Gentleman Jack – S01E02

Épisode 2 – I Just Went There To Study Anatomy – 17/20
Quelle série, vraiment ! Je n’arrive toujours pas à comprendre comment elle se débrouille pour me plaire autant malgré ses épisodes interminables et ses intrigues qui ne devraient pourtant m’accrocher comme elles le font. La seule évidence qui s’impose, c’est que l’écriture est excellente, que les répliques sont percutantes et l’ambiance toujours aussi particulière, mais maîtrisée de bout en bout. Et puis, les personnages, à commencer par Anne Lister, évidemment, sont juste géniaux. Je ne lui reproche finalement que quelques longueurs, parce qu’un épisode de 58 minutes, c’est trop pour moi apparemment. C’est déroutant : on les voit passer, et en même temps, non.

> Saison 1


Spoilers

02

I dissected a baby once. In Paris. It was dead obviously.

« Ca ira peut-être mieux maintenant que je connais l’univers, cela dit. »

Ce sont les mots très sincères que je balançais à la fin de la critique du premier épisode de cette série, il y a cinq mois. J’étais plein de bonne volonté avec mon Challenge Séries 2020 et j’espérais vraiment boucler mon visionnage assez rapidement. Pourtant, 2020 n’a pas été tendre avec nous et ce n’est donc qu’en ce mois de mai que je fais enfin ce qu’il me plaît, et surtout ce qu’il plaît à Poluss qui voulait tant que je regarde sa série préférée. Merci encore à elle pour sa patience dans le prêt des DVDs !

L’épisode 2 a la bonne idée de commencer par un très bon résumé de l’épisode 1, qui me remet tout de suite dans l’ambiance. J’aime toujours autant l’accent des actrices et la musique. Cela remet tellement dans le mood du premier épisode. Il faut dire aussi que ça aide bien que l’épisode reprenne exactement là où on en était : Anne débarque pour parler avec Miss Walker et il est très clair immédiatement qu’on est sur une scène de drague.

Miss Walker rappelle évidemment à Anne qu’elles se sont déjà vues par le passé et qu’elle lui avait couru après, alors qu’Anne ne se rappelle que partiellement, soi-disant, de cette journée. Ah, le jeu de drague est si évident, l’accent des actrices est génial (je me répète hein ?) et les répliques font vraiment mouche avec déjà tellement de possibilités dès la première scène pour ma réplique préférée de l’épisode.

Oh, quant à la drague, Anne a l’air de considérer que c’est chouette de parler de dissection de bébé parisien dans une conversation de séduction. C’est super, on en a même un flashback, en français, avec les pauvres testicules non descendus du bébé. Le pire, c’est encore que Miss Walker soit fascinée par tout ça et par le discours fascinant d’Anne. J’avoue, je la comprends.

Bref, l’après-midi se passe bien pour elles et la complicité est toujours aussi évidente. Malheureusement, Miss Walker qui ne souhaite pas avoir d’enfant un jour est déjà plus ou moins promise à des parents distants, les Rawson, parce que bon, vous avez vu l’époque dans laquelle la série se déroule, non ? Miss Walker se sent donc invalide, ce qui est loin d’être le sentiment d’Anne à son égard. Et pile au moment où Miss Walker s’apprête à l’embrasser, Anne décide de s’en aller.

Il faut savoir se faire désirer, même après quatre heures, apparemment. Il n’empêche qu’Anne est totalement sous le charme, au point de ne pas entendre quand on l’appelle. Il faut dire qu’elle a toujours un business à gérer, même après avoir confié les affaires à Washington. On reprend donc cette partie de l’intrigue du charbon qui a du mal à me fasciner mais qui fait partie inhérente de la série : il y est question d’une compétition entre les Rawson, que Anne n’aime pas beaucoup, et Hinscliffe qui veulent tous acheter une partie de l’affaire d’Anne.

Après une telle insistance sur les Rawson, on nous présente donc Mr Rawson, Christopher de son petit prénom. Il est tout de suite introduit comme un personnage sacrément riche et, comme souvent avec les riches, comme un personnage un peu sombre. Yep, il est tout de suite mis au courant du retour d’Anne, dont il était déjà au courant, par un associé qui s’en inquiète, surtout qu’il a eu vent de la vente organisée par Anne.

C’est gênant comme tout, parce que la vente risquerait de faire découvrir des activités clairement pas légales des Rawson. Bon, c’est classique tout ça comme intrigue finalement, si on transpose à l’époque moderne. Je peux m’y accrocher, si j’y crois un peu plus.

De son côté, Anne se rend chez les Sowden pour leur parler un peu, mais aussi pour examiner le petit Henry qui ne parle toujours pas. Pourtant, il finit par l’ouvrir pour poser LA question qu’il n’aurait pas dû poser : il demande à Anne si elle est un homme. Aha. La réaction du personnage est géniale, parce qu’elle reste sacrément calme et froide, mais en même temps avec sympathie et chaleur, d’une certaine manière. C’est un très bon jeu d’actrice, tout ça. Dans la scène, Anne parle également de l’accident, ne comprenant pas qu’aucun témoin ne reconnaisse celui qui l’a provoqué. Elle finit par dire qu’elle rendra visite au Rawson, également.

