The Outpost (S01)

Synopsis : Talon, la seule survivante de la lignée des Blackbloods (sangs noirs), décide de poursuivre les tueurs de sa famile et découvre ses pouvoirs surnaturels, qu’elle doit apprendre à apprivoiser.

Saison 1 Saison 2Saison 3 | Saison 4

000.jpg

Pour commencer, j’ai parfaitement conscience qu’il n’est pas raisonnable du tout de commencer une série alors que j’en ai des dizaines sur le feu, mais vous commencez à le savoir : je dis ça à chaque fois que j’en commence une désormais. Ce n’est pas grave, c’est l’été, et je ne suis jamais aussi efficace dans mes visionnages que lorsque les séries sont diffusées au compte-goutte (désolé Netflix).

Par conséquent, je me suis dit qu’une série d’été de la CW ne pouvait pas me faire de mal et que de toute manière, ça faisait longtemps que je n’avais pas essayé de voir de la fantasy. Il faut rappeler que j’ai du mal à me plonger dans une histoire quand je n’y vois pas de connexion possible avec mon quotidien, mais aussi que j’adore avoir des histoires de (urban) fantasy pendant l’été ; donc cette série sera au choix un nouveau Midnight Texas ou une nouvelle Cleverman (j’ai détesté cette dernière et je me suis barré en fin de saison 1, quand je me suis endormi devant la fin de saison).

Elle semble avoir malgré elle un petit côté The 100, avec son héroïne badass, son sang noir et son affiche qui nous promet un nouveau monde. On verra bien ce que ça donne, sachant que je n’ai aucune idée de ce qui m’attend !

Note moyenne de la saison : 14/20

S01E01 – One is The Loneliest Number – 11/20
Il y a quelques bons moments, surtout dans les dix dernières minutes de l’épisode, mais l’ensemble paraît tout droit sorti de la fin des années 90. Le jeu d’acteurs est loin d’être au point, les décors sont en carton-pâte, tout sonne faux, mais l’intrigue a réussi l’exploit de m’intriguer malgré tout. Il faudra voir combien de temps je vais tenir devant…
S01E02 – Two Heads are Better Than None – 13/20
Bien que mal jouée, cette série a au moins pour elle de ne pas être trop mal écrite. L’intrigue est pour le moment assez cliché, surtout du côté de la mythologie, mais il y a de bons mystères en cours, donc j’ai espoir que ça parvienne à devenir une série devant laquelle on se marre du jeu des acteurs tout en voulant en savoir plus. Pour l’instant, c’est bien le temps que ça dure, mais je ne suis pas impatient de voir l’épisode suivant.
S01E03 – The Mistress and the Worm – 12/20
Si j’ai vu de meilleures séries, j’en ai sûrement vu de pires aussi dans ma vie. Cet épisode continue d’entretenir certains mystères autour de personnages qui sont les raisons pour lesquelles je suis encore là, alors je pense que je reviendrai encore la semaine prochaine ; mais ce n’est pas une série exceptionnelle du tout. Heureusement que c’est l’été, sinon j’aurais déjà passé mon chemin.
S01E04 – Strange Bedfellows – 14/20
Bien que toujours pas exceptionnelle, la série est assez divertissante pour donner envie de rester, et même de revenir. En cas d’annulation, je m’en remettrais, en cas de saison 2… je risque de revenir. Il n’y a pas grand-chose à sauver, mais je ne passe pas un mauvais moment, et c’est déjà pas mal pour une série estivale.
S01E05 – Bones to Pick – 14/20
Zut, je vais finir par croire que je m’attache à la série si je ne descend plus mes notes en-dessous de 13. En même temps, il est difficile d’être trop critique avec cet épisode qui est très riches en révélations et fait tomber tous les masques, ou presque. Par conséquent, on a enfin les informations que j’attendais depuis cinq épisodes et qui me faisaient rester, et malgré tout, je me demande comment la saison va continuer. Comme quoi, même une série médiocre peut tenir en haleine.
S01E06 – The Book of Names – 15/20
J’y ai mis toute ma mauvaise foi, mais il faut reconnaître que cet épisode qui commençait mal a finalement réussi à me convaincre que la série avait ses bons moments. J’ai particulièrement apprécié les quelques quiproquos et les nombreuses blagues de l’épisode : ça passait beaucoup mieux que d’habitude grâce à ça, l’ennui n’étant plus trop de la partie quand on s’amuse.
S01E07 – The Colipsum Conundrum – 13/20
Un épisode bien plus moyen que le précédent parce qu’il manquait clairement d’humour, le seul truc capable de sauver la série apparemment. Bon, je suis mauvaise langue (sans jeu de mots ehe) parce que l’intrigue repart quand même sur une nouvelle piste plus intéressante avec le cliffhanger, et que celui-ci n’est pas trop trop mal amené…
S01E08 – Beyond the Wall – 15/20
L’intrigue avance bien dans cet épisode qui semble se diriger lentement mais sûrement vers la fin de saison (qui sera probablement la fin de la série aussi, regardons les choses en face). Ironiquement, je commence de plus en plus à accrocher à la série, et pas seulement pour Gwynn, très peu présente cette semaine. Comme quoi, tout arrive.
S01E09 – The Vex Rezicon – 15/20
Cet épisode m’a paru aussi long que les deux mois pendant lesquels je n’ai pas regardé la série, mais je suis content de l’avoir regardé quand même : au moins, j’avance dans mes rattrapages. Cela fait des semaines que je me disais qu’il fallait les voir. Il y a eu de bonnes surprises et de moins bonnes en cours de route : disons que l’épisode est dans la lignée de la série, avec une bonne fin menant à celle de la saison.
S01E10 – The Dragman is Coming – 17/20
Mieux vaut tard que jamais ? De loin, le meilleur épisode de la série, qui justifie presque à lui tout seul une saison 2. On trouve dans cet épisode pas mal de réponses, y compris celles qu’on ne savait pas attendre et un bon rythme. Quelques cliffhangers donnent même envie de revenir, et il fallait le faire car je ne pensais pas ça possible ! Il faut bien que je me l’avoue, finalement, il n’y a pas que Gwynn qui est bien dans cette série !

