Vaiana est de retour au cinéma : avis à chaud

Salut les sériephiles,

Trois ans après sa première aventure, Vaiana est de retour pour naviguer dans des eaux encore plus dangereuses. La suite reprend les ingrédients du succès : des paysages magnifiques, un duo toujours aussi attachant, et une bande-son qui ne manque pas de rythme… même si tout n’est pas parfait. Voici mes impressions à chaud, puisque je suis sorti de la salle à 21h40 et qu’il n’est même pas 22h30 !

Un rythme qui surprend

Si le premier Vaiana m’a captivé dès les premières minutes avec ses chansons percutantes (impossible de ne pas penser à How Far I’ll Go dans les 20 premières minutes, surtout que je l’ai revu cet aprem le film), cette suite commence de manière beaucoup plus timide, pour ne pas dire fade.

La chanson titre, notamment, ne m’a pas emballé : elle manque de la magie et du sens de l’écriture qu’apportait Lin-Manuel Miranda dans le premier film. On ne peut pas égaler le génie, je suppose, même si on sent que l’équipe derrière cette nouvelle BO tente parfois de le faire.

En revanche, ce qui m’a positivement surpris, c’est que Vaiana 2 monte en puissance, et pas que musicalement parlant (mais vraiment, chaque chanson est meilleure que la précédente). Plus le film avance, plus il devient intéressant. Côté histoire, je me suis laissé emporter par l’évolution des personnages et des enjeux, qui sont présentés assez sommairement mais de manière cohérente dans l’univers développé jusqu’ici. Bref, c’est une trajectoire inversée par rapport au premier pour moi : un début en demi-teinte, mais une conclusion qui rattrape tout.

Des personnages familiers et de nouveaux visages

Qui dit suite, dit inévitablement retrouvailles. Vaiana et Maui, c’est toujours un duo qui marche. Leur séparation au début m’a un peu frustré, surtout que ça casse le rythme du film (vraiment, j’ai eu peur au début), mais les retrouver ensemble plus tard m’a rappelé pourquoi ils sont si complémentaires.

Du côté des nouveautés, je n’en attendais pas tant et pourtant, il y en a à la pelle. Sans trop en dire (mais un peu spoiler quand même), la petite sœur de Vaiana est une chouette addition : elle apporte une attache émotionnelle forte à l’île, et on sent que Vaiana a pris de la maturité dans son rôle de grande sœur. C’est chouette pour marquer une différence entre les deux films, et ça complète cette idée qu’elle est désormais une exploratrice.

Dans les autres nouveaux qui accompagnent Vaiana, j’ai envie de parler de Moni. Je suis prévisible, je sais, et un public facile, en plus. Que voulez-vous, il m’a bien plu, même si j’aurais aimé qu’on lui donne un peu plus de profondeur. Cela dit, c’est positif que ça reste une suite relativement courte, donc il faut faire des choix… et puis, ça laisse de la place aux fanfictions (comme il les aime après tout…) !

Une esthétique qui fait le boulot

J’ai vu ce matin des critiques sur l’animation et les dessins qui me faisaient craindre de passer une mauvaise soirée, mais honnêtement, ça ne m’a pas choqué. Je ne suis pas un expert, évidemment, donc à nouveau, il faut prendre ma critique pour ce qu’elle est : celle d’un fan de Disney qui a vu des suites bien plus ratées que ça niveau dessin (Peter Pan ? Tarzan ??). Les paysages marins sont toujours aussi beaux, les scènes d’action dynamiques, et l’univers visuel reste fidèle à ce que j’attendais.

Côté culture polynésienne, je ne peux pas juger de l’authenticité, mais l’immersion est là, et c’est déjà un bon point pour un film qui cherche à valoriser cet univers si riche.

Avant d’aller plus loin, sachez que je vais parler de la fin. Si vous n’avez pas encore vu le film, c’est peut-être le moment de mettre cette page en favori et revenir plus tard !

C’est bon, vous avez fermé l’onglet ?

