Imaginary Mary (S01)

Ci-dessous, mon article sur les huit neuf épisodes de cette série, semaine après semaine.

Avis : Oui, je sais. Encore une nouvelle série. Je sais que je n’ai pas fini certaines saisons en cours, que je n’ai pas non pris le temps d’entamer la saison 2 de Love ou les nouveautés Netflix que je me garde pour le #WESéries à 19h, mais voilà, j’ai envie de tester Imaginary Mary.

Je n’ai absolument aucune raison de le faire, aucun nom qui ne m’a attiré l’œil dans le casting ou la production. Cela dit, je trouve le concept de l’amie imaginaire intéressant et potentiellement créateur de bons gags pour la suite. Du coup, je me lance et on verra bien.

Le premier épisode me laisse un peu sceptique, oscillant entre un bon humour et des moments gênants tant cela tente d’être drôle sans toujours y parvenir.

Attention, spoilers.

Note moyenne de la saison : 14,5/20

01.pngÉpisode 1 – Pilot – 13/20
That will never be me.

Cette série commence bien avec du Katy Perry et une voix off omniprésente mais efficace pour nous introduire le personnage d’Alice. Cette petite fille que l’on voit bien vite grandir au divorce de ses parents s’invente une amie imaginaire : Mary.

Et Mary a beaucoup à faire une fois Alice adulte : cette dernière rencontre Ben, un mari divorcé père de trois enfants et craque totalement pour lui. Quelques mois plus tard, elle se retrouve à accepter de rencontrer les dits enfants, Andy, un ado mal dans sa peau, Dora, sa sœur un peu trop bien dans la sienne, et Bunny, la petite dernière. Le stress lui fait revoir son amie d’enfance, qui à partir de là lui donne le conseil de fuir et devient cette petite voix dans sa tête qui lui donne tous les pires conseils et répliques imaginables – c’est-à-dire tout ce qui lui viendrait le plus naturellement mais qu’elle ne peut pas dire.

Le reste du pilot se concentre sur la rencontre avec les enfants, qui se passe évidemment mal, et sur ses difficultés à assumer ce nouveau rôle de mère de substitution. Bon, c’est loin d’être révolutionnaire et hyper drôle pour le moment. L’amie imaginaire est sympa, mais un certain nombre de moments essaient trop d’être drôles pour l’être vraiment, devenant ainsi un peu gênant à regarder (principalement tous les moments où Alice et Mary sont bourrées). Le personnage de Mary est un dessin plutôt marrant et je sens bien que le concept pourrait apporter quelque chose, mais il va falloir du boulot pour vraiment me convaincre.

Il y a bien des blagues qui fonctionnent (la dance mom), le problème est qu’elles étaient toutes dans la bande-annonce, comme toujours. Il est du coup dur de savoir si le rythme y est ou non, comme bien souvent dans les pilots de comédie.

Le reste du casting est bon sans être excellent, l’alchimie entre le couple principal est tout ce qu’il y a de plus banale. Les enfants sont susceptibles d’apporter un bon humour néanmoins, mais ils ont besoin d’être encore approfondis pour que cela se confirme ou non. La conclusion constitue une famille dysfonctionnelle un peu rapidement, mais c’est le rôle d’un pilot de nous créer une situation qui pourra être exploitée pour le reste de la saison.

C’est pour l’instant sans plus, mais à regarder d’un œil distrait pour voir comment ça évoluera.

02.pngÉpisode 2 – The Mom Seal – 15/20
Kidnappers do it everyday! How hard can it be?

Bon, allez, ça fait fait deux semaines et je n’ai pas spécialement eu envie de continuer. J’ai un peu de temps ce soir, alors autant les regarder et me faire une opinion plus précise sur la série.

Cela reprend mal je dois dire, avec Ben qui n’arrive pas à gérer ses enfants et demande à Alice de s’occuper de sa fille. Celle-ci accepte contre l’avis de Mary et se retrouve à demander de l’aide à ses collègues pour savoir quoi faire. Mouais, ça enchaîne les clichés, mais il y a quelques répliques drôles.

J’ai un gros problème malgré tout avec Mary : sa voix finit par me saouler tellement elle crie trop. C’est un problème de taille, je sais. En plus, Mary a tendance à disparaître de certaines scènes sans vraie explication… mais bon, c’est le principe des budgets limités.

Du côté des ados, Andy refuse de passer le permis et Ben se dispute avec lui pour qu’il le passe. Il finit par lui donner des leçons. Là encore, il y a des répliques percutantes, mais l’ensemble continue de me laisser perplexe. L’intrigue n’est pas géniale, mais les répliques le sont. C’est un bon début.

