Debris – S01E10

Épisode 10 – I Am Icarus – 18/20
La série revient comme convenu avec un épisode très prenant qui est la suite directe du précédent. Si l’impact n’est pas aussi grandiose que ce que l’univers des possibles nous laissait imaginer, je trouve tout de même que cette histoire est vraiment cool pour montrer à quel point les débris peuvent proposer une histoire grandiose. Et puis, la série ne s’encombre pas avec des fausses pistes ou des angles morts : ça tient la route, et c’est à mes yeux le plus important.

Spoilers

Bryan tente coûte que coûte de retrouver sa réalité, quitte à risquer le sort de l’univers au passage.


Georges Jones is the only one who can save the world.

Comment voulez-vous que je commence ma journée par autre chose que cet épisode ? Il a pourtant fallu que je me fasse à l’idée parce que je n’ai pas trouvé immédiatement l’épisode. Par contre, à la seconde où j’ai pu mettre ma main dessus, j’ai voulu savoir la suite de ce cliffhanger traumatisant de l’épisode de la semaine dernière… vu il y a seulement deux jours, heureusement.

On reprend exactement sur la même intrigue et exactement là où nous en étions dans l’épisode précédent. Bryan vient donc voir Shelby qu’il avait menotté et le libère, avant de lui expliquer les règles qu’il vient d’apprendre de son coup de fil à Finola. Bryan reconnaît ne pas savoir ce qu’il veut – ou en tout cas, ne pas être honnête. Ils ont peu de temps pour sauter dans l’eau, mais Bryan prend encore le temps de retirer sa veste. C’est très con, parce que ça lui prend suffisamment de temps pour se faire tirer dessus par sa partenaire et mourir peu à peu sous l’eau.

Heureusement, donc, il parvient à sauter et finir sous l’eau, ce qui est suffisant pour qu’il remonte à nouveau le temps. Malheureusement pour lui, il se retrouve coincé avec exactement la même partenaire.

La surprise vient alors du fait qu’il tombe sur Kathleen, la sœur de Shelby. C’est un bon twist et c’est logique : Shelby et Kathleen aussi ont été séparés alors qu’ils sautaient en même temps. Bien sûr, Kathleen est comme Shelby, particulièrement déprimée d’avoir perdu son frère, mais elle reprend espoir quand elle comprend que Bryan connaît son frère. Ben oui, Bryan se présente comme il peut et lui fait un résumé de l’épisode précédent, ce qui peut aussi aider les audiences peu attentives à capter ce qui est en train de se passer, parce qu’on n’attend pas un double épisode dans une série procédurale normalement.

Kathleen lui montre alors que les dommages sur l’univers qu’il craint sont déjà en train de se faire : son salon est en train de se transformer en une fusion de plusieurs réalités. Ils peuvent les voir, mais ils ne peuvent pas être vus… Peut-être que la solution serait de plonger dans ces réalités, tout simplement ? Ils n’en semblent pas capables, c’est dommage. Bryan est obnubilé par Finola, par contre, c’est étrange et ça va un peu trop vite cette obsession étant donné leur relation pour le moment. Il comprend en tout cas qu’il faut retrouver au plus vite sa partenaire avant la destruction de l’univers.

Bon, en revanche, il a toujours une partenaire dans cette réalité et elle est grave chiante. Il sait même qu’elle n’hésitera pas à lui tirer dessus, alors Bryan essaie de rassurer Grace de manière bien plus calme que la fois précédente. Pour cela, il lui explique que le débris est au fond de l’océan et qu’il a besoin de temps pour tout régler en contactant Georges Jones.

Le problème, c’est que Grace lui rappelle qu’il a tué Georges Jones deux jours plus tôt. La sœur comprend que tout ça est vain et décide donc de plonger pour remonter à nouveau le temps, même si elle n’a pas l’habitude de le faire. Cette fois, Bryan semble apprendre de ses erreurs et ne retire pas sa veste… mais il est encore en train de nager derrière Kathleen, qui avait une longueur d’avance sur lui, quand elle repart en arrière.

Par conséquent, quand la boucle recommence, Bryan n’est plus dedans. Nous retrouvons à la place Finola dans la voiture, avec un nouveau partenaire, Gibson. C’est une excellente chose ça, parce qu’elle tombera probablement sur la sœur qui lui dira tout ce qu’elle peut. Par contre, pourra-t-elle la croire ? Ce n’est pas gagné. L’avantage, c’est que Finola semble en désaccord avec son partenaire – le même relou que celui que Bryan se coltinait plus tôt. L’autre avantage, c’est donc que Kathleen a une longueur d’avance aussi sur Finola : ainsi, elle n’hésite pas à lui donner le nom de son père pour gagner sa confiance et du temps.

Elle annonce de manière quelque peu dramatique que le monde peut être sauvé par Georges Jones, et uniquement lui. La sœur explique tout ce qu’elle peut en un minimum de temps. Franchement, elle est convaincante quand elle affirme à Finola qu’elle doit absolument appeler son père, parce que l’univers continuera d’être détruit autrement… mais nous, on sait qu’elle ment en partie à Finola, exactement comme son frère jumeau dans l’épisode précédent.

