The Book of Boba Fett – S01E03

Chapter 3 – The Street of Mos Espa – 13/20
Je dirais bien que je suis déçu, mais pour avoir de la déception, il aurait fallu que j’attende quelque chose vraiment de l’épisode. Concrètement, il s’agit d’un épisode de transition entre deux phases pour la série, mais le problème n’est pas là : le problème vient de nouveaux acteurs qui peinent à me convaincre, de faux raccords bien visibles et d’effets spéciaux grossiers. Je regarde la série principalement pour sa qualité visuelle. Si elle se met à la perdre, ça va me poser un problème. Bref, c’était bizarre cette impression d’un épisode bâclé.

Spoilers

Boba doit se faire respecter des petites frappes de Mos Espa.

Keep an eye on them. Sorry, it’s an expression.

Oh, c’est reparti pour un épisode de seulement trente-neuf minutes, moins le générique de fin, moins le bien long résumé de l’épisode précédent. Si j’avais su, je me serais sûrement lancé plus tôt dans le visionnage, mais c’est tout le problème de Disney + dont les épisodes sont toujours de durée variable.

En tout cas, me voilà parti pour un épisode 3 qui commence par une araignée peu réjouissante à voir. Nous sommes de retour dans le présent où un droïd explique à Boba la répartition du pouvoir de la région. Oui, oui, nous sommes en pleine géopolitique et Boba comprend que Jabba ne tenait position que partiellement en tant que leader : il y a des clans et des familles qui veulent à présent le tester.

Ce devrait m’intéresser tout ça, mais franchement, j’ai trouvé la manière d’introduire tout ça franchement peu prenante. C’était bien mieux quand un simple habitant vient faire remarquer à Boba qu’il n’a aucune autorité et que personne ne le respecte. J’ai trouvé que ça apportait un bon humour à la scène, avant d’introduire l’intrigue de l’épisode : des mi-hommes, mi-robots mettent au défi l’autorité de Boba en embêtant un des hommes vivant sur les terres qu’il est supposé contrôler, lui volant son eau, qu’il produit.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour donner à Boba l’envie d’enquêter, mais apprendre que l’homme lui paiera le double de son tribut si le problème se règle vite semble le motiver tout de même encore plus. Il se retrouve assez vite à fréquenter les quartiers mal famés du district ouvrier de la ville et à trouver les voleurs d’eau. Ce n’est pas bien compliqué et ils n’ont effectivement aucun respect pour lui, l’appelant le vieux et ayant bien du cran face à lui.

Quand une femme lui fait remarquer qu’ils ne risquent pas de trouver du boulot pour payer leur eau, Boba décide de les embaucher. Cela ne plaît pas tellement à l’homme qui lui avait demandé d’enquêter, mais il va devoir apprendre à s’en contenter. De manière autoritaire, Boba lui fait en effet remarquer que ses prix de vente de l’eau sont trop élevés et que c’est intenable. Il ne rembourse que partiellement le vol, le force à baisser ses prix et recrute donc les voleurs d’eau.

Boba peut donc rentrer tranquillement chez lui et dans son pod à souvenir… mais sa nuit est interrompue : il se réveille pour faire face à une sorte de Chewbacca un brin plus balèze et plus armé. En flashback, cet épisode insiste pour nous montrer l’enfance de Boba. On en a eu des images à chaque épisode, mais c’est encore trop flou pour savoir quoi en tirer. L’enfant qu’il était avait une sacrée vue sur une ville futuriste et regardait des vaisseaux partir régulièrement. Allez savoir.

Une fois adulte, mais toujours en flashbacks, on retrouve Boba dans sa nouvelle position de petit lord du désert, là. A dos de mammouths (écoutez, je ne connais pas les noms des créatures de Star Wars, j’avoue), il se rend donc en ville pour s’assurer que l’on paie bien les Tusken pour la protection qu’ils fournissent sur leur territoire. Le problème, c’est que l’extra-terrestre à qui il a affaire lui fait remarquer qu’il paie déjà une protection à un autre groupe pour les mêmes terres.

Voilà qui donne rapidement un objectif à Boba du coup : il est bon pour aller s’attaquer à ce second groupe qui empiète sur le territoire de ses amis. Pas de bol, alors qu’il rentre au bercail, il aperçoit au loin de la fumée et comprend bien vite qu’il est trop tard. Pendant son absence, tout son village a été ravagé. Et dire qu’il se pensait plus fort que l’autre groupe… Les cadavres jonchent le sol là, c’est terrible.

