Tales of the Walking Dead – S01E01

Épisode 1 – Evie/Joe – 16/20
Je n’attendais rien de la série, à part possiblement de l’ennui ou un échec, le tout saupoudré de l’univers habituel de la franchise. Finalement, s’il n’y a aucun doute sur le fait que ça fasse partie de la franchise, l’épisode a ses bons moments. Les personnages sont plutôt attachants pour des personnages que l’on ne connaîtra que trois quarts d’heure, l’histoire proposée finit par être intéressante à défaut de l’être dès le départ et la conclusion m’a fait sourire. En fait, l’épisode est plus réussi qu’un certain nombre de la série-mère, parce qu’il fait rire et parce qu’on s’attache aux personnages, tout en sachant qu’ils peuvent mourir à n’importe quel moment puisque c’est une anthologie. Tout n’est pas parfait, ce n’est pas forcément ce que j’aurais fait de ce premier épisode, mais ça fonctionne.

Spoilers

Un an après les premiers zombies, Joe sort de son bunker pour faire un long voyage.

Are you afraid ?

L’épisode commence par un type tranquillement en train de revoir un match de foot qu’il connaît par cœur. Ma foi, si l’apocalypse avait frappé depuis 402 jours le monde et que j’avais un abri anti-nucléaire comme le sien ET que je vivais seul avec un chien… possiblement que moi aussi je regarderai en boucle les mêmes épisodes de séries. C’est important d’avoir des DVD pour ça d’ailleurs !

Le truc, c’est que le chien vieillit tout de même, donc au milieu de la routine qui consiste à sortir le chien pour qu’il aille faire pipi dans le jardin tous les jours, il y a quelques petits problèmes qui finissent par lui arriver. Le chien fait de plus en plus pipi partout parce qu’il vieillit, et ça force notre monsieur à sortir le chien en pleine nuit.

Ce n’est pas un bon calcul pour lui : le chien se fait finalement bouffer par un zombie, malgré toutes les précautions de son maître. D’un coup, la routine paraît bien fade : le personnage est clairement en deuil et est dégoûté de ne plus pouvoir s’occuper de son chien. Il n’a même plus de Sudoku pour s’occuper en plus. Bref, il déprime.

Moi aussi, un peu. Autant l’idée d’une anthologie fonctionne bien, autant j’aurais aimé qu’on commence par un épisode qui reprend vraiment au commencement de l’apocalypse. Là, c’est un peu frustrant de voir que le monde est déjà parti en vrille quand tout ce que tout le monde demande, c’est d’en revenir au début de cet univers. Tant pis.

L’homme a donc un bunker et tout ce qu’il faut pour survivre, mais il se sent seul. Il est persuadé d’être le dernier humain en vie dans sa région – c’est une erreur grossière – et il décide alors de partir de chez lui en moto. C’est bien, c’est discret, ça ne va pas du tout attirer les zombies ça. S’il décide de partir, c’est surtout parce qu’il sait qu’il n’est pas le seul dans un bunker. Ainsi, il a imprimé ses conversations avec une nana qui avait acheté elle aussi un bunker.

Il souhaite la retrouver après avoir refusé de la rencontrer une bonne année plus tôt, mais bon, admettons. Partir en moto ? Pire idée du monde. Il tombe vite dans des pièges et se retrouve ainsi prisonnier d’une femme qui a vécu seule un peu trop longtemps elle aussi. Je suis super content de retrouver Olivia Munn sur mon écran, mais je ne m’attendais certainement pas à la voir ici et dans ce rôle-là.

Son rôle ? Elle fait de Joe son prisonnier (oui, il s’appelle Joe), elle est dans un délire d’énergie mal écrit, elle mange bio depuis avant l’apocalypse et elle le recrute le lendemain pour qu’il soit son chauffeur. Elle connaît toutes les routes du coin, mais elle n’a pas de véhicule. Lui, il a sa moto. Le roadtrip est plutôt longuet à suivre, et encore, on nous épargne une bonne partie de celui-ci. On a toutefois droit à la pause pipi de Joe, menotté, et au fait qu’il a des écouteurs qui fonctionnent encore. Il chante donc plutôt que d’écouter sa co-pilote qui continue de le braquer avec son flingue tout du long. Ou pas. Franchement, il a à peu près une centaine de moyens de s’échapper, mais il ne le fait pas.