Finola est pourtant bien forcée de la croire. Ce qui est intéressant avec cette réalité, c’est que Georges est un scientifique respecté dans un grand laboratoire gouvernemental… Cela change tout et l’existence de ce multivers et de brèches possibles avec les débris signifient qu’on pourra probablement avoir des alter-égos plus tard dans la série. Le problème est en tout cas que Georges repart en arrière, avec moins d’informations que dans les versions précédentes puisque Finola ne sait pas tout.

Une constante, toutefois : Georges refuse qu’elle saute à nouveau dans l’eau, évidemment. C’est plutôt logique, parce qu’il repart avec toujours les mêmes informations, il doit en arriver à la même conclusion. En revanche, cette fois, il travaille avec Maddox qui connaît Bryan. Seulement voilà, dans cette réalité, il n’a pas sauvé la vie de Bryan, qui est devenu un criminel. L’univers des possibilités est immense là pour nous expliquer ce qu’a fait Bryan…

Dans la maison où Finola se trouve toujours, les brèches vers un autre univers continuent de s’ouvrir. Bryan et Shelby peuvent donc voir Finola et Kathleen, mais Bryan comprend que ce n’est pas la bonne Finola à son regard. Il tente de lui écrire un message, mais bien sûr, la brèche se referme avant qu’ils ne puissent communiquer efficacement. Pourquoi avoir mis tant de temps à écrire Bryan ? C’est frustrant.

Malgré ce qu’elle vient de voir, Finola refuse que Kathleen saute à nouveau. Le problème, c’est qu’elle culpabilise énormément, parce qu’elle est celle qui a demandé à Shelby de sauter encore et encore. On tourne en boucle avec Kathleen qui se précipite pour sauter à nouveau, quitte à détruire l’univers encore un peu plus. Elle veut retrouver son frère coûte que coûte après tout. Finola n’ose pas sauter immédiatement pour autant.

Lorsque la boucle se reforme, nous suivons donc cette fois Kathleen que l’on connaît assez pour ça. Elle est particulièrement déprimée et passe la journée à regarder le reflet de son frère dans une brèche. Shelby tend enfin la main vers sa sœur. C’est plutôt logique, mais Bryan l’arrête… on ne peut donc pas passer d’un univers à l’autre simplement avec cette brèche. Je me demande quand même ce qu’il se passerait si on envoyait un objet d’un univers à l’autre. Ce serait probablement mauvais signe – l’univers se fracasserait encore plus vite, j’imagine.

Bien sûr, tout ça nous renvoie à une nouvelle équipe se pointant chez Kathleen. Il est question cette fois de voir Finola et Grace en duo, et j’aurais beaucoup aimé suivre cette série, car les deux personnages sont plutôt intéressants comme duo. Le problème, c’est que cette fois, la dégradation lourde de l’univers est visible dès l’extérieur de la maison : le compte à rebours avant l’arrivée d’une équipe d’intervention qui empêcherait Kathleen de sauter est donc beaucoup plus tard.

Cela dit, Kathleen est quant à elle beaucoup plus prête à expliquer à Finola ce qu’il se passe. Le discours est bon et fait un résumé bien plus précis de l’épisode que la première fois, permettant en plus à Finola de parler directement à Bryan. Elle ne le connaît toujours pas, mais elle semble faire confiance à cette gamine qui a énormément d’informations sur elle et qui lui montre Bryan à travers une brèche. Celui-ci explique que dans une version que nous n’avons pas vue, Georges Jones lui a parlé de « Déviation bilatérale ».

Il aimerait donc que Finola le contacte, mais elle écrit qu’il est mort bien sûr, et met trois plombes à écrire quatre lettres sur son bout de papier. Ne pouvait-elle pas simplement le mimer ? C’est un détail, je sais, mais on les sait pressés par le temps. Dans le même genre, Shelby et Kathleen sont de belles plantes vertes sur ce coup-là, alors que bon, ils pourraient en profiter pour écrire eux aussi. Qu’importe.

Il y a un petit quelque chose qui me dérange tout de même, c’est que l’on ne sait pas quel Bryan est en train de faire équipe avec Shelby. Celui que l’on suit depuis le début de la série est censé être resté en arrière… On sait bien qu’il y a plusieurs univers où cela se déroule en même temps, mais c’est une minuscule incohérence à résoudre par nous-mêmes, c’est étonnant avec cette série.

Pour la résolution : Shelby et Bryan ont été séparés en début d’épisode lorsque Bryan est tombé pour la première fois sur Kathleen. On peut donc imaginer qu’il a convaincu ensuite un autre Bryan de le suivre. Une question se pose encore : arrivent-ils dans un univers parallèle qui existe ou sont-ils les créateurs de cet univers, bien malgré eux ?

Qu’importe, il faut que j’en revienne à ce superbe épisode. Kathleen essaie alors de convaincre Finola de sauter avec elle. Contre toute attente, Finola accepte cette proposition à l’encontre des lois de la physique et de la logique. Elle regarde Shelby plonger, hésite et… la suit finalement. Bien, encore un personnage qui remonte le temps, ça ne va pas du tout poser un problème par la suite, ça.

Et si les quatre sautaient en même temps, ne pourraient-ils pas finir à nouveau tous ensemble ? Ce n’est pas gagné, tout de même, mais ce serait logique – on sait que Shelby n’a jamais sauté en même temps que son frère, a priori. La boucle recommence pour Finola qui se retrouve à découvrir que son père est en vie dans cet univers… mais elle ne capte pas tout de suite ce que ça veut dire en ce qui concerne le monde et l’univers à sauver.