Et ça l’est d’autant plus que le crime est signé : les hommes que Boba avait vu piller une maison il y a deux épisodes semblent derrière ce massacre. Nous voilà donc probablement parti pour une histoire de vengeance, mais avant ça, il nous faut un montage longuet nous montrant Boba brûler les derniers souvenirs possibles de ses amis.

C’est donc là que le Chewbacca (qui n’en est pas un, je sais) débarque pour réveiller Boba. Et autant dire qu’il ne fait qu’une bouchée de Boba en slip, même si celui-ci se défend plutôt pas mal. Au moment où il est sur le point de mourir, il peut s’avérer heureux d’avoir recruté du nouveau personnel. Si Fennec est introuvable, ce sont en effet les nouveaux qui débarquent pour sauver de justesse Boba.

A eux tous, ils ne sont encore pas tout à fait suffisants, et même les gardes habituels prennent cher à se faire bouffer par ce Chewbacca enragé – désolé, mais je ne peux trouver de meilleurs termes là. Par chance, Fennec finit par redébarquer et emprisonner ce nouvel assassin – Krrsantan ? – sous le trône de son maître.

Bien que non signé, le message vient clairement des jumeaux et Fennec le fait remarquer. Elle conseille aussi à Boba d’attendre sagement la suite pour voir si le jeu de leurs ennemis sera plus visible ensuite. Et il l’est rapidement : les jumeaux débarquent pour s’excuser d’avoir envoyé un assassin, offre un tribut bien à eux et expliquent à Boba qu’ils ne restent pas sur Tatooine, un caillou sans valeur.

En effet, ils ont appris que le maire, Mok Shaiz, avait promis le territoire à un autre syndicat. Les jumeaux n’étant pas trop guerriers, ils décident de se barrer en laissant aussi le Krrsantan à Boba. Ce dernier décide de le libérer vite avant d’arranger un rendez-vous avec le maire, pour savoir ce qu’il en est. Avant d’en arriver là, il doit toutefois encore gérer son rancor, l’énorme monstre offert par les Hutt.

Je dis monstre, mais c’est une bestiole toute affective et touchante : elle est en pleine dépression et son gardien nous explique que c’est le genre de bête qui peut former un lien fort avec son propriétaire. Aussitôt, Boba envisage de faire de ce rancor sa monture. C’est original comme idée, mais ça pourrait effectivement asseoir assez vite son autorité. Et ça donnera une certaine classe au personnage, aussi. La bestiole semble se laisser assez vite apprivoiser et regretter le départ de son nouveau maître.

En effet, Boba, Fennec et leurs nouveaux hommes de main se rendent en ville pour aller voir le maire. Celui-ci tente bien de les faire patienter une vingtaine de jours, affirmant qu’il n’a pas de possibilités de rendez-vous avant. Ce n’est pas le genre de Boba d’attendre si longtemps, par contre. Quelques menaces de Fennec à la mairie suffisent à ce que leur réceptionniste préféré accepte d’envisager un rendez-vous avec le maire.

La vérité est toutefois que le type préfère s’enfuir et être poursuivi par les nouveaux hommes de main de Boba. On a droit au passage à un faux raccord vraiment grossier, puisqu’ils montent deux fois sur les engins leur servant à se lancer dans cette course poursuite. Et puis, avec les espèces de scooters volants de différentes couleurs, ils ressemblaient franchement à des Power Rangers. J’ai trouvé que le montage de l’épisode et les effets spéciaux n’étaient pas tellement à la hauteur cette semaine par rapport à d’habitude.

Tout faisait sacrément faux. Heureusement la musique était assez bonne pour que je reste concentré, mais il y avait trop d’amateurisme dans certains plans. Cela fait mal à dire par rapport à la qualité des épisodes précédents. En vérité, j’ai peu accroché au jeu de l’actrice censée être une badass recrutée par Boba.

Bon, sans trop de surprise, la course poursuite se finit par le réceptionniste de la mairie forcé de parler à Boba et d’expliquer que le maire est avec les Pykes – à qui il a vendu le territoire. L’épisode peut donc se terminer sur un faux-raccord dans les regards de Fennec (décidément) et la promesse d’une guerre contre les Pykes.

The Cleaning Lady – S01E01

Épisode 1 – TNT – 13/20
Comme je m’y attendais, ce ne sera pas la série de l’année – et probablement pas la série du mois non plus. Cependant, c’est le genre de séries à mi-chemin entre le procédural et l’espionnage, à fond dans l’action, et ça peut être divertissant si on pose son cerveau. À eux de ne pas trop faire traîner en longueur le fil rouge, ce qui risque de causer la perte de la série. En attendant, écoutez, j’ai passé un bon moment quand même et ça m’a maintenu éveillé.

