Perry Mason – S01E01

Chapter 1 – 15/20
Le moins qu’on puisse dire, c’est que la série parvient bien à nous plonger dans son ambiance et que le budget est là, de même que le casting cinq étoiles. Malheureusement, ça ne fait pas tout et ça ne compense pas les longueurs de ce premier épisode qui ne fait qu’introduire l’histoire en effleurant du bout des doigts beaucoup de choses, mais avec peu d’explications. Il faudra revenir la semaine prochaine pour en savoir plus, j’imagine.

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Spoiler

101

I mean that… That’s food.

Une série HBO ! C’est toujours un bonheur d’entendre la marque distinctive de la chaîne, surtout juste au tout début de l’été. Bon, je dis ça, mais la série commence par Jingle Bells, alors bon, on aurait pu trouver mieux, probablement. Comme je ne sais pas du tout de quoi va parler la série, je dois vous avouer en tout cas que le début était étrange à suivre.

Il y est question d’un échange terrible pour des parents désespérés, à raison : une mallette pleine d’argent en échange de la vie de leur fils, Charlie. Ils ne semblent pas avoir le choix de céder au chantage, mais comme ça paraît efficace, on est presque soulagés pour eux. Pourtant, dès le départ, je ne l’ai pas trop senti. Et ça ne manque pas.

En effet, ils récupèrent Charlie… mais le bébé est mort. Sacrée scène d’introduction ! Au moins, c’est marquant : les effets spéciaux sont excellents, on est directement plongés dans le passé avec les décors vraiment bien fichus et la série n’est pas timide. Elle nous montre ainsi le cadavre de Charlie et c’est terrifiant à voir. Les cadavres de bébés, toutes les séries n’osent pas, franchement.

Le problème, c’est qu’on est encore un peu sous le choc quand on découvre le personnage de Perry Mason, du coup. Et pour être tout à fait honnête, j’ai laissé l’épisode tourner sans trop accrocher aux premières scènes. Tout y est super sombre, ce qui a tendance à m’énerver dans les séries quand je les regarde en plein jour. Flemme de fermer les volets, mais difficile de savourer tout ça.

Si la série nous plonge bien dans son univers avec les décors, les costumes et la musique, je n’ai pas spécialement réussi à accrocher à l’intrigue. Il faut dire qu’ils n’explicitent pas grand-chose. On voit un cinéma, puis une autre scène marquante où Perry s’introduit illégalement dans une maison pour prendre en photo un certain Chubby alors qu’il est en pleine séance sexuelle avec une femme et pas mal de nourriture. Et comme on est sur HBO, on a droit au visuel de tout ça, dont je me serais bien passé.

Le lendemain, Perry rentre chez lui (j’imagine ?), loin de la ville, pour mieux que l’on découvre qu’il a des problèmes de loyers impayés. À ce stade, la série a surtout le problème de ne rien expliciter et de nous balancer des scènes qui n’ont pas encore de liens entre elles. Et comme en plus on n’a pas eu tant de dialogues que ça, on ne sait pas grand-chose des personnages.

Chez Perry, c’est étrange en tout cas : on est clairement dans une ferme – c’est même écrit dessus dis donc – en train de se faire écraser par un petit aéroport à côté. Du coup, ce ne sont pas forcément des problèmes de paiement, j’imagine ? En plus du côté des paiements, il doit avoir ce qu’il faut en vendant les clichés de Chubby ? Un avocat, E.B., semble même vouloir l’embaucher sur un cas, alors que Perry est dans un tel état qu’il ne donne pas envie de l’embaucher. De toute évidence, ils sont de vieux amis – et la suite nous apprend qu’ils sont collègues.

Le lendemain, encore, Perry se rend vendre ses photographies et l’on découvre qu’il s’agissait d’une commande, faite par le producteur de la starlette avec qui Chubby couchait. Ah ben c’est merveilleux ça, ça lui permet de négocier plein d’argent, même si ça ralentit le rythme des négociations, évidemment. Perry Mason enchaîne avec une visite à la morgue. Son but ? Changer de cravate en fouillant dans les affaires des cadavres, tout en parlant avec le coroner. Normal !

On découvre donc qu’ils sont amis et que ça a l’air dans les habitudes de Perry de faire tout ça. Enfin, je ne suis même pas sûr que son nom ne soit déjà donné dans la série, honnêtement. Bref, ce n’est jamais qu’un détail. Sa journée continue au procès de Frank Dillon, où l’apparence de Perry, simple témoin, est plus remise en question que le criminel accusé.

