Glow (S02)

Synopsis : Les Gorgeous Ladies Of Wrestling reprennent du service et s’apprêtent à rencontrer une nouvelle arrivée au casting de leur série, qui a été validée par la chaîne cette fois.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

11.png

Pour commencer, je tiens à dire que malgré les apparences et la flemme estivale, je suis hyper impatient de regarder cette suite ; principalement parce que j’ai adoré la première saison pour quelques raisons toutes simples.

De cette saison 2, j’attends la mise en place d’un deuxième spectacle permettant une vraie réconciliation Ruth/Debbie. Toute la saison 1 avait tourné autour du casting et de la mise en place du spectacle des catcheuses, se terminant par un spectacle réussi, avec un premier rebondissement prévisible lorsque Debbie se décide à rejoindre la scène pour exploser Ruth… et un deuxième moins prévisible quand la couronne était récupérée par Tamme. Oh, notons aussi la bonne idée de Ruth d’avoir les caméramen suivre les catcheuses pendant le combat !

Malgré la décision de Debbie de rester dans le groupe, son amitié avec Ruth reste suffisamment fragile pour qu’elle refuse d’aller boire un verre avec elle, et ça m’avait laissé sur une énorme frustration, parce que finalement, j’avais envie de les voir réconciliées. Dans les sous-intrigues, je veux qu’on continue de me développer Sam en personnages que je puisse aimer et je veux que Bash ait un joli happy end. Et qu’on continue de développer chaque personnage comme en saison 1 (surtout Carmen/Machu Picchu et She-Wolf) !

Ah et j’attends aussi de cette saison 2 qu’elle réussisse assez pour qu’une saison 3 soit envisagée… j’en demande peut-être un peu trop, mais je suis pressé de faire play ! Je vais peut-être juste réviser un tout petit plus les prénoms avant de me lancer, parce que le casting est large, mais ensuite c’est parti, avec ci-dessous mes avis sans spoiler !