Spoilers

Thony travaille comme femme de ménage en attendant d’avoir des papiers pour l’opération de son fils, en état critique. Quand elle assiste à un meurtre, sa vie change du tout au tout.

The both of you are trouble.

Elodie Yung, si un jour par hasard au cours d’une insomnie, tu passes sur mon blog… Sache que je t’aime. Cela ne coûte rien d’essayer, non ?

Maintenant que c’est dit, je peux commencer la série qui débute d’une étrange manière, avec son personnage principal, Thony, qui assiste à un mariage avec sa belle-sœur. Oh, c’est une manière de parler, bien sûr : elles sont là pour faire le service et le ménage. Elles passent de bons moments quand même, jusqu’à ce que Stevie, le boss, soit infernal avec elles – et avec Thony en particulier.

Il la harcèle, mais pas de quoi s’inquiéter pour autant : Thony sait comment se défendre et elle a aussi sa belle-sœur pour ça. Bon, la série me perd bien vite par contre, avec une scène où la belle-sœur, Fi, manque de tuer son patron, mais où Thony le sauve de justesse avec une petit trachéotomie improvisée avec ce qu’elle trouve sur place. Et si ce n’était pas déjà glorieux, la voir s’enfuir après cette procédure chirurgicale complexe parce que son emploi est plus ou moins légal, c’était… abusé ?

Bon, allez, on va faire comme si, l’histoire peut encore être intéressante ? Ce ne sera pas la série de l’année, et on n’est que le 10 janvier. Au moins, on nous introduit un personnage intéressant et original. Non contente d’être chirurgienne et femme de ménage, Thony est aussi maman. Elle vit avec sa belle-sœur et les enfants qu’elles ont. Fi en a deux – une fille et un garçon censé la surveiller, mais faisant un bien mauvais travail -, elle en a un, Lucas.

Ce dernier est donc malade et est sur une liste pour recevoir un organe, mais les choses ne vont pas assez vite au goût de son père, Marco. Thony n’a pas trop envie d’en parler à plus de deux heures du matin, elle préfère donc raccrocher. Et elle fait bien parce qu’elle a une longue journée le lendemain, avec un patron voulant la virer – mais n’osant finalement pas quand elle proteste. Euh ? Elle demande à être payée et elle l’est, c’est cool, mais pourquoi n’est-elle pas virée finalement ?

Je veux dire, elle reste un problème pour son patron ? Celui-ci décide donc qu’elle ne bossera plus avec sa belle-sœur avant de l’envoyer bosser dans un hangar où ont lieu des combats clandestins et truqués. Enfin, les combats pourraient être truqués si elle ne s’en mêlait pas et ne suggérait pas aux futures perdantes de gagner si elles le souhaitent. Au passage, elle rencontre aussi ceux qui avaient parié sur la défaite de la combattante avec qui elle s’entend.

Loin de se douter que Thony a quoique ce soit à voir avec le pari qu’ils viennent de perdre, les types n’hésitent pas à tuer le gérant de la salle de combat. Sans trop de surprise, c’est l’ado irrespectueux qui avait dû être repris par son père qui le fait, pas le père sexy qui veut très clairement avoir sa chance avec Thony, hein.

Comme le meurtre a lieu au beau milieu d’un appel entre Thony et Fi, il est évident que celle-ci la rappelle quand Thony lui raccroche au nez.  La belle-sœur décide de la rappeler à ce moment-là, et c’est la pire des idées : la sonnerie retentit et la grille totalement dans sa bien mauvaise cachette. Rapidement retrouvée, Thony décide de négocier sa vie comme elle peut : elle est femme de ménage, elle nettoiera donc la scène de crime. Et heureusement pour elle, elle connaît les bonnes techniques pour nettoyer le sang : elle est chirurgienne après tout, elle a dû en voir d’autres. Mouais. Bon, la scène fonctionne mieux que le début d’épisode déjà.

J’ai bien aimé le fait que le caïd sexy hésite à l’embaucher tout de même, mais c’était plutôt bien introduit. Le ménage est rapidement fait, Thony parvient à négocier sa liberté et rentre chez elle où elle prend une décision radicale : amener son fils à l’hôpital le plus vite possible. On comprend bien que le gamin doit vivre dans sa bulle en attendant une greffe de moelle épinière, mais ce n’est pas si simple.

S’il est arrivé légalement aux États-Unis, Luca n’a pas reçu la greffe qui était prévue et il n’a plus tous les papiers dont il a besoin pour recevoir une nouvelle greffe. Ainsi, Thony ne peut même pas lui faire rencontrer un nouveau médecin. Elle a beau péter un câble sur la pauvre réceptionniste qui n’y est pour rien, eh bien, ça ne fonctionne pas : son fils ne peut pas voir de médecin. Par contre, il peut voir l’un des hommes de main du caïd qui a forcé Thony à nettoyer une scène de crime.

