Riverdale – S01E13

Épisode 13 – The Sweet Hereafter – 16/20
Une fin de saison tout ce qu’il y a de plus habituel : de l’émotion, des réponses, des conclusions et surtout de quoi relancer les intrigues pour une saison 2. Je m’attendais à davantage de longueurs dans cet épisode, alors il s’en tire avec une bonne note, parce que vraiment, je sais qu’ils auraient pu faire un moins bon épisode que ça.

> Saison 1


Spoilers

113.jpg

Riverdale must do better.

La première scène est prise en charge par Jughead et Alice afin de faire toute la lumière sur l’affaire de la saison. Ainsi donc, ils nous expliquent que Jason avait surpris le trafic de drogue de son père, Clifford, et menaçait de dire toute la vérité, d’où la fugue. Il n’aurait pas pu le dire à Cheryl, sérieux ? La drogue venait donc du Canada et était revendue par les Serpents.

Ainsi, Mustang a pris en otage Jason le 4 juillet, puis il s’est fait tuer par Clifford dans l’épisode précédent, afin de couvrir ses traces. Tout ça est bien sûr financé par Hiram, mais il garde toute de même les mains propres. Quant à FP, il était au mauvais endroit au mauvais moment et en savait pas mal. Pour s’en sortir, on lui demande désormais de balancer les serpents comme les revendeurs de la drogue, le père de Kevin l’interrogeant devant Jughead, parce que pourquoi pas.

Hiram reviendra donc d’ici la fin du mois, ce qui semble faire plus plaisir que prévu à Veronica, qui sait toutefois qu’il n’est pas un ange. Veronica préfère s’inquiéter de la réaction de Betty à l’annonce de son couple avec Archie, un truc qui le fait bien flipper aussi, au point d’en avoir la lèvre qui tremble dis donc. En vrai, Betty en a juste rien à taper de leur couple, elle est pire que moi dans l’indifférence à ce stade, alors qu’on dirait qu’Archie se remet à avoir des sentiments pour elle.

En vrai, Betty est flippée de voir que ses parents recommencent à prétendre que tout va bien : ils se remettent ainsi ensemble et accueillent Polly comme si de rien n’était. Effectivement, ils déraillent sérieusement dans cette maison ! Ils refusent aussi que Betty publie son article, parce qu’elle aussi elle écrit des articles, sur l’affaire, car il s’agit d’un article où elle innocente trop FP. Bien sûr, il est innocent, mais le problème, c’est que la ville a décidé que les Serpents feraient de bons coupables pour justifier tout ce qu’il s’est passé.

De son côté, Hermione décide ainsi de virer tous les serpents du chantier alors qu’Hiram et elle veulent racheter les parts de Fred. Celui-ci est dépassé par la situation, mais c’est un peu tout le principe de son rôle d’être constamment dépassé par la situation. Il l’est aussi lorsque les services sociaux viennent s’occuper du cas de Jughead.

Comme Fred a conduit en état d’ivresse et qu’il a des soucis financiers, il ne peut obtenir la garde de Jug comme il le souhaiterait, ce qui suppose aussitôt un déménagement pour notre porteur de bonnets préféré (nope). Forcément, Archie se bat pour garder son pote à ses côtés : il se rend au commissariat pour parler à FP et lui demander de parler pour s’assurer une peine moins lourde, donc la possibilité pour Jug de ne pas devoir changer de lycée en allant s’installer plus au sud de la ville.

Pourtant, ça ne lui ferait pas de mal. Certes, Jug a encore des amis au lycée, mais c’est un lycée qui part en vrille. Pour le retour de Polly, Betty a ainsi le droit de voir son casier saccagé au sang de porc (tout de même !) car on l’accuse d’être une garce couchant avec les Serpents. Charmant. Peut-être qu’Alice et Hal avaient raison de lui dire de ne pas publier son article, donc.

Archie est dépité, alors que Jug envisage vraiment de quitter le quartier… Betty le refuse, évidemment. Cela dit, elle n’a aucun vrai poids sur lui, hein, ou pour lui. Archie et Betty sont invités dans le bureau du principal par la Maire, de manière à ce qu’elle puisse leur demander de jouer un rôle-clé dans le Jubilée de la ville. Archie pourra y chanter, Betty y faire un petit discours. Au secours. Ils insistent pour que Jug puisse avoir un rôle à jouer dans l’affaire, mais ça n’a pas trop de sens, surtout que contrairement à ce qu’ils disent, il n’a pas été une pièce maîtresse pour dévoiler tous les secrets derrière le meurtre de Jason.

Des secrets, il en reste encore pas mal : par exemple, Betty confronte Alice quand celle-ci lui reproche d’avoir amené Polly au lycée et publier son article. Alice n’a plus le choix que de raconter à sa fille son bal de promo au cours duquel elle était enceinte. Ouep, enceinte d’un grand frère caché pour Betty et Polly. Superbe.

Vivement son arrivée en saison 2 pour se venger d’une enfance misérable ! En attendant, il faut gérer Jug qui s’intègre plus vite que prévu à son nouveau lycée et Cheryl… Bien sûr, les derniers événements nous replongent Cheryl dans le deuil. Cela tombe bien, la fille à papa a encore quelques tenues de deuils à exploiter, apparemment. Elle n’est pas ravie d’entendre sa mère parler de malédiction de famille, mais il va falloir qu’elle s’y fasse. Elle s’y fait bien, d’ailleurs, donnant à Veronica le lead des cheerleaders, puis s’excusant auprès de Jughead, en lui faisant don d’une broche qui vaut bien beaucoup d’argent.

Une fois que c’est fait et alors que sa mère est super froide avec elle, insistant pour qu’elle aille à l’enterrement de son père, Cheryl se décide à se suicider pour rejoindre Jason. Evidemment. Jamais dans la demi-mesure Cheryl ! Elle envoie un texto à Veronica pour l’avertir, puisque celle-ci est encore une fois la seule à s’inquiéter à peu près du sort réservé à la rousse.