Note moyenne de la saison : 18/20

S02E01 – Viking Funeral – 19/20
Un excellent retour parfaitement géré pour la série, avec tout ce qu’il fallait de fun et de bonnes répliques. En fait, c’était même mieux que dans mon souvenir et la série ne s’est pas privée de quelques scènes pour aussi développer les personnages et permettre de bons rebondissements inattendus tout au long de l’épisode… tout en gardant son ton féministe, son ambiance des années 80, son humour tranchant… bref, j’adore cette reprise.
S02E02 – Candy of the Year – 17/20
Un deuxième épisode qui ralentit un peu le rythme, tout en faisant déjà tourner les personnages mis en avant. La série repart sur le schéma de la saison 1, mais désormais qu’elle met en scène le tournage d’une série, elle perd quelques longueurs du format de la saison 1 pour être encore plus survitaminée. Rien à redire.
S02E03 – Concerned Women of America – 16/20
La série poursuit cette saison en exploitant ses bonnes bases et en rouvrant d’anciennes storylines que je pensais conclues pour plus longtemps que ça. Même si un peu moins marrant, cet épisode permet de passer du temps avec des personnages que j’apprécie vraiment beaucoup, alors j’en tire surtout du positif.
S02E04 – Mother of all Matches – 17/20
Le début de l’épisode me laissait mitigé en ne se concentrant que sur deux personnages et en étant pas excellent, mais le milieu le rattrape largement en plongeant enfin à fond dans le catch, le vrai, et sans ignorer pour autant de développer les personnages et la série dans la série. Perfect combo, vraiment, avec une jolie avancée pour les personnages au cœur de cet épisode.
S02E05 – Pervers are People, too – 18/20
#MeToo. Il fallait inévitablement que la série s’y frotte, surtout avec son ADN hyper féministe, et elle le fait avec brio, même si je ne sais pas encore les conséquences que ça aura pour la suite de la saison. Il est aussi temps de se concentrer sur un personnage masculin dont on sentait bien, dès la saison 1, qu’il avait de belles possibilités d’intrigues.
S02E06 – Work the Leg – 18/20
Encore un épisode palpitant et se dirigeant vers des eaux beaucoup plus troubles que je ne l’aurais attendu en début de saison. C’est toujours aussi top à regarder, même s’il y a quelques moments qui finissent par donner envie de regarder ailleurs. Et en plus, il y a beaucoup trop de scènes où on les voit faire du sport, du vrai, et c’est très culpabilisant quand on est confortablement installé !
S02E07 – Nothing Shattered – 18/20
J’ai enfin pris le temps de continuer cette saison, et mon dieu qu’est-ce que c’est cool ! Moins douloureux que le précédent, cet épisode fait avancer l’intrigue dans de nouvelles directions, forcément, en proposant une résolution réussie de son cliffhanger. Je ne m’attendais pas à un tel épisode, mais ça fonctionne très bien.
S02E08 – The Good Twin – 20/20
Original. Le moins qu’on puisse dire de cet épisode est qu’il est original et nous renvoie complétement dans les années 80. Je n’arrive pas à savoir si j’ai aimé ou si c’était trop perché pour moi, laissant de côté une trop grosse partie de l’intrigue… Mais bon, soyons honnêtes, ce n’est jamais trop perché pour moi, surtout quand c’est totalement méta, et j’ai plus aimé qu’autre chose ; même s’il m’a fallu un peu de temps pour rentrer dedans !
S02E09 – Rosalie – 18/20
Même s’il s’agit clairement d’un épisode de transition vers la fin de saison, ces 30 minutes parviennent à surprendre et proposent de bons développements pour un tas de personnages que nous n’avions pas encore assez vus cette saison. La BO est au top, les intrigues se tiennent et franchement, Netflix a intérêt de proposer une saison 3 !
S02E10 – Every Potato Has a Receipt – 20/20
Pour sa fin de saison, Glow n’hésite pas à partir dans tous les sens. C’est un festival de rebondissements et de chouettes moments que propose cet épisode qui marque clairement la fin d’une aventure. Espérons qu’il ne marque pas la fin de la série, parce que les Gorgeous Ladies Of Wrestling en ont encore à revendre, c’est évident ; mais si ça devait l’être, ça finirait sur une bonne note. Bref, le genre d’épisode que j’adore, tout simplement.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Reverie – S01E05

Épisode 5 – Altum Somnum – 16/20
Le fil rouge est mis de côté cette semaine pour que soit enfin travaillé avec plus d’approfondissement l’ensemble des relations et dynamiques entre les personnages de la série. Après quatre épisodes, c’est exactement ce dont la série avait besoin pour continuer de nous accrocher et pour que l’on s’attache à ses personnages. C’est bien joué de la part des scénaristes.

> Saison 1

05

 

Do you ever feel like you’re not in your own body?

Tapis de sol posé, crème solaire appliquée, je suis prêt pour voir Reverie, c’est bon ! Et cet épisode commence par un charmant attentat à la bombe dans un immeuble – voilà qui craint. Mara est aussitôt contactée et convoquée par Charlie… et plus particulièrement par Monica, l’investisseur que l’on voit chaque semaine et qui bosse donc pour la Défense. Ainsi donc, Onira Tech est possédée à 30% par l’armée, c’est gênant, quand même.

Qu’importe, ça va permettre à Mara d’avoir sa mission de la semaine, posant la masse de questions éthiques en cinq minutes chrono. Ainsi donc, il n’y a qu’une témoin visuelle ayant survécu à l’attentat et elle n’a que six à dix heures devant elle. Monica a besoin que Mara se rende dans une rêverie forcée pour cette Denise Lang et qu’elle obtienne l’identité de Silas, le terroriste se revendiquant de l’attaque. Et non seulement c’est important d’arrêter Silas pour son crime passé, mais ça l’est aussi pour de futurs attentats à la bombe qu’il aurait déjà prévu.

