Grand Hotel – S01E04

Épisode 4 – The Big Sickout – 16/20
C’est toujours efficace et certains twists ont réussi à me surprendre là où j’aurais dû les voir venir : la série réussit donc à faire en sorte que je pose mon cerveau quand je la regarde, histoire de la savourer. C’est exactement ce qu’elle est censée faire, alors c’est tant mieux. Je reste un peu frustré par la lenteur de certains développements, mais il y a tellement de personnages à gérer que ce n’est pas très surprenant.

> Saison 1


Spoilers

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You’re not one of them, you’re one of us.

Pfiou, je manque totalement de motivation en ce moment pour les séries, c’est terrible. Cela dit, j’aime beaucoup celle-ci, alors j’ai fini par me décider à la regarder, curieux de voir la direction que prendraient les intrigues !

Javier commence à révéler toute l’histoire de la grossesse à sa famille, en commençant par Alicia. Bien vite, il découvre néanmoins que son père lui a coupé les vivres et que cette grossesse va être vraiment compliqué pour lui. Bon, après l’entretien d’embauche est quand même simplifié quand tu connais la manager d’un grand hôtel de Miami, hein.

Il se fait donc embaucher, et c’est la bonne journée pour ça. Yep, pendant ce temps, Santiago doit annoncer qu’il ne peut pas payer le bonus annuel de ses employés ; ce qui est compliqué à faire passer auprès d’Helen, la manager qui a donc enfin un nom, répété deux fois en une scène. Youhou ! Santiago est forcé de le faire puisqu’on le fait chanter, et il est soutenu par Mateo qui ne veut pas être « détruit » par son patron.

Il ne l’est pas du tout par les employés qui prennent très mal cette nouvelle et commencent à vouloir faire entendre leurs revendications. Ils se font donc passer pour malades, en attendant que le bonus revienne. Et c’est la misère dans l’hôtel : la moitié des employés appellent pour dire qu’ils sont malades, donc c’est le bordel, inévitablement.

Ce n’est pourtant pas le bon moment ! Un nouveau VIP, Victor, arrive en effet à l’hôtel. Gigi s’habille bien pour lui : c’est un ancien ami qui pourrait faire une promotion géniale pour l’hôtel, en le mettant en couverture d’un magazine international. Avec la non-grève (on est aux États-Unis, ça n’existe pas la grève), tout le personnel de l’hôtel doit travailler… y compris la famille qui le tient. Ce n’est pas gagné pour Javier qui préfère draguer, ni pour Carolina qui cherche Danny partout (inutile de dire qu’il est avec Alicia), ni pour Yoli qui n’apprécie pas devoir faire le ménage au spa.

Cela dit, c’est plutôt bon pour toutes les intrigues de la série : Yoli se retrouve à critiquer son job face à une certaine Marissa qu’on n’avait jamais vu avant, et j’ai beaucoup aimé cette nouvelle relation qui se dessine ! Je sais, je sais, je suis prévisible, mais Marissa qui la pense lesbienne puis lui dit que ce n’était probablement qu’un espoir, ça m’a fait beaucoup rire.

En parlant de nouvelle relation, Gigi se fait draguer par son ancien amant, le VIP… qui finalement lui annonce que Felix, son ex-mari, est encore en vie et en contact avec lui. Gigi le prend super mal, malgré une promesse de couverture pour le magazine. Les choses sont claires : elle décide de refuser catégoriquement de reprendre le contact avec Felix, après une rapide conversation avec Santiago qui la conforte dans cette idée. Le truc, c’est qu’on voit bien que Victor n’est pas le genre de type à qui on dit non, et il était là pour recréer le contact entre Felix et Gigi…

Pendant ce temps, Santiago se met à travailler comme chef dans les cuisines. C’était plutôt bien vu comme partie d’épisode, parce que je ne m’attendais pas à ce genre de scènes et que Jason en profite pour lui faire comprendre qu’il soutiendrait bien la grève s’il n’était pas le fils de la manager. Helen en est toute choquée, mais son fils a effectivement de bons arguments quand il se retrouve seul avec elle.

