She-Hulk: Attorney at Law – S01E05

Épisode 5 – Mean, Green, and Straight Poured into These Jeans – 13/20
Je suis hyper déçu par cet épisode ? D’accord l’humour est toujours présent et quelques scènes étaient sympathiques, d’accord on a ENFIN le développement de personnages secondaires avec un peu plus de temps d’écran, mais j’ai eu l’impression d’attendre que l’épisode commence pendant tout l’épisode… au point que j’ai eu du mal à croire qu’il soit déjà terminé tellement je n’avais pas eu l’impression qu’il s’était passé quoique ce soit encore par rapport au précédent.

Spoilers

Titania a déposé le nom She-Hulk avant Jennifer.

I am so happy we’re friends now!

Qu’est-ce que c’est que ça pour un titre d’épisode, franchement ? Allez, qu’importe, c’est She-Hulk et il est plus que temps pour moi de regarder cet épisode ! Je n’ai pas eu le temps avant, mais c’est le problème de se coordonner pour regarder les épisodes.

La première scène nous montre pourquoi Titania a déposé le nom « She-Hulk » : elle a décidé d’en faire une ligne de cosmétique, et ça ne plaît pas du tout à Jenifer. Forcément. Tatiana Maslany m’a fait mourir de rire, la pub pour les produits de Titania était sympathique. Au début, en tout cas. Pour Jennifer, c’est loin de l’être : c’est juste énervant d’avoir son nom exposé un peu partout et associé à des produits de beauté. Même quand elle rentre chez elle, c’est pour mieux avoir son cousin Ched qui débarque et souhaite l’utiliser pour signer des produits de Titania.

Il lui reproche de ne pas avoir eu l’idée de déposer le nom avant, par elle-même. Cela m’a bien fait rire également. Cela veut dire deux choses : je suis bon public, c’est sûr, et le ton pour l’épisode est lancé. M’enfin, ça manquait un peu d’enjeu : tout ce que Jennifer cherche à faire durant cette demi-heure, c’est récupérer son nom. On se doute bien qu’elle y arrivera.

Elle commence par une approche douce : elle se rend à un show de Titania qui vend tout plein de produits. On apprend au passage que Nikki a la meilleure façon de rentrer dans les clubs privés : il suffit d’entrer avec confiance. Si ça pouvait être si simple à tous les coups. Se transformer en She-Hulk devrait suffire, honnêtement.

M’enfin, justement : dedans, ce n’est pas She-Hulk qui fait des dédicaces, c’est Titania. Et elle n’en a rien à faire de Jennifer Walters. Titania me fait mourir de rire, mais la scène ne mène à rien finalement, si ce n’est à énerver encore plus notre héroïne qui se fait dégager par Titania – mais pas avant d’avoir pris une photo pour une de ses fans. Le comble, quoi. Le lendemain, Jen continue ainsi de se plaindre, énervée, auprès de Nikki. Si elle déteste le nom « She-Hulk », ça ne l’empêche pas d’être embêtée par le comportement de Titania, au point d’en éclater son agrafeuse, parce que c’est devenu une part de son identité.

Nikki fait ce qu’elle peut pour lui venir en aide, avant de sortir de son bureau. Je sais bien qu’elle bosse pour son amie qui a la peau verte, mais je trouve que Nikki a un drôle de maquillage, tout de même. La mode américaine est bizarre parfois, et ce n’est pas Pug, son collègue, qui me fera changer d’avis. En effet, Pug lui demande de faire la queue pour acheter des baskets avec lui et là, je dois dire que sérieusement, on s’éloignait trop de toute intrigue intéressante pour que ça me plaise toujours autant. Je trouve ça un peu abusé, mais bon, ça permet à Nikki d’avoir une intrigue et plus de temps d’écran, et c’est exactement ce que je voulais.

Elle me fait rire à négocier avec Pug pour faire un deal de drogue digne des plus grands mafieux quand tout ce qu’elle veut en échange de son temps pour lui acheter une paire d’Iron Man 3, c’est trouver de nouveaux vêtements qui iront à Jennifer. C’est clair que son tailleur commence vraiment à nous sortir tous par les yeux ; il est laid comme tout… mais c’est bien naturel de ne pas savoir comment s’habiller quand on devient oversize du jour au lendemain, j’imagine.

