Dollface – S01E01

Épisode 1 – Guy’s Girl – 19/20
Vraiment, parfois, je passe à côté de séries que je ne peux qu’adorer et je le sais… Mais cette fois-ci, je n’étais pas au courant du tout et je m’en veux d’avoir raté ça lors de la diffusion américaine. Cet épisode possède tout ce que j’adore, surtout du côté de l’humour absurde et des métaphores marrantes pour nous parler de ce que l’on connaît tous dans la vie. C’est excellent tout simplement.

Spoilers

Jules se fait larguer et tente de recontacter d’anciennes amies pour s’en remettre.

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I think what you do now is… Go back.

J’aime ce sentiment de suspense quand je commence une nouvelle série, et celle-ci commence plutôt bien avec un dîner romantique directement interrrompu par un petit ami qui balance à sa copine, Jules, qu’il ne l’aime plus. C’est la douche froide pour elle qui ne s’y attendait certainement pas, après cinq ans de relation. Elle, elle voulait juste manger les frites de son copain.

Celui-ci ne veut donc plus l’être et il explique qu’il n’est simplement plus amoureux. Il faut donc envisager la rupture, et ça fait mal à Jules, surnommée encore Dollface par son ex, surtout qu’elle doit lui rendre toutes ses affaires. Forcément. Après cinq ans, il n’y a plus grand-chose à elle dans sa vie. Elle peut toutefois récupérer le chat, qui s’appelle Turtle. C’est vrai que ça donne envie.

Jules peut donc prendre le bus pour retourner chez elle, mais c’est là que la série révèle tout son fun : le bus est conduit par une femme à la tête de chat. Et ce n’est que le début d’un épisode qui envoie ensuite énormément de vibes de Man Seeking Woman, mais avec une héroïne dans le rôle principal. Comment est-ce que je suis passé à côté de cette série ? Sérieusement ?

Elle est beaucoup trop bien ! Le bus est donc celui des fins de relation pour les femmes qui viennent de se faire larguer, et on enchaîne tous les clichés possibles en très peu de temps – avec des nanas qui pleurent en attendant de rejoindre leurs amies et d’autres qui essaient de se transformer en mec comme elles n’ont pas d’amies. C’est si drôle ! Le bus est plein de femmes en larmes et Jules veut rapidement en descendre, mais les options sont peu alléchantes. Le premier arrêt est celui de « rebound town ». Evidemment, un couple foireux se forme, et c’est bien drôle à voir.

En revanche, le deuxième est une gare beaucoup plus triste pour Jules : il s’agit d’un terminus dans lequel toutes les filles du bus peuvent retrouver leurs amies et partager leurs émotions. Pas de bol pour Jules, elle n’a plus d’amies : toutes les dates d’expiration de ses amitiés sont passées d’après la guichetière de la gare. C’est parfait comme trouvailles, parce que ça nous résume vraiment ce qu’est une rupture, surtout après cinq ans si on n’a pas pensé à garder du temps pour ses amis. Bon, super, la série fait passer un message dès son pilot comme ça.

Ce qui est bien, c’est qu’on compatit immédiatement pour Jules qui se retrouve dans une situation bien déprimante, mais qui prend le parti de ne pas déprimer, justement. Tout ça change de ce que je vois habituellement côté rupture dans les séries, et ça fait du bien. Et puis le point de vue de la série avec les métaphores, c’est assez rafraîchissant également.

En tout cas, Jules se retrouve à contacter son ancienne meilleure amie, Madison, pour tenter de reprendre le contact avec elle. Pas de bol, Madison, toujours célibataire, a vraiment une dent contre son ancienne amie qui n’a pas du tout pris de nouvelles d’elle pendant cinq ans. Elle lui mène ainsi la vie difficile, et il est également marrant de constater qu’elle a bien des facilités à parler aux inconnues dans la rue, contrairement à Jules.

Cette dernière est complètement rouillée et se fait donc dégager rapidement par Madison, qui a autre chose à faire. Déprimée, mais déterminée à ne pas le montrer, Jules contacte alors une autre amie de fac, Stella. Pas si évident, cela dit : Stella est occupée à faire une séance photo avec des hommes nus jouant les meubles autour d’elle, histoire de renverser l’objectivisation du corps par la société. Tzatziki ! C’est tout ce que j’ai à en dire, ça, et Lemon, l’amie photographe, qui me fait vraiment rire. Bref, Jules la recontacte non pas pour voir des hommes nus, mais pour avoir des conseils afin de reprendre contact avec Madison. C’est une idée comme une autre, même si c’est déroutant comme manière de procéder.

