffe ?), mais elle trouve aussi un zombie. Celui-ci est sous des décombres, mais ça ne justifie pas de prendre le temps d’aller jouer avec.

Sa curiosité morbide la pousse en effet à lui ouvrir le front pour voir ce qu’il y a derrière. Même si le sang coule, on voit bien que ce n’est pas une couleur normale qu’il a dans le crâne. Elle finit par le planter avec son couteau et tout est bien qui finit bien. Joel s’inquiète évidemment pour elle, mais elle se garde bien de lui dire ce qu’elle a fait.

Ils peuvent en tout cas reprendre la route cette fois, mais Joel abandonne sa mitraillette derrière lui, faute de munitions. En route, ils croisent un avion écrasé, qui provoque malgré tout la jalousie d’Ellie qui n’a jamais pu voler (effectivement), et Joel continue de vouloir protéger Ellie de toute la violence de ce monde. Elle n’a pas le droit d’avoir d’arme, pas le droit de voir des cimetières à ciel ouvert, mais il répond au moins à ses questions.

Et c’est intéressant, franchement. Il revient en effet aux origines de l’épidémie pour elle, parce qu’elle ne sait pas comment tout a commencé. S’il faut avoir été mordu pour être infecté, qui donc a bien pu mordre le premier infecté ? L’œuf ou la poule, quoi. La réponse proposée par Joel est simple et efficace : une mutation des champignons, se retrouvant dans la nourriture – et dans un ingrédient probablement très commun. Un jeudi matin, les gens ont acheté et mangé cette nourriture. Le soir, ils étaient malades. Le vendredi, ils mordaient tout ce qui bouge. Le lundi… le monde avait sombré dans le chaos.

C’est bien de nous rappeler la fragilité de l’être humain comme ça. Il ne s’est pas passé autre chose avec le covid et les confinements, après tout. Par contre, une semaine après ces désastreux événements, l’armée a aussi fait évacuer des villages en leur promettant un accès en quarantaine. Malheureusement, si jamais les zones de quarantaines étaient pleines… l’armée fusillait les gens. Une méthode comme une autre pour limiter l’infection. Arf.

L’histoire se suffisait à elle-même et était déjà dramatique, avec des tas de gens devenus squelettes au milieu de leurs affaires (personne n’a pillé les valises, c’est surprenant ?). La série prend toutefois le parti de proposer un flashback et de revenir le 30 septembre 2003 pour suivre justement ces pauvres gens qui se feront tuer. Pour bien insister sur le désastre de la situation, on commence par nous présenter une femme et son bébé, enveloppé dans une écharpe que l’on a vu dans le cimetière.

C’est triste, c’est sûr. La série prend toutefois le parti de nous présenter ensuite un autre personnage, qui s’est enfermé dans son sous-sol pour éviter l’armée. La série prend son temps mais finit par révéler le visage de l’acteur : Nick Offerman.

Vraiment, c’est un casting de qualité ; mais pour le coup, son visage est un peu trop connu et ça m’a un peu sorti de l’épisode. Bon, toujours est-il que le personnage utilise les caméras de surveillance de sa maison pour savoir quand l’armée s’en ira et pouvoir commencer à mener sa petite vie tranquille. Son village est après tout complètement déserté, puisque tout le monde a suivi l’armée. Il semble pouvoir vivre loin de l’infection, en tout cas.

Un montage musical nous montre le personnage faire le tour des magasins pour récupérer du matériel et de la nourriture, même s’il fait aussi pousser ses propres carottes. Franchement, son repas donne presque faim. Il réussit même à créer son propre générateur, tout de même.

Bien évidemment, il monte aussi quelques pièges autour de chez lui, ainsi qu’une barricade, avec mot de passe. Il est sacrément motivé franchement. Il passe ainsi quatre années dans sa solitude, à sophistiquer toujours plus son système. Je veux dire, il a une barrière électrifiée qui a la classe tout de même.

La tranquillité ne pouvait pas durer éternellement, en tout cas. En 2007, un homme tombe dans un de ses pièges, et au moins, pas un piège mortel. Du fond du trou, l’homme peut affirmer qu’il n’est pas infecté et pas armé. Il est parti de chez lui avec une dizaine de personnes et il se retrouve désormais seul, espérant pouvoir atteindre Boston.

Bill, parce que c’est Bill notre homme solitaire depuis quatre ans, décide donc de libérer Frank, parce que c’est Frank qui est tombé dans le piège bien sûr, afin de le laisser repartir vers Boston. Malheureusement, Frank ne l’entend pas de cette oreille : il est affamé et demande plutôt à rester. La logique voudrait que Bill l’envoie bouler, et il le fait… avant de se laisser convaincre que ça ne lui coûte pas grand-chose d’aider Frank à manger.

