The Cleaning Lady – S01E09

Épisode 9 – Coming Home Again – 16/20
Il y a davantage de tensions dans cet épisode, et c’est bien plus agréable comme cela car ça permet d’éviter de trop se concentrer sur certaines décisions stupides ou certains choix peu crédibles du scénario. J’ai trouvé que certaines pistes de l’épisode fournissait même du suspense par rapport à d’habitude où l’ensemble est plus convenu : cette fois, la fin réservait quelques scènes que je n’attendais pas forcément, même si je me doutais bien qu’il fallait préparer l’épisode final d’une manière ou d’une autre.

Spoilers

Maintenant qu’Arman est victime d’une explosion, Thony doit trouver un moyen de passer la frontière avec son fils.

Whoops! How did she got in here?

Ca alors ! Arman survit à l’explosion de sa voiture et Nadia se précipite à son secours quand bien même elle venait de le larguer. Par conséquent, quand il rouvre les yeux, Arman imagine plutôt Thony venir à son secours plutôt que sa femme. C’est sympa. Thony, elle, elle est toujours au téléphone et elle comprend qu’elle est coincée au Mexique pour un moment. Nadia s’occupe bien d’Arman heureusement et il affirme ainsi qu’Hayak est forcément celui responsable de cet attentat sur sa vie.

Je n’en serais pas si sûr, même s’il a raison quand il remarque qu’Hayak a dû comprendre le deal d’armes qui avait lieu. Sans ce deal, la carte bleue d’Arman est refusée bien sûr, ce qui laisse Thony encore plus dans la merde pour quitter le Mexique, parce qu’elle y laisse des dettes. Cela ne semble pas l’empêcher de quitter l’hôpital bizarrement et de contacter un autre des contacts d’Arman qui lui fait des faux passeports en un claquement de doigts.

Thony prend de mauvaises décisions sur place, par contre. Elle accepte l’idée du faux passeport pour rentrer au plus vite aux USA et ça je le comprends, mais elle autorise aussi le passeur à mettre le passeport de Luca au nom de sa donneuse de foie, qui est citoyenne américaine. Elle prend la décision très rapidement, sans la consulter, et c’est une mauvaise idée : au mieux, la nana décide alors de garder Luca pour elle une fois aux USA. Au pire, elle se fait choper à la frontière et jetée en prison alors qu’elle a juste donné son foie, quoi.

Dara, la donneuse, est mise devant le fait accompli à la douane. Elle accepte malgré tout d’aider Thony à faire passer Luca à la douane, et c’est juste horrible comme situation. La donneuse passe évidemment sans problème la douane, mais ce n’est pas le cas de Thony. Elle devait passer avec un agent nommé Guillermo, peu regardant… sauf qu’il est remplacé au moment même où elle essaie de traverser la frontière.

Thony est forcée de faire demi-tour et d’abandonner son fils derrière elle. C’est assez violent comme scène en théorie, mais la situation fait que c’est rapidement évacué. Elle a tout de même de la chance dans son malheur : la nana de la frontière n’appelle pas son superviseur, ce qui fait qu’elle ne fait face à aucune conséquence judiciaire.

De manière assez logique, Thony fait alors ce qu’elle aurait dû faire depuis le départ : elle se tourne vers Garret pour obtenir de quoi passer la frontière légalement. Même si elle est clairement en train de jouer double jeu avec lui depuis le départ, Garret remue ciel et terre pour venir en aide à Thony, utilisant les ressources du FBI pour cela. L’abus !

Pendant ce temps, aux Etats-Unis, Chris se rend compte que sa mère est en train de se faire arnaquer par son avocat. Il charge les factures et se fait plein de fric sur son dos, ce qui énerve Chris. Fiona et lui tentent donc d’aller voir l’avocat, qui les ghoste, loin d’être idiot. Malheureusement pour lui, c’est sans compter sur la détermination de Fiona.

Elle débarque au milieu d’une de ses réunions pour taper un scandale qui lui donne raison et qui force l’avocat à la rembourser. Mouais. Elle n’est pourtant pas vraiment en position de négocier, puisqu’elle n’a aucun papier pour lui faire le procès dont elle le menace – et il le sait bien. Pourtant ça semble fonctionner, et ça permet à Fiona d’avoir Thony au téléphone. Elle lui explique ce qu’il s’est passé, mais elles sont interrompues par Marco qui veut avoir des nouvelles de Thony.

Il est difficile de l’apprécier quand il se comporte de manière aussi toxique avec sa femme ; pourtant, j’avais bien envie d’être de son côté jusque-là moi. Tant pis pour lui. Toujours est-il que les choses se déroulent bien pour Thony : elle parvient assez vite à entrer en contact avec Garret qui vient la chercher au Mexique. Malheureusement, faire passer une clandestine à la frontière, ce n’est pas facile, même pour le FBI. Sa cheffe ne parvient pas à obtenir des papiers pour Thony en moins de 24h, alors que Thony n’a aucune patience : elle veut retrouver son fils au plus vite – j’en profite pour rappeler qu’elle ne connaît pas du tout Dara et qu’elle a pris un risque monumental sur ce coup-là.

Garret lui propose donc de passer la frontière dans son coffre… et c’est la pire des idées du monde. Bien sûr, Garret se fait choper en étant hyper anxieux et pas du tout discret ou logique dans ses réponses au garde-frontière. Hop, Thony et Garret se retrouvent derrière les barreaux et moi, je me retrouve blasé par la situation. Après, je comprends l’idée des scénaristes : c’est une bonne idée pour que Thony et Garret puissent enfin parler de tout ce qu’il se passe.