Pourquoi pas ? Après le procès, Perry est donc énervé, mais il découvre que E.B. lui a envoyé une certaine Miss Street – Della – pour l’emmener vers sa prochaine affaire. La série commence à recoller quelque peu les morceaux à ce moment-là : sa prochaine affaire, c’est celle du couple Dodson, les parents du début d’épisode. Quant à Perry Mason, il se dit détective privé.

Il était temps de le dire. Je débarque sans avoir la référence de base de la série et honnêtement, c’est long comme début d’épisode, ça manque d’introduction (il est censé être avocat ?), avec aussi une galerie de personnages masculins hyper complète mais très peu de personnages féminins pour contrebalancer. En 2020, ça m’embête toujours de regarder des séries (ou des films, d’ailleurs) qui ne passent pas le Bechdel Test et qui se bornent à se contenter de l’assistante, quoi.

Voir aussi : Ce que c’est que le Bechdel Test

Au moins, tout ça nous mène aux scènes qui sont censés attirer mon attention, avec le début de l’enquête de Perry Mason, dans la maison des Dodson. On y aperçoit aussi une photo de Tatiana Maslany, que j’ai hâte de retrouver dans ce rôle de Sœur Alice, inspirant beaucoup l’un des personnages masculins. En attendant, Perry rencontre Emily Dodson, la mère de ce pauvre Charlie, qu’elle a couvert de baiser avant même de se rendre compte que son fils était mort.

Bien sûr, l’affaire intéresse les médias et la police, mais la personne qui embauche Perry n’a certainement pas confiance en eux pour retrouver la piste de l’argent et surtout le criminel qui a tué Charlie. La scène entre Perry et Emily est un peu bavarde, mais ça permet de creuser un peu plus le personnage de Perry au moins : il a un fils lui aussi, de neuf ans, avec qui il n’a pas passé Noël car il était chez sa mère. La pauvre Emily n’est même pas au courant de tout cette partie de l’histoire, mais elle pleure tout de même de parler d’un petit garçon de neuf ans alors que son fils à elle est mort.

Cela n’empêche pas Perry de soupçonner les Dodson : l’enlèvement de Charlie est suspect et semble nécessiter la présence d’un complice pour être possible. Della ne croit pas trop en la piste accusant Emily et le fait savoir, mais nous ne sommes qu’au début de l’enquête après tout.

Ils ne passent pas encore la nuit à bosser là-dessus avec E.B., puisqu’ils sont la veille du Nouvel An. Perry passe sa nuit avec une certaine Lupe qui couche avec lui, en le faisant tomber du lit. Bon, ça ne choque personne apparemment, à part la vache de la ferme Mason. Après ça, on a le droit à une conversation entre Lupe – j’adore sa voix, ça ne sert à rien de le dire, mais je voulais le dire quand même – et Perry, mais ça ne mène à rien, à part qu’il lui dit sur quelle affaire il bosse et que ça ne la fait pas tiquer d’entendre parler d’un bébé aux yeux cousus pour qu’ils restent ouverts.

L’image me hante encore, je dois dire, alors je n’ose imaginer ces pauvres parents qui ont eu droit de voir ça. En tout cas, Perry commence son enquête en allant sur les lieux du crime, déjà transformés en attraction touristique, vu que l’affaire fait la une des journaux. Il y tombe sur des policiers, tout ce qu’il y a de plus cliché : il y a un gentil et un méchant. Le méchant veut arrêter Perry mais ne le fait pas, se contentant d’écouter et vérifier les informations qu’il lui donne.

Après ça, Perry se rend à la morgue, pour voir cette fois le cadavre du bébé et en récupérer l’un des fils qui a permis de lui coudre les paupières. Sérieusement qui peut avoir assez peu de cœur pour faire ça, hein ? En pleine lumière, le cadavre du bébé ressemble davantage à une poupée cependant, donc je suis reconnaissant à la série de nous proposer cette scène, c’est moins dérangeant maintenant qu’on a vu ça et qu’il s’agit d’effets spéciaux. Je commence à mieux comprendre cette histoire d’Épouvantard à ridiculiser pour avoir moins peur.