Veronica avertit immédiatement Betty, Jug et Archie, ce qui fait qu’ils se rendent ensemble au lac où Jason n’a pas été tué parce qu’ils savent que c’est là qu’elle pourra « le retrouver », comme elle le dit si bien. La logique est implacable. En tout cas, heureusement qu’Archie – qui était à deux doigts de larguer Veronica je pense, ce qui lui ferait peut-être du bien puisque celle-ci se voit confier la mission de le manipuler par Hermione, même si elle le refuse – était là. C’est lui qui fait tout pour sauver Cheryl lorsqu’elle tombe dans l’eau glacée, s’explosant les mains pour la sortir de la glace, puis la portant jusqu’au rivage.

L’avantage, c’est que cette fois, il peut se sentir utile. Je traite tout ça avec un peu d’humour, mais en vrai, ça faisait une bonne scène, parce que j’aime bien Cheryl. Il faut s’occuper d’elle, et c’est Veronica qui la ramène chez elle, pour le plus grand déplaisir d’Hermione. Ah, les parents dans cette série, j’ai tant de mal avec eux.

J’ai aussi eu du mal avec l’écriture des adolescents apparemment, puisqu’Archie veut finalement l’âme sœur de Veronica, mouais. En tout cas, malgré ses mains blessées, Archie est assez en forme pour faire un peu de guitare devant toute la ville au Jubilée : il peut même y chanter sa chanson malgré les Pussycats. Ces dernières lui font cette faveur parce qu’elles apprennent ce qu’il s’est passé avec Cheryl et que ça leur paraît soudainement une bonne idée d’avoir Archie chantant pour ses amis. Dont Cheryl ne fait pas exactement partie.

Pour les 75 ans de Riverdale, on a donc droit à une ritournelle d’Archie et des adolescents, puis à  un discours de Betty qui décide d’innocenter une fois de plus le père de Jug et de dire que la ville doit se comporter mieux que ça. Quant à Fred, il en profite pour expliquer à Hermione qu’il ne revend pas ses parts.

La fin de saison nous montre alors Cheryl qui brûle sa maison devant sa mère, parce qu’elle veut repartir à zéro, alors que notre quatuor d’amis peut boire des milkshakes toute la nuit… Avant que Jug ne se dise amoureux de Betty et qu’Archie retire son t-shirt pour coucher avec Veronica. You make me a believer.

Tout se termine bien pour eux donc, et on ne peut pas en dire autant pour Betty qui voit Jug devenir un serpent. Comme son père n’a pas parlé, les serpents veulent bien assurer sa protection. Et pour finir, les scénaristes proposent un dernier cliffhanger sympathique pour s’assurer une saison 2 de qualitay (hum) : Archie rejoint son père dans son diner favori pour encore plus de milkshake, mais pas de bol, alors qu’il se lave les mains aux toilettes, il entend débarquer un braqueur. Sans la moindre surprise, le braqueur finit par s’en prendre à Fred quand Archie allait jouer les héros, ce qui fait qu’on termine sur Fred se vidant de son sang dans les bras d’Archie. Bien. Rendez-vous en saison 2, alors.

Compteur d’Archie à poil : 10 fois en 13 épisodes. ON M’A MENTI.

113-3

EN BREF – Très franchement, je connaissais la série de réputation et je ne m’attendais pas à une série exceptionnelle, mais je m’attendais quand même à mieux pour la première saison. Concrètement, les personnages sont hyper clichés, mais rarement dans le bon sens du terme, et le fil rouge est plus souvent ignoré que traité de plein fouet. Ma conclusion sur cette saison 1 est donc que c’était plutôt médiocre comme série. Tout son succès repose donc sur le physique des acteurs ?

Allez, il n’y a pas que ça : les répliques font mouche parfois, et les situations sont plutôt marrantes à d’autres moments. C’est un soap qui se regarde, un teen drama avec une petite sauce de meurtre en plus, pour faire fun. Seulement voilà, je sais que la qualité décline par la suite… et ça me fait un peu peur vu d’où on part !

Pas d’inquiétude si vous avez aimé lire ces articles sur la saison 1 : je vais continuer mon visionnage avec la saison 2, bien sûr. Comme elle est deux fois plus longue, il faudra juste peut-être que j’accélère un peu mon rythme, parce qu’un épisode par semaine, ça voudrait dire qu’il me reste encore plus d’un an de visionnage là. Pas sûr que les chroniqueurs de 42 minutes attendent si longtemps mon visionnage !

113-23.jpg

> Saison 1

Riverdale – S01E12

Épisode 12 – Anatomy of a Murder – 16/20
Les réponses commencent inévitablement à pleuvoir dans cet avant-dernier épisode de la saison et c’est plutôt tant mieux. L’intrigue est montée de manière que malgré les douze épisodes, il nous manque trop d’informations pour vraiment identifier de nous-mêmes le meurtrier, dont le mobile reste encore à éclaircir ensuite. Bref, pas exactement la formule la plus réussie pour une série consacrant normalement la saison à un « whodunit ». Suis-je surpris ? Pas le moins du monde !

> Saison 1


Spoilers

112.jpg

Nothing can be more purely Blossom than those babies.

Cette fois-ci, on devrait sacrément avancer sur le fil rouge, puisque c’est l’avant dernier épisode de la saison. J’espère bien avoir des réponses avant la fin (réponses qui seront remises en cause en saison 2 avec un procès, c’est évident, je connais ce genre de séries). Déjà, je suis agréablement surpris par les premières scènes : Archie, Betty et Veronica décident de faire la bonne chose. Ou presque. Plutôt que d’aller à la police, ils racontent tout ce qu’ils savent aux parents.