Cela fonctionne en tout cas, et moi ça me fait plaisir, car je sens que je vais adorer ce nouveau personnage pour l’actrice. Stella lui conseille donc d’amener Madison à une fête, tout simplement, pour reprendre le contact. Elle m’a fait mourir de rire, comme Shay Mitchell a toujours su le faire de toute manière. Elle est attirée par sa table basse en même temps !

Le conseil finit par faire son bout de chemin dans la tête de Jules qui comprend qu’elle a besoin de faire exploser sa zone de confort avec une petite bombe. Au travail, elle tente donc de s’intégrer à un groupe de collègues femmes absolument atroce si vous voulez mon opinion. C’était bien drôle à voir, parce qu’elles sont littéralement les bitchs du lycée, mais Jules a envie d’entrer dans leur « clique », au moins plus abordable que celle des militaires vues plus tôt dans l’épisode.

Les collègues, toutes nommées Alison, restent difficile d’accès pour Jules qui est obligé de courir après leur table s’éloignant chaque fois un peu plus. Cela demande des efforts d’être quelqu’un de sociable après tout. Quant à la série, elle se montre plutôt moderne avec une soirée de travail étonnante autour d’un objet pour le Mkundu. Cela veut dire anus, apparemment. Et ben super. Jules réussit donc à se faire inviter à cette soirée, à laquelle a clairement envie de se rendre pour les mauvaises raisons.  

Elle réussit également à faire en sorte que Madison et Stella puissent être invitées, et elle leur annonce en déterrant un vieux t-shirt qui est un achat en commun avec Madison. Madison lui dit toutefois avoir jeté le sien. GENRE. Stella, elle, est caractérisée de la meilleure des manières dans cet épisode : elle est fun, elle aime l’alcool et elle aime le sexe. Good for you. Je vais l’adorer, c’est évident. Et Madison est contente de voir Jules prête à faire un effort pour elle et se rendre à une fête.

La soirée pendant le week-end ? Non, franchement, ça ne fait pas rêver cette soirée avec comme cadeau des plugs annaux ! Madison est surprise de voir Jules faire tant d’effort, car elle sait qu’elle déteste les soirées. Stella décide toutefois de compter sur l’alcool pour dénouer les tensions. C’est donc l’heure du jeu « Here’s to » que je ne connaissais pas du tout et qui consiste à boire une gorgée en faisant un toast qui s’enchaîne avec le dernier mot du toast précédent. J’aime bien ce jeu, c’est beaucoup trop drôle, mais pas autant que l’hypocrisie énorme présentée juste après par les scénaristes.

Stella et Madison retrouvent donc les Alison en hurlant de joie ; et la série révèle juste après qu’elles viennent juste de se rencontrer évidemment. C’est bien trop drôle que les scénaristes se permettent ce genre de blague sur les amitiés qui se font (et se défont !) beaucoup trop vite parfois entre les filles en boîte de nuit, parce que c’est le reflet d’une réalité universelle, clairement. Madison cache toutefois des informations à Jules, en ne lui expliquant pas ce qui est arrivé à sa mère.

Qu’importe, il est l’heure de danser un coup et de prendre des selfies, avant d’envisager de changer de lieu pour finir la soirée. Avant ça, Stella se rend évidemment aux toilettes… et Jules ne comprend pas en quoi il est si important de l’accompagner, parce que Madison veut évidemment l’accompagner. Il y a des clichés qui sont parfaitement vrais dans cette série dis-donc ! Madison prend mal que Jules refuse de l’accompagner et part sans elle, la laissant avec une des Alison… révélant que son vrai prénom est Isadora.

Isadora raconte alors toute la vérité sur son changement de prénom uniquement dans le but de plaire aux deux Alison. Elle m’angoisse tellement, et elle angoisse aussi Jules. La pauvre Jules a alors du mal à atteindre les toilettes pour retrouver ses amis, et c’est une métaphore qui fonctionne vraiment bien pour nous montrer à quel point la vie peut parfois être difficile. Bref, j’imaginais un nouveau Younger, j’ai clairement un nouveau Man Seeking Woman, vous n’avez pas fini de m’entendre en parler !

En attendant, comme elle a été seule aux toilettes, Stella est donc enlevée dans un van pourri, et son téléphone est dans le sac de Jules. Jules, énervée à nouveau, décide de « ranger », et dans la rue, elle se retrouve à ramasser les ordures pour les mettre à la poubelle pendant que Madison tente de se renseigner sur la personne qui a pu emmener Stella. Jules étant dans les ordures, c’est sans surprise que Jeremy débarque et remarque que son ex est dans un sale état.

