Reverie – S01E04

Épisode 4 – Blue Is The Coldest Color – 16/20
Un bon épisode prenant le temps d’approfondir la mythologie de la série tout en proposant un cas de la semaine qui parvient à changer des trois précédents (bon, heureusement qu’ils sont capables de fournir plus de trois histoires originales quand même). J’aime toujours autant, surtout que chaque semaine approfondit les personnages et leur passé.

> Saison 1


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You know the truth: we are not crazy.

Alors, Mara est-elle perdue dans Reverie ou est-elle dans sa réalité ? Difficile à dire. Elle est sauvée par un homme, Oliver Hill, qui l’emmène manger et lui annonce être à l’origine d’Onira Tech – accusant Lexi (qui s’appelle Alexis, donc !) de mentir. Il révèle également qu’il a passé beaucoup de temps sur Reverie 2.0 et que la « déréalisation » va empirer avec le temps. Lui n’a pas supporté les choses et s’est mis à questionner sa réalité. Forcément, Mara digère mal les choses, surtout qu’il accuse Charlie d’être un méchant !

Et en arrivant au boulot le lendemain, Charlie l’attend pour lui apprendre que quelqu’un a volé de quoi se connecter à Reverie. Loin d’Onira-Tech nous retrouvons notre voleur de Reverie, Glenn, qui a quelques problèmes de socialisation : il est incapable de sortir de chez lui où il est pourtant dragué par une charmante voisine et où il sympathise avec le fils de celle-ci. Pourquoi ne sort-il pas de chez lui ? Eh bien, pour être confronté à une de ses peurs apparemment : se faire renverser par un camion.

Ou à plusieurs, même. En effet, Mara se rend dans sa reverie pour découvrir quatre portes, l’une menant à une sorte d’hôpital psychiatrique inondé avec décompte, une à une jolie maison et une autre à un entrepôt MRL, une entreprise médicale.

Rapidement, Mara retrouve Glenn qui s’échappe quand il comprend qu’elle bosse pour Reverie et elle apprend auprès de Paul et Charlie qu’il existe aussi une Dark Reverie, où les règles morales ne s’appliquent plus et où on peut faire ce qu’on veut avec les gens dans les rêves. Je me disais bien aussi, il fallait bien qu’on y arrive à un moment ou un autre ! Cette fois, c’est trop pour Mara qui demande des explications à Charlie et Lexi, faisant ainsi avancer le fil rouge plus rapidement cette semaine.

Bien évidemment, Lexi et Charlie rassurent Mara comme ils peuvent, lui disent de prendre ses médicaments et lui mentent – parce que Lexi refuse de dire la vérité, d’après Charlie. Ce dernier est donc assez chiant cette semaine et poursuit Mara pour lui dire que quand même, après dix ans d’amitié, ils peuvent se faire confiance, tout ça, tout ça, et donc il attire tous mes soupçons, forcément, mais bon, faisons comme si.

Mara parvient à tracer la piste de Glenn grâce à la maison qu’elle a vu dans sa reverie, apprend qu’il a peur du bleu mais se rend quand même chez lui malgré les rayures bleues de son pull (drôle d’incohérence quand même). Malheureusement, alors qu’elle commence à obtenir des informations sur lui, Charlie les dérange et il s’enferme dans une reverie, faisant plaisir à Lexi qui peut désormais appeler la police.

Mara est choquée par son attitude et se rend dans le bureau de Paul qui la rassure beaucoup plus qu’Alexis et Charlie cette fois, en lui montrant les lignes de cerveau d’Oliver qui était cinglé avant d’utiliser Reverie, selon lui, en tout cas. Mara veut le croire, mais elle prend quand même du recul par rapport à la situation, comprenant que Glenn veut voler MRL pour soigner le fils de sa voisine qu’il stalke depuis des années – mais on nous vend ça comme romantique avec tous ses tocs.

Bref, Mara négocie avec lui pour le convaincre de se réveiller, ce qu’il n’accepte de faire qu’à la condition de mener son vol et sauver la vie du fils de la voisine. Mara l’entraîne donc à dépasser ses TOCs pour réussir à mener le vol à bien. On enchaîne sur le fameux vol, qui se déroule tout comme il faut, Mara aidant Glenn en se garant le plus loin possible du laboratoire.

Par conséquent, il surmonte ses tocs et apprend que le vol était programmé : Monica Shaw a fait comme s’il s’agissait d’un hack pour prouver les failles de la sécurité de MRL qui, en remerciement, accepte de s’occuper du fils de la voisine. Et voilà comment Glenn réussit à marquer tout plein de points auprès de la voisine, surtout qu’il parvient désormais à sortir au soleil.

De son côté, Charlie, qui me tape de plus en plus sur le système cette semaine, contacte Oliver et lui explique qu’il ne pourra pas revenir à Onira, même s’il le veut. Il le menace aussi petit à petit, lui conseillant de rester loin d’eux et d’Onira Tech, tournant autour du pot d’un passé que l’on ignore et lui rappelant qu’il doit prendre ses médicaments… pour son bien. Humph. Oliver s’arrange ensuite pour récupérer du matériel lui permettant de se connecter à Reverie, volant celui-ci par l’intermédiaire du sympathique agent de sécurité qui avait tous mes soupçons dès le départ. Il dit vouloir récupérer la fille qui s’en est allée…

Et celle-ci est clairement Lexi : elle raconte à Mara toute sa belle histoire d’amour avec Oliver. C’était un scientifique qui l’a aidé à construire Reverie, avant de se révéler assez fou pour tenter de détruire la maison de Lexi en y foutant le feu. C’est sûr que ça calme les ardeurs de Lexi, qui préfère ainsi se débarrasser de lui par l’intermédiaire de Charlie. Voilà donc nos gentils rétablis en tant que gentils, me voilà donc encore plus fan de Lexi et voilà donc que la série laisse totalement de côté la déréalisation pour le moment – mais ça finira bien par revenir au premier plan, c’est inévitable.