Dans tout ça, Alicia se montre jalouse de Danny et est absolument horrible avec lui après l’avoir vu sortir de la chambre de Carolina. Elle l’ignore, puis l’engueule quand ils se retrouvent dans la laverie ensemble. Cela est de courte durée : elle entend finalement Danny mettre un bon râteau monumental à Carolina (une scène comique aux conséquences tout aussi marrantes sur le personnage) et tout s’arrange entre eux. De son côté, Danny continue son enquête sur la disparition de sa sœur : dans cet épisode, il prend comme prétexte l’anniversaire d’Ingrid qui approche pour faire signer une carte à tout le personnel afin de savoir qui a bien pu écrire une lettre d’amour à Sky.

Il vise surtout les hommes, mais du coup, je me demande si c’est un bon choix. Il pourrait être drôle que ce soit une femme, et pourquoi pas Marissa. Dans tout ça, Danny se rapproche de plus en plus d’Alicia et ça lui permet de parler un peu de Sky avec elle, mais sans lui révéler son identité. Cela nous offre surtout la possibilité de mieux connaître Danny : il est donc orphelin et est passé de famille d’accueil en famille d’accueil. Bien.

Il raconte l’histoire de sa sœur sans trop en dire, et ça marche bien pour attendrir Alicia qui parle de Javier. Les deux finissent par s’embrasser, ce qui fait clairement culpabiliser Danny : il ne lui a pas dit toute la vérité. Et ça lui pétera à la tronche, forcément. Il continue en tout cas de vouloir faire signer la carte pour Ingrid et demande à… Mateo, la bonne blague.

Si ce n’est probablement pas lui qui a signé la lettre d’amour pour Sky, Danny découvre dans sa poubelle, qu’il fouille, la carte de chantage que Mateo a reçu. Oups. Il comprend donc qu’il en sait plus sur Sky que prévu. En toute fin d’épisode, la série nous révèle alors le twist que j’aurais dû voir venir : les coups de fil incessants que passe Danny à propos de son enquête sur Sky, il les passe à… sa copine. Se rapprocher d’Alicia n’était peut-être qu’une stratégie pour en savoir plus, mais cette fois, c’est sûr, ça va lui exploser à la tronche.

Pendant ce temps, Malcolm, le mari d’Helen, fait un malaise et est envoyé à l’hôpital. C’est la goutte d’eau pour Helen qui décide de se faire passer malade elle aussi et le fait savoir à Santiago. Après 20 ans de relation de travail avec lui, elle ne comprend pas pourquoi elle est mise de côté par son boss qui ne lui explique pas pourquoi le bonus n’est pas donné aux employés.

Santiago prend donc la décision d’aller voir Helen à l’hôpital, parce qu’il comprend qu’il a trop déconné sur ce coup-là. Il révèle donc toute la vérité à Helen, et c’est l’occasion pour nous de découvrir ce qu’il en est : Santiago a fait des emprunts douteux et s’est retrouvé à devoir embaucher Mateo. Bon, pourquoi pas.

Malcom étant à l’hôpital, c’est à Javier d’assurer le service de réparations de l’hôtel, et c’est une bien mauvaise idée ! Il est plus obsédé par les femmes que par son travail… mais par chance, il tombe sur une femme qui est une mère célibataire. Elle le déprime un coup, mais c’est surtout une prise de con

Le lendemain, Santiago prend la décision de suivre l’idée d’Helen : il fait une fête pour les employés, avec le champagne du mariage annulé de Carolina, et leur annonce qu’il rétablit les bonus. Franchement, c’est trop simple.

J’ai largement préféré les différents cliffhangers de l’épisode : Victor qui contacte Carolina pour lui parler de son père, Yoli qui prend un rencard avec Marissa, Jason qui découvre Ingrid dans la chambre de Javier alors qu’elle a à la main un body de bébé offert par le patron qui veut s’investir dans sa grossesse (lol) ou Helen qui apprend que Malcolm a plus d’ennuis de santé que prévu… Tout ça donne vraiment envie de revenir à l’hôtel la semaine prochaine !

> Saison 1

Euphoria – S01E04

Épisode 4 – Shook One Pt. II – 18/20
Tout comme la semaine dernière, cet épisode est une vraie réussite : il parvient à faire passer le message qu’il veut faire passer sans avoir à l’expliciter, et c’est assez beau. Il y avait pas mal de surprises en cours de route, des choses que j’attendais et des personnages qui sont de plus en plus appréciables, de plus en plus complexes, de plus en plus attachants précisément parce que toutes les étapes de leur développement sont clarifiées. Bref, je suis de plus en plus fan de la série, et ça se fait vraiment contre toute attente.