Saison 1 Saison 2Saison 3 | Saison 4

The Outpost – S01E01

Épisode 1 – One is The Loneliest Number – 11/20
Il y a quelques bons moments, surtout dans les dix dernières minutes de l’épisode, mais l’ensemble paraît tout droit sorti de la fin des années 90. Le jeu d’acteurs est loin d’être au point, les décors sont en carton-pâte, tout sonne faux, mais l’intrigue a réussi l’exploit de m’intriguer malgré tout. Il faudra voir combien de temps je vais tenir devant…

Saison 1


01.jpg

If even one blackblood escape, this is all for nothing.

L’héroïne est bien jolie, mais la scène de taverne ouvrant cet épisode ne me dit rien qui vaille et me rappelle bien trop Krypton. Les choses empirent quand l’héroïne, Talon, utilise un anglais faussement vieux pour interroger Gunter sur les meurtriers de sa famille.

Ils sont interrompus par l’Ordre Premier, des sortes de chevaliers représentant donc l’ordre et le gouvernement, quel qu’il soit – mais ils succèdent à la royauté. La première scène de baston sent bon les séries qui ont 20 ans, me rappelant franchement les scènes de combat de Sydney Fox, l’aventurière, le générique génialissime en moins. C’est mal barré pour que j’accroche à cette série quand même, surtout que les acteurs ne sont pas si doués que ça, ni pour jouer, ni pour se battre. Pourtant, Talon est une pro du combat.

Rapidement, elle sauve les fesses de Gunter et apprend de lui le nom de deux des septs meurtriers de sa famille : Toru Magmoor (en route vers l’Outpost) et Tiberion Shek. Et hop, Gunter meurt, et hop, l’amant qui l’aidait meure, et hop, générique pas exceptionnel avec seulement Talon pour porter la série sur ses épaules, et hop, flashback treize ans plus tôt. Le village d’enfance de Talon n’est pas sans rappeler celui d’un épisode de la saison 7 de Buffy, et c’était il y a quinze ans, quand même.

Talon enfant est déjà bien insupportable et nous imite le pilot de The 100 à découvrir une bête étrange à proximité du village. Et malgré toutes ces bonnes références… non, ça ne prend pas. Bon, Talon se bat avec des enfants qui la traite de sang noir, et effectivement, c’est bien ce qu’elle a. Elle est interrompue par sa mère (j’imagine ?) qui met fin au combat et la soigne.

