Perry Mason – S01E08

Chapter 8 – 15/20
Bon, ma foi, c’est une conclusion, mais c’est à l’image de la saison… Pas exactement ce que j’en attendais, avec des détours et avec des longueurs. Je pense que je viendrais quand même regarder la saison 2 parce que la conclusion propose de bonnes choses pour la suite. Pour autant, je peux déjà vous dire que la série ne va pas me manquer, du tout.

> Saison 1


Spoilers

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No one ever confesses on the stand.

Il est temps pour moi d’avoir le fin mot de cette histoire, enfin j’espère. La série étant renouvelée pour une saison 2, ils sont capables de s’arrêter sur un gros cliffhanger, non ? Vous l’aurez compris, j’ai écrit cette ligne avant le visionnage de l’épisode, hein. Mettons-nous donc à la critique !

On reprend l’épisode par la mère d’Alice s’inquiétant que sa fille ne soit plus là et que personne ne la retrouve malgré ses blessures. Elle-même est soignée par de nombreuses personnes qui l’entourent, parce qu’elle est quelqu’un d’important pour l’Eglise. Quant au bébé, il est toujours avec elle.

Après la désastreuse cérémonie de Pâques, Emily est chez Della, avec un coquard pourri et le problème qu’elle n’a pas de chambre pour elle. Pas de problème, Della trouve une solution facile : elle lui laisse sa chambre et elle dormira avec Hazel. Ben voyons. Emily déprime en tout cas de ne pas savoir où est son bébé, et il est pire pour elle de savoir que le cercueil est vide. Pour une mère super comme elle pense l’être, c’est violent de savoir qu’elle n’a même pas réussi à veiller sur son fils après sa mort. Décidément.

En tout cas, le procès peut reprendre, avec l’interrogatoire d’Ennis par Perry. La scène est vraiment bien faite, puisqu’elle révèle rapidement qu’Ennis est hostile au témoin, sans surprise, et est ponctuée de flashbacks pour nous révéler ses mensonges. Les flashbacks en profitent pour nous révéler enfin tout ce qu’il s’est passé et l’implication d’Ennis à toutes les étapes du processus de la mort de Charlie et de l’ensemble des gens impliqués – George, la prostituée, etc.

Au procès, Perry se fait plaisir, parce qu’il sait qu’Ennis est coupable et parce qu’il a de bons arguments, solidifiés par les preuves récoltées depuis quelques épisodes. Tout ça est excellent à voir, mais il va de soi que quoiqu’en dise Perry, il n’avouera pas ce qu’il a fait. Forcément.

J’ai ensuite eu du mal à capter tout ce qu’il se passait… pour moi, un énième flashback nous ramenait à la soirée de la veille où Perry a tout préparé, avec Della, Pete et Drake. Il est enragé dans cet épisode, c’est quelque chose de le voir si énervé notre petit Perry. Concrètement, toute l’équipe est divisée sur la marche à suivre. Della a bien l’idée de proposer à Emily d’être témoin, mais Perry s’y refuse, préférant voir Ennis à la barre pour tenter de le faire avouer ses crimes. Si c’est bien ce qu’il fait, c’est contre l’avis de Pete qui proposait plutôt de laisser tomber et conclure le procès comme ça.

C’est aussi contre les propositions de Della, qui insiste lourdement auprès de Perry, sorti s’isoler, pour lui dire que la meilleure solution est clairement de faire appel à Emily pour le procès. Perry est alors un bon connard avec Della, allant jusqu’à lui balancer sa liaison avec Hazel à la face. C’est la réplique de trop, qui la blesse énormément. Elle décide donc de se barrer, en lui préparant toutefois les questions du procès pour le lendemain, au cas où.

Drake reste bien silencieux pendant tout ça, regardant ce qu’il se passe. La série nous propose aussi une scène entre Drake et sa femme au téléphone, mais c’était tellement redondant par rapport aux épisodes précédents… On va dire que ça construit le personnage, mais c’est bien creux tout ça. En fait, c’est mon gros problème avec la série : les personnages sont construits autour de gros stéréotypes et clichés qui ne les approfondissent pas vraiment.