Finola peut finalement retrouver Kathleen dans sa maison et comme elles se rappellent l’une de l’autre, tout ça va plus vite. Bien sûr, Finola prend la décision d’appeler son père, et elle reste sans voix quand elle l’entend. La pauvre. Elle vient d’une réalité où son père est mort depuis un moment, je ne suis pas sûr qu’elle soit si pressée de quitter celle-ci et de parler de « Déviation bilatérale » avec lui. Malheureusement, l’hélicoptère arrive alors Finola en arrive bien vite à demander à son père quels sont les derniers mots qu’il lui dirait s’il devait ne plus jamais la revoir. Il n’est pas bien original avec un « I love you » bien prévisible. En tout cas, Finola en arrive à la même idée que moi : Kathleen et Shelby doivent sauter en même temps.

Le saut doit se faire exactement au même moment des deux côtés pour permettre de restaurer l’ordre d’origine. Finola prend encore le temps de réfléchir à tout ça : ils doivent synchroniser les montres pour deux minutes et sauter, eux, mais aussi Bryan et Finola qui sont des électrons libres perturbateurs. L’avantage, c’est que même si Finola n’a jamais fait équipe avec lui, Bryan la connaît assez pour comprendre ce qu’elle veut avec des regards. C’était chou.

Ils ont deux minutes pour sauter, mais Finola hésite encore à sauter, parce que son père est en vie dans cette réalité… Elle n’a pas envie de l’oublier. Ils ont intérêt à se dépêcher, mais tous sont super lents à se diriger vers le débris qui pourrait tous les sauver. Finalement, le saut se fait enfin pour tout le monde, et il se synchronise suffisamment. Qu’est-ce que cet épisode est cool ! Les quatre sont donc au fond de l’eau et n’ont plus qu’à attendre que le débris s’active enfin.

On en revient alors à Bryan et Finola travaillant ensemble. Je suis frustré par la fin d’épisode, parce que Bryan semblait se souvenir d’absolument tout au départ… mais finalement non. C’est bien plus logique comme ça : il ne comprend pas ce que dit Shelby en fin d’épisode et c’est normal puisque Shelby et Kathleen sont revenus au point de départ.

Pourtant, le point de départ n’est pas celui dans lequel semblaient être Finola et Bryan, qui sont arrivés dans un monde où il avait un petit frère – donc dans un autre univers déjà. Il est important de se souvenir de tout, je pense, parce que ce double épisode était génial : je veux un impact pour la suite ! J’aurais aimé que les scénaristes trouvent quelque chose pour que les personnages se souviennent – ou juste qu’ils se le racontent, avec une petite fusion des univers dans la tête des personnages étant passés de l’un à l’autre.

De son côté, Maddox découvre que sa femme a rendez-vous sans lui dans leur restaurant préféré une fois la réalité restaurée. C’est intrigant d’en revenir à cette intrigue, mais le but est de nous montrer que cette fois, il n’ira pas la voir et trouvera simplement les papiers du divorce en rentrant chez lui. Aha… bien fait ?

La fin d’épisode nous propose enfin un cliffhanger en repartant sur le prisonnier d’Influx qui s’amuse avec son gardien de prison en lui prenant le poignet. Cela ne peut être vain et on découvre rapidement qu’en fait, il peut voir ce que fait l’homme fait ensuite : il connaît ainsi le code qui lui permettra probablement de s’évader à un moment ou un autre. Cela nous explique aussi pourquoi il avait en tête la chanson écoutée par Finola il y a quelques épisodes… En touchant les gens suffisamment longtemps, il semble pouvoir accéder à eux – reste à comprendre de quelle manière (au sens : la vue ? l’ouïe ? les pensées ?).

Big Shot – S01E02

Épisode 2 – The Marvyn Korn Effect – 17/20
C’est fou comme la série est simpliste dans son écriture, ses problèmes, ses solutions, son humour, ses personnages… et comme ça prend à fond sur moi. Vraiment, on est sur du feel good comme j’aime, avec des acteurs que j’aime déjà et de nouvelles actrices prometteuses. Ce ne sera pas la série de l’année, ce ne sera pas un coup de cœur inoubliable, mais je sais déjà que cette série peut devenir un rituel sympa du dimanche pour moi. Il faut juste que j’apprenne à ne pas prendre trop de retard dans la diffusion de mes autres séries pour garder du temps pour elle.

Spoilers

Marvyn s’est peut-être ajusté à sa nouvelle équipe, mais il doit encore s’ajuster à ses nouveaux collègues.

That is the dumbest thing I’ve ever heard and I’m working with teenagers.

Eh, je vais oublier la série si je continue de ne pas la regarder ! Je me décide donc en ce dimanche soir à voir un épisode de plus, surtout que le pilot n’était pas si mal. On retrouve en ce début d’épisode le personnage de Marvyn en train de faire son petit jogging. Il tombe sur Louise en train de s’entraîner avec Dylan et d’autres adolescents un peu concons qui se moquent de son coach.

On nous remet dans l’ambiance au moins, il est insupportable avec une vie de merde, bien, on le savait déjà. Insupportable ? C’est plutôt dans la scène suivante qu’on le remarque : les filles de son équipe gagnent un match, mais pas de la bonne manière. En effet, les filles passent tout le match à filer le ballon à Louise plutôt que d’utiliser les autres joueuses, genre Destiny.