Il n’empêche que tout le monde est assez frileux de l’implication imprévue de l’armée dans leurs affaires, à commencer par Alexis qui n’apprécie pas du tout que l’armée accède à son code sans qu’on ne la tienne au courant. Ben oui, tu m’étonnes. C’est un cas classique cela dit : inventez quelque chose et l’homme en fera toujours une arme d’une manière ou d’une autre.

Bref, malgré l’avis de Charlie, Mara décide d’accepter la mission (parce qu’on lui a laissé des photos des victimes) et contre leur bonne volonté, Paul et Alexis se mettent aussitôt au travail pour recréer l’immeuble de l’attentat en fonction des caméras de vidéosurveillance. C’est l’une des premières fois qu’on aperçoit un peu le travail de création et, si ça n’a aucune crédibilité scientifique, c’est plutôt intéressant de se concentrer dessus. En plus, pour une fois, le rêveur que Mara rejoint n’a aucune idée d’être en train de rêver : il faut donc que Mara procède comme si elle était en pleine réalité – et c’est moins facile que prévu quand l’icône de sortie est trop visible et quand Mara voit toutes les victimes qu’elle a vu en photo se déplacer bien en vie autour d’elle.

Et pour ne pas aider, Denise sent bien que quelque chose est différent – oh et si elle meurt, on ne sait pas ce qui arrivera à Mara ! Enfin bon, ce n’est pas comme si j’étais inquiet pour elle ; et puis, il y a déjà Charlie pour ça. Celui-ci s’inquiète surtout de voir l’armée se servir de Reverie : ça commence par une bonne action, oui, mais on sait comment ça peut finir.

Finalement, Monica apprend qu’un nouveau vrai problème a émergé : ils pensaient interroger Denise dans ses rêves, mais la vraie Denise était en arrêt maladie, alors Mara ne peut être dans ses rêves. Non, elle est dans les rêves d’Ashley Trent qui, effectivement connaît très bien Silas même quand elle ne voit pas son visage dans la rêverie… bref, c’est une terroriste. C’est con.

Cependant, Mara ne comprend pas comment la femme qu’elle vient de rencontrer dans ses rêves pourrait être une terroriste ; et Alexis refuse de continuer à aider l’armée : elle a fait sa part du travail. Et puis, c’est surtout qu’elle n’aime pas bien recevoir des ordres de la part de Monica. Oui, Alexis, mais il fallait peut-être t’intéresser aux marchés négociés par Charlie pour ta compagnie dans ce cas… Charlie la recadre assez vite et c’est ridicule comme elle paraît être une adolescente en crise. Heureusement que j’ai appris à commencer à vraiment bien l’aimer, sinon, je me serais barré en cours de route, je reconnais.

La série reprend sa critique du téléphone portable et essaye de faire en sorte que Lexi commence à interagir avec les gens autour d’elle, une intrigue pas bien subtile par rapport aux premiers développements qui en étaient fait lors des premiers épisodes. Evidemment, ils se retrouvent à essayer d’interroger Edith, une des amies d’Ashley, qui leur ment de manière évidente avant de se suicider devant eux : elle bossait aussi pour Silas. Ah ben oui, c’est sûr que comme ça Lexi va s’ouvrir au monde, bien joué Charlie.

De son côté, Mara interroge la mère d’Ashley sur le passé de sa fille pour tenter de mieux la comprendre. Et elle n’a pas un passé glorieux, évidemment, avec de la colère emmagasinée et pas gérée. C’est une arme supplémentaire pour Mara qui retourne dans le programme… sous les traits d’Edith. C’est une bonne manière de faire parler Ashley qui culpabilise beaucoup de l’attentat qu’elle pense être en train de commettre. Le problème, c’est qu’elle s’évanouit, mais pas avant d’avoir montré à Mara qu’une porte menait à une forêt.

En en parlant avec Paul, elle se rend compte que le cerveau d’Ashley se créé un refuge, et bien sûr, ce refuge est une cabane dans les bois (n’a-t-elle jamais vu un film d’horreur ?) parce que quand elle était enfant, elle allait souvent là-bas avec son père (par la suite arrêté). Mara comprend donc qu’elle peut influencer Ashley de cette manière.