C’est un bon début et ça permet de voir que la mère d’Archie n’a pas tout à fait tort de s’inquiéter pour son fils ou qu’Hermione est plutôt heureuse de savoir FP coupable. Fred est bien sûr inquiet pour son fils alors que de toute manière, ce qu’ils ont trouvé, ou plutôt pas trouvé, ne marcherait pas dans un procès puisque ça commence par un acte illégal. Oups.

Jug, lui, a décidé de quitter Riverdale et de rejoindre Toledo. Fuir la ville ? Quelle surprise, on ne s’y attendait pas dis donc. Le problème, c’est que sa mère n’a pas envie de le voir. Il est obligé de changer de sujet et surtout de passer la nuit dehors, parce qu’il ne peut pas rester à la gare routière, où Archie et Betty viennent le chercher, trop tard. Heureusement Jug est prévisible et Veronica est un peu plus maligne qu’eux. Après une embrouille avec sa mère voulant se préparer à quitter Riverdale même si ça leur donne un air coupable – elle est coupable de plein de choses après tout – Veronica les emmène donc à Pop’s, le seul lieu ouvert 24h/24 en ville.

Un diner pourri comme ça ouvert non-stop ? Faudra m’expliquer comment ça fonctionne financièrement parlant. Bon, en tout cas, nos quatre adolescents décident d’aller directement au commissariat pour tout avouer… sauf qu’en parallèle, on suit l’interrogatoire de FP par le père de Kevin. Il est donc temps pour nous de comprendre le lien entre FP et Jason Blossom. Il lui a fourni la voiture et, comprenant à qui il avait affaire, a décidé de le kidnapper le 4 juillet une fois le bateau coulé.

FP s’accuse de tout ce qu’il s’est passé, mais ce n’est pas bien crédible, même si c’est intéressant de savoir qu’il a brûlé la voiture quand elle a été retrouvée. C’est la partie la plus crédible, le reste, il couvre quelqu’un c’est évident. En effet, le mobile a beau être valable, l’explication de Jason s’enfuyant et étant tué, puis conservé au congélateur avant d’être jeté à la rivière plus tard, ça marche aussi, mais… Il m’en faut plus pour être convaincu.

Cette confession est un coup dur pour notre gang qui commence à se retourner contre Kevin, défendant évidemment son père. Jug, lui, décide de venir au lycée pour s’excuser auprès de Cheryl qui lui fout la baffe de l’année. Enfin, à l’époque. Bref. Pourtant, les parents de Cheryl sont tout heureux d’avoir enfin la « vérité », elle pourrait s’en contenter elle aussi. Betty essaie de consoler Cheryl comme elle peut, en innocentant autant que faire se peut Jug, avant de s’attaquer à Jug pour qu’il sache lui aussi que son père est innocent, zut à la fin.

Ouais, bon, Jug passe une sale journée quoi et Fred en rajoute une couche le soir-même en indiquant à Archie qu’il ferait peut-être bien d’aller vivre avec sa mère finalement, car il est trop proche des emmerdes familiales des Jones. Sympathique. Jug entend tout et se rend dans le garage pour y dormir. Ben oui.

Durant la nuit, Betty et Alice sont réveillées par quelqu’un de pas bien discret s’introduisant dans la maison… Il s’agit finalement d’Hal, le père de Betty. Si FP a bien confessé avoir volé les documents dans le bureau du shérif, c’est faux : c’est Hal qui les avait, parce qu’il avait peur que l’enquête ne remonte à la vérité sur les origines de sa famille. Voilà la révélation qui couvait et qui nous manquait : les Cooper sont de la même famille que les Blossom. Cheryl est donc une cousine plus ou moins éloignée de Betty et Polly, ce qui fait de Polly et Jason un couple un chouilla incestueux attendant des jumeaux.

Cette information fait aussitôt peur à Alice, Betty et Hal (qui le savait pourtant depuis le départ ??) décidant donc d’aller chercher Polly au beau milieu de la nuit. Celle-ci est ravie de découvrir la vérité, évidemment, et se laisse embarquer par ses parents cette fois, alors que ceux de Cheryl se la jouent sang-pur à la Harry Potter.

Le lendemain, la mère d’Archie, avocate comme par hasard, raconte avoir passé une bonne partie de la journée de la veille avec FP pour savoir si sa version des faits changeait. Ce n’est pas le cas et c’est mal barré pour lui. Le problème, c’est aussi qu’elle leur explique que FP a appelé Joaquin pour son seul coup de fil logique. C’est embêtant.

Elle lance tous les ados après lui et il finit par révéler qu’il a aidé FP à nettoyer le sous-sol du bar des serpents le 11 juillet. Nettoyer de ? Oh, juste du corps de Jason qui était là. Les ados forcent alors Joaquin à les emmener voir un certain Mustang, qui pourrait avoir des informations. Le problème, c’est qu’il est déjà mort d’une overdose. Hop, Kevin et Joaquin disparaissent bien vite pour protéger ce dernier, alors qu’Archie et Veronica appellent les flics.

Ce n’est pas le meilleur calcul pour Veronica par contre. En effet, il y a un sac aux initiales de ses parents sous le lit du mot, et le sac est plein d’argent. C’est con. De retour chez elle, Hermione s’effondre alors que Kevin doit dire adieu à son mec, qui lui confie pourtant une dernière information… L’emplacement de la fameuse veste de Jason, qui serait apparemment compromettante.

En parallèle, Jug confronte son père en cellule et comprend qu’il meurt. Il rappelle alors Betty pour bosser avec elle et on sent bien que les révélations arrivent peu à peu, surtout qu’on suit aussi Cheryl en train de confronter sa mère pour obtenir enfin la vérité sur la fugue de Jason. Ben oui, il y a quelque chose de surprenant dans cette fugue… mais elle n’arrive pas à mettre le doigt dessus.