Il lui propose même de la ramener chez elle… au moment où Madison revient et prend très mal le fait de voir que Jules l’a appelé ; exactement comme elle le craignait. Jeremy se place aussitôt en victime face à l’agressivité pourtant bien placée de Madison. Jules trouve alors le courage de dire à son ex que « dollface » est un surnom stupide et qu’elle a fait de la merde à négliger ses amies. Yay, la série peut ainsi avancer puisqu’elle reconnaît tout ça devant Madison qui ne peut que lui pardonner. C’est une scène vraiment sympathique, et même si le but est de retrouver Stella, Jules prend encore le temps de demander à Madison, dans leur taxi, ce qu’il s’est passé avec sa mère. Cette dernière était malade, gravement, et Jules n’a pas pris la peine de décrocher son téléphone quand Madison l’a appelée. Oups.

Elles sont interrompues par un appel de Stella qui leur dit vaguement où elle est, avant de raccrocher, clairement bourrée. Jules est toute heureuse de savoir où elle est, mais elle est tout simplement dans un restaurant qui porte exactement le nom qu’elle a dit, franchement. Elle est donc un rencard avec un vieux étrange qui l’écoute déblatérer les idées d’une nana bourrée et sans job, tout simplement.

C’était marrant, mais on sent qu’on arrive à la fin de l’épisode, surtout que Madison propose à Stella de venir dormir chez elle, pour s’assurer qu’elle ne finisse pas trop mal. Jules ne rentre toutefois pas avec Stella et Madison, même si elle a tout fait dans la soirée pour passer du temps avec ses amies. Il faut dire que ce n’est pas évident pour Jules de retourner directement en arrière et à ce stade d’amitié.

Jules finit anisi l’épisode seule chez elle à jeter aux toilettes la brosse à dent de son ex (meilleur moyen de finir avec une canalisation bouchée), alors que Madison et Stella partagent un lit. Il est bien sûr révélé que Stella a encore son t-shirt, alors que Jules est plutôt heureuse de voir une photographie Instagram d’elle et de ses deux amies. I’m in.

Dollface (S01)

Synopsis : Une jeune femme, Jules, se fait plaquer et décide réintégrer son groupe d’amies, laissées derrière elle pendant sa relation.

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Pour commencer, cette série est la preuve flagrante qu’il y a trop de séries américaines aujourd’hui dans le monde. D’accord, je ne me savais pas encore fan de Kat Dennings à l’époque où elle est sortie, mais le fait que Shay Mitchell soit dedans et que le tout soit produit par Margot Robbie devrait déjà être des arguments suffisants pour m’intéresser et pour que je regarde.

Pourtant, j’ai eu l’impression de découvrir pour la toute première fois la série hier quand Disney + en a fait la promo. En effet, avec l’arrivée de Star sur la plateforme, tout un tas de séries débarquent en France et je dois bien avouer que c’est intéressant à surveiller, d’autant plus qu’ils proposent les séries au format hebdomadaire. C’est donc parfait pour moi, et je dois avouer que si je m’en étais rendu compte plus tôt, j’aurais peut-être regardé avant d’autres séries.

Mieux vaut tard que jamais, je vais donc suivre la diffusion Disney + pour cette série avec des actrices que j’aime et une histoire qui me fait rire d’avance. J’espère que ce sera une sorte de Younger bis, pour compenser la fin à venir de la série !