C’est mignon comme tout : il l’invite à manger, mais lui laisse prendre une longue douche chaude avant ça. Ah ben pour quelqu’un qui s’inquiétait que Frank ne soit pas seul ou qu’il cherche à l’attaquer OU PIRE qu’il raconte à tout le monde qu’il avait eu un repas gratuit… il en fait des caisses pour séduire Frank. Non parce que désolé, mais c’est de ça qu’il s’agit et ça se voit quand Frank est sous la douche et que Bill hésite à aller le mater, hein.

Bon, il se contente de lui préparer un repas incroyable, surtout pour quelqu’un qui a le ventre vide. L’alcool quand on a le ventre vide, par contre, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée. Pas étonnant que Frank, probablement pompette, se mette à vouloir jouer du piano. La chanson qu’il joue ne plaît toutefois pas à Bill. Ce dernier l’interrompt donc, pour chanter sa solitude. OK. Je vois ce que vous faites, scénaristes, et c’est très mignon.

Bien sûr que c’est inutile pour du long terme dans la série et que la manière de l’introduire dans la série est bizarre, mais c’est sympathique malgré tout comme flashback. Je comprends l’obsession qu’il y a pu avoir autour de l’épisode, franchement. La séance au piano finit par une question de Frank pour savoir à quelle fille Bill peut bien chanter, avant que ça ne dérape en baiser entre eux…

Frank demande alors à bill d’aller prendre une douche, et il l’attend nu dans son lit. Je ne sais pas trop si ça valait le coup de rester si longtemps avec eux à ce moment-là. J’aime bien savoir que Frank est la première fois de ce Bill, un type un peu bourru qui n’a jamais dû assumer sa sexualité avant… mais c’était un peu long de l’entendre dire qu’il allait commencer par les choses simples. Par contre, le voir négocier quelques jours de plus avant de coucher avec lui, c’était le minimum.

Au fond, leur début de relation est sacrément rapide, accélérée par l’épidémie. Pas étonnant que trois ans plus tard, on les retrouve en pleine engueulade, non ? On découvre donc que Bill était un complotiste avant même l’épidémie. Si la vie lui a donné raison, ça énerve tout de même Frank de vivre avec un Bill si coincé. Il refuse de prendre soin de la rue dans laquelle ils vivent, refusant aussi à Frank les ressources qu’il lui demande pour en prendre soin ou retaper les boutiques.

Si Frank a cette nouvelle lubie, c’est parce qu’il a pris l’habitude de parler à la radio à une femme, cherchant des amis. Oui, oui, l’apocalypse, c’est sympa, l’amour, aussi, mais des amis, c’est mieux. La femme est évidemment Tess. Cela fait plaisir de la revoir, si peu de temps après sa mort. Je pensais devoir m’en passer jusqu’à la fin de la série et je suis content que ce ne soit pas le cas.

Bon, après, il n’y a pas grand-chose à en dire : Tess et Joel sont invités à manger chez Frank et Bill, et Bill a juste peur de rester avec eux. Il les menace de son flingue pendant le repas, n’apprécie pas que Frank fasse rentrer Tess chez eux et finit par se laisser convaincre par Joel que ce peut être une bonne idée, tout de même, de faire quelques échanges avec ce couple d’étrangers. Joel promet d’aider à renforcer la barrière électrique de leur rue, par exemple, parce qu’elle est déjà bien abimée, forcément. Au moment du départ, on découvre que c’est Frank qui a eu l’idée du code à la radio et on comprend que les deux couples sont prêts à rester amis pour un bon moment.

Trois ans plus tard encore, en 2010, j’imagine, on découvre que Frank a échangé un pistolet de Bill contre des graines leur permettant désormais d’avoir des fraises et d’en manger. Eh, franchement, leur vie pendant l’Apocalypse donne envie malgré les menaces de Joel sur ce qui les entoure et risque de troubler la tranquillité de leur vie, hein. Oui, Frank a prédit que des gens viendraient s’attaquer à eux parce qu’ils ont de belles ressources.

Ils sont mignons comme tout, ce couple, à manquer d’écraser les fraises juste pour faire l’amour… Finalement, ils rentrent chez eux. On les retrouve durant une nuit d’orage où la menace de Joel finit par se concrétiser. Il y a quelqu’un pour venir tenter de pénétrer chez Bill et Frank, loin de se douter de la violence des défenses mises en place par Bill. Il est fort ce Bill.

Ainsi, Frank se réveille et tente de réveiller Bill, mais Bill n’est plus là. Bien sûr qu’il est déjà dehors sous la pluie à tirer sur tout ce qui bouge. Quand Frank sort dans la rue, il interrompt toutefois les excellents coups de feu de Bill et provoque bien malgré lui sa blessure. Ben oui, Bill tourne la tête et bim, il se fait tirer dessus.