Alice débarque auprès de sa fille et Jug et elle aussi, elle est bien d’accord pour dire que c’est louche tout ça : les indices pleuvent trop facilement. Elle n’est pas au bout de ses surprises : la veste est donc retrouvée par les adolescents, à proximité de la caravane de FP – qui est tellement grande qu’on dirait un appartement, oui.

Malgré tout, toutes les pistes finissent par nous faire penser que FP est donc le coupable du meurtre. Les adolescents en arrivent à cette conclusion eux aussi, mais Betty refuse de capituler si simplement, à raison. En effet, en faisant en sorte qu’Archie enfile la veste (tu n’as rien compris Betty, mon défi est de compter le nombre de fois qu’il est torse nu, merci), Betty finit par trouver dans la poche de la veste une carte SD qui contient toute la vérité et qui fait pleurer Betty. Clairement, les adolescents sont témoins du meurtre sur cette vidéo.

Betty appelle aussitôt Cheryl pour lui conseiller de partir au plus vite de chez elle… C’est en tout cas ce que le montage suggère, surtout quand la rousse vient accuser son père d’avoir fait quelque chose de mal. Ouep, la vidéo montre clairement la caméra de surveillance du bar des Serpents en train de filmer le père Blossom pendant qu’il tue son fils de sang-froid. Charmant.

Alice apporte dès qu’elle tombe sur cette preuve la carte SD à la police, mais ce n’est pas exactement suffisant pour libérer FP de tous les crimes qu’il a commis. Sa fausse confession ? Le vrai meurtrier avait menacé Jughead, tout simplement. La police a beau se précipiter chez les Blossom, ils arrivent trop tard : Cheryl et sa mère indiquent sans mal la planque du père, mais celui-ci a décidé de se suicider, juste au-dessus de son sirop d’érable… et de quelques sachets de drogue. Ah.

Et contre toute attente, la fin d’épisode prend le temps de nous dire qu’Hiram peut rentrer chez lui (le procès a eu lieu et Veronica s’en tapait ?), alors qu’Archie refuse de suivre sa mère à Chicago pour rester auprès de ses amis qui ont besoin de lui (AKA exactement ce que ses deux parents ne veulent pas qu’il fasse puisque ça le met en danger. Normal).

Compteur d’Archie à poil : Merci Betty de rhabiller Archie, t’as rien compris à la série, toi.

> Saison 1

Gentleman Jack – S01E05

Épisode 5 – Let’s Have Another Look at Your Past Perfect – 18/20
J’ai plus accroché que la semaine dernière alors même que l’épisode m’a paru plus redondant et répétitif que jamais, allez comprendre. Je pense que le point le plus positif de cet épisode est qu’il se recentre sur la partie la plus intéressante de la série plutôt que sur les intrigues secondaires qui ne sont enfin plus que ça : des intrigues secondaires. Et c’est tant mieux. Comme quoi, la répétition peut avoir du bon, parfois.

> Saison 1


Spoilers

05

Miss Lister is unnatural, Miss Parkhill

Miss Walker fait une sacrée grasse mat pour ce début d’épisode : il est 10h22 quand elle se réveille. Quelle honte ! Non, je plaisante, c’est tout l’inverse en fait, la scène est super mignonne avec Anne qui réconforte Ann autant qu’elle peut par rapport à la situation et l’arrivée de son violeur, parce que bon, c’est ce dont il est question concrètement.

Le voilà donc qui arrive chez elle pour l’épouser, pour mieux découvrir qu’elle est plus bouleversée que lui par la mort de sa femme. Forcément. Il est très mauvais acteur ce personnage (pas comme l’acteur, hein), donc c’est drôle à voir franchement. Mr Ainsworth est très triste de voir Miss Walker trop malade pour le recevoir…

Les voisins (et la famille, donc) de Miss Walker, les Priestley, se chargent de le consoler comme ils peuvent et de le conseiller face à ce refus de la part de la jeune femme qui les met tous dans une position hyper délicate. Malgré les conseils d’y aller doucement, Ainsworth ne trouve rien de mieux à faire que d’insister autant que possible en se rendant alors à Crow Nest pour offrir un cadeau à Miss Walker, qu’il espère au moins entrevoir.

Le pauvre ne s’attendait clairement pas à entendre Miss Walker expliquer qu’elle ne voulait recevoir aucune visite, en-dehors de ces deux personnes déjà présentes. C’est super drôle à voir, parce que Miss Walker est évidemment entourée d’Anne et d’une autre amie. Alors que la porte est fermée au nez d’Ainsworth, on voit bien que la visiteuse comprend immédiatement ses intentions de mariage. C’est tant mieux : ça ajoute de l’humour et ça met une première graine pour la deuxième partie de l’épisode sur cette intrigue.

En attendant, Miss Walker doit tenir bon et refuser de voir Ainsworth, ce qui n’est pas si évident. Tant qu’Anne est avec elle, cependant, ça se passe bien. Si Miss Walker est contente de voir qu’Anne l’écoute et ne parle pas à Ainsworth, elle n’est pas au bout de ses peines parce qu’évidemment, Anne compte bien le faire quand il y aura besoin de le faire. Et la connaissant, même s’il n’y a pas besoin, elle le fera quand même, jalouse comme elle est.

Malgré sa jalousie, elle doit quand même rentrer à Shibden Hall. Miss Walker en profite pour lui donner les cadeaux d’Ainsworth dont elle veut se débarrasser, histoire d’énerver encore plus Anne après ce porc. Franchement, c’est tout ce qu’il est à ce stade. Bizarrement, si Anne doit rentrer, elle passe tout de même une bonne partie de la nuit dans le lit de Miss Walker.