Cette charmante scène est suivie d’une soirée de gala où je suis surpris de découvrir que Red, la femme avec qui couchait Chubby, est une actrice que je connais bien, Madeline Zima ! C’est une bonne surprise de la retrouver, et je me dis que si elle est là, ce n’est sûrement pas pour un si petit rôle. L’espoir fait vivre. Décidément, il n’y a que des acteurs que j’aime bien dans cette série. En tout cas, la soirée ne se passe pas si bien pour Perry qui est là pour espérer se faire payer suite aux clichés de Chubby et Red.

Pas de bol pour lui, ce n’est pas comme ça que ça se passe : en fait, il n’est même pas payé la somme attendue pour les clichés de Chubby. Il est menacé, se fait voler les photos pour un dollar symbolique et a droit à une petite torture. Bonne année, hein ! Elle commence pour lui par un ami l’insultant, parce qu’il prend mal l’échec de Perry. Vraiment une soirée de merde, quoi. Il n’a pas le plus mauvais nouvel an de la série cependant : on retrouve le méchant flic pour découvrir qu’il n’apprécie pas de savoir que Perry est si bon dans son enquête. En fait, il rejoint un trio d’hommes pour faire le ménage en les tuant.

Vraiment, la série ne lésine pas sur son budget, avec un triple homicide qui finit par la mort du dernier homme sur fond de feu d’artifice.

Pendant ce temps, Perry rentre chez lui et tente de téléphoner à son fils, mais son ex refuse de le lui passer. Charmant. Il est soutenu par Lupe, qui le fait à sa manière et ne l’arrête pas quand il décide de détruire un jouet de son fils pour se passer les nerfs. Ben oui, bien sûr. J’ai du mal à accrocher à son personnage, là, surtout que la scène est interminable de longueurs en tous genres. Finalement, il passe la nuit à se mettre à retravailler sur l’affaire des Dodson. La musique est bonne pour ne mettre dans l’ambiance, avec un petit côté film noir, mais j’avoue ne pas avoir tout suivi à cette fin d’épisode qui semble marquer le lien entre plusieurs affaires pour Perry. Bon. Ca m’apprendra à regarder des reboots sans savoir de quoi il s’agit à l’origine.

> Saison 1

Perry Mason (S01)

Synopsis : Ce reboot nous plonge à Los Angeles en 1932 avec le cas d’une vie pour le personnage de Perry Mason, un avocat, au cœur de l’expansion folle de la ville, loin de la Grande Dépression qui frappe encore le pays.

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Pour commencer, je vais être honnête, j’ai peur de ne pas aimer la série, parce qu’elle n’est pas du tout ma tasse de thé à vue de nez. Pourquoi je la regarde ? Parce que j’adorais Matthew Rhys dans Brothers & Sisters et que ça m’embête déjà d’avoir raté The Americans à laquelle je n’accrochais pas des masses (à l’époque, en tout cas). Bien sûr, je la regarde aussi parce que Tatiana Maslany est au casting, c’est évident. Sans ces deux acteurs, j’aurais passé mon chemin directement.

Est-ce que l’amour de deux acteurs peut être suffisant pour accrocher à la série ? Probablement pas, mais j’espère une bonne surprise malgré tout ! Je sais que la série d’origine avait plutôt bien cartonné et j’ai confiance en ces acteurs : ils sont assez malins pour faire de bons choix de carrière.

Reste à voir maintenant si la série sera agréable à suivre pour un nouveau téléspectateur, qui ne sait rien de l’origine et qui n’a pas envie de se renseigner plus que ça sur celle-ci, histoire de se conserver des surprises. Un ancien succès est-il destiné à le redevenir ? On le saura vite, si j’arrête de blablater !

