Riverdale – S01E06

Épisode 6 – Faster, Pussycats ! Kill ! Kill ! – 14/20
Pouvons-nous, s’il vous plaît, rester concentré sur l’intrigue ou est-ce vraiment trop demander à ces scénaristes ? Ah non, vraiment, autant j’ai bien aimé la partie enquête et révélations de l’épisode concernant le fil rouge de la saison, autant tout le reste, je n’en ai tellement rien à carrer que c’était compliqué de ne pas m’endormir. Et puis, je ne suis là pour une médiocre série musicale sur des ados qui alignent trois notes, mince à la fin !

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Spoilers

106

Did you kill Jason Blossom?

On doit rencontrer Polly dans cet épisode ? Qu’à cela ne tienne, voyons-la directement en flashback avec Betty histoire de combler les premières minutes de l’épisode. On enchaîne ensuite sur Betty jouant les détectives chez elle, invitant à l’improviste Jughead au petit-déjeuner, parce que tous les adolescents font ça. Ces deux-là passent tout leur temps ensemble et à s’échanger des regards ensuite. Pourquoi on ne nous les met pas en couple pour se simplifier la vie, hein ?

Ils se rendent donc dans l’institution où est enfermée Polly, l’occasion pour Betty de découvrir que sa sœur, au milieu des nonnes, est enceinte. Ce doit être un bébé miraculeux, en plus, parce qu’il arrête la pluie ? Je veux dire, il pleut des cordes sur le plan nous présentant l’institut, mais pas du tout sur la scène en extérieur où Polly raconte sa vie.

Ainsi donc, le 4 juillet, elle devait retrouver Jason et se barrer loin avec lui… sauf que ce n’est pas ce qu’il s’est passé. Bon, donc, c’est le même jour que Polly a été internée et on ne nous le dit que maintenant ? Cela fait six épisodes qu’on est en boucle sur le 4 juillet et c’est maintenant qu’on l’apprend, vraiment.

En tout cas, il est fou de découvrir que Polly est enceinte, mais je ne sais pas pourquoi je n’avais pas deviné ça avant, tant c’était obligé. Dans le même genre, elle découvre donc grâce à Betty que Jason est mort, parce que personne n’avait pris la peine de lui dire. C’est con, tout de même. Bon. Betty est vite interrompue par la mère supérieure qui la ramène à sa mère, mais on a quand même droit à la classique scène déchirante de séparation.

De retour chez elle, Betty est super énervée, évidemment, et s’en prend donc à son père, qu’elle soupçonne d’avoir tué Jason. Cela fait bien rire sa mère, qui remonte bien haut sur ma liste de suspects, alors que le père tente juste de raisonner sa fille en lui faisant comprendre que sa sœur raconte aussi de la merde au milieu de tous ses bons sentiments.

On en arrive bien vite à Jughead qui redébarque voir Betty dans sa chambre, en cachette, avec ses baskets sur le canapé super. Il l’embrasse enfin, preuve que les scénaristes m’écoutent (non), mais Betty préfère penser à Polly à ce moment-là, voulant vérifier l’histoire qu’elle lui a racontée. Grâce à cela, Betty et Jughead retrouvent la voiture de Jason, voiture qu’il avait cachée pour partir avec Polly le 4 juillet. Ils mettent leurs empreintes partout, y compris sur la drogue encore là, sans se douter qu’ils sont surveillés.

Qu’importe, ils vont prévenir aussitôt le shérif… qui ne se déplace pas assez vite : il retrouve la voiture enflammée, sous des trombes d’eau. Quant à Polly, Betty et Jughead retournent la voir avec l’intention de la libérer (mais comment au juste deux ados pourraient-ils faire ça, hein ?)… Pour eux aussi, c’est trop tard : elle s’est enfuie par la fenêtre pendant l’orage, qu’on nous laisse supposer…

Et autrement, le reste de l’épisode était un puissant somnifère ! Archie revient dans cet épisode pour faire une crise de panique sur scène. Ben oui, il est supposé chanter en public pour être recruté pour le spectacle musical à venir… Comme il n’y a qu’un groupe de musique, je ne comprends pas trop le bordel qu’ils nous font à faire des auditions, et apparemment, Veronica pense pareil, forçant finalement Kevin à accepter de recruter Archie.

Il a quand même peur de chanter seul et il en parle à Val. Elle n’a pas du tout envie de l’aider sur scène par contre, parce qu’elle est une Pussycat et ne peut se permettre de les trahir… jusqu’à ce qu’elle puisse en pleine répétition, parce que Josie est insupportable avec elle. Pas de bol, elle les quitte parce qu’elle dit chanter avec Archie, mais Veronica s’est déjà proposée.

En tout cas, Josie l’invisible a un égo de dingue comme tous les ados de cette série et finit par aller se plaindre à sa mère qui est de super mauvais conseils, étant aveuglée par le talent certain de sa fille. Ah.

Pendant ce temps, Fred invite Hermione à un rencard qui n’en est pas un, mais qui en est un quand même puisqu’elle lui touche la poitrine et qu’il lui prend la main. Quelle angoisse. Ils se retrouvent à s’embrasser, au moment où Veronica venait voir sa mère, une plante à la main, sur le chantier de Fred ? OK, je suis passé à côté de certains trucs, je crois, mais c’est pas grave, hein ?