C’est donc bien fait pour lui quand Evie (c’est son nom d’après le titre de l’épisode) se met à fouiller dans ses affaires pour apprendre à le connaître et savoir si elle peut lui faire confiance. C’est à peu près évident que ce duo est fait pour rester ensemble un bon moment, mais bon. En plus, ça me fait rire, cette histoire de confiance : elle n’a pas confiance en lui, par contre, faire du feu dans une forêt probablement pleine de zombies et dormir à côté d’un type qui pourrait la défendre, mais est menotté ?

Pas un problème. Ils passent une autre journée à parcourir l’Ohio le lendemain et durant la nuit, ils sont assez logiquement attaqués par un groupe de zombies bien dégueulasse. J’ai bien aimé le zombie à travers duquel on voyait, c’était rigolo – mais ça indique une grosse souffrance pour lui tout de même : il n’a pas de cœur. On découvre aussi qu’Evie a fait de la Capoeira et qu’elle s’en sert pour survivre.

Survivre ensemble à une attaque de zombies, ça rassure apparemment. Et ça rapproche : les deux personnages se font désormais confiance et passent du temps ensemble, sans menotte. J’ai bien envie de les apprécier, mais bon, je ne sais pas si ça sert à grand-chose : de toute manière, à la fin de l’épisode, c’est fini pour eux. Je soupçonne quand même les scénaristes d’introduire des personnages qui finiront dans une autre série à un moment ou un autre, mais bon, en attendant, c’est censé être un épisode et puis c’est tout.

On apprend malgré tout à connaître Evie, histoire de s’attacher à elle. Je suis partagé : ça ne me sert à rien de savoir qu’elle ne boit pas d’alcool, fume de la drogue et qu’elle était mariée, mais je vois l’idée de nous faire nous attacher juste assez pour qu’on s’inquiète pour elle lors d’une autre attaque. En vérité, il n’y a pas vraiment besoin de tout ça : j’adore Olivia Munn.

Bon, Joe a plus de mal avec elle et ses lubies sur la magie et le monde merveilleux. Le pauvre Joe se fait tout de même voler sa moto à cause d’elle le lendemain, et il n’est même pas capable de la récupérer en tirant sur son voleur… parce qu’évidemment le flingue n’était pas chargé. Au-delà de ce que pense Joe d’Evie, à savoir qu’elle est naïve, j’aime bien ce personnage pour l’humour qu’elle apporte à l’épisode. Franchement, elle est marrante à s’attacher immédiatement au mouton qu’on lui donne à la place de la moto, même si elle est aussi dingue que possible à faire une petite prière à la mort de chaque zombie.

Par contre, pour Joe, c’en est trop, et ça mène à une dispute entre eux. Il était censé être à moins de douze heures de sa copine de bunker, et il se retrouve à devoir faire une très longue marche. Heureusement, avant le vol de la moto, Evie a pu lui dire où était probablement « Ushldbscrd », la nana qu’il recherchait.

Contre toute attente, Joe parvient finalement à retrouver la maison et, mieux encore, Sandra, la nana, est toujours dans le bunker. Elle l’autorise évidemment à rentrer dans le bunker et prend aussitôt soin de lui, car il est blessé. Si c’est pas mignon tout ça. J’ai du mal à faire confiance à Sandra tout de même, même si elle est très mignonne avec Joe en apparence.

Evie a un peu moins de chance de son côté. Elle cherche à retrouver son mari – ex-mari ? La situation n’était pas claire entre eux avant l’apocalypse – Steven. Malheureusement pour elle, il n’est plus dans sa maison alors elle ne peut qu’espérer qu’il survive à tout ça.

De manière assez prévisible, Sandra nous drogue donc Joe. C’est pourtant bien elle : elle connaît tous les détails de la vie de Joe, mais elle ne lui fait pas confiance. Elle est complètement parano après un an à vivre seule et la situation romantique entre eux tourne vite à la torture. Franchement, si elle a si peur qu’il soit là pour lui voler son bunker, pourquoi lui avoir ouvert la porte ? Elle n’est pas très maligne.

J’aime bien le petit côté thriller que ça prend, surtout que Joe est drogué. Sandra ? Il est révélé qu’elle est une psychopathe collectionnant les montres des mecs qui débarquent dans son bunker pour lui voler. C’est un peu gros qu’elle prenne le dessus à chaque fois sans tomber sur des groupes comme ceux de la série-mère, mais admettons, on va faire comme si ça fonctionnait comme idée.