Thony en profite aussi pour appeler Fiona – son seul coup de fil possible – et lui donner des nouvelles, tout en s’assurant que Fiona récupérera bien Luca. Je n’y crois toujours pas. Marco s’énerve de ne pas avoir de nouvelles de sa femme via sa sœur, parce qu’il sait que Fiona lui ment. Bien sûr, Chris prend aussitôt la défense de sa mère… Cette dispute de famille est un peu blasante franchement, je ne vois pas bien l’intérêt.

En cellule, Thony et Garret passent la nuit à se disputer – l’agent du FBI essayant de comprendre pourquoi Thony prend tant de risques pour Arman. Bon, clairement, il est juste jaloux d’Arman et est ridicule, alors Thony a bien raison de s’énerver, mais bon, on va faire comme si de rien n’était. Il est persuadé que tout s’arrangera au petit matin et il nourrit de faux espoirs en Thony.

En vérité, c’est la merde au petit matin : Thony est arrêtée par la cheffe de Garret pour l’aide qu’elle a pu apporter à Garret et tout le reste, tandis qu’un officier lui ajoute des chefs d’inculpation pour la tentative d’entrer aux USA illégalement. C’est bête tout ça. Garret ? Il risque juste d’être viré, rien de plus, c’est peu cher payé franchement, mais c’est bien fait, ça lui apprendra à se laisser manipuler débilement par Thony.

Dans tout ça, on termine donc l’épisode avec une Thony derrière les barreaux. Les scénaristes me donnent tort également : Dara est vraiment quelqu’un de bien qui ramène Luca sain et sauf chez lui. Ca, c’est beau. Ce qui est moins beau dans les cliffhangers de fin d’épisode, c’est la situation d’Arman. Il passe l’épisode en convalescence avec Nadia, mais aussi à essayer d’arranger son cas. Il se rend donc auprès d’Hayak pour lui faire penser qu’il croit qu’un autre gang a voulu mettre fin à ses jours.

Hayak le croit quand il comprend que le deal d’armes peut de nouveau avoir lieu sans qu’Arman ne le double cette fois – il voulait lui voler l’argent du marché. Toutefois, quand Arman et Nadia rentrent enfin dans leur villa en fin d’épisode, c’est pour mieux trouver la dépouille congelée de Carlos, le bras droit d’Arman tué dans l’épisode précédent. C’est triste pour Arman, parce qu’il n’aura même pas besoin de sa femme de ménage pour lui venir en aide sur ce coup. Il ne semble plus tellement s’inquiéter d’elle pour l’instant ; et il ne peut même pas le faire sans que Nadia le quitte de toute manière.

 

The Cleaning Lady – S01E08

Épisode 8 – Full on Gangsta – 15/20
Beaucoup de péripéties semblent ajouter à l’épisode pour le principe de rajouter de la tension et un semblant de suspense, mais en vérité, on sait très bien vers quoi on se dirige tout au long de l’épisode. C’est plutôt bien amené car les pièces du puzzle s’emboîtent sans que ça ne paraisse totalement artificiel. Bref, l’intrigue avance de manière fluide et mène déjà vers un season finale qui devrait être sympa.

Spoilers

Thony cherche à retrouver le donneur de moelle épinière qui s’est désisté pour donner une chance à son fils.

Our priority is your son’s health.

La vie de femme de ménage n’est jamais simple, mais Amy Winehouse est là pour s’y faire et se consoler : l’épisode commence par Fiona et Thony qui font le ménage dans une chambre d’hôtel ravagée par un anniversaire de 32 ans. En parallèle, Marco continue de dépenser tout son argent dans un casino, et la chance tourne.

Bourré, il est donc finalement viré du casino sans le moindre argent. Cela énerve Thony quand elle finit par le retrouver et est chargée de le soigner. Elle est énervée surtout parce qu’il a perdu les 20 000$ qu’elle avait mis de côté, mais finalement, malgré l’addiction, il a pensé à mettre de côté 25 000$. Ce n’est pas si mal, mais Thony est quand même vénère. Autant Fiona m’a soulé dans l’épisode précédent, autant là je comprends Thony et je trouve sa colère légitime : elle vit avec un addict et ce n’est jamais facile à supporter.

Même si elle a désormais plus d’argent, elle n’a toujours pas le nécessaire pour couvrir tous les frais médicaux de Luca. Désormais, Thony est prête à faire l’opération au Mexique, alors qu’elle s’y opposait dans l’épisode précédent. Cela lui coûtera tout de même 40000$, une somme qu’elle n’a pas. Par chance, Arman est finalement prêt à lui payer, même sans faire son deal d’armes… contrairement à ce qu’il disait dans l’épisode précédent donc. Bizarre. La saison semble avoir un petit défaut d’écriture sur ce coup-là, personne ne semble avoir relu les scripts ?

Après, vu la qualité globale de la série, je ne peux pas dire que je sois surpris – et si j’avais vu les épisodes à la semaine, ça ne m’aurait peut-être même pas choqué. En tout cas, Arman a même une brillante idée en parlant avec Thony : son deal de vente d’armes, il peut tout à fait le faire au Mexique sans que le FBI ne puisse intervenir. Moui. Il faut quand même passer la frontière avec plein d’armes, ce n’est pas facile, en théorie, quand on est observé par le FBI. Les scénaristes ne semblent pas s’en soucier.

Après tout, Arman a un jet privé à disposition – ce qui lui permet de gagner des points auprès de Luca. Il se joue complètement papa avec lui, c’est abusé. L’arrivée au Mexique est ainsi plutôt paradisiaque. La donneuse de foie est contente d’avoir signé pour ce deal – elle obtient des vacances gratuites et 20 000$ ; ça donne presque envie. Je veux dire, Thony parle de la condition médicale catastrophique de son fils un petit cocktail à la main, c’est chouette. La soirée lui permet de nous montrer qu’elle est aussi bonne danseuse que chanteuse, malgré ce qu’elle dit – luttant pour trouver l’expression « deux pieds gauches » en anglais. Humph.