En tout cas, c’est grave pour Veronica que sa mère trompe son père, là où Archie se remet bien vite de voir son père se mettre à sortir avec la mère d’une de ses potes. Il devrait être jaloux, ça fait une cougar potentielle de moins pour lui. Et en plus, Veronica est tellement énervée par la situation et après Archie qui l’a déjà remplacée par Val sans même lui demander son avis qu’elle fait une crise. Cela mène à Josie acceptant immédiatement d’intégrer Veronica aux Pussycat. J’ai tellement ri.

Leur entraînement musical se passe bien mal, mais bon, Veronica sait se faire apprécier par Josie – Josephine. En parallèle, Val est stressée et gueule un peu sur Archie et c’est terrible comme JE M’EN FOUS. Pardon. Les chansons d’Archie, ça passe bien, mais d’où c’est une série musicale d’un coup ? Allez, ça reste un drama adolescent avec Josie vexée par son frère ayant de trop grands standards pour elle ou Veronica en boucle sur son papounet chéri qui est en prison.

De toute manière, tout ça n’est pas fait pour durer, et ça tombe bien : Archie ne veut pas garder Val et ruiner le groupe des Pussycats. Val récupère bien facilement sa place, mais là encore, elle est toute heureuse de récupérer son amie, mais moi, ça me passe aussi au-dessus. On finit donc par une représentation des Pussycats plutôt sympa, mais que le père de Josie déteste (on est censé être triste pour elle, parait-il). Une fois que c’est fait, Veronica peut s’excuser auprès d’Archie, allons savoir ce qui la fait changer d’avis alors qu’elle est supposée être toujours énervée, et ça mène donc Archie chantant « I’ll try ». Ouais ben moi aussi j’essaie d’accrocher à ce show musical, mais bof.

Archie redevient star du lycée et peut même embrasser Val. Elle est vite oubliée cette Géraldine, difficile de ne pas mourir de rire, même si c’est censé être un moment triste avec Josie pleurant dans les bras de sa mère.

En ce qui concerne Fred, il tente de présenter un projet immobilier à la mère de Josie, accessoirement maire donc, mais ça ne se passe bien. La maire ne peut autoriser la construction, puisqu’il lui faut deux signatures des propriétaires du terrain pour que ça puisse avoir lieu. Il n’en a qu’une : celle d’Hermione. La deuxième est soit celle de son mari, soit celle de sa fille. Ben voyons. Veronica est donc suffisamment importante du haut de ses 16 ans pour signer ce genre de projet ? Merveilleux.

Elle refuse cependant, proposant un chantage de merde à sa mère qui refuse d’arrêter de voir Fred et préfère signer à la place de sa fille. Superbe. En fin d’épisode, elle découvre en tout cas que sa mère a imité sa signature et que Fred ne sait même pas qui est l’acheteur prêt à autoriser son projet sur le terrain.

Compteur d’Archie à poil : Toujours à 6.
PS : mais où est Cheryl ? Ils n’ont déjà plus de budget ?

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Riverdale – S01E05

Épisode 5 – Heart of Darkness – 15/20
Archie est mon nouveau héros, clairement. Et Hermione ma nouvelle actrice préférée. Et Betty ma performance de la semaine. Et vraiment rien ne va, tout est plus cliché que cliché, le ton faussement sérieux frisant toujours la parodie. Du coup, ça a tout à fait le potentiel de devenir addictif. Je ne m’attendais vraiment pas à ça avec cette série par rapport à tout ce que j’avais entendu de positif sur cette saison 1. C’est fou.

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Spoilers

105-celleci

Slut-shaming. It’s what they’re calling it when sluts get shamed.

C’est reparti pour un nouvel épisode de cette série qui part en vrille dès ses premières secondes pour nous informer que Cheryl vit dans une maison digne d’un film d’horreur et fait des cauchemars où son frère cadavérique vient la tuer. Après, je dis cauchemar, mais ça ressemblait plus au début d’un mauvais film porno, et la tenue qu’elle porte au réveil dans le lit de son frère n’arrange pas cette impression.

Cet épisode propose de se concentrer sur l’enterrement de Jason avec de belles incohérences et moments wtf, entre les parents qui invitent toute la ville pour être sûre que le meurtrier soit là et Cheryl qui organise une soirée pyjama la veille après avoir balancé des invitations comme un élève de primaire content de fêter son anniversaire. C’est tellement n’importe quoi, c’en est kiffant.

De son côté, Archie commence l’épisode à moitié à poil, cette fois-ci parce qu’il fait de la boxe. Ah, première nouvelle. Y a-t-il quelque chose qu’il ne fait pas ? Au moins, ça, ça permet de l’enduire d’huile histoire que son papa le mate. Pardon. Le but pour lui est soi-disant de se remettre en forme pour le football, mais il n’est pas très doué quand il retourne sur le terrain.