Note moyenne de la saison : 17/20

S01E01 – Guy’s Girl – 19/20
Vraiment, parfois, je passe à côté de séries que je ne peux qu’adorer et je le sais… Mais cette fois-ci, je n’étais pas au courant du tout et je m’en veux d’avoir raté ça lors de la diffusion américaine. Cet épisode possède tout ce que j’adore, surtout du côté de l’humour absurde et des métaphores marrantes pour nous parler de ce que l’on connaît tous dans la vie. C’est excellent tout simplement.
S01E02 – Homebody – 18/20
Ce deuxième épisode confirme largement l’essai et est franchement très agréable à regarder. Le rythme est soutenu tout du long et bien trop drôle, avec un nombre dingue de gags en une trentaine de minutes à peine. Cela risque fort de finir en série coup de cœur de l’année – et du Challenge Séries 2021.
S01E03 – Mystery Brunette – 16/20
Je suis frustré par cet épisode qui est plus court que les précédents et un peu moins percutant, alors que j’en attendais aussi bien que les précédents. C’est dommage d’ailleurs : j’ai des attentes super hautes avec la série désormais. En soi, l’épisode est très bon et m’a bien fait rire, mais je suis loin des fous rires des précédents. J’espère que ce passage à vide ne sera que ça et ne durera pas plus longtemps !
S01E04 – Fun Friends – 18/20
Je suis rassuré par cet épisode qui est vraiment beaucoup plus fun que la semaine dernière et qui parvient très bien à me faire rire à nouveau. Je pardonne à l’épisode 3 d’avoir moins réussi à me convaincre grâce à celui-ci qui est excellent, tout simplement, et varie la formule avec deux duos qui fonctionnent très bien. La série trouve son rythme.
S01E05 – Beauty Queen – 19/20
La série enchaîne les situations hilarantes et j’ai bien cru que je n’allais pas m’arrêter de rire du tout devant cet épisode. J’adore la fluidité de l’épisode qui n’a que deux intrigues différentes à explorer, mais le fait très bien dans les deux cas. C’est bien simple, l’épisode tire parti de tout ce qui a été mis en place avant lui pour être génial. Tout simplement.
S01E06 – History Buff – 16/20
Je n’étais peut-être pas assez d’humeur pour rire autant que je l’espérais, ou alors justement j’en attendais beaucoup trop après quelques mois sans regarder la série. J’ai passé un bon moment divertissant et la série me plaît toujours autant pour quelques gags hyper efficaces. J’aime aussi la réflexion qui se tisse à chaque épisode sur les relations amoureuses. C’est plaisant.
S01E07 – F*** Body – 15/20
J’ai moins ri que ce que je pensais devant cet épisode, et c’est dommage, c’était une bonne occasion de le faire en théorie. En tout cas, ça me fait plaisir de reprendre la série après quelques mois et je continue de penser qu’elle est très bien. M’enfin, c’est mon problème avec les comédies, une fois de temps à temps, ça me suffit bien apparemment. Reste à voir si je vais finir la saison ce week-end ou pas, donc.
S01E08 – Mama Bear – 14/20
Je ne sais pas exactement comment on en est arrivé là en tout juste 25 minutes, mais clairement nous sommes passés d’un épisode de comédie à un épisode au ton très différent de ce que j’en attendais. Et c’est tout ce dont je n’avais pas besoin ce soir où je voulais reprendre mon #WESéries par quelque chose de plus fun. C’est raté – même s’il y avait des moments funs.
S01E09 – Feminist – 16/20
C’est déjà un peu plus drôle, mais je suis partagé devant cet épisode : je trouve qu’il était super bien écrit pour faire avancer les personnages. Malheureusement, la fin contraste énormément avec tout ce qui est mis en place au cours de l’épisode et avec la nouvelle maturité offerte à la série. Heureusement, le décalage comique fonctionne toujours.
S01E10 – Bridesmaid – 17/20
La conclusion retrouve l’humour du début, mais pas forcément le brio des messages qu’elle faisait passer. La saison se termine de manière sympathique, seulement, ce n’est pas le coup de coeur que j’avais pour les premiers épisodes. J’ai passé un bon moment devant la deuxième moitié de saison, m’enfin, c’était mieux avant. J’espère que la saison 2 parviendra à rétablir l’équilibre qui me plaisait tant !

Walker – S01E09 (express)

Épisode 9 – Rule 17 – 10/20
Alors là, l’épisode est plutôt décevant à bien des égards, que ce soit concernant le fil rouge ou le développement de certains personnages. Pour une épisode censé être une pierre angulaire du récit, c’est tout de même bien gênant à voir et ça me paraît très mal écrit, parce que ça ne fonctionne pas comme la conclusion que ça se veut être.

Spoilers

Cordell ayant découvert que le meurtre d’Emily n’est pas encore résolu, il décide de tout faire pour boucler l’enquête au plus vite.

Je suis blasé à un point, vous ne vous rendez pas compte, je crois ! L’épisode en lui-même n’est probablement pas si mauvais, mais il fait partie de ces épisodes qui me rappellent pourquoi j’ai arrêté de regarder des séries procédurales, où la subtilité semble ne pas exister du tout. Honnêtement, cet épisode est une catastrophe industrielle, et ça se résume en un mot cette catastrophe : Geraldine.

Déjà, j’ai ri, parce que Geri s’appelle donc Geraldine. Ensuite, elle est de retour et bon dieu, que ce n’était pas brillant ! Elle revient donc dans la vie de Cordell par accident, puisqu’elle se rend à une partie de poker où est supposé se trouver le nouveau suspect du tueur d’Emily. C’est l’occasion pour Cordell de découvrir qu’elle est une « person of interest » (eh, c’est un point du Bingo Séries ça !) et d’aussitôt faire de la merde. Aucun ranger ne peut être aussi peu professionnel que lui, sérieux. Déjà, il enquête sur un meurtre qui le touche directement, ce qui est plus qu’inapproprié, mais en plus, il sort à toute allure du van où il est en planque pour aller parler à Geri, sur le parking du lieu où se retrouvent les gens qu’il surveille.