Elle retourne dans Reverie et y retrouve Ashley au cœur de la forêt. Il serait temps de se dépêcher, en plus, parce qu’ils n’ont toujours aucune piste sérieuse pour la prochaine bombe. Mara choisit d’expliquer toute la vérité à Ashley : la vérité est ce qui a toujours manqué à Ashley. Elle s’avère être une victime de plus de Silas, qui lui avait promis de ne blesser personne. La meuf déclenche une bombe dans un immeuble plein de gens et elle pense que ça ne va blesser personne ? Tu parles d’une victime.

Bon, la bonne nouvelle, c’est qu’au moins Ashley est une gentille qui peut se racheter avant de mourir. Elle pensait mettre la bombe pour neuf heures plus tard, mais elle s’est rendue compte qu’il ne restait que 45 secondes. Et c’est à peu près tout ce qu’il lui reste comme temps pour dire où est la bombe.

Elle le fait donc et Mara entame un sprint pour se sauver, parce que le « Exitus » ne fonctionne plus. Il fallait bien que ces logos servent à quelque chose à un moment ou un autre. Ashley finit ainsi par sauver plein de vies en empêchant un attentat, mais Silas court toujours. Pas grave, elle a aussi pris le temps de s’assurer que Mara puisse gérer le deuil de sa mère, alors tout va bien.

La fin d’épisode voit Charlie s’occuper de gérer les sentiments de Lexi en lui racontant le premier décès auquel il a assisté, mais Lexi lui rappelle qu’elle a vu d’autres gens mourir avant – probablement Dylan, même si ça pourrait être intéressant qu’il soit encore en vie en cliffhanger de saison 1. Je dis ça, je dis rien.

Pour une fois, l’équipe se retrouve ensuite à boire un verre – l’équipe étant Paul, Charlie, Mara, Monica et même une Lexi qui commence à socialiser. Oh c’est mignon comme scène d’avoir tout le casting réuni comme ça autour de son travail d’équipe, on croirait presque à un happy end.

> Saison 1

The Bold Type (S01)

Synopsis : Un aperçu de la vie scandaleuse et des amours des employées de Scarlet, un magazine féminin à la réputation mondiale.

000

Pour commencer, j’avais prévu de rattraper la série avant la saison 2 (oups) et je me suis dit que le point 17 du Bingo Séries était l’occasion parfaite de m’y mettre… et je ne me suis pas trompé. Non seulement vous êtes un paquet à me l’avoir conseillé, mais en plus Poluss l’a commencée il y a deux jours et m’a immédiatement dit de m’y mettre aussi. Le hasard fait bien les choses, c’était déjà prévu pour ce week-end comme la série est disponible sur Prime Video – que j’ai décidé d’enfin rentabiliser comme je repaye un an d’abonnement après-demain – sous le pas très charmant titre VF « De celles qui osent ».

Je ne sais pas grand-chose de la série, si ce n’est qu’elle a plu à beaucoup de monde et que le trailer m’avait donné envie. Dans mon esprit, je la vois comme une sorte de Younger bis, avec des épisodes plus longs et plus osés. On verra vite si c’est le cas, mais il paraît que je vais adorer. Il y a intérêt quand même, parce que je m’embarque dans une énième série alors même que j’en ai une dizaine à rattraper qui sont encore sur le feu. Quand on aime, on ne compte pas ! Et là, j’aime d’avance, ça sent bon l’humour, l’audace et le féminisme – et il y a Jules de la saison 2 de Channel Zero en plus ; que demande le peuple ?

Pas de spoilers par ici, comme d’habitude, les critiques complètes sont accessibles en cliquant sur le lien.