Avant ça, elle retourne manger chez elle. Marian commençait à me manquer, alors j’étais content de ce repas de famille où une fois de plus Anne se fait remarquer avec ses projets de rénovation de Shibden Hall, leur maison ancestrale qu’elle tient en haute estime… Contrairement à Marian, qui ne la voit que comme une vieille ferme. Les choses sont claires, une fois de plus, dans l’opposition qui lie les deux sœurs.

Après ce repas, Anne retourne comme promis voir Miss Walker pour une petite balade dans le jardin et une rédaction de lettre afin de lui venir en aide. Elle espère ainsi lui redonner confiance en elle, alors que Miss Walker se met à lui parler d’un voyage de trois semaines organisé par sa famille pour qu’elle parte avec sa cousine qu’elle aime beaucoup.

Ces mots ont l’air difficile à digérer pour Anne qui a bien peur et se sent a priori jalouse, jusqu’à ce qu’elle se blesse en cassant un petit couteau et soit rassurée aussitôt par Miss Walker. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’Anne propose immédiatement à Miss Walker de partir en voyage avec en Suisse au Printemps. Ah, la drague, c’est si mignon.

Après les sujets de conversation d’Anne sont tout sauf mignons : elle explique à Miss Walker que les pantalons des parisiens ont des poches spéciales pour que les hommes puissent se masturber discrètement. Charmant. Elle explique aussi qu’elle a étudié l’anatomie, beaucoup, avec un bon flashback pour nous montrer qu’elle parle de sexe lesbien, avant d’attaquer les choses sérieuses en parlant de son attraction, en caressant le menton de Miss Walker et en lui expliquant qu’elle sait qu’elle est un tout petit peu amoureuse d’elle.

Miss Walker ne sait pas trop comment réagir à une attaque aussi frontale et directe, du coup, une gêne s’installe entre elles. Je dois dire que j’ai eu du mal avec Anne dans cette scène, parce qu’elle semble d’un coup être une toute autre personne. Elle qui en impose en permanence avec son assurance et ses certitudes correctes à 100% ne semble pas bien prête à supporter la moindre blessure d’égo. Je ne sais pas bien s’il s’agit de manipulation de sa part – parce que juste après cette scène, elle est de nouveau heureuse de sa drague avec Miss Walker – ou si c’est bien une de ses faiblesses. Elle semble tout de suite imaginer le pire, qu’on ne l’aime pas, dès que Miss Walker ne réagit pas immédiatement comme elle le souhaite.

La journée continue pour Anne avec une autre sortie pour le thé, puis elle rentre chez elle pour se faire engueuler par Marian excédée de voir Anne arriver si tard alors que Rawson est passé dans l’après midi pour la rencontrer. Comme toujours, Anne n’en a rien à faire, et c’est d’autant plus vrai qu’en montant dans sa chambre, elle découvre dans son courrier un faire-part de mariage de Vere Hobart et Donald. La pauvre.

Le lendemain, Anne décide de se rendre d’elle-même auprès de Christopher Rawson pour lui parler de l’accident, mais aussi du charbon. Pour le charbon, il lui conseille de voir ça avec son frère Jeremiah, pour l’accident, il explique qu’il ne peut pas faire grand-chose sans témoin. C’est intéressant : il est donc « constable », que je voyais comme un mot pour désigner les gendarmes, mais ce n’est pas trop l’image qu’il renvoie ici. Je sens que je vais étendre mon vocabulaire anglais, moi !

Quant à l’accident, il est assez clair qu’Anne ne compte pas en rester là : elle tient beaucoup à ses locataires, voyez-vous, et un enfant avec une jambe coupée, ça fait de la peine. Finalement, Anne rentre chez elle faire un peu de jardinage, et c’est à ce moment-là que Rawson débarque pour parler affaire et pour parler du prix du demi-hectare. Pas de bol pour lui, il se fait totalement dominer par Anne dans la négociation.

Elle est absolument géniale, parce qu’elle sait exactement ce qu’elle veut et elle sait exactement le prix à proposer pour que le profit soit du 50/50 entre le vendeur (elle) et l’exploitant (lui). Franchement, Anne Lister est un personnage parfaitement hypnotisant. J’ai adoré toute la scène et ses explications simples, claires, précises et percutantes. Comme le personnage, donc. Elle va jusqu’à menacer les Rawson de ne plus rien leur vendre et de ne plus rien vendre à personne. Elle est si douée en affaire… Cela dérange bien les hommes autour d’elle !

De son côté, Miss Walker prépare sa valise pour partir avec sa cousine Catherine, mais il s’avère que c’est plutôt Catherine qui fait la valise alors que Miss Walker se contente de rêver à Anne Lister. Et elle en parlait tellement que Catherine finit par la mettre en garde, puisque la réputation d’Anne la précède. Miss Walker est tellement en train de tomber amoureuse, en tout cas, qu’elle défend bec et ongles Anne… avant de se rendre compte qu’elle n’est pas la première femme qu’elle drague. Oups.

Pourtant, quand elle revoit Anne, celle-ci est parfaitement charmante et lui offre un collier de Venise avant de la rassurer sur son voyage à venir. Miss Walker s’apprête à partir pour trois semaines de voyage avec Catherine et la séparation est déjà dure pour les deux futures amantes. Histoire de la rassurer complètement, Anne lui explique qu’elle est invitée à un mariage à Londres. Elle n’a pas envie d’y aller, mais elle risque de le faire quand même, pour éviter qu’on ne parle mal d’elle.