Cela n’a aucun sens et c’était beaucoup trop drôle. En plus, il affirme que Geri est son amie, mais il ne semble pas s’être rendu compte de sa disparition dans les derniers épisodes… Ce n’était que le début d’une longue suite d’incohérences où Geri se retrouve finalement à jouer les flics sous couverture pour Walker, alors qu’elle n’est pas flic. La voilà donc qui se retrouve à une partie de poker, où elle est plus ou moins accusée du meurtre d’Emily alors que le criminel refuse qu’elle vende son bar à Cordell.

C’est super louche et Geri est poussée dans ses retranchements, avec une espèce de crise d’angoisse censée attirer notre sympathie. Désolé, mais ça ne prend pas, elle est plus que louche dans l’affaire, à commencer par le flashback du début d’épisode où elle cache sa veste ensanglantée à Cordell le soir de la mort d’Emily. Je ne lui fais aucune confiance, elle cache forcément autre chose que le prêt auprès du criminel. Ce dernier est loin d’être stupide et comprend vite que Geri est en planque.

Il est donc arrêté en deux temps trois mouvements par Cordell et son boss, et tout est bien qui finit bien. LOL. Ce n’est qu’après arrestation que les rangers découvrent qu’il a un alibi solide pour le 8 avril, soir du meurtre, et qu’ils se sont trompés sur toute la ligne. Comme ils sont assez débiles pour avoir fait confiance à une femme qui était là pendant la partie de poker, ils comprennent vite qu’ils ont fait une erreur et que ce serait elle la meurtrière. Grosso modo, elle reconnaît implicitement le meurtre en assurant qu’Emily était là au mauvais endroit au mauvais moment.

Et alors qu’elle accepte de se rendre, mais tente encore de tuer Cordell, devinez qui est là au bon endroit au bon moment pour tuer cette nana ayant des infos sur le meurtre d’Emily ? Geri bien sûr ! Comme elle tombe à pic… Cordell est convaincu de son innocence et finit même l’épisode en l’embrassant ?? Ce n’a aucun sens. Déjà, ça m’énerve parce que ça en rajoute une couche sur l’impossibilité d’une relation amicale entre homme et femme que l’on voit dans quasiment toutes les séries, mais en plus, je suis persuadé que Geri est liée au meurtre d’Emily. Nous sommes à peine au milieu de la saison, on ne me fera pas croire que le fil rouge est résolu et que Geri est une pure innocente. 

Il me manque encore des éléments pour vous faire son portrait à charge et prouver par A+B qu’elle est coupable, mais elle est clairement en train de cacher des choses. Le fait qu’elle tue la femme comme ça pile au bon moment ? C’est trop gros, elle s’en débarrasse de manière vraiment peu discrète.

Bon, et sinon, Micki ? Après une bonne réplique de Walker qui voulait faire équipe avec elle, elle est reléguée à de la figuration cette semaine. Elle fait plus exactement du babysitting pour la famille de son partenaire : les parents, insupportable, le frère, qui veut devenir gouverneur maintenant (?) et les enfants, qui se chamaillent comme s’ils avaient huit ans. Sérieusement, je ne me suis jamais battu comme eux avec mes sœurs passé un certain âge ; j’ai trouvé ça gênant à voir.

De toute manière, quand la seule occupation que Micki trouve ensuite pour eux est de leur faire tirer à la carabine, j’ai compris que je ne pourrais jamais accrocher à leur vision de la famille américaine idéale. Stella continue de mentir sur l’identité de son copain qui la ghoste et elle et August restent super chiants en tant qu’adolescents vis-à-vis de leur père. Nous n’avançons donc pas dans ces intrigues, puisque tout se centrait autour de la rédemption de Geri, à laquelle je ne crois pas.

Bref, ce n’était pas glorieux du tout. En fait, c’est soit très mal écrit si Geri est censée être innocente parce qu’il est impossible de croire à de telles coïncidences, soit très mal écrit si elle est censée être coupable, parce qu’on la voit venir à des kilomètres. Je n’aime pas les séries procédurales !


Resident Alien – S01E10

Épisode 10 – Heroes of Patience – 19/20
S’il y a bien une scène qui m’a un peu décroché de l’épisode, tout le reste était sacrément pertinent et bon pour donner l’impression d’une conclusion rondement menée… sans pour autant retirer la perspective d’une saison 2 qui promet d’être aussi fun et réussie que la première ! La saison est menée de manière impeccable, les sous-intrigues sont terminées, d’autres sont prêtes à nous mener ailleurs et les personnages sont restés attachants du début à la fin, avec un humour et des répliques qui font toujours mouche. Bref, un vrai petit délice !