Par chance pour lui, Pug connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un capable de faire de bons costumes pour super-héros. Bon, il faut avant tout passer par un magasin de Bubble tea où Nikki utilise le chinois pour convaincre qu’ils ne sont pas flics, et c’est apparemment une bonne idée de le préciser. En effet, le vendeur les accueille dans une arrière-boutique où il leur vend des produits dérivés.

Nikki et Pug se retrouvent alors affublés de fringues Avengers – enfin pardon, Avongers – et c’est aussi ridicule que fun. Après un peu de négociations, ils arrivent toutefois auprès d’un tailleur de super-héros. Nikki dit venir de la part de Titania, mais comme elle rigole, ça ne marche pas… et elle est forcée de prétendre que Jennifer est une Avenger pour avoir un entretien avec le tailleur et un rendez-vous pour ramener Jennifer afin de la relooker.

En parallèle de tout ça, Jennifer est toujours au travail, où son patron n’apprécie pas du tout de voir la marque She-Hulk : les produits cosmétiques de Titania ne sont pas géniaux pour l’image de la boîte. Il lui impose donc de régler l’affaire au plus vite, mais il ne lui fait pas pour autant confiance, craignant qu’elle n’y arrive pas par elle-même. Jennifer est obligée de contacter une avocate – et celle-ci s’amuse bien de voir She-Hulk être ridiculisée par Titania de manière si grotesque. En plus, le problème des fringues revient sur le devant de la scène, alors Jennifer vit assez mal la situation.

On arrive assez vite au tribunal où la confrontation Titania/Jennifer va pouvoir avoir lieu de nouveau, mais cette fois-ci, avec des arguments légaux. L’avocate de Jennifer avance de bons arguments, mais Titania prend la parole aussi vite que possible, avant même son avocat, parce qu’on a traité ses produits de camelote. C’était plutôt marrant parce que l’actrice s’éclate dans ce rôle, mais je trouve que ça manque là aussi de quelque chose. Peut-être que c’est moi qui suis fatigué ?

Concrètement, le débat a lieu malgré tout sur l’utilisation du nom She-Hulk, parce qu’il existe une vidéo de She-Hulk détestant le nom ; et une où elle se dit She-Hulk parce que le surnom est resté. Il faut encore prouver que ce n’est pas arrivé qu’une fois au journal télévisé, et il y aura donc une autre audience prévue.

Après tout ça, Jennifer est emmenée par Nikki auprès de son tailleur pour super-héros. C’est plutôt amusant à voir et ça fait une bonne intrigue finalement, mais ça le ferait surtout s’il y avait 22 épisodes prévus. Le tailleur est amusant comme tout, il n’a clairement pas de temps à consacrer à She-Hulk, mais le défi finit par lui plaire quand il aperçoit le changement de taille de Jennifer.

Au retour de ce rendez-vous où elle a obtenu la certitude qu’elle pourrait bientôt s’habiller différemment, Jennifer recroise un des types avec qui elle a eu un rencard, et c’est vraiment pas une bonne idée puisqu’il s’agit du fétichiste. Pourtant, c’est une excellente nouvelle pour Jennifer : elle se rend compte qu’elle a bel et bien utilisé le nom She-Hulk avant l’arrivée de Titania sur le marché. C’est facile : elle l’a utilisé pour rencontrer des hommes et avoir des rencards.

Oui, pour gagner son affaire, elle décide de refaire appel à eux. Tous les rencards de She-Hulk se pointent vraiment au tribunal pour souligner qu’elle a utilisé son surnom comme une part flagrante de son identité, bien avant les produits cosmétiques de Titania. Jennifer a clairement honte de ces rencards – et même le chirurgien qui était magnifique finit par avouer qu’il l’aime en She-Hulk, mais qu’il ne serait pas sorti avec elle si elle s’était présentée en tant que Jennifer. C’est le témoignage qui fait pencher en sa faveur la balance – alors que moi je trouve ça juste terriblement triste pour le personnage (et puis… qui ne voudrait pas de Tatiana Maslany ??).

Bref, She-Hulk remporte son affaire, Titania promet de ne pas en rester là et… c’est tout. Bon, d’accord, Jennifer propose encore à son avocate de lui offrir un verre pour la remercier. L’ambiance entre elles est détendue et relax, mais Jennifer ferait mieux de rester She-Hulk, parce que l’alcool ne lui réussit pas vraiment. Elle déclare ainsi qu’elle est amie avec son avocate avant même que celle-ci ne soit vraiment son amie, ce qui provoque une scène gênante entre elles où l’avocate critique sa tenue.