Elles sont interrompues par Catherine qui vient chercher sa cousine pour partir, mais ça n’est finalement pas un vrai problème pour Anne qui s’en va donc en marquant tout de même son territoire et pour enchaîner avec un rendez-vous chez elle, avec Hinscliffe, toujours pour le charbon. Plus malin que les Rawson qu’il n’hésite pas à critiquer, il accepte l’offre d’Anne… qui lui explique qu’elle attend de voir si un autre acheteur est prêt à lui en donner plus. Et une fois Hinscliffe congédié comme elle sait si bien le faire, elle demande également à Washington de voir combien ça lui couterait finalement de reprendre l’affaire elle-même.

Cet épisode reprend aussi sur l’intrigue d’Eugénie toujours enceinte malgré le gin qu’elle a bu. La pauvre. Tout le monde parle d’elle dans son dos dans la cuisine, à la recherche d’une solution pour cette pauvre enfant enceinte du défunt George. La solution finit par venir d’un certain John qui débarque pour lui offrir des fleurs, Elizabeth continuant d’assurer une traduction approximative en français. La scène est plutôt marrante à voir, mais cette intrigue est loin d’être aussi cool que celle d’Anne.

John envisage évidemment de se marier avec Eugénie, ce qui est d’autant plus logique qu’il est veuf et a trois petites filles à éduquer apparemment. Pas toujours évident d’être père célibataire, surtout à cette époque… Bizarrement, d’ailleurs, il demande à ses filles ce qu’elles penseraient d’un remariage pour lui. Pourquoi pas.

L’épisode se termine toutefois par Anne embarquant Eugénie à Londres pour le mariage de Vere et Donald. Miss Hobart devient donc Mme Cameron. Oh, Anne fait de la peine à voir pendant ce mariage, parce qu’elle perd définitivement celle qu’elle aime. Petite musique triste, petites larmes dans les yeux, tout ça est bien joué tout de même, de même que la tenue noire d’Anne qu’elle explique par le fait qu’elle a commencé à en porter lors du mariage de Miss Lawton avec un bouffon. Voilà qui est fait.

Une page se tourne pour Anne qui a l’occasion d’une conversation avec la mariée, sonnant comme un véritable adieu. Il faut dire que l’ex Miss Hobart n’est pas super sympathique avec Anne, non plus. Celle-ci rentre donc au plus vite avec l’intention d’aller au Lake District pour rejoindre Miss Walker. Sympathique cliffhanger, sympathique musique de fin, toujours.

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Council of Dads – S01E03

Épisode 3 – Who Do You Wanna Be ? – 15/20
Si elle n’est pas du tout au niveau de This is us qu’elle aimerait bien être, cette série s’en tire plutôt bien pour l’instant : je m’attache à ses personnages et certains d’entre eux me plaisent vraiment beaucoup. Ceux que je n’aime pas ne sont pas insupportables, et à vrai dire, l’ensemble est tellement sympathique que je n’ai pas envie de me concentrer sur les quelques faiblesses de l’épisode. Bref, j’aime bien, c’est divertissant.

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Spoilers

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Are my finances that bad?

L’épisode commence par JJ interrogeant sa mère sur la raison pour laquelle elle garde sa bague de fiançailles, me titillant immédiatement pour hésiter à valider un point du Bingo Séries. Robin a clairement du mal à faire son deuil, ce qui la rend d’autant plus attachante, alors que ses enfants ont déjà commencé à reprendre leur vie, notamment Theo en pleine crise d’adolescence. Robin met en avant le problème de Theo restant enfermé dans sa chambre à Oliver, histoire qu’il s’en occupe.

C’est pratique ce conseil des papas, franchement, et Robin s’appuie beaucoup dessus au point de… Demander à Larry de regarder ses finances. C’est tellement abusé, comme intrigue. La série s’appelle Conseil de Papas, pas Conseil de Mari. Là-dessus, j’ai eu du mal honnêtement, malgré une bonne scène d’introduction. J’aurais aimé un autre sujet de réunion pour le Conseil, afin d’être convaincu. Là, ça me paraît sorti d’un autre temps de voir Larry débarquer pour jouer les chevaliers servants, franchement.

On retrouve aussi Anthony en cuisine et Oliver dans sa cuisine en famille, mais pas pour longtemps : rapidement présents au Conseil, ils apprennent en même temps que Robin que Larry propose de vendre le restaurant de Scott. Selon lui, vendre le Crab Shack serait un moyen de renflouer les caisses vidées par les frais médicaux de Scott et de payer les factures pour les études des enfants.

Cela nous révolte Anthony en un rien de temps, mais il n’a encore rien entendu : Robin n’a en effet que 48h pour prendre sa décision. C’est compliqué. J’aime beaucoup le fait qu’elle en parle aussitôt à Oliver, car c’est une amitié solide à laquelle je m’attache bien, mais beaucoup moins les scènes entre Anthony et Larry. Pour l’instant, ce sont les maillons faibles de la série, ceux à qui j’ai du mal à m’attacher.

Pas de bol, ce sont eux qui sont là pour faire visiter le restaurant, et Anthony en profite clairement pour faire bonne impression à l’acheteuse potentielle qui veut aussitôt coucher avec lui, ça se voit, alors qu’il est hyper froid auprès d’elle. Et cassant, aussi. Du coup, elle revient le voir le soir, histoire qu’on nous serve une scène toute romantique entre eux, sur le ponton, avec les petites lumières et tout. Les acteurs doivent tellement se faire bouffer par les moustiques, au secours !

