Reverie – S01E02

Épisode 2 – Bond. Jane Bond. – 18/20
Je réajuste un peu la note par rapport à la semaine dernière où je surnotais : on est sur une série de network après tout, c’est prévisible et souvent cliché… mais tout passe bien. La série répond parfaitement aux attentes qu’elle suscitait, avec une intrigue de la semaine n’empêchant pas le développement d’autres histoires en fil rouge et pour accentuer les dynamiques entre les personnages. J’adore, tout simplement.

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Then I’m gonna need a fancy dress and a gun.

Qui dit épisode 2 dit « grand test » pour voir si la série sera aussi bien que je l’espérais après visionnage de son pilot ou si elle va se perdre en chemin et proposer quelque chose de plus insipide. Autant dire que le suspense est à son comble quand je lance ce genre d’épisode ! Le résumé/générique est assez sympathique et donne une bonne idée générale du début : ça reste un début assez prévisible pour les amateurs de SF de toute manière ; mais on est sur NBC, il ne faut pas en attendre autre chose.

La première scène voit une jeune femme en pleine dépression décider de faire appel à Reverie pour changer de vie et comme je le soupçonnais la semaine dernière, son aventure rêvée commence dans la bibliothèque du générique qui est le point d’ancrage pour repérer les rêves. La femme ayant demandé à vivre une aventure, elle se retrouve dans la peau d’un espion et est chargée d’arrêter un bio-terroriste hyper dangereux qui prend l’apparence… d’un homme qu’on a vu en photo chez elle.

L’intro est un peu longue et là aussi on est bien dans les clichés, pour ne pas dire la parodie, des films d’action et des séries procédurales, mais la structure onirique de la série le justifie bien – ça l’excuse de tout, finalement. Bien sûr, Rachel, la femme se prenant pour un espion, est notre cas de la semaine et permet de bien comprendre la chronologie des événements pour un client de Reverie, offrant un peu plus de mythologie à la série.

Toujours perturbée par sa vision de la veille, Mara passe une sale nuit et est appelée à Reverie pour sauver Rachel qui est pourtant entrée dans son rêve la veille. L’équipe lui confie rapidement les informations essentielles – notamment le problème cardiaque de Rachel qui risque bien de la tuer si elle continue à prendre autant son pied dans ses rêves – et lui offre un bureau, avec en plus un espace personnel pour s’endormir.

Très vite, Mara se retrouve donc un casino rêvé et rencontre Rachel mal en point. Elle la libère d’une prise d’otage dans les toilettes en quelques secondes, puis suit Rachel dans une chambre d’hôtel où elle trouve un ticket de caisse lui indiquant de se rendre dans une marina. Il est marrant comme tout de voir le personnage de Rachel courir dans tous les sens alors que Mara montre rapidement des signes de fatigue à la suivre (et ce, même si elles sont toutes les deux en train de dormir et que Mara est censée maîtriser sa respiration). Cela permet un rythme infernal qui fait que l’épisode se déroule très vite et ne laisse pas le temps de se marrer du « jeu » prévisible du rêve de Rachel. Cette dernière refuse bien sûr de se réveiller, donc Mara se réveille pour se confier à Paul.

Deux choses à retenir de cette scène : d’abord que la machine reconnaît désormais Mara comme une « joueuse » (à défaut de meilleur terme), ce qui permet aux seconds rôles du rêve de la reconnaître, lui parler, la menacer. Ensuite, que les jeux d’espionnage sont très à la mode dans Reverie. Je suis à peu près aussi surpris que Mara, ce n’est pas ça que je demanderai en premier si je pouvais choisir n’importe quel rêve. Après, on est toujours sur un grand network, ça limite les possibilités.

Comme la semaine dernière, Mara utilise ensuite les ressources d’Onira Tech pour se renseigner sur Rachel grâce à Dylan, l’intelligence artificielle. Dylan révèle un mini-bout de son passé avec Lexi, ce que Mara entend bien évidemment, mais donne aussi le nom de l’école (merci pour le Bingo, point 8 !) où Rachel travaille. Cela permet à Mara de convoquer son collègue, même si elle est aussi perturbée en cours de route par une nouvelle vision de Brynn, qu’elle pourchasse dans les couloirs d’Onira – sous le regard inquiet de Charlie.

