That ’90s Show – S01E09

Épisode 9 – Dirty Double Booker – 17/20
Franchement… La série fonctionne. En fait, la saison est même trop courte. Je sais qu’il me reste un épisode, mais je trouve qu’ils ont enfin trouvé un rythme de croisière où les personnages sont suffisamment établis pour que les gags commencent à faire rire sans que ce ne soit gênants de les voir être caricaturés. Si je n’ai pas forcément la nostalgie des années 90 que je pensais avoir face à la série, je trouve quand même que c’est divertissant et réussi comme revival.

Spoilers

Kitty envisage de reprendre le travail alors que Leia est divisée entre amour et amitié.

Tuna forget your resume.

Les adolescents sont paniqués et déprimés par la rentrée qui approchent, à l’exception de Nikki. Décidément, elle commence à me plaire cette Nikki. Je ne comprends pas comment elle a pu être inutile pendant sept épisodes et comment d’un coup, elle arrive à me faire à peu près rire. Même Ozzie a réussi à me faire sourire dans la première scène, cela dit, donc ça en dit long sur mon état de fatigue, j’imagine. Cela n’a pas empêché les rires de me déranger.

Bref. Reprenons la critique : Leia se retrouve partagée bien malgré elle quand Jay lui propose, pour leur dernier samedi, un pique-nique romantique. Elle accepte immédiatement, avant que Gwen lui rappelle qu’elles devaient passer ce samedi-là ensemble. Bon, on est sur une situation classique de comédie, donc.

En parallèle du dilemme de Leia, nous suivons aussi Jay donner des cours de musculation à Nate… et pfiou, c’était si années 90. Les looks, la manière de filmer, les plans proposés… C’était naze comme tout, mais c’était très années 90. Et puis, à force d’avoir les épisodes qui passent, il faut bien reconnaître que je commence à apprécier Jay. Je ne pensais vraiment pas que ce serait possible.

En même temps, à chaque fois que je le pense, je change d’avis. Il reste le fils de Kelso après tout, et il a donc toujours la capacité d’être idiot et c’est insupportable. Il emmène donc Leia en rencard dans la forêt pour mieux voir le rocher de la Baise. Sinon, la série nous ramène Leo, allons savoir pourquoi, mais comme Netflix l’avait spoilé par sa miniature, ben… pas de surprise.

Le problème, surtout pour Leia, est que Jay se perd en route. Le pique-nique dure donc bien plus longtemps que prévu… et on se demande combien de temps il devait durer, hein. Je veux dire, elle est en retard avant même de le commencer – et tout ce qu’ils ont comme bouffe, ce sont des canettes de coca.

Malgré tout, Leo leur donne sa voiture pour qu’ils puissent rentrer plus vite. Cela n’empêche pas Leia d’être en retard… et Gwen ne le supporte pas. Elle est totalement insupportable dans cet épisode, franchement : elle veut absolument passer du temps avec sa nouvelle meilleure amie, je comprends, mais de là à lui reprocher de passer du temps avec son copain pour leur dernier week-end, c’est bon, quoi.

Elle en est au stade où elle fait virer Leia du country club où ils devaient passer la journée. Ce n’est pas cool du tout, et ça fait que Leia se retrouve à rentrer chez elle pour passer du temps avec Nate. Après une journée d’entraînement intensif, le pauvre Nate est complètement courbaturé de partout. Cela a apporté quelques gags pendant l’épisode, plus ou moins bons, et ça permet une jolie scène où Nate est malin. Incroyable, non ?

Il explique donc à Leia qu’elle manquera beaucoup à Gwen, plus que ce qu’elle peut imaginer. En effet, Gwen n’est pas si populaire et cool que ça au lycée apparemment, Leia ne sera donc pas la seule à se sentir isolée et invisible. Cela mène à une réconciliation facile entre les filles et me pose vraiment problème : Leia affirme à Gwen qu’elle est sa meilleure amie… et je ne vois pas pourquoi. Enfin, je veux dire, elles ont passé un été ensemble, je veux bien, mais elles ont été trop vite présentées comme amies par les scénaristes.

Sans la moindre surprise, l’épisode termine par un cliffhanger qu’on a tous vu venir depuis que Leia et Jay se sont mis à flirter ensemble : Jay se rend compte que Leia va repartir à Chicago et qu’il n’est peut-être pas fait pour une relation longue distance. Comment faire ?

Je le comprends, c’est un secret que je n’ai pas percé non plus. Autrement, dès le début de l’épisode, les scénaristes ont pris la décision de séparer Nikki du reste du groupe, parce qu’elle les trouvait trop idiots et qu’elle, elle était pressée de retourner à l’école. Cela lui donnait définitivement un côté Jackie, mais en même temps, c’était plutôt bienvenue de la voir avoir avec des scènes avec Red et Kitty.