Spoilers

Harry a désormais tout ce qu’il faut pour détruire l’humanité… à part peut-être l’envie de le faire ?


If you kill everyone, you kill me.

Après l’épisode précédent, impossible de m’arrêter, je voulais vraiment savoir la suite. Bon, en vrai, j’aurais pu m’arrêter et attendre une semaine de plus, mais eh, j’avais envie de finir la saison, j’ai tenu tout ce temps avec la diffusion française, c’est quand même pas mal ! Par contre, le résumé de l’épisode précédent m’a frustré : je n’avais apparemment pas l’épisode complet juste avant, puisqu’il me manquait une scène entre Sarah et Richard, où Richard reprochait à Sarah d’avoir pris l’objet extraterrestre dans la chambre de Max.

Tout ça a vite été oublié quand il est révélé au début de cet épisode que cinq mois plus tôt, Harry s’est rendu secrètement en ville pour tuer Sam. Et non, je ne parle pas de l’extraterrestre, je parle bien de l’humain. En fait, la nuit où Harry s’est fait tuer, il venait d’empoisonner le traitement de Sam. Ah oui, sacré karma, effectivement.

Cinq mois plus tard, D’Arcy remue ciel et terre, et surtout les flics, pour venger la mort de l’homme qu’elle aime, Harry. Elle l’a vu dans le congélateur après tout, et elle est hyper inquiète. Elle a toutefois fait l’erreur de quitter la cabane, et quand elle y revient avec les flics, Harry est bien présent, en vie. Il sait évidemment que le cadavre a été trouvé et il a eu la bonne idée de le changer de place.

D’Arcy passe ainsi pour une folle alcoolique, et ça marche bien : elle est arrêtée par le shérif, alors que Liv trouve une chaussure au bord du lac, relançant l’intrigue du pied retrouvé quelques épisodes plus tôt. C’est évidemment Asta qui libère D’Arcy de sa cellule, mais malheureusement D’Arcy n’explique pas totalement l’ensemble de ce qu’elle a vu à Asta, pensant qu’il ne s’agissait pas du cadavre d’Harry (forcément), mais juste d’un cadavre d’une personne tuée par Asta et Harry. Pourquoi pas.

Pendant ce temps, Max montre à son amie la vidéo de Sarah volant l’objet qu’il avait gardé et elle est aussitôt convaincue que Sarah est une femme du MIB, avec une écharpe violette. Ils comprennent qu’ils doivent prévenir Harry de ce qui est en train d’arriver, mais il faut bien sûr faire attention à ne pas être suivis par le gouvernement.

J’ai vraiment cru que l’amie allait prévenir Harry en secret pendant que Max pédalait en entraînant à sa suite les agents, mais je me suis lourdement trompé : leur plan était tout autre, et l’amie fait exprès d’entrer en collision avec le camping-car de Sarah et Richard. Max et son amie ont en fait comme intention de prévenir Asta de ce qu’ils savent. Je suis frustré, parce que la gamine annonce qu’elle a un prénom, mais je n’ai toujours aucune idée de ce que c’est. Je n’arrive pas à l’entendre à chaque fois que c’est dit, et sans les sous-titres ben, je galère. Bref, j’ai enfin pris la peine d’aller sur Google : elle s’appelle Sahar.

Bref, en tout cas, ces gamins sont beaucoup trop malins : ils ont mis le portable de Kate sous le camping-car du gouvernement au moment de l’accident, afin de pouvoir traquer le gouvernement. Malheureusement, ce n’est pas exactement ce qu’il se passe : Sarah et Richard les devancent et entrent par effraction dans la maison pour les interroger, ce qu’ils peuvent faire parce que Kate est occupée à faire son sport avec des écouteurs alors que Ben passe son temps à papoter sur un banc avec D’Arcy.

Il est étonnant de voir qu’il est celui qui essaie de lui remonter le moral et de lui prendre la main pour l’aider à se sentir bien plus utile. Elle n’a vraiment pas de raison de déprimer – oui, elle n’est pas allée loin au niveau professionnel et n’a pas fait de grande différence dans la vie des gens, mais eh, elle a sauvé Asta et Harry il y a deux épisodes quand même. D’ailleurs, n’est-ce pas la main qui est brisée, en théorie, que Ben lui prend ? Bon, D’Arcy gâche le moment de toute manière, parce qu’elle se décide à embrasser Ben.