Comme prévu, cet épisode s’attarde sur le personnage de Theo en pleine crise d’adolescence, ce qui permet de chouettes répliques pour Robin et une scène où Oliver continue d’être le plus cool des trois papas de substitution… au détriment de sa vie de famille, ce qui ne plaît pas tellement à Peter, son mari.

Ce n’est pas bien subtile comme intrigue, surtout que ça se fait à l’américaine, avec une jolie obsession d’Oliver pour le foot américain. Je passe toujours à côté de ce genre d’intrigue, c’est plus fort que moi. Heureusement, il y a le côté sentimental qui fonctionne bien : Theo est vraiment heureux de jouer au foot, Oliver est tout content d’avoir un lien avec lui et bon, c’est un peu touchant quand même. Par contre, ça sent le différend qui est là pour durer entre lui et Peter, surtout quand Oliver commence à défiler face à ses obligations familiales alors qu’il n’hésite jamais à s’arranger pour aider Robin. Affaire à suivre.

Pendant ce temps, Luly s’est mise comme prévu à écrire sur son père. Elle se rend à un cours d’écriture de mémoire pour lire un extrait et obtenir les conseils d’une prof qu’elle semble admirer, mais ce qui était évident finit par arriver : son texte est d’une platitude terrible et n’intéresse personne. Il faudra bien qu’elle creuse pour avoir quelque chose d’intéressant, et pour découvrir qu’en fait son père est Anthony.

En attendant, elle consulte Robin pour savoir si son père avait des faiblesses, et elle découvre que c’est bien le cas et qu’avec le cancer, il a eu peur et s’est remis à boire. C’est aussi dans cette scène qu’elle découvre que sa mère envisage de possiblement vendre le restaurant. Qu’est-ce que j’aime le personnage de Robin ! Je n’arrive pas à savoir si je suis aveuglé parce que j’aime l’actrice ou si le personnage est vraiment cool, mais en tout cas, elle arrive à me convaincre et la série commence déjà à m’avoir avec ses petits rituels.

Robin se rend ainsi dans le magasin de glaces préféré de ses enfants pour leur demander leur avis après les avoir mis dans de bonnes conditions, et aussi pour me faire marquer le point bague de fiançailles du Bingo Séries. Par contre, les enfants ne sont pas du tout convaincus par la vente possible du restaurant, et ça finit en conflit quand Robin apprend que Theo envisage de se mettre à jouer au foot américain, alors qu’elle voit ça comme un sport super dangereux. Elle confronte Oliver à ce sujet, et il parvient à la convaincre que Theo a besoin d’exprimer sa violence dans le sport. Allez, admettons.

Robin finit par accepter de faire plaisir à son fils, et c’est touchant de les voir se réconcilier sans même s’être vraiment engueulés, parce que ça aurait pu être pire. La série est plutôt douée.

En parallèle, Luly continue de remuer les choses bien dérangeantes concernant son père. Après 23 ans de sobriété, il a donc craqué pour un verre d’alcool et ça l’intéresse beaucoup. Elle se rend donc auprès de son parrain, Larry, pour savoir ce qu’il s’est passé. Celui-ci n’a pas du tout envie d’en parler et envoie bouler Luly qui rentre chez elle pour mieux se plaindre à Evan.

De son côté, Evan recommence ses études, auprès d’une prof qui est clairement en train de le draguer. Le seul problème, c’est qu’il a un prêt financier vraiment trop important sur le dos. Comme d’habitude, Luly ne l’écoute pas vraiment, préférant en fait qu’il la conseille sur son livre – et il la conseille bien en lui proposant de parler de son père avec Anthony.

Elle suit aussitôt ce conseil, ce qui permet directement des scénaristes s’amusant de la situation : elle va voir son père biologique sans le savoir pour l’interroger sur son père adoptif, qu’elle ne sait pas adoptif. Et le tout se fait avec une visite en bateau, histoire de multiplier les très jolis plans. Luly obtient en tout cas ce qu’elle veut : Anthony lui raconte qu’elle a été adoptée pendant deux mois à la naissance et que Scott s’est battu pour la récupérer, après avoir changé d’avis en la voyant. Il était juste trop apeuré. Ses pauvres parents adoptifs qui l’ont perdue bébé, voilà une histoire qui a dû être atroce et qui fait un bon chapitre. Par contre, la ressemblance Anthony/Luly, je ne la vois pas du tout.

En tout cas, Luly finit par réussir à écrire un chapitre passionnant, alors qu’Evan revient à ses origines. Le truc, c’est qu’Evan, pour l’instant, il est trop en-dehors des histoires pour qu’on l’apprécie vraiment ou pour qu’on soit touché. Il décide de ne pas passer son diplôme et d’expliquer à Luly qu’il veut mettre en chantier son quartier d’enfance et lui redonner sa vie. Nope, vraiment pas touché autant qu’il le faudrait, désolé.

