The Outpost – S01E04

Épisode 4 – Strange Bedfellows – 14/20
Bien que toujours pas exceptionnelle, la série est assez divertissante pour donner envie de rester, et même de revenir. En cas d’annulation, je m’en remettrais, en cas de saison 2… je risque de revenir. Il n’y a pas grand-chose à sauver, mais je ne passe pas un mauvais moment, et c’est déjà pas mal pour une série estivale.

Saison 1


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And somehow I can anticipate my opponent next move.

Un nouveau paysan est confronté à notre monstre dès le début de cet épisode qui enchaîne ensuite sur un entraînement à l’épée pour Garret et Talon. Entraînement à l’épée ? Plutôt vieille métaphore pourrie de l’acte sexuel, qui vire presque au SM, le tout sur une jolie musique plagiant presque Pirates des Caraïbes (mais tout est dans le presque, j’imagine). Talon est toutefois toute perturbée quand le combat tourne vraiment au flirt digne d’une série CW.  Ce n’est pas brillant, mais on apprend que Talon est plus rapide, plus forte et plus douée à l’anticipation que n’importe qui d’autres.

Avant que ça ne vire à l’épisode moins de 18 ans, et avant même le moindre baiser à vrai dire, Gwynn les interrompt parce qu’elle veut une nuit entre filles avec Talon. Ridicule. Loin d’être jalouse, elle met rapidement en garde Talon contre Garret. Elle l’emmène jouer à un jeu de cartes, Octor, qui a l’air bien naze, forçant Talon à prendre sa nuit de congé et laissant ce pauvre Janzo faire le travail tout seul, ce qu’il apprécie moyennement.

Talon apprend vite heureusement, et elle gagne plein d’argent au jeu avec un bluff tout pourri. La nuit est alors une belle partie de fun qui donnerait presque envie d’aller faire la fête avec eux, même si on se doute bien que ça pue la mort dans cette auberge. Il n’empêche que Talon se fait mal voir de Janzo, ce qui n’est pas une bonne idée.

Pendant ce temps, à l’auberge, on retrouve la « mère » gérant tout son business au lit avec le chef de la police locale – qui n’est probablement qu’une garde, pas une police. Celui-ci en profite surtout pour interroger Elinor, c’est le nom de la gérante. Loin d’être idiote, celle-ci a besoin d’une faveur aussi en échange : elle veut qu’il arrête le Ver.

C’est facile de le convaincre après le meurtre de Bill, en plus. Ainsi donc, il est arrêté aussitôt, alors que notre chauve continue l’enquête sur Gwynn et apprend que sa nounou n’avait pas le droit de nettoyer sa chambre. Par chance pour lui, il a rapidement une opportunité de tomber sur Talon et Gwynn à la fois : le démon a tué un autre homme et l’a déposé devant la chambre de Talon, où toutes les deux sont. Sympa le réveil de la gueule de bois.

Sans surprise, Talon décide donc de s’en prendre au monstre au plus vite, parce que le gardien des portes (c’est le rôle officiel du chauve) l’oblige à quitter les lieux au plus vite. Pour se battre face au monstre, Talon se rend auprès de son Observateur qui refuse une fois de plus de l’aider. Quand elle en repart, elle tombe sur Janzo qui l’oblige à rester l’aider dans son boulot, essaye de la draguer et se fait chier dessus par un oiseau. Il comprend donc que c’est comme ça que l’infection Plagueling se propage (c’est du moins ce que je croyais, mais j’avais oublié la sous-intrigue du meurtre de son frère, oups). Talon n’a pas le temps de s’ennuyer et tombe immédiatement sur Garret qui lui donne un autre RDV nocturne après lui avoir reproché de ne pas être assez prudente auprès de Gwynn.

Il se rend ensuite auprès de Janzo pour lui livrer un Plagueling qu’il vient de tuer et récupérer le corps de son pote mort. Janzo ne lui dit pas toute l’avancée de ses recherches et se voit confier la tâche d’espionner Talon par Garret. Il n’apprécie pas trop l’idée, mais approuve malgré tout. Comme la nuit est en train de tomber et que Talon ne s’est toujours pas barrée, le gardien des portes part à sa recherche, alors qu’elle est à la recherche du monstre et que Janzo fugue, à la recherche d’un indice sur le meurtre de son frère. Franchement, ces longues scènes de recherches traînent en longueur, et ça me fait certes des minutes en plus pour le Bingo, mais j’aurais pu m’en passer.