Par conséquent, Marvyn décide d’aller engueuler l’équipe – oui, elles ont gagné, mais pas comme il le fallait selon lui. Les filles prennent mal son sermon et sa punition, qui est encore davantage d’entraînement, évidemment. Pendant qu’elles font leurs exercices de maths et parlent maquillage, elles évoquent évidemment Marvyn – et seule Destiny prend sa défense. La seule qui reçoit des félicitations, finalement, c’est Louise, parce que son père est super fier d’elle.

Par contre, il n’aime pas trop découvrir que Marvyn lui conseille de ne pas être la seule tireuse de l’équipe. Il veut la voir rester la star de l’équipe quand Marvyn veut une équipe, donc une équipe soudée capable de voir qu’une star n’a rien à faire là. Le père finit assez déprimé de voir que sa fille n’est pas si heureuse que ça, mais au moins, c’est une bonne chose, parce que ça veut dire qu’il va peut-être prendre conscience qu’il est un père pas terrible.

C’est plutôt marrant, surtout que le sentiment de Louise reflète assez bien l’humeur de son coach également. Celui-ci prend un énième dîner avec Holly, et ça commence déjà à faire beaucoup en deux épisodes. Il est plutôt drôle de voir celle-ci essayer de comprendre ce nouveau coach et se rendre compte qu’il a probablement raison sur les compliments qu’il ne faut pas faire trop à la légère.

Elle lui fait de son côté prendre conscience qu’il est trop concentré sur le sport pour savourer sa vie et les bonnes choses qui vont avec. Poussé dans ses retranchements, il finit tout de même par reconnaître qu’il y a du positif dans sa vie, notamment sa fille, Emma. Pas de bol, Emma est digne de son père, en revanche : elle est clairement déprimée. Elle se fait harceler sur les réseaux sociaux à cause du pétage de câble de son père, et donc elle espère secrètement pouvoir le rejoindre et vivre avec lui.

Si elle en a l’opportunité quand sa mère obtient une offre de job en Italie, Marvyn n’est pas ravi à l’idée de s’occuper de sa fille à plein temps. Il l’envoie donc paître bien sympathiquement, tout en étant au téléphone au beau milieu de son établissement, ce qui m’a posé quelques problèmes éthiques en tant que prof. Bon d’accord, c’est dur de voir ce genre de séries quand on est passé de l’autre côté, mais heureusement, la série prend tout ça avec pas mal d’humour. Et ça marche !

En effet, en parallèle, nous continuons bien sûr de voir Marvyn découvrir la vie dans une école, et ça, c’était plutôt drôle. J’ai beaucoup aimé le côté multiplication des profs dans cet épisode, surtout qu’ils sont tous clichés et drôles – Felix, le jeune qui fait le café, George Pappas, l’équivalent du CPE complétement névrosé et bien sûr Ms Grint, la prof de littérature était bien marrants à observer interagir au sein de la salle des profs.

Franchement, tout ça fonctionne bien avec un grand problème pour l’épisode : Ms Grint a programmé la venue d’une intervenante pour le jeudi suivant, or c’est le jour d’entraînement des filles. Trois d’entre elles se retrouvent à devoir en parler au coach, et j’ai aimé la manière dont les scénaristes géraient les interactions entre elles. Finalement, le meilleur reste Marvyn qui obtient ce qu’il veut en ridiculisant Ms Grint et George grâce à Sherilyn, la principale.

Elle accepte que l’entraînement ayant été fixé avant, il devrait être prioritaire. Marvyn se vante aussitôt auprès d’Holly, mais la victoire n’est pas acquise pour autant. Bien sûr, Ms Grint n’abandonne pas son combat et elle obtient la victoire au moins pour une bataille : elle juge anormal que les filles doivent subir quatre heures d’entraînement par jour quand elles n’ont aucun cours avec autant d’heures.

C’est vrai que c’était abusé cette affaire d’entraînement le matin, et je vois mal comment la principale pouvait l’ignorer. C’est toutefois le cas. Sherilyn ordonne donc à Marvyn de laisser tomber l’entraînement du matin, et ça le fait bien chier.  Il est toutefois convaincu par Holly de le faire pour ne pas voir son nom finir dans les journaux à nouveau.

Les filles le prennent super mal, particulièrement Louise qui progresse vraiment pas mal dans cet épisode grâce aux conseils du coach. Ce n’est pourtant pas ouf les entraînements qu’il propose à base de chaussures à lacer comme il le souhaite et de passes à faire sans ballon… mais c’est efficace, c’est très clair ; surtout qu’il passe aussi du temps seul à seul avec Louise.

Celle-ci progresse donc au point d’être capable de faire des passes à l’aveugle, et elle s’en sert lors du match suivant, que toute son équipe gagne… La passe est toutefois au déplaisir de son père qui préfère la voir marquer, mais il doit se rendre à l’évidence : il n’est plus le seul coach pour sa fille. Et c’est tant mieux !