Par contre, la série a réussi à me toucher bien plus avec Robin annonçant sa décision de vendre le restaurant. C’est tout triste, parce que le Crab Shack est effectivement un lieu que l’on n’arrête pas de voir dans la série. Il ne s’en va nulle part, de toute manière : Anthony reste un an pour s’assurer que la transition soit bonne. Un an, c’est peut-être ce qu’il aurait fallu pour qu’on soit autant attaché que les personnages à ce lieu : la décision vient trop tôt dans la série et tout le monde est forcément convaincu par Robin que c’est une bonne décision. Après tout un épisode d’hostilité, je trouve que c’est rapide, mais il n’y a plus le temps d’avoir vraiment l’avis de chacun sur la question…

Luly profite de ce nouveau conseil de famille pour remercier Anthony de ce qu’il lui a fait écrire et du requin en quête de vérité qu’elle est en train de devenir. Moui. Il est inévitablement apeuré et il se rend aussitôt auprès de Michelle pour l’informer que Luly cherche la vérité… Mais il n’y a vraiment pas de quoi flipper honnêtement, elle n’a aucun moyen de savoir qu’Anthony est son père pour l’instant, tant qu’elle n’a pas un petit accident et le besoin d’une greffe. J’ai trouvé la scène en trop, on sent que les scénaristes cherchent du drama là où il n’y en a pas…

Comme il faut bien aussi introduire les épisodes suivants, Robin finit par accepter son deuil en passant sa bague de fiançailles autour d’un collier et Larry tombe nez à nez avec sa fille, alors qu’il est en train de garder JJ. Evidemment, sa petite-fille est une amie de JJ et évidemment, la fille de Larry trouve ça bien ironique de voir son père s’occuper des enfants d’un autre, parce qu’il lui a fait vivre l’enfer quand elle était petite. Voilà qui promet.

J’aime les cliffhangers doux de la série, je trouve que ça passe bien pour ce genre de séries, alors que l’ensemble de cette saison est pour l’instant un brin prévisible, mais avec juste le bon dosage pour que ce ne soit pas désagréable de deviner ce qu’il va se passer.

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Zoey’s Extraordinary Playlist – S01E12

Épisode 12 – Zoey’s Extraordinary Dad – 20/20
Dingue, ils ont même réussi leur fin ! Et pour cause, il apparaît clairement que les onze épisodes précédents n’avaient que pour but d’en arriver à cet épisode qui conclue toutes les intrigues de manière parfaite et qui sert à la fois de fin de saison et de potentielle fin de série. C’est un exercice difficile que les scénaristes réussissent avec brio, fluidité et simplicité apparente. Bref, en douze épisodes, cette série s’impose tout bonnement comme une référence. À dévorer sans plus attendre…

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Spoilers

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Zoey, if you’d like go to talk to your dad, I think now would be a good time.

Suis-je prêt pour cet épisode qui est le dernier de la saison et probablement le dernier de la série qui, de manière très visible, nous indique dès le titre que les jours de Mitch sont en danger ? La réponse est très clairement non, mais en même temps, j’attends depuis lundi, il faut bien que je me décide à un moment. Fuir ses problèmes, ce n’est pas tellement une solution.

Et d’ailleurs, c’est un peu ce que cet épisode essaie de nous faire comprendre lui aussi, avec une Zoey plus en alerte que jamais quand elle s’entend chanter chaque fois qu’elle croise son reflet dans le miroir. Elle entend Bad moon rising et se rend aussitôt chez Mo pour savoir ce que ça peut bien signifier, se persuadant que ça signifie qu’une catastrophe va arriver. Il n’en faut pas plus pour lancer le thème de l’épisode.

Plein de problèmes peuvent surgir et tomber sur Zoey dans cet épisode, et c’est très clair dès le départ avec Mo qui est en pleine dépression suite à sa rupture, même s’il refuse de se l’avouer. Zoey fait tout ce qu’elle peut pour les remettre ensemble, ce que Mo n’apprécie pas du tout quand ça se traduit par Zoey l’envoyant à l’autre bout de la ville pour rien – ou juste pour son mec, quoi. Tout ça se traduit par une des meilleures performances de Mo dans la série, lorsqu’on le voit chanter son amour pour Eddy auprès de Zoey. Mo finit donc par aller avouer ses sentiments à son mec, et tout est bien qui finit bien.

Zoey s’inquiète tout de même pour son père aussi dans cet épisode. Elle se rend donc chez elle et apprend de H que tout va bien, et même un peu mieux pour son père. Oh, c’est tellement mauvais signe. Elle n’a jamais entendu parler du chant du cygne ? OK, son père rit, mais ce n’est pas bon signe du tout. Pourtant, elle semble s’y faire bien vite…

Il faut dire qu’avec sa belle-sœur en train d’accoucher, elle a légèrement autre chose à gérer. Pas de panique, c’est une fausse alerte… mais ça déprime son frère qui espérait pouvoir présenter son enfant à son père. Tu m’étonnes.

En arrivant au travail, Zoey pense éviter la catastrophe en évitant la serpillère d’un homme de ménage, mais c’est loin d’être le cas : Leef lui annonce que Max vient de se faire virer. Elle se rend aussitôt auprès de Joan qui est plus inquiète pour son propre job – en même temps, sa propension nouvelle à balancer des informations confidentielles à Zoey l’air de rien, ce n’est pas rien.

Pourtant, ce n’est pas du tout ce qui est en train de se passer. Joan n’est pas du tout en train de se faire virer, c’est tout l’inverse : elle obtient en fait la promotion du siècle puisque son boss a toutes les chances de finir en prison – mais pas avant d’avoir accepté que Zoey rembauche Max.