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Reverie – S01E03

Épisode 3 – No More Mr. Nice Guy – 16/20
La série tombe déjà dans une routine, mais comme je m’y attendais et qu’elle réussit à encore à surprendre par moments, je ne lui en veux pas du tout. Les scénaristes semblent en plus s’appliquer à mettre au point leur formule et à rétablir deux-trois détails pour en augmenter le potentiel et les chances de survie à long terme. C’est tout le mal que je leur souhaite, car je suis toujours accro pour l’instant.

> Saison 1


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You’re here for a reason.

Pour nous indiquer dès le début que nous sommes dans un rêve, Reverie prend le parti de nous montrer le monde à l’arrêt comme si Piper de Charmed était passé par-là… ou pour rester dans les rêves, Ellen Page dans Inception. Cette semaine, nous avons donc le droit au braquage d’une banque, c’est plutôt classique et attendu dans ce type de série.

On enchaîne dans le monde éveillé sur la femme du rêveur, évidemment le braqueur en chef, qui le retrouve et ne parvient pas à le réveiller. Elle décide donc de porter plainte contre Onira Tech, parce qu’il est plus facile d’accuser quelqu’un d’autre que son mari. Faudrait pas qu’elle se rendre compte qu’elle est enceinte d’un connard préférant s’amuser à braquer une fausse banque plutôt que de s’occuper de préparer l’arrivée de leur premier enfant. Logique.

De son côté, Mara continue d’halluciner sa nièce et lui parle indéfiniment, même si la gamine ne dit pas un mot et même si on ne sait pas encore si elle est tangible. Elle n’est pas spécialement d’humeur à aider Nate, le braqueur de banque, mais elle le fait quand même parce que c’est son job, et ça donne lieu à une scène irréaliste (mais ça tombe bien, on est dans un rêve) où elle repère Nate dans le rêve, tente de le réveiller, et le tout pour découvrir qu’il s’enfuit en hélicoptère. Dans la réalité, Paul lui conseille alors de ne pas poursuivre Nate, mais de faire en sorte qu’il vienne à elle.

Pour cela, elle contacte Kacey, une des designers de Reverie, qui accepte de lui créer un fourgon blindé qui attire immédiatement Nate à elle. La voilà donc qui joue aux conseillères conjugales pour découvrir que Nate ne veut pas se réveiller. Pff. Allez, j’espère aussitôt qu’on ne va pas sortir la banale intrigue du « ouin, je vais être papa, c’est trop de pression ».

Bon, Mara est forcée de se réveiller et d’aller parler à Annie, la femme de Nate, qui assure pourtant que son mari est ravi d’être papa. En revanche, ils ont été cambriolés il y a peu. Même si l’avocat a bien dit à Annie de ne pas parler à Mara, elle lui raconte tout ça et heureusement que Mara n’est pas là concernant le procès, parce qu’elle lui sert de très jolis arguments pour la défense d’Onira Tech.

Qu’importe, Mara a de quoi attirer l’attention de Nate. Il suffit de le cambrioler pour le faire péter un câble, et elle n’a aucun mal à le faire une fois dans sa rêverie. Elle réussit à le convaincre de se réveiller pour mieux transformer le rêve en cauchemar : cette fois, c’est un motard avec des chaînes, type Ghostrider, qui enlève Nate devant elle.

Paniquée, Mara s’en confie à Paul qui lui explique que Reverie est un programme assez précis pour créer ce que le rêveur veut, mais aussi ce dont le rêveur a besoin. C’est l’occasion d’approfondir le personnage de Paul qui se retrouve avec un passé de merde tout bateau : son père était un alcoolique… et bien sûr, ça lui a provoqué tout un tas de problème de confiance et autre à l’âge adulte. Heureusement, Reverie a cerné ce problème en Paul et lui a offert une pièce où il pouvait confronter son père. Mouais. Ce n’est pas bien dingue comme ajout à la mythologie de la série, mais ça permet d’ajouter durablement un danger supplémentaire à tous les épisodes si le rêve peut se transformer en cauchemar comme ça. En plus, Paul a aussi tout un tas d’autres secrets symbolisés par la bibliothèque du générique et ses multiples portes.

Bon, allez, il faut avancer dans l’épisode : le motard de Nate est bien le cambrioleur, mais plus musclé et tatoué que sur les dessins de la police recherchant l’homme. Charlie parvient donc à le traquer, parce qu’il est trop fort, mais il faut encore qu’une victime puisse l’identifier comme le voleur. Le seul qui puisse le faire – allez savoir pourquoi vu la description précise qu’en a la police – est Nate, mais il ne veut pas parce que le cambrioleur est revenu le voir pour le menacer de mort s’il parlait.