Comme souvent cette saison, ils ont une des meilleures intrigues : Kitty souhaite reprendre le travail parce qu’elle a adoré passer l’été avec des ados et parce qu’un poste d’infirmière vient de se libérer au lycée du coin. La ficelle est un peu grosse, mais ça permet de bons gags tout du long, avec Red qui est d’abord contre mais est finalement celui qui ramène son CV à Kitty.

Quant à Kitty, elle se met à stresser et imaginer des cas médicaux improbables à soigner au lycée, ce qui apportait des scènes over the top bien senties. Franchement, la série fonctionne.

That ’90s Show – S01E08

Épisode 8 – Summer Storm – 17/20
La fatigue joue toujours sur mes avis face à des épisodes inédits, mais j’ai beaucoup aimé celui-ci. L’humour y paraît plus naturel et fluide, tandis que les scénaristes semblent enfin se concentrer sur les adolescents. Ces derniers ont ainsi plus de consistance et des répliques plus décomplexées, ce qui est exactement ce que j’en attendais depuis quelques épisodes désormais. Malheureusement, en retour, ce sont les personnages plus âgés qui en pâtissent et semblent trop lisses pour cet épisode.

Spoilers

Les ados sont paniqués quand Kitty confisque leur drogue sans le savoir, par accident.

You save yourself son of a bitch. I respect that.

Le titre est assez on the point pour cet épisode : un orage empêche tous les personnages de sortir de la maison, ce qui fait que Red passe tout son temps à réparer la maison. Il termine vite son travail, cependant, alors Sherri profite de l’occasion pour se servir de Red et le faire venir chez lui. Oui, évidemment, Sherri était encore là, y compris après avoir renversé Red en vélo, apparemment.

On se débarrasse donc de Red pour l’épisode, ce qui était le but de Kitty de toute manière. Elle souhaite en effet donner à l’Eglise des objets ayant appartenu à Red, et il l’en empêche. Une fois parti, elle se lance donc dans une énorme opération de rangement qui va lancer l’épisode. C’est plutôt une bonne idée, parce qu’au passage, Kitty récupère malgré elle le pot dans lequel les ados cachent leur drogue.

Vraiment, on se retrouve totalement dans les années 70 comme ça… sauf qu’on devrait être dans les années 90. L’avantage de tout ça est que ça nous propose de nouveaux duos : les ados sont paniqués et se séparent pour chercher toute la maison. Pour éviter les distractions, les duos ne sont pas les mêmes que d’habitude, parce qu’on sait que Nikki et Nate ensemble, ça n’aurait pas donné grand-chose d’efficace.

Cela permet de mieux explorer les personnages, même si mettre dans la même pièce, Gwen & Nate, supposés frère et sœur, paraît tout de même être l’idée de base la plus simple. Ils sont immédiatement séparés par Kitty, malheureusement… Avant de passer l’épisode à se chamailler. Si les chamailleries sont celles de frère et sœur, ça n’empêche pas la série d’être un peu lourde avec ce duo.

Kitty accuse clairement un de ces objets de déco d’être responsable des chamailleries entre eux, mais les problèmes sont plus ancrés que ça : ils ne communiquent pas assez, tout simplement. Les réconciliations entre eux ? Oh, ça se fait autour des pères de ces deux-là : Nate regrette l’absence du sien et est énervé de voir Gwen avec le t-shirt trop petit qu’il lui avait offert, mais une fois que ça se met à communiquer entre eux sur cette absence, tout va mieux.

Même Kitty est pote avec eux désormais, et ça, c’était lourd. Bon, pas autant que Sherri qui appelle le père de Nate au Japon depuis la maison de ses voisins.

La drogue ? C’est le duo Ozzie et Jay qui remet la main dessus en premier, dans le garage. Oui, parce qu’il y a plein de cartons à explorer, alors c’est compliqué de savoir précisément où Kitty avait mis la drogue. Red récupère malheureusement la veste dans laquelle Jay essaie de cacher la drogue, après l’avoir enfilée… Ce qui refait paniquer tous les ados un temps.

Finalement, Ozzie et Jay parviennent à remettre la main sur la drogue sans trop de mal, en s’infiltrant chez Gwen & Nate, toujours occupés avec Kitty. Cela aurait été trop logique d’envoyer les occupants de la maison sur place, j’imagine. Cela dit, le duo Ozzie/Jay apportait un peu d’humour et fonctionnait mieux. Je n’ai pas apprécié Ozzie pour autant, hein. J’étais content de le voir se prendre des pièges à souris, et Jay aussi, parce que Jay, je l’aime bien, mais il est lourd parfois.