Une conclusion très Disney

La fin est ce qu’on peut attendre d’un Disney : une happy end qui rassure tout le monde. Pour moi, c’est un peu prévisible, mais ça colle bien au ton global du film. Il y a eu un moment où j’ai cru que ça allait être un peu plus audacieux (je suis particulièrement déçu de la conclusion pour Maui, je trouvais que c’était une super idée d’évoquer un peu un sacrifice de sa part… Mais tant pis, il n’évoluera pas). Bien sûr, ça laisse clairement une porte ouverte pour un troisième volet, ce qui n’est pas une mauvaise idée vu tout ce qu’il reste à explorer… Par contre, ça la rend un peu nécessaire mid-credit, je ne m’y attendais pas.

Alors, Vaiana 2, c’est certes moins marquant et surprenant que le premier, mais c’est tout de même une belle aventure. J’ai adoré retrouver Vaiana et Maui, et même si certaines chansons ou nouveaux personnages auraient pu être mieux développés, le plaisir est là. Bref, c’est un film que je reverrai sans doute avec plaisir, y compris au cinéma, surtout pour sa montée en puissance et ses chansons qui s’améliorent.

Wicked défie-t-il vraiment la gravité ?

Salut les sériephiles,

Cette fois encore, je vous embarque pour un détour au cinéma avec la première partie de Wicked, adaptation de la célèbre comédie musicale très attendue… Qui sort (pas) demain (mais le 4 décembre). Découvert en avant-première ce week-end, le film m’a impressionné.

Un univers visuel enchanteur

Dès les premières minutes, Wicked transporte dans un univers fantastique et musical riche en détails. Les effets spéciaux, bien que parfois inégaux (certains animaux numériques laissent à désirer comme toujours), offrent une immersion fluide et spectaculaire. On sent qu’on est en 2024 et qu’est-ce qu’on est chanceux de l’avancée des effets spéciaux ! Les jeux de couleurs, notamment le vert emblématique et le rose omniprésent dans le marketing, prennent tout leur sens à l’écran. Ces teintes habillent un décor où chaque détail semble pensé pour captiver, attirer l’œil et émerveiller.

Il y a un million de choses à regarder et j’ai déjà envie de revoir le film. Les chorégraphies, en particulier, méritent d’être saluées. Dès le début, il y a tellement de figurants à l’écran qu’on sent bien qu’on va passer à côté des détails. De toute manière, que ce soit cette scène d’introduction remplie de figurants ou celle de l’arrivée du prince, les mouvements et les danses sont minutieusement orchestrés pour ajouter une dimension presque théâtrale à l’ensemble. C’est un vrai régal pour les yeux et un atout majeur du film.

De l’humour et de la légèreté

Ce qui est particulièrement agréable dans cette nouvelle version de Wicked, c’est son ton léger et souvent drôle. L’humour, habilement dosé, s’intègre parfaitement dans les dialogues et certaines situations. Il permet de contrebalancer les moments plus dramatiques et ajoute une touche qui rend le film accessible à tous. Ariana Grande, dans le rôle de Glinda, brille particulièrement dans cet équilibre entre comédie et émotion. Après, je ne suis pas objectif : je l’adore particulièrement dans le registre de l’humour depuis Don’t look up où elle tout bonnement parfaite. Alors la voir jouer le rôle de la blonde parfaite et parfaitement insupportable qui est un rôle qui me fait toujours rire, c’était du pain béni.

Wicked se démarque également dans cette version par une grande ouverture d’esprit. Les personnages issus de différentes ethnies, les représentations de handicaps, et des touches parfois subtiles, parfois un rien trop lourdes (le meilleur ami de Glinda, c’est too much même si j’ai ri) côté LGBT enrichissent cet univers de manière naturelle. C’est un mot-clé hyper important : ça ne m’a jamais paru être forcé, alors que je ne doute pas que ça a pu l’être à la conception. Quoiqu’il se passe, ces deux heures de film sont légères – normal pour un film dont le clou du spectacle est de défier la gravité. D’ailleurs…

Des chansons bien entraînantes

C’est l’adaptation d’une comédie musicale alors ça chante tout le temps. Les chansons emblématiques, comme Defying Gravity (il faut l’attendre longtemps), The Magician and I ou encore Popular sont magnifiquement mises en scène et sublimées par des performances vocales impressionnantes. Cependant, certaines versions proposées manquent un peu de l’éclat de leurs interprétations passées – mais faut dire que le Popular d’Ariana Grande souffre de l’absence de Mika dans le film, parce que j’adore leur version ensemble.