Le coach le met donc sous la tutelle d’un autre joueur qui voudrait devenir capitaine à la place de Jason et qui se retrouve à devoir l’aider à le devenir. C’est ridicule ! En plus, c’est une scène de vestiaire où tout le monde se dénude sauf Archie. C’est très étrange. Archie n’est pas bien de toute manière, et c’est l’essentiel à retenir : Géraldine est partie, il est en pleine déprime et évite complètement d’y penser en se jetant corps et âme dans le foot.

Pas de bol pour lui, Val débarque pour lui proposer des cours particuliers de musique avec un prof célèbre. Oups. Il s’agit d’un certain M. Castillo, et ce simple nom me file déjà de l’urticaire à cause de How to get away with murder. Il est donc parfait pour la série. On est sur un cliché de prof de musique qui ne vit que pour ça, et ce n’est pas dingue. Tout ça mène à une Val forcée de venir aider Archie à bosser sur sa musique jusque tard le soir.

Genre assez tard pour que Fred passe dire à son fils de se coucher, mais pas assez tard pour qu’il vire Val de chez eux, apparemment. Bien sûr, le lendemain, le petit Archie nous fait de la merde totale sur le terrain et refuse d’arrêter de jouer malgré son mal de main. J’ai tellement levé les yeux au ciel face à cette scène d’égo masculin, mais ce n’était rien par rapport à ce qui m’attendait ensuite avec Veronica jouant les infirmières pour lui, en étant jalouse de Val et en lui disant que sa main est son instrument et qu’il doit prendre soin. Ah ben elle en prend tellement soin qu’on sait à quoi elle servira la nuit suivante cette main, hein. Pardon.

Tout ça, en plus, pour aboutir à une scène où Castillo dégage Archie-sans-talent de sa vie, parce qu’il ne se voit pas avoir la même relation que ce que Géraldine avait avec son élève. S’il savait ce qu’il disait. Heureusement, Val finit par remettre les choses en perspective pour Archie qui a besoin d’être recadré dans son désir de musique.

Pendant ce temps, Kevin vient aider Betty et Jughead à recréer le « tableau de meurtre » de son père, histoire d’être de meilleurs journalistes et flics que leurs parents qui sont clairement peu doués. Ainsi, Betty a un rencard avec un certain Trev, mais elle explique à qui veut l’entendre que ce n’est pas vraiment un rencard : elle veut juste les infos qu’il pourrait avoir sur Jason.

Il en a et n’a apparemment que ça comme sujet de conversation, balançant au milieu de son rencard que la grande sœur de sa possible future copine était avec un Jason qui dealait de la drogue. Normal. Du coup, on est parti sur une intrigue qui explore un peu le personnage de Polly, et c’est terrible comme je n’arrive pas à prendre au sérieux l’acteur jouant le père de Betty. C’est Jack de Charmed, à vie. Pourtant, la scène est dramatique : si Polly est en hôpital psychiatrique, c’est parce qu’elle a tenté de se tuer (ou parce qu’on le revoit ensuite en train de regarder de vieilles vidéos de sa fille).

Il me semblait que c’était évident, ou déjà dit, mais c’est une surprise pour Betty qui s’en confie aussitôt à Jughead qui n’a toujours pas d’intrigue propre – du coup, grand mystère de pourquoi il est là et adoré, mais bon. Sa brillante idée de l’épisode ? Profiter de l’enterrement pour fouiller la maison. Il débarque donc en costard chez elle pour l’enterrement, et OK, je vois ce qui fait son charme, mais va me falloir un peu plus pour me sentir un minimum investi et pour que je me foute de sa gueule plus longuement aussi ! Après, il est en costard-bonnet, j’ai déjà de quoi faire, j’imagine.

Avant ça, bien sûr, on a droit à la pyjama-party de Cheryl qui est en fait un tribunal pour Veronica : il n’y a qu’elle qui est invitée et qui se tape un repas de famille avec eux. C’était encore plus angoissant que ça en avait l’air, mais c’était toujours plus cool que la scène où Cheryl se dit heureuse de l’aide apportée par Veronica après sa crise d’angoisse ou Veronica en train de dire que Jason était super beau alors que… euh beh bof, en fait.

En parallèle, on a toujours droit à des scènes reloues entre Fred et Hermione sinon. Cette dernière est une vraie working girl qui récure à présent des éviers (hein ?) dans le diner et nous joue une merveilleuse scène où elle trouve un serpent dans une boîte. OK, Hermione est menacée, c’est triste, mais l’actrice mérite l’oscar de la plus mauvaise performance effrayée vue depuis un moment.

Elle appelle donc Fred pour se débarrasser du serpent parce que… parce que… Non, je n’y arrive pas désolé. Il la débarrasse du colis gênant, allons savoir comment, puis l’interroge comme un policier qu’il n’est pas. Elle lui explique donc qu’elle ne veut pas l’impliquer (lol ?) dans les affaires d’argent qu’Haram doit aux Serpents.

Le lendemain, Hermione se rend à l’enterrement pour être mieux critiquée par la mère de Jason, qui enchaîne sur une scène merveilleuse où elle nous touche les cheveux d’Archie. Tout le monde sait qu’il aime les cougars en ville apparemment. On notera qu’il est en tenue de quaterback avec la veste de l’équipe au beau milieu de l’enterrement et que ça ne semble choqué personne parmi les gens tous habillés en tenue d’enterrement. Bref, la série semble vouloir nous dire qu’Archie pourrait être son fils, je suis blasé devant.