La prise de drogue finale par tous les ados reste l’une des meilleures scènes de ce revival, ce qui fait que je ne sais plus quoi penser. Je suis généralement contraire ce genre de scènes, inévitablement, mais force est de constater que plein de petits gags de l’épisode culminaient d’un coup dans cette avant-dernière scène.

Pendant ce temps, Leia est embarrassée de devoir montrer son suçon fait par Jay aux autres, soi-disant. Nikki est la seule à s’y intéresser – quelle surprise. Ce n’est pas exceptionnel à la base, mais plus on avance dans l’épisode, plus ça fonctionne. Je me suis surpris à rire à quasiment chaque réplique intentionnellement drôle venant de Nikki. Ce doit être la première fois que ça arrive autant devant un épisode de la série, et surtout avec Nikki.

Forcément, Nikki est plus expérimentée que Leia quand il s’agit d’amour, alors elle fait tout ce qu’elle peut pour venir en aide à Leia. Ce n’est pas évident quand elle se met à stresser au point de vouloir faire du ski à chaque baiser pour être sûr de ne rien toucher par accident – ou quand elle touche réellement le sexe de Jay par accident… mais n’arrive plus à décrocher sa main.

L’humour était lourd – je préfère éviter de parler du gag du parapluie ; le générique est toujours un plaisir, même avec cet étrange remix… et l’épisode me paraît être l’un des meilleurs depuis le début de la série. C’est la première fois que j’ai l’impression que chaque adolescent a vraiment son rôle à jouer dans l’épisode et que personne n’en fait trop dans son rôle. Surtout, le fait que les gags fonctionnent et reviennent régulièrement au cours de l’épisode, de manière naturelle, est rassurant. Enfin, j’ai adoré le personnage de Nikki, que ce soit par l’humour qu’elle apportait ou le côté plus sensible (bien que prévisible) des doutes sur sa relation.

Après, et contre toute attente, ce sont finalement les adultes que j’ai moins aimé… C’est la première fois, mais j’ai l’impression d’être une vraie girouette désormais. Quant au cliffhanger de l’épisode, il prépare déjà la fin de saison, et ça c’est triste : l’été touche à sa fin, les emplois du temps du lycée du coin sont là.

The Nevers – S01E07

Épisode 7 – It’s A Good Day – 16/20
Que c’est difficile de critiquer cette série ! J’adore son casting, ses personnages, son esthétique, son ambiance, mais je ne comprends jamais rien à une immense partie de ce qu’il se passe. Les mois – années ! – qui se déroulent entre chacun de mes visionnages n’aident pas, mais en vrai, je suis forcé de reconnaître qu’elle n’est pas toujours si bien écrite que ça. À vouloir être trop intelligente et volontairement complexe, la série nous perd au lieu de nous guider dans son histoire. Cela ne m’a pas empêché d’être à fond pour certaines scènes, et je trouve que je me suis fait un beau cadeau d’anniversaire avec le visionnage de cet épisode.

Spoilers

Amalia révèle la vérité sur ses origines à tous les Touchés.

London needs a fucking party.

Aujourd’hui, j’ai trente ans et je trouve que le titre de cet épisode est parfaitement approprié pour que je le regarde. Ce n’était pourtant pas chose aisée de réussir à mettre la main dessus, je ne sais pas du tout quand je parviendrai à voir la fin de cette saison 1 (et probablement de la série) tant elle est maudite, mais ce n’est pas grave – maudite au point que même ma connexion a sauté au moment où je lançais l’épisode, hein.

C’est un vrai plaisir de pouvoir me replonger dans cet univers qui m’avait beaucoup plu, et tant pis si j’ai une version sans sous-titres d’une série qui nécessite vraiment d’avoir des sous-titres. J’en suis là de mon désespoir de pouvoir la finir un jour. Sinon, j’ai aussi oublié de mettre à jour le blog ces derniers temps et j’ai quelques critiques en stock… mais bon, on verra ça plus tard !

Pour le moment, cet épisode commence le 3 août 1896, lorsqu’un homme essaie de convaincre un comité qu’un téléphone londonien permettrait d’entendre les voix des morts. Rien que ça. Autant dire que ce n’est pas chose aisée non plus et que l’homme est viré du comité scientifique aussi sec. Il en profite pour leur voler leur téléphone, cependant. L’ambiance de la série est vraiment top, mais ne va pas m’aider à me remettre des délais d’attente pour avoir un passeport afin d’aller, peut-être, à Londres.

L’ambiance n’aide pas forcément à être bien concentré non plus, je dois dire. On suit après tout un homme qu’on ne connaît pas pendant un long moment. Il rentre chez lui, tente de téléphoner aux morts et se décide à mourir lui-même, envisageant le suicide. C’est très à la mode de nous proposer des plans d’acteurs prêts à se suicider en se défénestrant apparemment. Evitez de reproduire ça chez vous.