Paul la contacte donc, inquiet de possibles effets secondaires. Il la rassure autant que possible sur le fait que ce n’est que temporaire, mais il lui donne malgré tout des médicaments (c’est con, elle a tout jeté la veille) et lui conseille de cacher les photos le temps que ça passe. Bon, ces effets secondaires et hallucinations sont la conséquence de l’implant qu’elle a reçu dans le bras, mais ça me paraît encore trop simple pour que ce ne soit que ça. On verra bien.

Anton, le collègue de Rachel, révèle qu’elle a changé du tout au tout du jour au lendemain. Ce n’est pas bien passionnant, mais ça donne de nouvelles données à Mara qui doit retourner dans le rêve de Rachel, cette fois avec une robe et un flingue codé par Paul. Cela lui permet de continuer à gagner la confiance de Rachel et mener son enquête sur l’événement de son passé qui a bien pu la traumatiser au point de lui donner envie d’être une espionne.

Malheureusement, elle perd sa confiance en lui demandant d’arrêter le jeu pour se réveiller. Mise de côté, Mara est forcée de revenir à Onira Tech, où Charlie lui présente Monica, qu’on a vue la semaine dernière en tant qu’investisseur. Elle est toujours là pour ça et ce n’est pas bien intéressant pour l’instant. Il est plus sympa de voir Charlie s’inquiéter pour Mara et Monica l’interroger sur le pourquoi de cette inquiétude. Cela donne l’impression que les personnages commencent à évoluer de manière sympathique.

L’état de santé de Rachel étant stabilisé, Mara peut rentrer chez elle et être de nouveau hantée par les éclats de rire de Brynn. Elle suit les conseils de Paul, avec médicaments et photos cachées. Cela semble la calmer pour le moment, donc elle reprend ses recherches avec Dylan le lendemain. Elle comprend rapidement que Vader, le méchant après qui Rachel en a dans sa rêverie, est en fait le père de celle-ci. Pour obtenir plus d’infos, elle a alors besoin de hacker un ordinateur et plutôt que de demander à Dylan de le faire, elle se sert de Lexi.

Il fallait bien qu’on commence à la connaître un peu mieux : c’est donc une immigrée qui a obtenu sa Green Card parce qu’elle était un génie et elle n’apprécie pas beaucoup Mara lui posant des questions sur Dylan. Bref, Mara retrouve la photo de Vader déjà vue plus tôt et demande à Charlie de faire ce qu’il peut pour retrouver l’homme et apporter des réponses à Rachel : il s’agit donc probablement de son père qu’elle n’a jamais connu, jamais rencontré, jamais vu autrement que sur cette photo.

Cette demande passée, Mara retourne auprès de Rachel car elle a fini de la psychanalyser : elle a compris que Rachel se débarrassait de tout le monde dans sa vie avec l’espoir que quelqu’un reste auprès d’elle malgré tout. Comme d’hab (oui j’ai déjà mes habitudes), on est sur une écriture toute simple, mais c’est addictif malgré tout.

Rachel tombe alors sur Vader et espère bien avoir quelques réponses – alors que Mara semble s’en foutre royalement de la condition cardiaque de Rachel maintenant qu’on approche des réponses. Oui, sauf que les réponses, Vader n’en a pas. Il n’est qu’une fraction de l’imagination de Rachel après tout, et celle-ci craque complètement face à lui. Elle finit par accepter de se réveiller, comprenant que ses réponses ne seront pas dans la rêverie.

De son côté, Charlie se débrouille pour retrouver le père de Rachel grâce à la bague qu’il portait sur la photo que Rachel avait sur son ordinateur depuis la mort de sa tante – mort qui l’a plongée dans cette dépression puisqu’elle a découvert cette photo de son père dont elle n’avait jamais entendu parler avant. Cela permet un happy ending pour Rachel qui retrouve son père grâce à un ami de celui-ci. Et malgré le deal que l’homme avait passé avec la mère de Rachel, il souhaite apprendre à mieux la connaître et lui présenter sa famille. Ah les happy endings de networks.