OK, pas tous. Miss Cheryl Drama débarque dans sa petite robe blanche de sa sortie au lac pour faire un discours tout pété, qui n’est pas aussi drôle que sa crise de larmes digne de Clary ou que Veronica chuchotant, depuis l’autre bout de la pièce, à la mère de ne pas bouger parce qu’elle va empirer les choses. Non mais n’importe quoi.

Toutes les intrigues se réunissent en tout cas à l’enterrement, avec Fred et Hermione qui se font un petit câlin et Betty/Jughead qui découvrent que Polly allait se marier à Jason. Yep, merci la grand-mère sénile de nous dévoiler tout ça. Cette famille a vraiment un grand problème en tout cas, parce que la mère est toute aussi perchée que la grand-mère à engueuler sa fille pour sens de la représentation à l’enterrement. Belle psychologue !

Tout aussi psychologue est Betty cherchant à avoir des informations sur sa sœur auprès de son père qui a subitement un rôle bien important dans cet épisode. Il critique donc ceux qui auraient pu devenir sa belle-famille, mais pour le coup, je le comprends, surtout qu’en plus il y a une sorte de guerre de familles débile entre eux : l’arrière-grand-père de Betty s’est donc fait tuer par l’arrière-grand-père de Cheryl et Jason. Passionnant.

J’ai aussi failli pleurer de rire, pour de vrai, quand la fin d’épisode revient sur Veronica racontant sa journée à sa mère (inutile) avant d’enchaîner sur Archie, ce héros, qui refuse de rester quaterback parce qu’il n’arrive pas à tout gérer et qu’il préfère que Reggie s’en charge. Une scène avec Val et voilà, il change totalement d’avis. Archie, mon héros.

Pas Jason et son roux tellement vif que ça en devient ridicule. Ridicule, comme Betty et Jughead jouant les détectives et se mettant à suspecter les parents de Betty. Et ils ont raison : le père de Betty est bien celui qui a récupéré les dossiers du père de Jughead. Ca sent la conspiration tout ça, et le cliffhanger nous promet une rencontre avec Polly, un jour.

Compteur d’Archie à poil : 6 (+1, donc). Cela dit, on aurait pu faire un compteur de mini-short de Veronica, Cheryl et/ou Betty, aussi.

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Council of Dads – S01E04

Épisode 4 – The Sixth Stage – 17/20
La série marque plein de bons points auprès de moi avec cet épisode qui parle de sujets divers avec beaucoup d’humour et de justesse. En plus, il s’agit principalement d’un épisode qui se centre sur le désir sexuel, mais le fait avec des scènes qui paraissent aussi originales qu’inédites, là où beaucoup de séries s’engouffrent habituellement dans les clichés. Là, ça m’a paru à peu près mature et, à force de regarder des séries pour adolescents, je ne suis pas habitué. C’était chouette et ça m’a rappelé les bons moments de Brothers & Sisters.

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Spoilers

104

Since we’re all here, we need to talk about sex.

Oh, la joie de voir ce titre me parler de la sixième étape de ce qui va très clairement être un deuil. Il n’y a pas à dire, ça donne envie de revenir les voir, dis donc ! Et en même temps, Oliver nous informe dès le début de l’épisode que sa sixième étape du deuil est… le désir. Ah. C’est un problème comme un autre, ma foi.

J’ai en tout cas adoré cette intrigue qui était super drôle : la manière dont Robin se confie à Oliver était marrante, surtout qu’elle lui dit fantasmer sur lui aussi, autant que la manière dont on la voit fantasmer sur un autre joggeur. La série en fait des caisses, mais c’est voulu et ça fonctionne bien comme humour. Tout l’épisode profite de cette intrigue pour faire de bons gags, et j’ai totalement accroché à l’affaire.

Finalement, Robin demande à un collègue, Henry, de bien vouloir l’embrasser pour vérifier comment elle se sent et si ça peut calmer ses ardeurs. Ce n’est toutefois pas évident de trouver le bon look, surtout quand Larry et Anthony bavent en la voyant bien habillée ou quand elle voit la photo de Scott sur son chevet.

Comme une adolescente, Robin sort donc de la maison pour aller au coin de la rue et retrouver Henry, afin de l’embrasser. Elle n’en est finalement pas capable, pleurant en pensant à Scott, mais la scène est magnifique. Henry s’en ira bientôt à Miami, donc c’est un étranger qui le restera, peu importe ce que fait Robin dans cette voiture. Du coup, c’est juste beau de les voir apprendre à se connaître et se tenir la main. De vrais adolescents, oui, mais avec des gestes d’adultes et des réactions d’adultes.

J’ai trouvé que c’était une très jolie scène sur la gestion du désir après un décès ou une rupture douloureuse après une longue période. Je n’avais jamais vu ça dans une série avant, en plus. Robin progresse dans ses désirs, c’est une bonne chose, et elle finit même par réclamer un baiser à ce gentleman.