Cela le fait repartir plus vite, et ce n’est pas une bonne chose pour lui. Il se retrouve en effet face à une porte fermée à clé, parce que Sarah et Richard y sont. Ils interrogent ainsi les enfants et obtiennent ce qu’ils veulent de la part de Max qui leur indique qui est cet alien en blouse blanche. Je sens qu’il les a dirigés vers un mauvais médecin.

En tout cas, s’il le fait, c’est parce que sa mère est en danger dans le placard. En théorie. En pratique, pour protéger son fils et Sahar, elle défonce la porte alors que Ben entre par effraction chez lui pour s’en prendre lui aussi à Sarah et Richard. La scène est magistrale avec les deux parents qui s’éclatent à frapper les agents du gouvernement. Bon, ils ne savent pas qu’ils sont des agents du gouvernement bien sûr, et Ben n’entre que parce que le shérif lui a annoncé arriver « d’ici cinq minutes ». C’était trop long pour lui.

Les scènes sont géniales, que ce soit celle-ci ou celle où les flics arrivent pour prendre les dépositions de tout le monde et voir Ben et Kate se rouler des pelles comme jamais. Eh, ça fait plaisir de voir ce couple au bord du divorce retrouver son amour comme au premier jour.

Bien sûr, Asta tente de contacter Harry après avoir parlé avec Max et Sahar, mais c’est en vain. Elle est interrompue par Liv alors qu’elle quittait le travail, parce que Liv veut récupérer le pied dans le congélateur pour vérifier s’il est compatible avec la chaussure qu’elle a trouvée en début d’épisode. C’est très con pour Harry ce qui est en train de se passer : sans la moindre surprise, Asta reconnaît le pied cette fois : elle a vu la tâche de naissance sur le pied d’Harry dans l’épisode précédent.

Et avec ce que D’Arcy a crié en début d’épisode, elle reconstitue vite la vérité : Harry est mort et dans le congélateur de la cabane, alors que l’extra-terrestre a assuré ne pas savoir ce qui lui est arrivé.

De son côté, Harry passe une bonne partie de l’épisode seul. Il peut ainsi réparer la machine qui lui permettra de détruire l’espèce humaine, mais avant ça, de la publicité pour de la pizza l’interrompt. Heureusement que j’ai moi-même mangé de la pizza juste avant l’épisode, parce que vraiment, ça m’aurait donné envie.

Il rentre alors chez lui pour activer le détonateur qui détruira l’humanité… Mais avant ça, il veut d’abord tester son détonateur sur le cadavre d’Harry. Ce n’est pas si évident de nous détruire apparemment, parce que même ça, ça le fait culpabiliser. L’extraterrestre se retrouve alors en conversation avec Harry, et comme à chaque fois, je n’ai pas trop aimé cette scène. Cela m’a quelque peu décroché de l’épisode final, je dois dire, même si la construction du personnage est bonne.

Finalement, Harry détruit le cadavre juste à temps pour l’arrivé d’Asta qui le confronte pour savoir enfin la vérité. C’est une excellente scène à suivre, parce que ça ressemble tout simplement à une rupture amoureuse. Harry comprend qu’Asta est la part d’humanité qui le brûle chaque fois qu’il touche son détonateur. Eh oui, j’aurais pu ajouter cette information, effectivement : Harry se découvre une humanité grâce à l’engin.

Ses sentiments pour Asta sont ce qui l’empêche de détruire la Terre, mais en découvrant qu’il est un menteur et un tueur, celle-ci a plutôt tendance à le rejeter. C’est étrange, non ? Il vit très mal ce rejet, par contre, et ça lui retire tout sentiment d’humanité. Il peut ainsi se décider à détruire l’humanité, cette fois : le compte à rebours est alors lancé, avec une détonation prévue 90 minutes plus tard. Parfait, cela laisse du temps pour l’acte suivant où Jay se confie contre toute attente à D’Arcy. Elle a un nouveau job au diner de la ville, Jay, et D’Arcy découvre donc le grand secret d’Asta. Elle fait alors en sorte de venir en aide à Jay qui cherche à se venger de son père qui battait sa mère. C’est plutôt drôle à voir, avec une voiture balancée pour provoquer un sacré accident.

Loin de tout ça, le médecin de la ville est embarqué par Sarah et Richard, puis par l’armée. La générale ordonne immédiatement à Sarah de tuer Richard qui n’a plus vraiment d’utilité, alors que la série nous tease une intrigue du complot bien plus large que prévu. Je vais clairement être au rendez-vous pour celle-ci, mais avant d’en arriver en saison 2, il faut déjà conclure la saison 1.