Oh. Elle ne le fait pas que pour le plaisir du lit, hein, elle compte bien aussi lui demander un véritable mariage. Enfin aussi véritable que possible : elle lui propose tout simplement de jurer sur la Bible, en privé, pour avoir leur propre mariage. C’est une scène que je trouve drôlement intéressante, parce que ça montre que malgré tout son anticonformisme, Anne n’en reste pas moins une grande romantique qui veut ce que les autres ont : une relation fidèle et durable. Et ça, c’est beau, surtout pour l’époque et le contexte.

Quant à la manière dont ce mariage privé se déroulerait, eh bien, il suffirait de jurer sur la Bible, tout simplement. Si ça pouvait être si simple de rallier les religieux homophobes à la cause homosexuelle, le monde tournerait mieux, Anne !

Le lendemain matin, Ainsworth a donc la joie de voir revenir son colis de la veille (son propre livre sur lui, quel merveilleux homme), qu’il avait apporté personnellement, et il découvre au passage l’existence d’Anne Lister quand dans la missive qui accompagne le colis, Miss Walker lui explique qu’elle a demandé à Anne de lire toute sa correspondance. C’est inattendu pour lui qui pensait vraiment pouvoir se remarier en un instant. Il n’est en plus pas au bout de ses surprises puisqu’Anne débarque quasiment aussitôt chez les Priestley.

Ceux-ci ne s’y attendaient pas, mais elle a une faveur à leur demander… ou plutôt, elle a un bon prétexte pour passer chez eux. Elle fait comprendre que Rawson est responsable de l’accident de voiture du début de la série, jouant sur les sous-entendus et le suspense pour leur faire comprendre, tout en étant brillante dans sa manière de traiter Ainsworth comme un inconnu. Elle n’est là que pour lui, de toute manière. Le quiproquo qui s’installe l’air de rien avec les Priestley démontre une fois de plus que les scénaristes de la série sont vraiment brillants dans leur manière de mettre tout ça en place.

Bien sûr, quand elle s’en va, Ainsworth lui coure après pour lui parler. Rien d’étonnant à ça, vu la situation. Anne en profite pour lui faire comprendre qu’elle sait parfaitement qui il est et ce à quoi il joue, tout en lui expliquant qu’elle n’approuve pas spécialement la situation. Ainsworth en profite, lui, pour lui dire qu’il était juste sous l’influence de l’opium au moment d’écrire sa première lettre.

Aha, comme si c’était le problème. Anne est brillante dans cette scène où elle se montre hyper protective et juste très amoureuse de Miss Walker, finalement. Ainsworth ne se doute de rien pour autant, voyant en elle une amie zélée qui n’hésiterait pas à salir la réputation d’Ainsworth s’il allait trop loin dans ses demandes et se montrait trop insistant. Après tout, il l’a violée alors qu’il était encore marié, ce qui fait de lui un homme adultère et décadent. Non, vraiment, Anne est brillante dans ses menaces et la manière dont elle le domine. Je me répète beaucoup, on dirait que j’écris le scénario de cet épisode, hum hum.

Après tout ça, Mr Ainsworth n’a plus tellement envie de se marier avec Miss Walker, expliquant que le problème vient avant tout de son dédain, selon lui. Ah, mais quel connard, il sait comment capitaliser ma haine, lui. En tout cas, il se barre, et c’est bien la seule bonne chose qu’il fait de tout l’épisode.

Malheureusement, il faut bien en revenir aux intrigues secondaires ensuite. Tout ce premier quart de l’épisode était pourtant génial et suffirait à en faire une série génialissime. Bref, Anne rentre à Shibden et a énormément de choses à faire déjà. Elle a plein de travail, a emprunté de l’argent à Miss Walker pour gérer ses affaires et doit encore réprimander Elisabeth, à sa manière, d’avoir gardé le secret d’Eugénie. Cette intrigue est totalement laissée de côté à présent, et vraiment, ça semble n’avoir été qu’un moyen de perdre du temps.

À l’inverse, l’accident de début de saison continue donc de faire des remous sans être pleinement exploité, et les affaires des Lister perturbent les Rawson, qui voient bien qu’elle est en train de prendre le dessus sur eux financièrement. C’est gênant, bien évidemment.

En parallèle, on continue de suivre aussi la vie sentimentale de Marian. Elle a beau vouloir être amoureuse, on voit bien qu’elle ne l’est pas tant que ça, parce que son prince charmant est un sacré boulet. La scène ajoute beaucoup d’humour à l’épisode, surtout quand Marian tente de le faire paraître sous le meilleur jour possible alors qu’il n’y a rien qui puisse apparemment le sauver aux yeux de sa famille. C’est la nouvelle intrigue à la Eugénie, je pense, mais c’est marrant, surtout qu’Anne s’arrange bien évidemment pour éviter de prendre le thé avec eux, hein.

Pendant ce temps, chez Thomas, oups, la boucle de ceinture du père est retrouvée par la mère parmi la terre des cochons. Evidemment qu’elle comprend aussitôt ce qu’il se passe. Elle en est réduite à attendre le retour de Thomas, pour mieux le confronter et lui expliquer calmement son erreur de ne pas avoir pensé au métal.

Elle est au bord des larmes et on ne sait pas bien si elle lui en veut ou non, mais en tout cas, elle le couvre autant que faire se peut quand on vient réclamer des nouvelles de son mari. Cela veut tout dire, j’imagine.

Cependant, tout ça, ce ne sont que des intrigues secondaires peu évoquées et très réparties dans l’épisode qui se concentre principalement sur Anne et Miss Walker, quitte à être un brin redondant. Ainsi, à Crow Nest, Miss Parkhill continue de ne pas comprendre le refus de Miss Walker de se marier avec Ainsworth, de même qu’elle ne comprend pas bien la maladie qui semble frapper Miss Walker un peu quand ça l’arrange. Malheureusement, ça l’arrange lorsque Mrs Priestley vient lui rendre visite, soi-disant pour prendre de ses nouvelles pendant qu’Ainsworth est à l’église. Bref, Priestley se retrouve seule avec les incompréhensions de Miss Parkhill qui sait uniquement que Miss Walker est amoureuse, probablement d’un homme, ce qui oblige Priestley à lui balancer la vérité, en tournant autour du pot autant que possible pour le bien du quiproquo, puis en lui expliquant ce qui arrive aux homosexuels vis-à-vis de la justice : ils sont pendus. Ah.