La soirée se passe bien pour Thony, elle peut faire un petit slow avec Arman et danser jusqu’à l’embrasser… Alors que pendant ce temps, aux Etats-Unis, la femme d’Arman (oui, ils sont mariés en fait) couvre son départ au Mexique auprès d’Hayak, lui annonçant la mort d’une tante d’Arman pour se débarrasser de lui. Cela ne me paraît pas la meilleure des idées puisqu’elle ne semble pas lui en avoir parlé avant ; mais bon, elle rêve de richesse, persuadée que le deal d’armes lui permettra de s’enfuir.

En parallèle, Garret fait tout ce qu’il peut pour convaincre sa boss de lui accorder du temps supplémentaire afin de coincer Arman. Bien sûr, c’est plutôt facile puisque sa boss est complètement amoureuse de lui. Du grand Bonnie, encore et toujours. Quant à Garret, il est tout plein de confiance en début d’épisode, mais il comprend vite en cours de route qu’il a raté une étape dans la vie de Thony.

Quand celle-ci ne lui parle plus du tout et ne répond pas à ses appels, il se pointe chez elle. Comme Fiona le déteste et sait bien qu’elle n’a pas intérêt à lui parler, elle l’envoie bouler, forçant Garret à tracer le téléphone de Thony. Il découvre ainsi qu’elle est au Mexique et ne traine pas pour foutre la merde. Il contacte ainsi Nadia pour lui apprendre que Thony est au Mexique, probablement avec son mari.

C’est à croire que c’est un bon agent du FBI finalement : il se débrouille pour foutre la merde afin de réveiller la jalousie de Nadia et la faire aller au Mexique. Pas de bol pour lui, il est court-circuité par Hayak : il se rend compte, quelle surprise, que la tante d’Arman n’est pas morte et n’apprécie pas qu’on lui mente. Forcément.

Nadia contacte donc Arman qui abandonne Thony au Mexique pour revenir au plus vite aux Etats-Unis, ne pouvant pas aller au bout du deal si Hayak est au courant qu’il est prêt à le voler. Au Mexique, Thony n’est pas au bout de ses peines en plus : elle n’a plus de quoi retourner aux USA si Arman la laisse tomber et son médecin refuse finalement de faire la chirurgie, parce qu’un client plus riche a payé plus cher qu’elle pour avoir sa vie sauve plus vite.

C’est inadmissible pour Thony qui a déjà payé et décide de se la jouer complètement psychopathe – ou complètement gangster. Les péripéties sont vite arrangées : Thony se démerde pour empirer artificiellement la vie de son fils, puis pour forcer le médecin a accepter de faire la chirurgie. Il accepte bien sûr, mais Thony doit quand même être la deuxième chirurgienne du bloc. Elle s’occupe donc de sauver la vie de son fils. Le stress est là, mais elle s’en sort.

Dans le même genre, Nadia est bien stressée face à Hayak, mais elle s’en sort : elle prétend découvrir que la tante n’est pas morte, mais aussi qu’Arman couche avec une femme de ménage. Il lui ment donc ; et ça paraît suffisamment crédible pour qu’Hayak le gobe. Du moins, je le pensais. En fin d’épisode, on découvre en effet qu’Hayak torture aussi le bras droit d’Arman pour obtenir la vérité – et il le fait. C’est inattendu, et il le tue aussi alors que c’était un personnage secondaire important.

Bien sûr, en fin d’épisode, Nadia est toujours énervée contre Arman, parce qu’il ne lui a jamais parlé de Thony au Mexique. Il n’a peut-être pas couché avec elle, mais il est clairement en train de tomber sous son charme, et ça, ça ne lui plaît pas. Elle mentionne tout de même Garret avant de dégager Arman de sa vie.

Cela inquiète Arman qui confirme à Thony que Garret est au courant pour le voyage à Mexico quand elle le lui demande, mise au courant par Fiona. L’épisode se termine toutefois là avant qu’ils ne puissent décider quoi faire de cette information : la voiture de Garret, piégée, explose. Il n’était pas dedans heureusement. Ou malheureusement ? Je ne sais plus à force. En tout cas, il va être bien blessé et ça va nous coincer Thony à Mexico ça.

 

Les Anneaux de Pouvoir – S01E02

Épisode 2 – Adrift – 15/20
Si ce second épisode est toujours aussi sublime que le premier et ravira forcément les fans, je trouve que l’on manque pour le moment d’un lien entre chacune des intrigues. On sait bien que tous les personnages de la série finiront par se croiser ou par avoir une importance dans la même intrigue, mais pour le moment, on passe trop de temps avec certains, pas assez avec d’autres (que je préférais au premier épisode) et le rythme est parfois un peu haché, ou en tout cas artificiel. Cela n’empêche pas la série d’être une bonne surprise – et une bonne découverte. Je reprochais la même chose aux deux trilogies en plus, alors cela ne devrait pas me surprendre. J’espère être assez en forme vendredi prochain pour voir l’épisode le jour de sa sortie.

Spoilers

Galadriel est perdue en mer, Nori s’occupe de l’étranger tombé du ciel et Arondir mène l’enquête.

I don’t speak fireflies.

