The Last of Us – S01E08

Épisode 8 – When We Are In Need – 16/20
Le schéma de la série commence à être trop répétitif après seulement huit épisodes, ce qui n’est tout de même pas idéal. L’avantage, c’est que l’histoire qu’ils adaptent est vraiment bonne, portée par un duo de personnages excellents et des scènes d’action rares, mais efficaces. On y ajoute de beaux décors et le tour est joué.

Spoilers

Ellie croise le chemin d’hommes dangereux alors qu’elle chasse pour Joel.

Yeah but maybe that’s God’s will.

Quand paraîtra cet article, un nouveau podcast de 42 minutes sera sur le point d’être enregistré : si vous le lisez au moment de la parution, RDV dans une heure, car on y parlera de The Last of us, justement. Par contre, moi, ça veut dire qu’il a fallu que je sacrifie deux heures de mon week-end pour terminer la saison – au détriment des derniers épisodes de la franchise Grey’s Anatomy. Autrement dit, ça partait mal pour cet épisode, qui commençait déjà avec une petite aversion de ma part.

Une fois n’est pas coutume, l’épisode nous proposait en plus de s’intéresser longuement à la vie de survivants de l’apocalypse en plein blizzard. Cela aurait pu être intéressant pour nous… si on avait eu une vraie introduction de ces personnages avant ou si on savait quel était l’intérêt de nous montrer un homme – David – apparemment assez cruel avec ses hommes, et avec une petite fille qui vient de perdre son père. Il a tout de même un ami, James.

Non, vraiment, autant le dire tout de suite : je n’ai pas du tout accroché à ce début d’épisode. Je ne doutais pas que ça finirait par avoir un lien avec le reste de la saison, mais je n’accroche pas trop à ces manières de faire : ça avait déjà été le cas en début de saison en plus et ça commence à vraiment me taper sur le système. Frank, Bill, Henry, Sam, Kathleen… Cela fait beaucoup de passages pour peu d’intérêt à long terme.

BREF. On reprend ensuite l’intrigue de Joel et Ellie, et on ne va pas se mentir : je suis là pour ça. J’aime bien Ellie, à défaut de supporter vraiment Joel, donc ça m’a fait plaisir de la voir venir en aide à Joel comme elle pouvait. Elle se retrouve à devoir tout gérer seule, et ce n’est pas évident : entre la blessure de son daddy d’adoption et la bouffe.

Ellie se rend donc seule à la chasse et on sentait bien que ça allait déraper pour elle. Evidemment, elle se retrouve confrontée assez vite à James et David. Voilà, il fallait bien que l’introduction serve à quelque chose, mais la vérité, c’est qu’elle ne sert quand même à rien. On aurait pu rencontrer ces personnages à ce moment-là, ça aurait été très bien.

J’ai tendance à me perdre beaucoup dans ma manière de résumer ces épisodes, tout de même. On va dire que vous êtes venus lire mon avis plus que le résumé, de toute manière. Ellie chasse donc une biche qui n’a rien demandé et qu’elle arrive à tuer, mais ce sont James et David qui retrouvent en premier l’animal. Ils espèrent l’embarquer sans que personne ne les remarque, mais bien sûr, Ellie les repère bien vite.

J’ai bien aimé le marchandage qui se met aussitôt en place : Ellie est assez maligne pour désarmer les deux hommes avant qu’ils ne comprennent qu’ils ont affaire à une adolescente seule. Elle ferait mieux de ne pas écouter du tout David, parce qu’il a une tête qui ne m’inspire pas confiance, mais j’avoue que le David est malin : il donne son prénom et celui de James pour éviter de se faire tirer dessus, puis sympathise avec Ellie en lui proposant de faire un échange. Il a besoin de bouffe pour sa communauté, alors il lui propose ce qu’elle veut en échange.

Ce qu’elle veut, ce sont des médicaments pour lutter contre l’infection qui touche Joel, évidemment. Elle envoie donc James les chercher, puis continue de papoter avec David. Je ne le sens vraiment pas ce type, il a des yeux qui sentent bons le psychopathe et un discours religieux qui ne me dit rien qui vaille dans une série apocalyptique.

La série ne traine pas trop dans la révélation, heureusement : James revient rapidement dans la cabane où Ellie et David s’abritent, avec les médicaments, mais aussi avec un flingue qu’il braque sur Ellie, la soupçonnant d’avoir tué Alec, le père de la gamine du début d’épisode. Ce n’est pas exactement vrai : c’est Joel qui l’a tué. En effet, David révèle qu’il fait partie du groupe des attaquants d’Ellie et Joel. On cherche encore à comprendre vraiment pourquoi ils les ont attaqués, hein, mais bon, l’essentiel, c’est qu’Ellie parvient finalement à s’en tirer.

C’est inattendu : David demande à James de baisser son arme et donner les médicaments à Ellie, et il la laisse s’enfuir. On sent bien qu’il a une idée derrière la tête, mais pour l’heure, Ellie se contente d’aller donner son médicament à Joel… Comme elle peut (mal, mais bon). De son côté, David rentre dans sa communauté et leur assure qu’il ira arrêter Joel le lendemain, pour le traduire en justice.

Sa fille – Hannah – a une vision de la justice bien particulière, espérant aussitôt la peine de mort. Si David est un gros connard qui la frappe, j’ai au moins aimé sa réaction qui le suppose anti-peine de mort. Il croit en Dieu, il est au moins logique de ce point de vue-là. Les scénaristes aussi semblent suivre leur propre logique, avec un épisode qui traîne ensuite en longueur, pour le plaisir de le voir traîner en longueur. J’imagine inévitablement que s’il est si important de les voir en galère de bouffe à cause de l’hiver interminable ET de les voir manger de la viande rouge, c’est parce que ce n’est pas simplement de la bouffe qu’ils bouffent – c’est de la viande humaine. Nous verrons bien.

En attendant, Ellie continue de s’occuper de Joel. Au matin, des oiseaux qui s’envolent à proximité du quartier où elle a élu résidence lui annoncent la présence d’ennemis à sa recherche. Bien sûr, ça ne manque pas, mais David et James sont en plein débat pour décider de laisser en vie Ellie.