Note moyenne de la saison : 15/20

Chapter 1 – 15/20
Le moins qu’on puisse dire, c’est que la série parvient bien à nous plonger dans son ambiance et que le budget est là, de même que le casting cinq étoiles. Malheureusement, ça ne fait pas tout et ça ne compense pas les longueurs de ce premier épisode qui ne fait qu’introduire l’histoire en effleurant du bout des doigts beaucoup de choses, mais avec peu d’explications. Il faudra revenir la semaine prochaine pour en savoir plus, j’imagine.
Chapter 2 – 15/20
La série se poursuit sur la même lancée et plaira sûrement beaucoup aux amateurs du genre, mais comme ce n’est pas tellement ma tasse de thé, je m’arrête sur certains détails qui me dérangent, comme souvent avec les dramas se déroulant dans le passé, finalement. Pourquoi est-ce que je reste ? Parce que j’adore vraiment le casting, que je n’ai pas grand-chose à me mettre sous la dent en hebdo en ce moment et parce que c’est quand même bien fichu tout ça.
Chapter 3 – 15/20
J’ai l’impression que les scénaristes complexifient volontairement cette histoire pour l’étendre sur huit épisodes, avec plusieurs sous-intrigues qui ne sont pas si palpitantes que ça. Leur seul avantage, c’est qu’elles apportent des personnages secondaires supplémentaires que je préfère largement aux personnages principaux. Malgré tout, je reste curieux devant cette série, mais j’en regrette vraiment beaucoup la longueur, surtout qu’il y a cinq bonnes minutes que l’on pourrait retirer sans rien changer à l’histoire ou au développement des personnages…
Chapter 4 – 13/20
Non contente de fournir des épisodes d’une heure parfaitement interminable chaque semaine, la série se prive cette semaine de personnages que j’aime bien, en développe d’autres dans des directions clichées et s’assure enfin que je n’aime pas ceux qu’ils restent. Tout est exactement comme je l’attends de la série, cependant, et la qualité est là. Je ne suis pas le public visé, par contre, ce qui fait que je fais clairement autre chose pendant les épisodes… Et ça fait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Pas pour moi, donc, mais une bonne série quand même. La schizophrénie…
Chapter 5 – 15/20
Ah ben c’est malin, je prévois de dire plein de mal de la série et l’épisode qu’elle propose cette semaine est l’un de ses meilleurs ! On se sépare enfin d’un paquet de problèmes inhérents à la série pour insister sur le point de vue de certains personnages qui étaient sous-exploités et pour nous faire avancer un peu plus rapidement vers la fin de saison. Bien sûr, ce n’est pas si simple et on a encore pas mal de moments bouche-trous, mais il y a du mieux, vraiment.

Voir aussi : Faut-il vraiment tolérer le sexisme (et tout le reste) de Perry Mason ?

Chapter 6 – 16/20
Donc si je résume, les cinq premiers épisodes servaient simplement à mettre en place ce qu’est censée être cette série depuis le départ ? Pas étonnant que ça paraisse long puisqu’on a eu l’équivalent des vingt minutes d’introduction de plusieurs séries en… cinq heures. L’avantage, c’est que cet épisode propose par conséquent un bien meilleur rythme dans les rebondissements et des répliques intéressantes, avec des personnages plus réactifs et une intrigue bien plus crédible. On avance, ouf !

Voir aussi : Gayle Rankin (#99)

Chapter 7 – 14/20
Le rythme ralentit à nouveau dans cet épisode, parce que c’est l’avant-dernier et qu’il ne faut apparemment pas tout résoudre tout de suite. Malheureusement, ça se sent un peu trop que l’on procrastine pendant trois quarts d’heure. L’avantage, c’est que le dernier quart d’heure est fort en révélations et rebondissements et que le dernier épisode devrait être beaucoup plus intéressant ! L’inconvénient, c’est que je me suis encore trop ennuyé devant celui-ci et que je baisse volontairement la note, même si j’ai aimé la fin.
Chapter 8 – 15/20
Bon, ma foi, c’est une conclusion, mais c’est à l’image de la saison… Pas exactement ce que j’en attendais, avec des détours et avec des longueurs. Je pense que je viendrais quand même regarder la saison 2 parce que la conclusion propose de bonnes choses pour la suite. Pour autant, je peux déjà vous dire que la série ne va pas me manquer, du tout.

Council of Dads – S01E08

Épisode 8 – Dear Dad – 16/20
La série reste solide pour cet épisode qui continue d’aller vite, en négligeant une partie du casting pour se concentrer sur l’intrigue en cours, dans la continuité de l’épisode précédent. C’est plutôt bien réussi et agréable à suivre ; la série continue de me surprendre avec des acteurs que j’aime beaucoup et quelques twists que je sens venir sans jamais réussir à les percer complètement à l’avance. La qualité est là.

> Saison 1


Spoilers

108

We just found out that Anthony… He’s your biological father.

L’épisode enchaîne directement sur la scène de fin du précédent, et c’est très bien comme ça : je suis content d’avoir attendu pour les voir ensemble, du coup, parce que ça fait un double épisode très solide. Et la réaction de Robin est de se réfugier dans la colère, ce que je n’attendais pas tellement d’elle mais qui est parfaitement légitime.