S01E01 – Pilot – 17/20
Un premier épisode très solide qui donne envie de revenir. Il y a quelques clichés, inévitablement, mais dans l’ensemble la série s’en tire pour le moment très bien dans la présentation de ses personnages et de leurs problématiques de vie. La dynamique du trio est suffisamment agréable et bien écrite pour que l’on sente la série s’affirmer et changer quelques mentalités hollywoodiennes, et c’est exactement pour ça que j’étais là.
S01E02 – O Hell No – 16/20
Ben voilà, je me sens prévisible à adorer les personnages de Kat et Jane. Allez, j’avoue, il y a par moment des scènes où je me sens en trop, mais en même temps, c’est passionnant à regarder d’un bout à l’autre, c’est une confrontation à des points de vue qui souvent m’échappent – bref, c’est autant un guilty pleasure qu’une série qui peut apprendre plein de choses. Tout ceci a définitivement le petit côté Younger que j’en attendais, avec aussi un vrai arrière-goût de Sex and the City.
S01E03 – The Woman Behind the Clothes – 18/20
La série continue d’aborder des sujets d’actualité (et oui, même un an après, la série ne perd rien de sa fraîcheur) et le fait avec beaucoup de justesse, tout en rendant ses personnages attachants – même Sutton avec laquelle j’avais du mal dans les premiers épisodes. Si c’est par moment un peu trop gentil pour être tout à fait réaliste, je trouve que ça fonctionne très bien, et le coup de cœur se confirme.
S01E04 – If You Can’t Do It with Feeling – 16/20
La série perd quelque peu en crédibilité dans cet épisode et va très vite dans plusieurs de ses intrigues, ce qui lui vaut ces quelques points de moins, mais dans l’ensemble, ça reste hyper solide et bien trop intéressant. Ces personnages apportent un point de vue rafraîchissant et pas assez… vu dans les séries, alors je suis content de m’être enfin motivé à la regarder.

The Bold Type – S01E01-02

Épisode 1 – Pilot – 17/20
Un premier épisode très solide qui donne envie de revenir. Il y a quelques clichés, inévitablement, mais dans l’ensemble la série s’en tire pour le moment très bien dans la présentation de ses personnages et de leurs problématiques de vie. La dynamique du trio est suffisamment agréable et bien écrite pour que l’on sente la série s’affirmer et changer quelques mentalités hollywoodiennes, et c’est exactement pour ça que j’étais là.

Saison 1


Spoilers

01

You’re a magazine about female empowerment.

La série commence sur une intro bien mystérieuse avec trois jeunes femmes attendant l’arrivée d’un train pour hurler à son passage. On les retrouve ensuite trois jours plus tôt à leur arrivée au travail : toutes trois bossent pour le magazine Scarlet et la série prend pour prétexte la promotion de Jane pour débuter. Jane est rapidement présentée comme une boulimique du travail qui veut tout faire le mieux possible, et les trois femmes semblent au top de leur job. Enfin pas tout à fait au sommet non plus, évidemment : elles sont jeunes encore et pas au niveau de Jacqueline, la patronne aux chaussures rouges (c’est tout ce qu’on sait d’elle à sa première intro, oui).

Jane n’est toutefois pas la plus rapide à gravir les échelons : on apprend que Kat n’est plus assistante depuis deux ans déjà, puisqu’elle gère les réseaux sociaux du magazine – et aussi qu’elles n’ont pas le temps de boire leur champagne matinal pour célébrer la promotion de Jane à cause d’une réunion pour la conception du magazine. Le rythme est déjà bien trop bon dans ce premier épisode qui enchaîne les présentations, avec Lauren, dont l’assistante est la troisième femme du début, Sutton ou avec Jacqueline, la big boss, donc.

Jane est vite mise à son aise par Alex, rare personnage masculin dans cet univers du magazine féminin, qui la fait s’asseoir parmi les journalistes alors que Kat se fait remarquer lors de la réunion à se battre pour un sujet que Lauren a éclipsé du prochain magazine. Oh, et Sutton est en couple avec un type bossant pour Scarlet, Richard (il est dans le conseil d’administration, si j’ai tout bien suivi), et Jane se fait remettre à sa place par Jacqueline qui n’aime pas ses idées. Rapidement le caractère des trois du début se dessine, et c’est bien trop intéressant, et le temps passe vite, et Jacqueline semble être un personnage clé qui sera une sorte de guide/mentor/modèle pour les trois femmes.