Durant la nuit qui suit, des hommes armés viennent détruire le village en y mettant le feu et en tuant tous les sangs noirs. On assiste donc à un génocide moyenâgeux, et le petit frère de Talon le vit très mal. Un homme du village demande demande à la mère de Talon de les appeler, ce qu’elle commence à faire, avec une sorte de portail qui s’ouvre.

Malheureusement, une flèche l’atteint, mais elle a encore le temps de dire adieu à sa fille, lui transmettant son pouvoir et la sauvant une dernière fois de manière ridicule. Talon peut donc s’enfuir contre toute logique ou attente, mais elle est tout de même poursuivie par un homme chargé de la tuer. Celui-ci lui décoche une flèche, mais Talon active son nouveau pouvoir qui fait surgir le bras d’un monstre la protégeant… L’homme aperçoit sa détresse et choisit sans vraie raison de l’épargner. Après ce qu’elle vient de faire, il y aurait pourtant de quoi la tuer franchement.

Alors qu’elle culpabilise de l’attaque de son village possiblement lié à son combat du matin, Talon commence la journée du lendemain par retourner au village pour voir sa mère et son frère morts. Elle prend la route et se fait recueillir en chemin par une nouvelle famille bien gentille avec elle. Oui, mais non : le mari de cette famille s’inquiète parce que la gamine est clairement une sang noire avec ses oreilles d’elfes ! C’est pour cela qu’elle prend la décision de les couper.

Nous revenons alors dans le présent où un mauvais plan nous montre qu’elle a certes des cicatrices, mais que ses oreilles sont normales. Talon marche et marche, arrivant enfin à une sorte de château qui doit être l’Outpost.

À la nuit tombée, elle tombe sur un homme qui semble malade mais dont une sorte de serpent sort de la bouche, en mode Succube dans Angel. Et l’homme n’est pas seul : il est accompagné d’autres monstres, dont Talon va apprendre qu’ils s’appellent Plaguelings (donc retenons : autant d’espèces que les scénaristes les désirent, sans que Talon ne les connaissent tous). Elle est sauvée in extremis par un soldat à cheval, son nouveau prince charmant maintenant que le premier est mort, qui s’avère être un capitaine du château du coin. Il lui apprend que les Plaguelings peuvent être tués d’un coup dans la bouche ; et ils sont évidemment poursuivis par ceux-ci, se comportant comme des zombies.

Le capitaine Garret Spears (baby one more time) explique qu’ils sont malades à une Talon qui flirte avec jusqu’à ce qu’elle soit amenée à Marshal, le chef de ce château, qui accepte de l’embaucher comme barmaid, en la laissant à la charge de Garret. Et hop, transition foireuse vers l’acte suivant.

Marshal est évidemment le père de Garret et ce dernier continue d’essayer de nous expliquer l’univers, sans le faire : il fait référence à des fronts lointains, à des ennemis à proximité, à une demi-lune rouge et à ce qu’il s’est passé il y a onze saisons de ça. Humph.

Talon l’abandonne pour aller à la taverne du coin où elle est vite repérée : elle est nouvelle en ville, et un vieux la voit, ainsi que Janzo, qui confectionne les boissons pour tout le monde. Elle s’en fait vite un allié malgré sa drague lourdingue et elle lui demande de faire boire un autre nouvel arrivant : Toru Magmoor, le tueur de sa famille. OK.

Elle monte dans sa chambre et se fait suivre par une blonde elle aussi effrayée de Magmoor. On en arrive alors à la première vraie scène passionnante de l’épisode où les deux sympathisent malgré Talon. La blonde dont je n’ai pas retenu le nom apporte un bon humour à l’ensemble, et il était temps on va dire. Talon accepte de la ramener chez elle et découvre qu’elle vit avec Garret. Eh oui, Garret est en couple, surprise. Allez, pourquoi pas.

Talon décide ensuite d’aller se venger de Toru et le suit de la sortie de l’auberge jusqu’à une ruelle où il s’arrête pisser. Malgré tout ce qu’il a bu, Toru a les idées encore assez claires pour découvrir l’identité de Talon perdant bien trop de temps à ne pas découvrir qui a pu payer les hommes qui ont tué tous son village. Les deux en arrivent à s’entretuer à coups de couteau. C’était surprenant de voir Talon se faire défoncer comme ça alors qu’elle est l’héroïne, mais évidemment, elle ne meure pas tout à fait tout de suite et est même secourue par un homme mystérieux. Côté théorie, ça peut être Garret (ça correspond au gabarit) ou ça peut être l’homme qui l’avait déjà sauvée quand elle était petit, parce que miracle, il est aussi à l’Outpost, tant qu’à faire !