Face à Anthony, elle prend l’ampleur du mensonge qui s’est établi pour la vie de Luly et elle n’arrive pas à croire qu’une telle trahison soit possible : Scott n’était tout de même pas au courant de cette affaire qui n’est pas une mince affaire, tout de même. Robin le vire donc de sa vie, parce que c’est gros à porter comme nouvelle. Elle est quand même soulagée que Scott soit mort pour ne pas avoir à le voir traverser cette épreuve. Soulagée de la mort de son mari, c’est dire à quel point ça va loin pour elle, là.

Evidemment, Robin réunit le reste du conseil dès le lendemain matin pour leur expliquer ce qu’il s’est passé, découvrant donc qu’Oliver était au courant. Celui-ci s’en tire bien à lui dire qu’il voulait lui dire de vive voix, mais ça n’empêche qu’il faut à présent gérer la crise que représente à la fois le départ d’Anthony et sa paternité surprise.

La décision est alors prise de dire la vérité à Luly, évidemment. Larry prend toutefois la peine d’aller voir Anthony pour essayer de lui expliquer qu’il prend les mauvaises décisions à se barrer comme ça. Oui, le message vient de Larry qui ne parle plus à sa fille, mais ça fonctionne tout de même plutôt bien d’avoir Larry qui menace Anthony pour lui faire comprendre qu’il est en train de prendre le mauvais choix, parce qu’il sera rongé par la culpabilité. Tu m’étonnes.

Pendant ce temps, Luly vit sa meilleure vie avec Evan maintenant qu’elle est réconciliée avec lui. Ils prennent donc ensemble une bonne douche brûlante avant qu’elle ne soit convoquée chez sa mère adoptive pour apprendre qu’Anthony n’a pas dit au revoir aux autres enfants. Dès ce moment-là, il est évident pour elle que les choses ne sont pas tout à fait normales.

La situation est plutôt bien gérée par Robin qui doit donc déclarer la vérité à Luly et le fait en trainant un peu, et toujours avec l’aval d’Oliver. Jolie amitié. Robin a beau avoir un bon discours et Oliver a beau confirmer la science derrière tout ça, Luly doit quand même digérer l’information, et c’est une sacrée information. La pauvre.

Elle prend la décision de retrouver sa mère biologique pour lui parler de tout ça et savoir ce qu’il en est. Elle lui explique donc ce qu’il s’est passé, décrivant sa nuit avec Anthony comme un accident dû à l’alcool, après avoir réussi à faire en sorte que Scott accepte de devenir sobre. Ah. La vie est mal faite parfois, même s’ils ont eu Luly grâce à ça. Cette dernière s’énerve quelque peu de la situation : les erreurs d’adolescents, elle comprend ; mais les adultes se comportant comme des adolescents, elle a du mal.

J’ai tellement ri : Luly n’arrête pas de prendre des décisions d’adolescente impulsive depuis le début de cette série quand même. Certes, elle est plus jeune, mais elle est aussi présentée comme une adulte, non ? Ce n’est pas si simple de passer de l’adolescence à l’âge adulte, j’imagine.

En tout cas, Luly rentre chez elle pour y découvrir Larry, et elle espère bien qu’il puisse appeler Anthony. Larry n’en a pas tellement envie, mais il est forcé par Evan de soutenir Luly dans sa démarche, parce qu’après tout, il dit être son père. J’ai bien aimé cette scène… contrairement aux suivantes. Franchement, Larry qui remonte le moral d’Anthony et parvient à le convaincre de parler à Luly, ça fonctionne, mais qu’il reste à la table d’à côté comme il le fait, ça ne ressemble à rien.

Si Luly est énervée après Michele, sa mère adoptive, elle a beaucoup moins de mal à pardonner à Anthony. C’est bien logique vu la relation qu’ils ont depuis le début de la saison, et j’aime plutôt bien la manière dont tout ça est présenté dans la série. Le pardon est rapide, le retour de Las Vegas pour Larry et Luly est expéditif et tout est bien qui finit bien.