Quelle idée de sortir prendre un tel risque quand sa barrière est faite de lance-flammes capables de tuer tous les assaillants, hein ? Bill a peur de mourir et lui donne absolument toutes les recommandations pour survivre. Il refuse de savoir Frank seul et lui ordonne d’appeler Joel pour le protéger. Bille st sûr de mourir ce jour-là… mais ce n’est finalement pas le cas. La scène était belle malgré tout.

Nous retrouvons dix ans plus tard ces deux personnages, et oui, ils sont toujours ensemble. Désormais, Frank est en fauteuil roulant. Ils ont pu vivre toute une vie d’amour et d’eau fraîche… C’est juste magnifique. C’est tôt dans la série pour proposer ce genre d’épisode, mais en même temps, je ne vais pas bouder mon plaisir : j’ai apprécié ce couple. Comme tout le monde.

Malheureusement, les scénaristes nous donnent quelque chose pour nous le retirer aussitôt. Frank est malade, vraiment malade, et il a pris la décision de vivre une très belle dernière journée… avant de se suicider. Ben non, Frank, ne fais pas ça. Il explique à Bill qu’aucun médecin ne pouvait le guérir vingt ans avant et que plus personne ne le pourra désormais. Il décide donc d’abandonner son combat contre la maladie et de passer une dernière journée parfaite avec Bill.

Il en demande beaucoup à Bill en plus, parce qu’il veut qu’ils se marient sur cette belle dernière journée avant un autre repas de mariage préparé par Bill. Oui, Frank demande à Bill de lui préparer un dernier repas et espère vraiment qu’il prendra bien de se faire abandonner comme ça. Je sais que ce n’est pas le cas, mais bien sûr que Bill ne peut que le vivre comme ça.

C’est donc sans la moindre surprise que l’on voit Bill préparer le verre de vin qui tuera son mari… avant de boire lui aussi son verre d’une traite, parce qu’il avait déjà mis ce qu’il fallait pour se suicider lui aussi. On ne peut pas faire plus bel amour que ça, j’imagine. Frank se dit qu’il devrait s’énerver de voir Bill se suicider avec lui, mais il reconnaît que c’est romantique. Et puis, dans le fond, mourir âgé dans les bras de la personne qu’on aime ? C’est ce que l’on espère tous un jour ou l’autre, non ?

D’accord, ils ne sont pas si âgés que ça. D’accord, j’imaginais que Bill et Frank seraient des personnages qui resteraient plus longtemps que ça dans la série, comme Tess à vrai dire. Je me disais que le couple pourrait être un soutien et fournir quelques ressources. Pas besoin d’être en vie, pour ça.

Joel et Ellie finissent donc par arriver chez Bill et Frank, mais bien trop tard. Joel ne les retrouve pas, mais il rentre dans une maison plein de poussière et avec les restes du dernier repas plein de mouches. Ellie trouve aussi une lettre de Bill à Joel – ou à n’importe qui mais probablement Joel pour être plus exact. La lettre est belle, présentant une amitié improbable entre deux hommes qui devraient se détester mais qui ont su forger un lien. Après tout, l’un comme l’autre ont vécu pour protéger ceux qu’ils aimaient.

Bill a réussi, clairement. Joel… eh bien, Joel, il a le droit de récupérer tout ce qu’il veut de leur maison, du moment que ça l’aide à garder Tess en sécurité. Oh bordel, la série essaie vraiment de nous faire pleurer. Ce n’est pas le meilleur épisode de série EVER, mais c’est vrai que c’est un excellent épisode.

La fin nous détruit un peu la tristesse toutefois pour relancer la série. Il faut un nouvel objectif : Joel souhaite désormais atteindre son frère, car il a récupéré la voiture de Frank et Bill. Pas besoin de batterie quand on peut récupérer une voiture en héritage.

Abandonner la maison incroyablement protégée de Bill et Frank n’est probablement pas la meilleure des idées pour la survie, mais j’aime cette idée que son frère pourra aider à protéger Ellie. L’épisode se termine par le départ des deux personnages vers de nouvelles aventures et nous, on retourne dans la chambre de Bill et Frank pour pleurer un coup, j’imagine.

Franchement, la série me plaît beaucoup. C’était ambitieux de proposer ça comme troisième épisode, parce que c’est effectivement très tôt dans la série, mais ça fonctionne bien. Cela nous prouve qu’on ne doit pas savoir à quoi s’attendre avant de lancer un épisode, déjà, tout en nous montrant que des liens peuvent se tisser durant l’apocalypse. Et clairement, Ellie et Joel commencent à forger un lien très fort eux aussi.

Quant à moi, je ne me suis pas ennuyé devant cet épisode, contrairement au précédent où ça avait tendance à venir… C’est plutôt positif pour la série car il n’y avait presque de zombies. Ils sont capables de proposer d’excellents épisodes, ça me rassure.