Ellie, oui, son cheval, non. En essayant de les éloigner de Joel, elle attire trop l’attention sur elle. James peut donc tirer sur son cheval, puis être à ça de la tuer, parce que c’est ce qu’il voulait, pour ne pas avoir une bouche de plus à nourrir. Si je comprends son point de vue, tout le délire religieux qui s’impose dans la série comme ça m’a un peu blasé plus qu’autre chose. En plus, je n’ai eu aucun doute sur la survie ou non d’Ellie. C’est un peu le problème quand on n’a que deux personnages principaux et qu’il y en a un qui est à peine capable de tenir un couteau : on comprend vite qui ne risque pas d’y passer du tout.

Ellie est donc ramenée dans son campement par David, alors que Joel continue de se défendre comme il peut. Même blessé à mort, il est encore capable de tuer un autre type. Décidément, Joel se fait plein d’amis sur la route, c’est indéniable. Il réussit ensuite à attaquer un deuxième homme en le prenant par surprise. Son but ? Prendre des otages pour en savoir plus sur Ellie et sa nouvelle localisation maintenant qu’elle a été enlevée.

La torture est efficace apparemment : il obtient vite des informations de la part de l’homme qu’il torture. Ensuite, il le tue, devant le deuxième qui n’a donc rien à dire, mais qui se fait tuer aussi. Heureusement que Joel était clairement mourant quand Ellie l’a abandonné : là, il est de nouveau en pleine forme. Vraiment.

Au campement de David et James, Ellie se réveille finalement dans une cage. Elle est en prison – après tout, elle a tiré sur des gens depuis son cheval. Elle se retrouve toutefois bien coincée dans sa cage – mais aussi de manière imagée : elle ne peut plus venir en aide à Joel et elle est donc toute seule pour trouver un moyen de s’en sortir et de le soigner.

Alors qu’elle essaie de s’enfuir, elle se rend soudainement compte qu’au beau milieu de la cuisine dans laquelle elle est, il y a une oreille coupée. Oui, oui, une oreille coupée : comme prévu, la communauté de David est cannibale – sans forcément le savoir. Ils sont de la communauté de David ou ils sont l’ennemi de la communauté de David, j’imagine. Bref, David affirmait que tout arrivait pour une raison, et j’imagine que de son point de vue, les cadavres sont là pour qu’on puisse les manger en cas de famine, hein.

Dans tout ça, David essaie encore de convaincre Ellie de rejoindre son groupe. Je ne sais pas trop ce qu’il vise : est-ce qu’il veut coucher avec et se marier avec elle plus tard ? On dirait vraiment qu’il est en train de la draguer et de la séduire. Ellie se laisse faire juste assez pour gagner sa confiance et tenter de récupérer les clés.

Elle était à deux doigts d’y arriver – et non, je ne parle pas des doigts tordus de David pour ça – mais finalement, il prend le dessus sur elle et lui explose la figure contre sa cage. Aïe. En tout cas, elle a réussi à vraiment énerver David, qui revient donc avec James pour la tuer et la manger plus tard. Fort heureusement, elle est suffisamment maligne pour révéler juste à temps qu’elle est infectée – et que David l’est aussi car elle l’a mordu.

Pris par surprise, celui-ci baisse la garde. Il n’aurait pas dû, parce que James fait de même et qu’Ellie non : elle voit bien que c’est sa seule opportunité de rester en vie à présent. Elle réussit à choper le couteau avec lequel on allait la tuer et le planter dans la carotide de James. Adieu, James. J’ai presque eu de la peine pour lui – il ne faisait que suivre un leader après tout.

Ellie parvient donc à s’enfuir de la cuisine, mais pas du bâtiment dans lequel elle est : c’est David qui en a les clés. Qu’à cela ne tienne, Ellie se bat contre lui avec ce qu’elle a sous la main, notamment une bûche enflammée qu’elle envoie judicieusement sur un rideau. Le feu se propage bien rapidement et c’est embêtant, parce qu’Ellie est toujours bloquée dans le bâtiment. Une fois de plus, cette situation sentait bon le jeu vidéo, je trouve, avec le méchant David qui lui raconte sa vie au passage.

Ellie est vraiment trop forte, réussissant à le planter avec un couteau par surprise. Bon, ce n’est pas encore tout à fait suffisant pour ce gros connard qui est clairement en train de jouir de la situation. Il apprécie particulièrement de pouvoir la violer, apparemment, la rouant de coups et se mettant sur elle en précisant que c’est justement la partie qu’il préfère, quand elle se débat. Ca n’avait pas l’air d’être ce qui l’excitait avec Hannah, mais euh… admettons ?

Heureusement pour elle, une fois de plus, Ellie parvient à échapper à cette situation catastrophique en réussissant in extremis à choper le couteau qu’elle a fait tomber. Elle nous tue donc David de quelques coups de couteau. Enfin, pour faire bonne mesure, disons que David n’a rien à envier à Jules César à la fin de l’épisode, hein.

Après ses multiples coups de couteau permettant de sceller le destin prévisible de David (et de tous les personnages qui ne sont ni Ellie, ni Joel), Ellie peut donc sortir du bâtiment toujours en train de brûler et terminer… dans les bras de Joel, qui la réconforte comme s’il s’agissait de sa propre fille. C’est mignon tout plein, mais il n’y a donc personne pour voir que le bâtiment est en train de cramer ? Ellie et Joel s’en vont ensemble dans la neige comme si de rien n’était, loin de ces cannibales – Joel a trouvé tout de même plusieurs corps décapités et prêts à être mangés.

Rendez-vous à 21h sur Youtube pour parler plus longuement de l’ensemble de cette saison 1 – et après le podcast pour la critique de l’ultime épisode !

The Watchful Eye – S01E09

Épisode 9 – The Serpent’s Tooth – 18/20
Cet épisode nous précipite clairement vers la fin de saison et c’est une excellente chose : les intrigues se recoupent et se croisent, les révélations pleuvent, les personnages partagent enfin certaines informations et d’autres assument un peu plus leur véritable nature. En vrai, c’est palpitant de suivre tous les secrets de ces riches, sans que ce ne soit qu’un soap basique. Vraiment, j’aime cette première saison et cette série. Je ne sais pas comment ça se terminera, mais je suis fan et j’espère une saison 2 parce que dix épisodes, c’est trop peu !