Saison 1


Spoilers

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When you hate your brain and your body, it’s hard to enjoy the rest.

Une partie deux sans une partie une, c’est original, ça. Et comme tous les lundis, il est plus de 22h quand je me lance alors que j’avais espoir de m’y mettre tôt. Raté. Cet épisode revient sur l’enfance de Jules. Sa mère l’emmène chez un psy, puis à la visite de « l’Unité » où enfants et ados à problèmes sont parqués. La visite est super sympa, avec un ado qui se branle directement devant elle. Elle y est finalement internée de force, se retrouvant donc plein de rage.

Elle s’y trouve parce qu’elle se déteste : l’ensemble de son corps, son cerveau, sa vie complète. C’est super triste. La voix-off de Rue nous accompagne avec toujours autant d’efficacité dans cette histoire qui est absolument atroce avec Jules qui finit par se tailler les veines grâce à une canette de soda laissée par un infirmier lui faisant confiance.

À 13 ans, elle commence sa transition, et à 16 ans, elle est celle que l’on connaît désormais, couchant avec plein de types « 100% hétéros », tous plus bizarres ou agressifs ou doux les uns que les autres. C’est là qu’elle rencontre Rue, puis finit par être amoureuse de Tyler. On en revient donc au présent, mais franchement, cette intro était, comme toujours, un excellent début d’épisode qui en dit tellement déjà sur le personnage. On pensait la connaître, mais c’est fou comment tout change !

Rue se remet donc de sa crise de nerfs en parlant avec l’homme qui lui avait fait comprendre que son petit jeu de mensonges ne prenait pas sur lui. Elle est forcée de lui raconter ce qui lui arrive pour le contacter. Il compare alors Jules à une drogue, lui rappelant que ça aussi, Rue pensait que c’était vraiment bien la première fois. Outch.

De son côté, Fez continue son business… à la fête foraine. C’est l’occasion d’un excellent plan séquence qui nous réintroduit tout le casting, en passant par la grande roue dans laquelle sont Jules et Kat. Normal. Bien sûr, Jules attend surtout la fin de la soirée pour retrouver Tyler, mais en attendant, elle est souriante de revoir Rue. C’est déjà ça de pris : elles se font un câlin devant Gia qui confie à Lexi qu’elle pense que Rue est amoureuse de Jules. Pourquoi pas, mais je n’aime pas bien voir Lexi sur son portable.

Quoiqu’il en soit, l’intrigue de cet épisode voit surtout Jules retrouver le type du motel avec qui elle a couché… le père de Nate, quoi. Elle en parle à Rue qui ne la croit pas, mais est forcée de voir que c’est la vérité quand il est totalement perturbé de la voir à son stand. Elle lui commande du chili, qu’il renverse, et elle regarde alors en direction de Rue. Ouep, ben dans le genre grillées, elles se placent là. Jules a beau s’enfuir, évidemment, il se renseigne sur elle auprès de Nate.

Les filles apprennent alors que Gia a disparu et se mettent à sa recherche. Cet épisode est assez magnifique du point de vue esthétique bien aidé par la fête foraine et les feux d’artifice. Rue est celle qui retrouve Gia, en train de se droguer avec les jumeaux. C’est horrible comme scène et Gia comprend qu’elle a bien merdé quand ils se mettent à se moquer de Rue qui a déjà fait une overdose par le passé. Tristesse.

C’est trop tard, cela dit. Elles se retrouvent à rentrer ensemble, et c’est Gia qui est complétement pétée. C’est un changement. Et Rue est ainsi l’adulte de la situation face à sa mère qui est heureuse de la voir si débrouillarde désormais.

De son côté, Jules m’a paru menacé un instant par le père de Nate qui la retrouve aussi, mais finalement tout ce qu’il fait, c’est la supplier d’être gentille et de ne rien dire ce qu’elle sait sur lui et qui pourrait détruire sa vie. Voilà qui est fait. Elle arrive à le convaincre que ce n’est pas son intention… mais pour combien de temps ? En plus, en rentrant chez lui, il check ses dvd, probablement pour détruire celui où il couche avec Jules, encore mineure, mais s’aperçoit que le DVD n’est plus là. Il y aura forcément une suite.