On arrive vite au lendemain, avec Sutton se sentant en arrière dans la vie par rapport à ses potes et Jane ayant un rendez-vous avec Jacqueline, lui permettant d’arriver à la conclusion qu’il faut qu’elle fasse un article sur comment stalker Eric, son ex qu’elle ne peut stalker car il n’est pas sur les réseaux sociaux. C’est tout à fait le genre d’article que je ne lirais pas, donc j’imagine que c’est parfait pour un magazine féminin – autant jouer sur les clichés. Dans le même genre, d’ailleurs, Jacqueline est débordée et bosse tout le temps, tout en prenant le temps d’aider Jane à trouver sa voie/voix.

Rapidement, Jane demande l’aide de ses amis pour s’en sortir et trouver des solutions, parce qu’elle ne sait pas comment faire (faut pas déconner, les millenials ne sont pas si empoté(e)s sans internet quand même) et elles se retrouvent à Brooklyn à l’attendre devant chez lui.

L’étape suivante pour Jane est d’essayer en vain de se défiler, puis de trainer Alex à une soirée où elle risque de retrouver Eric pour de vrai, alors qu’il l’a abandonnée le jour de son anniversaire dans une gare. Voilà qui promet. Cela nous permet d’apprendre à connaître Jane – que j’ai envie de bien aimer, mais il y a un truc qui me retient pour le moment, peut-être le vieux triangle qui se dessine avec Eric et Alex.

L’ensemble de l’épisode pour Sutton tourne autour de sa relation avec ses amies et avec Richard, qu’elle sait être un sexfriend dont elle attend clairement plus. On est donc à nouveau sur le fonctionnement des réseaux sociaux et des relations intergénérationnels entre gens bien trop beaux, mais c’est traité avec un angle différent que l’intrigue de Jane. Le truc, c’est que Sutton n’est vraiment pas ma préférée et en plus, elle fait l’erreur stupide de mentir à Jane quand elle est avec Richard, parce qu’elle mène une relation secrète. Pas la meilleure des idées avec ta meilleure amie te racontant le moindre détail de sa vie.

De son côté, Kat a pour intrigue de convaincre Adena, une artiste lesbienne et musulmane – rien que ça, d’accepter que ses photos soient publiées dans le magazine. C’est une intrigue qu’elle se fixe toute seule, pour réussir à percer dans le magazine. Bien sûr, elle entame beaucoup trop vite un flirt avec Adena, même si elle se dit hétéro – ben oui, voyons, c’est évident dans la manière dont tu regardes ta nouvelle amie en l’aidant à trier des sextoys.

Bon, le lendemain, Jane et Kat retrouvent Sutton en la stalkant – et elles découvrent sa relation avec Richard qu’elles n’approuvent bien sûr pas, devenant sacrément odieuses avec elle. Ah, le slut shaming. La série partait bien pourtant, et Sutton les recadre vite, donc le slut shaming n’est qu’embryonnaire, mais tout de même. Cette intrigue est interrompue quand Adena est retenue contre son gré à l’aéroport parce qu’elle transporte des sextoys interdits dans son pays. Bien sûr, Kat l’apprend et elle remue aussitôt ciel et terre pour l’aider, demandant l’aide de Jacqueline, puis voulant créer un mouvement sur les réseaux sociaux – ce que Lauren l’empêche de faire même si c’est Kat la directrice des réseaux sociaux.