Le lendemain matin, Perry ne s’excuse pas auprès de Pete, mais lui donne un dernier job sur cette affaire, qu’on ne nous explique pas immédiatement. Le flashback s’éternisant, j’ai fini par me dire que nous n’étions plus dans un flashback. Après avoir revu la scène, je ne sais toujours pas : concrètement, ça semble être la soirée après l’interrogatoire d’Ennis, mais je ne comprends pas trop pourquoi il est question de mettre Ennis à la barre dans ce cas. La chronologie reste un mystère pour moi, donc, mais est-ce vraiment grave au fond ? Je sais ce qu’il s’est passé.

En tout cas, on a au moins un flashback allant jusqu’au 26 décembre, quand on est en avril dans la chronologie de la série. C’est l’occasion pour nous de découvrir qu’Emily est vraiment une bonne maman, même si son couple bat vraiment beaucoup de l’aile. Elle s’occupe ainsi de Charlie après une dispute avec Matthew. Ce flashback-là nous révèle finalement qu’il s’agit du témoignage d’Emily, appelée à la barre par Perry, sur les conseils de Della.

George est bien plus un amant aimant pour elle que son mari, Matthew. Son témoignage fait vraiment du bien à son cas : elle est touchante dans ses propos et son témoignage, qui aboutit à l’idée qu’elle est innocente, évidemment. Son seul amour dans la vie était donc son fils, et c’est pour cela qu’elle ne l’a pas kidnappée. Si la scène est belle et forte, cela n’empêche pas que le risque de la mettre à la barre est énorme. Elle n’a pas à parler qu’à Perry, en effet.

L’avocat de l’attaque se fait bien évidemment plaisir dès qu’il en a l’occasion. Tout ce que Perry a montré, c’est qu’à cause de sa liaison avec George, Charlie avait pu être enlevé : il a bossé avec les kidnappeurs pour s’assurer de distraire Emily assez longtemps pour que le bébé puisse être pris sans qu’elle ne s’en rende compte.

Emily est forcée de reconnaître que son amant est évidemment l’élément qui a provoqué l’enlèvement de son fils. Partant comme ça, elle a sa part de responsabilité selon l’avocat, et elle le dit elle-même qu’il a raison. Bonjour l’horreur pour la psychologie d’Emily qui se retrouve à assumer une nouvelle fois sa culpabilité alors que bon… elle a juste été manipulée la pauvre.

En partant du tribunal, quelqu’un de l’Eglise réussit à lui filer une lettre (avec une empreinte de pied de bébé) alors qu’Ennis vient narguer Perry. Ce dernier est dans l’abus total, n’hésitant pas à lui foutre un coup de poing bien senti dans la face. J’en étais content, ma foi.

Finalement, Perry passe sa soirée à préparer sa dernière prise de parole au tribunal, séchant complètement sur les derniers mots à apporter. S’il n’y arrive pas pendant un bon moment, sa dernière tirade est absolument parfaite une fois au tribunal. La série continue d’être sacrément bien écrite de ce point de vue-là, c’est déjà ça, surtout que c’est important pour une série sur un avocat. Perry insiste notamment pour montrer qu’Emily est innocente, malgré les attaques de l’avocat de l’attaque. C’est un beau moment pour la série, moment qui montre que Perry a bien trouvé sa voie sur ce coup-là. Cela finit même avec quelques larmes de Della, commençant à y croire.

S’il a de jolis derniers mots, il n’empêche que c’est à l’avocat de l’attaque de conclure le procès et de la déclarer coupable. Et une fois que c’est fait, il ne reste plus qu’à attendre longuement la décision du jury. Pour le coup, c’était moins long qu’une bonne partie de la série.