(Spoiler dans ce paragraphe) Mention spéciale toutefois à Defying Gravity, qui reste un moment clé, même si sa note finale a été malheureusement dévoilée dans la bande-annonce. Ce choix marketing diminue complètement l’attente et l’impact émotionnel de cette scène marquante, d’autant plus qu’elle clôture en fait le film, ou presque. Je ne comprendrai jamais les trailers, je crois.

Une adaptation ambitieuse et fluide

Avec un film de plus de deux heures et des chansons flirtant parfois avec une durée de dix minutes, Wicked : Partie 1 avait aussi la lourde tâche d’introduire un univers dense tout en captivant. Pari majoritairement réussi en ce qui me concerne. Si le film y parvient en grande partie, certains personnages secondaires auraient mérité plus de développement. Leur intrigue, bien qu’intéressante, est parfois mise de côté pour laisser place à l’histoire principale. Cela crée un paradoxe : malgré une durée conséquente et l’impression que le film est trop long, on ressent parfois que certains éléments manquent. Heureusement, ces personnages devraient avoir plus d’espace dans la suite… On a quelques cliffhangers tout de même.

En comparaison avec d’autres grandes adaptations musicales, Wicked s’en sort avec une fluidité et une maîtrise impressionnante. C’est un hommage réussi à la comédie musicale, tout en sachant capter un nouveau public… Ce que Disney n’avait jamais vraiment réussi à faire dans ses tentatives nombreuses.

Cette première partie se termine sur un final marquant, centré sur Elphaba, tout en laissant plusieurs arcs secondaires en suspens. L’attente d’un an avant la sortie de la deuxième partie peut sembler longue, mais elle permet de savourer cette première œuvre et de se replonger dans la comédie musicale ou le livre en attendant… Même si moi, je suppose que je vais surtout continuer de saigner la bande originale du film comme je le fais depuis dimanche et probablement le revoir.

Bref, cette première partie n’est peut-être pas une prise de risque majeure du côté des studios qui s’entérinent à nouveau dans un remake, mais elle excelle dans sa capacité à raviver une franchise culte et à la réinventer pour le grand écran. Entre ses chorégraphies impressionnantes, ses thématiques fortes et son ton léger, ce film offre une expérience qui séduira autant les fans de longue date que les nouveaux venus.


J’ai testé pour vous une soirée Pass Annuel Disneyland pour Noël

Salut les sériephiles,

C’est 100% un titre mensonger : j’ai testé pour MOI cette soirée. Et quand on parle de « soirée Pass Annuel de Noël à Disneyland Paris », on imagine un moment féerique où tout est parfaitement orchestré… C’est ce qu’on imagine, pas ce qu’on vit. Heureusement, la magie Disney a quand même réussi à opérer. Retour sur une soirée en demi-teinte.

Une organisation qui laisse à désirer

Autant le dire tout de suite : l’organisation de l’événement n’était pas à la hauteur de mes attentes et du prix (sans tarif réduit, ça monte tout de même à 69€ par personne… on s’attend à du premium et, au minimum, à un parcours clair pour entrer dans le parc). Du tout. Dès l’entrée, ça coinçait. Les cast members semblaient mal informés (y en a même une qui m’a dit texto qu’elle n’avait pas été briefée pour ça, tout de même), et tout manquait de fluidité. Une fois à l’intérieur, l’absence de programme clair a compliqué les choses.

En effet, impossible de planifier efficacement sa soirée en amont quand l’organisation est souvent la clé d’un moment réussi dans le parc. Le programme a été mis en ligne alors qu’on était déjà dans le parc (certes, parce que la pré-entrée se faisait à 18h30 pour un début de soirée à 21h30, mais tout de même), ce qui a vite mené à des allers-retours inutiles et une perte de temps… Parce que même une fois en ligne, ce n’était pas forcément super clair tout ça (« les personnages seront présents entre 21h30 et 2h… mais en fait non), et parce qu’il y avait parfois des zones inaccessibles qui n’étaient pas indiquées en amont et obligeaient alors à faire le tour du parc. On adore.