Mara continue de vouloir développer une relation avec Lexi… et ça commence à faire son effet. Paul lui explique que Dylan était son frère jumeau, ce qu’on avait tous deviné assez facilement. La fin d’épisode voit Mara seule chez elle recommencer à entendre Brynn et décider d’entamer le dialogue avec elle. Reste à voir à quoi ça servira, mais après tout si Lexi continue à parler à son frère, il n’y a pas de raison qu’elle ne fasse pas pareil.

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The Crossing – S01E09

Épisode 9 – Hope Smiles from the Threshold – 16/20
Encore un très bon épisode pour la série. Il fait beaucoup avancer les choses, au point que j’ai parfois eu l’impression qu’une conclusion satisfaisante à la série pouvait être apportée lors du double épisode final (diffusé samedi prochain aux USA)… mais comme par ailleurs le mystère s’épaissit encore plus sur d’autres aspects, c’est très peu probable. En tout cas, c’est un voyage prometteur et engageant cette série. On est sur un divertissement bateau, mais j’aurais aimé plus d’épisodes pour avoir le fin mot de l’histoire…

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Spoilers

09

We’re leaving tonight.

Rien de tel pour terminer la journée que de poser son cerveau pour regarder un nouvel épisode de cette série pas trop prise de chou. On reprend en 2194 lorsque Rachel, la fille de Rebecca se fait enlever. Rebecca fait le choix de suivre Caleb malgré ses doutes sur la survie de Rachel et c’est l’occasion pour nous de voir tous les voyageurs du temps réunis dans un grand hangar où ils écoutent leur sainte bergère… Le Dr Hahn de Grey’s Anatomy, qui a fini en prison la semaine dernière. AHA. J’ai directement reconnu sa voix, et je sentais bien qu’on nous cachait une histoire du genre.

On découvre enfin ce qu’il s’est passé le jour où ils ont décidé de retourner dans le passé : Reece a débarqué auprès de Dr Hahn pour lui expliquer que les Apex étaient au courant du hangar dans lequel tous les réfugiés tentaient de se cacher. Faut dire qu’il y avait une sacrée file d’attente devant quoi… Les Apex ont commencé à attaquer, créant un mouvement de panique forçant tout le monde à se rendre dans le passé.

Dans le présent, la bergère de nos réfugiés, le Dr Hahn dit s’appeler Mary Smith et ne pas avoir de papier. Jude ne met pas longtemps à la soupçonner de lui cacher des choses. Il tente de lui faire avouer qu’elle vient du futur, et face à son refus d’obtempérer, il la « libère »… c’est-à-dire qu’il lui rend son sac, avec de quoi la tracer. Cela lui permet de découvrir sa « maison » dans laquelle elle fabrique ce qui ressemble à une bombe, parce que bien sûr Mary ne prend pas le temps de regarder dans son sac. Enfin Mary… Elle lui avoue s’appeler Diana et se met enfin à parler, apportant pas mal de réponses.

On apprend que Grace, sa femme, et elle ne devaient pas voyager à l’origine, mais que face à l’arrivée des Apex, elles ont choisi leur instinct de survie. Mal leur en a pris : elles n’ont pas calibré la machine faute de temps et c’est ce qui expliquent leur arrivée dans l’eau.

À son arrivée sur la plage, Diana a on ne sait comment réussit à s’échapper par peur d’être incarcérée. Elle avoue aussi qu’elle n’a pas revu sa femme, qu’elle est responsable de la première vague et que la machine qu’elle a construit permet de détecter l’arrivée d’autres voyageurs du futur – au cas où. Normalement, sa machine est détruite en 2194 et elle a laissé plein de gens mourir derrière elle. Elle peut toutefois identifier Lindalauer comme « Noah » et la femme de Paul comme « Eve ». Et Jude semble s’en foutre royalement d’avoir enfin trouvé la responsable de la mort d’Emma.