Spoilers

Le frère d’Elena débarque sans prévenir au Greybourne.

Do not let Teo out of this building.

Partira ou partira pas ? Elena a beau avoir dit à Roman qu’elle ne voulait pas qu’ils quittent l’immeuble immédiatement, l’épisode commence par une scène où elle s’apprête vraiment à le quitter. Elle a tout un plan de prévu : elle prévoit de faire son chantage à Mrs Ivey en chemin pour quitter le Greybourne, puis Roman laissera l’immeuble derrière lui également la semaine suivante. Au passage, elle affirme aussi qu’elle laissera sa part à Scott. Je ne suis pas sûr qu’il la mérite, mais bon.

Cependant, Elena ne part pas immédiatement finalement. On s’en doutait, les scénaristes trouvent une bonne idée pour la faire rester plus longtemps. Ainsi, alors qu’elle passe dire au revoir à Jasper et contre toute attente, Matthew révèle à Elena qu’il a dans son appartement… Teo. Le petit frère d’Elena débarque pour lui rendre visite, après avoir quitté son école privée en faisant une fugue.

Il manque de très peu de griller toute la couverture d’Elena, puisqu’il ne la connaît pas du tout, mais ils réussissent à sauver à peu près les apparences malgré tout. Franchement, à la place de Matthew, je commencerai sérieusement à me poser des questions sur Elena. Cette dernière affirme que son frère n’est jamais venu à New-York, on sent bien qu’il n’est pas au courant et sa manière de toute rattraper n’est pas convaincante.

Elena réussit finalement à l’emmener dans sa chambre pour faire un point rapide avec lui. Elle a sa journée off, puisqu’elle devait quitter son job – non, ce n’est pas si sûr, Matthew lui garde sa place – mais elle ne compte pas lui faire visiter New-York pour autant.

Elle a trop à faire avec son chantage, mais il faut d’abord prévenir Roman des nouveaux développements, pour s’assurer que Teo ne quittera pas l’immeuble. C’est une bonne idée, en théorie. En pratique, Elliott rend visite à Elena – mais Elena n’est plus là. Teo continue d’en dire beaucoup trop parce qu’Elena n’en dit pas assez à son frère de tout ce qu’il se passe dans sa vie : Teo affirme donc à Elliott que leur mère est encore en vie. Ce n’est jamais que la vérité.

Elena reçoit un appel de Scott qui l’informe que Teo a fui l’école, mais entretemps, elle a eu le temps d’apprendre que l’école ne voulait vraiment plus de lui. Elle remonte donc à l’étage, après une journée toujours aussi compliquée, pour mieux voir qu’Elliott est dans sa chambre. Sans trop de surprise, ça énerve Elena qui engueule son frère, mais là, c’est difficile de ne pas être du côté de Teo : Elena est dans l’abus.

Comme Teo a faim, elle se débarrasse de lui en le confiant à Roman qui est en pleine pause repas. Les deux quittent le Greybourne sous les yeux d’un Scott qui paraît de plus en plus louche et les suit partout. Comment Roman peut-il ne pas le voir ? Teo essaie évidemment de cuisiner Roman pour en savoir plus sur le plan de sa sœur, ne comprenant pas pourquoi elle ment sur à peu près toute sa vie.

Quand Roman revient à l’hôtel, il est aussitôt interrogé par Scott. Celui-ci prétend ne pas savoir son prénom alors qu’il est clairement affiché sur sa veste hein. L’interrogatoire de Scott est finalement interrompu par Bennett qui se montre drôlement protective avec Roman. C’est une excellente chose : elle fait fuir Scott et ça me paraît une bonne idée.

Son but ? Elle demande à Roman de fuir avec elle à Miami. Oui, on notera au passage que Dick ne va toujours pas bien. Tory s’occupe de lui comme elle peut, Darcy aussi, mais Bennett ne croit pas du tout à sa version des faits. De manière bien évidente, elle décide de partir à Miami plutôt que de s’occuper de lui. Sa sœur et sa belle-sœur le prennent mal, mais en vrai, j’ai tendance à comprendre la réaction de Bennett. Dick est un beau connard comme personnage, franchement, et le voir avec ses blessures n’atténuent pas tout.

Cela dit, Darcy s’occupe de lui, mais elle semble avoir une autre idée en tête. Elle s’inquiète bien sûr pour son père et finit par demander à Elliott de mener l’enquête pour elle. Comment ? Sa mère est le docteur de Dick. Enfin, elle est passée le voir rapidement, quoi. Elliott promet d’essayer, lui rappelant toutefois que sa mère ne peut rien lui dire.

Effectivement, la mère prend plutôt mal de voir son fils s’intéresser à Dick. Je la comprends : elle sait que Dick est impliqué dans des trucs qui le dépassent et n’aiment pas voir son fils se faire manipuler par Darcy. Elle est clairement en train de le faire, en vrai, et je suis du côté de la mère qui remet son fils à sa place en lui demandant de se méfier de Darcy. Elle fait vraiment bien : Darcy fait partie des Greybourne décidément, puisque Tory en est une, et la famille est dangereuse. Concrètement, Tory a ainsi forcé la mère d’Elliott à checker la santé de son mari. Peu rassurant.

Apprenant tout ça, Darcy décide finalement de fouiller dans l’ordinateur de son père… et y découvre clairement quelque chose qui la choque, quand on voit sa tête. Elle entend ensuite sa sœur rentrer dans leur appartement, pour mieux voir qu’elle avait la carte de Scott. Aïe.

En parallèle de tout ça, Elena prend le temps de passer voir Alex au parc. Elle apprend ainsi tout ce qu’il y a à savoir sur James, pendant qu’elle passe à Alex tout ce qu’elle sait de Morgan – donc pas grand-chose, en soi. Alex embarque ensuite Ginny en filature devant l’immeuble de James pour en apprendre plus sur son copain. Le voyage est loin d’être décevant : Alex et Ginny voient ainsi Otis Winthorp, troisième du nom, donner une enveloppe pleine d’argent à James.