Logique, quoi. Pour réveiller Nate, Mara parle une fois de plus de son passé dramatique (ça commence déjà à être trop répétitif pour le coup). Tout ceci fonctionne et mène à une scène pas crédible du tout où Nate confronte le cambrioleur, mais pas une confrontation habituelle en commissariat. Non, non, ça se fait dans la rue, normal. On va dire que ça leur faisait un studio de moins à booker, mais bon. Ils ont déjà réservé une jolie maison pour Nate et Annie après tout. Ces deux-là se retrouvent et sans surprise, les retrouvailles se passent bien.

En sous-intrigue, Lexa se prépare pour une présentation aux investisseurs et avec sa personnalité, ce n’est pas gagné car elle se réfugie dans les chiffres et les données. Mara lui apprend donc à se lâcher et à utiliser une technique d’empathie pour manipuler son monde. Moui. C’était plutôt sympa de voir ces deux-là apprendre à mieux se connaître et sympathiser. Et puis, c’est toujours un conseil bon à appliquer pour mon oral, non ?

Bien sûr, concernant le fil rouge, Paul s’inquiète toujours de l’état de santé de Mara, même si celui-ci semble se contenter de voir son cerveau reprendre sa « configuration » ordinaire. Le problème, c’est que Charlie est plus malin que ça et se doute bien que le passé de Mara est revenu la hanter. De manière pas du tout creepy, le voici donc qui se rend chez Mara pour fouiller et voir toutes les affaires de Brynn.

Vers la fin d’épisode, il confronte donc Mara qui s’effondre, parce qu’elle se sent enfin bien à revoir Brynn et aider les gens. Il était prêt à la virer, mais finalement, elle parvient à le convaincre… en utilisant la même technique que sur Lexa. Pour autant, le soir, elle décide de recommencer à prendre ses médicaments pour ne plus voir Brynn… et de confronter sa plus grande peur : retourner dans la rue où tout s’est produit.

C’est un peu frustrant d’être sur NBC et d’avoir un script qui se sent forcé de nous l’expliquer avec voix-off et flashback, mais bon, c’est le problème des séries grand public, on nous prend souvent pour des idiots incapables de se souvenir de ce qu’il s’est passé deux minutes plus tôt dans l’épisode. Au-delà de ça, cela faisait une bonne scène de voir Mara se confronter à ce passé, parce qu’on en entend tellement parler depuis trois épisodes que je suis pressé qu’elle parvienne à s’en débarrasser.

Le cliffhanger est alors excellent : elle retrouve Brynn dans l’appartement, malgré les médicaments, et celle-ci lui explique qu’elle est là pour une raison avant que tout l’appartement se mette à être comme victime d’un bug informatique. Ah ? Cela ouvre un univers de théories – elle pourrait tout à fait être dans Reverie elle-même depuis le début ; ou c’est simplement cette déconnexion de la réalité qui s’accélère.

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The Crossing – S01E10-11

Épisode 10 – The Androcles Option – 17/20
Les choses s’accélèrent dans cet avant dernier épisode qui ne fournit pas spécialement de réponse mais mène tranquillement vers la fin de cette saison. En fait, toutes les pièces du puzzle se mettent en place et ça donne l’espoir d’une vraie conclusion, même si elle me paraît peu probable. L’épisode était plutôt sympathique en marquant de jolies réunions et retrouvailles pour une grosse partie du casting… et en ignorant complétement d’autres personnages, ce qui est un peu frustrant à ce stade de la série.

> Saison 1


Spoilers

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I wish we could have shaped the future together.

La semaine se termine par une deuxième fin de saison/série, ce qui n’est pas plus mal pour me libérer du temps dans la semaine à venir où il faut bien que je révise encore un peu plus. Vivement que ce soit fini, en attendant, je finis donc The Crossing en espérant des réponses qui ne viendront probablement pas, ce qui est toujours le cas des saisons 1 de science-fiction trop ambitieuses.

Ce double épisode débute sur Lindalauer rendant des comptes à son supérieur, sous la surveillance d’une Eve encore et toujours plus bitchy dans son regard. Suite à l’incident et l’évasion, il est en effet tenu pour responsable de la merde politique qui s’ensuit… et Eve veut avancer leur plan de tuer tout le monde avant qu’ils ne soient transférés, dans les 48h, vers une prison fédérale. C’est problématique. Tuer tout le monde ? Yep, y compris Leah ramenée au campement sous les yeux de cocker de Lindalauer.

Leah retrouve Caleb et est dégoûtée d’apprendre le départ de Rebecca, mais bon. L’agent Foster s’est donc fait tuer, Lindalauer veut parler à Caleb et Roy s’inquiète de voir les réfugiés être transférés alors que les tueurs sont ceux s’étant échappés.

La discussion Lindalauer/Caleb n’est pas très passionnante, puisqu’elle tourne en rond pour pas grand-chose. Caleb explique à Lindalauer tout ce qu’il sait de Naomi, mais comme on le sait déjà, c’est vraiment une partie d’épisode qui comble le temps… mais qui permet aussi à Lindalauer de comprendre qu’il est face au père biologique de Rachel, qu’il semble donc avoir adopté.

Nestor se pense en sécurité dans son opération avec Jude, mais ce dernier lui rappelle le sort d’Emma et lui laisse une porte de sortie. C’est une jolie manière d’intégrer un discours pro-immigrant de la part de Nestor – franchement, la série semblait avoir de quoi faire en la matière et être sacrément actuelle, mais c’est tombé à l’eau plus vite que leurs réfugiés du futur !