Après une petite journée de travail, je pourrais choisir de préparer le podcast 42 minutes de ce soir… mais non, je préfère encore regarder ce deuxième épisode tant que l’histoire est fraîche dans ma mémoire. Le podcast s’en remettra, non ? Bon, d’accord, cette introduction, c’est juste pour voir si mes camarades me lisent (probablement pas ?), et maintenant que c’est fait, on peut se relancer dans cette saga épique pour Galadriel. Oui, pardon, mais après un épisode, je suis totalement team Elfe, avec Galadriel et Arondir, c’est tout vu, désolé Nori. Ceci étant dit Galadriel est un peu énervante à plonger sans filet de secours dans la mer là. Bon courage pour rejoindre la rive à la nage, ma chérie.

Pour ce début d’épisode, la série s’offre un joli générique à l’esthétique impeccable malgré les cailloux – mais à la musique qui aurait pu être mieux (mais au moment où je l’ai écrit, c’est devenu un peu mieux et j’ai davantage reconnu l’univers musical de la saga). Bien sûr, je n’arrive pas encore à percer tous les mystères de ce générique, mais je le trouve plutôt sympathique malgré tout.


Cet épisode reprend assez vite du côté de Nori, et c’est tant mieux parce que c’est le cliffhanger le plus intéressant pour l’instant : son amie, Poppy, la rejoint assez vite et, voulant la convaincre de rentrer au plus vite, la fait tomber dans le cratère. Par chance, le cratère encore en feu n’est absolument pas brûlant.

Par malchance, Nori réveille cet homme étrange tombé du ciel qui lui prend aussitôt la main. Toutes les braises et les cailloux autour d’eux s’envolent, s’éteignent… et se rallument quand l’homme s’évanouit à nouveau. Malgré tout ça et bien que l’homme l’empêche de repartir quand il se réveille, Nori demande à Poppy de l’aider à le transporter et le ramener au village.

Au village, justement, le chef est perturbé par la présence de cette étoile tombée du ciel et ne sait plus exactement quoi faire. Poppy et Nori, elles, savent très bien quoi faire : elles s’occupent de l’étranger tombé du ciel, l’éloignant du cratère et du village, tout en se disputant sur ce qu’il peut bien être. Comme elles laissent de côté la possibilité d’un magicien, j’en arrive à cette conclusion. Nous verrons bien.

L’étranger est en tout cas entre des mains maladroites et manque de se crasher en brouette tellement elles prennent soin de lui. Je suis quelque peu méchant de le souligner comme ça, cependant : Nori a vraiment envie de s’occuper de lui et l’explique à Poppy, qui est moins certaine mais promet de ne rien dire. Elles renvoient un peu des vibes Frodon/Sam dans cet échange, en tout cas, mais version filles, donc.

Le lendemain, l’étranger n’est plus là où Nori l’a laissé, mais ce n’est pas grave : elle le retrouve assez vite. L’étranger lui hurle à nouveau dessus, provoquant un début de tempête. Avec de tels yeux et une barbe de quelques semaines, l’étranger fait énormément penser à Gandalf. Pourtant, il se comporte comme une bête sauvage avec Nori qui l’apprivoise. Elle parvient à le calmer, tente de se calmer et lui donne finalement des escargots à manger.

L’étranger mange carrément les coquilles, et il est clairement affamé, mais ça n’effraie pas Nori. Elle devrait peut-être l’être, parce que quand l’étranger veut communiquer avec elle, elle ne comprend rien du tout. L’étranger dessine une jolie carte au sol dans la terre, et on nous fait le lien entre ce dessin et un accident dans le village qui voit la cheville du père de Nori bien éclaté. Je n’aimerais pas être à la place du père, surtout qu’il fait partie d’un peuple migrateur et qu’il ne peut plus vraiment migrer.

Si Nori culpabilise énormément de voir ce qui est arrivé à son père en son absence, cela ne l’empêche pas de retourner voir l’étranger pendant la nuit. C’est une bonne idée pour que l’intrigue puisse avancer : l’étranger se sert des lucioles de la lanterne de Poppy pour faire passer un message. Oui, en bon magicien, il peut parler aux lucioles qui se mettent à former une constellation. Nori comprend que c’est ce que le magicien cherche et lui promet de l’aider à le trouver, parce qu’elle a une idée pour ça… mais Poppy lui fait quand même remarquer que toutes les lucioles meurent.


En parallèle, Arondir et sa villageoise préférée, Bronwyn, parviennent à Horden, où les maisons continuent de brûler. Ils explorent les lieux à la recherche d’une explication et trouvent finalement un étrange tunnel sous la maison d’un couple connu par la femme. Arondir fait immédiatement son beau gosse courageux et sautent dans le tunnel pour savoir ce qu’il renferme, renvoyant sa conquête vers son village.

Elle met beaucoup de temps à l’atteindre et à prévenir tout le monde de ce qu’elle a vu ; à savoir un village de ruines sans le moindre corps. Si elle est paniquée, il n’y a pas grand-monde pour avoir envie de réagir à ses propos. Il ferait mieux de l’écouter pourtant : le fils de Bronwyn entend des souris sous le sol de sa maison, défonce totalement le sol du salon (mais qui fait ça ?) et découvre finalement… un œil blanc sous sa maison. Et l’œil appartient forcément à un orque.


On revient également sur l’intrigue d’Arondir dans cet épisode, mais très peu : il explore les tunnels pour mieux comprendre à quoi il a affaire. Il devrait s’en douter en trouvant une dent dans un des murs du tunnel. Toutefois, il ne voit jamais vraiment son ennemi, n’apercevant qu’une ombre de main crochue peu rassurante. Il s’enfuit avec difficulté dans le tunnel, se retrouve bien malgré lui dans de l’eau et se prépare à attaquer son assaillant… mais ce dernier est trop malin : il surgit derrière lui.