Quant à Toru, il nous fait le coup de « Omar m’a tuer » en écrivant avec du ketchup son sang qu’il faut dire à Dred qu’il en reste un(e). Et le pire, c’est que le mystère prend bien sur moi, je suis curieux de voir la suite à présent, alors que la qualité globale n’était pas trop là.

Saison 1

Reverie – S01E06

Épisode 6 – Pas de Deux – 16/20
Encore un bon épisode mêlant savamment une intrigue à la semaine plutôt classique et attendue étant donné le contexte de la série avec une intrigue de fond qui développe plus précisément les personnages et leurs dynamiques. Il est surtout question de Mara dans cet épisode, mais il faut dire qu’il y a beaucoup à faire avec elle aussi !

> Saison 1

06.jpg

Are we still talking about why Holly’s in an empty theatre?

Cela fait une éternité que j’attends cet épisode, au point qu’il est devenu lui-même une rêverie. Ce n’était pas une idée brillante d’avoir une pause d’une semaine, même si c’était la fête nationale et qu’il n’y aurait eu personne devant. Je ne suis pas sûr que ça change grand-chose à leurs audiences, malheureusement. Pourtant, l’épisode revient sur le concept en le développant une fois de plus : cette semaine, nous suivons une femme en fauteuil roulant, Holly, qui utilise le programme Rêverie pour être une ballerine.

Ils auraient pu embaucher une actrice capable de danser, mais non, ils trichent avec des plans pas si larges et des jeux de lumière pour nous faire croire qu’elle danse, mais bon, qu’importe : elle reste dans sa rêverie, au grand désespoir de sa sœur, Vivan.

En arrivant dans son bureau, Mara découvre qu’un psy l’attend, et c’est un psy qu’elle connaît bien. Il s’appelle Chris et elle l’a ghostée il y a 19 mois en ne répondant pas à ses SMS. Il est laid comme tout (bon, j’imagine qu’il a un charme, mais non quoi), mais assez clairement, il y a du flirt entre eux et Paul s’en montre jaloux, se renseignant sur Chris auprès d’une Lexi toujours aussi associable et d’un Charlie pas très éloquent.

Bien sûr, Chris est donc le psy d’Holly et il s’inquiète pour sa patiente qui passe de plus en plus de temps dans sa rêverie. Ancienne danseuse, Holly a eu un accident de vélo lui faisant perdre l’usage de ses jambes, et elle utilise donc la rêverie pour pouvoir remarcher et danser. La situation est plutôt un cas classique de ce qu’on pourrait imaginer faire avec une telle machine, je trouve, donc ça fonctionne bien. Le problème, c’est qu’Holly en est à seize heures consécutives et tout le monde s’inquiète pour sa santé après autant de temps dans la rêverie. Mara essaye donc de la convaincre de se réveiller, ce qui devrait être simple, mais Holly refuse de la suivre.

Mara se lance donc dans une grosse enquête pour la comprendre, utilisant Paul et Chris au passage, ce qui permet aux deux de se rencontrer à l’écran. Ils proposent de se servir de Vivian pour obtenir plus d’informations sur Holly, et sur son ex Zeke.

Chris en profite pour passer un peu de temps avec Charlie qui nous confirme qu’en plus d’être psy, il est bien l’ex de Mara. Et malgré leurs différends évidents (enfin, elle l’a ghosté après la mort de sa sœur quoi), ils prennent malgré tout le temps de dîner ensemble pour parler de leur patiente commune… et de leur relation. Mara se compare immédiatement avec Holly, parce qu’elle a ressenti son besoin de solitude.

Ils reprennent ainsi une belle relation et le flirt entre eux est évident, mais il la rejette. Ce n’est pas plus mal parce que comme ça, elle peut parler à Paul plus vite et retourner auprès d’Holly pour prendre un cours de danse avec elle. Elle en profite pour obtenir plus d’infos sur Zeke et sur ce que cache Holly dans sa loge. Malheureusement, celle-ci se braque une fois de plus et s’enfuit, forçant Mara à revenir dans la réalité.