En plus, on sent bien que Janzo se met en danger inutilement, mais il finit par trouver ce qu’il cherche. Pendant ce temps, Elinor continue d’interroger le Ver pour savoir où il se fournit, mais c’est une sous-intrigue qui ne parvient toujours pas à me convaincre pour le moment, pas plus qu’elle n’arrive à convaincre le Ver de craquer et donner l’information. Elle passe donc un marché avec… avant que Janzo ne lui apporte l’information dont elle a besoin. Elle peut donc tranquillement tuer le Ver, et voici donc un Janzo qui culpabilise.

De son côté, Talon se confronte au monstre et le laisse lui porter un coup apparemment fatal. Bon, on nous a déjà fait le coup au premier épisode quand même, on sait bien qu’elle va s’en tirer et qu’elle a juste trouvé un moyen de rester en ville un peu plus longtemps.

Saison 1

Reverie – S01E09

Épisode 9 – The Key – 19/20
On quitte la forme du procédural cette semaine pour se consacrer pleinement aux différentes intrigues fil rouge de la saison. Il faut dire aussi qu’on approche à très grands pas de la fin de saison, donc ça n’a rien de très surprenant de voir la forme de la série changer pour se consacrer à ça. Les choses accélèrent donc, des réponses tombent et la série est vraiment trop cool. J’espère vraiment une deuxième saison.

> Saison 1

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Just a bunch of one and zeros playing tricks in our heads.

C’est extrêmement impatient que je reprends la série après son cliffhanger de la semaine dernière. Contre toute attente, Mara a eu la bonne idée d’appeler Charlie, Paul et Alexis pour l’aider et elle est complétement paumée. Elle est incapable de savoir ce qu’est la réalité ou non, et ça la fait flipper, mais elle n’a pas trop le temps de s’en occuper.

En effet, elle est invitée à se rendre à l’hôpital où l’attend un Oliver inconscient qui a mis son nom sur son torse, pour le principe. Charlie le fait donc revenir à Onira Tech, puis mène l’enquête, découvrant qu’Alexis lui a rendu visite. Quant à Mara, elle a beau être paumée, elle est accro à Reverie et elle décide d’aller rendre visite à Oliver pour comprendre ce qui lui arrive, parce qu’il l’a vécu aussi.

Et quand je dis qu’elle est accro, je n’exagère pas : c’est exactement ce qu’Oliver lui dit aussi, les rêves lui manquent. Pour une fois, le rêveur attend donc Mara, parce qu’il veut quelque chose d’elle : qu’elle organise un rendez-vous avec Alexis. Il lui offre alors la solution qu’elle attend : pour s’en sortir, elle doit retirer l’implant qu’elle a dans le cerveau.

C’est une mauvaise nouvelle pour toute l’équipe, parce que ça veut dire qu’elle ne pourra jamais retourner dans Reverie. Elle pourrait aussi le désactiver, mais Oliver affirme que ce n’est pas suffisant – alors qu’il a lui-même encore l’implant puisqu’il est dans Reverie. Tout le monde décide de faire confiance à Oliver, alors même qu’ils sont censés se méfier de lui, ce n’est pas très logique. Mara obtient toutefois des excuses d’Alexis, c’est un bon début.

Alexis décide aussi de se rendre dans la reverie d’Oliver, pour voir ce qu’il lui veut, et il lui veut bien des gentillesses parce qu’il sait que c’est bientôt son anniversaire. Il la traîne donc sur une jolie plage, qu’il transforme ensuite en Paris. Une fois installés à la terrasse d’un café, il offre à Alexis le droit de revoir son frère jumeau. C’est l’avantage d’un rêve : il peut être là même s’il est mort.