C’est super louche – et Elena l’apprend rapidement, dans l’ascenseur du Greybourne alors qu’elle est en chemin pour aller faire son chantage. Il est à noter qu’elle doit s’y prendre à deux fois : la première fois, Elena tombe sur Candace qui refuse de lui ouvrir, n’appréciant pas son chantage précédent. La deuxième fois, Mrs Ivey comprend bien vite où veut en venir Elena quand elle lui parle de certificat de naissance. Elle accepte donc de donner une sacrée somme d’argent à Elena, cinq millions, mais le lendemain. Il lui faut un peu de temps pour réunir la somme, en effet. Cela semble cohérent et raccord avec ce que l’on sait de la série.

Pour autant, Elena a envie de se barrer vite de l’immeuble – et elle ferait mieux. Ainsi, elle prévient Roman de leur réussite pour mieux apprendre que Scott commence à fouiner dans leurs affaires. Roman est terrifié de se faire arrêter à nouveau. Elena remonte alors chez elle… pour mieux entendre Jocelyn pleurer dans les escaliers de service.

C’est gênant comme tout : Elena décide d’aller la voir pour voir de quoi il en retourne et elle tombe finalement sur Mrs Ivey. C’était une bonne idée qui montre bien la vulnérabilité de la vieille dame à qui Elena demande de faire du chantage – certes, c’est une richissime héritière qui sait se montrer violente avec plein de gens, mais bon, elle vieillit et elle a entendu sa mère pleurer toute sa vie sans vraiment savoir ce qu’il en était.

Elle explique à Elena qu’elle joue du piano pour ne plus l’entendre et Jocelyn supplie Elena de ne pas faire de mal à sa fille. Cela la perturbe assez justement, et j’ai trouvé que c’était une belle idée de nous montrer qu’Elena commençait avoir des remords. Après une soirée pizza avec Matthew, Teo et Jasper, Elena décide donc de tout raconter à son frère. Pour moi, elle fait là une erreur monumentale. Je n’ai absolument aucune confiance en Teo. Je sais que c’est son frère, mais il va clairement faire de la merde.

Contre toute attente, Roman décide de passer voir Bennett chez elle. Il a de la chance que ce soit elle qui ouvre la porte, hein. Il lui demande d’aller à Miami avec elle, ce qui est un twist que je n’ai pas vu venir parce que je pensais plutôt qu’il partirait avec elle sans qu’on ne le voit venir du tout. Là, s’il demande et qu’elle accepte, on a le risque que quelque chose se passe pour les empêcher de partir.

La fin d’épisode est mouvementée en plus : James appelle Alex pour lui confier qu’il a été viré il y a des mois et qu’il n’osait pas lui en parler par honte. Le timing est beaucoup trop suspicieux, je sens qu’il bosse pour les Winthrope au point de faire du chantage à Ginny et Elena. En parallèle, Matthew propose à Elena de dormir dans sa chambre d’amis… Elle est un peu plus qu’une amie à ce stade. L’ancienne employée couche donc avec son ex-boss.

On l’avait vu venir de très loin cette coucherie, franchement. J’avais moins vu venir le James qui sort de la douche devant Alex. Les deux se promettent de ne plus avoir de secret l’un pour l’autre, mais je n’ai aucune confiance en James. C’est donc sans trop de surprise que j’ai vu Alex fouiller sous le lit de James. Et le vrai problème, c’est que James garde sous son lit les téléphones de Morgan (ah bon ?) et… d’Elena.

Enfin, Darcy appelle Scott pour lui faire part de sa découverte. Cela précipite Scott dans une action inattendue : il décide d’arrêter Matthew pour le meurtre d’Alice Greybourne. Allons bon ! Il le fait devant une Elena à moitié à poil qui révèle ainsi qu’elle couche avec Matthew à Scott. Aha, j’ai bien ri.

Cependant, mon rire s’est estompé avec le dernier cliffhanger de l’épisode que j’aurais dû voir venir, mais eh, il se passe tellement de choses qu’on finit par oublier des évidences. Teo ne s’est pas enfui sans raison de son école : s’il est arrivé au Greybourne, c’était bien pour en savoir plus sur ce que comptait faire Elena comme arnaque… parce que sa mère lui avait demandé. Oui, la mère est sortie de prison comme elle l’avait promis et je suis sûr qu’elle n’aura aucun remords à extorquer l’argent de Mrs Ivey, elle. Elle n’a plus qu’à mettre la main sur le certificat de naissance.

The Last of Us – S01E07

Épisode 7 – Left Behind – 15/20
Le principal reproche que je peux faire à cet épisode est qu’il est trop prévisible et qu’on attend un bon moment qu’advienne ce qu’il advient. C’est sans vraie surprise, donc, et il faut surtout profiter de sa photographie quand on le regarde. Les acteurs sont excellents, ça aide toujours, mais vraiment, je crois que la série vaut principalement le coup pour ses décors. Pas sûr que je sois venu pour ça à la base…

Spoilers

Joel est entre la vie et la mort, mais cet épisode se concentre plutôt sur les souvenirs d’Ellie.

You’re a firefly ?!

Je ne me démotive pas : à quelques épisodes seulement de la fin de saison, j’ai envie de connaître le fin mot de cette histoire pour la saison 1, tout en étant en même temps un peu frileux de ce que ça peut donner. Grosso modo, cette saison m’a laissé sur ma faim plus d’une fois et je reste peu convaincu par le cliffhanger de l’épisode précédent.

Si mes critiques sont publiées avec quelques minutes d’écart seulement, il y avait en fait une semaine entre mes deux visionnages. L’épisode était pourtant disponible, c’est dire à quel point ce cliffhanger ne m’a fait ni chaud, ni froid, n’en déplaise à toute la neige pleine de sang de Joel pour ce début d’épisode. Ellie l’a en effet trainé dans une écurie où elle essaie de lui venir en aide alors qu’il lui demande de se barrer.

Ce n’est pas gagné cette affaire : il lui propose de retourner auprès de Tommy, en direction du nord, pour réussir à le contacter. Il compte sur son frère pour lui venir en aide – j’ai comme un doute que sa copine le laisse faire, mais, soit. Nous suivons donc Ellie quitter Joel… avant de nous retrouver enfermé dans un flashback qui me fait immédiatement craindre le pire.