Cela ne laisse aucune chance à Arondir pour qu’il se défende. J’espère que ça ira pour lui et que ça ira mieux pour lui que pour Theo de Bronwyn. Oui, il a un nom étonnamment normal, je sais. Bref, face à l’orque, il ne fait pas le poids, alors il se cache pour une journée dans un petit espace de sa maison où l’orque ne parvient pas à le trouver. Quand Bronwyn rentre chez elle, l’orque est donc parti et Theo toujours bien planqué.

Je ne comprends pas pourquoi il dit à sa mère de s’enfuir sans le faire lui-même, mais je pense que Bronwyn prend la bonne décision en se planquant à son tour dans la maison. Bien sûr, l’orque finit par la trouver, mais ça me paraît toujours lui laisser une chance de plus que si l’orque avait pu la voir directement. En plus, Theo refuse de voir sa mère se faire tuer par un orque, alors il attaque en premier leur ennemi.

La scène d’action qui suit et qui détruit un peu plus encore la maison de Bronwyn est vraiment belle et fluide. J’ai beaucoup aimé voir l’Orque coincé dans les escaliers qu’il a partiellement détruit ou se faire pendre par Theo, même si bien sûr, la décapitation par une Bronwyn hyper énervée avait un côté très classe. Avoir une tête d’orque aide aussi Bronwyn à convaincre son village qu’il faut se barrer au plus vite pour réclamer l’aide des elfes avant qu’ils ne partent. C’est quand même beau ce timing des orques de venir envahir la région pile au départ des elfes.

Avant le départ toutefois, Theo sort à nouveau l’arme de Sauron et remarque que son sang se dirige vers celle-ci, provoquant une flambée inattendue – oui, oui, ça créé du feu, rien que ça. Bon, heureusement, il est appelé par sa mère avant que ça n’aille trop loin… mais la menace est toujours là.


Pendant ce temps, à Eregion, le royaume des elfes, Elrond parle au forgeront qui lui raconte une petite histoire sur Morgoth et les Silmarils… avant d’en arriver à la conclusion qu’il a besoin d’une nouvelle forge plus puissante que les précédentes. Pour cela, il doit toutefois construire une tour immense avant le printemps (mais attendez, on est à quelle saison alors ? Tous les paysages sont très printaniers).

Le roi n’a pas assez de main d’œuvre, donc il envoie Elrond à sa place. C’est une bonne idée, car l’elfe que je déteste toujours autant en a une encore plus brillante : ils ont besoin de main d’œuvre efficace et peu chère ? Facile, ils n’ont qu’à aller chercher l’aide des nains. C’est l’occasion de revenir à Khazad-Dûm et de croiser le prince Durin.

L’accueil des nains est loin d’être celui qu’espérait Elrond : ils lui refusent l’entrée à lui comme à Celebrimbor, le forgeron. Partant de là, Elrond n’a d’autres choix que d’invoquer le rite de Sigin-tarag, une épreuve d’endurance des nains. Soit. L’épreuve est assez simple, mais le risque est grand : Elrond risque en effet d’être banni de toutes les terres des nains s’il perd. Et personne n’aurait envie d’être banni de Khazad-Dûm juste après l’avoir découvert. Les mines sont majestueuses comme nous ne les avons jamais vues, avec des cascades et toute une vie grouillante.

C’est franchement magnifique comme décor, et la série ne déçoit absolument pas par rapport aux films. Franchement, c’est un point très rassurant – je craignais que la série soit au rabais malgré le budget. L’épreuve ? Casser des pierres jusqu’à ce que quelqu’un déclare forfait. C’est finalement le cas : Elrond est incapable de battre Durin et il finit par le reconnaître. Il s’arrange toutefois pour être ramené à la sortie par Durin lui-même.

C’est l’occasion pour Elrond de comprendre qu’il est con : oui, il a été un ami proche de Durin (décidément, il y a toujours des amitiés elfe/nain), mais c’était il y a plus de vingt ans. Et si vingt ans, ce n’est pas grand-chose pour un elfe, c’est quasiment une vie pour un nain. Il n’est pas étonnant donc que Durin soit si énervé de voir Elrond revenir la bouche en cœur pour demander à être accueilli comme si de rien n’était.

C’est même pire que ça : Elrond a carrément quelque chose à demander à son vieil ami. Pourtant, quand Elrond se rend compte du mal qu’il a fait à Durin et promet d’aller s’excuser auprès de sa famille – parce qu’il a une famille désormais, une femme et deux enfants. La femme pardonne rapidement Elrond, contrairement à son mari qui passe tout un dîner à faire la gueule à Elrond. Je l’ai déjà dit il me semble, mais je déteste les nains : découvrir en plus cet aspect rancunier, même s’il est justifié, ne m’aide pas à changer d’avis. Et quand je vois Durin faire le fier et déformer la réalité de la rencontre avec sa femme là, ça n’arrange rien.

Finalement, Durin écoute la proposition d’Elrond et la transmet bien à son père, qui se méfie de l’elfe. Il craint en effet que les elfes ne soient là pour voler l’Arkenstone (enfin, c’est ce que j’en pense, mais on ne voit pas exactement la pièce).


Sinon, au milieu de tout ça, Galadriel est toujours en train de nager. Elle a de l’énergie pour nager depuis tout ce temps, alors félicitions-là : elle garde un bon rythme. Elle a du bol, les vagues n’ont pas l’air trop violente… Et elle tombe sur un radeau d’humains qui dérive à l’abandon depuis deux semaines. Il y a clairement débat sur le fait de laisser Galadriel monter à bord, mais une femme insiste pour ne pas la laisser mourir.