Le but d’Oliver ? Montrer à Alexis que son rêve de base pour créer Reverie, ressusciter Dylan, est une bien jolie idée, mais que c’est pour cela qu’elle ne voit pas les dangers du programme. Elle le traite de fou, dit qu’elle n’a jamais voulu revoir Dylan en vie et elle obtient de sa part une réponse pas très plaisante : qu’elle a tué son frère. SYMPA.

Bien sûr, Charlie mène aussi l’enquête sur Oliver et la manière dont il s’est retrouvé en possession du matériel pour se rendre dans Reverie. Cela tombe bien, parce qu’Oliver utilise Alexis en Reverie : il la garde aussi longtemps que possible dans son Paris imaginaire pour que le garde qu’il a corrompu lui vole sa clé USB avec le code de Dylan. Le garde y parvient malheureusement sans problème et Charlie, comme sa nouvelle employée de sécurité, ne voit rien de qu’il a bien pu voler.

Pire encore, il est forcé de libérer l’Oliver qui se réveille.

Paul ne souhaite pas voir Mara partir, parce qu’il adore travailler avec elle (évidemment), et il trouve donc une théorie intéressante : toutes les déréalisations de Mara sont liées à l’hôpital où se trouve son beau-frère, parce que Chris y travaille aussi. C’est intéressant pour lui : cela veut dire que son cerveau lui montre qu’elle a enterré quelque chose qui a désormais besoin de sortir.

Plutôt que de se faire opérer comme prévu, Mara culpabilise de savoir qu’il y a statistiquement 2,28 personnes qui pourraient avoir besoin d’elle au moment où elle s’apprête à retirer son implant. Elle décide donc finalement de suivre la piste de Paul et lui raconte la terrible journée de son passé où Ray, son beau-frère, a tué sa sœur et sa nièce. Tout ceci n’est pas bien nouveau, mais mène à la conclusion que Ray est dans le coma pour la vie. Bref, il est facile de voir que les déréalisations sont là pour lui faire comprendre qu’il faut débrancher Ray.

C’est en tout cas ma théorie, mais Paul lui fait se souvenir au maximum de la journée et Charlie finit par dire à Mara qu’elle ne sait pas toute la vérité. Il a sur son portable un enregistrement de la fameuse journée et elle ne s’est pas déroulée comme Mara s’en souvenait. Eh oui, Ray s’est excusé du double meurtre qu’il a commis et Mara ne s’en souvenait pas. Mieux encore, elle l’a poussé à se suicider ensuite.

C’est donc ça que le programme déterre dans sa conscience et elle le vit plutôt mal parce qu’elle ne s’en souvient pas. C’est dur les traumatismes. À court de solution, Mara décide donc de se bourrer autant qu’humainement possible (et même un peu plus d’ailleurs), puis rentre chez elle, espérant une déréalisation qui ne vient pas.

En fin d’épisode, Oliver récupère tranquillement la clé d’Alexis, qui contient le code source du programme. Il tue ensuite le garde et avoue espérer pouvoir brûler Onira Tech grâce au code source. Ou au moins le programme, j’imagine. C’est un joli cliffhanger, mais ça ne s’arrête pas là.

Charlie, lui, culpabilise d’avoir annoncé la vérité à Mara et il s’endort à Onira Tech où Alexis le réveille le lendemain matin. Bref, en quelques épisodes, ils sont tous siphonnés dans leurs problèmes (à part Paul, peut-être). Pour son anniversaire, Alexis décide de dire à Charlie qu’elle se rend chez ses parents. Sans trop de surprise, Oliver décide donc de la suivre.

Pour terminer vraiment l’épisode, Mara se rend auprès de Paul pour lui dire qu’il avait raison, puis pour lui demander un service très probablement illégal et qui est un cliffhanger encore meilleur. Elle décide de connecter Ray au programme pour avoir une chance d’aller lui parler. Oui, oui, on l’avait vu venir, mais je ne pensais pas que ce serait si rapide, et c’est réussi. L’épisode s’arrête donc sur Mara disant bonjour à Ray et oh bordel, je veux la suite.