Sophie se réveille dans un labo où elle a un copain qui semble s’occuper de son remède… sans être ravi de la voir vouloir essayer le remède qu’il a mis au point et qui lui laisse 7% de chance de s’en sortir. Comme elle a 100% de chance de mourir, ce n’est pas spécialement surprenant.

Pendant ce temps, Diana continue de créer sa machine en ayant un petit débat métaphysique avec Marshall. Sans la moindre cohérence, elle semble surprise de voir que Marshall se pose de bonnes questions, du genre : « est-ce que l’accident qui a tué ma mère a changé qui je devais être ou est-ce que je suis devenu qui je devais être ? ». Genre, première question qu’on devrait se poser avant de voyager dans le temps, non ?

Ils sont malheureusement interrompus par Jude et Sophie les rejoint de manière imprévue – j’en arrive à me demander où est passé Ollie, même si j’en ai rien à faire. Bien que mal en point, elle demande à Jude de trouver un moyen de sauver Reece qu’ils vont tuer parce qu’elle est leur prisonnière. Ben oui. En attendant, elle se torture toute seule mentalement en imaginant Leah, mais elle l’est aussi par un scientifique jamais vu jusque-là qui s’amuse bien avec elle. Il la torture tellement qu’elle trouve finalement la force de se libérer. Quant à Jude, il prend mal de devoir se trouver à régler deux situations à la fois – sauver Reese ou sauver le campement.

Il décide de sauver Reese malgré tout, et arrive pile à temps pour l’aider à s’échapper, ce qui se fait malgré tout avec une petite prise de Sophie en otage pour une minute, histoire de rajouter du suspense. Bon, comme elle s’effondre, Sophie demande à être ramenée au laboratoire. Reese y retrouve la capacité d’entendre alors que ça aurait pu être sympa de la rendre sourde pour tout l’épisode.

Pour remercier Sophie de tout ce qu’elle a fait pour elle, Reese détruit la fiole lui permettant d’essayer de devenir une Apex, car elle ne peut la laisser essayer de ramener ça dans le présent et provoquer la destruction de l’humanité. Bien sûr, Sophie est plus maline que ça et lui a donné la fausse fiole. Hop, elle essaye donc de devenir une Apex et ça fait un joli cliffhanger la concernant : son copain la retrouve, comprenant ce qu’elle a fait. Elle est en pleine forme, mais ses yeux virent au rouge et elle s’évanouit soudainement.

Eve rejoint son mari et lui avoue la vérité sur son remariage. Le but est de le manipuler à retrouver au campement pour qu’il soit tué avec les autres, mais ce n’est pas si simple car il est loin d’être idiot, malgré les apparences. Elle l’emmène donc à l’opéra où elle lui révèle qu’elle était enceinte en arrivant en 2008. Yep, elle lui présente donc son fils de 10 ans, petit génie du piano (eh, Bingo, c’est une œuvre d’art), Aaron. Paul et Aaron se rencontrent donc…

On retrouve ensuite Paul et Eve autour d’un verre de vin où elle lui avoue qu’elle savait être enceinte lorsqu’elle est venue vivre dans la « longue paix ». C’était pour elle un moyen d’élever son fils en sécurité. Elle révèle également qu’elle a un enregistrement du coup de fil entre Paul et Jude, ce qui est un gros problème. Il l’a trahi et elle fait de même, puisque leur verre de vin était plein de poison. Elle tue donc Paul à qui elle vient de dire pourtant qu’il était l’amour de sa vie. Et voilà où nous en sommes : Eve tue une fois de plus quelqu’un par surprise dans la série. Une jolie garce. Elle appelle ensuite Lindalauer pour lui dire qu’elle a testé leur poison et qu’il fonctionne.

Il est choqué de voir qu’Eve a pu faire ça à son mari et mis face à un dilemme : il doit tuer les parents de sa fille, après tout. D’ailleurs, au campement, Caleb essaye de tirer les vers du nez de Leah, ce qui est inefficace.

De son côté, Marshall se fait virer de l’opération par Nestor qui ne veut pas le voir blessé. Cela dit, ça ne fonctionne que moyennement : Marshall se rend au campement où il demande à voir Roy pour lui donner quelques coups de poing… et un message qu’il glisse dans sa poche. Roy fait ce que Marshall attendait de lui : il se rend auprès de Caleb à qui il explique le nouveau plan. En revanche, Marshall est prisonnier de Lindalauer et la fausse agent du FBI, Delilah, qui prend un malin plaisir à le torturer pour avoir la vérité. Ben oui, quelle idée de jouer avec les méchants aussi !

Enfin, Diana apprend que sa femme fait partie des évadées (forcément) et ne veut plus aider avec le plan. Elle se barre donc, ce qui laisse seulement Jude, Reese et Nestor pour s’occuper de la machine. Et heureusement que Reese est là pour déchiffrer les instructions de Diana.


Épisode 11 – These are the Names – 18/20
Même si toutes les réponses ne sont pas apportées par cet épisode de fin, la conclusion de la saison est plutôt satisfaisante : on a bien une histoire complète qui est racontée et les pistes ouvertes pour une saison 2 qui ne verra pas le jour ne sont pas des cliffhangers insoutenables, loin de là. Cela fait de l’ensemble de la série un bon divertissement sans prise de tête, avec quelques bonnes surprises dans le scénario malgré une majorité d’intrigues prévisibles. Quant à ce dernier épisode, il apporte les rebondissements attendus pour conclure 90% de la série.