La pauvre Miss Parkhill ne s’en remet pas du tout et révèle toute son homophobie parfaitement naturelle, évidemment, à Ann dès qu’elle en a l’occasion. C’est ainsi sans la moindre surprise que Miss Walker recommence donc une fois de plus à changer d’avis. C’est une vraie girouette à force, mais je la comprends, vu la société dans laquelle elle évolue. Il faudrait juste qu’elle arrive à se tenir à une décision ferme et définitive… ce qui retirerait cependant 80% du drama de la série. Et au moins autant de lettres dans la correspondance des deux femmes.

Bien sûr, après une telle lettre lui faisant comprendre que Miss Walker change d’avis, c’est dès le lendemain matin qu’Anne Lister est de retour à Crow Nest. Cela pose bien problème à Miss Parkhill. Autant elle admirait Anne Lister en début d’épisode, autant elle est incapable de la regarder dans les yeux désormais. Cette réaction permet à Miss Walker de comprendre qu’elle n’est pas prête à assumer sa relation avec Anne, et elle le lui explique dès que Miss Parkhill les laisse seule un instant.

Anne se retrouve à reprendre toujours les mêmes arguments : il suffit de continuer à s’afficher en tant que très bonnes amies pour que tout le monde leur fiche la paix et que Mrs Priestley passe pour folle dans ce qu’elle pense avoir vu. Elle demande aussi à Miss Walker d’avoir un peu de courage face aux ragots du voisinage, avant de lui apprendre que l’homosexualité n’est qu’un crime que pour les hommes. Eh oui, charmante époque. L’homophobie est toujours plus marquée envers les hommes ; à l’époque, personne n’imaginait que deux femmes puissent céder ainsi aux plaisirs de la chair. Et quand bien même, ça reste toujours moins dérangeant, puisqu’il y a tout le fantasme masculin qui va avec.

Bon, je m’égare, reprenons la critique : Anne est super touchante une fois de plus à dire qu’elle sait que Dieu l’a créée ainsi et elle se jette aux pieds d’Ann. Il est très clair qu’elle est amoureuse et qu’elle la veut pour femme, pour s’éviter une autre déconvenue encore. C’est tellement mignon.

Miss Walker a bien conscience qu’elle change d’avis chaque fois qu’Anne est là, mais elle finit par craquer une nouvelle fois. Leur relation est redondante, certes, mais elle est magistralement bien écrite et ça me convient parfaitement. On voit toute la faiblesse de Miss Walker face à ses sentiments.

Cependant, l’épisode se termine une fois de plus par… un changement d’avis de Miss Walker. Ben oui. Céder aux désirs d’Anne, c’est facile sur le moment, en théorie, quand elles échangent un baiser… En pratique, en revanche, c’est plus compliqué quand il faut faire face à Miss Parkhill qui n’est pas si naïve ni si dupe du jeu joué par les deux femmes.

Il faut dire qu’Anne ne tient pas du tout en place et essaie trop de vendre que tout va bien, avec un sourire et une hyperactivité pas si naturelle, si je peux me permettre l’expression qui passe mal (c’est comme ça que Mrs Priestley a présenté la situation à Miss Parkhill à la base). Miss Parkhill est excédée par la situation et fait comprendre à Anne qu’elle n’a qu’à aller se promener seule plutôt que forcer Miss Walker à céder à tous ses caprices, ce qui pousse Anne à lui dire de rentrer chez elle plutôt que de donner son avis.

Choquée, Miss Parkhill change simplement de pièce, ce qui permet aux amoureuses de sombrer dans une nouvelle querelle, inconscientes des oreilles indiscrètes qui pourraient traîner par là. Cette fois-ci, Miss Walker va trop loin cependant, à dire qu’elles vont à l’encontre de Dieu et qu’elle veut se marier à Ainsworth pour s’éviter bien des ennuis. Franchement, après un tel épisode, c’en est douloureux pour Anne. En amour, je n’aime pas tellement son caractère depuis le début de la série, mais là, elle ne peut qu’être blessée par des propos qui ne tiennent absolument pas compte de ses sentiments et du fait qu’elle est humaine aussi, en fait.

L’épisode se termine donc sur une Anne extrêmement énervée par sa compagne et future femme. Tu m’étonnes ! Comme cela ne suffisait toutefois pas à faire un cliffhanger suffisamment intéressant, apparemment, les scénaristes en rajoutent une couche en nous montrant que sur le chemin du retour, Anne est agressée par un homme. L’agression est hyper violente, l’homme lui demande de laisser tranquille Miss Walker, mais on passe à ça d’un viol (heureusement, Anne a de sacrés réflexes incroyables). Elle se prend quand même des coups de bâtons et poings hyper violents, ce qui fait qu’elle finit en sang.

Certes, l’homme prend la fuite… mais tout de même, le mal est fait. Et la scène est un tel contraste par rapport à celle où elle confrontait Ainsworth. C’est totalement voulu, c’est sûr, mais wow. C’est choquant comme fin d’épisode, surtout que parmi toutes les intrigues secondaires, celle-ci surgit de nulle part et vient contredire pas mal des théories de l’héroïne.