L’épisode se termine ainsi sur un double cliffhanger : Jennifer retourne chez le tailleur, Luke, pour avoir enfin un costume qu’elle adore – mais qu’on ne verra pas dans cet épisode – et Luke planque avant qu’elle ne voie un autre costume dans une boîte. On aperçoit ainsi le costume de Daredevil, et c’est censé je pense être un grand moment de la série… sauf que ça fait des semaines et des semaines qu’ils ont annoncé qu’il serait dans la série, donc ben… pas de révélation, pas de suspense, le cliffhanger tombe à l’eau en ce qui me concerne. Un peu comme le reste de l’épisode, en fait.

Le générique de fin est presque plus intéressant que l’épisode en lui-même, avec un bon jeu de mots dans le choix de la chanson (« Say my name ») et avec des dessins qui nous révèlent tout ce que l’épisode n’a pas su nous montrer avant… ben rien, parce qu’il n’y a pas de scènes post-générique. J’imagine qu’il ne fallait pas les prendre pour acquises ?

Historias de Upa Next – S01E01

Épisode 1 – Silvia – 13/20
C’est difficile de se faire une idée en si peu de temps, mais a priori, la série n’a pas trop changé, franchement. Je dirais bien qu’elle n’a pas pris une ride, mais c’est justement tout le contraire. La qualité de jeu des acteurs est toujours la même et le scénario semble tourner en rond autant que dans la série d’origine qui n’est vraiment pas loin… Mais eh, ça permet de faire le lien avec les personnages tels qu’on les retrouvera plus tard et la nostalgie a fait son effet sur ces sept premières minutes.

Spoilers

Carmen a une nouvelle à annoncer à Silvia.

 

Pues va ser eso, a menos que alguien… toma mi relevo

Comme c’est étonnant : la série commence par une longue minute de danse de Silvia, avant même la moindre ligne de dialogue. Si cela nous permet d’apprendre que la scène se déroule il y a dix ans, donc finalement pas loin de dix ans aussi après la fin de la série, cela permet aussi de constater que Silvia a pris un petit coup de vieux. Soit l’ado que j’étais était vraiment bluffé par Monica Cruz, soit son niveau est moins bon qu’avant, mais la chorégraphie ne mettait pas autant en valeur l’actrice et le personnage par rapport à mes souvenirs de la série.

Qu’importe, c’est vite évacué de toute manière. On comprend bien que Silvia est dans la salle de danse de l’école de Carmen Arranz, mais que la salle est en travaux. Les ouvriers passent plus de temps à la mater qu’à travailler, et ce ne peut pas être surprenant. Qu’est devenue Silvia depuis la fin de la série ? Difficile de se faire une idée. Elle danse toujours à l’école, ce qui permet d’imaginer que l’argent de son père, qu’elle a investi dans l’école tout en rejoignant le conseil d’administration, a bien sécurisé sa place.

Elle travaille désormais avec Carmen, dont elle semble beaucoup plus proche qu’avant. Celle-ci vient justement la voir à la fin de sa petite danse, pour remettre les ouvriers au travail et pour lui parler. J’ai pas mal ri : le personnage de Carmen a peut-être pris quelques rides, mais il est toujours le même ; elle fait semblant de tout gérer en envoyant tout le monde bouler et en leur disant de faire leur travail, grosso modo.

L’actrice semble prendre du plaisir à sortir de sa retraite pour ce petit épisode, et on la comprend. La nostalgie est vraiment là : la danse de Silvia, c’était une chose, mais les voir traverser toutes les deux l’école en travaux, descendre LE fameux escalier pour aller dans les vestiaires où il s’est tant passé de choses avant d’aller vers la salle des profs, c’était un vrai plaisir. On retrouve les lieux bâchés et en travaux comme jamais, mais ce n’est pas grave, l’espace est toujours le même.

Je ne sais pas si ce sera encore le cas dans la nouvelle série, mais cette petite liaison entre passé et futur était la bienvenue pour raviver la nostalgie. Par contre, il ne fallait pas s’attendre à beaucoup d’action en sept minutes, générique compris. L’ensemble de cet épisode consiste donc en un long dialogue entre Silvia et Carmen.