Elle change rapidement d’avis une fois Galadriel à bord : quand elle voit qu’elle est une elfe, elle déteste par principe. La série part alors dans une scène d’action inattendue et plutôt violente : Galadriel a à peine bu une gorgée d’eau qu’elle est jetée par-dessus bord puisqu’on lui reproche d’avoir attiré au radeau le Ver. Le Ver est un animal aquatique pas très charmant qui n’hésite pas à bouffer une bonne partie des nouveaux alliés de Galadriel.

La scène est impressionnante grâce à des effets spéciaux de qualité ; mais elle est aussi vite expédiée. Le Ver s’en va sans qu’on ne sache trop pourquoi, laissant Galadriel seule dans l’eau et un seul survivant sur le radeau : Halbrand. Loin de pleurer ses compagnons d’infortune, Halbrand approche le radeau de Galadriel et la fait monter à son bord.

Galadriel réfléchit comme moi en tout cas, elle remarque bien qu’Halbrand a laissé tous ses amis se faire bouffer par le Ver. Entamer le dialogue avec lui est toutefois une bonne chose, non seulement il fait des compliments à Galadriel qui n’est pas le genre à subir son destin, mais en plus il lui révèle que son peuple a été chassé de ses terres par des Orques. Cela intéresse grandement Galadriel qui pose plein de questions à l’homme pour en savoir plus.

Elle apprend ainsi que leur ennemi désormais sur les Terres du Sud, mais je la trouve presque trop autoritaire sur ce coup-là. Cela ne m’étonne pas qu’Halbrand ne souhaite pas lui venir en aide… mais il n’aura pas trop le choix, parce qu’une belle tempête se pointe au loin. Bon, elle va passer son épisode en mer, c’est frustrant. Bien sûr, la tempête la fait tomber dans l’eau et manquer de se noyer… mais Halbrand la sauve et la suite ne sera que la semaine prochaine. Elle se réveille le lendemain de la tempête sur son radeau de fortune, parce qu’un homme lui fait de l’ombre depuis son bateau. Bon, ben, je suis frustré par son intrigue à la Galadriel pour l’instant.

Après rien qu’avec sa présence et celle de Bronwyn (bon allez, Nori aussi), la série nous montre déjà limite plus de scènes d’action avec des femmes badass que les deux trilogies réunies. Pas si mal le second âge de la Terre du Milieu par rapport au troisième âge… Et probablement ma note serait encore meilleure si j’avais été à fond dans la saga depuis toujours. C’est du beau travail honnêtement !

Les Anneaux de Pouvoir – S01E01

Épisode 1 – Shadow of the Past – 17/20
L’argent n’a pas été jeté par les fenêtres, c’est un très beau premier épisode : les paysages sont sublimes, le casting est très bon (vraiment les polémiques sur les couleurs des acteurs sont à jeter à la poubelle pour moi) et l’on retrouve bien l’ambiance du Seigneur des Anneaux, que ce soit grâce à la musique ou aux répliques alambiquées. Je me suis surpris à être à fond dans l’une des intrigues, et j’avoue que je suis curieux que de ce que cette saison va proposer ensuite.

Spoilers

L’enfance de Galadriel n’est pas celle que j’attendais, et cet épisode permet de mieux comprendre ce personnage – tout en introduisant plein d’autres pour la saison.

The skies are strange.

L’épisode commence par une affirmation que l’on ne peut pas trop contredire : rien n’est maléfique au départ. On comprend toutefois que le but de la série sera de nous montrer comment on peut le devenir. La première scène, avec du harcèlement scolaire de base, n’est pas là pour me contredire, même si son héroïne est une Galadriel enfant qui finira par résister au mal.

Elle se croit dans Prison Break, la pauvre : elle fait un origami pour le voir voguer – et ce qu’on pensait être un bateau est en fait un cygne. Si avec ses pouvoirs d’elfe, elle parvient bien à le faire voguer comme elle le souhaitait, mais d’autres enfants ont décidé de l’emmerder, refusant de voir flotter cet origami. Quelques pierres jetées dessus suffisent effectivement à le couler et à énerver Galadriel.

On la découvre pleine de fougue et d’envie de se venger, ce qui n’est pas exactement la vision que j’avais du personnage dans les films. Elle montre déjà la combattante qu’elle sera en s’en prenant à un des garçons qui l’embête, mais son frère finit par l’interrompre. Oui, le grand frère de Galadriel est évidemment pour la paix et il lui apprend à relativiser dans une jolie scène où il lui fait un petit discours très elfe dans l’esprit, avec la pierre qui fonce vers la noirceur contrairement au bateau qui regarde en haut, vers la lumière. Galadriel est maligne aussi, cela dit : elle demande quoi faire quand la lumière se reflète. J’aime bien ces personnages.

Bien sûr, la scène se termine par le royaume des elfes – et ça manque presque de la bonne musique habituelle pour ça, mais nous ne sommes pas encore en Terre du Milieu. En effet, les elfes ne s’y rendent qu’ensuite, pour se défendre contre Morgoth. En effet, Morgoth commence à détruire la lumière. Les elfes résistent évidemment et se défendent, avec toute une armée qui quitte Valinor pour la Terre du Milieu.

Celle-ci est peuplée de créatures étranges d’après l’elfe, et ça commence par un combat de dragons qui semble quand même faire un clin d’œil inévitable à House of Dragons, la série la plus directement concurrente de celle-ci. La guerre qui devait s’achever rapidement sur la Terre du Milieu laisse finalement celle-ci en cendres, après des siècles. Beaucoup d’elfes meurent donc dans la guerre, Morgoth meure aussi, mais pas avant d’avoir laissé les orques se répandre aux quatre coins du monde. Pas avant aussi d’avoir laissé son plus puissant sorcier, Sauron, pour les guider. C’est malin, cette affaire.