Au campement, Rebecca parle avec sa nouvelle amie/gourou, Naomi, qui lui assure qu’elles partiront le soir même, après l’avoir consolée. La mission s’avère plus compliquée que prévu puisque les gardes renforcent la sécurité, bien évidemment. En plus, il y a des tags WDTL qui commencent à surgir sur les cabanes, alors c’est gênant – « We Deserve To Live ».

Naomi raconte au remplaçant d’Emma qu’un tremblement de terre est sur le point d’arriver au Pérou : son but est de prouver son utilité et sa capacité à marchander des informations avec le gouvernement. Sans surprise, le tremblement de terre a bien lieu et le remplaçant d’Emma, Bryce, ment ouvertement à Lindalauer qui s’en rend compte, mais a d’autres chats à fouetter quand Eve le prévient que Diana est désormais dans le présent.

Caleb essaye de garder le contrôle du mental de Rebecca qui part en vrille : il se rend compte que Naomi la manipule et il veut l’aider à ne pas se faire avoir, tout en voulant garder sa femme. Logique. Comme ça ne fonctionne pas, il menace ensuite Naomi avant de revenir auprès de sa femme pour s’excuser de ne pas avoir pu l’aider à empêcher Rachel de se faire enlever. Le problème, c’est qu’il la braque plus qu’autre chose en parlant de Naomi.

De son côté, Hannah explique à Roy que Paul ne peut pas avoir tué Emma, mais Roy est coincé : il ne peut être vu à lui parler trop longtemps. De son côté, Paul est encore en vie et Eve s’occupe de lui. Bien sûr, il soupçonne Eve… Elle le garde prisonnier, ne lui dit pas qui a tué Emma et lui reproche de poser trop de questions sans lui dire toute la vérité. Qu’à cela ne tienne, dès qu’elle a le dos tourné, Paul passe un coup de fil à Jude pour lui dire ce qu’il a été forcé de filmer dans l’épisode précédent. Il ne lui donne pas plus d’explications que ça et est bien inutile.

Enfin, Jude comprend quand même que tout le monde risque de mourir au campement et il demande l’aide de Diana pour avancer plus vite jusqu’à ce qu’il soit interrompu par « Jennifer Doyle du FBI », c’est-à-dire Delilah, assassin du futur. Il lui cache comme il peut la présence de Diana – qui est la seule raison de sa présence.

Pour cela il l’amène chez MA où Diana révèle pouvoir créer une nouvelle machine dissimulant la présence de tous les réfugiés qui se seront d’ici là évadés du camp grâce à Jude et Nestor. C’est un plan ambitieux, mais pourquoi pas.

Au campement toujours, Hannah s’excuse auprès de Roy, mais ça ne mène nulle part. Bryce revient parler à Naomi qui marchande à quitter le campement en échange d’autres informations pouvant le rendre triste. Le soir, elle organise une nouvelle réunion avec ses disciples autour de 150 bougies. Grâce à l’aide d’un autre garde du HSI, le groupe peut s’enfuir… mais pas s’en tirer sur Bryce qui finit au sol.

Caleb s’inquiète donc pour Rebecca et hurle son nom, la transformant immédiatement en suspecte et révélant qu’il en sait plus que prévu.

Enfin, Lindalauer culpabilise du tag WDTL qui lui rappelle les tags anti-Apex : il se sent enfin du mauvais côté, mais Eve lui affirme qu’ils sont du bon côté et que c’est nécessaire, alors qu’ils continuent de faire des recherches pour créer les Apex. Bref, ils sont en train de créer le futur qu’ils voulaient éviter… et il est révélé qu’il a une fille, cryptographe, qui n’est autre que… Rachel. AH ? Diana nous avait bien dit en début d’épisode qu’il y avait un enfant avec la première vague après tout, alors qui d’autre.

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La FOX arrête de nous Ghosted (et envisage une saison 2 ?!)

Salut les sériephiles !