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The Outpost – S01E03

Épisode 3 – The Mistress and the Worm – 12/20
Si j’ai vu de meilleures séries, j’en ai sûrement vu de pires aussi dans ma vie. Cet épisode continue d’entretenir certains mystères autour de personnages qui sont les raisons pour lesquelles je suis encore là, alors je pense que je reviendrai encore la semaine prochaine ; mais ce n’est pas une série exceptionnelle du tout. Heureusement que c’est l’été, sinon j’aurais déjà passé mon chemin.

Saison 1


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You should know that by now.

On ne m’arrête plus aujourd’hui, mais j’ai toute une semaine d’épisodes à rattraper et je ne vais pas me gêner pour le faire, on est dimanche après tout. C’est donc reparti pour un épisode de cette série que je n’aime pas plus que ça, mais qui semble avoir assez de charme pour me garder malgré moi.

Cet épisode débute par l’auberge de Janzo où est ramené le corps du Plagueling afin qu’il regarde ce qu’il en est. Le problème ? Il n’y avait jamais eu de Plagueling en ville auparavant. Le Plagueling s’appelle Kell, mais je le note surtout pour m’en rappeler plus tard. Le capitaine est insupportable avec Janzo : Kell était son pote et il ne veut pas le laisser l’autopsier.

Il lui sauve malgré tout la vie quand la créature de la gorge de Kell s’avère être plus en vie que prévu. Cela n’est pas bien intéressant et Janzo demande simplement qu’on lui ramène plus de cadavres à étudier. Quant à Talon, elle passe la scène à s’amuser de la relation pas terrible entre ces deux-là.

Elle n’a pourtant pas elle-même une super relation avec le capitaine qui veut carrément la voir se barrer : maintenant que Gwynn s’est associée à elle, chaque crime de Talon pourra se répercuter sur elle. Et s’il demande à Talon de partir, inutile de dire que celle-ci n’entend pas faire ce qu’on lui dit de faire. Cela se saurait.

Elle le fait cependant quand Gwynn l’invite chez elle… et lui fait prendre un bain de force, avant de brûler les vêtements de Talon, mais pas sa veste. Mouais. Ce n’est pas fou tout ça, mais elles deviennent donc amies grâce au caractère insistant de Gwynn, que j’aime de plus en plus.

Pendant ce temps-là, un homme se fait tuer sur les murailles par un autre homme, et une femme se fait tuer dans la rue juste après avoir parlé avec Talon, nouvellement habillée d’une jolie robe jaune qu’elle déteste, merci Gwynn. Voilà un endroit où il ne fait pas bon vivre décidément. De retour à l’auberge, Talon demande un job, histoire de pouvoir rester plus longtemps.

Elle ne choisit pas spécialement le bon endroit pour travailler puisque la maîtresse des lieux retrouve la tête du premier cadavre de l’épisode, Bill, dans son courrier du jour. Il s’agit d’un de ses fils adoptifs, au même titre que Janzo. Et elle n’est pas plus affectée que ça, franchement.

Elle passe le reste de l’épisode à chercher comment devenir la femme la plus riche de la région en récupérant le réseau d’un homme cherchant désespérément à la tuer.

Talon, elle, est vite repérée par Marshal comme en lien avec la femme qui s’est fait tuer : elle se retrouve sous sa fenêtre en fait. Il ne peut l’accuser car elle a été tuée par un Greyskin. Talon continue d’avoir sa fausse tête de badass et ça devient énervant de la voir si têtue et être manipulée par tout le monde. Culpabilisant du meurtre de la vieille, elle retourne voir le vieux qui lui a parlé de prophétie pour obtenir des informations sur comment se débarrasser du Greyskin, qu’il appelle un Lu-Qiri (Kiri, Kiri, Kiri ! ♫). C’est aussi l’occasion d’une vanne pourrie sur le bain de Talon, et apparemment, c’est le genre d’humour à attendre de la série, même si c’est très pipi-caca. Pourquoi je regarde encore ? Pour Gwynn, pour certains mystères, évidemment.

De son côté, le Capitaine raconte à Marshal son meurtre de Plagueling alors qu’après plusieurs hésitations, Janzo finit par sortir de la ville pour étudier les Plaguelings, ce qui nous permet d’avoir le capitaine lui disant de se méfier de Talon (il est en boucle) et quelques théories loufoques sur comment devenir un de ces monstres.