Pendant l’attente, Perry et Della ont le temps de continuer de renforcer leur amitié malgré la dispute précédente. Tout en lui apportant à manger, Della reconnaît qu’il est important d’être capable d’être odieux entre eux et de se pardonner s’ils doivent continuer à bosser ensuite. Autrement dit, la série prépare le terrain pour une saison 2. Soit. Les jurys mettent en tout cinq jours complets à délibérer, ce qui permet à Drake de démissionner et de refuser définitivement le pot-de-vin qu’on voulait lui servir le troisième jour. C’est étonnant sans l’être : après tout, sa hiérarchie est plus que décevante vis-à-vis du rêve qu’il faisait.

Le procès reprend alors, avec un mot du jury, précisant qu’il ne veut aucune interruption pendant qu’il lira à voix haute la décision du jury. Oh, on sent tout de suite que ça craint là, et ça ne manque pas. Pas de décision prise par le jury, trois semaines de procès, cinq jours de délibération et… un non-lieu. Ce n’est pas exactement ce que l’on attendait. Emily n’est pas coupable, mais elle n’est pas innocente non plus, alors tout ça n’est pas terminé. Pour un procès perdu d’avance, Perry s’en sort à merveille.

On en vient alors aux déclarations à la presse. L’avocat de l’attaque continue sa mauvaise foi et s’inquiète plus pour sa carrière politique, alors que Perry présente Della comme son associée. Pas sa secrétaire. Yeah ! Si j’ai beaucoup aimé ses déclarations et la scène qui nous le fait dire que ce n’est tout de même pas une victoire à ses yeux, j’ai détesté découvrir une autre scène nous montrant que Pete était en train de payer un jury. Je trouve ça décevant comme coup de la part de Perry, surtout pour la suite de la série. Il est aussi pourri que ceux qu’il combat. Et en plus, je ne peux même pas relativiser : même si c’est efficace, ça ne servait à rien car il y avait deux autres jurys qui n’étaient pas payés et ralentissaient quand même les débats.

Là-dessus, on enchaîne sur la révélation que toute l’équipe de Perry est au courant, y compris Drake, y compris Della. Du coup, il n’y en a pas un pour racheter les autres du côté de la morale ? Je comprends que Pete les lâche, même s’il ne le fait pas pour les bonnes raisons. En effet, Pete décide d’aller bosser pour le procureur qui s’appelle quand même Burger. Ca ne donne pas envie. Perry est déçu de cette trahison, parce qu’il comptait sur lui pour la suite de ses aventures. Finalement, il aura un ennemi, je pense, ennemi qui aura à faire face à Drake. Ouep ! Drake retrouve sa femme et son bébé, et tout va bien pour lui, du coup, maintenant qu’il a démissionné, il décide aussi de travailler en tant que détective pour Perry.

Bon, autrement, on en revient encore et toujours à la vente de la maison de Perry, mais ça ne m’intéresse toujours pas. Il décide d’aller jusqu’au procès plutôt que d’accepter la proposition de son plan cul, qui ne l’est plus, évidemment. C’est tellement détaché de l’enquête en cours que je ne sais pas bien pourquoi on insiste autant… La fin de saison ? Perry abandonne sa maison et son plan cul en échange d’argent, reconnaissant ses torts. Tout ça pour ça ? Une nouvelle fois, je trouve ça plutôt creux, surtout que ça n’a pas tellement eu d’impact sur ses décisions impulsives par ailleurs concernant le procès.

Bref, ça comble beaucoup de temps mais ça n’apporte pas de choses concrètes à la série… Même Alice avait un impact plus grand, je trouve. D’ailleurs, l’intrigue de l’Eglise a sa conclusion aussi, évidemment. Ainsi, Emily se rend à l’Eglise pour revoir celui qu’on tente de faire passer pour Charlie. Elle demande à le tenir, après avoir pris des nouvelles d’Alice, toujours pas revue et n’ayant jamais passé autant de temps sans sa mère.

Emily n’est pas débile : elle sait que ce n’est pas Charlie, et elle le montre bien à la mère d’Alice… Toutefois, elle accepte d’entrer dans le jeu et commence une nouvelle vie à écouter les sermons de la mère d’Alice, qu’elle suit carrément en tournée dans les États-Unis pour montrer son « fils » ressuscité. Sérieusement.