En même temps, bon courage pour reproduire la magie qui tombe soudainement du ciel et tous les téléphones qui se mettent à sonner juste au moment de sauter par la fenêtre. Oui, l’homme reçoit un coup de fil d’une personne morte et on comprend assez vite le problème évident auquel il est confronté : il devient accro à son téléphone et ne peut plus vivre que par lui. Eh, ça fait très Conte des trois frères d’Harry Potter, ça.

Un an plus tard, en 1899, et plus précisément un jour après la pendaison de Maladie, nous retrouvons tout le casting de la série. Enfin. J’aurais préféré que la scène ne se déroule pas de nuit, parce qu’il fait beau aujourd’hui et qu’il a fallu que je ferme les volets pour voir ce qu’il se passait.

Amalia (faut-il l’appeler encore comme ça ?) a rapidement des visions, mais des visions bien plus floues qu’elles n’étaient dans la première partie de saison. Qu’importe, cependant : elle est toujours aussi badass, et elle a des visions d’une guerre à venir désormais. Ce sont probablement les souvenirs de Stripe, mais c’est difficile d’en être certain pour l’instant, même quand elle rappelle à Penance qu’elle a déjà vécu ce qui est sur le point de se dérouler.

Si c’est un plaisir de retrouver Amalia et Penance, je me rends compte que j’ai beaucoup oublié de la première mi-saison. Je me suis donc donné la peine de relire les critiques des épisodes précédents sur mon blog, pour mieux reprendre la série au moment même où Penance allait nous faire d’elle-même le résumé.

Elle explique donc à l’ensemble des Touchés de leur centre qu’Amalia est un esprit du futur coincé dans le corps d’une femme de leur époque, et le fait d’évoquer enfin la vérité permet bien à l’intrigue d’avancer. Nous, on en comprend rapidement plus sur le Galanthi car l’ensemble des personnages, Harriet en tête, pose les questions que l’on se pose. Bon, je ne me pose pas la question de savoir si elle peut prouver qu’elle vient du futur, mais ça me paraît logique de se la poser.

Franchement, c’est chouette de retrouver ce genre de scènes : c’est exactement ce que j’espérais. Les personnages sont vraiment chouettes et bien écrits, en vrai, contrairement à la série. Penance qui ne veut pas créer d’arme, Horatio qui casse l’ambiance, tout le monde qui a peur de mourir… Ce sont des personnages que j’aime retrouver.

J’ai plus de mal avec la manière dont la série nous introduit toute son intrigue, parce que ce n’est jamais ni linéaire, ni parfaitement compréhensible. En tout cas, chaque fois que la terre tremble, Amalia semble avoir plus de mal à gérer ses visions. Elle a donc des flashbacks de la guerre et la série s’amuse à intervertir les actrices pour qu’on comprenne bien l’association qui existe entre Stripe et Amalia.

Consolée par Horatio, Amalia révèle rapidement qu’elle a très envie de coucher avec lui. Ils sont interrompus par Penance, cependant. Le trio se lance donc dans l’autopsie de l’alien qu’ils ont récupéré dans la caverne. J’avoue que je ne m’y attendais pas. Ils trouvent dans le cerveau de celui-ci une puce avec du mandarin dessus.

Leur seul contact à parler la langue, une Touchée, n’est toutefois pas d’une grande aide. Amalia et Penance se lancent donc dans une mission pour en savoir plus, et ce n’est pas brillant à voir, parce qu’Amalia est beaucoup freinée par ses visions. Elle se rend compte qu’elle est désormais marquée par les flashbacks qu’elle reçoit : elle se bat physiquement dans ses visions et en garde des cicatrices et marques quand elle se réveille enfin.

La série prend toujours le temps de développer certains de ses personnages secondaires. C’est chouette d’avoir des interactions entre les Touchés, mais ça pose tout de même un problème : il est dur de s’attacher à tous les personnages. Je ne connais même pas les noms de la majorité d’entre eux, comment voulez-vous une critique efficace ?

Myrtle, la polyglotte, est frustrée d’être mise de côté par Amalia et Penance. Elle prend donc de l’indépendance, avec la décision autonome de se rendre en ville après avoir volé le parapluie de Penance. En ville, tout le monde est persuadé que les Touchés vont se venger de ce qui est arrivé à Maladie. C’est con, parce qu’il ne s’est rien passé pour Maladie quand même. Personne ne le sait encore, alors les tremblements de terre qui secouent Londres sont forcément liés à ce qu’il se passe pour les Touchés dans la tête des gens.