Elle tente bien de tuer Joe comme les autres, mais elle se rate à cause… de l’amulette de protection donnée par Evie à Joe. C’est un peu une sorte de talisman, ça compte pour le Bingo Séries, non ? Bon, peu importe vous me direz : ce qui est intéressant ici, c’est que Joe survit et est de nouveau fait prisonnier au moment où Sandra remarque qu’Evie arrive chez elle.

Pas de bol pour Sandra, Evie est habituée à la drogue qu’elle tente de lui donner, et ça ne fonctionne donc pas sur elle. Au contraire, Evie remarque aussitôt que la drogue est là, et elle n’hésite pas à prendre le dessus Sandra. Cela lui permet de retrouver Joe, de le libérer et… de le regarder tuer Sandra. C’est tellement abusé ! Ils auraient vraiment pu communiquer tous les trois et tout ça n’avait pas à mal se terminer entre eux.

En plus, Evie et Joe font ensuite un choix étrange : ils quittent le bunker, toujours avec leur nouvel animal préféré, en y laissant Sandra zombie derrière eux. Cela aurait été plus simple de se débarrasser du zombie et de se garder le bunker à eux deux franchement. Bon après, ils viennent juste de s’engueuler et ne sont peut-être pas si potes que ça, mais bon, la fin de l’épisode nous montre qu’ils sont coincés ensemble de toute manière, et qu’ils le vivent plutôt bien.

Tales of the Walking Dead (S01)

Synopsis : Une anthologie pour raconter tout plein d’histoires de survivants de l’apocalypse zombies de The Walking Dead.

Pour commencer : Je sais bien que je n’ai pas tenu ce que j’avais dit, qui était de terminer de voir mes saisons de retard dans les deux autres spin-offs de la série principale avant d’en commencer un nouveau, mais ce n’est pas grave, j’ai quand même envie de tenir ce que j’avais dit, qui était que je regarderai cette série quand elle sortirait.

Elle était censée commencer aujourd’hui, alors il n’y a pas de raison que je ne regarde pas cet épisode, surtout qu’il fait 47 minutes, c’est bien pour le comptabiliser dans mon échec du #WESéries en cours. Autrement, je n’ai rien à dire pour ma défense : oui, j’entame un nouveau spin-off de la série, oui je sais que les épisodes vont être trop long, oui, je déteste le format de l’anthologie et oui, je sais parfaitement que personne n’a envie d’un énième spin-off.

Mais eh, pourquoi ne pas se faire quelques zombies après tout ? Cela ne peut pas faire de mal et, qui sait ?, peut-être que la surprise sera bonne ? Trêve de suspense, voilà mon avis sans spoiler sur les épisodes :