Alice ? Elle n’est plus blonde, plus dans l’Eglise et bosse désormais comme serveuse. C’est chouette, mais c’est un peu triste d’être venu regarder cette série aussi pour Tatiana Maslany alors qu’elle n’avait finalement pas tellement de choses à jouer. J’ai aimé la scène où Perry la retrouve et sa conclusion sur le fait que si, finalement, elle avait bien réussi à ressusciter Charlie… mais vraiment, l’actrice peut faire tellement mieux ! Au moins, elle devrait être libérée de cette série pour la suite de sa carrière, parce que je ne la vois pas revenir en saison 2. Pour quoi faire ?

Un autre qui ne reviendra pas en saison 2 ? Ennis ! Il se fait assassiner par ses partenaires… Et c’est tant mieux, ma foi. Désolé. Cela ne règle rien du tout en plus de le savoir mort : il y a toujours autant de gens véreux à combattre dans la police et tout… Comme l’a dit Perry dans l’épisode, et comme le disent les tribunaux américains : il faut trouver la vérité avant de rendre la justice. Pour le coup, la saison 2 devait donc toujours être composée de pas mal d’injustices.

L’avantage, c’est au moins que Della et Drake continueront de se battre contre certaines d’entre elles, puisqu’ils bosseront avec Perry désormais. Néanmoins, Della pose ses conditions pour bosser avec Perry ; notamment son ambition de devenir avocate. Et il a intérêt à payer pour ça. C’était peut-être le meilleur épisode de Della finalement, parce que j’ai beaucoup aimé ses scènes et la présence d’Hazel, bien plus acceptée par Perry. On nous confirme même qu’elle est mannequin main, que c’est pour ça qu’elle avait des gants tout le temps et qu’elle remplace enfin Myrna – alors que je pensais dans son premier épisode que c’était elle Myrna. Bref.

Si le trio va bosser ensemble désormais, c’est encore Hazel qui savoure le plus leur victoire en dansant de manière marrante. Et une fois la victoire fêtée, il faut se remettre au boulot avec l’arrivée au cabinet de Perry Mason (classe !) d’une certaine Eva Griffin. Je pense qu’on la reverra en saison 2, sans en être sûr, juste pace que son introduction est lourde, avec Della indiquant qu’elle ment sur son identité. Je reviendrai probablement pour en savoir plus – même si j’ai trouvé risqué de nous présenter une actrice dans ce rôle… Généralement, le casting n’a lieu que pour la saison suivante. On verra bien !

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EN BREF – Ce ne sera jamais ma série préférée et je regrette vraiment l’écriture de cette saison, avec cinq épisodes sur huit servant juste d’introduction. On dirait que tout a été fait pour être diffusé en une fois et être bingewatché – même si les épisodes sont longs, ça serait possiblement mieux passé avec un visionnage d’un coup. Malheureusement, sur HBO, ce n’est pas le cas.

Tout cela a donc donné l’impression d’être face à une série qui oubliait qu’elle était écrite en 2020 pour un public vivant en 2020, s’enfermant dans l’excuse de sa période historique pour accumuler bon nombre de défauts qui auraient pu être évités.

Je reviendrai peut-être en saison 2 malgré tout parce que les derniers épisodes m’ont davantage convaincu. Je suis attaché au personnage de Della, j’aime l’acteur interprétant Perry, qui a ses moments sympas (le voir s’énerver me rappellera toujours Kevin de Brothers & Sisters après tout, même si je ne comprends pas toujours ce qu’il dit quand il s’énerve et oublie d’articuler) et Drake a beaucoup de potentiel.

Puis maintenant que tout ça est introduit, ça ira possiblement mieux. On verra ce qu’il y a à voir en parallèle de la diffusion de cette seconde saison !