Cassie et McKay se retrouvent ensemble à la fête foraine, et ce dernier n’ose pas reconnaître qu’ils sont en couple, quand c’est évident qu’ils le sont. Elle est clairement blessée et n’hésite pas à le montrer, mais ça donne l’impression que tout le monde s’en fout autour d’elle. Elle se barre donc, blessée, pour mieux découvrir que la raison de McKay de ne pas se dire en couple est qu’il a peur de la réaction des autres à cause du passé porno de Cassie. Outch.

En tout cas, à la fête foraine, il y a un stand qui a du succès, c’est celui du père de Nate. Ce n’est pas le cas de ce dernier qui s’embrouille avec Maddy, à cause de son look pour le moins… osé. Bon, c’est moche, mais je le comprends de ne pas avoir envie de la ramener comme ça au stand familial. Comme elle est vexée, Maddy décide d’aller prendre de la drogue, embarquant avec elle Cassie.

Elles finissent droguée dans une galerie de miroirs, rien que ça. Elles prennent la décision de faire de la merde : Maddy s’affiche donc devant la famille de Nate, ruinant leur moment de gloire et insultant sa belle-mère. Nate prend la décision de l’étrangler et de la larguer, mais c’est là qu’elle en profite pour utiliser le pouvoir qu’elle a sur lui : elle lui demande ce qu’il fait avec des photos de bites. C’est bien vu. Elle a beau promettre de n’en parler à personne, c’est trop tard, surtout qu’elle l’a déjà dit à Cassie, quoi. Elle finit l’épisode en larmes, parce qu’elle l’aime, mais qu’elle a désormais des traces de ses mains sur son cou…

De son côté, Cass prend la décision d’aller draguer un autre mec et de faire un tour de carrousel. Pourquoi pas… sauf que ça finit super mal : elle a ainsi un orgasme devant toute une partie de la fête foraine. Juste de quoi finir en larmes, quoi. Cet épisode n’était pas du tout déprimant, hein !

Kat est lâchée rapidement par Jules et se retrouve dans une attraction à côté d’Ethan. Elle passe alors sa soirée avec et franchement, ils sont mignons même si ce n’est pas beaucoup développé. Et quand ça l’est, c’est beaucoup mignon, parce qu’Ethan parle à une collègue de sa sœur et Kat s’imagine plein de choses. Elle décide elle aussi d’aller draguer un autre mec, et de coucher avec, juste pour le plaisir de lui dire après coup qu’elle n’a pas joui. Le plaisir d’avoir du pouvoir, quoi.

En fin d’épisode, Jules se rend enfin à son rencard et découvre que Tyler n’est autre que Nate. Contre toute attente, il se montre malgré tout charmant avec elle, lui promettant qu’il ne lui veut aucun mal et lui faisant même une jolie déclaration d’amour. Malgré cela, elle a l’intelligence de ne pas lui faire confiance… en s’approchant d’un lac. Alors moi, quand je ne fais pas confiance à quelqu’un, je ne me rapproche pas d’un lac en plein milieu de la nuit.

Ils s’embrassent… et puis, il reprend le fétichisme de son père et devient à nouveau le psychopathe que l’on a eu l’occasion de la voir. Je suis quand même rassuré de voir qu’il ne la frappe pas, mais il préfère la violence psychologique qui n’est pas beaucoup plus joyeuse en fait. En effet, il la menace tout simplement : elle a envoyé des selfies d’elle nue, et c’est de la pédopornographie. Dans leur état, la loi est claire sur le sujet et lui fait courir le risque d’être sur la liste des sex offenders, ces gens qui sont forcés de faire le tour de leur voisinage à chaque installation pour dire qu’ils ont été arrêtés.

C’est bien atroce, parce que ça veut dire aussi pour elle, pas de fac, pas de diplôme, bref, une vie ruinée quoi. Malgré tout, elle a encore un peu de réparti et s’en sort sans dégât physique. Elle décide tout de même d’aller passer la nuit chez Rue, pour obtenir le réconfort dont elle a besoin. Elle lui ment tout de même, expliquant qu’il ne ressemblait simplement pas à sa photo, quand ce qu’elle subit était bien plus violent que ça. Elle fait tellement de peine, la pauvre.

Mais eh, sa relation avec Rue est vraiment magnifique, c’est déjà ça. Et puis, Rue est toute heureuse de l’avoir dans son lit après tout ça, forcément. La fin est alors un peu cucul, mais c’était un montage vraiment sympathique cette idée du lit qui tourne et nous montre les bons moments entre les filles avant leur premier baiser !