L’avantage, c’est que comme j’ai vu l’épisode sans sous-titre, j’étais plutôt content que ça se contente de ça. L’accent de Carmen est parfaitement compréhensible, son rythme plutôt lent par rapport à Silvia (ou pire, l’ouvrier – et mon cauchemar à venir : Lola) donc j’ai bien suivi de quoi leur conversation parlait. Ce n’était pas bien compliqué non plus, parce qu’on en revient toujours au même avec Carmen Arranz.

Elle a reçu une proposition de rachat de l’école pour en faire une banque ou un supermarché, et comme elle envisage de prendre sa retraite, elle considère la proposition. Elle en parle donc à Silvia qui est toute choquée, dans le simple but de lui forcer la main : elle aimerait bien que Silvia reprenne le poste de directrice de l’école afin que celle-ci reste ouverte. Ca se fait à coup de dictons sur le fait qu’elle est bien à être restée si longtemps à l’école contrairement aux autres et l’idée gagne bien vite Silvia – parce qu’après tout, on n’a que sept minutes d’épisode.

Après, Silvia aura dix ans pour se décider vraiment et devenir détestable comme la prof qu’elle est censée être. Oui, parce que je suis persuadé qu’elle sera chiante comme prof et directrice, sinon ce ne serait pas drôle ! En attendant, elle contemple de haut les travaux de l’école, et on sent bien qu’elle a pris sa décision d’en devenir la directrice.

Historias de Upa Next (S01)

Synopsis : Avant le grand retour de la série pour son revival, cette mini-série en six épisodes de moins de dix minutes a pour but de nous expliquer ce qu’il s’est passé entre la fin plus qu’ouverte de la saison 6 et Upa Next.

Pour commencer, je sais que j’ai plein d’autres séries à regarder, mais la bande-annonce de celle-ci m’a vraiment apporté un vent de nostalgie incroyable, et j’ai eu envie de voir ce que ça pourrait bien donner. Je ne le regrette pas : le premier épisode fait sept minutes ! Certes, j’ai mis du temps à trouver un moyen de le voir, mais bon, ce n’était pas grand-chose. Je n’attendais rien de cette mini-série, ce qui est plutôt une bonne chose : elle ne fait qu’une petite transition pas bien travaillée entre l’absence de fin de la série d’origine et le revival.

C’est une manière comme une autre, pour moi, de commencer ma rentrée séries, on va dire. Et puis, il ne faut pas oublier non plus que j’ai intérêt à profiter des épisodes qui font sept minutes avant de désespérer et d’abandonner face aux épisodes de 70 minutes que la chaîne espagnole diffusera quand le reboot – pardon, le revival – commencera.

Voir aussi : Lola, Roberto et Silvia sont de retour pour Upa Next

Bref, je ne sais pas du tout si je tiendrais vraiment le rythme devant cette série – surtout si je n’en trouve pas des sous-titres. Mais eh, sept minutes, c’est gérable et je bosse enfin mon espagnol, depuis le temps que je dis que j’ai envie de le faire. Un, dos, tres.

Note moyenne de la saison : 14/20

S01E01 – Silvia – 13/20
C’est difficile de se faire une idée en si peu de temps, mais a priori, la série n’a pas trop changé, franchement. Je dirais bien qu’elle n’a pas pris une ride, mais c’est justement tout le contraire. La qualité de jeu des acteurs est toujours la même et le scénario semble tourner en rond autant que dans la série d’origine qui n’est vraiment pas loin… Mais eh, ça permet de faire le lien avec les personnages tels qu’on les retrouvera plus tard et la nostalgie a fait son effet sur ces sept premières minutes.
S01E02 – Lola – 14/20
Moins de nostalgie dans cet épisode et plus d’incompréhension concernant ce que la série souhaite faire au juste. Concrètement, on retrouve certes les personnages que l’on connaît bien, mais à des stades de vie tellement différents qu’ils ne sont plus forcément ceux qu’on connaissait – et c’est donc trop court pour se faire une vraie idée. Mais bon.
S01E03 – Rober – 14/20
Les problèmes commencent avec cet épisode qui tente d’imposer le changement de prénom d’un personnage culte et de réécrire une partie de l’histoire de la série comme si on n’allait pas s’en rendre compte. Il faudra voir comment tout ça est géré par la suite. Autrement, c’est toujours aussi sympa de retrouver les personnages de la série, la nostalgie reste au rendez-vous et l’intrigue semble fonctionner à peu près. J’ai hâte d’avoir les épisodes du revival maintenant.
s01e04 – Sira Luiso Silvia – 15/20
Les choses plus sérieuses commencent enfin avec cet épisode qui nous introduit deux nouveaux personnages de la série. Il est assez clair que le but de cette mini-série est de nous présenter tous les futurs professeurs et la partie adultes de la nouvelle série. C’est bizarre de se rendre compte qu’on passe de l’autre côté par rapport à la série d’origine, mais c’était un peu inévitable aussi. Et puis, le casting reste beau à regarder, rien ne change donc.
S01E05 – Lala y Tara – 12/20
Zéro nostalgie sur cet épisode qui tente de surfer sur la tendance et sur 2022, avec ce qui semble être une pâle copie des effets visuels d’Euphoria et la première chanson de ce revival. S’il était temps d’avoir un peu d’artistique dans cette mini-série, les nouveaux personnages sont trop clichés pour vraiment m’attacher. Pour l’instant, en tout cas.
S01E06 – Suso y Dario – 15/20
Les personnages de cet épisode semblent déjà un peu moins cliché, même si l’introduction qu’on leur propose n’est pas forcément la meilleure, donnant l’impression que leur jeu d’acteur n’est pas tout à fait au point. Question de perspective et d’habitude, j’imagine, c’était déjà le cas dans la série originale, après tout. Contrairement à l’épisode précédent, celui-ci donne vraiment envie de regarder Upa Next en faisant le lien avec la série de manière plus évidente. C’est bien logique : il s’agit de la fin de cette mini-saison.