Note moyenne de la saison : 16/20

S01E01 – Evie/Joe – 16/20
Je n’attendais rien de la série, à part possiblement de l’ennui ou un échec, le tout saupoudré de l’univers habituel de la franchise. Finalement, s’il n’y a aucun doute sur le fait que ça fasse partie de la franchise, l’épisode a ses bons moments. Les personnages sont plutôt attachants pour des personnages que l’on ne connaîtra que trois quarts d’heure, l’histoire proposée finit par être intéressante à défaut de l’être dès le départ et la conclusion m’a fait sourire. En fait, l’épisode est plus réussi qu’un certain nombre de la série-mère, parce qu’il fait rire et parce qu’on s’attache aux personnages, tout en sachant qu’ils peuvent mourir à n’importe quel moment puisque c’est une anthologie. Tout n’est pas parfait, ce n’est pas forcément ce que j’aurais fait de ce premier épisode, mais ça fonctionne.
S01E02 – Blair/Gina – 20/20
Cet épisode va diviser et sera soit adoré, soit détesté. Moi, il est tout à fait mon genre de bon gros délire, donc je l’ai adoré, vous l’aurez compris. Les scénaristes sont en roue libre et tentent des choses qu’ils n’auraient jamais pu faire dans aucune des séries de la franchise, pour un rendu qui aura réussi à me faire rire – sans être pour autant entièrement de la comédie. C’est particulier, d’accord, mais c’était l’éclate cet épisode !
S01E03 – Dee – 14/20
Ce n’est pas un mauvais épisode en soi, surtout que j’aime beaucoup l’ambiance qu’il instaure au début et l’idée mise en place pour la survie (une idée à laquelle j’avais déjà pensé et qui était un peu exploitée dans un autre spin-off à un moment), mais je le trouve tout de même pas mal décevant. En effet, il apporte des réponses peu satisfaisantes et une origin story qui paraît bien peu nécessaire à un personnage que j’adorais détester avant, et que je vais continuer de détester de toute manière. Bref, ça n’est pas exactement ce que j’en attendais. Pris indépendamment de mes attentes et de ce que l’on sait déjà des personnages, il fonctionne bien cependant, alors je vais continuer de dire du bien de ce spin-off pour l’instant.
S01E04 – Amy/Dr Everett – 14/20
J’ai eu du mal à prendre l’épisode au sérieux, parce que la première scène m’a provoqué un fou rire plus qu’autre chose. On va dire que c’est une réaction de malaise ? Le reste du débat science/sociologie avec le point commun de la nature est un peu plus intéressant et pourrait offrir des pistes de réflexion plus vaste dans une série qui ne soit pas une anthologie. Je crois comprendre le but de l’épisode pour les scénaristes, j’aime bien l’idée, mais ça ne prend pas tout à fait sur moi – peut-être aussi parce que les deux personnages ne sont pas très appréciables.
S01E05 – Davon – 14/20
J’aurais envie de mettre une meilleure note à un épisode qui a su me captiver, mais la vérité est que si je suis vraiment objectif, il devrait peut-être en avoir une moins bonne. J’ai accroché au mystère, mais sa résolution est plutôt décevante et il y a quelques entorses aux habitudes de la franchise pour y arriver, ce qui divisera à coup sûr les personnes regardant l’épisode. J’aime bien l’idée de base en tout cas et c’est une histoire plutôt intéressante, déjà vue plein de fois dans d’autres contextes, mais, en ce qui me concerne, jamais avec des zombies. Ca passe très bien pour un dimanche matin.
S01E06 – La Doña – 16/20
Je suis partagé : j’ai beaucoup aimé l’introduction de l’épisode et une bonne partie des idées qui sont mises en place par celui-ci, mais je trouve que l’histoire proposée aurait peut-être mérité plus de temps que trois quarts d’heure. Tout est précipité du début à la fin, et ça manque de clarté – au sens premier du terme comme au sens littéral – pour qu’on comprenne tout ce à quoi on assiste. Cet épisode est de plus placé en fin de saison, et je comprends un peu pourquoi avec sa fin, mais sans que ça ne soit forcément révélateur de ce que peut être une fin de saison.

Uncoupled – S01E01

Épisode 1 – 14/20
Comme trop souvent avec Netflix, la comédie n’a rien de bien comique – ce n’est pas la série qui me fera rire aux éclats. Cependant, Neil Patrick Harris reste une valeur sûre et tout le casting est vraiment sympathique. On sent passer les 30 minutes, mais ça reste divertissant ; c’est exactement ce que j’en attendais, sans grande surprise pour le moment. Pas désagréable, pas incontournable. J’aurais aimé que ce soit le cas.

Spoilers

Michael organise une fête d’anniversaire à son copain Colin pour ses 50 ans. Après 17 ans de relation, il ne se doute pas du tout que Colin souhaite le quitter.

Colin’s not coming.

L’épisode commence directement par un couple heureux, un peu trop vu le titre de la série. Il est difficile de ne pas voir immédiatement Barney dans la série, parce que dès la deuxième scène, il enfile un costard. Vraiment, bien que le rôle soit différent, le costume est le même, et Neil Patrick Harris fait du Neil Patrick Harris. La bonne nouvelle, c’est qu’entre lui et l’acteur incarnant son mari, la série marque déjà des points : ce sont des acteurs que j’aime, c’est bon signe pour la suite.

Si le couple est heureux, on voit bien que celui dont c’est l’anniversaire, Colin, n’est pas ravi d’avoir cinquante ans, et que ça l’affecte plus profondément qu’il ne le montre ou que son copain ne semble le voir. D’ailleurs, c’est surtout ça le problème : on sait déjà qu’ils vont rompre, et on voit bien que le problème vient en partie de Michael qui ignore totalement ce que lui dit son copain.

Ainsi, alors que Colin explique qu’il ne veut pas fêter ses cinquante ans, nous suivons de toute manière la vie de Michael pendant qu’il se rend au travail, tout en organisant la soirée d’anniversaire de son mec. Et il ne fait pas dans la demi-mesure, on l’apprend bien vite, notamment quand il parle avec sa collègue : il y a toute une reconstitution de boîte de nuit et beaucoup trop d’invités pour quelqu’un qui ne veut pas fêter son anniversaire.