Luly écrit ça comme elle peut dans son livre, ajoutant une jolie lettre à son père qu’elle amène ensuite à Robin pour qu’elle puisse la lire et savoir tout l’amour qu’elle portait à Scott, son papa, même s’il n’est pas son père. C’est joli, mais je n’ai jamais vu personne écrire si facilement une telle lettre. Dans tous les cas, Theo révèle d’un coup qu’il veut devenir un cuisiner, comme Scott et comme Anthony, voulant quitter le lycée pour aller en école de cuisine. Eh, ça fait beaucoup d’un coup.

Tout comme ça fait beaucoup pour Robin de savoir que Luly veut publier la lettre, et qu’elle l’a déjà mise en ligne sur son blog. Seulement voilà, Robin veut surtout protéger les enfants : elle demande donc à Luly de retirer la lettre du blog et d’attendre avant de révéler la vérité sur Anthony. C’est amusant parce qu’elle fait alors le contraire de ce qu’elle voulait en début d’épisode où la vérité était plus importante que tout. Et Luly va dans son sens. Cela se tient de dire que les enfants ont eu pas mal de dramas, mais ce genre de secret ne pourra qu’exploser à un moment ou l’autre.

En parallèle, et parce que l’air de rien, un mois complet se déroule dans cet épisode apparemment, Robin et son beau policier Sam continuent de se voir régulièrement, pour ne pas dire quotidiennement. Il tente en vain de l’inviter au bowling, mais elle s’y refuse tant que l’affaire Luly/Anthony n’est pas réglée. Une fois que c’est fait, en revanche, Robin suit ses envies, les miennes en tant que spectateur et les conseils d’Oliver : elle retourne voir Sam et se met en couple avec.

En parallèle, Oliver et Peter continuent de construire leur famille, tout de même. Ils sont très fans de la mère porteuse qui réclame spécifiquement un couple homosexuel, pensant qu’ils forment les meilleures familles. Ils sont donc très heureux de savoir qu’ils vont pouvoir avoir un nouvel enfant. C’est un peu bizarre les histoires de mère porteuse aux USA, en revanche, parce que la mère porteuse débarque donc chez eux pour s’y installer, pour le bien du bébé.

Il s’agira d’un petit garçon, puisqu’elle fait une cérémonie de gender reveal, et elle s’installe confortablement dans leur vie, étant aussitôt suivie à l’hôpital par Robin. Je ne sais pas pourquoi, mais dans une série comme ça, j’ai du mal à lui faire confiance et je sais au fond de moi que ça ne se passera pas aussi bien que le souhaitent Peter et Oliver.

Et ça ne manque pas : la fin d’épisode voit Robin découvrir que cette mère porteuse qui ne connaît rien de sa famille biologique a une maladie dégénérative héréditaire. Bien sûr, la mère porteuse refuse immédiatement que Robin en parle à Oliver et Peter, craignant qu’ils ne veulent plus de l’enfant… Bonjour la position de merde pour Robin. Les scénaristes sont bons sur ce coup-là, car je n’ai pas vu ça venir.

Enfin, Larry est secoué par ce qu’il s’est passé pour Anthony et Luly, surtout que Luly est capable de pardonner à son père biologique, qu’elle reconnaît comme l’un de ses pères. Il s’en confie à Robin, avant de décider à reprendre contact avec sa fille, qui accepte de le revoir quand il dit que c’est urgent. Eh ! Je suis si heureux de voir qu’il s’agit de Brooke Nevin ! Je ne l’avais pas encore reconnue jusqu’ici, la Nikki des 4400. Le hasard fait bien les choses, je parlais de cette actrice dans un article hier !

Et en plus, elle est meilleure actrice désormais, apparemment. Elle n’est pas prête à pardonner à son père biologique, pour l’instant… Mais clairement le contact étant rétabli et Larry affirmant qu’il veut continuer de s’excuser nous confirme qu’on la reverra, alors je suis content. Quant au cliffhanger, il s’agit cette fois de Luly découvrant que cette lettre est publiée par un gros journal en ligne malgré son retrait de son blog. Voilà qui est fait.

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Council of Dads – S01E07

Épisode 7 – The Best Laid Plan – 17/20
Égale à elle-même, la série livre là un très chouette épisode qui continue d’aller bien vite dans le développement de ses personnages, tellement vite que je finis par être surpris de la rapidité et de la fluidité de cette saison. Le problème, c’est qu’ils se crament énormément de pistes pour la suite à aller si vite. En même temps, on ne sait pas encore s’ils auront une saison 2, alors.

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Spoilers

107

You’ve got dads everywhere.