Tales of the Walking Dead – S01E06

Épisode 6 – La Doña – 16/20
Je suis partagé : j’ai beaucoup aimé l’introduction de l’épisode et une bonne partie des idées qui sont mises en place par celui-ci, mais je trouve que l’histoire proposée aurait peut-être mérité plus de temps que trois quarts d’heure. Tout est précipité du début à la fin, et ça manque de clarté – au sens premier du terme comme au sens littéral – pour qu’on comprenne tout ce à quoi on assiste. Cet épisode est de plus placé en fin de saison, et je comprends un peu pourquoi avec sa fin, mais sans que ça ne soit forcément révélateur de ce que peut être une fin de saison.

Spoilers

Un jeune couple se réfugie chez une vieille femme qu’on dit sorcière pour échapper aux zombies.

Vaya con Dios.

Eh, j’ai oublié de regarder la fin de cette saison en avance la semaine dernière ; il est donc temps de me plonger dedans aujourd’hui. Les débuts d’épisode passent et se ressemblent en tout cas : nous débutons dans une forêt de nuit avec des héros pourchassés par des zombies. Le lendemain matin, nous retrouvons un couple dans la forêt.

Le couple est suivi par un zombie et marche comme si de rien n’était, alors que les USA ne sont vraiment que forêts dans cette franchise, c’est dingue. La femme propose au mec avec elle de se rendre dans un endroit où elle pense qu’ils pourront passer une nuit. Elle le prévient toutefois qu’il y vit une femme qui sera peut-être bizarre avec eux, parce que c’est une sorcière.

Allez, magie et zombie, ça ne peut être que bien cet épisode ? On y ajoute un petit Notre Père en espagnol pour faire bien une fois qu’il fait nuit et qu’ils explorent la maison de la sorcière, et on a tout ce qu’il faut pour des petits jumpscares prévisibles et déjà vus dans tant de films d’horreur. Pour autant, ce n’est pas une mauvaise chose, j’ai trouvé ce début d’épisode plutôt sympathique.

Disons en tout cas qu’on ne perd pas de temps inutilement en introduction : on s’en carre pas mal des personnages, l’ambiance est ici l’important. Et ça fonctionne. Le couple finit par tomber sur Doña Alma, une vieille femme en chemise de nuit qui n’est pas ravie de les voir s’introduire chez elle.

Elle tente de s’en débarrasser, mais la jeune femme en face d’elle la supplie en espagnol de les laisser rester au moins pour la nuit car il fait bien froid dans la forêt. Soit. Elle gagne la confiance de Doña Alma en lui parlant de Maria qui lui a donné son adresse parce qu’elles se connaissaient, depuis l’apocalypse zombie.

Alma leur offre une douche bien nécessaire et un bon repas, mais ce n’est pas suffisant pour Eric, l’homme du couple. Pendant le repas, il insiste donc pour pouvoir rester bien plus longtemps que prévu – ce qui énerve passablement Alma. La Doña demande donc au couple de partir. Eric ne l’entend toujours pas de cette oreille et commence à se montrer violent, n’aimant pas la peine de mort qu’elle souhaite lui infliger comme ça, pour le principe.