La série revient aussi brièvement sur les problèmes de couple de Pete et Oliver. Ils travaillent désormais sur leur mariage, en plein milieu d’un spa. Le truc, c’est que Pete n’est pas si heureux du cadeau d’Oliver : un massage pour deux ? Ca les éloigne plus que ça ne les rapproche. Outch. Ils finissent par parler de divorce pour mieux être morts de rire à cause de flatulence. Il y a encore de la complicité entre eux, c’est déjà ça… mais s’ils recouchent ensemble, c’est pour mieux que le problème ne se décale quand Pete avoue avoir embrassé un autre homme.

De son côté, Théo est soudainement cool au lycée parce qu’il joue au football. Il est aussitôt abordé par deux nanas plutôt jolies qui lui disent qu’elles veulent l’initier à une soirée. Ca pue le piège cette affaire. Il s’en confie à Anthony, mais Anthony ne capte rien : il continue de passer du bon temps avec la nouvelle propriétaire du restaurant. C’est si bizarre de retrouver Hilarie Burton dans une série pour la voir faire des concours d’ouverture d’huitres et les gagner. Au moins, c’était sympa.

Pendant ce temps, Evan et Luly participent à une vente aux enchères pour acheter la maison de la fin d’épisode 3, mais bon. Ils l’obtiennent à 54 milles dollars et en sont ravis… mais ça sent la dette de dingue, juste pour une ruine qu’il faut encore renouveler et qu’ils n’ont pas encore visité, en plus. C’est une énorme erreur de leur part, clairement : quand ils entrent dans la maison, ils découvrent qu’ils ont mis toutes leurs économies dans une maison qui n’a même pas de toilettes.

J’ai beaucoup aimé cette intrigue aussi, parce que c’est toujours bien de faire de la prévention. Face à tous les problèmes qu’ils ont, ils se rendent bien compte qu’ils ont besoin d’argent, alors ils font appel à Robin et aux conseils des pères pour obtenir un prêt. Comme dans toutes les séries familiales, les belles-familles sont inexistantes et apparemment Evan n’en a pas. Voilà qui calme en tout cas totalement les ardeurs sexuelles de Robin : ils demandent 20 000$ pour les rénovations afin de commencer à vivre au plus vite dans la maison.

Le conseil est paniqué par l’état de la maison et prend la décision de leur dire non au prêt, même si Anthony était plutôt du côté des jeunes. Face à eux, toutefois, il approuve les autres : la maison est dans un état pitoyable et, si le projet d’Evan est chouette, ce n’est pas une bonne idée de s’embarquer là-dedans. Cela reste étonnant d’avoir les trois amis aidant Robin à dire non à ce qui doit être un non évident. Et quand ça ne pouvait pas être plus gênant comme scène, Anthony décide alors de parler de sexe. Non, il ne parle pas de Robin, mais de Théo, qui se fait draguer.

Le pauvre est donc pris au piège par Anthony et Robin avant sa soirée. L’angoisse. Si la scène est gênante comme tout, je trouve qu’ils ne s’en sortent pas trop mal pourtant. La situation est toujours catastrophique dans ces cas-là, donc j’ai aimé la prévention qui était faite par Robin comme par Anthony, finissant par donner un préservatif à Theo, au cas où. Le problème, c’est qu’il lui dit aussi qu’une erreur rapide, comme la sienne, peut être catastrophique et avoir des ramifications terribles. C’est une graine plantée là pour plus tard, c’est sûr.

Theo se rend ensuite à la soirée avec Charlotte, et il est prêt pour son initiation, peu importe ce que ce sera. Et ce sera une très bonne scène où les deux filles l’invitent au cimetière avec Charlotte pour lui présenter une tombe à qui elles se confient depuis la mort d’un parent. C’est une bonne scène encore pour la série, qui a la bonne idée de traiter ça de manière à peu près cohérente pour des adolescents. Il faudrait juste que ce ne soit pas en pleine nuit, en fait. Malheureusement, en rentrant chez lui, Theo aperçoit sa mère en train d’embrasser Henry… C’est super violent pour Robin quand elle rentre, parce que Theo lui fait inévitablement une crise, même s’il n’a rien dit à Charlotte. Il la confronte devant Anthony et Larry qui ne comprennent rien. Theo aussi ne comprend rien, et la scène mère/fils est super juste là aussi. Robin a beau tenté de lui expliquer, il reste un adolescent qui n’est pas prêt à entendre ce qu’elle lui dit. Vraiment, je crois que la série est en train de marquer plein de très bons points auprès de moi avec cet épisode.

Bien sûr, Luly et Evan sont confrontés à la décision du conseil de ne pas leur prêter l’argent et ça mène à une dispute de couple, surtout quand Luly trouve qu’ils se précipitent trop dans tout ce qu’ils font. Ah ben, ça, c’est clair ! Larry peut certes leur faire annuler le paiement de la maison, mais ils ne sont pas sûr d’en vouloir.

Luly rentre donc chez Robin pour faire pipi au beau milieu de sa dispute avec Evan et se retrouve confronté à Anthony. C’est l’occasion de parler de son projet et de comprendre qu’Anthony n’est pas forcément contre. Il est juste déçu de voir qu’elle compte encore sur le Conseil pour ce qui est une décision d’adulte. J’ai bien aimé la remarque de Luly qui lui fait remarquer qu’il parle comme son père. C’est exactement le but, ma cocotte. En tout cas, elle rentre chez Evan pour mieux lui dire qu’elle est prête à se jeter dans ce projet. Je parlais plus haut de pédagogie que la série pouvait apporter, mais ce ne sera pas le cas. Clairement, ils vont s’en sortir avec une belle maison, là.