C’est plutôt intéressant car ça force Thony à être de nouveau bien énervée et à confronter le caïd. Celui-ci l’embauche tout de même, même si elle refuse son offre. Il ne lui laisse pas le choix d’accepter de toute manière : il s’arrange pour que Luca puisse voir son médecin grâce à son propre réseau de connaissances. Face à ça, Thony ne peut clairement pas refuser le job.

Et pourtant, elle sait y faire pour refuser des jobs : demandez à sa belle-sœur. Cette dernière essaie de la convaincre que ça peut être une bonne idée de vendre de l’ecstasy dans un club de luxe où une de ses connaissances est prête à l’embaucher. Thony refuse immédiatement, évidemment, et la conversation tourne de toute manière court quand elle est appelée pour nettoyer une nouvelle scène de crime. C’est ironique de refuser de vendre de la drogue mais de se rendre si vite complice d’un autre crime.

Après, on comprend bien pourquoi elle accepte : elle en pince totalement pour ce nouveau boss qui lui fait un rentre-dedans bien plus subtil que celui du début d’épisode. Je veux dire, il lui parle de son enfance, de sa maman et la complimente au passage sur son apparence et son sens des priorités, tout est dit. Le charme ne peut agir que partiellement, cela dit : il l’embauche en fait pour faire le ménage dans une immense villa – celle de son patron à lui. Elle a concrètement la fin de la nuit pour faire le ménage dans une villa pleine de confettis ?

Je veux bien qu’elle soit excellente à son job, mais à elle seule, c’est une tâche à peu près irréalisable. Ce n’est pas un montage d’elle en robe de soirée avec un aspirateur puis une éponge qui réussit à me convaincre, franchement. Au milieu de son ménage, elle rencontre aussi la femme de son nouveau boss, qui est… eh bien, une prostituée, en fait ? Elle a l’air prête à se donner à n’importe qui, y compris Thony. Et peut-être sans être payée, d’ailleurs.

Qu’importe, écoutez. La nuit se passe bien pour Thony, et je suis fatigué pour elle. Et pourtant, au petit matin, la journée ne fait que commencer. Elle découvre que Fi a bien accepté de vendre de la drogue pour le compte du beau-gosse qu’elle lui a fait rencontrer la veille. Forcément. Les deux amies en arrivent vite à se disputer, et Fi lui propose de dégager de chez elle si ça ne lui convient vraiment pas.

C’est de toute manière ce qu’elle fait parce qu’elle reçoit un nouveau coup de fil, avec une nouvelle scène de crime à aller nettoyer. Le cadavre du début d’épisode a été retrouvé, alors il faut faire un encore plus grand ménage : toute la planque doit être nettoyée et vidée de toutes traces compromettantes.

Si elle fait le ménage dans tous les recoins du hangar, elle ne trouve pas immédiatement la bombe qui a été placée là, bizarrement. Quand elle la trouve, il lui reste deux minutes pour s’enfuir et passer une porte blindée. Par chance, elle est plutôt débrouillarde et son nouveau boss tient vraiment à elle : quand il apprend qu’il s’est fait doubler et qu’elle risque d’y passer, il fait demi-tour bien vite.

Il parvient à la sauver de justesse de l’explosion, mais se blesse au passage. C’est l’occasion pour Thony de montrer ce qu’elle sait faire en tant que médecin : elle lui cautérise une plaie bien rapidement, avant l’arrivée des flics et se sécurise ainsi le job. Bon, écoutez, cette scène avec la pression des sirènes au loin était plutôt efficace, de même que le marché qu’elle passe ensuite avec le boss, s’assurant que Luca ira bien quoiqu’il arrive.

Quand elle rentre finalement chez Fi, il ne lui reste plus qu’à se réconcilier avec elle et passer du bon temps sur un terrain de basket improvisé dans une cage avec son fils et les cousins de celui-ci. C’est plutôt cool, mais pas bien réaliste : ils doivent crever de chaud derrière ces bâches, sérieux. Et puis, elle fait la morale à Fi pour un peu d’ecstasy mais accepte tous les coups de fil pour aller couvrir des scènes de crime.