Quant à la collègue, j’adore cette actrice, je ne savais pas qu’elle serait là, alors je suis content. La journée possède tout de même un signe avant-coureur de ce qui attend Michael, je crois : il reçoit un appel qui lui annonce qu’ils ont été cambriolé avec Colin. C’est une employée qui remarque qu’il manque une partie des affaires du couple… mais une partie seulement. La collègue de Michael ne peut s’empêcher de faire une blague sur ce qu’il manque qui serait pas mal pour un vide-grenier gay, loin de se douter de ce qu’il va bientôt se passer.

Finalement, le soir même, au moment où Michael s’apprête à faire entrer Colin dans le club qu’il a loué pour la fête d’anniversaire, Colin révèle qu’il a l’intention de le quitter et qu’il a déménagé. C’est la douche froide pour Michael, mais bon, Colin ne pouvait pas non plus se douter que son mec l’emmenait à une énorme soirée surprise. Ca pour une surprise, c’est une surprise.

Cette soirée est l’occasion pour nous de rencontrer les amis de Michael et Colin, notamment les Jonathan qui ont l’air plutôt marrant à voir et à connaître. Michael a aussi ses parents sur place, tant qu’à faire, et tout le monde est bien heureux d’être là à l’anniversaire de Colin organisé par Michael. C’est bien triste pour Michael, parce que tout le monde fait la fête et célèbre non pas seulement Colin, mais aussi son couple avec Michael.

Ce dernier se retrouve ainsi à porter un toast à Colin sans avoir eu le temps de lui parler, et forcément, ça se résume au fait qu’il est amoureux de lui et qu’il ne peut pas vivre sans lui. C’est beau, c’est mignon, mais c’est aussi étouffant – et je ne parle même pas de la chanson qui rappelle que son mec a 50 ans alors qu’il lui avait dit ne pas vouloir le fêter. La chanson est géniale, je veux bien des amis comme ça, mais apparemment, ce n’est pas ce que veut Colin.

La rupture ? Elle a lieu à la fin de la soirée, et elle est dure à vivre, avec Colin qui reproche à Michael de toujours tout ramener à lui – ce qu’il fait effectivement sous le choc de savoir qu’un agent immobilier de New-York qui n’est pas lui a trouvé un appartement pour que Michael puisse le quitter.

Le lendemain, Michael cherche donc à parler à Colin comme il le peut, mais ça n’est pas si évident quand Colin ne lui répond pas vraiment ; à part pour lui expliquer par SMS qu’il a pris rendez-vous avec un thérapeute de couple. Cela laisse au moins de la place pour l’espoir à Michael, qui se raccroche à ça. Un peu trop, peut-être.

Michael en parle forcément à sa collègue, sur le lieu de leur travail, sans se rendre compte qu’il est encore au travail. Sans trop de surprise, elle en revient donc au travail sans être de vrais bons conseils pour lui. J’ai des doutes sur les amis qui entourent Michael dans sa vie, franchement, et Michael lui-même semble se porter bien pour une rupture après 17 ans de relation. La série manque d’un quelque chose pour que j’accroche à fond, avec des amis qui sont très détachés de ce qu’il se passe dans la vie de Michael parce que lui-même semble s’en détacher.

Il poursuit donc sa vie comme si de rien n’était. Quand il s’agit d’aller au travail, pourquoi pas – encore que le lendemain d’une grosse soirée comme ça, tu peux prendre un jour de congé, non ? – mais quand il s’agit d’aller à une soirée ? Bof. Non ? Je ne sais pas, c’est étrange.

En tout cas, Michael refuse de se dire célibataire, expliquant que son partenaire n’est simplement pas là pour la soirée. Il est un peu dans le déni, mais ça ne l’empêche pas de sécuriser un rendez-vous pro important pour le lendemain matin. En effet, il est à côté d’une femme qui divorce et dont l’appartement incroyablement superbe va se retrouver à vendre.

Pas de bol pour lui, le lendemain, Suzanne, sa collègue, est en retard. Cela le fait plutôt mal voir par la propriétaire du lieu, mais elle reste très amicale avec lui, lui racontant ainsi son divorce – ou en tout cas la rupture surprise. Son mari ne la trouve plus drôle et prend de la distance, partant vivre dans un autre appartement. Cela fait carrément flipper Michael parce que la situation est beaucoup trop similaire à la sienne.