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Grande nouvelle – dont on a déjà parlé sur Twitter, OK ! – ce week-end : Ghosted a enfin décidé d’arrêter de nous ghoster ! Et oui, ça y est, la FOX a officiellement annoncé la suite de la diffusion de la saison 1 de cette série. Et sans la moindre logique, après avoir annulé quasiment toutes les séries intéressantes de sa grille, les voilà frileux la concernant. Oui, oui, vous avez bien lu, même si en neuf mois on a eu droit à neuf épisodes (bon, dix en fait, mais j’y reviens ensuite), la série n’est toujours pas annulée alors que tout le monde la pensait déjà enterrée et ils envisageraient même de la renouveler si l’audience est au RDV (peu probable, quand même).

La série revient pour ses épisodes 10 et 11 dimanche prochain aux États-Unis, donc le lundi 11 pour nous. La FOX étant la FOX les deux épisodes inédits ne seront pas diffusés bout à bout comme le veut la logique, mais avec un épisode d’une autre comédie entre les deux… C’est sûr que ça va aider les audiences à la suivre, ça. Elle continue ensuite avec un épisode le dimanche suivant, et encore un la semaine d’après. Et ensuite, mystère, il restera trois épisodes qui n’ont pas de date diffusion annoncée. Autrement dit, il y a de fortes chances que la série nous ghoste une fois de plus, mais on va faire comme si de rien n’était et être ravi de cette bonne nouvelle.

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Ce n’est pas tout, bien sûr. Vous noterez que plus haut je vous ai parlé d’un épisode 10 déjà diffusé et d’un épisode 10 le week-end prochain… La bonne blague, c’est qu’ils n’ont pas le même titre et ne sont a priori pas les mêmes. Ouep, la prise de tête est réelle, il y a donc deux épisodes 10 distincts et c’est fort dommage, parce que l’épisode 10 que j’avais vu fin mars était assez chouette, avec ENFIN un retour au fil rouge et des avancées dans l’intrigue d’une comédie qui peinait trop à se mettre en place. En même temps, cet épisode 10 doit avoir fuité je crois, car il est sorti de nulle part et n’avait pas de date clairement associée à lui… il est désormais classé en « saison inconnue » sur IMDB. C’est dire à quel point c’est n’importe quoi côté diffusion ! Comment on en est arrivé là exactement ?

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Malgré des audiences pas trop mauvaises à l’automne, la série a subi un changement de showrunner (Paul Lieberstein replaçant Kevin Etten) et de ton à sa mi-saison qui a provoqué tout un tas de remous en coulisses – ça et la FOX qui a décidé de diffuser Brooklyn 99 à sa place en mars, sans donner d’explication et pour mieux annuler cette dernière, comme chacun sait maintenant. Sur la comédie en elle-même, je dirais que les dix épisodes que j’ai vus sont inconsistants : il y en avait des très bons et d’autres moins ; il y a un fil rouge que tout le monde oublie pendant sept épisodes ; un humour qui ne prend pas toujours et des situations plus ou moins réussies. Sur le papier, pourtant, la série avait tout pour elle, que ce soit l’originalité ou le casting. Cela rappelle l’échec de Powerless la saison dernière, avec quand même pour Ghosted d’avoir trouvé plus rapidement de quoi faire rire.

Bref, si la diffusion des épisodes sur chaîne est bon signe vis-à-vis d’une éventuelle saison 2, elle est tellement chaotique que ça reste peu probable de revoir ces personnages l’an prochain sur nos écrans… D’ailleurs, pour ne rien arranger, Amber Stevens West, c’est-à-dire Annie (à la fois love interest et possible meilleur personnage de la comédie), est embauchée en septembre dans Happy Together sur CBS. Et puis, ce serait clairement du foutage de gueule de renouveler Ghosted mais de laisser Lucifer sans fin. FOX n’est plus à ça près, j’imagine.

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Est-ce que je regarderai ces épisodes ? Le pire, c’est que oui… Peut-être pas en suivant la diffusion hebdo pour réviser tranquille, mais oui, évidemment que ça m’intéresse d’avoir la suite, car je suis resté sur un cliffhanger quand même. Après, il reste des chances que je finisse sur un cliffhanger malgré tout après diffusion des épisodes, je sais. On fera avec.