En parallèle, Larry tente de dresser le chien de la famille, ce qui est l’occasion de découvrir qu’Anthony vit dans la maison d’invités juste à côté. Comme prévu en fin d’épisode 3, Larry est désormais confronté au problème de devoir se réconcilier avec sa fille : JJ n’a pas été invité à l’anniversaire d’Ivy, la petite-fille de Larry, juste parce que sa famille est amie avec Larry. Grosse intelligence de la mère, sérieusement.

Larry n’est pas beaucoup plus malin sur la manière de gérer tout ça. Il demande conseil à Robin, espérant qu’elle puisse parler à sa fille, mais ce n’est pas le cas ; puis propose à JJ d’aller au bowling. Ce n’est pas exactement un anniversaire au laser tag, ça. On verra où ça mène dans le prochain épisode, de même que Robin qui flirte avec un joggeur, Sam, et qu’Anthony, toujours avec Hilarie Burton.

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Gentleman Jack – S01E03

Épisode 3 – Oh Is That What You Call It? – 18/20
Le truc, c’est qu’avec un épisode qui dure une heure, il y a forcément des longueurs, beaucoup, et que ça rend compliqué de mettre la note la plus optimale à la série. Pourtant, elle est vraiment attachante et dans cet épisode, même ses intrigues moins convaincantes jusque-là ont pris une tournure inattendue les rendant plus intéressantes. Bref, j’accroche vraiment bien et j’aime la petite touche d’humour un brin méta qui ne manque jamais de surgir.

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Spoilers

03

It’s not often I’m speechless, John.

C’est parti pour un nouvel épisode de cette série. J’ai beau l’adorer, 58 minutes, c’est toujours toute une aventure et c’est épuisant à regarder je trouve. Pourtant, chaque scène est chouette… Heureusement d’ailleurs, ça aide à tenir.

L’épisode reprend au retour d’Anne et Miss Walker de Lake District, et les rumeurs vont clairement bon train cette fois concernant les deux femmes. Mrs et Miss Rawson sont donc là pour raisonner Miss Walker, mais elles sont accueillies par le duo. Elles ont beau tenter de se débarrasser d’Anne et d’être aussi impolies avec elle que possible en restant polies, parce qu’on est en Angleterre. Anne est toujours aussi géniale et prend clairement son pied dans cette scène.

La scène suivante voit les deux femmes faire une promenade en forêt en parlant d’amis de Miss Walker supposés venir bientôt chez elle, ce qui l’embête quelque peu vis-à-vis d’Anne. Cette fois-ci, cependant, Anne est rassurée : clairement, Lake District s’est très bien passé pour elles, même si on n’a pas eu le droit de le voir. C’est dommage, il nous manque de bonnes scènes, c’est évident. En attendant, Anne emmène tout de même Miss Walker dans un superbe chalet dans la forêt, où elles peuvent toutes les deux parler un peu plus à cœur ouvert.

Rah, mais sautez-vous dessus, nom de dieu, qu’on en finisse ! Avant ça, Anne prend tout de même la peine de fermer les volets, signe que nous ne sommes pas dans une série américaine – ils se font toujours surprendre par la fenêtre, non ?

Loin de se sauter dessus, les deux femmes s’avèrent très douces l’une envers l’autre, malgré un désir qui a eu le temps de grimper en trois épisodes. J’aime beaucoup cette scène de premier baiser entre elles, mais le désir finit par les consumer quand elles rentrent chez Miss Walker et que cette dernière lui propose de rester dormir chez elle le lendemain. Yep, là, les baisers sont d’un coup bien plus passionnés, hein.

En rentrant chez elle, Anne se fait à nouveau engueuler par Marian qui était morte d’inquiétude pour elle, mais aussi pour leur tante, qui a eu de nouvelles crampes d’estomac dans la journée. Anne ne répond pas à Marian, comme d’habitude, pour se précipiter auprès de sa tante et lui raconter sa journée, puis ses rêves d’une vie en commun avec Miss Walker.

Oh, les douze ans d’écart entre elles (29 ans pour Miss Walker, donc 41 pour Anne Lister) embêtent un peu la tante, mais pas autant que le fait qu’elles soient deux femmes. Enfin, la tante n’en a rien à faire de ça, mais elle est bien forcée de faire redescendre sa nièce sur Terre, parce qu’elle rêve un peu trop d’une vie qui ne peut arriver.

Le lendemain, Anne doit faire face à sa sœur insistant auprès de son père et de sa tante pour qu’Anne s’excuse auprès des servants qu’elle a forcé à rester réveillés et auprès d’elle, et auprès de sa famille et auprès du monde entier finalement. L’attitude d’Anne ne plaît pas à Marian, pas plus que la manière dont leur père laisse tout passer en permanence (sympathique flashback, une fois de plus, pour voir Anne jouer aux cartes dans une taverne). C’était bien drôle à voir comme scène, parce que Marian s’énerve bien rapidement et prophétise la naissance de son futur fils quand elle sera mariée, un fils qui viendra reprendre les affaires familiales à la place d’Anne.