Elle peut ainsi parler avec Zeke qui lui dit n’avoir jamais rompu avec Holly, contrairement à ce qu’affirmait Vivian lui en voulant énormément d’avoir largué sa sœur après son accident. Ainsi donc, les choses s’éclaircissent : Mara retourne dans la rêverie et réussit à pénétrer dans la loge en utilisant une autre porte, parce que c’est l’avantage d’un rêve.

Là, elle découvre qu’Holly s’imagine également une vie avec une petite fille, Sadie, sa fille, celle qu’elle aurait eu avec Zeke en absence d’accident, parce qu’elle était enceinte quand c’était arrivé. Eh ben, elle a une vie bien horrible, pas étonnant qu’elle veuille rester dans son rêve, quitte à ce que ça la tue. Les choses s’expliquent, mais ça n’arrange pas Mara qui ne veut pas la voir mourir. Pourtant, Lexi n’est pas trop contre : cela pourrait leur permettre d’essayer de débrancher quelqu’un de force et de voir les conséquences.

Ne voulant pas courir ce risque, Mara retourne donc auprès de Chris pour avoir des informations, mais celui-ci se braque une fois de plus. Et en plus, il craque, lui disant qu’abandonner n’est pas une bonne option, et que ça ne l’était pas non plus quand elle l’a abandonné. À court d’idée, Mara retourne voir Vivian et découvre qu’elle est malade elle aussi, puisqu’elle a la sclérose en plaques.

Cela donne l’argument ultime à Mara : elle a tout ce qu’il faut pour convaincre Holly de revenir et d’abandonner Sadie, sa fille, derrière elle. Ou simplement abandonner de marcher. C’est ça ou laisser sa sœur gérer seule sa maladie.

Par conséquent, Holly danse pour la première et dernière fois avec sa fille, avant de revenir à sa vie et d’aider sa sœur à gérer ses cours de danse, devenant même prof de danse malgré son handicap. De son côté, Mara revient auprès de Chris pour gérer un peu mieux leur dernière entrevue. Elle lui promet de le rappeler un jour, quand elle aura réussi à se remettre de tout ce qu’elle a vécu. Et la série nous révèle alors que si sa sœur et sa nièce (qu’on ne voit plus du tout) sont bien mortes, Ray, son beau-frère qui les a tuées avant de se suicider, est encore en vie, dans le coma, et a foiré sa tentative de suicide. Eh ben, le pire, c’est que ce n’est pas franchement une surprise, mais je ne vois pas bien pourquoi elle lui rend visite. Il faudra attendre le prochain épisode pour avoir plus d’informations, maintenant.

> Saison 1

The Bold Type – S01E03-04

Épisode 3 – The Woman Behind the Clothes – 18/20
La série continue d’aborder des sujets d’actualité (et oui, même un an après, la série ne perd rien de sa fraîcheur) et le fait avec beaucoup de justesse, tout en rendant ses personnages attachants – même Sutton avec laquelle j’avais du mal dans les premiers épisodes. Si c’est par moment un peu trop gentil pour être tout à fait réaliste, je trouve que ça fonctionne très bien, et le coup de cœur se confirme.

Saison 1


Spoilers

03

No, that’s advertently sexist.

Le temps passe bien trop vite, ça fait déjà une semaine que j’ai vu les premiers épisodes, et j’étais impatient de voir la suite, forcément. Et ça commence bien avec Ryan retrouvant Jane et lui laissant son numéro, devant Sutton et Kat qui en profitent pour envoyer un message à Jane aperçu par Ryan. Aussitôt qu’il s’en va, Jane le rappelle pour sortir avec lui. Voilà qui commence bien les choses et permet aux trois filles de s’amuser de la situation, avant de partir chacune de leur côté pour leur intrigue de l’épisode.

Jane a une nouvelle idée d’article : elle veut faire un portrait et une interview d’Helen Wolfe, une femme travaillant au Congrès. Cela dit, son intrigue reste principalement le rencard avec Ryan cette semaine. Il l’a invité chez lui et elle s’habille avec les affaires de Scarlet pour s’y rendre, sachant bien tout ce qui se passe chez lui pour avoir lui son article. Et au moment de s’embrasser, ils sont interrompus par un SMS informant Jane qu’elle a possiblement une opportunité d’interviewer Wolfe.