Saison 1

 

The Rook – S01E02

Chapter 2 – 15/20
Ah ben mince, j’ai mis beaucoup plus de temps à re-rentrer dans la série que la semaine dernière. Ce n’est pas tant sa lenteur et la multiplication des personnages qui m’a posé problème que l’absence de voix off. Les messages du premier épisode était finalement un bon moyen d’entrer dans le mystère et d’attiser la curiosité ; là, il était parfois difficile de voir exactement où chaque scène voulait en venir. Cela dit, ça reste une excellente série, tout va bien.

Saison 1


Spoilers

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You’re over simplifying the definition of trauma.

Le temps passe vite, et une semaine s’est déjà écoulée depuis le premier épisode. Cela pose tout de même le problème que je suis passé à côté de certains pans de l’intrigue depuis, oubliant des personnages et tout… Mais allez, ça va le faire. La série reprend en 2004 sur un groupe d’ados plein de cigarettes et faisant des selfies avant que ça ne s’appelle selfie. Parmi eux, il y a évidemment Mifawny : elle est chez elle, a organisé la fête sans l’autorisation de ses parents et elle finit par tomber du toit au retour de ceux-ci. Bien.

Le truc, c’est qu’une fois inconsciente, elle se met à bouger la main et provoque apparemment un « malaise » chez son père, parce qu’elle utilise son pouvoir. C’est triste comme tout comme révélation de pouvoirs. Et en plus, je ne m’attendais pas forcément à des flashbacks, malgré la perte de mémoire. J’aurais presque préféré qu’il n’y en ait pas.

Loin du flashback initial, on reprend aussi dans cet épisode avec la réunion qui débutait en cliffhanger la semaine dernière. Monica y révèle donc la mort de l’agent américain et il est évident que Mifawny paraît ultra suspecte à ne pas prononcer un mot et à se renfermer sur elle-même. Linda ne manque pas de lui faire remarquer à la fin de la réunion, tout en continuant à développer la mythologie de cette histoire : les pouvoirs sont donc détectés chez de très rares humains, parmi lesquels une sélection encore plus stricte s’opère pour déterminer qui seront les agents bossant pour le Checquy. Bien.

Ses pouvoirs ? Mifawny les a manifestés à l’enfance : elle peut donc transmettre, par la peau, une onde cérébrale qui fait souffrir celui qui la reçoit ; mais elle n’avait jamais auparavant tué quelqu’un, ni utilisé une telle force. C’est en tout cas ce que lui affirme Linda, qui propose donc à Mifawny de faire un test scientifique pour débloquer sa mémoire, qui pourrait clairement lui être précieuse : elle l’emmène dans un laboratoire où on lui montre quelques photos pour savoir si elle les reconnaît ou non.

Il s’agit de photos de son enfance qu’elle ne reconnaît pas du tout, mais pour lesquelles Linda se montre tout de même très autoritaire : elle refuse de montrer à son employée pas mal de photos de personnes de son passé et, plus précisément, de sa famille. Etrange. N’empêche que quand le scientifique explique à Mifawny que retourner sur le lieu de son trauma pourrait l’aider à s’en souvenir, Mifawny n’hésite pas une seconde à se rendre sur le pont, malgré les exhortations de Linda à ne pas le faire.

Elle y agit super bizarrement évidemment. Sa simple présence est bizarre et éveille les soupçons de Gestalt, qui le prend pour lui, espérant clairement plus de leur relation. Ce n’est pas gagné. Après l’avoir croisé, Mifawny part en quête de sa voiture, dans un garage à proximité. Oui, elle en a retrouvé la clé, mais ne sait plus où elle l’a garée. Elle est clairement en quête de vérité quoi. Ce plan m’a encore marqué pour sa beauté esthétique.

Mifawny retrouve donc sa voiture, avec un message d’elle-même dedans, mais aussi pas mal d’argent bien planqué. Malgré le conseil de Linda qui l’appelle pour lui dire d’abandonner la voiture, parce qu’elle la suit sur les caméras de surveillance, Mifawny prend la décision de conduire, histoire de nous rappeler qu’on conduit à droite dans ce drôle de pays qu’est l’Angleterre (oui, le plan m’a fait bizarre, désolé).