En plus, cette gamine est sacrément maligne, parce que quand elle apprend par Holly que les entraînements du matin ne peuvent plus avoir lieu à cause de Ms Grint, elle trouve une solution créative à un problème que tout le monde veut voir disparaître : elle organise par elle-même un entraînement sur le terrain de basket qui est à côté du chemin sur lequel Marvyn fait son jogging. Cela tombe bien, et ça explique que le match soit gagné par l’équipe. D’ailleurs, à la fin de ce match, Marvyn ne félicite toujours pas les filles, préférant faire en sorte qu’elles le fassent elles-mêmes.

Quant à Ms Grint, elle ne lâche pas l’affaire, de même que George : ils continuent de harceler continuellement la pauvre principale qui trouve elle aussi une solution créative à ce problème – vraiment, cette actrice me fera toujours rire ! – en obligeant Marvyn à passer du temps avec George chaque semaine. Cela commence mal entre les deux hommes, mais je suis sûr que d’ici la fin de saison, ça se passera mieux.

En attendant, Marvyn devrait prendre conscience qu’il est vraiment heureux d’être un prof, et je trouve que la série le gère bien. C’est dit par tout le monde dans l’épisode, sauf lui, et ça marche bien, parce qu’il en a conscience, mais refuse de le dire à voix haute. À la fin de l’épisode, il reste quand même faire un entraînement supplémentaire en tête à tête avec Destiny, parce qu’il découvre qu’elle a perdu son père quelques années auparavant.

J’aime vraiment beaucoup Destiny, et je me fais totalement avoir par les scénaristes qui mettent l’accent sur elle depuis deux épisodes. J’ai beau le savoir, ça continue de me plaire de la voir venir remercier son coach de s’occuper d’elle et être celle qui lui fait prendre conscience qu’Emma devrait être avec lui.

Oui, en fin d’épisode, Marvyn se décide enfin à faire sa fille avec lui, surtout qu’il supporte mal le décalage horaire. J’imagine que l’épisode 3 nous montrera l’arrivée d’Emma et les problèmes que ça va causer – elle est du même âge que l’équipe que son père coache, mais ce sera pour une autre fois même s’il est déjà sorti. J’ai pris du retard dans la série, mais ce n’est pas grave, je n’ai pas envie de rusher mon visionnage pour autant. Les épisodes ne vont pas disparaître de Disney + de toute manière… et autant la savourer épisode par épisode !

Dollface – S01E03

Épisode 3 – Mystery Brunette – 16/20
Je suis frustré par cet épisode qui est plus court que les précédents et un peu moins percutant, alors que j’en attendais aussi bien que les précédents. C’est dommage d’ailleurs : j’ai des attentes super hautes avec la série désormais. En soi, l’épisode est très bon et m’a bien fait rire, mais je suis loin des fous rires des précédents. J’espère que ce passage à vide ne sera que ça et ne durera pas plus longtemps !

Spoilers

Jules redécouvre ce que signifie le mot « secret » dans son groupe d’amies.

Maybe he came early because it doesn’t have that much time left?

L’épisode commence directement sur un bon gag avec les deux Alison et demi faisant du ménage au bureau pour se débarrasser de tout ce qui ne leur donne pas de la joie, et peu importe si c’est quelque chose d’utile comme des crayons, par contre. Ou la souris de Jules, qui la sauve in extremis, tout en répondant au téléphone pour Madison qui l’invente à… comment traduire correctement « Vegan chef book launched », honnêtement ?

C’est assez over-the-top, on se contentera de la version anglaise et de Jules qui galère totalement à trouver une excuse pour ne pas y aller. Bien sûr, on retrouve tout aussi vite la femme-chat, qui présente à présent une émission télévisée nommée « Should she go out ». Et après de super possibilités, du genre Madison trouvant une nouvelle meilleure amie et une soirée sur les réseaux sociaux avec la peur de manquer un moment important, Jules se retrouve à devoir y aller, de toute manière.

Elle demande donc à Stella des conseils vestimentaires, parce que Madison lui dit de venir en étant habillée « casual-formal », ce qui est parfaitement impossible tant c’est oxymorique. Qui mieux que Stella pour donner des conseils de mode ? Et pour donner un thème à l’épisode ? Le thème de l’épisode est donc la capacité de Jules à garder des secrets, et autant dire qu’elle n’est pas très forte pour ça.

En quelques minutes à la soirée de Madison, Jules se débrouille ainsi pour balancer un énorme secret – le boss de Madison n’est pas vraiment vegan – à un mec qui s’avère quelques minutes plus tard être un critique culinaire. Evidemment. C’est plutôt drôle car l’idée est encore et toujours de nous rappeler que Jules n’est pas à sa place quand il y a trop de monde et qu’elle ne parvient pas à l’être malgré tous les efforts qu’elle peut faire.

La pauvre apprend en plus au passage un secret, Colin, le copain de Madison, est plus vieux qu’elle. C’est évidemment un secret qui lui servira plus tard pour un autre quiproquo, mais en attendant, il faut régler cette affaire de journaliste qui en sait trop. Pour faire taire son scoop, Madison a l’idée de lui proposer quelque chose de plus gros encore.

Reste à trouver, et pour ce genre de choses, elle fait habituellement confiance à Stella, sauf que celle-ci lui a dit être malade avec une intoxication alimentaire. Devinez qui sait que Stella lui a menti et est censée garder le secret ? Jules, bien sûr.