Kat est débordée par ses émotions, elle rejette donc Sutton et Jane, cette dernière comprenant aussi que pour le bien de son article, elle doit parler à Eric. On en arrive alors à la soirée de gala où Sutton affirme son désir d’une relation avec Richard, où Jacqueline fait un sympathique toast interminable. Bien sûr, au milieu de ce speech, chacune a l’occasion de se retrouver, parce qu’il y a un mot pour chacune. Trop forte, cette Jacqueline, une vraie guide/mentor/modèle, vous voyez, je l’avais dit. Bon, nos trois héroïnes sont quand même dépassées par leur vie et ont besoin de hurler. Par chance, elles ont trouvé plus tôt le seul endroit de New-York où on peut hurler : le métro. Elles ont bien l’air ridicule à hurler et danser à l’arrivée du métro, mais c’est présenté comme une scène de prise de pouvoir de leur part – et puis après tout, le ridicule ne tue pas.

Le lendemain, Kat apprend qu’Adena est libérée et en est très heureuse ; au point de lui envoyer un selfie dénudé, ben voyons. Jane confronte Eric et on en sait finalement bien peu, ce qui est dommage et frustrant. Et enfin, Sutton reçoit un appel de Richard qui est heureux de lui annoncer qu’il pense toujours à elle et veut une relation sérieuse avec elle. Les trois amies finissent par boire leur champagne et sont surprises par Jacqueline qui prend toutefois la décision de ne pas les interrompre, heureuse de voir cette amitié se développer sur leur lieu de travail. Ah, la jeunesse !


Épisode 2 – O Hell No – 16/20
Ben voilà, je me sens prévisible à adorer les personnages de Kat et Jane. Allez, j’avoue, il y a par moment des scènes où je me sens en trop, mais en même temps, c’est passionnant à regarder d’un bout à l’autre, c’est une confrontation à des points de vue qui souvent m’échappent – bref, c’est autant un guilty pleasure qu’une série qui peut apprendre plein de choses. Tout ceci a définitivement le petit côté Younger que j’en attendais, avec aussi un vrai arrière-goût de Sex and the City.

Saison 1


02

Jane If you want to have an orgasm you have to find your freak.

J’ai donc sans trop de surprise enchaîné sur le deuxième épisode dont j’ai beaucoup aimé le résumé et qui repart sur les trois amies se demandant si Jane est bizutée ou non lorsqu’elle doit vérifier qu’une position sexuelle peut se faire. Le gag est sympa mais heureusement vite évacué par Jacqueline pour avoir Jane devant racontant son meilleur orgasme pour le magazine.

Rapidement, elle avoue toutefois à ses amies qu’elle n’a jamais eu d’orgasme dans sa vie, et si elle l’avoue immédiatement à ses amies plutôt sceptiques et amusées, elle n’ose pas… en parler à Jacqueline, parce qu’elle n’ose pas la décevoir. On sait pourtant que la boss est compréhensive désormais. Jane prend rendez-vous chez son gynéco, ayant toutefois à trouver la solitude nécessaire à ce genre de coup de fil, ce qui n’est pas évident à Scarlet. Elle finit par tomber sur Ryan, un type bossant pour un magazine masculin qui est à l’opposé de tout ce qu’elle est ; et qui l’entend dire qu’elle a un problème avec son vagin. Gênant.

Elle se rend ensuite chez une sexologue avec Kat qui monopolise un peu l’attention, mais elle finit par avoir comme devoir de regarder du porno. OK, la chose logique pour elle est de le faire avec ses amies, probablement parce qu’elle cherche un angle pour son article.

Loin de le trouver, elle a au contraire du mal à découvrir ce qui pourrait bien fonctionner sur elle – jusqu’à ce qu’elle trouve : Ryan, bien sûr – et le fantasme de l’amour au bureau. Elle décide donc de tenter le sextoy de la sexologue… et se retrouve avec celui-ci coincé en elle. L’angoisse est là, et pour elle, et pour le spectateur qui se retrouve embarqué dans cette intrigue. Elle se rend donc au travail avec, espérant que Kat ou Sutton accepte de lui retirer, et tombant bien évidemment sur Ryan qui la drague au passage.