Sans trop de surprise, Max contacte donc Asta pour lui annoncer que le gouvernement lui a appris qu’Harry comptait tuer tout le monde. Comme ce n’est pas vraiment une option qui les fait rêver, les deux se mettent d’accord pour se retrouver et partir à la recherche d’Harry. En plus, ça tombe bien, Max est sûr qu’Harry se rendra à la base militaire, et il a raison. La base qui m’avait toujours paru super loin à être dans un autre Etat n’est en fait qu’à un peu plus d’une heure de route, alors tout le monde y arrive à temps.

Harry s’y rend pour retrouver son vaisseau et décoller. Par contre, le pauvre oublie de prendre ses pizzas au passage, et il envisage un temps de faire demi-tour, même s’il n’a plus le temps. Il est finalement freiné par l’armée, mais ce n’est qu’une broutille pour cet extra-terrestre qui a bien de la force de frappe depuis son vaisseau.

La force de frappe, c’est bien, mais ce n’est pas précis pour éviter de toucher Asta et Max quand ceux-ci sont pris en otage. En effet, ils sont venus à la base pour tenter d’empêcher Harry de détruire l’humanité, mais ils n’ont pas été bien discrets au passage. Comme annoncé plus tôt dans l’épisode, un petit « Ooh Child » est alors lancé, mais désolé, ça ne vaut pas celui de Brothers & Sisters en fin de saison 1 également. La musique est juste là pour nous montrer un Harry sous forme extra-terrestre se débarrasser des soldats.

Asta ordonne à Max d’aller se cacher pendant le combat, puis elle se relève pour un tête à tête très touchant avec Harry. Les deux se déclarent amis, et Harry pense un temps qu’Asta viendra avec lui sur sa planète. Nope. Asta insiste pour sauver l’humanité, et ça suffit pour Harry : il se laisse convaincre que sauver son amie et ses amis à elle vaut le coup. Il ne détruit donc pas notre espèce, yay ! Il prend tout de même le temps de parler une dernière fois de ses pizzas avant de décoller définitivement pour retourner vers sa planète.

Enfin, ça, c’est le plan théorique. En pratique, évidemment, Harry se rend compte après s’être débarrassé du détonateur dans l’espace que… Max s’est caché dans son vaisseau. Et lui, il veut bien être ramené à la maison. Evidemment.

EN BREF – Je ne regrette pas du tout d’avoir été sollicité par Syfy France pour regarder la série le jour de sa diffusion. Je n’en avais que des bons échos, donc elle était sur ma liste et je suis sûr que j’aurais fini par la regarder, mais peut-être pas à la semaine comme je l’ai fait là. Je pense que j’aurais fait une erreur de passer à côté, et je suis content d’avoir suivi tout ça à la semaine, même si je suis persuadé qu’elle fonctionne très bien en bingewatching aussi.

J’ai trouvé satisfaisant de suivre toute cette intrigue sur deux mois, et ça me remotive à faire ça plus souvent sur des saisons en cours ou déjà terminées. Puisque c’est efficace, pourquoi se priver ? C’est probablement ce que Syfy s’est dit d’ailleurs : la série est déjà renouvelée pour une saison 2, pas de suspense à avoir, nous aurons bien la suite de cette histoire.

J’ai déjà hâte de savoir ce que la saison 2 nous réservera : Harry doit retourner Max, bien sûr, mais il y a une multitude de pistes ouvertes pour une suite. Oui, le couple Ben/Kate s’en tire bien et le shérif/Liv sont réconciliés (avec une nouvelle cafetière d’ailleurs !), mais il y a toujours ce meurtre avec le pied du vrai Harry qui n’a pas été élucidé. Jay n’a toujours pas vraiment réussi à se réconcilier avec sa mère biologique, et ce n’est pas parce que D’Arcy va jouer la tante cool que tout va s’arranger pour elle.

D’ailleurs, D’Arcy est probablement le personnage qui aura le plus à évoluer, puisqu’elle finit la saison déçue par son amitié avec Asta, lui cachant trop de choses. Asta va devoir gérer d’être celle qui a sauvé l’humanité, Richard va devoir échapper à cette cinglée de coéquipière qui veut désormais le tuer et les intrigues gouvernementales pourraient prendre le dessus.

Et tout ça, c’est encore sans compter des intrigues beaucoup plus marginales, comme le chasseur d’alien de l’épisode 9 joué par Terry O’Quinn. Rien ne dit qu’il ne fera pas une nouvelle apparition par la suite. Il faut peut-être que je me mette à lire les comics, parce que j’aime vraiment beaucoup la mythologie mise en place par la série.

Et en même temps, je n’ai pas envie de me spoiler la suite. Cruel dilemme, n’est-ce pas ?