Son vœu va rapidement être exaucé : il se lève et lui prend le poignet, et hop, Doña Alma s’étouffe et meure devant le couple qui ne fait rien pour lui venir en aide. C’est trop gros pour que ça passe et la scène m’a plus fait rire qu’autre chose, mais on comprend que le couple va probablement être maudit par la sorcière ensuite.

Cela ne manque pas : la femme se sent étranglée quand elle nettoie le sang de Doña Alma qu’elle a sur le cou, et elle ne se sent vraiment pas à sa place dans la maison. Ce n’est pas le cas d’Eric, bien sûr : lui, il voit l’opportunité de profiter d’une belle maison. Je le comprends autant que je la comprends, à ce stade Quand la malédiction de la Doña se poursuit par contre, je ne peux être que de son côté à elle.

La jeune femme se lance ainsi dans des petites prières pour que Sainte Marie lui vienne en aide, mais tout ce qu’elle entend en retour, c’est la Doña lui rappelant qu’elle est dans sa maison. Brr. Comme ça fait peur, dis-donc. Non. J’imagine que les scénaristes gardent un peu d’intensité pour plus tard. En attendant, le couple, formé juste avant l’apocalypse, doit encore découvrir la maison.

Eric se rend compte qu’Alma avait un perroquet, mais aussi que sa copine a une tendance à croire en bien des superstitions. Il ne semblait pas au courant de l’énergie à laquelle elle croyait, mais il la découvre comme ça avec bien peu d’entrain. Elle semble plus chiante qu’autre chose, à vrai dire. Lui, il est bizarre aussi : je veux dire, qu’il récupère la maison, je comprends bien pourquoi, mais de là à se foutre dans le lit d’Alma sans même chercher à en changer les draps, c’est juste bizarre.

Je comprends pourquoi sa copine hésite, même si l’hésitation qu’on nous présente, c’est plutôt qu’elle n’a pas envie d’utiliser le lit. Du tout. Et ça, c’est ridicule. Bon, ce n’est pas plus ridicule qu’Eric qui est clairement mort de froid en caleçon sur le lit là. Mec, garde ton t-shirt s’il fait si froid que ça ?

Bref, les personnages prennent un bain chaud avant de dormir dans le lit d’Alma. Oui, oui, Dali, la copine, y dort aussi, mais pas très bien. Elle fait ainsi un cauchemar qui n’est pas sans rappeler certaines histoires sur la llorona. Les murs de la maison sont ainsi couverts de sang et elle aperçoit le cadavre de Maria qui se réveille et la pourchasse. Oui, Maria, la femme qui lui a parlé d’Alma ; pas Alma.

A son réveil, Dali en parle à Eric, mais celui-ci tourne une fois de plus l’ensemble à la dérision. Je peux le comprendre, parce que Dali semble de plus en plus dingue. Rongée par la culpabilité, elle ne comprend pas comment Eric peut rester si calme. Il faut dire que sa culpabilité lui donne quelques hallucinations : on en arrive au point où elle imagine que les petits Jésus des crucifix deviennent des êtres mouvants lui sautant dessus.

Sans trop de surprise, Dali souhaite donc quitter la maison et le fait pour une petite promenade de nuit. Je veux bien que la maison soit entourée d’un mur la protégeant, mais ça me paraît un peu débile de sortir de nuit, dans la brume, pour faire une balade, alors qu’on vit dans un monde de zombies. La balade n’est pas des plus agréables, en plus : elle a peur des murmures qu’elle entend, des poules qu’elle croise qui la rassure juste avant d’apercevoir le fantôme de la Doña. J’ai tellement ri de ce jumpscare.

Pendant qu’Alma devient de plus en plus folle avec ses hallucinations, Eric est maltraité par le perroquet de la Doña. Celui-ci répète en boucle qu’il a froid, l’appelle pour le dire beau gosse et surtout pour lui demander ce qu’il a fait. Entre ça et Dali qui est menacée par Alma assurant que c’est sa terre, on sent bien que les personnages sont peut-être un peu plus que prévus dans la merde.

C’est plutôt amusant à suivre, pourtant, avec Eric qui ne croit pas vraiment Dali et fait ce qu’il peut pour la rassurer, avant de coucher avec, bien sûr. Dali décide de quitter la maison au plus vite, mais elle y reste quand même pour la nuit.