Loin d’écouter le capitaine, Janzo continue de sympathiser avec Talon et se renseigne sur ce qu’elle recherche en bossant à la taverne : un homme avec un tatouage au bras pouvant lui apporter des réponses sur sa revanche. Pour sa première nuit, Talon se fait toutefois bien voir de sa boss en lui sauvant la vie de justesse.

En parallèle, Marshal interroge Gwynn parce qu’il s’interroge sur la raison pour laquelle son père l’a écoutée comme ça – et il y a un secret à creuser, c’est sûr. Dans la scène suivante, Garret s’occupe de rompre une énième fois avec Gwynn, parce que son père ne veut pas qu’il sorte avec. Mouais, ou parce qu’il commence à voir qu’il est amoureux de Talon, au choix. Il la retrouve en haut d’une muraille où elle cherchait le monstre qui lui échappe et où ils se mettent à flirter de manière ridicule.

Le cliffhanger nous révèle que l’homme que cherche Talon, celui avec le tatouage, apprend la mort de Toru et son dernier message écrit avec le sang. Ainsi donc, il reste une Sang-noir en vie et on veut toujours la tuer, à cause de la grande prophétie. Mouais, mouais, mouais.

Saison 1

Reverie – S01E08

Épisode 8 – Despedida – 17/20
L’intrigue de la semaine a eu la bonne idée d’être une intrigue que je n’avais jamais envisagé et de ne pas être la seule à laquelle nous assistons cette semaine. Le fil rouge continue ainsi de se développer, faisant de la série une épopée plus complète et plus passionnante encore. L’aspect procédural me freine dans la motivation et la bonne note, mais autrement, c’était bien génial.

> Saison 1

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You’ll tell him I’ve been a bad girl.

Il faut que je vous fasse une confidence : j’aime beaucoup le générique d’introduction de la série. Souvent, ça me soule d’avoir un personnage qui répète 150 fois la même chose, mais là, ça passe bien… pas comme le couple Mara/Chris. Oui, non, je ne suis toujours pas convaincu, surtout que Mara galère à trouver les mots pour exprimer ce qui lui pose problème. Il la force donc à dire que tout va bien, et si sur le papier, je trouve ça chouette qu’il communique, je ne suis pas convaincu du tout par leur couple.

Le cas de la semaine ? Il nous amène en maison de retraite où la vie est difficile et est loin d’être le rêve. Forcément, la vieille dame que nous suivons s’enferme dans sa rêverie où elle est toute jeune. J’avoue que pour une fois c’est une situation à laquelle je n’avais jamais songé et je tire mon chapeau aux scénaristes pour ça, parce que je commençais à me dire qu’ils ne parviendraient jamais à me surprendre tout à fait.

Le vrai problème est que tant qu’elle est dans sa reverie, elle ne se soigne pas et sa santé se dégrade. Des vieux accros aux jeux vidéo, quoi. C’est plutôt très sympathique comme intrigue, même si je trouve ça triste d’avoir un personnage sans famille et maltraité par sa maison de retraite qui veut la virer.

Mara se rend dans la rêverie et rencontre Pilar, sa patiente de la semaine, la reconnaissant vite malgré son coup de jeune. Les choses ne sont pas simples pour Mara : une fois de plus, Pilar est du genre à ne pas vouloir revenir à la réalité, parce qu’elle préfère assister au… Coup d’état au Chili, dans le passé.

Mara n’est pas trop habillée pour ça et quand elle en parle à Charlie et Paul, ce dernier s’inquiète fortement pour la santé de Mara : il n’a pas oublié le bleu de l’épisode précédent. Si la reverie laisse des marques, on est dans la merde. Cela dit, Mara est de bonne humeur, alors tout le monde s’en fiche et elle retourne voir Pilar dans son rêve. Là-bas, elle découvre que Pilar a les symptômes de son cancer dans son rêve, et qu’elle devrait vraiment se réveiller pour se soigner. Attendez, comment les malades fuient la réalité s’ils ont les mêmes symptômes dans les rêves ?