> Saison 1


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How far would you go for peace?

J’enchaîne donc en ce dimanche matin avec le dernier épisode de la série, en espérant avoir assez de réponses pour laisser la série reposer en paix, mais en sachant que c’est peu probable. Je continue malgré tout, parce que l’intrigue de fond est assez plaisante pour ça. Malheureusement, ce dernier épisode commence par un rêve dont on se serait passé : Jude imagine un matin parfait avec sa femme et son fils, jusqu’à ce qu’on lui révèle que les poissons ne sont plus là et que son fils est en train de devenir Apex.

Il est réveillé par Nestor qui décide de l’amener on ne sait trop où. On est donc dans un futur proche où l’on apprend que les détenus du campement ont disparu et que Jude ne sait pas où ils sont. Bien, on aura donc une conclusion ouverte, j’imagine. Deux semaines plus tôt, la neige est tombée sur le camp pendant la nuit, apparemment, parce que Nestor débarque pour détruire un barrage enneigé au moment où Lindalauer fait un discours aux réfugiés pour leur dire qu’ils vont bientôt quitter le campement.

Nestor se fait rapidement arrêter et demande des nouvelles de Marshall. Le but était de faire en sorte que Reese puisse s’infiltrer dans le camp, et ça fonctionne. Nestor récupère quand même Marshall qui apprend grâce à un papier de Roy donné lors d’un autre coup de poing que Caleb a eu vent du plan. Tout se passe donc bien pour les détenus.

Caleb le partage donc aux autres du campement et se voit soutenu par Hannah et Thomas, la taupe, lorsque certains ont des doutes. En un claquement de doigts tout le monde est prêt à partir. Reese rejoint Roy et Caleb. Oh, la rencontre Reese/Caleb se fait avec un peu de tension liée à leur passé, mais dans l’ensemble on passe vite à l’évacuation du campement. Reese met K.O tous les gardes, mais est aidée par Caleb pour le dernier, avant d’envoyer une radio à Jude.

Celui-ci contacte lIndalauer qui apprend ainsi que le campement est attaqué. De manière assez drôle, cela finit en jeu de piste pour retrouver les gardes avec des bouts de leurs vêtements. Les quelques gardes restants, dont Roy, font le tour des cabanes, toutes vides… sauf une « inspectée » par Roy évidemment, où tout le monde est amassé. C’est la numéro 7, l’ancienne cabane de Naomi dont on a toujours pas de nouvelles.

À l’intérieur, Thomas nous fait une petite crise de panique et à l’extérieur, Lindalauer est furax après Jude. Durant la nuit, Roy s’arrange pour couper la clôture électrique. Il est beaucoup trop gentil notre garde et ça ne peut pas bien se passer pour lui. Il est ainsi surpris par Delilah qui envoie des hommes checker la barrière… mais ils ont tout prévu. Marshall a caché la radio au mauvais endroit de la clôture, ce qui fait que personne ne sait où la brèche se trouve.

Pendant que Roy se fait torturer par Delilah, Jude vient libérer les réfugiés de la cabane 7 avec l’aide de Reese qui retrouve ainsi Leah. Une jolie scène de retrouvailles pour ces deux-là, encore. Tout le monde s’enfuit vers Nestor et un camion, alors que Jude, lui, reste en arrière pour… ben on ne sait pas bien encore, en fait. Et personne ne répare la clôture électrique, donc tout le monde peut s’enfuir, avec là encore des retrouvailles, pour Hannah et Marshall.

Roy se fait torturer et insiste sur l’humanité des réfugiés et le fait qu’ils ne veulent que la paix. Nous revoilà donc sur le réfugié pro-migrants, mais c’est un peu tard pour la série, franchement. On en arrive donc au moment dramatique de l’épisode : Jude ne parvient pas à sauver Roy comme c’était prévu car Delilah est plus maline que lui et Hannah se fait électrocuter quand la barrière est réactivée, surtout qu’elle a le pied dans une flaque. Les scénaristes sont dans une sorte d’abus total parce que c’est la seule à se faire électrocuter et qu’il n’y avait aucune raison qu’elle reste en arrière comme ça. Elle se prend une bonne décharge avant que Reese ne s’occupe d’essayer de la sauver.

Dans ce moment dramatique, il y a également un coup de feu du côté de la cabane Roy/Jude/Lindalauer/Delilah. Quand l’épisode reprend après les pubs, c’est Delilah qui est à terre, ce qui ne parvient même pas à me surprendre. Lindalauer est repassé du bon côté : il tue Delilah, puis libère Roy pour parler à Jude. Il est question de la suite de la série, un gros point d’interrogation pour tout le monde donc, et des sacrifices de Lindalauer qui les a toujours faits pour le bien et pour la paix.

Bien évidemment, Hannah est mal en point, mais elle survit, et c’est tant mieux parce que Lindalauer voulait la survie de tout le monde.

Sinon, Diana a donc créé une machine capable de détruire les données contenant les informations sur les réfugiés, ce qui fait qu’il n’y a plus que Lindalauer pour avoir des informations sur eux. Pourtant, deux semaines plus tard, on apprend qu’il ne reste plus aucune trace de nos réfugiés, ni de Lindalauer bien sûr. Jude feint de ne rien savoir sur rien devant ceux qui l’interrogent… alors qu’en fait, il rejoint dès qu’il peut Marshall, dans une grange. C’est là que vivent Hannah, Marshall et Caleb et Jude leur apporte leurs nouvelles identités dans des enveloppes.