Et clairement, ce n’est pas une bonne idée : elle est déjà repérée par le FBI. L’épisode se termine par ce cliffhanger plutôt logique : elle s’est rendue à l’enterrement de Théo, dont elle a nettoyé la scène de crime, et en a profité pour offrir à sa fille les cadeaux qu’il avait prévu pour elle et que Thony avait subtilisé dans son bureau avant le grand nettoyage. Autant vous dire que les cadeaux sont ultra résistants vu le choc qu’ils ont du prendre pendant l’explosion qui a plaqué Thony au sol ET que Thony est présentée comme maligne mais est pas mal conne. Tout le monde sait que les enterrements sont surveillés car les coupables s’y pointent, non ? C’est le B.A.-BA des séries et films, il me semble.

 

The Cleaning Lady (S01)

Synopsis : Pour obtenir le traitement qui pourra sauver son fils, une doctoresse cambodgienne se rend aux États-Unis… mais face à un système qui la maltraite, elle use de son intelligence et de sa ruse afin d’enfreindre les lois – pour la bonne cause.

Pour commencer, il était tellement tard quand je me suis décidé à voir cet épisode que je savais d’avance que ça allait passer ou ça allait casser. C’est l’avantage d’attendre le dernier moment de la semaine pour se lancer dans une nouvelle série. Oui, je ne suis pas à jour ailleurs, mais ce n’est pas grave : je suis arrivé au constat qu’il y avait de plus en plus de séries que je regardais sans être à fond, alors il est temps de partir en quête d’une nouvelle série capable de me transporter.

Et quoi de mieux pour ça qu’une série avec Elodie Yung en tête d’affiche ? Ainsi, parmi toutes les nouveautés des networks qui sortent en ce moment – et elles sont nombreuses – c’est cette série qui a su attirer mon attention en premier. Pour le meilleur ou pour le pire ? Eh bien, le pilot va déjà me permettre d’en décider. Le synopsis me fait plutôt pencher pour le pire…

Note moyenne de la saison : 14/20

S01e01 – TNT – 13/20
Comme je m’y attendais, ce ne sera pas la série de l’année – et probablement pas la série du mois non plus. Cependant, c’est le genre de séries à mi-chemin entre le procédural et l’espionnage, à fond dans l’action, et ça peut être divertissant si on pose son cerveau. À eux de ne pas trop faire traîner en longueur le fil rouge, ce qui risque de causer la perte de la série. En attendant, écoutez, j’ai passé un bon moment quand même et ça m’a maintenu éveillé.
S01E02 – The Lion’s Den – 14/20
La série confirme qu’elle peut être un divertissement efficace si l’on ne prête pas attention à la multitude de petits détails qui font que l’ensemble est plutôt incohérent et ne pourrait pas se dérouler comme ça si ça arrivait vraiment. Ce n’est pas si dérangeant une fois dans l’ambiance de la série, et la saison semble avoir assez d’intrigues à proposer pour devenir vraiment sympa.
S01E03 – Legacy – 13/20
Ce n’est pas une série grandiose, mais je le savais déjà. Cela n’empêche pas de passer un bon moment devant. C’est très bien pour un dimanche soir pas prise de tête, je commence de plus en plus à me dire que ça aurait pu être une série pour laquelle les critiques express auraient été suffisantes… et en même temps, les twists et drama soapesques font que ça mérite bien quelques détails, non ?
S01E04 – Kabayan – 13/20
Les personnages semblent prendre vraiment les pires décisions à chaque fois qu’ils ont un choix. Toutefois, la série propose des épisodes plutôt fluides et j’étais content de retrouver les personnages. Je ne m’y attendais pas, et c’est la preuve qu’il y a tout de même certaines choses qui fonctionnent dans cette histoire. C’est sympa, ça se laisse regarder et ça divertit. Il faut des séries comme ça aussi.
S01E05 – The Icebox – 15/20
L’épisode joue la carte de l’information sur la précarité de certaines situations, en jouant avec une des peurs des personnages principaux de bout en bout de son intrigue. Cela permet de débloquer bien plus rapidement que je ne l’imaginais la situation de certains personnages. Certains secrets auront du mal à tenir en place après cet épisode, et ça me rend curieux de savoir comment la saison évoluera par la suite, parce qu’elle semble griller ses cartouches beaucoup trop rapidement.
s01e06 – Mother’s Mission – 13/20
C’est bizarre : cet épisode donne l’impression que la série commence à tourner en rond alors qu’elle avançait plus vite que prévu dans le précédent ; tout en faisant malgré tout avancer des intrigues dans cet épisode. Il y a certes un schéma qui se répète, mais les personnages en sortent différents de ce qu’ils étaient la dernière fois qu’ils suivaient un chemin similaire. On perd de vue le titre de la série, mais eh, il y a tant à faire avec cette femme de ménage.
S01E07 – Our Father, Who Art in Vegas – 13/20
J’ai eu l’impression que ces quarante minutes passaient plus vite que d’habitude, et ce n’est peut-être pas plus mal car finalement l’intrigue avance vite. C’est un épisode réussi, notamment parce que je trouve qu’il sérialise plus son histoire que les précédents, qui pouvaient plus facilement être vus comme indépendants, même s’ils faisaient toujours partie d’un tout.
S01E08 – Full on Gangsta – 15/20
Beaucoup de péripéties semblent ajouter à l’épisode pour le principe de rajouter de la tension et un semblant de suspense, mais en vérité, on sait très bien vers quoi on se dirige tout au long de l’épisode. C’est plutôt bien amené car les pièces du puzzle s’emboîtent sans que ça ne paraisse totalement artificiel. Bref, l’intrigue avance de manière fluide et mène déjà vers un season finale qui devrait être sympa.
S01E09 – Coming Home Again – 16/20
Il y a davantage de tensions dans cet épisode, et c’est bien plus agréable comme cela car ça permet d’éviter de trop se concentrer sur certaines décisions stupides ou certains choix peu crédibles du scénario. J’ai trouvé que certaines pistes de l’épisode fournissait même du suspense par rapport à d’habitude où l’ensemble est plus convenu : cette fois, la fin réservait quelques scènes que je n’attendais pas forcément, même si je me doutais bien qu’il fallait préparer l’épisode final d’une manière ou d’une autre.
S01E10 – The Crown – 16/20
C’est un épisode final qui parvient à tenir toutes ses promesses, sans toutefois jamais aller beaucoup plus loin. Ce n’est pas si grave : même si tout est très convenu, ça fonctionne et ça divertit, en étant porté par une bonne performance des acteurs qui aide parfois à faire passer des moments d’écriture moins approfondis. Une conclusion satisfaisante, donc, et une certitude pour moi de continuer la série en saison 2.