Frank essaie de les convaincre que ce n’est pas le cas, en vain. Il est rapidement confronté à ses propres problèmes, cependant, notamment lorsqu’il aperçoit Maladie à proximité d’un immeuble en feu. Il la poursuit, en vain là aussi : il tombe sur un groupe de jeunes gens tous fans de Maladie au point de se déguiser en elle.

Voler le parapluie de Penance était en tout cas pour Myrtle une erreur tactique évidente : elle ne sait pas s’en servir. Pourtant, elle se sent obligée d’aller interrompre une agression dans la rue.

C’est plutôt une bonne chose en théorie et ça prouve qu’elle a du cœur, mais elle est rapidement identifiée comme Touchée dans une ville qui les déteste. Elle se met donc en danger et se fait encercler à son tour, prête à être agressée. Une mystérieuse figure en capuche fait diversion assez longtemps pour qu’elle s’échappe, mais pas avant d’avoir une fois de plus utilisé le parapluie de Penance, mettant KO une nana anti-Touchée.

Ce n’est pas une bonne chose : elle s’attire la haine d’une amie de sa victime qui la poursuit avec un couteau. Un rapide combat a lieu entre elles et Myrtle finit par tuer accidentellement son agresseuse. La mystérieuse femme qui vient de la sauver dans la rue apparaît à nouveau et lui dit de s’enfuir, mais je suis curieux de ce que sera la suite de cette intrigue. Pour le moment, la femme est arrêtée et menée au commissariat où Frank vient de retirer les affiches concernant Maladie et l’amie électrocutée par le parapluie se retrouve avec une haine encore plus profonde des Touchés.

Comme à son habitude, la série nous propose quelques figurants à poil quand on revient chez Hugo – ou plutôt dans son spa. C’est August qui vient le voir pour papoter avec lui, comme toujours, et obtenir ses conseils. Pourquoi continue-t-il de faire aussi confiance à Hugo ? L’acteur joue très bien, mais vraiment, le personnage ne m’avait pas manqué.

Hugo donne donc des conseils romantiques à August, ce qui est loin d’être la meilleure des idées. August retourne ainsi auprès de Penance pour la draguer. Il est plus gênant qu’autre chose, à ce stade. Il la suit en tout cas dans sa mission avec Penance et leur interprète de mandarin. En ville, il continue de séduire Penance en s’affirmant comme un Touché, mettant sur sa veste un signe distinctif qu’il ferait mieux de ne pas porter, mais lui parle aussi des oiseaux qui se comportent n’importe comment ce jour-là.

Le signe distinctif pose rapidement problème : il est identifié comme un sorcier par une foule plutôt haineuse envers les sorciers. Penance parvient à le sortir de son problème, mais pas du suivant : à chaque tremblement de terre, August a une migraine. Amalia a aussi un nouveau flashback qui la laisse encore plus perturbée que d’habitude.

Elle s’échappe donc seule, laissant derrière elle Penance et August, qui cherchent à récupérer l’adresse à laquelle ils devaient se rendre ensuite. Ils la récupèrent, mais Amalia n’en avait finalement pas besoin : ses visions lui font voir une porte rouge qu’elle déterre… et elle est capable rapidement de la retrouver dans Londres.

Penance la rattrape bien malgré elle et toutes les deux se mettent à fouiller la maison de l’homme du début d’épisode. On le comprend vite. Penance trouve une photo d’une gueule cassée (on dirait ?) qu’elle associe à un certain Jimmy (merde, il me manque encore un élément ?) avant d’être mise à mal par un chien-robot vraiment impressionnant.

Elle appelle à la rescousse Amalia, qui était au téléphone avec une morte – peut-être ; à moins que ce ne soit une femme du futur. Faire appel à Amalia est toujours la bonne solution : l’héroïne n’hésite pas un instant à s’attaquer au chien, aussi féroce et impressionnant soit-il. Les scènes d’action de la série me manquaient : elles sont d’une fluidité impressionnante – malgré les visions d’Amalia – et d’une esthétique toujours parfaite.

Bon, après, le but était quand même de se faire discrètes, et ça, ce n’est pas une réussite. Penance fout le feu bien involontairement à la maison en s’attaquant au chien. Le chien ? Penance pense le tuer, mais même pas : il s’attaque ensuite à Amalia, coincée dans son flashback, et la fait tomber de plusieurs étages. Il en faut plus que ça pour déphaser Amalia : elle n’est pas morte et refuse d’entendre Penance prier pour sa survie, évidemment.

Si elle survit, elle n’en reste pas moins complètement dépitée par sa vie qui se décompose en permanence devant ses yeux. Elle a peur de disparaître complètement à cause du Galanthi et, en vrai, elle a bien besoin de Penance pour la recadrer et lui faire un nouveau résumé de la série – c’est donc ça le but de Penance ? Nous rappeler toujours ce qu’il en est ? Elles veulent sauver le monde, et peu importe si pour ça, il faut faire face à un alien en train de mourir ou une femme du futur au téléphone. OK, c’est compris.