En hiver, il fait froid

C’est flou parce qu’il fait froid, mais croyez-moi, c’était trop beau !

L’une des grandes promesses de cette soirée, c’était les trois spectacles inédits. Finalement, il s’agissait surtout de projections sur le château – et un des spectacles était à deux heures du matin, pour la clôture. Bon. On y ajoute la Sky Parade et Disney Illuminations pour la fermeture du parc au public à 20h, et ça me laissait quand même quatre spectacles à voir. Malheureusement, avec le grand froid de ce 22 novembre (il a neigé la veille), les drones n’étaient pas de sortie.

Certes, la météo n’est pas sous contrôle, mais pour un événement de Noël, on pourrait imaginer des alternatives pour les spectacles en intérieur – Vidéopolis, par exemple, est resté grandement inutilisé alors qu’il aurait pu accueillir un spectacle (vraiment, ça manquait d’un spectacle ou d’activités en intérieur) – ou au moins des spectacles conçus sans drone. Je suis sûr que le spectacle d’ouverture était prévu avec des drones.

Heureusement qu’il y avait le père Noël !

Côté rencontres avec les personnages, là aussi, grosse déception vis-à-vis de l’organisation (non pas que ce soit ce que j’attendais le plus) : l’idée de base, bonne, était de faire des rencontres non individuelles, où l’on passe pour prendre des photos en continuant de marcher – un selfie et puis hop. Pourquoi pas ? Problème : il faisait froid, alors les personnages n’étaient pas là toute la soirée. Pourquoi pas, bis ? À nouveau, j’ai envie de dire, est-ce vraiment une surprise un 22 novembre à Marne-la-Vallée qu’il fasse FROID entre 22h et 2h du matin ?

Cela dit, pour une soirée commençant à 21h30, même à 22h30, il y avait des personnages pour qui on annonçait encore 40 minutes d’attente. Bref, l’idée de base qui était d’éviter les files d’attente a fini en longues files d’attente pour des interactions limitées et des rencontres non personnelles. Un peu frustrant, surtout pour une soirée censée être exclusive… et payante, en plus d’un pass qui coûte déjà la peau de Mickey, pour le dire poliment. Le tout sans photographe du parc (du moins, sur le programme, c’était écrit qu’ils n’étaient pas là, mais plus tard, on a eu un message comme quoi ils pouvaient prendre des photos sur Main Street… C’est sûr qu’une fois à l’autre bout du parc, c’est pratique de le savoir).

Le prix désenchanté, surtout.

BREF, tout ça manquait simplement d’une chose : de la communication claire, non contradictoire… et des horaires, en fait. Surtout que, bon, 2h du matin un vendredi, c’est sympa, mais pas bien adapté à ma vie professionnelle et aux possibilités de retour bien maigres offertes par le RER. Clap de fin à minuit, pour moi : pas question de rater le dernier train et tant pis pour les animations prévues après minuit.

Enfin, je m’attendais à des gourmandises festives ou des menus de saison, mais là encore, rien d’exceptionnel. Les gâteaux proposés étaient les mêmes que durant le reste de la période de Noël, et les restaurants que je préfère étaient fermés. Dommage, surtout que les prix restent élevés : sept euros la madeleine, bon, je veux bien être un pigeon et payer l’accès à la soirée alors que j’ai un pass, mais j’ai mes limites. Bref, j’ai mangé un sandwich, c’était très bien. Mais il faisait froid.

Heureusement… la magie opère toujours

Malgré tout, il y a eu des moments où la magie Disney a pris le dessus, parce que ce genre de soirée, c’est aussi ce qu’on décide d’en faire. Déjà, c’est la base, mais les décorations de Noël étaient absolument sublimes, avec le gigantesque sapin illuminé sur Main Street et la neige artificielle qui tombait doucement. Rien que ça, c’était suffisant pour me replonger dans l’ambiance des fêtes et je n’en demandais pas forcément plus. J’avais déjà eu l’occasion de visiter le parc et de voir la parade de Noël dès le 9 novembre (c’est vraiment beaucoup trop tôt, mais j’y étais, écoutez, et faut bien dire que c’est magique comment ça met dans l’ambiance toutes ces décos lumineuses !), donc ce n’était pas une surprise. La neige était une nice touch en plus.