Sauron est donc une fois de plus le grand méchant de cette série : il tue le frère de Galadriel qui voulait le battre, le marquant au passage de son signe. Sans trop de surprise, Galadriel est énervée par la situation, au point de prendre la relève de son frère pour détruire Sauron. Pas de chance pour elle, la piste pour le retrouver s’estompe rapidement – ou lentement avec beaucoup d’années qui passent. Tout cela nous est raconté par une Galadriel en voix off, et la série est vraiment sublime à regarder. Je m’y attendais vu le budget annoncé, mais vraiment, ce n’est pas décevant : la Terre du Milieu est toujours aussi vaste et magnifique qu’elle l’était dans les deux trilogies de films.

Certains effets spéciaux vieilliront peut-être mal quand même – je pense notamment à la cascade – mais c’est beau. Quant à l’histoire, les elfes se mettent à penser que Sauron n’est plus une menace car il sait se faire discret. Ils oublient ce qu’il a pu représenter… mais pas Galadriel. Evidemment. L’elfe que l’on ne connaît que trop bien mène donc toujours une expédition de quelques guerriers pour retrouver Sauron.

Nous la découvrons commandante d’un groupe d’elfes qui commence à douter lui aussi : plus aucun Orque n’a été vu depuis des années et elle maltraite clairement ses alliés désormais, les menant là où même le soleil refuse de briller. Elle mène ses elfes dans une terre glacée, au beau milieu d’une tempête de neige, afin de retrouver le repaire des Orques suite à la défaite de Morgoth. Là, elle joue encore les exploratrices, découvrant une entrée fermée à la force de son poing.

Si elle a toujours un second qui souhaite faire demi-tour à chaque étape du chemin, Galadriel ne se démonte pas : elle trouve bien la piste de Sauron dans ce repaire, ce qui lui confirme qu’elle doit continuer encore plus au Nord pour enfin le battre. Bien sûr, nous savons qu’elle a raison et que Sauron reprend bien des forces au Nord, mais on comprend aussi le point de vue du second qui en a marre de gâcher sa vie à une quête qui paraît vaine – et inutile en plus.

Et non seulement, il gâche sa vie, mais en plus il la risque : la compagnie de Galadriel est confrontée ensuite à un Troll des neiges. Heureusement pour chacun de ses elfes, Galadriel est là pour leur sauver la vie de ce troll. Nous, ça permet de voir à quel point c’est une guerrière accomplie. Par contre, pour toute reconnaissance, Galadriel obtient la rébellion de son second – et de tous les autres. Ils décident de lui annoncer qu’elle continuera seule son chemin… Et elle le fait, même si je pense qu’ils espéraient la voir faire demi-tour.

Pendant ce temps, ailleurs sur la Terre du Milieu, et plus précisément à Rhovanion, la série décide de nous faire découvrir d’autres personnages. C’est presque dommage tant j’étais à fond sur le personnage de Galadriel. Cela fonctionnait beaucoup plus comme introduction et ils ont bien fait de commencer par là.

Bref, on découvre deux voyageurs qui sont effectivement des créatures étranges. J’avais prévenu en introduction que je n’aurais pas toutes les références, et c’en est bien la preuve. Les créatures posent toutefois un problème à d’autres : les Hobbits sont forcés de se cacher pour ne pas être découverts par celles-ci.

La petite ville de Hobbit voit cela comme un mauvais présage : se cacher comme ça si tôt dans l’année, ça risque d’annoncer un hiver glacial. J’ai beaucoup aimé la scène qui transforme un bout de prairie et de forêt en village hobbit : ils vivaient donc bien plus discrètement à l’époque. Le village avec les petites maisons rondes manquerait presque pour reconnaître les Hobbits, mais bon, ça fonctionne bien de les voir sortir comme ça de cachettes improbables.

Une fois le village rétabli, une Hobbit s’inquiète tout de même de ne pas retrouver Nori. C’est probablement la Hobbit que l’on suivra le plus au cours de cette saison, parce qu’elle a un goût de l’aventure assez prononcé tout de même. Elle sort donc des limites autorisées, se rendant dans une ancienne ferme. Eleanor, c’est son nom complet, y emmène en plus sa meilleure amie et d’autres enfants.

C’est pourtant risqué : elle découvre assez vite grâce à un enfant qu’il y a un loup à proximité. Elle fait partir tout le monde au plus vite, improvisant un mensonge pour le reste du village. Le loup n’est pas naïf pourtant : il les sent. La mère de Nori n’est pas idiote non plus : elle sait bien qu’elle est partie vers la ferme alors qu’elle n’avait pas le droit. Elle lui fait donc une petite morale sur le fonctionnement des Piévelus (les Hobbits donc) et sur la manière qu’ils ont de travailler en groupe – et forcément en groupe.

Nori est rapidement blasée, alors elle décide d’aller espionner plutôt le chef du village, qui fait quelques prédictions de mauvaises augures en regardant les étoiles.

En parallèle, nous continuons heureusement de suivre l’histoire de Galadriel. Plutôt que de continuer seule plus au Nord, elle a fait demi-tour vers Lindon, y retrouvant au passage Elrond. Arf, je n’aime pas ce personnage dans les films. Arriveront-ils à me le faire aimer ? Ce n’est pas gagné, parce qu’il a déjà l’air chiant avec Galadriel.

Elle lui demande de lui organiser une rencontre avec le roi, mais ça ne se passe pas comme elle le voudrait. Le roi annonce des temps de paix à venir – on sent bien que Galadriel n’est pas d’accord, mais elle accepte les honneurs du roi sans rechigner. Mieux encore, le roi annonce un retour à Valinor. C’est un sacré cadeau de la part du roi… que Galadriel entend bien refuser. Je m’y attendais, mais ça fonctionne bien quand elle l’annonce à Elrond.