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The Other Two – S01E10

Épisode 10 – Chase Performs at the VMAs – 17/20
L’épisode se concentre plus sur son intrigue que sur les gags, malgré quelques références marrantes à plein de célébrités, et c’est dommage, car on passe à côté d’une grande partie de ce qui fait l’humour de la série habituellement. Pourtant, l’intrigue progresse dans des directions sympathiques et l’épisode reste assez bien réussi : tout ne repose pas sur l’humour dans cette série ; les personnages en sont le cœur. Et c’est tant mieux.

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Spoilers

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I think we just needed time apart to… chase dreams.

C’est dommage, il ne me restait que trois épisodes alors que j’aurais été prêt à m’enchaîner la saison complète tellement je suis de nouveau à fond dans leur humour C’est une vraie série de qualité. Cet épisode de fin de saison se termine toutefois sur une première scène nous annonçant une énième catastrophe pour la vie de Cary et Brooke, cette dernière explosant la bière de Cary dans la rue, pour le principe.

Cinq heures plus tôt, Cary était pourtant coincé dans son restaurant où il devait faire la fermeture. C’était alors l’occasion pour lui de prendre un taxi et de retrouver Skip, son agent chauffeur de taxi. OK, je l’avais oublié, j’avoue. Ce qui est top, c’est aussi que j’ai pu voir un chat dans cet épisode, grâce à une pub de Cary passant dans le taxi.

C’est le moment que Cary choisit pour virer son agent, alors même qu’il est en route pour les VMA et risque d’être en retard. A son arrivée, Streeter, l’agent de Chase, veut le réconforter en lui disant que Chase a obtenu un rôle dans un film, sans la moindre audition. Mouep. On a connu mieux comme réconfort, mais la bonne nouvelle, c’est que Cary obtient une proposition de rôle lui aussi…

Pendant ce temps, Brooke gère comme elle peut son frère qui est complètement parasité par Streeter. Elle s’impose de plus en plus quand il s’agit de gérer les tenues de Chase et les excentricités loufoques de Streeter et ses envies de foutre des cochons partout. Mon dieu, je n’ai même pas parlé de son cochon dans l’épisode 9.

Lance revient lui aussi, juste à temps pour la toute première performance live de Chase. En live. Vraiment ? Tout semble parfait jusque-là dans la vie de nos héros, tout le monde étant super fier de Chase, Brooke tenant la main de Lance et Pat de Streeter… Cela sentait la catastrophe… et c’est ce qu’on obtient évidemment.

Chase est incapable de chanter live, et en plus Brooke a insisté pour que sa performance soit la plus simple possible. C’était la pire erreur possible et elle comprend soudainement les envies de costumes de Streeter. Face à une telle erreur et surtout face à la manière dont elle s’est imposée, Streeter lui balance qu’elle devrait vraiment devenir manager.

Tout ça est bien beau, mais il faut encore gérer la catastrophe qu’était la performance de Chase. C’est Cary qui s’y colle en retrouvant son frère et en le réconfortant comme il peut, lui annonçant qu’il a une super vie. Oui, mais non, ce n’est pas exactement comme ça que Chase perçoit sa vie pour l’instant. Ouh, je commence à voir comment on terminera l’épisode comme il a commencé là, d’un coup.

Il faut toutefois que la vie de nos deux héros soit complètement détruite en cours de soirée, et on n’y est pas encore. Brooke fait ce qu’elle peut pour finir heureuse, mais elle est responsable d’une des premières catastrophes de la soirée : elle avoue à Lance qu’elle est prête à revenir vivre chez lui… sauf que Lance n’est pas prêt, lui. Whaaat ? Il la suit partout pour lui dire ça ? Je ne m’y attendais pas du tout, je suis tellement triste !

Pour ne rien arranger, une fois toute la famille au restaurant, Chase annonce alors qu’il veut aller à l’université et arrêter sa carrière qui était plutôt cool sans plus. C’est du grand n’importe quoi, avec Streeter qui se sent prêt à se suicider, pour le gag. Cela n’a pourtant rien de drôle, contrairement aux toasts proposés par Pat quelques instants plus tard, réussissant toujours à descendre ses enfants en voulant être gentille avec eux.