Jude n’a aucune nouvelle de Rebecca, Grace et Naomi, mais il donne une lettre à Caleb pour l’aider à se décider sur son avenir : c’est un courrier de Lindalauer pour qu’il retrouve enfin Rachel. C’est charmant comme tout, ces retrouvailles.

Leah et Reese reviennent aussi pour donner quelques pistes sur la deuxième saison qui ne verra jamais le jour : le nom de Jude était écrit partout dans la cabane de Naomi, mais comme celle-ci est brûlée, on en saura jamais plus sur le futur attendu pour Jude. En attendant, dans le présent, Jude veut en savoir plus et reprend les recherches de Naomi, alors que Roy bosse désormais au commissariat (où la machine de Diana est toujours) et que Reese commence une nouvelle vie avec Leah.

Enfin, Lindalauer fait le choix de disparaître en détruisant son téléphone… alors qu’Eve retrouve la piste de Sophie et ordonne son exécution. Oui, sauf que… ce n’est pas si simple de tuer une Apex.

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EN BREF – J’aurais été présent pour une saison 2, surtout avec Sophie qui se voit confier un rôle plus important en fin de dernier épisode, et c’est très frustrant de dire que la série s’achève, alors même qu’elle était un divertissement à l’intrigue prévisible et au résultat tout juste bon pour passer le temps. C’est le genre d’histoire dont j’espère obtenir un jour la suite sous forme de romans, comme les 4400, mais en même temps, je peux très bien vivre sans suite : il est pour moi évident que l’arrivée de ces migrants du futur est juste en train de provoquer leur futur parce qu’à vouloir cacher leur existence du grand public, ils s’assurent que personne ne sache jamais dans le futur qu’il ne faut pas revenir dans le passé. La première vague ne vaut pas mieux que les Apex et, maintenant que Sophie en est une, c’est une question de temps pour que ça ne se démocratise.

Quant à Jude, évidemment qu’il est important pour Naomi puisqu’il a aidé les réfugiés à s’enfuir. Il ne peut que jouer un rôle dans la suite des événements pour la résistance. Naomi est probablement là pour s’assurer que le temps ne change pas, ce qui aurait pu être intéressant à développer pour la suite. Enfin, la plus grosse question reste le collier d’Hannah, mais je le vois bien être transmis par un descendant de Roy ou Marshall en fonction de celui avec lequel elle aurait fini plus tard dans la série.

Oui, il y avait matière à fournir une saison 2 mais non, celle-ci n’est pas indispensable après tout. La série est annulée de toute manière, donc il faut bien vivre avec, mais au moins, aucune question n’est insoutenable et toute l’intrigue de cette saison 1, le campement, avait une jolie conclusion.

> Saison 1

Ten Days in the Valley – S01E09-10


Épisode 9 – Re-Cast – 14/20
La série repart de plus belle dans cet épisode qui est ironiquement leur meilleur et atteint enfin un niveau vraiment potable. Les réponses pleuvent de manière bien plus logique que lors de l’épisode précédent, le rythme est véritablement haletant et la conspiration derrière l’enlèvement de Lake prend un peu plus de sens. Je regrette une fin quelque peu en Deus ex machina, mais ça promet une fin de saison avec les dernières pièces du puzzle, c’est déjà ça !

> Saison 1


Spoilers

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It’s not a lie, it’s an adventure.

En l’absence de Quantico, quoi de plus logique que de regarder pour entamer mon samedi cet épisode qui m’approche enfin de la toute fin de cette série ? Je vais bientôt la rayer des séries à rattraper et avoir le fin mot de l’histoire, même si dans le fond, maintenant que Lake est retrouvée, il n’y a plus grand-chose pour me passionner. Faut aussi qu’on m’explique pourquoi Gus a tué l’assistante de Jane, un jour ou l’autre.

Bird convoque la famille enfin réunie pour interroger Lake, sans ses parents forcément. Celle-ci ne se souvient pas de la mort de nourrice, ouf, mais n’est pas très coopérative dans ses réponses. Elle parle aussi à une assistante sociale qui s’inquiète de son bien-être, évidemment.

Gomez se montre très intéressé par ce que Lake peut bien avoir à dire, et il fait bien, parce que la petite le reconnaît rapidement, parvenant à convaincre sa mère de s’enfuir au plus vite malgré l’injonction de l’assistante sociale lui demandant de ne pas quitter le commissariat. Al s’en vite compte, de même que le reste du commissariat.

Jane a bien sûr abandonné son téléphone derrière elle et se débrouille pour prendre le train avec Lake. Tout l’épisode se transforme donc en course poursuite entre elles et les flics. C’est plutôt sympa et ça redonne du rythme à la série, mais Lake est particulièrement insupportable à lui faire toute sorte de reproches sur ses mensonges. Ah les enfants dans les séries, toujours aussi chiants !

Jane a l’idée la plus stupide du monde et amène ensuite Lake chez le dealer de PJ. C’est le seul endroit auquel elle pense alors que Lake veut juste voir son père. Pendant que PJ se fait tabasser, elle se débrouille pour récupérer un téléphone et appeler son père, puis retrouve sa mère et PJ comme si de rien n’était, sympathisant même avec PJ.

De son côté, Bird mène son enquête pour trouver de quoi accuser Gomez, ce qui n’est pas hyper simple mais l’amène au service de protection des témoins. Là-bas, il manipule un ancien interne de Grey’s Anatomy lui laissant l’accès au dossier de Rosa… constitué par Gomez, comme par hasard. Ah, ces flics véreux !