De son côté, Hugo a ensuite une conversation avec Frank. C’est comme toujours bien bavard. Je continue d’avoir ce sentiment de passer à côté de la série – et même le sentiment que la série passe à côté de ce qu’elle devrait être. Il y a le fric, il y a le casting, il y a des personnages géniaux, mais tout est alambiqué et bavard – en vain. C’est comme l’épisode 6 qui aurait dû être le premier, en vrai. Il faudrait un commentaire audio pour tout expliquer en direct pendant l’épisode, preuve qu’ils passent à côté de quelque chose.

En parallèle de tout ça, nous retrouvons aussi Mrs. Bidlow. Olivia Williams est une actrice toujours aussi géniale. Nous la suivons dans les préparatifs douloureux de sa journée : sa maladie semble être plus compliquée à gérer au quotidien que ce qu’on imaginait. Sa journée aussi est plus compliquée qu’elle ne le prévoyait : elle apprend assez vite qu’Amalia a fait un tour dans la caverne.

Elle s’inquiète immédiatement que sa protégée (en quelque sorte) puisse connaître son implication dans ce qu’il se passe dans la caverne. Elle assure en tout cas qu’elle va s’occuper du cas d’Amalia et qu’elle espère bien que les pouvoirs des Touchés disparaitront une fois la créature tuée. Il n’y a aucune certitude.

Le cliffhanger de l’épisode nous ramène autrement à l’homme du début qui rentre chez lui pour mieux découvrir que tout a cramé. Par chance, un téléphone est encore en état de fonctionnement et l’homme pense vraiment pouvoir parler à nouveau à sa mère… Par malchance, c’est en fait à Maladie qu’il a affaire : celle-ci l’attend bien sagement dans son grenier. On sait cependant que Maladie est loin d’être sage !

The Watchful Eye – S01E04

Épisode 4 – The Nanny Vanishes – 16/20
À ce stade, la série a réussi à me rendre complètement paranoïaque. Je me suis rendu compte, plus j’écrivais la critique, que je ne faisais confiance absolument à aucun des personnages. Il y a trop de secrets à découvrir et de mystères à éclaircir, mais le récit avance à une bonne vitesse pour que ça ne paraisse pas improbable ou insolvable. Bref, c’est un vrai petit plaisir, cette série !

Spoilers

Elena rencontre enfin Morgan, mais pas pour bien longtemps.

These people put surveillance cameras in their smoke detectors.

Nous en sommes déjà à l’épisode 4, l’air de rien. Ce titre ne me dit rien qui vaille et je prends un risque certain à regarder l’épisode un soir de fatigue, surtout que je n’ai pas de sous-titres, une fois de plus. La série peut être suivie sans, je le sais, puisque je l’ai déjà fait. Par contre, je les ai regrettés dès le départ, quand Elena reçoit un appel de quelqu’un que j’ai d’abord cru être Roman. Eh, je vous l’ai dit, je suis fatigué et il était vu de loin, tête baissé.

Finalement, il ne s’agissait pas de Roman, mais du petit frère d’Elena, Dale, si j’ai bien entendu. Celui-ci appelle sa sœur pour se plaindre des appels de sa mère et de sa situation de merde, selon lui. En effet, il est dans une école à uniforme qui semble bien prendre soin de lui, ce qui ne lui plaît pas. À l’adolescence, trop d’ordre ne fait jamais plaisir, je pense.

Le frère et la sœur s’engueulent au téléphone, mais ils sont drôlement civils quand il le fait. Oui, il lui raccroche au nez, mais ça pourrait être bien pire. Elena prend en tout cas le temps d’aller voir sa mère pour qu’elle arrête de téléphoner à Dale. Son plus gros problème ? Elle fait croire à Dale qu’elle sera bientôt sortie de prison… ce qu’Elena ne souhaite absolument pas.

Cela n’empêche pas sa mère d’y croire. Pour sortir de son trou, la mère a pourtant besoin de la fille ; donc ça semble compromis pour elle, hein. Sortir de prison après sept mois quand on est condamné à huit ans, elle a beaucoup d’espoir. Je vois plutôt la fin de saison où Elena se retrouve en prison avec elle… mais en même temps, je me demande s’il y aura de quoi faire une saison 2 avec ces intrigues.

C’est un peu tôt pour l’envisager, je sais. C’est juste que j’accroche beaucoup à la série pour le moment. Pourtant, ce quatrième épisode commence par des scènes qui nous tiennent loin du Greybourne. C’est un problème : Greybourne est à mes yeux un personnage à part entière de la série, et il lui est essentiel.