 

Ten Days in the Valley – S01E08

Épisode 8 – Against the Type – 14/20
Je crois qu’on tient là ce qui sera le meilleur épisode de la série, et ça ne vole pas bien haut malgré tout. J’ai bien aimé voir enfin certaines intrigues se conclure, mais il y a tellement d’avancées dans cet épisode, et après tellement de pauses, que j’ai presque la satisfaction d’un season finale en le voyant. Ce sera donc dur de revenir pour les deux derniers épisodes, mais je le ferai parce que bon, à ce stade, autant la finir enfin !

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Spoilers

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Gus, I know you’re innocent.

Vous savez quoi ? J’en vois le bout ! Pour de vrai ! Limite, ça me motiverait à voir plus d’un épisode cette semaine, mais j’en doute, j’ai des révisions à faire ce week-end aussi. Quoiqu’il en soit, c’est parti pour le huitième jour, c’est déjà ça. Lake vit désormais dans une cabane dans les bois, où elle chante pour passer le temps et entend le téléphone de son ravisseur.

Jane passe une nuit bien agitée dans le lit de Lake dont Pete a mystérieusement disparu… pour lui faire un petit déjeuner et un semblant de déclaration amoureuse. Elle le rejette et lui dit d’aller à une réunion d’alcooliques anonymes parce qu’il pue. Pourquoi pas.

Elle parle à Bird qui lui apprend qu’il n’est plus officiellement sur l’affaire, mais qu’il continue de la travailler quand même. Elle a tout de même rendez-vous avec le commissaire Gomez, qui en profite pour la questionner sur sa relation avec Gus… et ne pas la prendre tellement au sérieux.

Il organise quand même une conférence de presse, il serait temps de s’y mettre ! Ali prend le temps de s’engueuler avec son mari, toujours sur son article, puis de venir chez Jane chercher on ne sait pas bien quoi et partir dans quelques flashbacks. Mouais. Son mari ferait mieux de se dépêcher à écrire son article, parce que la police est en train de lui voler le scoop.

La conférence de presse a donc lieu et Jane est forcée de lire un discours qui ne lui plaît, le changeant sans surprise pour faire passer le message à Gus qu’elle le sait innocent. Hop, la police lui coupe la parole – en même temps, elle n’a plus rien à dire – et la fait sortir de la salle… pour mieux la laisser dans un couloir juste à côté de l’entrée des journalistes qui sont toujours là et ne viennent pas vers elle. BEN VOYONS.

Bon, en tout cas, ça y est, la relation secrète de Jane est désormais connue de tous, y compris de Pete qui la lui reproche. Gomez veut la garder à tout prix et ça mène à de passionnantes scènes de Jane assise au commissariat, ou à Jane essayant de convaincre Matt d’écrire une série ou un personnage noir américain et gay, comme lui. Oui, parce que Matt vient lui dire qu’elle a fait de la merde à la conférence de presse, surtout qu’elle a annoncé la fin de la série sans consulter personne. Et juste après ça, Matt voit son assistante, Mack, flirter avec sa copine Amira, la nana en charge du discours de Jane à la conférence de presse, sauf qu’Amira n’assume pas du tout sa relation au travail.

Gomez reçoit la visite d’un supérieur qui n’aime pas bien la conférence de presse faisant passer Gus pour une victime dans l’affaire, alors qu’il est censé être coupable. La conspiration n’en finit plus. De son côté, Gus est rapidement repéré par un marchand grâce à la conférence de presse, mais celui-ci lui laisse une heure pour faire ce qu’il veut, et notamment envoyer un colis à Jane, parce qu’ils sont apparemment amis.