De son côté, le mari d’Al continue d’écrire sur l’enlèvement de sa nièce et il envoie son « scoop » qui n’en est plus un au journal. Une fois que c’est fait, il apprend enfin que Lake est retrouvée en pleine santé. Il se rend donc chez sa belle-sœur pour préparer la maison. Bien sûr, chez Jane, la situation vire à la catastrophe : Pete demande à ce que Jane soit arrêtée parce qu’elle a enlevé leur fille, Tom apprend qu’il est viré avant même d’être embauché, Al découvre qu’il écrivait sur Lake… Bref, c’est le bordel le plus total avec l’arrivée de la police juste avant le coup de téléphone de Lake à Pete.

Ce coup de téléphone est suivi par un autre de Jane à Bird pour l’informer que Lake a reconnu Gomez. Heureusement, parce que Pete retrouve vite sa fille et amène la police avec lui, ainsi qu’Al qui retrouve donc PJ et lui permet, un peu malgré elle, de s’enfuir de l’emprise du dealer qui le maintenait en otage. Pete est déterminé et retrouve Lake qui hurle pour le revoir, après avoir dit à sa mère qu’elle n’avait pas envie de mentir sur l’identité de l’homme l’ayant enlevé. Prise de court, Jane espère en effet faire mentir sa fille pour la protéger, essayant d’en faire une scénariste. Finalement, Lake retrouve Pete et Jane se fait arrêter.

Bird confronte Gomez sur la mort de Rosa, soit disant ordonnée par Gus. Bien sûr, Gus est juste piégé par Gomez depuis le début : Lake n’a jamais été enfermée dans sa cabane, et tout s’explique ainsi. Il n’y a en effet pas de trace de la petite fille dans la cabane, ce qui veut dire qu’elle a été mise dans la voiture à côté de la cabane… Bird prend beaucoup de risque à dévoiler tout ce qu’il sait, quand même.

On retrouve aussi Amira dans la série, la copine de Mackenzie, scénariste, qui est chargée par Gomez de donner de « vraies » informations sur le braquage mis en scène par la série. Elle en parle ainsi à Matt comme si de rien n’était. Évidemment, Matt se rend compte de son double jeu et n’apprécie pas trop la manière dont elle le manipule. Malgré tout, il décide que dans la série leur Gus va se faire tuer lui aussi.

Chez Jane, Lake est enfin de retour auprès de son père et de sa tante. Al a promis qu’elle ne laisserait pas sa nièce être interrogée, mais elle a bien du mal à tenir cette promesse quand l’assistant de Bird débarque et pose tout un tas de question. Bizarrement, Lake comprend enfin qu’elle doit mentir et dit n’avoir vu personne dans la cabane. Tout ça pour ça.

Dans la voiture de police, Jane sympathise avec la collègue de Bird qui vient de l’arrêter et… qui s’avère être celle qui avait enlevé Lake la deuxième fois. Mouais, ça se sent arriver sur la fin d’épisode, mais pas avant. C’est donc soit très mal écrit et Deus ex machina, soit très bien écrit et surprenant. Je ne vais pas trop faire de choix et me contenter d’accepter l’information, sachant que je soupçonne aussi l’assistant de Bird d’être dans le coup. Et puis, il reste PJ dans la nature et il y a de quoi faire pour le dernier épisode.


Épisode 10 – Fade out – 12/20
Eeeet la fin ne parvient pas à conserver le niveau de l’épisode précédent, nous servant à nouveau une histoire cousue de fil blanc et pas bien crédible. Quelques pistes ne sont pas exploitées, inévitablement, mais dans l’ensemble on a une conclusion sur les intrigues majeures de la série. Ce fut long et laborieux, malgré quelques bonnes scènes, de rares surprises et un casting fait de bons acteurs mal dirigés et ayant a priori la flemme de se donner à 100%.

> Saison 1


10

So hit me, you entitled bitch.

Allez, je ne vais pas attendre une semaine de plus, autant me débarrasser une fois pour toute de la série avec son dernier épisode, qui a pas mal de réponses à apporter. Et pour ne pas m’endormir, j’ai envie de tester l’action du Bingo consistant à voir cet épisode debout. Il paraît que c’est bon pour le corps de toute manière. Cela dit, ça promet d’être long comme cette série, dont le dernier épisode débute par un discours de Jane sur la manière de raconter une série.

C’est une jolie manière de nous résumer les neuf épisodes précédents cela dit, avec plein de flashbacks nous expliquant les mensonge de Jane… et une belle manière de nous montrer qu’elle est complétement conne. Après un épisode à dire à Lake de mentir, la voilà qui raconte la vérité à la complice de l’enlèvement de Lake. Enfin complice, non d’ailleurs, elle est totalement coupable car c’est elle qui l’a fait, pour le frère de Gomez, qui s’appelle aussi Gomez et qui bosse avec lui en étant son boss. Allez, elle s’appelle Bilson, ça va servir pour la suite.

Ce qui est rigolo, c’est qu’elle vient juste de nous révéler qu’elle est lesbienne, et paf, elle rejoint immédiatement le cliché de la lesbienne méchante (et probablement morte bientôt). Et c’est elle qui s’appelle Red, à cause de ses cigarettes. C’est beau, et c’est aussi le trajet en voiture le plus long du monde, nous révélant que par flashbacks que c’est aussi Bilson qui a tué Quinn. Forcément.