Ce n’est pourtant pas gagné pour Marian le mariage, puisqu’elle ne sort jamais de Shibden Hall. En parlant de mariage, John débarque une nouvelle fois avec un bouquet pour demander la main d’Eugénie, toujours en passant par Elizabeth. Contre toute attente, Eugénie est prête à considérer son offre et dit oui immédiatement. En même temps, elle est enceinte, elle n’a pas tellement le choix. Les deux fiancés demandent alors à Marian d’annoncer la nouvelle à Anne Lister, puisqu’ils ont besoin de son accord…

Le seul problème, c’est que Marian préfère donc se disputer avec Anne le lendemain matin, alors qu’Eugénie était en train d’apprendre des informations sur son futur époux, et se barrer chez les Dyson, qui qu’ils soient.

En tout cas, c’est énervée qu’Anne se rend sur le chantier du charbon, où elle trouve Sam Sowden complètement bourré en plein travail. Elle demande ainsi à Thomas de s’occuper de son père et de le ramener chez lui, mais ce n’est pas exactement quelque chose que Sam prend bien. Il insulte donc Anne, ce qui est la pire des idées puisqu’elle lui propose aussitôt un rendez-vous, le lendemain, pour parler de son contrat de location, oups.

Toujours aussi dure en affaire, Anne se rend ensuite en négociation avec un des frères Rawson. Soyons honnêtes, j’ai déjà oublié lequel était lequel, mais je pense qu’on a affaire ici à Jeremiah. Quoiqu’il en soit, le prénom n’a que peu d’importance, et je pense qu’il en a même peu pour Anne qui veut juste être un requin dans sa négociation. Elle en demande toujours plus et fixe des conditions bien compliquées pour Rawson qui se trouve évidemment forcé de ralentir la négociation pour en parler à son frère. C’était sympathique.

C’était bien plus sympathique que ce qu’elle doit ensuite annoncer à Miss Walker, dans leur cabane (la fameuse chaumière de l’épisode précédent) où elles s’embrassent. Si elle a bien envie de rester au dîner qu’elle lui a préparé, elle ne pourra pas rester beaucoup plus longtemps ensuite : sa dispute avec Marian fait mauvais genre et elle ne veut pas rester trop loin des servants durant la nuit, ainsi que de sa tante d’ailleurs. Surtout de sa tante si vous voulez tout savoir. En plus, Marian a donc pris la décision de partir, annonçant tout de même à sa tante qu’elle a bien un début de quelque chose de romantique avec un certain John Abbott. Génial, encore un John !

Anne, elle, apprend que Miss Walker a reçu une lettre la concernant, et la critiquant vivement. Miss Walker veut toutefois lui montrer pour lui assurer qu’elle n’en a rien à faire de sa réputation. Chouette. Anne s’en remet bien vite et se barre avec la lettre, pour aller prendre des nouvelles de sa tante avant le dîner. En partant, elle interroge le portier de Miss Walker sur l’accident de la scène d’ouverture de la série. L’occasion pour nous d’apprendre qu’apparemment Mister Rawson est celui qui conduisait et est responsable de l’accident. Reste à savoir de quel Mister Rawson il est question hein.

En tout cas, les frères Rawson sont encore ensemble au même moment, pour découvrir qu’Anne est encore et toujours plus dure en affaire : alors qu’ils pensaient acquérir au prix incroyable qu’elle demande l’ensemble du terrain d’Anne, ils découvrent que le contrat qu’elle a fait rédiger ne concerne en fait que la moitié de celui-ci.

Pas étonnant qu’Anne se fasse des ennemis et que Miss Walker reçoive des lettres lui disant de se méfier d’elle parce qu’on ne peut pas lui faire confiance en compagnie d’une femme après tout ça. La lettre affecte bien plus Anne qu’elle ne l’a laissé paraître, parce qu’elle la brûle aussitôt qu’elle est de retour à Shibden Hall. La pauvre.

C’est l’épisode de toutes les lettres : elle en reçoit ensuite une de Jeremiah à propos de leur désaccord, et la série en profite pour instiller un peu d’humour. En effet, Anne lit la lettre bien plus vite que John ne nous la lit à voix haute. C’était marrant, ça instaure un brin de folie qui colle bien à leur représentation d’Anne Lister, je trouve.

Après tout ça, Anne est donc prête à repartir pour son dîner, mais pas avant d’apprendre que John, le serviteur, va se marier, mais sans savoir à qui ; de même que Marian, qui a demandé à sa tante de ne pas révéler quoique ce soit à Anne. On se marre bien de ces quiproquos, mais qu’importe, Anne a eu une super soirée qui l’attend.

Yep, Miss Walker lui annonce qu’elle sera disponible plus tôt que prévu pour aller voyager finalement. Le voyage est un sujet de conversation entre elles, mais pas autant que la nouvelle idée fixe d’Anne qui propose carrément à Miss Walker de vivre ensemble après leur voyage. Oui, oui, après si peu de temps, Anne lui propose d’abandonner toute idée de mariage et d’enfant pour ne vivre qu’avec elle et détruire à jamais sa réputation, vu l’époque.