> Saison 1

Perry Mason – S01E02

Chapter 2 – 15/20
La série se poursuit sur la même lancée et plaira sûrement beaucoup aux amateurs du genre, mais comme ce n’est pas tellement ma tasse de thé, je m’arrête sur certains détails qui me dérangent, comme souvent avec les dramas se déroulant dans le passé, finalement. Pourquoi est-ce que je reste ? Parce que j’adore vraiment le casting, que je n’ai pas grand-chose à me mettre sous la dent en hebdo en ce moment et parce que c’est quand même bien fichu tout ça.

> Saison 1


Spoilers

102.jpg

The Devil put Charlie Dodson in this box!

1h04 d’épisode, je vois qu’HBO ne fait toujours pas dans la demi-mesure avec ses mini-séries. Espérons que j m’en tire mieux que la semaine dernière dans la compréhension de cet épisode, parce que le cliffhanger m’a laissé perplexe tout de même. Cette semaine, on recommence par un flashback où l’on suit notre héros sur le front en pleine guerre.

Bien sûr, les effets spéciaux ne sont pas mauvais, mais j’ai vu pas mal de films récemment et un certain nombre d’entre eux s’en sortaient mieux à recréer un front de guerre. En tout cas, l’idée, c’est que Perry vit super mal son expérience sur le front, forcément, et que ça a encore un impact aujourd’hui dans sa vie. Il faut dire qu’il s’est retrouvé à tuer des alliés blessés pour leur éviter les souffrances de la mort brûlé vif… et il n’a pas tué uniquement ceux qui lui demandaient d’abréger ses souffrances.

Dans le présent, Perry poursuit son enquête et j’ai eu du mal à raccrocher en début d’épisode. Heureusement, plus l’épisode a avancé, plus ça allait. C’est assez rapidement dans cet épisode que l’on retrouve enfin Tatiana Maslany. Elle incarne donc « Sœur Alice », une chrétienne qui réussit à réunir les foules avec son discours religieux, qui prêche la bonne parole en opposant les bons chrétiens au reste des américains, maléfiques, évidemment. Comme prévu, Tatiana Maslany est excellente dans cet épisode et dans ce rôle où elle peut s’éclater à jouer avec une folie encore différente de celles qu’on lui connaissait dans Orphan Black.

Après, si elle s’éclate, je ne suis pas encore convaincu par son rôle : elle a la carrure de saisir mieux que ça, non ? J’ai hâte de voir ce que la série réserve à son personnage, parce que pour l’instant, ce n’est pas exactement renversant. Les parents du petit Charlie sont évidemment dans le public et Alice les repère, parce qu’ils sont populaires dans les médias. De là à dire qu’elle fait de la récupération avec sa secte (pardon, son Église) qui paie l’enterrement, il n’y a qu’un pas.

Elle leur propose ainsi un rendez-vous privé où elle apprend à les connaître, jusqu’à ce qu’elle soit interrompue par la police venue chercher le couple Dodson, soi-disant pour leur montrer des suspects potentiels. On sent bien qu’il y a autre chose de prévu…

Ailleurs en ville, nous suivons un homme noir qui menace sa femme avec un flingue. C’est très décousu comme début d’épisode, franchement, et il n’y a absolument aucun lien avec le reste de la série. En fait, c’est juste une bonne manière de nous introduire un nouveau personnage, l’officier Drake, qui m’intéresse déjà plus que Perry Mason, désolé pour les fans. Disons qu’il a plus la carrure d’un personnage que je pourrais vraiment aimer !

Il est donc embarqué par un voisin qui l’emmène dans l’appartement où il découvre les cadavres de l’épisode précédent – ceux qui ont eu lieu en plein feu d’artifice. Il est forcé de suivre la piste des gouttes de sang, mais il ne trouve pas le dernier corps, celui tombé de l’immeuble.

Il en parle tout de même à ses supérieurs, sauf qu’il y a un sacré problème avec eux : il s’agit des sergents du premier épisode, et notamment Ennis, le meurtrier, précisément. C’est légèrement problématique et la scène s’enferme inévitablement dans un racisme qui permet de faire taire Drake. Arf. Cela perturbe l’officier qui en parle à sa femme le soir même, mais il change tout de même le contenu de son rapport pour coller aux dires de ses supérieurs. Bien. Enfin, non, justement : pas bien. Il n’a pas vraiment le choix, cela dit.

En parallèle, on continue de suivre toujours plus de personnages avec une enquête qui patine et qui commence à soupçonner les Dodson eux-mêmes. On s’en doutait, c’est toujours par là que ça commence et bien sûr, Mr Dodson a des choses à cacher. La police a en effet découvert que le père de Charlie n’était autre que le fils de Herman Baggerly. Au moins, ça explique pourquoi il était introduit avec tant d’insistance.

Sans surprise, Matthew – c’est son nom – est arrêté par la police, sans que EB, son avocat présent pour l’interrogatoire, ne puisse rien y faire. Bien sûr, son arrestation se fait devant la presse et devant la pauvre Emily qui ne parvient pas à comprendre ce qui arrive.

Le problème, c’est qu’EB découvre assez vite que la découverte de la police est juste : Matthew Dodson est bien le fils d’Herman Baggerly. C’est gênant. Bon, ce n’est pas aussi gênant que Baggerly qui s’en prend ensuite à Perry, parce qu’il n’aime pas le ton que notre héros emploie avec lui. C’est l’occasion d’apprendre pour nous qu’il n’est pas un héros de guerre, mais juste qu’il a été relâché avec un ticket bleu, réservé aux noirs et aux homosexuels. Etonnant.

Malgré tout, Perry décide de retourner interroger Emily à la lumière de ces événements. La scène ne mène pas à grand-chose, même si j’aime bien la relation qui se tisse entre ces deux-là, qui permet bien de voir qu’Emily contourne certaines questions et lui cache des choses. Ce n’était pas aussi flagrant la semaine dernière.