Les filles se retrouvent donc à se rendre à la même soirée que Stella – qui est à la soirée secrète d’une star de Los Angeles qui a prévu d’annoncer qu’il va mourir ce soir-là. Elles trainent sur place le journaliste, évidemment, alors que Stella a décidé d’y amener Izzy, parce qu’Izzy est tellement perchée qu’elle plaît bien à Stella. Moi, elle me fait flipper Izzy, et je ne suis pas le seul je crois, parce qu’elle drague de manière super cheloue à vouloir que personne ne sache son nom.

Tout ça marche bien du côté de l’humour et on en arrive vite à Jules qui révèle toute la vérité à Stella, pour mieux découvrir une catastrophe : la soirée à laquelle elles sont contient en fait un spectacle de magie. C’est chouette comme soirée, mais… Madison a peur des spectacles de magie. Elles décident donc de retrouver au plus vite leur amie pour lui dire toute la vérité avant qu’elle ne fasse une crise de panique, récupérant au passage Izzy.

Jules n’arrive toujours pas à garder le moindre secret, évidemment, et elle révèle donc que Colin est plus âgé que Madison quand elles voient que Madison est justement en train de parler avec un homme (beaucoup) plus âgé qu’elle. Il était excellent de voir tout ça se dérouler, parce qu’on se doute bien qu’elles font fausse route, mais elles interrompent quand même la conversation de Madison avec cet homme pour lui annoncer qu’elles sont à un spectacle de magie.

Et elle n’aime vraiment pas ça, Madison, mais c’est trop tard : le spectacle commence déjà… Madison s’évanouit donc pendant que Joey est électrocuté et tombe en arrêt cardiaque. L’idée est évidemment de le ressusciter au bout de trois minutes, mais rien ne se passe comme prévu. La seule qui ressuscite, c’est Madison, grâce à un parfum qu’elle est censée vendre au boulot – et que Jules doit faire sentir sur Internet, démerde-toi avec ça.

Alors que la soirée tourne court après la mort de l’hôte emmené en ambulance, il est soudainement révélé que Joey est finalement l’ambulancier qui vient de s’enfermer à l’arrière de celle-ci. L’avantage, c’est que ça plaît au journaliste et que ça règle le problème professionnel de Madison. Mouais, ça tombe un peu à plat tout ça, je trouve, c’est dommage. En plus, les filles se retrouvent vite à l’étape de la fin de soirée où elles ne sont plus que toutes les trois à se raconter leur vie.

C’est l’occasion de venir à bout des secrets, avec Madison expliquant que Colin n’a que 45 ans, mais que le vrai problème, c’est qu’il est en plein divorce. Elle ne veut pas que leur relation se sache trop vite pour éviter qu’on ne la juge… Mouais ; ça passe bien, mais je m’attendais à plus exceptionnel. Jules vote alors pour supprimer tous les secrets dans leur groupe, et les scénaristes nous révèlent qu’Izzy était là depuis le début. Cela fonctionne bien, ça, pour le coup, même si j’aurais dû le voir venir longtemps avant.

Là-dessus, Jules reçoit un énième coup de téléphone de Jeremy et se décide enfin à décrocher… pour mieux découvrir qu’il s’agit en fait de la sœur de son ex. Ramona invite ainsi Jules à venir malgré tout au mariage, parce qu’elle espère que son frère changera d’avis d’ici là et parce qu’elle voit Jules comme sa famille – elle la veut en demoiselle d’honneur.

Il n’en faut pas plus pour que Jules se retrouve aussitôt à garder un secret face à ses amies : elle n’ose pas dire non à Ramona, mais elle n’ose pas non plus avouer la vérité à ses amies. De toute manière, Madison change vite de sujet grâce au journaliste qui lui dit de regarder son article… et la couverture sur Twitter montre qu’Izzy a réussi à être la mystery brunette qu’elle voulait être – une anonyme choquée par l’arrêt cardiaque de Joey, à côté de lui sur la photo.

Cela laisse Izzy toute heureuse… et l’épisode se termine déjà. C’est bien trop court, honnêtement, c’est frustrant cet épisode : il fait cinq minutes de moins et il est moins percutant que les premiers.

Debris – S01E09

Épisode 9 – Do you know about Icarus ? – 19/20
C’est un épisode franchement osé et plein d’audace, qui va clairement faire fuir toutes les audiences de la série alors que j’adore ce qu’ils proposent. La série est pour un public de niche, c’est sûr et certain, et au risque de me répéter par rapport à l’épisode précédent, elle n’a rien à faire sur un network où elle ne peut pas fidéliser grand-monde avec ce format. C’est pourtant génial. RENEW DEBRIS.

Spoilers

Finola et Bryan mettent George à l’abri tout en continuant à travailler comme si de rien n’était pour que Maddox ne se doute de rien.


It’s like you’re drifting through a kaleidoscope of timelines.

Non, vraiment, je suis content de pouvoir faire d’une pierre deux coups et enchaîner cet épisode après le précédent dont le cliffhanger m’a frustré tellement je ne m’attendais pas à ce que l’épisode se termine ainsi. Loin de Finola confrontant sa boss sur ce qu’elle sait possiblement des actions de Maddox, cet épisode reprend sur un jeune homme qui semble fuir quelque chose, plonge d’une falaise, nage un coup et se retrouve à s’abriter, au fond de l’eau, à l’intérieur d’un énorme morceau de débris.