Pour réconforter Max avant de le faire rembaucher, Zoey décide de l’emmener dans un nouvel endroit trop cool qui est certes bien cool, mais qui est aussi et surtout un endroit découvert avec Simon. Il n’est donc pas étonnant d’y voir débarquer Simon, de retour de Las Vegas, il n’y a bien qu’elle pour en être surprise. Elle, et Max, qui ne s’en doutait pas. Super le réconfort d’avoir été viré et d’avoir en plus le droit à Zoey et Simon ensemble.

Bien sûr, Simon s’éclipse bien vite, mais c’est pour mieux revenir chanter une ritournelle à Zoey qui n’entend donc rien des complaintes de Max. Les pauvres, tous, c’est un triangle qui me fait de la peine, franchement. Par contre, les scénaristes gagnent clairement du temps dans la scène en l’abrégeant ensuite avec une lampe qui s’effondre juste à côté de Max et Zoey. Dommage, parce que je suis désormais investi dans cette relation de couple, plus que dans celle de Simon et Zoey.

C’est pourtant celle-ci qui est privilégié dans cet épisode, avec Simon qui reconnaît même qu’il est jaloux de Max quand Zoey vient le confronter à ce sujet. Il peut être jaloux puisque Zoey se débrouille pour faire en sorte que Max revienne au boulot… sauf que ce n’est pas du tout ce que Max veut : il n’a pas envie de se retrouver une nouvelle fois au quatrième étage.

Il fait bien de lui dire ça : il est tellement convaincu que ça lui fera du bien de ne pas revenir en arrière qu’il apparaît totalement sexy pour Zoey. C’est super frustrant : elle l’embrasse et toute la scène qui suit est super drôle. Les scénaristes réussissent donc parfaitement à nous faire oublier la catastrophe à venir, avec Max qui chante d’abord une chanson d’amour, puis une chanson sexy à Zoey.

Quand ils arrivent enfin à s’embrasser sans être interrompus par une chanson, c’est le téléphone de Zoey qui sonne et les empêche finalement d’aller plus loin : Mitch ne peut plus avaler la nourriture et c’est donc la fin pour lui, là, comme ça. Je sais qu’on s’y attendait tous, je sais que le titre de l’épisode le disait, je sais que les yeux de l’actrice étaient déjà défoncés dans certaines scènes qui précédaient parce qu’elle avait clairement pleuré sur d’autres scènes, mais tout de même. Les scénaristes rendent ça soudain, parce que j’étais encore mort de rire de la danse sexy de Max.

Il faut pourtant bien se rendre à l’évidence et faire face au fait que Mitch est sur le point de mourir. David prend ça super mal, puisque son père ne rencontrera pas son petit-fils, alors que Maggie et Zoey se retrouvent en plein silence. Cela nous permet de mieux entendre le merveilleux duo partagé entre David et Mitch. Une très jolie chanson d’adieux, franchement.

Max ? Après avoir amené Zoey, il prend la drôle de décision d’appeler Simon. Il est si amoureux de Zoey, c’est fou cette manière qu’il a de prendre soin d’elle comme ça et de lui dire de se concentrer sur elle. Simon, lui, ne fait que lui ramener des lasagnes. C’est très gentil de sa part, mais la comparaison est cruelle pour nous. J’espère que Zoey fera le bon choix…

Mais ce n’est clairement pas – plus – le sujet de l’épisode qui a pris le temps de conclure ses autres intrigues avant ; avec juste une petite frustration du côté de Leef. Difficile de leur en vouloir tant l’épisode est chargé en émotion, avec Maggie disant aussi adieu à Mitch avec un joli « Dream a little dream of me » pendant qu’Howie et Zoey partagent une glace. C’était une bonne idée de scène : Howie est le guide spirituel parfait pour Zoey, et pour n’importe qui, à vrai dire.

La dernière scène entre Zoey et Mitch ? Elle lui raconte sa vie comme à son habitude, son triangle amoureux comme les chansons qu’elle entend. Au moment où elle lui dit qu’elle ne va pas si mal dans sa vie, Mitch entame un râle qui est terrible, mais qui est celui d’une personne en quête de son dernier souffle. Quelle horreur.

Fini de rire : la série nous laisse entendre ce son et ne propose absolument aucune musique pour ce décès, parce qu’aucune musique ne ferait l’affaire. Puis, Zoey aperçoit son père dans le salon qui l’invite pour une dernière danse. Tout se passe dans la tête de Zoey, mais c’est drôlement poétique, avec un joli dialogue entre le père et la fille, et un True Colors déchirant, sans parole, qui laisse Mitch disparaître alors que Zoey s’amuse une dernière fois avec lui.

C’est terrible. C’est tout aussi terrible d’enchaîner avec l’enterrement classique de séries et films, sous une pluie battante. Maggie porte le deuil avec bien plus d’élégance qu’elle ne l’anticipait et elle guide sa famille dans la maison où se tient une dernière cérémonie en l’honneur de Mitch. Cela se fait en chanson bien évidemment, avec The Day the Music die. C’est un choix absolument parfait, pusique tout le casting peut chanter. C’est à se demander si toute la saison n’était pas construite en vue de cette scène.