Perry enchaîne donc avec une enquête de voisinage qui est bien plus intéressante : Mrs Trotter lui apprend ainsi qu’Emily n’était pas endormie mais qu’elle était au téléphone toute la nuit lors de l’enlèvement de son fils. Voilà qui change quelques circonstances de l’enlèvement : pourquoi mentir à ce sujet ?

La vie est tout de même bien compliquée pour Emily qui doit faire face aux affronts constants de la police et de la presse. Ces derniers sont sûrement les pires, franchement. Elle se rend alors à un déjeuner avec Della, dont elle s’éclipse pour passer un coup de téléphone. C’est exactement ce que Perry espérait en suivant Emily, de manière peu discrète d’après Della qui s’énerve de le voir, mais de manière assez discrète tout de même, puisqu’Emily ne se rend compte de rien. Perry en profite pour récupérer le numéro, donc, et l’adresse associée à ce numéro, pour mieux comprendre Emily.

La nuit, il décide de se rendre sur place et de s’infiltrer dans la maison, sans autorisation. Voilà qui n’est pas du tout risqué. Problème : tout ce qu’il trouve, c’est un cadavre avec une lettre de suicide disant qu’il ne pouvait plus vivre avec ce qu’il a fait… et qu’on peut en trouver deux autres à telle adresse. Ah. L’intrigue avance, donc.

Problème numéro 2 : en poursuivant sa visite de la maison de ce George Gannon, il trouve des lettres d’amour de la part d’Emily. Perry décide d’aller confronter Emily pour savoir de qui il s’agit exactement et il ne se comporte pas spécialement en gentleman avec elle : le fait qu’elle ose avoir un amant semble à ses yeux la rendre coupable du crime. Ah ben oui, évidement, George, c’est son amant. Enfin, c’était, parce que là, elle apprend sa mort.

C’est trop simple tout ça comme résolution, mais ça semble contenter Perry… jusqu’à ce que Della soit celle qui fasse remarquer que ça manque d’un vrai mobile tout ça. Après, l’avis de Della, tous ses collègues s’en foutent royalement, parce qu’ils préfèrent qu’elle réponde au téléphone en bonne secrétaire plutôt qu’elle ne défende leur accusée parfaite – et accessoirement plus ou moins cliente, tout de même.

Il y a bien sûr toujours autant de sexisme dans la série. Sexisme, racisme, je sais que ça se passe à l’époque, mais finalement, justement, quitte à faire un reboot, ça aurait pu être sympa d’en faire un plus moderne plutôt que de s’enfermer à cette époque aussi problématique. Je ne sais pas, je crois que je perds patience. J’ai du mal avec un certain nombre de choses dans cet épisode qui semblent être mises là gratuitement. Certes, Della comme Drake militent pour faire changer les choses, mais la représentation reste peu moderne. On touche là un vrai sujet de débat, je sais : on ne va pas s’empêcher de faire des dramas historiques parce que le monde a évolué… mais en même temps, je trouve qu’on a déjà encore assez à faire sur ces sujets-là pour ne pas toujours proposé des divertissements qui s’enferment là-dedans.

En plus, tout ça semble juste être une bonne excuse sans prêter à plus de débats ou évolution des pensées autour de ces questions… Ce qui, vraiment, est la partie que je trouve un peu odieuse : c’est uniquement se cacher derrière le passé en continuant de représenter ce qui ne va pas dans la société… pour le moment, en tout cas ! Wow, je me suis totalement éloigné du sujet de base-là, non ?

Pour en revenir à la critique, donc, EB est forcé d’insister pour défendre Matthew auprès de Baggerly. Le problème, c’est qu’il est accusé publiquement par la police d’être le kidnappeur de son propre fils. Cela commence à poser problème aussi pour l’Eglise de Sœur Alice qui n’apprécie pas bien d’apporter son soutien (financier, en plus) à cette famille s’il devait s’avérer que Matthew était le meurtrier de son propre fils.

Malgré tout, l’enterrement a lieu et est mené par Alice qui fait ce qu’elle peut pour soutenir Emily dans l’épreuve, alors que Matthew ne peut y assister. Bien que les circonstances ne soient pas censées s’y prêter, Alice est heureuse aussi de voir qu’elle a un nouveau public pour écouter son discours, avec une bonne partie des hommes importants de la ville. Elle en profite aussitôt pour improviser un discours expliquant que le Diable est en ville, sous la forme de ceux qui ont kidnappé et tué Charlie.

Quant au scénario et au montage, il se fait un petit plaisir à nous montrer qui elle désigne à chaque fois qu’elle parle du Diable en lui donnant un rôle différent dans cette affaire. Cela permet de découvrir les relations de tout le monde à l’affaire… Et ça ne plaît pas spécialement à la personne qui gère Alice dans l’ombre, qui voit bien qu’elle ameute les foules sans bonne raison.

L’épisode pourrait presque s’arrêter ici, mais non. Emily est alors arrêtée au beau milieu de l’enterrement de son fils, grâce à Perry qui a dénoncé son affaire. C’est du grand n’importe quoi cette arrestation publique qui l’empêche d’assister à l’enterrement, franchement. Reste un dernier problème : Perry pense finalement qu’Emily n’est pas si coupable, à cause de Della. Après tout, Emily est juste infidèle, ça ne fait pas d’elle une meurtrière. Sans blague.

Comme on est qu’au début de la série, on sait bien que l’affaire est trop vite réglée pour que ce soit le cas, en plus. Comme Perry, on se retrouve donc à avoir des doutes pour la suite, mais il faudra attendre une semaine de plus pour avancer, alors qu’il semble continuer de se chercher un autre travail alors qu’Emily est soutenue par Della, révoltée par son arrestation.

De son côté, Drake poursuit son enquête : il a raison de suivre son intuition, puisqu’il trouve évidemment des preuves de ce qu’il soupçonnait. Enfin, je pense : la série est en train de se constituer une tradition de cliffhanger aussi peu clair que possible, je crois.

> Saison 1