The Book of Boba Fett – S01E02

Chapter 2 – The Tribes of Tatooine – 16/20
La qualité esthétique de la série est toujours aussi incroyable que dans le premier épisode, et c’est bien suffisant pour nous scotcher trois quarts d’heure devant l’écran. Comme la semaine dernière et comme pour la série-mère, je me demande tout de même ce que cherche à raconter la série. Je passe un bon moment, hein, mais du côté des enjeux, je suis sceptique. Je me laisse transporter, mais vraiment, ça donne l’impression qu’on navigue à vue sans trop savoir quel est le but – et sans savoir exactement de quoi sera fait l’épisode suivant. Une sorte de gigantesque introduction à deux intrigues parallèles, peut-être, qui, j’espère, se croiseront un jour.

Spoilers

Fennec ramène son prisonnier à Boba – qui se remémore toujours son passé.

Well if he’s not gonna speak he no longer needs his head.

Bon, ce n’est pas forcément la série que j’ai le plus envie de regarder dans mes hebdos de cette semaine, mais elle a l’avantage d’avoir déjà une page saison de prête, donc je n’ai qu’à regarder, taper vite fait la critique et poster. Elle obtient donc la priorité sur les autres de manière bien improbable. Le résumé de l’épisode du jour en dit déjà beaucoup après un seul épisode : on voit bien que le Maire aura une importance à jouer. Cela spoile clairement l’introduction, mais bon.

En effet, la première scène à proprement parler de l’épisode, elle, nous remet tout de suite dans l’ambiance de ces séries-là, avec beaucoup d’effets spéciaux pour le décor – il était temps de savoir à quoi ressemble la base de Boba – et une longue introduction nous montrant Fennec arriver à la base avec son prisonnier, un assassin de Night Wind, des tueurs à gages.

Alors qu’on nous le présente comme un type robuste prêt à mourir, le type est finalement prêt à parler quand il est confronté à une mort inattendue qui risque de le voir dévoré par une bête inconnue – en tout cas, inconnue de moi. La bête n’existe pas, de toute manière, et sans surprise, le Night Wind révèle assez rapidement qu’il a été embauché par le Maire. Rien de bien étonnant après le résumé de l’épisode.

Sans surprise non plus, Boba Fett décide donc d’emmener le soldat du Night Wind directement auprès de son employeur, le maire. J’ai bien aimé la scène qui permet de nous faire une idée de la géopolitique de Tatooine et de l’organisation des administrations : exactement la même que partout sur Terre aujourd’hui, apparemment, avec un réceptionniste et un associé du maire bien peu utile.