Elle se rend ensuite à la morgue pour continuer son enquête sur les victimes du pont et de la Banque. La légiste est un peu blasée de sa visite, mais elles semblent assez amies puisqu’elle accepte de lui faire un compte-rendu de tout ça. Je ne crois pas qu’il y a grand-chose à en retenir, si ce n’est l’envie croissante d’aller boire de l’alcool qui se développe chez Miffawny.

Elle ne sait plus ce qu’elle aime, cependant. Mifawny est de toute manière déprimée de n’avoir aucun souvenir qui lui revient. Elle s’en confie à Linda quand celle-ci la retrouve une fois de plus dans le bar. J’ai envie de faire confiance à Linda, quand même, elle est trop impliquée et suspecte pour être vraiment celle qui conspire contre Mifawny, je pense. Elle lui explique ainsi que ses parents sont morts avant qu’elle naisse et lui conseille de lâcher cette piste : se souvenir ne lui apporterait rien de plus.

Comme elle est bourée, Linda envoie Robert la chercher, et il la ramène bien gentiment chez elle. Gentiment ? Non, ils se prennent quand même la tête, parce qu’il y a un passif entre eux, même si elle ne s’en souvient pas. Et elle a beau le remercier de l’avoir ramenée chez elle, il s’en va de manière plutôt énervée, sous la pluie. Bien. Et durant la nuit, Mifawny se met soudainement à hésiter à prendre les médicaments que Linda veut absolument qu’elle prenne…

Au Checquy, Ingrid explique à Monica qu’elle n’a pas le droit d’interagir ou interférer avec l’enquête. Voilà qui va être pratique. Linda la remet autant que possible à sa place, mais ce n’est pas si facile, surtout que Monica connaissait l’une des victimes. Elle explique à Ingrid qu’elle en était proche en plus, avant qu’il ne disparaisse, ce qui leur permet de lier une amitié.

En parallèle, Claudia prétend venir de Russie avec un homme qui est clairement un suspect. Elle prétend coucher avec pour s’assurer que son coéquipier puisse bien copier l’ensemble de son portable. Clairement, ces deux-là communiquent par la pensée et c’est marrant de les voir réagir à ce qui arrive à l’autre en quasi direct, même s’ils me font un peu peur à tous tout savoir dans cette équipe.

Tout cela leur permet de trouver la planque de l’ancien agent américain, qu’ils fouillent aussitôt, sans trop de succès. En revanche, ils tombent sur Monica qui connaît vraiment bien son ex-coéquipier et n’a aucun mal à trouver son briquet, puis un autre objet difficile à identifier pour l’instant. En fin d’épisode, il est révélé qu’il s’agit d’une clé USB, apparemment directement destinée à Monica. Elle y trouve un site internet avec un compte à rebours peu rassurant avant la prochaine vente… d’esclave. Comme elle le dit si bien, fuck, surtout que ces esclaves sont des gens avec des pouvoirs, bien sûr. Ouep, ben son ex, c’est peut-être un agent américain, mais clairement, il a ses propres intentions, hein ! Et pour ne rien arranger, il y a Miffawny dans les esclaves à vendre…

De son côté, Conrad continue l’enquête sur le pont, auprès d’un indic’ d’une autre agence internationale. J’ai eu du mal à m’intéresser de près à cette intrigue et ce personnage, encore trop mystérieux ; mais on y apprend que la vidéosurveillance a été désactivée lors des deux attaques de Mifawny. Soit ses pouvoirs sont vraiment plus puissants que prévu, soit elle est bien protégée ; mais pourquoi ?

Conrad a tout de même l’impression que son indic ne lui dit pas tout ce qu’il sait, et il ne peut pas le tolérer : il décide donc de lui rendre une visite nocturne pour le torturer avec ses propres pouvoirs et obtenir des nouvelles plus fraiches et complètes… Il explique néanmoins à Linda que cette piste était une perte de temps. Combien de personnages possèdent des secrets, sérieux ? Clairement, Conrad se méfie maintenant de Linda… Il enchaîne en tout cas en retournant coucher avec la Secrétaire à qui, cette fois, il explique tout ce qu’il sait : la cible était selon lui Miffawny. C’est gênant qu’il dise tout ça.

Enfin, le cliffhanger de l’épisode est sacrément surprenant : on revient à la morgue, où un cadavre se réveille et fait sa petite vie, quittant les lieux comme si de rien n’était. Au moins, il sera vite repéré à être nu comme un ver. Pour en savoir plus, il faudra néanmoins revenir la semaine prochaine.