Pendant ce temps, Kat n’a aucune nouvelle d’Adena dont tous les comptes de réseaux sociaux sont supprimés et à qui elle tente en vain de téléphoner. Elle finit sans surprise par avoir des rêves érotiques avec et la retrouve avec surprise cette fois à Scarlet – Adena a donc jeté son téléphone par peur d’être espionnée par le gouvernement. Mouais.

Cela leur permet de se réconcilier parce que Kat est tout de même bien trop heureuse de retrouver Adena en vrai, et elle se confie à la sexologue, puis à Jane et Sutton, sur son attirance pour Adena. Le seul problème qu’elle a, c’est qu’elle ne s’imagine pas franchir le cap. Tu m’étonnes. La série explore donc de manière intéressante la sexualité de Kat, complétement paumée par rapport à ses sentiments en désaccord avec ses désirs charnels. C’est d’autant plus intéressant que c’est rarement traité à la télévision ; tout comme le personnage d’Adena est bien rare lui aussi.

Sutton demande une promotion à Lauren… et se retrouve à avoir droit à un entretien avec Richard. Elle ne veut pas, bien sûr, mais elle aurait tort de ne pas en profiter : elle accepte donc de le voir et apprend qu’elle peut avoir une place dans la vente de pub pour le magazine. Le pire, c’est que ça la tente pour de vrai, mais Kat trouve ça ennuyeux et elles se disputent inévitablement sur le sujet. Sutton part chercher du réconfort dans les bras de Richard, et elle l’obtient.

Le lendemain, les deux amies se réconcilient et se retrouvent à gérer le problème de sextoy de Jane. C’est une scène apportant beaucoup d’humour et d’improbable, mais ça en dit long sur ces trois amies, et c’est bien utile comme on apprend encore à les connaître et à découvrir leur dynamique. L’œuf retiré du corps de Jane, il lui reste encore à écrire son article – et elle finit par écrire la vérité, même si elle préférerait que son article reste anonyme, ce qui n’est pas possible à Scarlet. On sent comme un schéma définitif pour la série avec cet épisode, chacune ayant sa propre intrigue se recoupant avec celle des autres à deux ou trois moments distincts de l’épisode.

On retrouve les trois amies et Alex par la suite à l’exposition d’Adena. Là-bas, Sutton apprend de Richard qu’elle a eu le job, et elle n’en est pas si heureuse finalement, parce que son rêve reste d’être dans le fashion. Finalement, elle ne prend pas le job et va célébrer ses rêves avec Alex – purée, j’ai vraiment énormément de mal avec le personnage de Sutton, ça fait deux épisodes que son intrigue ne me fascine pas du tout.

Les rêves de Kat, eux, tombent à l’eau quand elle voit Adena embrasser sa petite amie. C’est gênant tout ça, il y avait un joli ship en train de se dessiner, quand même. Qu’à cela ne tienne, les deux amies ont malgré tout une scène choupi ensemble, et on se doute bien qu’on en restera pas là pour cette saison 1.

Enfin, Jane apprend de Jacqueline (une Jacqueline hyper compréhensive et à l’écoute pour la femme d’affaires débordée qu’elle est censée être) qu’elle peut écrire son article de manière anonyme – et ça la motive à le réécrire de manière plus perso pour finalement l’assumer et le signer de son nom. Au passage, tout le monde découvre donc qu’elle n’a jamais eu d’orgasme, y compris Ryan qu’elle a pris le temps d’embrasser avant d’aller écrire. Et j’en profite pour me valider le point 15 du Bingo Séries, « un personnage fait la même chose que vous », parce que tout comme Jane, je… suis en train de rédiger un article parlant de son quotidien et de sa sexualité.

Tout ceci a définitivement le petit côté Younger que j’en attendais, avec aussi un vrai arrière-goût de Sex and the City. La série ne propose pas autre chose qu’un mix des deux séries de Darren Star, avec la modernité new-yorkaise de la première et l’audace de la seconde ; et c’est donc tout à fait le genre de série dont je vais adorer tous les épisodes.

Saison 1