Regardez comme le parc est désert : c’est si agréable !

Le gros avantage de cette soirée, mais je le savais déjà pour l’avoir lu avant, c’était les attractions. J’ai pu enchaîner les manèges sans faire la queue, ce qui est un luxe à Disney – quatre attractions en vingt minutes, tout de même, c’est du rarement vu dans le parc. Un peu surpris, en revanche, que les files d’attentes Prime Access servant aussi aux PMR soient fermées cependant – parce que bon, certes, il y avait peu voire pas d’attente pour certaines attractions, mais d’autres montaient quand même à 30 minutes d’attente. Impressionnant, d’ailleurs, 30 minutes d’attente pour Thunder Mountain malgré le froid (1°C, ressenti -2 d’après Google…)

Une mention spéciale au moment où It’s a Small World est tombé en panne (à 23h pile, est-ce vraiment une panne ou juste un programmateur pas déprogrammé ?) : au lieu de râler, les visiteurs ont chanté la chanson en chœur. Une ambiance bon enfant qui a transformé ce petit incident en souvenir inoubliable, parce que c’est très étrange d’être dans le noir complet avec soudain une cinquantaine de gens qui se mettent à chanter et allumer le flash (les bateaux avançant toujours). Original comme tout, et un peu magie de Noël : finalement, il n’y a que des grands enfants et des fans de Disneyland dans ce genre de soirée. C’est un des moments où ça s’est vraiment senti ! Comme quoi, il n’y a pas besoin d’organiser de grandes choses pour que ce soit sympa.

La vraie surprise de la soirée, cependant, c’était la piste de danse à Discoveryland. Sur le programme, c’est probablement le truc qui m’intéressait le moins parce que j’y voyais une sorte de discothèque et que ce n’est pas mon truc, mais aussi parce que je ne voyais pas le rapport avec Noël. Pourtant, la curiosité m’a poussé à aller voir (après deux tours de parc, je n’étais plus à quelques pas près). Finalement, j’ai été accueilli par une ambiance de boîte de nuit en plein air, des visiteurs qui se lâchent, et des personnages comme Dingo et Max qui se mêlent à la fête… C’était original, amusant, et ça a vraiment apporté une touche unique à la soirée : j’ai regretté de ne pas y être passé avant et de ne pas y avoir passé plus de temps, parce qu’au fond, c’est vraiment ce qui m’a le plus surpris et sorti de ma torpeur glacée.

Enfin, même si j’en ai moins profité, la réduction de 25 % dans les boutiques était une belle initiative. Pour ceux qui n’avaient pas encore fait leurs achats de Noël, c’était une opportunité sympa… Pour moi, c’était un échec cuisant : j’ai fait quelques achats la semaine d’avant, ne me doutant pas qu’il y aurait une promo pour la soirée. Ouais, je suis un peu naïf que voulez-vous ?

En bref, cette soirée Pass Annuel avait des défauts, c’est vrai, notamment un gros manque de communication et d’organisation sur place. Malgré tout, les décorations, les attractions sans attente et l’ambiance générale ont su me faire oublier les ratés. Et puis, on parle de Disneyland à Noël : c’est difficile de ne pas se laisser emporter, ne serait-ce qu’un peu, par la magie des lieux. Pas sûr pour autant de refaire une soirée Pass Annuel, mais bon, je suis faible, allez savoir si je craquerais ou non…

Exceptional X-Men

Salut les sériephiles,

J’avais prévu de publier cet article hier, mais la neige a détourné mon attention et ma productivité. Bref, le voici : on ne parle pas de série télé mais de comics, et pas n’importe lesquels ! Exceptional X-Men, une nouvelle série lancée en septembre 2024, est celle qui a attiré mon attention pour cet article.

Mais qui lit les X-Men ?

Et bien… Moi. Les X-Men, c’est une longue histoire d’amour pour moi. Enfant, je dévorais Days of Future Past ou La Saga du Phénix – bon, OK, j’avais 10 ans et je lisais des VF plus ou moins bien traduites sur Internet, mais vous voyez l’idée ? Avant les comics, je regardais X-Men Evolution et les films, je ne suis pas tombé dedans par pur hasard, hein.