Saison 1

 

Tales of the City – S01E03

Épisode 3 – Happy Now – 17/20
Si je n’apprécie vraiment pas tous les personnages de la série, je trouve tout de même qu’ils sont tous très originaux. Cela dit, ce qui fait la force de cette saison, ce sont les thématiques qu’elle ose aborder. Je trouve que c’est assez fascinant d’avoir une série qui ose aborder des sujets de vie quotidienne trop souvent passée sous silence pour la communauté LGBT. Et même si on en a plein d’un coup, je trouve que rien ne semble jamais trop forcé, ce qui fait que c’est un vrai plaisir à regarder.

 > Saison 1


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We should fuck.

Ben oui, on dirait bien que finalement, je suis parti pour m’en voir un par semaine. Ce n’était pas tellement calculé comme ça, mais bon, il faut s’y faire. C’est pas mal le dimanche soir, après tout. On verra bien. On commence par un reportage vidéo de Michael à la soirée d’anniversaire du pilot, mais ce n’était pas bien intéressant, franchement.

Dans le présent, on retrouve Michael en check-up médical, se renseignant sur le sexe sans préservatif, parce qu’il en est là de sa relation avec Ben. C’est rare d’avoir une série qui ose s’aventurer sur ce terrain-là, alors c’est plutôt chouette de voir ça. Le seul problème, c’est qu’en-dehors de la salle, Ben est en train de se faire draguer par Harrison. Et Harrison est l’ex de Michael, sinon ce ne serait pas drôle. Bien sûr, Ben n’aime pas beaucoup Harrison après ça, faisant une petite crise de jalousie à Michael, mais ça passait bien, y compris auprès de Michael qui trouve clairement ça sexy, quoiqu’il en dise.

Ce début d’épisode voit un problème de plomberie à Barbary Lane, mais c’est vite zappé – pour le moment. Je suis sûr qu’il en sera de nouveau question dans l’épisode suivant ! Anna a encore reçu une lettre de chantage, avec une photo d’elle et Thomas Nelsen. Ce n’est pas bien clair, mais elle a même droit à un coup de fil pour la faire chanter encore plus. Au moins, on sait de quoi il est question d’un coup : la personne qui fait ça veut récupérer Barbary Lane. Pourquoi pas.

De son côté, Mary-Ann est toujours aussi insupportable. Franchement, elle n’était même pas encore en scène qu’elle m’irritait déjà, et ça me faisait bien rire. Elle prépare donc un petit déjeuner au lit à Dede qui n’a rien demandé du tout et est insupportable avec… mais elle me fait de la peine quand même quand elle reçoit les papiers pour le divorce.

Elle essaie de se rendre utile comme elle peut dans la maison de Dede, mais tout ce qu’elle y gagne, c’est d’être détestée par son assistant. Mary-Ann enchaîne ensuite par une visite à son premier mari, pour le rassurer sur le fait qu’elle ne dirait rien à Shwana et surtout pour lui raconter que Robert lui a envoyé les papiers du divorce. Bref, elle veut un « ami » à qui parler, mais ce n’est pas gagné. Il faudrait qu’elle comprenne que personne n’a vraiment envie d’être son ami dans San Francisco.

Pour la faire taire, il accepte tout de même un rendez-vous avec elle, le soir. Ils prennent donc un verre ensemble, et Mary-Ann le félicite sur Shawna… ce qui est le meilleur moyen pour ramener leur problème de couple sur le tapis. Ainsi donc, l’analyse de Mary-Ann est que Brian voulait qu’elle échoue dans son travail. C’est pourquoi elle ne lui a pas proposé de l’accompagner ; mais il ne lui a pas non plus proposé de venir avec elle.

Forcément, il finit par se casser de leur verre parce qu’elle est obstinée et ne voit que son côté de l’histoire, comme toujours. Brian se confie donc à sa meilleure amie, à nouveau, et c’est plutôt marrant à voir… jusqu’à ce qu’il lui demande de coucher avec. Euh o… kay ? Apparemment, ce n’est pas la première fois. Allons savoir.

Le lendemain, Mary-Ann retrouve Michael pour ne pas lui raconter l’angoisse de sa soirée et pour apprendre que Michael a eu une carte d’Harrison. Il lui confie ses doutes, parce que oui, malgré tout, il hésite à appeler le Harrison. Bon, allez, je vais laisser ça de côté et trouver que c’est une série vraiment bien écrite : la relation entre ces deux-là est vraiment chouette.