A-t-on vraiment envie de voir Ellie suivre des cours de sport en zone de quarantaine et s’embrouiller avec une autre adolescente, Bethany ? Humph, j’ai un doute. J’imagine qu’à nouveau il s’agit d’un ajout de la série pour mieux cerner le personnage d’Ellie. Je vais essayer de rester motivé et positif, mais ça ressemble fort à un filler, déjà. BREF. Ellie gagne évidemment le combat que l’autre idiote tente de provoquer, mais le capitaine de la zone de quarantaine ne voit pas ça comme cela.

Il laisse à Ellie deux possibilités : soit elle continue de dévier du droit chemin et terminera mal, sous les ordres de quelqu’un comme Bethany, soit elle accepte de devenir officier, mais pour ça, elle se reprend au plus vite. C’est un faux dilemme qui explique assez vite qu’Ellie choisisse la voie pour devenir officière. Elle récupère au passage son Walkman et peut ainsi regagner sa chambre.

On voit qu’elle est supposée la partager avec une autre, mais c’était justement le sujet de la dispute avec Bethany : Riley n’est plus là à suivre le même entraînement qu’elle. Après le couvre-feu et quelques heures de sommeil, Ellie est cependant réveillée par Riley qui revient dans la chambre en douce pour lui faire peur.

Bon, pour lui faire peur et aussi pour l’emmener en sortie totalement interdite. Nous découvrons donc que Riley a rejoint les Fireflies pendant son absence, alors qu’Ellie est, de son côté, en train d’apprendre à tuer des Fireflies. C’est embêtant d’avoir sa meilleure amie qui rejoint les rangs de ses pires ennemis. Cela dit, Ellie fait ça uniquement pour la survie, ça se sent bien.

C’est pour cela aussi qu’elle hésite à suivre Riley, j’imagine. L’avantage, c’est que la série réussit à me réintéresser avec le duo Ellie/Riley, c’est déjà ça. On note aussi qu’Ellie a la super idée de commenter la présence de boîte aux lettres. Cela m’a donné l’espoir d’un point de Bingo Séries, mais pas vraiment finalement.

Bon, Riley embarque donc Ellie dans un immeuble au beau milieu de la nuit. À l’étage, elles trouvent un cadavre qui n’était pas là la veille et une bouteille d’alcool qu’elle lui vole sans scrupule. Le cadavre tombe d’un étage, on ne sait pas trop pourquoi, et les deux adolescents finissent sur le toit de l’immeuble pour boire un coup, papoter et regarder le flingue de Riley. Soit.

Ellie s’intéresse surtout à ce qui a pu motiver Riley à devenir Firefly. C’est décevant : c’est juste sa haine de FEDRA qui a réussi à convaincre une recruteuse de l’embarquer dans l’aventure. La haine de FEDRA est quelque chose que l’on voit depuis le début de saison et qui semble bien partagé par tout le monde – donc n’importe qui pourrait rejoindre la résistance, finalement.

Les deux adolescentes passent d’un bâtiment à l’autre, par les toits. C’est toujours une super idée quand on a bu de faire ça… Il ne leur arrive toutefois rien. Riley emmène Ellie dans le centre commercial, supposé fermé depuis longtemps, pour lui montrer qu’il n’est peut-être pas tant en quarantaine que ça. Quant à FEDRA, elles ont beau les détester, ils font quand même en sorte de caser plus de population dans la quarantaine et ouvrent de nouveaux blocs, libérés de toute infection. Pas si mal pour des fascistes.

Bref. Le centre commercial ? Riley réussit à remettre les lumières à l’intérieur et c’est juste magnifique. Un centre commercial rien que pour Riley et Ellie, c’est plutôt mignon, cela dit. On sent que l’amitié entre elles est progressivement en train de tourner à autre chose, tout de même, et je vous jure que je dis ça sans être spoilé. C’est juste que ça se sent, non ?

Bon, la série en fait des caisses en tout cas pour qu’Ellie découvre la magie des centres commerciaux : les escalators (bordel, elle a monté à l’envers des escalators et a failli se casser la gueule, c’est si dangereux en vrai), les boutiques de lingerie (pour que Riley imagine Ellie avec, ben tiens) et les carrousels, Riley a prévu tout un joli programme pour sa copine.

Et vous savez quoi ? Le problème avec cet épisode, c’est qu’il s’agit d’un flashback, déjà, et que ça se fait à un moment où on n’a pas eu d’action depuis longtemps, ensuite. Ce moment calme et tout mignon entre les filles serait beaucoup plus puissant s’il y avait eu d’autres enjeux avant. Il reste l’enjeu de savoir ce qui pourra bien arriver à Riley, vous me direz, parce que pour le moment Ellie est en fascination face à elle en montant sur un cheval du carrousel, mais c’est tout.

Et puis, le centre commercial est censé avoir été fermé à cause de l’infection… Cela manque de champignons dans cette série. Quand le manège s’arrête, la conversation prend une autre tournure entre les filles. Riley explique donc à Ellie qu’on lui demande de surveiller des gens en train de creuser pour enterrer leurs besoins suite à ses 17 ans et que c’est en grande partie pour ça qu’elle a pris la décision de fuir.

Cela n’empêche pas les filles de continuer de passer une très belle nuit ensemble. Après le manège, c’est parti pour le photomaton, puis pour une petite tournée parmi les jeux d’arcade. Riley a vraiment bien préparé son coup pour faire le plus plaisir possible à Ellie. Le rencard semble interminable et toutes les lumières fascinent Ellie, clairement en train de devenir fan du monde d’avant. Bon, elle n’aime pas trop le principe de l’argent, par contre, mais là encore, Riley a tout bien préparé. Elle a donc un billet pour les photos (mal imprimées) et a dégommé une machine pour avoir des pièces afin de jouer à Mortal Kombat avec Ellie.

En effet, Ellie en est fan pour le principe et elle est heureuse de pouvoir découvrir ce jeu avec Riley. Cette dernière ne l’a pas attendue pour ça, cependant, contrairement aux photos. Et alors que les deux filles s’amusent bien, ce qui devait arriver arriva : elles oublient un peu trop qu’elles sont en plein monde apocalyptique, mais il y a bien un zombie qui les entend dans les alentours.