Il n’empêche que cette fois Mara a compris que Pilar restait dans sa reverie pour voir son amant de l’époque, Joaquim. Elle décide donc de le lui rapporter lorsqu’elle retourne une fois de plus dans la reverie. Malheureusement, elle se plante totalement sur ce que veut Pilar : elle veut juste revoir des petites filles réfugiées qu’elle a aidé à sauver dans le passé. Mara lui ramenant Joaquim, les hommes de Joaquim n’aide plus à ralentir l’armée qui n’a aucune raison de ne pas arrêter les petites réfugiées. Oups. Mara a donc bien foiré.

Forcément, elle essaye de revenir sur ses erreurs en convaincant la maison de retraite d’autoriser à Pilar une dernière visite, mais ça ne fonctionne pas du tout comme ça. En farfouillant la chambre de Pilar, elle trouve de nouvelles réponses, mais il lui faut encore convaincre Charlie et Paul de la laisser retourner dans la reverie.

En effet, Paul continue de s’inquiéter pour Mara malgré tout, et il parle de la situation à Alexis. Celle-ci commence par rire à son nez avant d’être peu à peu convaincue qu’il y a possiblement un problème qui pourrait affecter Mara sur le long terme – et donc le programme. Bref, Alexis est forcée de recontacter son ex, Oliver.

Il est cool de les voir ensemble, surtout qu’ils parlent de boulot comme si de rien n’était. Bon, on ne sait pas bien leur passé, mais il est censé l’avoir harcelée et tout et ça ne se sent pas tellement. Du coup, j’ai l’impression que c’est cool, mais ça ne l’est peut-être pas. Alexis réussit à obtenir plus d’informations de sa part pour trouver une solution au problème du bleu sur l’abdomen de Mara.

Rapidement, Oliver recommence à s’énerver toutefois, et tout le cool devient toxique bien trop vite quand il comprend qu’Alexis a donné le code source à l’armée. Dur. Elle est en train de nous créer un futur terroriste des rêves là. En tout cas, c’était une partie bien intéressante de l’épisode par rapport à la rêverie du Chili qui n’était pas aussi passionnante que ça. Sans surprise, Oliver se débrouille pour récupérer une tablette d’Onira Tech et il s’enferme dans un rêve.

Pour régler le problème de la semaine, Mara aide alors Pilar à faire s’évader les réfugiées retenues par l’armée et c’est fait de manière totalement loufoque, mais au moins c’est fait. Il faut donc encore que Pilar dise adieu aux filles et elle n’y arrive pas, parce qu’elle les aime et n’a jamais eu la moindre nouvelles d’elles après le passage de la frontière.

Mara s’avère une fois de plus excellente à convaincre Pilar de se réveiller, avec un énième discours et ses envies. C’est toujours bien mené et construit, même si c’est trop rapide. Ce n’est pas le premier épisode où je trouve le réveil trop précipité, et c’est dommage ; en revanche, j’ai beaucoup aimé la fin où Mara vient égayer la journée de Pilar de retour dans sa maison de retraite. On le sentait venir à des kilomètres qu’elle aurait aussi retrouvée les filles devenues mères et grand-mères ; et la conclusion est mignonne comme tout avec une Pilar qui se voit remerciée d’avoir autorisé l’existence de toute une famille.

Le cliffhanger final voit Mara rentrer chez elle et retrouver Chris avec qui elle vit une relation tellement parfaite qu’elle ne peut être réelle. OK, je me suis fait balader comme un bleu à ne pas me méfier de ces scénaristes ; pourtant, il y avait de quoi faire niveau indices de ce qui se déroulait. Et que se déroulait-il ? Eh bien, Mara continuait d’halluciner en fait. Elle n’a jamais revu Chris, n’a jamais couché avec et c’est pour ça qu’on ne l’a jamais vu lui dans une scène avec quelqu’un d’autre ; pour ça que l’humeur de Mara changeait du tout au tout et la poussait à être joyeuse en pensant à lui, et peut-être aussi pour ça qu’on peut leur excuser un faux raccord (il me semble) avec le bleu de Mara disparaissant pour la scène de sexe (je n’ai pas revérifié, mais quasi-sûr). C’est un excellent cliffhanger, et j’espère vraiment que la série aura une saison 2.

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