Boba Fett n’a donc aucun mal à obtenir une entrevue avec Mok Shaiz, le maire, qui est ravi de pouvoir tuer un membre du Night Wind, exerçant en-dehors de sa juridiction. Le pauvre, survivre jusque-là juste pour ça, c’est triste. En tout cas, le maire paie finalement le tribut qu’il devait à Boba, afin de le remercier d’avoir joué correctement son rôle de chasseur de primes. C’était un peu ridicule, mais le but était surtout de faire avancer l’épisode vers la scène suivante : le Maire affirme qu’il n’est absolument pas responsable de ce qu’il s’est passé.

S’il n’est pas le commanditaire du meurtre de Boba, il souligne tout de même que Boba devrait être un peu mieux renseigné que ça. Intrigué, Boba retourne au bar du coin pour apprendre que « les jumeaux » réclament le trône de Jabba, qui leur revient de droit selon eux par héritage. Quand ils débarquent en ville juste après ça, il n’y a effectivement aucun doute : ils sont de la famille de Jabba et lui ressemblent fortement.

Malgré leur puissance supposée et le look absolument vomitif qui est le leur et qui est le même que Jabba, les grosses limaces que sont les jumeaux ne font absolument pas peur à Boba. Bien évidemment, il veut rester le « Daimyo » de son territoire et il n’hésite pas à le faire savoir aux Jumeaux. Ceux-ci viennent bien accompagnés, mais acceptent finalement de faire demi-tour, pour éviter un bain de sang, mauvais pour le business. Certes… mais ? C’est étonnant comme cette scène se déroule de manière bien fluide et peu problématique.

Après, personne n’est dupe : les Hutt n’acceptent que provisoirement la situation. Boba ne peut toutefois pas les tuer sans permission d’après Fennec. Bien.

Bien évidemment, l’épisode reprend également ensuite l’intrigue en flashback, dont je disais qu’elle me passionnait plus la semaine dernière. C’est rare que ça fonctionne ainsi dans ce genre de série où les flashbacks s’essoufflent vite. Le vrai problème est surtout qu’on nous raconte deux histoires à la fois et que c’est rare que ça serve vraiment à quelque chose.

Ici, je peine encore à voir l’intérêt d’avoir les deux histoires en parallèle, mais peut-être que ça finira par avoir du sens. Si ça ne devait pas le faire, eh bien, au moins, ça permet de mieux connaître l’univers de la série et de la saga. C’est toujours cool d’y passer un peu de temps de toute manière. Bref, en flashback, donc, nous retrouvons Boba parfaitement accepté par sa nouvelle communauté. Nous en sommes désormais au point où ils tentent de communiquer entre eux lors d’un entraînement au maniement d’une arme.

L’entraînement est toutefois interrompu par le passage d’un train plein de soldats. C’est particulièrement meurtrier pour la communauté : des soldats tirent quelques coups de laser depuis le train et nous tuent des extra-terrestres que Boba a pour instinct de protéger. Si je ne peux pas dire que ça me passionne à 100%, je dois bien avouer que la qualité des effets spéciaux, des images et des jeux d’acteur est assez plaisante. Et puis, contrairement au Mandalorian, cette fois, on a le visage de l’acteur auquel se raccrocher.

Après l’enterrement de ses nouveaux amis, celui-ci est plus que résolu à arrêter le train lors de la nuit. Il s’embarque donc dans un petit périple nocturne afin d’arrêter le train définitivement. La série permet alors d’explorer une fois de plus l’univers Star Wars à cette occasion.

Nous sommes donc emmenés dans une taverne où des soldats font leur loi et sont de bons gros connards avec les clients. En fait, ils vont jusqu’à tabasser un type qui voulait se la jouer héroïque sans trop de raison… et c’est le moment que choisit Boba Fett pour se pointer. Le passage à tabac s’arrête aussitôt pour virer à la grosse baston. Je ne vois pas bien comment l’arrivée d’un type peut à ce point mettre un terme aux agissements des soldats, mais admettons.

Quant à la scène d’action qui suit, ben… la chorégraphie du combat est toujours aussi fluide que dans le premier épisode, c’est top à regarder. Au moins, la qualité technique est vraiment là dans cette série, c’est chouette. Tout cela permet finalement à Boba de rentrer au campement avec les scooters des méchants soldats qu’il vient de massacrer facilement. Par scooters, il faut comprendre évidemment qu’il ramène de vrais vaisseaux de guerre.

Si toute sa nouvelle communauté a pour instinct de détruire ces appareils, il leur explique qu’il peut leur apprendre à s’en servir et que grâce à ça, ils arrêteront le train. Oui, oui, la scène suivante voit Boba s’improviser prof de conduite et faire ce qu’il peut pour entraîner tous ses nouveaux amis comme il peut. Il leur apprend même à sauter d’un vaisseau à l’autre, et c’est plutôt marrant à voir. J’aime bien cette scène, et j’aime bien à quel point la série nous présente une intrigue qui peut être vite résolue. Là encore, c’est efficace à bien des égards et on passe un bon moment, divertissant.