Alors que je m’approche de ma deuxième semaine de retard dans la série, j’avoue avoir eu du mal à me motiver à lancer cet épisode. Pourtant, ce jour de fête des pères est la journée parfaite pour reprendre la série et j’ai vraiment envie de voir où se dirige la saison, alors je me fais un peu violence pour faire play et ça devrait bien se passer !

L’épisode commence par une maison déjà bien rénovée par Luly et Evan. Franchement, ils en sont au point où ça donne déjà envie d’y habiter, puisqu’ils passent à l’extérieur. Le quartier fait déjà bien rêver, quoi. Le problème, c’est qu’elle commence aussi à attirer l’attention d’acheteurs potentiels alors qu’ils ont l’intention de vivre là… C’est du moins ce que pensait Luly, au départ, mais voilà qu’Evan commence à être désespéré par sa situation et envisage de vendre la maison.

Ce n’est toutefois pas leur seule intrigue pour l’épisode : la série nous introduit en effet la mère d’Evan, très religieuse, au point d’avoir une médaille pour 25 ans de services rendus à l’Eglise. Si cela apporte un peu de bonheur dans la vie d’Evan et Luly, ça n’empêche pas qu’Evan se rend bien compte que leur maison s’effondre peu à peu.

Ce n’est pas la seule chose qui s’effondre cela dit : Luly aussi s’effondre quand elle entend des propos transphobes sur son petit frère dans les toilettes. Elle demande aussitôt à Evan de s’échapper de cette fête pleine de gens qui sont contre sa famille. Clairement, l’épisode nous balance plein de problèmes de couple pour ces deux-là d’un seul coup. Bien sûr, ça couvait depuis le premier épisode avec leurs décisions précipitées en permanence, mais tout de même, ça éclate de manière surprenante, je trouve.

Passer par JJ pour que ce soit la goutte d’eau, je ne m’y attendais pas. Il faut dire aussi que l’Eglise est la famille d’Evan, et que les membres de sa communauté sont transphobes, alors ça n’aide pas. Elle lui tape une crise en public, se barre et s’engueule ensuite avec lui chez eux quand il la rejoint enfin après être resté avec sa mère pour la fête de la cérémonie.

Larry entend tout derrière la porte, parce qu’il voulait juste aider Evan à reconstruire la maison, y compris le moment où Evan critique le conseil, et pas qu’un peu. Sympathique. Luly se barre pendant que les deux hommes réparent la maison, préférant se réfugier auprès d’Anthony quand on lui pointe qu’elle a des problèmes à régler du coup de ses daddy issues. Tu m’étonnes.

De son côté, Anthony est débordé par les enfants de Robin qui débarquent tous le voir après une semaine d’absence. Il semble avoir manqué à peu près à tout le monde, mais c’est surtout qu’il a gardé le silence sur la raison de son départ et sur le contenu de son voyage.

Larry, lui, fête ses cinq ans de sobriété… mais a juste peur de voir Anthony quitter la ville pour Las Vegas. Il a eu une sacrée opportunité professionnelle et l’envisage, ce qui est un coup de massue pour tout le conseil et pour Luly. Ca l’est surtout pour cette dernière qui a peur d’être responsable de ce départ, d’une manière ou d’une autre.

Moi, je suis surtout content de voir Margo de retour dans la série. Elle est toujours gérante du restaurant après tout, et j’ai bien aimé la scène entre eux. Elle ne sert pas à grand-chose, mais elle fonctionne bien pour nous montrer que la relation est finie et qu’ils sont assez matures pour avancer. Margo peut rester dans la série comme ça.

Ou pas. La scène suivante voit en effet Anthony envoyer Robin faire en sorte que Margo accepte de le laisser partir. Après tout, il est sous contrat avec elle. Le seul problème, c’est que Margo finit par comprendre à voix haute qu’Anthony est probablement amoureux de Robin et que c’est pour ça qu’il se barre. Bon, bien sûr, il doit y avoir le cas de Luly qui n’aide pas aussi, mais je pense sincèrement que ça joue aussi : les scénaristes se dirigent malheureusement dans cette direction chaque fois qu’ils sont tous les deux.