Le zombie se réveille clairement à cause des cris entre elles, parce que quand on joue aux jeux vidéos, ça termine toujours comme ça. Cependant, Ellie est un peu frustrée de voir que la bonne ambiance entre elles est cassée quand Riley ne veut pas l’embrasser alors que ce serait clairement le bon moment pour ça.

Ellie décide donc de rentrer chez elle avant le lever du jour… mais là encore, elle se laisse convaincre par Riley de rester un peu plus. Elle lui assure avoir un cadeau pour elle et l’emmène donc dans la cuisine où elle a installé sa chambre depuis quelques jours. Le cadeau ? Le fameux livre de blagues qu’Ellie dévore depuis le début de la saison. C’est bien intéressant de donner un peu de background et le personnage est plus attachant que jamais, au moins.

Elle n’est pas au bout de ses mauvaises surprises, cependant : Riley est en fait là pour garder du matériel de terroriste et quelques bombes. Cela énerve Ellie qui décide de s’en aller, mais le pire reste à venir : Riley lui annonce finalement que les fireflies l’emmènent à Atlanta. Elle aura un nouveau poste là-bas, et Marlène refuse qu’Ellie l’accompagne, parce qu’elle a déjà demandé.

Ellie ne connaît pas encore Marlene, cependant, et elle est surtout énervée de voir que Riley est prête à l’abandonner comme ça. Ellie se barre donc, énervée… avant de faire demi-tour pour un meilleur adieu.

La série nous fait un faux suspense, cependant, nous faisant croire que Riley est possiblement attaquée par un zombie… alors que non. Elle attire Ellie vers un magasin d’horreur, parce que c’est fun et que c’était la dernière merveille qu’elle avait en stock pour elle. Au moins, ça permet aux deux adolescentes de se parler à nouveau, c’est déjà ça. Les réconciliations entre elles ont vraiment lieu, Ellie pouvant même dire à Riley qu’elle est vraiment sa meilleure amie.

Une fois que c’est fait, les deux filles peuvent se mettre à danser ensemble sur le comptoir du magasin de déguisements horrifiques. C’est plutôt sympathique à voir, mai son sent bien vers quoi ça va se diriger. Il faut bien qu’Ellie découvre qu’elle est immunisée… et pour ça, il faut qu’elle soit infectée. Avant ça, toutefois, il faut qu’Ellie demande à Riley de ne pas partir.

Riley accepte et se laisse donc embrasser par Ellie. Oh, le sourire d’Ellie ! C’est merveilleux de la voir si heureuse, même si la joie de vivre est quand même quelque chose qui semble caractériser le personnage depuis un bon moment. Sa joie de vivre s’estompe donc quand les deux adolescentes sont attaquées par le zombie vu plus tôt dans l’épisode.

Bon. C’est un cliché pour les relations homosexuelles, après tout : quand on atteint la joie, bim, il se passe un truc horrible. Les deux adolescentes se sauvent la vie l’une l’autre et semblent réussir à se débarrasser du zombie sans être mordues… en apparence. En pratique, Riley repère la morsure sur l’avant-bras d’Ellie, avant de lui montrer qu’elle a aussi une morsure à la main.

C’est si triste. Ellie s’énerve contre la vie et veut tout casser autour d’elle, quand Riley prend ça de manière plus stoïque. Elle rappelle donc à Ellie qu’elles ont deux options désormais : se suicider ou attendre que la maladie les emporte. Et clairement, elle préfère attendre pour passer plus de temps avec Ellie. C’est si triste (bis) parce qu’Ellie survivra, elle, on le sait. Et on sait aussi que tout ceux qu’elle a aimés sont morts.

C’est donc sans surprise que nous voyons les adolescentes se faire mordre, en vrai. La vraie surprise de l’épisode vient plutôt du présent : Ellie ne s’en va finalement pas, mais reste auprès de Joel. Elle se débrouille juste pour trouver de quoi essayer de le sauver. Elle trouve ainsi du fil pour le recoudre, et il accepte de la laisser faire – à défaut de pouvoir faire autrement.

The Last of Us – S01E06

Épisode 6 – Kin – 12/20
Que l’épisode prenne son temps et ralentisse le rythme, c’est une chose que je peux comprendre vis-à-vis de la construction de la saison. Cependant, je me rends compte que j’aime de moins en moins le personnage principal et je trouve que trop de scènes nous faisaient tourner en rond pour rien. C’est une chose de vouloir construire ses personnages lentement, c’en est une autre de proposer des scènes qui ne servent qu’à passer le temps avant un moment où, dans une situation en tous points similaires, on avancera enfin.

Spoilers

Trois mois plus tard, Joel et Ellie sont toujours à la recherche de Tommy.

« I have to leave her, you have to take her. »

Voir un épisode quand on est malade n’est pas toujours une idée brillante, mais après une journée à dormir ou à se moucher, je me suis dit : « pourquoi pas ? ». Ce n’était pas la meilleure idée : les vagues de fièvre et fatigue ont frappé pendant l’épisode, vu en plusieurs heures sur la même journée. Bon, au moins, j’avance, on va dire.

Pourquoi est-ce que cet épisode commence par un flashback ? Etait-ce vraiment utile de revoir Henry se suicider ? J’imagine que le but est de nous rappeler l’impact émotionnel que c’était supposé avoir. Oui, supposer. La vérité, c’est que ça ne l’a pas tellement eu sur moi, parce que, et bien, c’était trop prévisible qu’il ne survivrait pas.

Ceci étant dit, l’épisode peut ensuite commencer en nous proposant un trou de trois mois dans l’histoire. Je trouve que ça fait beaucoup, trois mois, vis-à-vis de la relation Joel et Ellie. Ils ont forcément appris à se connaître encore plus, en partageant un deuil et sûrement un tas d’aventures. Pourtant, on doit faire avec. Peut-être que la série reviendra plus tard sur d’autres flashbacks ? Je ne sais pas si c’est envisageable.