C’est très étrange, parce qu’il s’y laisse mourir… pour mieux finir dans sa maison, sec, à chercher une certaine Kathleen, sa sœur. Pas de bol pour Shelby, ce personnage, sa sœur est devenue Mac, son petit-frère. Bon, écoutez, on verra.

Après le générique, on retrouve notre trio du motel qui est à présent en route – mais on ne sait pas vers où. Finola souligne qu’ils sont en train de trahir chacun leur pays, mais qu’elle s’en fout pas mal, parce qu’elle considère Maddox comme responsable du suicide de son père et que Ferris n’en a rien à foutre de laisser Finola en charge tant que les américains n’en savent pas plus qu’eux.

C’est lourd comme vision du personnage, mais admettons. Il me paraît important de souligner que les personnages manquent d’avoir un accident à cause d’un cerf au moment où une nouvelle alerte sur la tablette de Finola leur indique l’émergence d’un nouveau cas de débris. De toute manière, peu importe, ils arrivent à destination : ils rendent visite à Garcia, un homme isolé en pleine forêt.

On comprend un peu mieux pourquoi : il a le visage sacrément défiguré et des yeux aux pupilles très étranges. Je plains l’acteur, ce sont des lentilles probablement très chiantes à porter. En revanche, le personnage, il a l’air d’en savoir sacrément plus que nous : il sait par exemple que Bryan prend des injections d’un étrange produit et que c’est pour ça qu’il a l’air en forme. J’avais oublié cette intrigue, j’ai de nouveau hâte d’en savoir plus.

En attendant, Bryan et Finola doivent reprendre leur journée de boulot comme si de rien n’était. Ben oui, ils ne veulent pas que Maddox sache que quelque chose a changé, donc c’est plutôt logique comme attitude. Par contre, ils se retrouvent embarqués dans une boucle temporelle avec des twists inattendus quand ils arrivent enfin chez Shelby.

Lui, il sait très bien qui ils sont, mais il ne leur explique pas tout de suite, prenant son temps pour en arriver à tout ce qu’il sait : sa sœur et lui ont trouvé un morceau de vaisseau extraterrestre, ont joué avec et ont découvert qu’ils pouvaient grâce à lui remonter de deux jours dans le passé. Jusque-là tout va bien, ils jouent avec, tout ça, tout ça. Seulement voilà, il arrive un moment où la réalité se met à changer et où Kathleen disparaît, étant remplacé par Mac, ou par Steven, ou par d’autres frères et sœurs. Les parents ? En voyage pour un mois, ça tombe bien.

Forcément, Shelby souhaite continuer à utiliser le débris pour retrouver sa sœur, même si ce n’est pas ce que veulent Finola et Bryan. De toute manière, il les connaît bien et il a les arguments qu’il faut pour les faire changer d’avis sur cette envie de lui confisquer son débris : chaque fois, Finola appelle George, et George aide Shelby à comprendre ce qu’il se passe. S’il ne revient pas vite à sa réalité d’origine, alors la fabrique de la réalité s’effondrera. Comme d’hab avec les voyages dans le temps et les boucles temporelles de toute manière.

Finola et Bryan sont rapidement convaincus par Shelby, et hop, Georges se retrouve au téléphone avec lui. Il veut bien l’aider à retrouver sa sœur, évidemment, seulement voilà : ce n’est pas du tout une bonne idée selon lui de continuer à sauter dans l’eau à 16h03 jusqu’à ce qu’il retrouve sa sœur. Le plus logique serait en effet de sauter précisément au même moment et d’utiliser le débris à la nanoseconde précise où il l’a utilisé la première fois pour retourner à une réalité où sa sœur existerait.

Pas de bol, Shelby le sait très bien ! Et alors que Finola apprend ça au téléphone, à part, et qu’elle s’en confie à Bryan, toujours à part, Shelby se barre et saute dans l’eau pour remonter le temps. On en arrive donc au début de cet épisode : il fuyait nos héros.

Et quand je dis qu’on en arrive au début, on se retrouve piégé dans une boucle temporelle avec quelques changements. Ainsi, le cerf n’est pas en plein milieu de la route cette fois, il est tranquillou au bord de la route et Bryan ne manque pas de le percuter. Sans accident, l’arrivée chez Garcia est légèrement différente, mais on en revient au même point très rapidement car ce n’est pas le but de l’épisode de nous montrer ça.

L’épisode préfère se concentrer d’abord sur la relation entre Garcia et George. Ce dernier semble culpabiliser de ce qui est arrivé à son ancien collègue, alors il s’en excuse, mais pas sans lui dire qu’il connaissait de toute manière les risques. Du côté de l’intrigue du bond temporel, on comprend que Bryan a eu la bonne idée de recommencer à sauter dans l’eau pour pouvoir répondre à une nouvelle question de George.

En effet, ce dernier voulait savoir s’il apercevait des couleurs. Comme le spectre des couleurs paraît très important à George lorsqu’il l’a au téléphone une nouvelle fois, Shelby décide d’utiliser un appareil photo pour tenter de prendre en photo le moment du saut. Pas de bol, ça ne fonctionne pas. Et encore moins de bol : Finola disparaît pour la nouvelle boucle temporelle créée par ce saut. Ainsi, Bryan se retrouve avec un coéquipier nommé Niels.