Bon, je suis au regret de vous annoncer que je le trouve tout aussi pète-couilles que dans les films le Elrond. Il veut empêcher Galadriel de suivre ses instincts et il la culpabilise en plus, l’accusant de remplir le cimetière Elfe, en gros, à pourchasser des chimères. Même si elle avait tort, il serait chiant ; mais en plus, Galadriel a raison. Quant au reste de mon avis sur la série, il faut que je souligne une fois de plus que les décors sont magnifiques et que le casting est franchement réussi. On peut imaginer que ces deux personnages finiront et deviendront ceux que l’on connaît dans les films. Ce n’est que là que je me suis rendu compte en revanche d’une petite incohérence, avec des elfes parlant anglais entre eux. Il me semble que la trilogie réussissait mieux à garder le langage elfique. Ça m’arrange de ne pas avoir à lire les sous-titres sur la moitié des scènes, mais ça ne plaira pas aux fans les plus hardcores (qui auront bien raison de s’en plaindre).

En attendant, la série donne presque raison à Elrond : le roi lui rappelle que Galadriel risquerait de préserver le mal qu’elle veut combattre en ravivant sans cesse son souvenir. Bien pensé, ma foi, les elfes restent sacrément sages. Galadriel accepte donc officiellement de repartir vers Valinor, mais je n’y crois pas tellement. Pendant ce temps, le roi explique à Elrond qu’il va travailler avec le forgeron elfe le plus réputé qui soit à un nouveau projet. Cela sent bon l’anneau, non ?

De son côté, Galadriel vogue donc vers Valinor et finit par renoncer à son arme, parce qu’elle est y forcée. Son bateau s’en va vers la lumière, les Elfes se mettent à chanter et… Tout cela est sacrément beau, mais… elle refuse finalement d’aller vers la lumière de Valinor.

Ce premier épisode prend également le temps de faire un tour sur la Terre des Hommes, où un elfe noir arrive dans un village. Allez, je comprends un tout petit peu certains arguments des twittos qui s’énervaient sur les affiches ; les elfes ont toujours été présentés comme sacrément lumineux et blancs… Maintenant, bon, ça n’est pas si choquant non plus, la surprise passée, Arondir est juste un personnage carrément kiffant, en fait. J’espère qu’on le verra davantage dans les prochains épisodes, car il arrive tard là et que, bon, Arondir peut devenir mon nouveau Legolas s’il le veut.

Il faut quand même que le personnage soit intéressant pour ça, mais ça semble l’être. Il est malin et rusé, capable de gagner des jeux à distance (grâce à sa vue), d’avoir d’excellents réflexes quand on l’attaque et… de tomber amoureux de la plus jolie humaine du village. C’est elle qui lui offre une fleur, avant qu’ils ne soient interrompus et qu’Arondir soit forcé de quitter sa belle paysanne. Ah les amours interdites…

Arondir rejoint un de ses alliés qui l’attendait à la sortie du village et qui n’hésite pas à enchaîner sous-entendu pervers (tirer l’eau du puits, vraiment ?) et mises en garde. Tomber amoureux d’une humaine, c’est risqué et ça a toujours provoqué la merde par le passé. En plus, bon, Arondir est là depuis 79 ans, il a donc dû connaître la mère (et la grand-mère) de sa conquête du moment, c’est un brin glauque.

Pourtant, je n’ai pas pu m’empêcher d’être triste pour lui quand il apprend son départ prochain de la terre des hommes. C’est bien logique : le Roi des Elfes a déclaré qu’ils vivaient désormais en paix et que les elfes pouvaient rentrer à Valinor, ce qui affecte aussi les elfes des postes d’avant-garde un peu partout sur la Terre du Milieu.

Arondir ne s’imagine toutefois pas partir sans dire au revoir à sa Belle ; histoire de la revoir, donc, mais aussi pour lui dire ce qu’il ressent autrement que sans les mots comme il l’a fait jusque-là. Ne sont-ils pas mignons, ces deux-là ? Voilà un amour interdit qui va être sympa à suivre. Cela pose toutefois un problème au fils de cette femme, parce qu’il doit supporter les rumeurs du village transmise par son pote – déjà introduit comme un petit con faisant chier Arondir, en plus.

Il reste le pote du fils pourtant, l’accompagnant dans une grange où le fils révèle une étrange arme marquée du sceau de Sauron. Et oui, Hordern, leur village, est connu pour avoir eu des disciples de Morgoth. C’est problématique, ça, surtout quand Arondir en parle à sa belle. Ils ont une petite exploration à mener ensemble quand ils sont confrontés à une bête malade qui se met à larguer un liquide noir quand on essaie de la traire. Tout cela sera vite sans grande importance de toute manière : Hordern est complètement ravagé par les flammes, et ils s’en rendent compte.

L’épisode peut donc se terminer ainsi, alors qu’une météorite perce le ciel et s’apprête à tomber sur la Terre du Milieu. Quand elle le fait, elle provoque une sacrée explosion – et Galadriel plonge pile à ce moment-là, laissant tous les autres elfes sur le bateau, y compris son second, se rendre à Valinor sans elle.

À Lindon, le roi des Elfes trouve une feuille morte à la sève noire et au cœur du cratère de la météorite, Nori trouve… Jésus ? Non, pardon, un homme à moitié à poil, donc. Etonnant comme cliffhanger. Par contre, ce premier épisode était déjà long, je vais prendre le temps de le digérer avant de voir la suite.