Bilson fait un arrêt pour s’acheter des clopes, et le fait en libérant les poignets de Jane qui commence à se douter de la vraie identité de Bilson. Et c’est tant mieux, parce que Bird aussi commence à avoir ses soupçons quand Al l’appelle pour avoir des nouvelles de sa sœur. Elle commence à trouver le temps long à voir Tom avec Lake et elle est probablement à court de réparti pour son mari. Pendant qu’elle s’engueule avec Pete sur la future garde de Lake, Tom reçoit le courrier envoyé par Gus il y a quelques épisodes.

Celui-ci contient une K7 avec « la vérité », ça promet. Dessus est un enregistrement de Quinn et Tom prend aussitôt des notes, étant un bon journaliste pour la première fois de la série. Forcément, ça ne plaît pas à Al quand elle s’en rend compte, puisqu’elle lui reproche d’exploiter sa famille plutôt que de vouloir la sauver comme lui le prétend.

De son côté, Jane est amenée dans le désert, mais en bord de mer, où Nickole Bilson lui révèle sa double identité. Elle est Red et attend une revanche de sa part. Elle veut en effet avoir une bonne raison de la tuer et la provoque jusqu’à avoir des coups de sa part. Merveilleux.

Grâce à Al, Bird soupçonne subitement Nickole et fait tracer sa voiture, ce qui lui permet d’arriver à temps pour arrêter Nickole au moment où elle allait partir après Jane qui a eu l’idée la plus conne du monde. Un peu de sable dans le visage de Nickole lui permet de lui échapper en sautant dans un ravin (la voiture est juste là avec les clés dessus quoi). Malheureusement pour elle, ça finit par un petit trauma crânien la renvoyant à son passé de petite fille battue par son beau-père. Chouette toutça, dis donc.

Pendant ce temps, Bird interroge Bilson et comme il soupçonne toujours logiquement Gomez d’être Red, il croit tout ce qu’elle lui dit. Elle le manipule comme elle peut pour accuser Gomez plutôt qu’elle et finalement Bird l’arrête avant de retrouver Jane. Mouais. Il la porte sur épaules et la déplace, chose à ne surtout pas faire en cas de trauma crânien.

À l’hôpital, elle est rejointe par Al qui débarque avec la K7 confisquée à Tom, ce qui permet un témoignage direct à l’encontre de Gomez.

De retour chez Jane, Al découvre que Pete a pour intention d’amener Lake chez lui, mais ça ne lui plaît pas du tout. Elle révèle donc toute la vérité à Pete sur la paternité de Lake, avant de marchander avec lui une garde partagée pour Pete et Jane, en échange de quoi elle ne dira jamais rien sur la vraie paternité. Et la scène étant un peu longue, je commence à me dire que voir un épisode 40 minutes debout, c’est un peu long.

Jane tente quant à elle un coup de poker avec Gomez, le confrontant, puis en étant aidé par Bird qui finit par révéler que le Gomez qu’on connaît, Elliot, est arrêté car son frère a accepté un marché : Eliot et Gus sont responsables respectivement de la fusillade de la casita et de l’enlèvement aux yeux du public, ce qui permet au frère d’être laissé clean. Moui.

De son côté, Al découvre que Tom a écrit son article en un rien de temps et révèle à Lake qu’elle est enceinte, ce qui est leur manière de boucler son intrigue.

On en arrive alors enfin au dixième jour (c’est que j’en ai marre d’être debout) où Matt galère à convaincre son acteur principal de venir tourner la scène de sa mort. Oui, ça suffit à conclure l’intrigue de la fausse série : Red y est révélé et meurt, sous les yeux de Jane et Bird, qui reprennent leur vieux flirt tout pourri.

Il est question d’une saison 2 pour la fausse série, mais pas pour nous, heureusement. La série se termine alors à la plage où Jane emmène enfin sa fille comme promis. Tout est mal qui finit improbablement bien, parce que les services sociaux dans l’affaire, plus personne n’en parle. Il reste donc des gros défauts à la série dans ce dernier épisode qui peine à tout conclure et le fait avec les mêmes grosses ficelles que dans les neuf premiers épisodes. C’est un peu dommage.

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EN BREF – À l’image de ce que je disais en résumé du dernier épisode, cette saison, « ce fut long et laborieux ». Sur le papier, je trouvais le concept vraiment sympathique et avec de quoi surprendre. C’était un peu risqué d’annoncer dès le départ une intrigue sur dix jours, et un jour par épisode, et d’ailleurs, je crois que ça les a étouffés par moment (notamment le dernier épisode). Toujours sur le papier, il y avait tout ce qu’il fallait pour surprendre, avec l’intrigue relancée en cours de route lors du deuxième enlèvement et Lake retrouvée dès le huitième épisode.

En pratique, ça passait beaucoup moins bien, avec des acteurs très mal dirigés, une écriture pas maîtrisée et des incohérences à la pelle. Pourquoi je suis resté ? Pour avoir une série pas prise de tête, parce que c’est clair que malgré leur grand puzzle, pas une seule seconde, je me suis pris la tête devant et je pense que j’ai vu venir 95% des rebondissements. Et puis, pour le principe de finir. La série ne me manquera pas plus que ça et ne m’aura pas marqué outre mesure je pense, mais elle m’a fait rester jusqu’au bout et c’est déjà beaucoup !

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