Elle est parfaitement magique : c’est un seul plan-séquence, bien long (on doit frôler les cinq minutes), où l’on se balade dans toute la maison, avec tous les acteurs chantant un à un. Une belle chanson d’adieu, que je ne peux pas critiquer plus longuement que ça… Chaque personnage est là pour Zoey et sa famille, chacun a sa ligne au moins à chanter et le tout se termine, comme s’il y avait encore besoin de ça pour nous faire pleurer, par Zoey qui se met à chanter, chanter pour de vrai, à sa famille.

Quelle actrice, quelle performance, quel deuil porté avec brio. Quelle fin de saison, aussi ! L’image de cette famille sur le canapé, laissant naturellement la place de Mitch vide pour mieux se rendre compte de son absence, cette dernière réplique (de la série ?) qui est « American Pie » et quelque part, c’est encore pire, la révélation que tout ça est en l’honneur du père du créateur de la série, vraiment mort de cette maladie… Oui, vraiment, toute la saison a été construite autour de cette fin, c’est évident. Et beau.

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EN BREF – Je sais que je suis toujours bon public des séries musicales, mais celle-ci s’est tout de même imposée cette année comme l’une des séries incontournables du genre. Du casting parfait grâce à ses imperfections en chant ou danse bien plus réelles et crédibles que n’importe quelle comédie musicale à l’écriture qui prend le temps de développer des personnages forts qu’on ne peut que tous adorer, en passant par des choix musicaux logiques et des intrigues géniales qui avaient quelque chose à dire… Il était difficile de faire son difficile, et j’adore, tout simplement.

Ce dernier épisode est un véritable coup de couteau. Je m’y attendais depuis le début de la saison et je n’étais pas particulièrement attaché à Mitch, mais la série fait le coup sournois de nous attacher à tous ses personnages, ce qui fait que la perte de Mitch est difficile.

Bon, et en ce qui concerne une saison 2… Cela fait des mois que j’espère un renouvellement, et je me retrouve à douter : la série a dit tout ce qu’elle voulait dire en douze épisodes et je ne sais pas si une saison 2 est une bonne idée, puisque toutes les intrigues majeures ont une très jolie résolution dans cet épisode – oui, oui, y compris le triangle amoureux, pourquoi faire un choix quand Zoey peut se choisir elle-même ?

Je serais ravi d’un renouvellement et je reviendrais évidemment… mais je serais aussi satisfait en cas d’annulation, car c’est une très belle fin de série.

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> Saison 1

Riverdale – S01E04

Épisode 4 – The Last Picture Show – 16/20
Eh bien, le moins qu’on puisse dire, c’est que ça part vraiment dans tous les sens cette série, mais au moins cet épisode recommence à s’intéresser au fil rouge de la saison et c’est beaucoup plus intéressant comme ça. En plus, ça n’empêche absolument pas de poursuivre des intrigues secondaires qui auront aussi un impact plus tard sur les personnages et leurs relations. J’ai eu un vrai sentiment d’avancée cette fois, et c’était beaucoup mieux comme ça, parce qu’on découvre en plus de nouvelles informations sur la ville qui serviront clairement à de plus amples intrigues.

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Spoilers

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Bad? It sounds scandalous !

Mort de rire dès la première scène de cet épisode avec Jughead qui nous balance que le cinéma de la ville va fermer et que c’est bien triste ? Que c’est genre le truc le plus triste qui soit arrivé à Riverdale depuis un moment ? WTF. Je sais que j’ai dit en fin de critique précédente que je ne comprenais pas pourquoi personne ne s’intéressait davantage à Jughead chez les scénaristes, mais je me serais bien passé de cette intrigue.

Il passe tout son temps dans l’épisode à essayer de sauver le cinéma, en parlant au père d’Archie et à la maire, dont on découvre qu’elle fait en fait affaire avec Hermione. Bien, pourquoi pas. Cet épisode s’intéresse beaucoup à Hermione, mais ce n’est malheureusement pas une intrigue qui me passionne pour le moment. J’attends de savoir jusqu’où ça va aller, on va dire. Hermione se rend en tout cas avec le père d’Archie au cinéma pour la dernière projection d’un film en plein air, de même qu’une bonne partie de la ville. Elle agit suspicieusement, tout de même. Mais bon, j’y reviens plus tard, promis.

En attendant, Betty est maligne : elle a déjà compris que Géraldine était avec Archie le matin du 4 juillet. Il l’est aussi le jour de l’épisode, puisque son père l’y amène à un concert de la prof qui joue toujours du violon, pour ensuite inviter la prof chez eux. Non mais sérieux. Finalement, le repas se fait au diner où se trouvent justement Betty, Veronica, Jughead, Kevin et Cheryl, avec ses cheerleaders.

Forcément, Betty vient interroger Archie et le confronter sur sa relation possible avec la prof de musique. Il n’a d’autres choix que de dire la vérité, évidemment entendue aussitôt par Veronica qui venait faire sa curieuse. Betty a beaucoup de mal à comprendre Archie, et franchement, je trouve qu’on nous fait tout un pataquès d’une intrigue qui pourrait être bien vite réglée.

Betty est extraite de là par sa mère, alors que Cheryl continue d’être une bitch comme il se doit : elle prend en photo Hermione en pleine dispute avec un homme des Southside Serpents, un gang de bikers. Evidemment, elle en parle à Veronica dès le lendemain, qui va confronter sa mère, niant en bloc qu’il y a quelque chose à tirer de cette intrigue.