La décision de Chase n’a rien de drôle non plus : il met aussitôt son frère et sa sœur au chômage. Le premier n’aura pas son film, la deuxième ne pourra pas rester sa manager. Elle décide aussitôt d’aller confronter Michael Shay, qui a eu la bonne idée de conseiller à Chase d’aller à l’université de New-York, qui a bien sûr accepté de recevoir la star.

C’est bien drôle à voir, même si ça n’a pas trop de crédibilité qu’elle arrive à l’approcher comme ça. De son côté, Cary a le droit de supporter Streeter parlant de relation sexuelle avec sa mère, donc on comprend un peu mieux comment Brooke et Cary finissent tous les deux déprimés sur Times Square. Ni l’un ni l’autre n’a réussi à accomplir ses rêves dans cette saison, même s’ils y étaient enfin parvenus au milieu de cet épisode.

Plus dur sera la chute, j’imagine. Si Brooke essaie de les consoler en insistant pour dire que le retour à la routine et la normalité sans célébrité dans la famille fera du bien à leur vie, le frère et la sœur ignore juste le fait que Pat, la mère, a sa propre grande nouvelle professionnelle qu’elle n’a pas pu annoncer… La saison 2 tournera ainsi autour de la célébrité de Pat, qui obtient son propre talk-show télévisuel et une pub sur Times Square. Oh, ça promet vraiment !

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EN BREF – Cette saison est excellente. Je le sais, parce que je l’ai vue sur plus d’un an complet, à regarder des épisodes par-ci par-là, sur des journées toujours radicalement différentes, mais elle a toujours réussi à me faire rire. C’est un gage de qualité pour une comédie. En plus, je suis attaché aux personnages et c’est toujours un plaisir de les retrouver.

Je considère donc que c’est très bon signe et j’ai hâte de voir la saison 2… De laquelle nous n’avons toujours pas de news. Pourtant, elle ne devrait plus tardé, même avec toutes ces histoires de confinement. J’espère qu’elle verra prochainement le jour !

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The Other Two – S01E09

Épisode 9 – Chase Drops His First Album – 18/20
La série sort de son schéma habituel avec un huis-clos très original et très réussi, qui m’aura fait éclater de rire une ou deux fois. Cela fait du bien d’avoir ce genre de série capable de me faire vraiment rire à chaque épisode. Il faut dire aussi que j’ai abandonné les sitcoms depuis un moment car je ne les trouvais plus drôles, donc je dois être redevenu bon public. Ce que j’aime particulièrement avec celle-ci, cependant, c’est le mélange réussi des émotions, avec rire et larmes à chaque fois. Un vrai régal.

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Spoilers

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This is gonna be fun OK and we’re not gonna die.

L’épisode se déroule dans un avion, c’est inattendu, surtout que le titre nous cache bien ça. Oui, Chase va sortir son premier album – trois chansons et neuf remix – mais il le fait avec une avant-première dans un avion, le tout organisé par Brooke qui continue de s’occuper de son frère comme une mère. La mère, toujours aussi allumée, préfère s’occuper de sa ligne de bijoux.

Une fois dans l’avion, Cary reproche à Brooke de lui avoir caché que sa mèche le ridiculisait, mais après tout, c’est une grande sœur, c’est bien normal de faire ça. En tout cas, je suis content de voir que Cary semble revenir de sa crise de célébrité… Il comprend aussi que Brooke est en train de se remettre avec Lance.

Comme d’habitude, leur drama se fait en parallèle de tout le reste et c’est le reste qui est le plus drôle pour cette fois, avec un avion plein de fans hystériques, de fausses mamans et de caméras partout – sauf dans les toilettes. C’est donc là que Brooke et Cary s’isolent pour parler d’un énorme problème : Chase décide de donner 10% de ses recettes d’album et de ses tournées à la recherche pour le cancer parce que c’était le jour de l’anniversaire de son père, s’il n’était pas mort du cancer. Son père n’est pas mort du cancer par contre. Aussitôt, Cary s’isole avec sa mère, puis Brooke avec Julie, de la maison de disque.