L’appartement ? Ce n’est pas le point le plus intéressant pour les scénaristes, qui préfèrent juste faire de l’humour avec l’arrivée en retard de Suzanne et la présence de Tyler Hawkins, un concurrent direct de nos agents immobiliers. Il est introduit comme un personnage que l’on reverra et comme un concurrent tellement direct de Michael que ça n’annonce rien de bon.

Tout ça nous mène finalement au rendez-vous de thérapie de couple pour Colin et Michael. Ce dernier est content d’être présent à la thérapie et espère pouvoir écouter Colin. Ce n’est pas du tout ce qu’il se passe : Michael couvre de cadeaux Colin, lui coupe la parole et monopolise clairement le temps de la thérapie. Le psy essaie de se montrer encourageant, mais bon, j’ai du mal à envisager une issue positive pour Michael.

Et apparemment, je fais bien : il lui envoie un SMS pour le prévenir qu’il ne viendra pas à la soirée à laquelle ils sont invités. C’est d’autant plus bâtard qu’il avait dit pendant la thérapie qu’il le rejoindrait et qu’il profite d’un autre SMS pour lui dire qu’il n’envisage pas une suite à leur relation. Du tout. Malgré le rendez-vous chez le psy la semaine suivante.

Michael se retrouve donc seul chez lui le soir, à ouvrir le cadeau qu’il avait prévu pour Colin : une photo d’eux. Angoissant, un peu. Suzanne l’appelle alors pour lui révéler qu’elle sait où Colin vit. Et avec qui. Ah. Possiblement, ça va tout changer, parce que pour l’instant, ma vision des choses, c’est quand même que Michael aurait pu prendre plus soin de son couple. Maintenant si on nous dit que Colin est parti vivre avec Tyler (ou avec le fils de Suzanne, ce serait drôle), ça va un peu trop nuancer le tout et permettre à Michael de se plaindre vraiment.

Uncoupled (S01)

Synopsis : Michael et Colin sont en couple depuis 17 ans. Aujourd’hui est le dernier jour de leur relation, mais Michael ne le sait pas encore.

Pour commencer, je sais bien que j’avais dit que je ne commencerais plus de série tant que je n’étais pas à jour dans le reste, mais eh, c’est une série avec Neil Patrick Harris dans le rôle-titre, ça vaut bien une petite entorse à ma règle ? En plus, il n’y a que huit épisodes, ce qui fait un total de 4h, ce n’est pas grand-chose. Et puis, c’est une série avec Darren Star comme producteur, c’est généralement un gage de qualité et le genre de série que je peux regarder sans avoir à m’épuiser dans l’écriture de la critique.

Pour autant, je n’ai pas l’intention de passer quatre heures d’un coup devant : je sais que le rythme Darren Star peut être épuisant. Je me demande aussi ce que ça va donner avec le mix Netflix. Emily in Paris a trouvé rapidement un ton qui lui était propre et qui fonctionnait, mais je ne parie pas sur le même délire avec Uncoupled.

C’est une comédie Netflix, je sais à quoi m’attendre avec eux, ça va être trente minutes d’épisode qui seront probablement longues car il se passe plein de choses, mais pas forcément parce que je ris beaucoup comme avec Younger. Pour une fois, j’ai vu la bande-annonce avant de me lancer, et je vois vraiment vers quoi on se dirige : une bonne série, qui ne parviendra pas à se démarquer pour autant. Autrement dit, je la vois comme un bon divertissement pour l’été : je suis en vacances, voir Neil Patrick Harris qui va recommencer à enchaîner les conquêtes tout en essayant de guérir de sa rupture, ça me paraît bien comme planning, mais à petite dose.

Voir aussi : Cinq séries à savourer cet été

S01E01 – Chapter 1 – 14/20
Comme trop souvent avec Netflix, la comédie n’a rien de bien comique – ce n’est pas la série qui me fera rire aux éclats. Cependant, Neil Patrick Harris reste une valeur sûre et tout le casting est vraiment sympathique. On sent passer les 30 minutes, mais ça reste divertissant ; c’est exactement ce que j’en attendais, sans grande surprise pour le moment. Pas désagréable, pas incontournable. J’aurais aimé que ce soit le cas.