La nuit, c’est au tour d’Eric d’avoir des cauchemars. Franchement, c’était plutôt sympathique : il continue d’être embêté par le perroquet et… à son réveil, il se rend compte qu’il l’a tué. Il ne semble pas plus affecté que ça par le meurtre de cet animal qu’il enterre, mais l’épisode nous révèle qu’il n’est plus tout à fait sain d’esprit lui non plus. En effet, le lendemain de ce cauchemar, il se met à son tour à avoir une hallucination.

Ainsi, il se met à entendre Maria l’appeler au secours à la grille de la maison. Celle-ci le supplie de le laisser entrer sur la propriété d’Alma, et il se sent obligé de lui céder, bien sûr. Alors qu’il ouvre le portail, c’est finalement Dali qui refuse de venir en aide à Maria : elle ferme le portail et emmène Eric vers la maison pour lui révéler qu’il hallucine.

En effet, cette Maria n’était qu’un zombie, parce que Maria est morte. C’est intéressant comme histoire de maison hantée et de fantômes, parce que le couple est encore jeune apparemment. Ils ne se font pas tout à fait confiance, et avec tout ce qui leur arrive, la séparation est inévitable. Les pauvres. Ils se sentent entourés de fantômes après les zombies – enfin, les somnambulos, pardon. Qui irait appeler les zombies des somnambules ? C’est fou toutes les idées que les scénaristes trouvent pour ne JAMAIS utiliser le mot zombie dans toutes les séries.

Bref, toujours est-il que le rythme de l’épisode et de la folie des personnages s’accélère sur la fin. Ils ne se font plus vraiment confiance et ont l’impression de s’autosaboter l’un et l’autre, puisque l’un et l’autre passent sous le contrôle de Doña Alma à tour de rôle. Soit c’était vraiment une sorcière, soit la culpabilité les ronge au point de faire vraiment n’importe quoi.

En tout cas, à l’extérieur, le zombie de Doña Alma sort soudainement de terre et ça leur fait encore plus peur. Eh, ils vivent un vrai film d’horreur, alors je les comprends. Je me demande quand même ce que la série essaie de faire avec cet épisode – mais je crois que c’est juste une envie de proposer un monde de zombies et de sorcellerie. L’épisode a ses bons moments, mais je ne suis pas si fan de la conclusion.

La conclusion de l’épisode ? Eric et Dali continuent d’être possédés à tour de rôle par Doña Alma, s’attaquant l’un l’autre, alors que son zombie est là à utiliser de la magie et de l’espagnol pour affirmer qu’ils sont sur ses terres. Cela me donne presque envie de reprendre le reboot de Charmed, mais c’est à peu près tout.

Eric et Dali finissent par s’attirer dans le sous-sol de Doña Alma où leurs âmes sont bouffées par des racines d’un arbre, alors qu’en fait, ils ne font que s’entretuer à coups de couteau. Bon. C’était une fin un peu cryptique, mais on termine en tout cas sur un joli portrait de Doña Alma. Mouais. On dirait que l’épisode a un peu manqué de temps pour raconter tout ce qu’il voulait.

EN BREF – J’aime beaucoup la manière dont la série a voulu se saisir de la franchise avec le meilleur concept possible pour celle-ci : le format anthologique fonctionne bien pour une série de zombies, ça évite de faire face à un sacré nombre d’écueils quand la continuité rend insupportables et increvables les personnages des autres séries. Au moins, il y a chaque semaine le suspense de savoir si les personnages survivront.

J’aime aussi l’idée que la série peut proposer d’approfondir des histoires évoquées dans les séries de la franchise – Alpha – tout en s’en affranchissant aussi énormément au besoin – la Doña, quitte à essayer de nouveaux genres au passage – l’exceptionnel épisode 2, adoré ou détesté, c’est selon.

Pour autant, après six épisodes, je ne sais toujours pas s’il y avait un but à tout ça, un message à faire passer. Plusieurs épisodes ne semblent pas en avoir. Si le but est juste d’occuper 45 minutes avec une histoire de zombies, ça fonctionne… mais est-ce vraiment utile ? Eh, à vous de juger.

Me connaissant, je reviendrai pour une saison 2 : c’est vite vu, ça peut se suivre un peu quand on veut, comme on veut et c’était plutôt qualitatif comme saison.