Elle se rend à son hôtel pour se faire rejeter par son attachée de presse, parce qu’elle bosse pour Scarlet.

Qu’importe, elle passe directement par la secrétaire plutôt que par l’attachée de presse et obtient un rendez-vous. Tant que l’interview se concentre sur la mode, tout va bien, mais dès que Jane tente une question politique, l’attachée de presse refuse catégoriquement de laisser parler Wolfe. Oups, l’interview tourne court ; b.a.-ba du métier : prendre par surprise un politique, ce n’est pas une bonne idée.

Elle retourne chez Ryan pour se plaindre, mais ça tourne court quand elle se rend compte qu’il écrit un article sur les femmes faisant semblant d’avoir un orgasme… les choses se terminent donc mal entre eux et elle se barre ; sans article et sans mec.

Par chance, elle comprend le lendemain que Wolfe est loin d’être idiote : elle voulait un article sur son style, parce qu’elle sait à quel point ça peut servir. Chaque fois qu’elle propose une mesure controversée, elle s’applique à porter quelque chose d’hideux pour être sûre que son idée passe sans être vue car son look sera plus commenté que l’idée elle-même. Simple et efficace, jusqu’à ce que Jane le dénonce, donc. Elle trouve au moins de quoi faire un article.

Alex apprend qu’un poste se libère dans la branche fashion du magazine, et il pense aussitôt à Sutton, lui donnant le bon plan. Oh, Sutton est intéressée, mais incertaine, et forcément Richard l’appelle pour un rencard à ce moment-là.

De toute façon, elle comprend vite qu’elle peut faire d’elle-même le boulot pour être remarqué car dans le bureau de Jacqueline où elle assiste à une réunion avec Lauren et Oliver – un nouveau personnage bien pratique pour cet épisode – elle entend que ce dernier a besoin d’autant d’aide que possible pour mettre en place le défilé qui sera l’animation principale d’une collecte de fonds (présentée par Alex, ça tombe bien) 48h plus tard. Aussitôt entendu, aussitôt fait : Sutton devient aussi l’assistante d’Oliver, en plus du reste.

Elle est rapidement débordée et est forcée de poser un lapin à Richard, courant partout pour faire tout son travail – mais ayant quand même le temps d’un rencard express dans la voiture de Richard lui apportant de la nourriture et de bons conseils.

Sutton passe alors au casque pour gérer sur tous les fronts et la catastrophe arrive quand Lauren se rend compte que son assistante la néglige ; et quand Richard lui dit qu’Oliver veut quelqu’un avec de l’expérience. Heureusement, elle trouve le temps de sauver le look que les stagiaires ont donné à Alex, et son travail ne pourra qu’être remarqué après ça.

Et en plus, Jacqueline adore son travail sur une des mannequins, et elle le dit à Lauren qui ne pourra que la recommander derrière, même si elle ne veut pas perdre son assistante si parfaite. Sutton s’excuse donc auprès de Lauren, qui accepte de l’aider à obtenir son job d’assistante fashion.

De son côté, Kat a la bonne idée de vouloir lancer une application en réalité virtuelle pour le magazine, ce qui fait que Jacqueline décide de lui donner un rendez-vous avec le conseil de direction. De manière assez folle, je me rends compte seulement maintenant que tous les personnages de la série sont vraiment accro à leurs téléphones, étant toujours plongés dedans, mais bon, admettons, à quoi bon se concentrer sur les gens à qui on parle ?

Quant à la réalité virtuelle, elle peut rendre plus facilement malades les femmes ayant leur règle… dingue, je n’en avais pas la moindre idée. Quand elle en parle sur Twitter, en revanche, ça se passe mal car les haters la repèrent et la harcèlent. Elle passe alors le reste de l’épisode absorbée sur son portable alors qu’elle a une énorme présentation, mais elle fait comme si tout allait bien ; quand bien même ça inquiète ses meilleures amies.