Ce dernier n’a pas l’air d’avoir inventé l’eau chaude, mais ce n’est pas grave du tout : il ne reste que pour une boucle assez courte, puisque Shelby apprend le décès de George Jones six mois plus tôt et fait aussitôt faux bond aux inspecteurs. Et puisque ça fonctionne une fois, ça fonctionne aussi toutes les fois suivantes, quand Bryan fait équipe avec Rahim, Roberta, Jafar, Claire, Maria ou Alvin. Le plus fun serait que la série introduise comme ça un nouveau perso récurrent à l’arrière-plan, mais je n’y crois pas tellement.

On en revient finalement à Finola, mais le temps que ça arrive, Shelby a développé une nouvelle théorie tout seul : il peut apercevoir Kathleen dans des miroirs par moment, alors il a foutu des miroirs absolument partout dans le salon. Bien sûr, Finola et Bryan ne le croient pas immédiatement, mais ils sont forcés de constater qu’il dit peut-être vrai quand ils aperçoivent finalement Kathleen dans un miroir.

Il est ensuite question des couleurs au téléphone avec George, et George lui explique que comme il voit du orange, le débris qu’il utilise est peut-être le même qu’un autre, beaucoup plus petit, sur lequel il avait bossé dans le Kent. Ce débris donnait à une femme ce qu’elle désirait, et de toute évidence, le grand désir de Shelby, c’est de vivre dans un monde sans sa jumelle – même si la réalité se brise peu à peu et est visible à travers les miroirs.

Et c’est très étrange, parce qu’on sent bien qu’on approche de la fin de l’épisode, mais la solution ne semble pas être proche pour autant. Vont-ils oser ?

Alors que Finola apprend que Shelby ne doit surtout pas plonger à nouveau, voilà donc Shelby qui se précipite à nouveau vers le débris, forcément. Seulement, cette fois, il est suivi par Bryan. Je m’attendais à ce que ça se produise plus tôt dans l’épisode, mais ce n’est que là que ça arrive, et quand ça arrive enfin, c’est d’importance capitale.

En effet, Bryan se retrouve dans une nouvelle réalité et, cette fois, on a un de nos personnages principaux qui sait ce qu’il se passe. Pas de bol pour lui, il ne bosse plus avec Finola, mais avec une certaine Grace qui assure le connaître depuis cinq ans. La réciproque n’étant pas vraie, il ne peut pas être certain que George soit mort dans cette réalité et il galère vraiment beaucoup à essayer d’expliquer à Grace ce qu’il se passe ; alors qu’il voit aussi que l’univers est de plus en plus brisé, puisque des images floues d’un autre univers parallèle sont désormais visibles dans le salon.

En parallèle de tout ça, dans une des réalités (mais j’imagine que ce sera pareil dans toutes de toute manière), Maddox découvre que sa femme semble le tromper avec son amant dans leur restaurant habituel. Pas de bol pour Craig, elle a juste eu la bonne idée d’embaucher un avocat pour divorcer de son insupportable mari. J’ai ri.

Leur passé reste assez peu clair et est l’une des intrigues qui fait que je n’arrive jamais à aller jusqu’à 20 avec cette série quand je la note… parce que je n’aime pas le personnage de Craig, je ne m’attache pas tellement à Julia ou Dario, faute de les connaître. C’est un peu mieux cette fois, bien sûr : on apprend ainsi que Julia conduisait une voiture quand Dario a eu son accident.

L’accident ne reste pas dans le passé pour elle, même si Craig veut absolument faire comme si. Et on comprend bien qu’il compte utiliser les débris pour soigner son fils… mais pfiou que c’est long à mettre en place tout ça. Je m’en fous de ce personnage, je ne l’aime pas.

En revanche, la fin d’épisode est beaucoup, beaucoup plus prenante : Maddox ordonne à Grace de mettre un terme aux actions de Bryan pour éviter qu’il ne saute et retourne au débris, quoiqu’il en coûte. Si on n’est pas bien sûr de la raison pour laquelle il dit ça, on a ainsi confirmation qu’il est un connard dans toutes les timelines possibles. Bryan, lui, préfère recontacter Finola, même si elle ne sait pas qui elle est.

Il a des informations suffisamment crédibles pour qu’elle lui fasse confiance cela dit, surtout quand ses collègues cherchent des informations sur lui et qu’il semble dire à peu près la vérité à parler d’une histoire écrite par son père – encore en vie dans sa réalité et pas mort la semaine précédente dans un raid contre INFLUX – pour sa mère. L’histoire est évidemment très similaire à celle de cet épisode, et elle fait prendre conscience à Bryan que désormais, il veut absolument retourner auprès de Finola – on peut passer toute une vie à se mentir sur ce que l’on veut vraiment.

Et oui, l’épisode s’arrête là. C’est de la torture, ce cliffhanger ! Je me demande vraiment ce qu’ils vont faire pour le prochain épisode – peuvent-ils avoir l’audace de déjà faire un reset de la série ? Les audiences vont probablement s’effondrer alors que c’est un excellent twist… mais pas sur un network ! Et même s’ils n’ont pas cette audace et repartent sur plus simple comme résolution… Cela va forcément affecter la série ? Exit le simple format procédural avec une résolution à chaque épisode ? Je dis oui.

Je dis aussi que je veux absolument une saison 2…