L’agent est aussitôt jaloux de la situation, parce qu’il se rend compte qu’il est mis à nouveau de côté. C’est une bonne chose : la série prend le temps de développer son histoire de manière plus longue également, sortant du simple schéma d’épisode pour aller à une construction sur la saison. Les gags fonctionnent tous, en plus.

Ainsi, Brooke balance face caméra qu’elle a mange les fesses du steward qui ne se souvient plus d’elle après avoir passé pas mal de temps à l’éviter, avant de parler à son tour à sa mère pour savoir pourquoi elle ne fait rien pour stopper son petit frère. Pendant ce temps, Cary a droit de supporter la chanson de son frère sur lui ; la clim tombe en panne et les pilotes de l’avion – deux femmes insupportables – sont le sujet d’un autre running gag tout l’épisode.

Julie finit par tomber sur la famille pour leur dire que sur le live stream, les gens font remarquer que le père de Chase n’est pas mort de son cancer. Cela finit à nouveau dans les toilettes avec la mère qui finit par péter un câble (et une ado à qui on conseille de se suicider) et sortir des toilettes pour balancer à tout l’avion – et à tout le live stream – que son mari était un alcoolique mort avec le sexe congelé au toit de la maison.

C’est terrible et super triste, parce que la série gère à merveille l’humour et le drame à la fois. Chase a droit d’entendre la vérité et d’ignorer sa mère, mais ça se fait dans un grand moment de silence qui suit une énorme dispute familiale où l’on apprend que la mère en veut à Brooke et Cary de les avoir abandonnés. Oh, l’agent en prend aussi pour son grade à un moment et Brooke finit par critiquer les pilotes et avoir droit à une remarque sur son sexisme. Cette série a les meilleurs running gags, mais c’est impossible de tout rendre à la critique, vraiment.

Julie est finalement très ravie de voir que « mon père a gelé » est un sujet à la mode sur le live stream et les réseaux sociaux. Forcément, la crise de la mère a été suivie par des centaines de fans qui commencent à vouloir se rapprocher de leur star en prétendant que la même chose leur est arrivée. Comme c’est un sujet peu évoqué – l’alcoolisme et ses ravages – elle voit ça comme une poule aux œufs d’or. Certes.

Le premier à lancer ce mouvement est sans surprise l’agent – qui finit par avouer à la mère qu’il ment – qui réussit ainsi à attendrir Brooke et Cary. L’épisode se termine donc de manière logique sur la décision maternelle de faire une pause dans la carrière de Chase. Julie arrive alors avec une nouvelle problématique : Chase est invité à chanter aux VMA, alors cette pause s’arrête aussitôt. C’était très sympa malgré tout d’avoir voulu la faire, hein.

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The Other Two – S01E08

Épisode 8 – Chase Turns Fourteen – 19/20
Les développements de l’épisode ne sont pas ceux que j’aurais aimé voir pour certains personnages, mais hormis cela, quel plaisir de retrouver la série après près d’un an sans la regarder. Je me la traîne depuis un an alors que je l’adore, ça n’a aucun sens. J’ai rapidement ri, j’ai eu un petit ascenseur émotionnel (parfait pour le Bingo Séries) et je suis obligé de continuer mon visionnage, là !

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He’s doing Call me by your name.

Comme toujours, je reprends cette série après des mois et je suis super heureux de retrouver les personnages. Comment est-il possible que je passe autant de temps à me remettre à la série alors que les acteurs sont géniaux ? J’ai commencé à rire dès la première scène sur les photos de famille, parce qu’il était drôle de voir Chase être le centre de l’intérêt, au détriment de son frère et de sa sœur.

Pour les 14 ans de Chase, la mère organise une énorme soirée en boîte. C’est parfaitement logique pour un ado de 14 ans, je pense. Bon, la mère refile l’organisation à Brooke pour profiter à fond de la soirée. Sa nouvelle amie Mona lui donne donc de la drogue, et c’est génial. Elle a de bonnes blagues en stock pour tout l’épisode grâce à ça.