Shawna aperçoit la journaliste du premier épisode dans la rue et elle se sent forcée d’aller lui parler, à elle et son assistant Lucas. De toute manière, ce n’est pas bien long avant qu’elle ne l’invite chez elle. Forcément, la journaliste y trouve la photo que Shawna a récupéré chez Anna, et elle y reconnaît un bar bien trop populaire pour la communauté LGBT. Bref, elle voit une valeur à la photo que personne d’autre qu’elle ou Anna n’a vu pour le moment.

Le lendemain, elles se rendent donc à l’endroit où la photo a été prise, s’allongent par terre pour le principe et s’embrassent. Ouep, assez clairement, Shawna est en train de craquer pour elle. C’est toujours mieux que ces plans à trois, j’imagine.

Pendant ce temps, Jake et Margot se rendent à une fête de famille de Jake : sa sœur va avoir un bébé et organise une fête pour la révélation du sexe de son bébé. Elle voulait une fille, elle a un garçon et en pleure devant tout le monde… Mais le vrai nœud de cette intrigue, c’est que la mère de Jake est toute heureuse d’imaginer un petit-enfant venant de Jake et Margot.

L’air de rien, cela provoque de nouveau des problèmes de couple entre eux, parce que Margot se sent en permanence effacée sous les besoins de Jake. Outch. Il y a vraiment du bon dans cet épisode pour eux, une de mes scènes préférées étant celle du dessin de Margot effaçant progressivement la barbe de Jake. Alors par contre quand elle en a fait une boulette de papier, c’était évident que Jake la trouverait, hein. Et ce n’est pas fait de manière subtile/crédible.

Le soir, tout le monde se retrouve à la soirée des jumeaux, qui lancent une nouvelle mission d’artistes, le Twintertainment. Rien que ça. C’était une fois de plus plutôt sympa à voir et l’occasion pour moi de capter que le jumeau était Monty de The 100.

Bien sûr, Mary-Ann ruine la soirée, sinon ce ne serait pas Mary-Ann : elle essaie d’aller parler à Shawna, bon quand même en suivant le conseil de Michael, mais tout est dit. Shawna n’a pas envie de lui parler et forcément, elle décide de se barrer… mais la journaliste ne la suit pas, préférant filmer la performance. Sympathique. Il faut dire que la performance est tellement perchée que je la comprends un peu, mais bon, tu laisses pas Ellen Page se barrer, quoi. Et du coup, Shawna décide… de se rendre chez Inka et Eli, le couple du plan à trois. Allez, ça me donne le point du Bingo sur le dîner, au moins.

Pendant ce temps, Jake ne se pointe pas à la soirée des jumeaux pour coucher à nouveau avec son rencard gay. Oups. Il invite Jake à passer la nuit, ce qui est l’occasion pour lui de découvrir à quel point Jake est complètement paumé dans sa vie. La seule certitude, c’est qu’il commence à se haïr le Jake, et son rencard a les bons mots pour lui faire comprendre qu’il ne fera que continuer de se détester s’il se force à rester avec Margot. Même s’il l’aime, ce n’est plus elle qu’il désire. Bim.

C’est évident ce qu’il dit, mais on sent à quel point c’est compliqué pour Jake. Il décide donc de parler à Margot, lui montrant le dessin et celle-ci lui explique donc qu’elle lui manque. La blessure est réelle pour Jake, et on tombe alors dans une scène de rupture d’autant plus violente que la série continue de nous montrer les vidéos tournées durant le premier épisode, où ils étaient un couple aimant.

On notera aussi que Ben et Michael font l’amour avec un harnais désormais que Ben a compris que Michael aimait le cuir. C’était marrant à voir et ça nous montre à quel point c’est un couple solide, prêt aussi à ne pas arrêter les préservatifs tant qu’ils ne sont pas tous les deux prêts.

La fin d’épisode se termine par Anna donnant rendez-vous à l’ensemble du casting pour leur apprendre qu’elle vend Barbary Lane. Oui, elle leur fait croire que c’est sa décision… C’est un peu violent tout ça, et ça tombe comme un coup de massue sur tout le monde. Et ça donne aussi envie de voir la suite, je le reconnais.

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