Bird continue donc son enquête dans son coin et ce n’est pas bien passionnant, mais ça le ramène au commissariat à temps pour le moment où Gomez reçoit l’appel du marchant ayant reconnu Gus. Bird oriente les recherches vers la cabane qui était en fait à Quinn, puis récupère en toute discrétion dans le bureau de son supérieur son arme de service et son badge pour enquêter sur un bijou. Et ça le mène sur la piste de Gomez qui serait donc Red. C’est gênant – et tellement prévisible, je pensais qu’on le savait déjà, mais peut-être pas.

Pendant ce temps, Lake est endormie dans sa cabane pour être amenée ailleurs, parce que la police est évidemment à ses trousses, avec Jane en plus ! C’est dire. Oui, elle s’est encore débrouillée pour être là, parce qu’il faut qu’elle soit partout, tout le temps. Elle ne me manquera pas quand je finirai la série.

Gomez, Jane et un seul officier arrive à la cabane et attendent désespérément des renforts qui n’arrivent jamais pour intervenir. Du coup, c’est à la nuit tombée et sans renfort qu’ils interviennent. Gus leur tire dessus en affirmant son innocence, comme si on pouvait y croire. Jane parvient à le convaincre de le sortir de sa cachette et pan, il se fait sniper. C’est con.

Bon, il a pris le temps de tirer sur Gomez avant, mais pas assez pour le tuer, juste pour le blesser. Bird débarque sur la scène pile au moment où Jane apprend que Lake n’est pas dans la cabane non plus.  Et oui, elle est juste dans le coffre de Gus et c’est bon, on la retrouve enfin, tout va bien et c’est chouette, c’est un happy ending. Déjà, oui.

Le dealer de Jane, PJ, revient chez elle pour prendre des nouvelles, et il tombe sur Ali qui est ravie d’avoir l’occasion de l’interroger sur sa sœur. Franchement, ça pourrait vendre du rêve sur papier parce qu’Ali est plutôt drôle, mais en fait non. PJ regarde Ali avec des yeux beaucoup trop amoureux alors qu’elle est complétement bourrée. Il ne faut pas bien longtemps pour que les deux se mettent à coucher ensemble, alors qu’il voulait juste lui vendre de la drogue. Heureusement qu’il est censé être surveillé par la police. Ils sont surpris par Pete qui casse l’ambiance mais les relaisse tranquilles… comme si PJ allait pouvoir continuer avec Ali qui l’envoie paître (et faudra qu’on m’explique pourquoi PJ ne prend pas le temps de se rhabiller avant de sortir dans le jardin, mais bon).

Voilà, du coup, Ali n’a même pas vraiment couché avec PJ et pendant ce temps, son temps, son mari, Tom, fait le poirier, parce que c’est bien connu, ça aide à écrire des articles (non. Quoique, j’ai jamais essayé, j’avoue).

Ali finit par parler avec Pete de ses regrets et doutes… mais ils sont interrompus par l’appel de Jane leur annonçant que Lake est en vie et retrouvée. Au commissariat, Jane chante avec Lake, Gomez est pris pour un héros surtout qu’il s’est fait tirer dessus et Bird rencontre Lake.

On a aussi droit à des flashbacks sur la jeunesse de Jane, où il semblerait que son viol ne soit pas pris au sérieux par sa mère qui la traite de petite traînée. Charmant. On enchaîne sur Jane draguant le futur mari de sa sœur… et ne voulant pas coucher avec. C’est un début. Ensuite, c’est Jane et Pete que nous retrouvons, et il s’impose dans sa voiture. Merci, mais non merci.

Avec Lake retrouvée, la série perd son intérêt principal et je ne comprends pas bien pourquoi on a encore le droit à deux épisodes après ça. Le gros de l’intrigue est bouclé et c’est frustrant qu’ils n’aient pas tout fait d’un coup. À la place, on se retrouve avec Bird réintégrant le commissariat pour faire tomber Gomez. Pas franchement de quoi me faire sauter au plafond, surtout que je pense que je tenais là le meilleur épisode de la série. La prochaine fois, j’irai donc à reculons voir les deux derniers épisodes, car ce happy end anticipé n’était pas si mal et je ne sais pas si ça sert à grand-chose de tous les voir replonger dans l’angoisse une dernière fois.

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