De son côté, Brooke gère toujours la carrière de son frère, avec plus ou moins de succès, même si elle n’est qu’assistante. Et plutôt moins surtout : alors que son frère a droit à une nouvelle voiture malgré son âge, elle est rejetée de la fête qu’elle a organisée elle-même, parce qu’elle a oublié de se mettre sur la liste et qu’elle a voulu faire entrer un ami qui va vite devenir plus, vu comment il est patient avec elle.

En effet, ils restent tous les deux à attendre devant l’entrée de la boîte, puis une fois prêt pour la fête, elle le traîne aux toilettes avec elle. Il est patient. Brooke retrouve son frère dans les toilettes. Et non, pas Cary checkant son derrière, mais bien Chase qui s’est bourré. Elle l’évacue par l’arrière de la boîte, et tant pis pour l’agent qui voulait juste lui offrir sa voiture devant la boîte.

Malheureusement, il va pouvoir attendre longtemps et n’être que chauffeur uber pour le reste de l’épisode (ou pas). Lance, le copain de Brooke, accepte de porter Chase sur ses épaules pour le ramener chez lui, quitte à se faire vomir dessus, et adore l’appartement de Chase… Ben purée, il est bien sympa quand même.

En parallèle, Cary est obsédé pendant tout l’épisode par sa propre célébrité en construction depuis son passage à la télévision, et il m’a juste fait de la peine. Il est tellement dans une crise de narcissisme et de célébrité qu’il en oublie de s’intéresser vraiment à Jeremy. Oui, Jérémy, le prof de théâtre gay, est de retour dans cet épisode. Je ne m’attendais pas ce qu’il soit de nouveau là dans la vie de Cary. Ce dernier se prépare pourtant à l’accueillir en faisant beaucoup d’efforts.

Il a une nouvelle coupe – avec une mèche blonde – et se prend pour une star… Au point de se retrouver à monter sur scène à la place de sa mère et chanter « joyeux anniversaire » à son frère. Seul. J’ai failli croire qu’ils avaient payé les droits de la chanson complète, mais non, c’est juste que c’est super long quand quelqu’un chante ça seul à ce rythme.

Il n’est vraiment pas mis en avant Cary au sein de cet épisode. Le pauvre. Tout cela est proposé au milieu de bonnes scènes que l’on voit peu souvent sur la préparation avant un premier rencard pouvant mener au sexe gay avec sodomie et des discussions qui nous montrent chaque fois la gêne grandissante de Jeremy. Il n’est pas au bout de ses peines, le pauvre.

Pour en arriver enfin au sexe, Cary lui propose de se rendre chez son petit frère pour éviter le colocataire gênant qu’il a… Mais purée, c’est tellement plus gênant d’être dans l’appartement de ton frère ! Surtout qu’évidemment, Brooke et Lance y sont aussi.

Surprenant Cary et Jeremy, Brooke révèle ainsi que leur père était un alcoolique, devant Chase qui entend tout ça et est heureusement rapidement évacué alors que la mère débarque sur le dos de l’agent, qui a appris que tout le monde se foutait de lui. Quelle série ! C’est fou à voir, mais qu’est-ce que j’ai rigolé devant cet épisode, surtout qu’il y a plein de runnings-gags sortant de nulle part, comme Mona et le type voulant juste une course Uber.

Finalement, c’est sans surprise que Jeremy largue Cary sans la patience d’attendre en arriver au sexe, surtout quand Cary est persuadé qu’il veut une photo avec Chase alors qu’il ne fait qu’être humain avec. Cary a tellement déconné, c’en est bien fait qu’il soit largué comme ça… mais ça me fait énormément de peine pour le personnage qui mérite quand même mieux.

La peine ressentie s’est en revanche envolée quand ils se sont lancés dans une excellente reproduction de la scène finale de Call me by your name, allant jusqu’à récupérer la même musique pour la bande originale. Brooke, qui vient de raccompagner Lance et d’obtenir un baiser, le souligne à sa mère, ce qui m’a fait encore plus rire puisque j’avais reconnu la référence.

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