Juste avant la présentation, elle découvre que les haters partagent toutefois une photo d’elle à moitié nue, datant de ses vacances. La réunion est donc une catastrophe puisqu’elle a l’impression que tout le monde est en train de regarder la photo, mais heureusement pour elle, Jacqueline est assez sympathique pour lui laisser 24h de plus avant de reprendre la présentation. C’est un peu abusé cette boss toujours pleine de solutions pour ses employées, et à leur écoute, et ce conseil d’administration qui revient dès le lendemain comme si de rien n’était… ça fait presque rêver, un monde où tout va bien dans le meilleur des mondes !

En revanche, le meilleur des mondes ne se trouve pas sur Internet : les trolls trouvent son adresse et la partagent sur internet, surtout qu’elle a eu la mauvaise idée de s’attaquer à certains d’entre eux. L’experte en réseaux sociaux est ainsi complétement débordée : elle demande conseil à Adena et accepte le réconfort de Jacqueline, avant de trouver une idée pour se protéger. Outre les blocages de tous les comptes de troll, elle prend le temps de parler à une femme l’ayant soutenu, Emily Ramos. Celle-ci a une agence de réalité virtuelle, accepte de tourner un spot avec Kat pour rappeler de tweeter avec gentillesse et aussi de travailler avec Scarlet, tant qu’à faire !

En cliffhanger, Kat reçoit des messages d’Adena qui veut la voir en personne pour lui parler de quelque chose, alors que Jane reçoit un mail de Ryan avec son article… qui a bien changé du brouillon vu plus tôt dans l’épisode. Les deux finissent donc l’épisode en s’embrassant.


Épisode 4 – If You Can’t Do It with Feeling – 16/20
La série perd quelque peu en crédibilité dans cet épisode et va très vite dans plusieurs de ses intrigues, ce qui lui vaut ces quelques points de moins, mais dans l’ensemble, ça reste hyper solide et bien trop intéressant. Ces personnages apportent un point de vue rafraîchissant et pas assez… vu dans les séries, alors je suis content de m’être enfin motivé à la regarder.

Saison 1


04.jpg

I had fun twice, actually.

Sutton attend le retour de Jane à l’appartement, en parlant avec Kat… et est choquée de voir qu’elle revient avec Ryan, et qu’elle est tellement pleine de vigueur dans son baiser avec qu’elle ne la voit pas, casse une lampe et finit directement au lit avec lui. Jane est donc une femme nouvelle le lendemain, parce qu’elle a clairement eu son premier orgasme ; et tout ça est fait sur le ton de l’humour, alors pas un instant ça paraît intrusif – pourtant ça l’est complétement. On part ensuite sur la structure classique où chacune a son intrigue, mais ça marche suffisamment bien pour que je ne boude pas mon plaisir.

Dans cet épisode, Jacqueline apprend à Jane qu’elle a été repérée pour son article sur Wolfe et qu’elle a l’opportunité de présenter un panel à un atelier d’écriture sur comment être journaliste. Elle doit donc prendre des photos mais est interrompue dans celles-ci par Ryan venant la voir pour avoir quelques infos sur leur nuit passée ensemble. Elle lui parle de son panel pour aussitôt le regretter : il décide de venir la voir.

Aussitôt, ses amies comprennent que la relation de Jane et Ryan est en train de passer un cap, déjà, et envisagent à leur tour de venir au panel. Jane est pourtant déjà assez stressée de savoir que Jacqueline y sera, et Sutton en rajoute une couche : en effet, Richard s’y rend aussi parce qu’en parallèle, Jacqueline lui a demandé de parler au conseil pour leur dire qu’elle voulait étendre le magazine aux sujets politiques, notamment avec des journalistes comme Jane. Pas de pression, bien sûr…

Au panel, Jane est habillée tellement sérieusement qu’elle semble avoir pris 20 ans dans la tronche d’un coup, mais ce n’est pas plus mal : certes, il est question des auteurs de moins de trente ans, mais les trois autres du panel sont tous bien plus expérimentés qu’elle. Et le look ne suffit pas à ce qu’elle ne se sente pas à sa place : elle n’arrive pas à parler autant qu’elle le voudrait et se sent bien ridicule, ce qui est encore pire puisque Jacqueline était là et qu’Alex devait écrire un article sur elle.

Elle passe donc l’épisode à s’excuser auprès de tout le monde la réconfortant et la rassurant, et elle ne regagne confiance en elle que lorsqu’elle voit qu’une autre paneliste a tweeté ce qu’elle disait. C’est suffisant pour lui rendre le sourire… et pour qu’elle retourne passer une nuit torride en compagnie de Ryan.