Et ils le sont pour qu’il dise au revoir aux enfants et leur explique sa décision. Il est évident qu’il part pour de mauvaises raisons aux yeux de tous, et qu’il le fait moins d’un an après sa promesse, mais tout de même, c’est triste. Quant à Robin, elle parle à Oliver et Peter de la théorie de Margo sur le départ d’Anthony… mais Oliver entend vite la vérité, de la part d’une totale inconnue : Luly ressemble trop à Anthony (c’est vrai qu’il y a un petit truc, mais ce n’est pas si évident) qui semble être son père. Il se précipite aussitôt à l’hôpital pour vérifier son intuition.

C’est un sacré épisode avec tout qui s’entremêle, donc. Ainsi, Luly demande à Anthony de rester, n’ayant pu le faire avec son père… mais c’est un échec total, car il ne souhaite pas le faire. C’est une scène terrible plutôt bien géré par l’actrice. J’ai du mal à apprécier le personnage de Luly, mais sur cette scène, l’actrice fait vraiment un bon travail pour nous faire ressentir le désespoir de son personnage, qui finit par manquer de se faire renverser et se rendre dans la chambre de son frère.

C’est plutôt chouette de voir cette scène entre Theo et Luly, même si c’était trop court. Les relations entre frère et sœur promettent du bon si les scénaristes commencent à les exploiter. D’ailleurs, j’aimerais bien avoir un peu plus de JJ aussi. Je ne suis pas le seul : Anthony aussi veut passer plus de temps avec les enfants, ne parvenant pas à leur dire au revoir.

Au moment de s’enfuir sans rien dire, Anthony est toutefois stoppé par Oliver qui lui révèle qu’il connaît son secret : le groupe sanguin de Luly n’est pas compatible avec Scott. Anthony prend très mal la révélation de son secret et est assez insupportable à s’énerver après Oliver, mais bon, il faut bien qu’il passe ses nerfs sur quelqu’un.

Malheureusement, Oliver confie aussitôt le secret à Peter. C’est assez logique puisque c’est son mari, mais ça pose problème parce que ça veut dire qu’une personne de plus le sait, et ça commence à faire beaucoup d’avoir quatre adultes dans sa vie au courant. En plus, Anthony enchaîne avec un achat de voiture impulsif pour Luly, parce qu’il a peur qu’elle se fasse renverser à faire toute sa vie en vélo. Cela mène en tout cas à une chouette scène entre lui et Robin.

Avant ça, il faut en revenir à Robin que l’on suit bizarrement au travail cette semaine, où elle aide une femme à préparer sa grossesse. La série a le potentiel de se transformer en série médicale si elle le veut, mais l’intérêt est ici tout autre. J’ai d’abord pensé qu’il allait être question de trouver rapidement un bébé à Oliver et Peter qui veulent donc adopter (même si Oli a des doutes pile au moment où ils reçoivent un mail leur disant qu’ils ont une mère porteuse), mais non : il est surtout question pour Robin d’apprendre que si elle s’attend toujours au pire, la vie apporte parfois le meilleur.

Ainsi, malgré un accident de voiture, le couple finit heureux avec un bébé en bonne santé. C’était un message sympathique dont elle peut se servir avec Anthony. Au passage, Robin retrouve tout de même son beau policier qui lui explique que son divorce est définitivement signé cette fois. Il se lance dans une grande logorrhée pour finalement lui demander de réessayer d’arranger les choses entre eux. Ah ben c’est chouette. C’est aussi beaucoup trop rapide par rapport à ce que j’attendais.

Ce n’est pas la seule intrigue qui va vite : Luly rentre chez elle pour se réconcilier auprès d’Evan, qui a déjà arrangé la situation, y compris leur situation financière. Larry se propose en effet d’être un investisseur pour leur projet au moment où sa mère souligne que personne ne voudra lui accorder de prêt et, ma foi, cet épisode est le premier où je commence à apprécier vraiment Larry. Il serait temps, mais j’avais un passif avec l’acteur, aussi. Et puis, son intrigue sur les cinq ans de sobriété, c’est un peu lourd, on voit ça dans toutes les séries, j’ai l’impression.

Le cliffhanger de l’épisode nous ramène en tout cas à Anthony et Robin, cette dernière finissant par le confronter sur son départ si précipitant, craignant qu’il ne soit malade ou amoureux d’elle. Clairement, elle ne s’attendait pas plus que moi à ce qu’il lui révèle son secret : il est le père de Luly. Bien, à ce stade-là, Luly n’est pas prête de s’en sortir avec ses complexes paternels et le secret n’en est plus un pour longtemps.

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