En tout cas, trois mois plus tard, ils n’ont toujours pas trouvé Tommy. Nous retrouvons nos héros en train de braquer un couple de deux vieilles personnes qui n’ont rien demandé de plus que de vivre paisiblement au milieu de nulle part. Joel semble penser qu’ils pourraient avoir des infos sur son frère parce qu’ils vivent là depuis longtemps. On voit au passage qu’Ellie continue d’avoir le même caractère impertinent et de ne pas écouter ce que lui demande Joel… Après trois mois, ça me paraît bizarre que leur relation soit celle-ci.

Il faut faire avec, pourtant. Le couple finit par leur donner quelques infos pour faire avancer l’épisode : selon eux, Tommy est probablement mort. Ils n’ont jamais entendu parler des « fireflies », la résistance, mais ils ont tout un laïus prévu sur la Rivière de la Mort – et si Tommy vivait de l’autre côté de la rivière alors, selon eux, il est mort.

Cela ne décourage pas Ellie, mais inquiète tout de même Joel. En repartant de cette maison, il fait même un début de crise d’angoisse. Il se reprend toutefois assez vite et peut ainsi passer sa journée à marcher avec Ellie. Le soir, ils s’arrêtent pour un feu de camp où la conversation me paraît difficilement crédible : Ellie demande, pour la première fois, à Joel ce qu’il fera si un vaccin est vraiment mis au point à partir de son sang.

J’ai du mal à croire qu’en trois mois la conversation ne se soit pas pointée. Dans le même genre, Ellie confesse qu’elle a tenté de donner son sang à Sam pour éviter qu’il ne se transforme… et pourquoi ce soir-là ? Pourquoi pas durant les trois mois qui ont précédé ? Elle a eu l’occasion de se confesser à mon avis.

En plus, la scène fait forcée, je trouve : elle le dit pour qu’il soit au courant, mais il ne semble pas s’en inquiéter plus que ça et on passe vite à autre chose, avec une garde à monter pour la nuit. C’est marrant comment Joel semble ne jamais vouloir dormir, alors que bon, c’est un peu inévitable. Au petit matin, il est donc énervé de voir qu’il s’est endormi et qu’Ellie monte la garde pour lui…

On apprend qu’au cours des trois mois, il lui a appris à le faire. Cela aurait pu être une scène intéressante – quitte à faire une série, ajoutez ce genre de scènes, non ? Je ne sais pas si c’est parce que je suis malade, mais je me sens d’humeur à tout critiquer aujourd’hui, alors on notera aussi qu’ils dorment à la belle étoile dans un paysage enneigé. Ils n’ont pas d’écharpe, Ellie a trouvé un bonnet on ne sait où, mais en tout cas, ils ne tombent malades. Je suis jaloux, bordel. J’avais un bonnet et une écharpe quand j’ai chopé la grippe, et non, je n’ai pas dormi dehors.

Bref. La série enchaîne sur une scène où nos héros envisagent vraiment de traverser la rivière de la mort, où il n’y a apparemment pas âme qui vive. Pourtant, ils finissent par être pris en embuscade par un groupe à cheval. Ces nouveaux venus ont un chien capable de renfiler le virus – et pourtant, il ne sent rien chez Ellie, se contentant de jouer avec elle.

On sent les gens à chevaux vraiment hostiles envers les nouveaux, mais on n’est pas surpris : ils ont été introduits comme un groupe qui tuait tout ce qui bouge par le couple du début d’épisode. Pourtant, quand Joel parle de son frère et qu’il donne son prénom, la situation semble se débloquer d’un coup. Et pour cause : Tommy fait bien partie de ce groupe. Joel peut donc le retrouver bien rapidement.

J’étais content pour lui, mais je dois avouer que moi, j’étais surtout content quand j’ai reconnu le regard de la femme qui fait accéder Joel et Ellie au campement : j’ai eu un doute jusqu’à ce qu’elle retire son masque, mais oui, Maria, c’est son nom, est bien Tara de True Blood. Cela me fait plaisir de la retrouver, même si je me doute qu’il ne faut pas trop espérer la voir rester très longtemps avec cette série qui tue tout le monde.

Après, franchement, ils sont au milieu de nulle part, mais ils ont tout une ville digne d’Alexandria dans The Walking Dead. Ouais, pardon, la comparaison est vraiment inévitable, entre les chevaux, la communauté bien organisé en pleine apocalypse, la cantine, la gestion communiste et le bétail, le sentiment de déjà-vu est bien présent. Ce n’est pas négatif pour autant, heureusement.

Ce qui est négatif, c’est la manière qu’a Joel de gérer ses retrouvailles. Je ne sais pas trop à quoi je m’attendais, mais il est vraiment un personnage qui tape sur le système à être une sorte d’ours bourru. Il ne semble pas particulièrement heureux de la vie que mène son frère alors que, vraiment, il s’en tire très bien au milieu d’une apocalypse. Il est même heureux en couple le Tommy, parce qu’il est avec Maria, évidemment.

Bon, on sent bien que Joel a des choses à redire et qu’il se retient de faire des commentaires devant Maria. Celle-ci décide donc d’emmener Ellie dans une maison où elle pourra s’installer avec Joel, tandis que les deux frères se rendent dans un bar pour parler un peu de toutes les tensions entre eux. Il y a un changement d’ambiance radical entre les décos de Noël à l’extérieur et l’ambiance entre les deux frères dans le bar.

En effet, Joel ment effrontément à Tommy en affirmant que Tess va bien, ce qui est stupide, et en se reconcentrant sur l’essentiel : il souhaite emmener Ellie auprès des Fireflies, et il a bien besoin de Tommy pour cela. Si Tommy lui indique le chemin et lui explique qu’il y en a pour une semaine de route, avec plein de dangers au passage, il refuse aussi de lui venir en aide. De manière assez prévisible, il explique ainsi qu’il va être papa et que la vie ne s’est pas arrêtée pour lui, même si elle s’est arrêtée pour Joel à la mort de sa fille.

Aïe. La tension est palpable, surtout que Joel reprochait juste avant à son frère de ne plus répondre à la radio, probablement à cause de Maria. On comprend assez vite ce qu’il en est : Tommy a quitté les fireflies et a réussi à gagner la confiance du groupe de Maria, il n’a pas envie de tout perdre. Il y a des règles à suivre, tout simplement. Les règles ne semblent en revanche pas être le point fort de Joel.