Forcément, Betty ne laisse pas tomber le scoop qu’elle pense tenir. Elle interroge donc la prof de musique pour le journal du lycée sous de faux prétextes. C’est l’occasion de découvrir que Geraldine donnait des cours particuliers à Jason avant d’en donner à Archie. D’un coup, elle a un mobile. On sait que le coup de feu n’est pas celui qui a tué Jason, puisque Cheryl l’a entendu et que c’est celui d’un scout… Mais là, Geraldine y va fort avec ce mobile.

Betty se sent forcée de prévenir immédiatement Archie, toujours en compagnie de Veronica qui est décidément partout. Betty accepte d’arrêter de fouiner, mais maintenant Archie est suspicieux : il interroge Geraldine sur sa vie pour savoir qui elle est vraiment. La scène est plus gênante qu’autre chose, mais bon. Pendant qu’il l’embrasse, Betty et Veronica fouillent sa voiture pour découvrir qu’elle a une carte d’identité au nom de « Jennifer Gibson » et un flingue. C’est un gros faisceau de suspicion d’un coup…

Oui, mais ça va trop vite pour qu’elle soit vraiment coupable du coup. En tout cas, plutôt que d’appeler la police pour baver sur leur prof comme n’importe quelle personne normalement constituée, les filles décident de prévenir Archie de ce qu’elles ont trouvé. Mais pourquoi ? Ne peuvent-ils pas avoir des réactions intelligentes et censées pour une fois ?

Archie décide ainsi d’aller confronter Geraldine, qui en retire ses lunettes dis donc. Elle explique donc qu’elle était mariée à un homme qui abusait d’elle, d’où le changement d’identité et le déménagement. Franchement, je veux pas blâmer la victime ou quoi, mai selle n’a pas vraiment l’air d’avoir eu une clavicule cassée, j’en sais quelque chose.

Bon après, les personnages de séries n’ont jamais vraiment de cicatrice après tout… Mais tenir un violon après une clavicule cassée, c’est pas si évident, ça exige une sacrée rééducation… BREF. Archie la croit, bien sûr. Et elle est divorcée en plus, donc tout va bien. Archie va tout répéter Betty, parce qu’il est sûr que tout va bien et qu’elle ne ment pas ; le tout sans se douter que les parents de Betty – sa mère s’appelle Alice, il faut que je le retienne – viennent de demander au père d’Archie, Fred, que les enfants ne se fréquente plus. Bon courage, ce sont des lycéens, allô ?

Après, je comprends Alice pensant que sa fille a de mauvaises relations… surtout qu’elle trouve ensuite le flingue de Géraldine dans les affaires de Betty. Il n’en faut pas plus pour qu’elle lise son journal intime. Magique. Le soir, Alice traîne donc sa fille au ciné plein air et va également déranger Fred, parce que pourquoi pas.

Là-bas, il se passe plein de choses : Hermione voit un biker et est surprise par sa fille qui vient écouter ce qu’il se passe. Sa mère semble avoir repris les affaires d’Hiram, ce qui craint un peu. Veronica y va fort elle-même avec les bikers, se fichant pas mal de peut-être mettre en danger Kevin qui prend cher en voyant son fantasme embrasser à pleine bouche sa copine-alibi. Pas grave : Kevin s’est fait remarquer par un biker beau gosse qui l’embrasse lui aussi à pleine bouche. Ben oui, le fils du shérif, c’est sûr que c’est une sacrée bonne idée.

En plus, le soir quand ils rentrent chez lui avec son père, Kevin découvre que le bureau de son père a été cambriolé. C’est con. Quant à Hermione, elle explique à Veronica qu’Hiram a racheté le cinéma depuis sa cellule de prison.

Loin du cinéma, Archie retourne voir Geraldine pour lui offrir un cadeau de remerciement et d’adieu, parce qu’il ne veut pas continuer leurs leçons particulières. Il sait très bien que ce n’est pas une bonne idée de continuer à se voir… mais c’est trop tard pour lui : Alice, Fred et Betty débarquent pour savoir ce qu’il se passe exactement.

C’est compliqué ensuite, parce que ça provoque tout un tas de réactions et de chantages odieux. Geraldine finit par décider de démissionner et quitter la ville, plus ou moins à la demande d’Alice, qui est tout de même prise en otage par sa fille prête à se faire passer pour folle pour protéger Archie et sa prof qu’elle aime bien tout de même, surtout qu’elle se sent coupable de ce qui leur arrive…

L’épisode se termine donc sur Archie en larmes, probablement parce qu’il n’a pas eu l’occasion d’apparaître à moitié nu dans cet épisode. Il est consolé par son père qui ne le trouve ni égoïste ni stupide comme il a dit l’être. C’est débile, dans quel monde il le console après ce qu’il vient de découvrir ?

Quant à Betty, elle poursuit son insupportable crise d’adolescence, sans arrêter d’écrire son journal intime malgré le fait que sa mère le lise quand ça lui chante. Pardon ? Je ne sais pas ce qui m’a fait le plus rire entre ça, le départ de Geraldine-devenue-chaudasse ou Jughead qui quitte le cinéma plein air dans lequel il vivait, croisant au passage son père… membre des Southside Serpents.

Compteur d’Archie à poil : 5 – pas de changement !

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