Kat a rendez-vous avec Adena et prend du temps sur sa journée de travail pour la voir, parce que pourquoi pas. Le problème c’est que Kat se fait des films immédiatement quand Adena veut juste une lettre de recommandation de Scarlet pour son visa. Ah, la copine d’Adena obtient aussi un nom : Coco, et elle bosse en France.

Kat passe beaucoup de temps de l’épisode à tourner en rond et à ne pas savoir quoi dire d’Adena, mais Sutton lui conseille simplement de retrouver Adena quelque part et de lui poser des questions pour écrire la meilleure lettre possible – et aussi pour voir si elle se sert simplement d’elle. En plus, ça fait plaisir à Adena de voir que Kat prend les choses au sérieux. Et miracle ! Adena conseille à Kat de ne pas rester uniquement son téléphone. Bon, ça finit par être surjoué quand elle lui confisque son téléphone comme si c’était une enfant (ce qu’elle est, pour le coup, sur ce moment) et que Kat est émue aux larmes par un simple joueur de violon dans la rue, mais l’idée est sympa et plus que nécessaire après les premiers épisodes.

Malheureusement, leur nuit finit mal quand Adena parle dans sa langue au téléphone avec sa mère et qu’un passant la critique parce qu’elle ne parle pas anglais. Le racisme de rue est clairement quelque chose auquel Adena semble habituée, mais Kat ne l’entend pas du tout de cette oreille et demande à l’homme de répéter : la tension grimpe vite et elle finit par frapper l’homme quand il insulte et pousse Adena. La police passe à ce moment-là, Adena s’enfuit discrètement et Kat se retrouve arrêtée bien vite, forcément. Un chouilla précipité comme scène, mais malheureusement, ça reste crédible.

Pas comme le fait que ce soit Jacqueline qui aille la libérer de prison le lendemain, mais bon. Il est toutefois crédible qu’elle ne connaisse pas d’autres numéros par cœur, même s’il est intrigant qu’elle connaisse celui de son boulot par cœur. Adena vient lui rendre son téléphone, évidemment, et elles ne se séparent pas en super bon terme, puisqu’Adena remarque qu’elles ne viennent pas du même monde. Heureusement, super-Jacqueline fait les choses bien et ouvre les yeux de Kat sur la situation risquée d’Adena.

Jacqueline en profite pour saisir l’opportunité et annoncer à Richard que Scarlet aura désormais des pages politiques (comme les jeunes, elle refuse de demander la permission et fait, tout simplement). Le premier papier ? Il sera de Kat, évidemment.

Et il reste à cette dernière à aller voir Adena pour lui donner sa lettre de recommandation et lui dire ce qu’elle ressent… ce qui termine par un baiser dans la rue devant chez Adena. Là encore, c’était un brin rapide, mais c’était joyeux, et on aime la joie, pas vrai ?

Sutton apprend qu’Oliver veut la voir et s’imagine déjà embauchée, mais tout ce qu’il lui demande c’est un tableau de styles pour savoir comment elle voit la mode et pour lui faire « ressentir » quelque chose. Elle le remercie de considérer son CV et s’en étonne, mais il lui assure que Lauren l’a chaudement recommandée quand elle lui a donné son nom, ainsi que celui d’une autre fille n’ayant aucune expérience. Oui, évidemment, c’est un quiproquo et Sutton est la fille n’ayant aucune expérience. Et elle ne peut pas en caser une pour le lui dire.

Elle envisage donc de le détromper, mais Kat lui conseille plutôt de profiter de la situation. Bien sûr, Jane conseille le contraire, mais Sutton préfère suivre ce que dit Kat… et se retrouve à mentir complétement à une collègue.

Le problème, c’est qu’Oliver tombe sur Richard qui vend la mèche et donc, ça compromet complétement la candidature de Sutton qui passe pour une menteuse, à juste titre, même s’il a refusé de la laisser parler. Loin de se laisser complétement démonter, Sutton passe la nuit à faire un nouveau tableau, un qui ne soit pas numérique mais fait de tous les vêtements qu’elle a personnalisé depuis des années.

Et comme il n’a pas non plus de diplôme, il est touché par la proposition de Sutton et lui offre donc le job. Ah, le monde merveilleux des séries et des cris de joie.

Saison 1