De son côté, Ellie a droit à une journée bien originale en compagnie de Maria. Déjà, elle peut prendre une douche, puis obtenir un relooking complet – un brin plus rose que nécessaire. Maria s’occupe vraiment bien d’elle, lui laissant même de quoi gérer ses règles (c’est bien de songer à en parler dans une série apocalyptique… mais je me demande comment Ellie a pu faire durant trois mois de voyage).

Après tout ça, Maria propose/oblige Ellie à se faire couper les cheveux, ce qui est l’occasion de lui dire de se méfier de Joel. Ellie n’est pas du genre à se laisser dicter sa conduite pour autant, mais elle découvre tout de même que Joel avait une fille avant l’apocalypse. Pour la construction des personnages, c’est important, et j’ai bien aimé la scène où Ellie prend la défense de Joel quoi qu’on lui dise. Je ne suis pas sûr qu’elle fasse bien, en revanche. Maria emmène malgré tout Ellie au cinéma (oui, au cinéma !).

Pendant ce temps, Joel confie enfin toute la vérité à Tommy. Celui-ci ne semble pas plus affecté que ça par la mort de Tess, qui a pourtant été la compagne de son frère pendant des années. On note tout de même qu’il est effrayé de savoir qu’Ellie a été mordue, même si c’était il y a des mois, et qu’il écoute son frère sans broncher. Joel confie tous ses doutes cette fois-ci, et c’est à se demander pourquoi il ne l’a pas fait plus tôt.

La seule explication rationnelle, c’est qu’il ne l’a pas fait pour que l’épisode dure plus longtemps, hein. Dans cette scène, Joel confie en tout cas tout son désarroi des derniers mois : il se sent vieillir et il sait qu’il n’est plus aussi en forme qu’avant. Il a peur de ne pas pouvoir emmener Ellie jusqu’au bout, peur de ne pas pouvoir la protéger à cause de son oreille et de sa tendance à rester paralysé quand il y a un danger.

En effet, on l’a vu, plus tôt dans l’épisode, être incapable de s’interposer entre Ellie et le chien qui risquait de renifler son infection. Bref, face à la détresse de son frère, Tommy finit par accepter d’emmener Ellie à l’aube – sans Joel. Le problème, c’est qu’Ellie entend tout en écoutant aux portes. Elle est inévitablement vexée et blessée de la décision de Joel, surtout qu’il fait ça sans lui en parler avant.

Une fois de plus, j’ai trouvé le personnage de Joel sacrément égoïste dans sa démarche. Je comprends bien son point de vue et sa certitude de protéger Ellie en faisant ça, mais rien ne l’empêche en théorie de se rendre avec Tommy et elle dans ce voyage d’une semaine. Ellie souligne qu’elle aura plus peur sans lui – et j’avoue que moi aussi. Sans Joel, le voyage ne peut que mal se passer et je ne donne pas cher de la peau de Tommy.

Pourtant, c’est bien ce qui se trame : la confrontation entre Ellie et Joel prend fin rapidement. Joel n’apprécie pas d’entendre Ellie lui parler de Sarah et il met fin à la conversation en réaffirmant ce qu’elle vient de lui dire : elle n’est pas sa fille, il n’est pas son père. Pourtant, après une nuit de réflexion, Joel se dit qu’Ellie a bien le choix de décider qui l’accompagnera pour la fin de ce voyage.

Il ne l’explique pas tout de suite, laissant Ellie penser qu’elle est abandonnée et qu’il n’y a que Tommy pour faire le chemin avec elle, mais finalement, Ellie fait un choix extrêmement rapide. Elle décide de voyager avec Joel, tout simplement. Je ne comprends toujours pas pourquoi Tommy et Joel ne peuvent pas l’accompagner tous les deux.

Bien qu’à une semaine de route de leur destination, Joel et Ellie prennent encore le temps d’un petit cours de tir pour la chasse. Ellie n’est pas aussi douée qu’elle le voudrait, contrairement à Joel. Le voyage peut ensuite reprendre, avec Ellie posant plein de questions à Joel pour en savoir plus sur le monde d’avant.

C’était une partie d’épisode intéressante – j’aime bien voir Ellie juger tout ce qu’il se passait avant (que ce soit le job de Joel ou le journal intime qu’elle a lu dans la maison prêtée par Maria et Tommy), j’aime bien l’humour d’Ellie en général – mais le voyage prenait encore tout son temps. Franchement, l’épisode approchait de sa fin sans grand moment de danger ou d’action, ce qui reste frustrant pour une série post-apocalyptique.

L’air de rien, le voyage suit son cours malgré tout : ils font cinq jours de voyage sans le moindre danger, puis arrivent dans une ville où ils repèrent le logo des fireflies. Cela leur donne une direction dans laquelle se rendre, mais tout semble désert. C’est peu rassurant.

À l’intérieur du bâtiment, clairement abandonné, ils retrouvent du matériel médical et une liste d’objets à réunir avant de quitter les lieux… mais comme ils entendent encore du bruit, ils ont bon espoir de trouver quelqu’un dans le bâtiment.

Ce n’est pas le cas : tout ce qu’ils trouvent, ce sont des singes ayant élu domicile dans le bâtiment. A l’extérieur de celui-ci, ils entent ensuite un groupe d’hommes armés, ce qui ne les rassure pas. Plutôt que de parler avec eux, ils décidnt aussitôt de s’enfuir. Ils ne sont toutefois pas assez rapides : un homme vient les attaquer.

Ellie le voit à temps, Joel parvient à s’en débarrasser… mais il se fait poignarder au passage. Il a en plus une réaction complètement conne : il retire le couteau plutôt que de le laisser en place. C’est très con, parce que ça termine inévitablement en hémorragie. Joel et Ellie parviennent tout de même à quitter la ville à toute vitesse, avec pour direction Salt Lake City si j’ai bien vu la carte, pour y trouver des Fireflies.

Il n’empêche que Joel est mal en point et que le cliffhanger le voit s’effondrer dans la neige, face à une Ellie impuissante qui se demande bien ce qu’elle pourrait faire sans lui désormais.