Après, l’avantage, c’est qu’on en revient très vite à l’intrigue qui m’intéresse le plus : Elena rencontre enfin Morgan. Cette dernière est vraiment intéressante dans ce qu’elle révèle à Elena : Morgan est paranoïaque, très clairement. Elle demande à Elena d’éteindre son téléphone, est persuadée d’être surveillée, même encore maintenant, et nie totalement les rumeurs selon lesquelles elle couchait avec Matthew. J’ai plutôt tendance à la croire, franchement.

La manière de filmer la scène était un peu déroutante, avec des plans sur les deux actrices côte à côte, à se parler. Morgan décide de s’en aller subitement, parce qu’elle est sûre d’être toujours suivie, mais elle prend tout de même le temps de révéler à Elena que la femme de Matthew voyait des gens aux Greybourne. C’est probablement ce qui l’a poussée au suicide. Le truc, c’est que Morgan envisage à peu près les mêmes gens qui la suivent – sans pouvoir donner le moindre nom car elle a signé un contrat avec les avocats de la famille – quand Elena pense aux fantômes.

Quoiqu’il en soi, Elena décide d’en parler à son petit ami, espérant encore du soutien de la part de ce débile de détective Macedo. Je le déteste de plus en plus à chaque épisode, et celui-ci ne déroge pas à la règle. Scott est insupportable à ne pas croire Elena quand elle lui parle, vraiment.

Après, il faut bien reconnaître qu’Elena ne doit pas être simple à suivre non plus – mais moi, je l’adore ce personnage pour l’instant. Par contre, pfiou, ses journées m’épuisent, c’est impossible à suivre à force. Elle rentre au Greybourne pour mieux voir Bennet draguer Roman, une fois de plus. Cette fois, Bennet demande clairement à Elena ce qu’elle sait de Roman, pour savoir s’il est célibataire ou non. Bien sûr, Elena maintient sa couverture, mais j’imagine que ça pourra être une information importante de connaître ce crush de Bennet pour se la mettre dans la poche plus tard.

En attendant, Bennet est engueulée par sa belle-mère. Ah. Je crois que je n’avais pas encore captée que Tory n’était pas la mère des filles. Cela la place dans le rôle de l’insupportable belle-mère, et Amy Acker le joue toujours à merveille. Cependant, je sens qu’on nous cache quelque chose avec cette intrigue : Tory se plaint d’un sac qui aurait été emprunté et abimé par Bennet… Mais il y aura peut-être plus à savoir par la suite.

Pour l’instant, il faut se contenter de Roman qui continue de gagner la confiance et l’affection de Tory en s’occupant du sac, avant de manger avec Elena. Celle-ci lui révèle une partie de l’avancée de son enquête sur le rubis qu’elle espère retrouver. C’est l’occasion de découvrir qu’elle joue double jeu avec tout le monde : Scott, qu’elle ghoste et qui n’est pas au courant de l’existence de Roman, mais aussi Roman, qui n’a pas exactement sa part du gâteau dans l’affaire.

Ils partagent un repas ensemble avant qu’Elena retourne s’occuper de Jasper. Il faut bien qu’elle le fasse de temps en temps, tout de même. Ne perdant pas de vue son objectif, elle propose à Ginny un après-midi de baby-sitting commun. Cela ne vend pas du rêve, mais Elena profite de l’occasion pour fouiller l’appartement, évidemment. Elle espère retrouver un bijou volé, puisqu’il est question de ça dans les lettres de Greybourne…

Je suis à peu près sûr que ce trésor sera un enfant, en vrai, surtout avec Ginny qui insiste pour dire que tous les riches sont de la même famille. Cela sent trop le secret de famille, de toute manière. Et Ginny, je n’arrive pas à lui faire 100% confiance non plus, d’ailleurs. Elle est beaucoup trop vite sur le dos d’Elena, par exemple : elle la surprend en train de fouiller l’appartement et le prend très mal, expliquant que sa boss a une mémoire photographique.

Pour se faire pardonner d’avoir fouillé l’appartement et d’avoir vexé Ginny, Elena trouve rapidement une solution : Matthew lui demande de l’aider – enfin, en vrai, elle propose – à vider le placard de son ex-femme pour tout donner à des œuvres caritatives. C’est l’occasion de fouiller l’appartement, de passer du temps avec Ginny et un verre de vin, mais aussi de récupérer de l’argent de poche facile, avec des affaires aussI.