Si Boba maîtrise les véhicules de l’espace, il n’est pas excellent quand il s’agit du combat au bâton, et ça aussi, la série n’oublie pas de nous le montrer. Il fallait bien combler le temps avant le retour du train. Quand celui-ci arrive, tout le monde est déjà prêt pour l’accueillir comme il faut. On ne sait pas bien pourquoi ce train s’éclate tant à s’attaquer à cette communauté, mais il y a une certitude : ils visent vraiment bien.

Ils arrivent donc encore à provoquer quelques pertes, y compris sur les vaisseaux ramenés par Boba. Ce dernier perd lui aussi son propre vaisseau alors qu’il organise un véritable raid du train. L’abordage est plutôt sympathique à voir : difficile de détacher se syeux de ce genre de scènes d’action où tout se déroule de manière bien fluide (encore une fois, oui) et où les effets spéciaux permettent la mise en scène de moments superbes.

Nos héros peuvent donc monter sur le toit du train assez vite, et c’est tout un combat qui s’y déroule. Boba et ses amis s’attaquent enfin aux soldats qui cherchaient à les tuer, et ça part dans tous les sens. On a quelques explosions, des hommes qui tombent par-dessus bord, un pilote droïde totalement dépassé par les événements qui accélère toujours plus, des explosions encore, une mise en danger de la vie du héros (qui survivra de toute manière, on le sait) et enfin, après de longues minutes d’action, le déraillement du train.

Les alliés de Boba en profitent pour faire quelques prisonniers et pour piller le train. Une fois de plus, Boba est bien aidé dans cette scène par un membre de la communauté qui reste cagoulé. Inévitablement, je me demande si c’est Fennec, mais c’est de toute manière trop tôt pour avoir une telle révélation. À la place, nous voyons Boba épargner les prisonniers mais leur proposer une horrible journée de marche dans le désert – sans la moindre réserve d’eau bien sûr.

Bon, il leur donne des melons noirs pour qu’ils arrivent à destination et fassent passer un message clair : la tribu Tusken, la sienne désormais, considère le désert – la Mer de Dune – comme ses terres et tient à ce que le monde entier le sache. Le train ne pourra plus passer par-là sans payer. Quant à la tribu Tusken, ils sont bien contents de trouver quelques épices et le réservoir d’eau du train.

Grâce à Boba, qu’ils voient en héros, ils ont donc d’un coup plus de pouvoir et d’armement. En échange, ils offrent à Boba un cadeau bien étrange : un lézard qui rentre en lui pour le guider de l’intérieur. Bon dieu, ça a l’air particulièrement désagréable comme sensation, et ça nous laisse Boba complètement drogué. Il a toute une vision pour le guider, cela dit : on le voit s’approcher d’un arbre qui finit par l’étouffer et lui rappeler le moment qu’il a passé dans les entrailles de la bestiole au tout début de la série.

Si tout ça est très esthétique et joli à regarder, je ne suis pas certain de bien comprendre le sens de la vision. Ce sera probablement expliqué explicitement de toute manière. Ce qui compte, c’est que Boba parvient à revenir au campement Tusken le lendemain matin, avec une branche de l’arbre. Une fois de retour, il peut même rendre le lézard qui sort de lui comme si de rien n’était. Le chef Tusken semble ravi du retour de Boba. Avec sa branche, il est désormais l’un des leurs, je crois.

Nous suivons ainsi une scène symbolique où Boba se fait habiller par les Tusken. C’était un peu longuet, mais ça avait la classe de découvrir le nouveau look du personnage, encapuchonné de noir, mais avec une capuche qui ne cache pas ses nombreuses cicatrices (il doit passer des heures au maquillage putain). Il est ensuite mené par un enfant vers un autre point du désert où sa branche est transformée en arme. Je m’y attendais, un peu, mais ça reste sympa comme scène. Boba travaille lui-même le bois, sous les instructions d’un Tusken, jusqu’à ce que la branche devienne une véritable arme. Soit.

Il faut encore étrenner cette arme, cependant, et ça finit par se faire autour d’un petit feu de camp et d’un entraînement/danse au coin du feu. Alors, d’accord, mais si ce n’était pas dans Star Wars, on dirait probablement qu’on ne voit pas bien l’intérêt de tout ça. Ce haka est sympathique et nous montre que Boba fait vraiment partie de cette communauté en tout cas. De là à terminer sur cette scène… Eh, ça manque d’un cliffhanger et d’enjeux, quoi.