Ce n’est pas gagné, mais pourtant, Miss Walker considère vraiment la proposition, qu’elle voit comme des fiançailles. Elle demande ainsi à Anne un délai de six mois avant de donner sa réponse. C’est donc pour la date du 3 avril qu’Anne aura sa réponse, le jour de son anniversaire. Moi, je suis bien content de cette scène, mais pour de mauvaises raisons : Anne s’amuse à jouer avec la boucle d’oreille de Miss Walker, et ça me fait un point du Bingo Séries, yes !

Par contre, l’ambiance est rapidement refroidie entre elles quand Miss Walker interrompt une main baladeuse d’Anne. Tout ça est bien compliqué, mais voilà, Miss Walker a peur de décevoir Anne comme elle n’a jamais fait ça avant.

Elles sont finalement interrompues par l’arrivée de John qui vient chercher Anne pour la ramener à la maison – et il interrompt un nouveau moment où Anne brise le quatrième mur qui était bien trop drôle. Le problème, c’est qu’avant ça, il passe chez les voisins de Miss Walker (qui sont de sa famille, sinon ce n’est pas drôle) parce que les indications n’étaient pas claires. Les rumeurs vont aller bon train, c’est top, surtout qu’il leur dit que ça fait plusieurs soirs qu’Anne Lister y passe. Evidemment, John profite de sa promenade nocturne avec Anne pour lui expliquer ça, mais aussi pour lui demander officiellement la main d’Eugénie.

Anne en reste sans voix, ne sachant quoi décider : ils ne parlent pas la même langue, tout de même. Evidemment, elle ne veut pas gâcher le bonheur de qui que ce soit, mais elle veut tout de même en parler à Eugénie avant de prendre une décision. Bien.

Le lendemain matin, Anne apprend de sa tante que Marian envisage de se marier avec John Abbott. Aussitôt, Anne envisage immédiatement de faire des recherches sur lui, parce qu’elle a peur de ce que ça pourrait donner.

Pendant ce temps, sous l’ordre d’Anne, Thomas ramène son père bourré chez lui auprès de sa mère, et les choses tournent super mal dans leur ferme. Thomas souhaite retourner travailler, mais Sam ne le voit pas exactement comme ça. Il n’en faut pas plus pour que les choses s’enveniment : Sam s’en prend à son plus jeune fils, le battant sans vraie raison.

Aussitôt, Thomas défend son frère en attaquant leur père, mais il ne fait pas le poids. La mère est alors forcée d’intervenir à coup de seau, puis alors qu’il s’apprête clairement à la tuer, ses deux fils le maîtrisent enfin, l’accrochant avec une corde donnée par un certain Alfie. C’est que je commence à vraiment m’attacher aux Sowden à force, et particulièrement à Thomas qui n’hésite pas à enfermer son père avec les cochons et lui balancer des seaux d’eau à la tronche devant sa sœur, Amy.

Ce n’est que le lendemain matin après une nuit compliquée pour son père que Thomas revient auprès de lui, espérant le trouver dans de meilleures dispositions et prêt à parler. C’est peine perdue. C’est d’autant plus problématique qu’Anne refuse de négocier avec Thomas quand elle passe au chantier et qu’il espère la convaincre qu’il peut bien faire le travail de son père à sa place. C’est dommage pour les Sowden, ça, parce qu’Anne impose au père de passer la voir dans la journée. Or, vu la nuit qu’il a passé, c’est tout de même mal barré.

Avant ce rendez-vous, Anne retourne auprès de Miss Walker pour mieux la trouver en larmes et bouleversée, apeurée parce qu’elle n’a pas pu donner à Anne ce qu’elle voulait. Oh lala, c’est si exagéré les sentiments à cette époque dis-donc. Entre Anne blessée dans l’épisode précédent d’un refus de Miss Walker et ça, on n’est pas sorti de l’auberge. Tout semble multiplié par cent. C’est bien normal, vu l’époque, mais voilà, c’est énervant.

Dans le même genre, il est énervant de voir la voisine de Miss Walker venir prendre des nouvelles pour avoir les derniers potins… et aussi pour recadrer Miss Walker autant qu’elle peut. Elle est servie : les rideaux sont fermés, alors elle comprend que rien ne va plus pour Miss Walker. Avec l’aide de James, le majordome, elle entre sans frapper dans le salon où les deux femmes prenaient du bon temps. Ses remontrances n’ont pas vraiment l’effet escompté sur Miss Walker, par contre. Elle finit en effet par éclater de rire et proposer à Anne de se rendre dans la chambre pour faire l’amour, parce que oui, elle lui a dit qu’elle l’aimait.

C’est une bonne fin d’épisode, mais ce n’est rien par rapport à l’excellent cliffhanger du côté de Thomas. Il envoie sa mère et les plus petits se promener loin de leur ferme avant qu’il ne libère son père… sauf que lorsqu’il essaie de le faire, le père recommence à s’attaquer à lui. Ni une, ni deux, Thomas décide donc de lui trancher la gorge et de le laisser à manger au cochon. La scène est super violente et fait que toute cette intrigue des Sowden devient bien plus intéressante dans cet épisode !

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