Puis j’ai un peu mis les comics de côté une fois au lycée, avant de replonger… en master, à la fac, parce que pourquoi pas ? Pour ma défense, il y avait un super arc où les jeunes X-Men débarquent dans le présent auprès des adultes – et puis, aussi, j’avais fini les comics Buffy entre temps. Ça provoquait des situations intéressantes l’arrivée des jeunes – Bobby qui fait son coming out, par exemple, c’était incroyable au sens propre même si j’en veux encore à Jean de lui avoir forcé la main comme ça (voir ci-contre).

Comme souvent, j’ai fini néanmoins par me perdre dans la multitude de titres qui sortaient en parallèle et tous les crossovers qu’il fallait bien raccorder. Je me suis fait une pause, j’ai perdu le fil et je me suis perdu définitivement. Mais bon, arrêter de lire définitivement les comics avec moi, ça sonnait bien… jusqu’à 2024, donc, où j’ai décidé de m’y remettre avec cette nouvelle série.

Des nouveaux X-Men ?

Exceptional X-Men, c’est écrit par Eve L. Ewing et dessiné par Carmen Carnero. On y retrouve Kitty Pryde, qui revient à Chicago en voulant tourner la page de son passé mutant. Sauf qu’évidemment, les choses ne vont pas se passer comme prévu, on ne renie pas son identité comme ça. Bref, elle va se retrouver rapidement (enfin en cinq numéros j’imagine, donc cinq mois quand même, hein) à la tête d’une toute nouvelle équipe de jeunes mutants. Parmi eux, on découvre des personnages inédits comme Bronze, Axo ou Melee, chacun apportant leurs pouvoirs et leurs particularités. Et ça, j’adore. Bon, il y a aussi assez vite Emma Frost, dont la présence est, comme toujours, sujette à débat (et pour ma part, j’ai du mal avec elle).

Le premier numéro m’a vraiment plu. Il pose les bases de l’équipe, introduit les nouveaux personnages, et surtout, donne l’impression de regarder le pilote d’une série télé. Comme je regarde un peu moins de séries en ce moment, je trouve ça sympa de retrouver ce feeling dans un autre format.

Cela dit, le deuxième numéro m’a un peu laissé sur ma faim. Les introductions des nouveaux personnages y sont poussées un peu trop loin, et on sent que ça ralentit l’intrigue. Les nouveaux mutants sont attachants, et j’aime toujours autant cette dynamique d’équipe où chacun doit s’adapter et combiner ses capacités avec celles des autres… mais là, on est plutôt sur des présentations un peu trop rapide. C’est inévitable : il n’y a qu’un numéro par mois, alors si on veut que ça raconte quelque chose à un moment, faut y aller, quoi.

Heureusement, le numéro 3, sorti avant-hier, relance parfaitement la série. Pour la première fois depuis longtemps, j’ai eu l’impression de lire un comic des X-Men comme à leurs débuts : une équipe en formation, des enjeux clairs, et surtout un cliffhanger qui frappe fort. Je ne vais pas spoiler, mais un de mes personnages préférés fait son grand retour, et son lien avec Kitty me promet beaucoup pour la suite. Je me demande encore qui servira de vrais méchants pour la série – la haine générale des mutants est un bon moteur, mais ça ne fait pas de gros dangers, non plus.

Et ce n’est pas tout !

Pour l’instant, Exceptional X-Men réussit son pari : elle mélange habilement la nostalgie des classiques des X-Men avec une modernité bienvenue. Découvrir ces nouveaux mutants tout en retrouvant des figures emblématiques, c’est exactement ce dont j’avais besoin pour replonger dans cet univers. À noter que je lis aussi Uncanny X-Men version 2024 en parallèle, parce qu’il y a presque tous mes favoris dedans – Gambit, Malicia, Diablo… et Wolverine, erk. Cette couverture à droite, regardez-moi comment elle est magnifique !!

Bon, ça, je vous en parlerai dans un autre article en revanche. Chaque chose en son temps.

En attendant, si vous cherchez une série de comics qui capture l’essence des X-Men tout en apportant un souffle neuf, Exceptional X-Men est un excellent choix.