Yep. Matthew propose à Elena de récupérer les fringues de sa femme morte. NORMAL. Bon, en même temps, il avait également demandé le divorce, sans signer les papiers… Contrairement à sa femme. Voilà qui est étrange. Elena récupère les papiers du divorce, avant de se retrouver à devoir essayer une robe, soi-disant contre son gré, quand Ginny la force. Humph. Ca me donne l’impression que Ginny voulait du temps seule pour fouiller l’appartement elle aussi.

Je deviens parano. La série me rend parano. Il faut dire qu’entre les vivants et les morts, on ne s’en sort plus. Oui, les morts sont de retour : Elena voit ainsi le fantôme d’Allie dans son dos, avant de se rendre compte qu’il s’agit en fait de Tory. Que faisait-elle dans l’appartement de Matthew ? Nous ne le saurons pas – pas immédiatement en tout cas.

Elle se barre bien vite ensuite, permettant à Elena et Ginny de continuer de vider le placard. Pendant ce temps, Matthew se rend au cinéma avec Jasper, parce que c’était le jour off d’Elena en théorie. En pratique, elle passe la journée à bosser parce que c’est plus cool que d’être avec Scott ! Et c’est plus cool aussi quand Matthew l’invite à rester dîner.

Elle joue avec le feu, comme le dira plus tard Roman, et elle le fait de manière plus littérale que prévue quand leur dîner crame sur la plaque. Elle se rend compte que le détecteur de fumée ne se déclenche pas et se propose de changer la batterie (en montant sur une chaise qui doit coûter son salaire sans retirer ses chaussures, bien sûr). Avant ça, elle s’est rendue utile avec Jasper, tout de même, et a continué de marquer plein de points auprès de son boss.

Après ça, elle ne voit plus l’appartement de Matthew de la même manière : elle se rend en effet compte qu’il y a une mini caméra dans le détecteur de fumée. Un rapide tour de l’appartement lui confirme, en plus, qu’il y en a probablement d’autres – et on nous le confirme. Le titre de la série prend tout son sens et nous on continue d’être de plus en plus parano (déjà que les plans filmés de très loin au début de l’épisode n’aidait pas à avoir confiance !).

Prise de court, Elena se confie à la seule personne en qui elle est sûre de pouvoir avoir confiance dans le Greybourne : Roman. Je ne sais pas s’il fera long feu, lui : il en sait beaucoup trop. Et ça ne va pas en s’arrangeant quand elle lui montre ensuite l’ancien appartement de Greybourne et les papiers du divorce. L’avocat qui gérait le divorce ? Il s’appelait Victor Marcato. Ce nom n’est pas inconnu d’Elena : il s’agit de l’avocat qui a fait signer à Morgan son contrat pour ne rien révéler de son job.

Elle avait laissé le nom à Elena en l’écrivant sur son gobelet de café, paniquée par la situation. La panique commence à gagner aussi Elena cette fois : elle cherche à recontacter Morgan pour mieux se rendre compte que son téléphone est déconnecté du réseau et que son immeuble est désormais condamné.

Pour nous, c’est l’occasion d’apprendre que la série se déroule le 30 juin 2022. Bon, en même temps, six mois après Noël, c’est plutôt logique qu’on soit fin juin. Face à tout ça, Elena se confie à Scott pour qu’il puisse se servir de son job pour obtenir des infos… mais c’est un fail : une fois de plus, il ignore ce qu’elle lui raconte et n’écoute pas vraiment ce qu’elle lui dit.

C’est bien dommage. Finalement, elle se confie donc aux autres nourrices qu’elle connaît : Kim, Alex et James. On apprend au passage que James a posé un lapin, soi-disant accidentel, à Kim. Oui. Soi-disant. Je n’ai confiance en personne, pas même en Elena. On n’arrête plus d’en découvrir sur Elena et ses origines : chaque épisode apporte quelque chose de nouveau sur sa famille tout de même. Il y a trop de secrets, vraiment.

Les caméras n’aident pas, en tout cas. Elena est sûre qu’elles sont à Tory, mais elle n’a pas de preuve. Elle ne leur parle pas de la disparition de Morgan, mais juste des caméras. Les nourrices lui expliquent qu’il s’agit d’une partie de leur boulot et qu’il faut faire avec, tout en regrettant de ne pas pouvoir espionner les boss… Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’Elena se décide à mettre un tracker dans le sac pété de Tory.

Hâte d’en savoir plus sur Tory, vraiment ! En attendant, il faut se diriger vers un cliffhanger improbable, histoire de continuer de n’avoir confiance en personne. Matthew est ainsi l’invité d’honneur d’une cérémonie qui le lie au Greybourne, puis rentre chez lui pour parler à un homme que Jasper identifie auprès d’Elena comme étant l’ami de sa mère.

Le seul problème, c’est que l’ami de sa mère n’est autre que… Scott. Vraiment, je déteste ce personnage.