Je tiens à dire aussi que j’adore l’idée de la glace au micro-ondes et que la relation entre Andy et Alice est une bonne réussite de la série pour le moment. Dans tout ça, je suis totalement mitigé, parce que je ris plus que devant d’autres séries au même stade, mais simplement par moments. C’est genre beaucoup d’ennui et une bonne blague qui remonte carrément le niveau, quoi. THIS GIRL IS ON FIRE.

03.pngÉpisode 3 – The Parent-y Trap – 17/20
You’re being super parent-y.

Je continue d’être perplexe, mais j’enchaîne avec le 3. Un de mes problèmes reste que le jeu d’Alice n’est en fait pas si dingue, surtout quand elle parle à Mary. L’actrice n’avait clairement aucune idée d’à quoi ressemblerait son amie imaginaire…

L’intro est plutôt marrante avec le concert de flûte de Bunny et le reste de sa classe, et cela lance l’idée principale de l’épisode. En effet, Alice s’y moque de Ben qui pleure devant le talent de sa fille (qui est juste absolument une mauvaise joueuse de flûte). Du coup, le reste de l’épisode va s’attarder à transformer Alice en mère elle aussi.

Andy et sa sœur se disputent à propos de Grease. En effet, il veut auditionner pour un rôle dans la comédie musicale du lycée. Bien sûr, il est hyper mauvais acteur, parce que ce personnage est mauvais pour tout. Alice décide donc de l’aider… et il semblerait bien que les scénaristes choisissent une fois de plus de centrer leur épisode sur ces deux-là. C’est un peu embêtant quand les scénaristes se rendent compte que la meilleure alchimie de la série est Andy/Alice… mais au moins ça fonctionne à merveille.

Ben passe l’épisode à essayer de se mettre en travers de leur route, Dora (sa sœur) écrit une pièce anti-Grease (et donc pro-féministe) et Bunny est contaminée par Grease.

Sans grande surprise, Andy rate son audition, mais sa soeur lui donne son premier rôle sans la moindre hésitation. Et quand la pièce a enfin lieu dans le garage familial, Alice est en larmes à son tour. Du coup, elle est presque trop rapidement transformée en belle-mère. La série se piège un peu à aller si vite en besogne, mais c’est une bonne évolution pour l’instant.

C’était de loin le meilleur épisode pour le moment et je me sens pris au piège de cette série qui arrive à me faire rire alors que tout paraît… peu drôle, en fait. Comme c’est étrange. En plus, j’ai apprécié les trois enfants dans cet épisode (avec toujours une nette préférence pour Andy, puis Bunny, malgré tout), d’où la très bonne note.

C’est finalement Ben qui est le personnage le moins intéressant pour l’instant. C’est un peu con pour un personnage principal.

04Épisode 4 – Prom-Com – 18/20
You tried to trick me with the Andy Rule!

C’est un peu tôt dans la saison pour déjà nous parler de bal de promo, mais l’introduction de l’épisode est très réussie, de même que le reste. Je n’étais vraiment pas convaincu par les premiers épisodes, mais en fait, je suis bien forcé de reconnaître que ça me file le smile semaine après semaine. Oui, ce sourire débile des comédies.

Le problème ? Ce n’est clairement pas Mary qui me le file. Pire que tout, je considère de plus en plus qu’elle ne sert à rien. Elle n’est littéralement qu’un accessoire même plus si comique et un peu ennuyeux, qui surgit de temps à autres (et franchement dans cet épisode, à peine trois fois).

Bref, hormis Mary, et ça m’embête vraiment de le dire, j’ai adoré cet épisode. C’est frais, léger, pas prise de tête et marrant. Andy fait de la merde, comme toujours, mais finit par avoir son rencard pour le bal de promo avec Clara, l’asiatique de l’épisode précédent. Oh, je sais que c’est idiot, mais ça donne presque envie de les shipper tellement ils sont marrants ensemble. Bien sûr, c’est trop simple pour être réaliste, mais tant pis, ça m’a fait rire. Surtout le « Clara, do me ? ».

De son côté, Dora a également un prétendant, Gabe, qui passe l’épisode à chanter la même chanson pour l’inviter au bal. Un peu lourd, parfaitement américain, mais très réussi.

En parallèle de tout ça, on voit Alice gérer son rôle de belle-mère et permettre à Andy d’un peu lâcher prise sur ses gosses, une constante de plus en plus visible dans la série. C’est donc tout simplement des thèmes classiques traités de manière classique, mais ça fonctionne à merveille.

Le pire, c’est que ce n’est même pas forcément bien joué (Dora ne gère clairement pas la crise de larmes adolescentes sur la tristesse, mais vraiment sur la comédie). Je ne sais pas trop ce qui m’accroche tant dans cette série, mais ça m’accroche, alors je ne vais pas mentir ! C’est peut-être la musique, parce que chaque semaine voit l’utilisation d’une excellente soundtrack.

Et la dernière scène m’a fait énormément rire, avec les danses du casting au bal. Difficile d’en attendre plus d’une comédie de cette envergure. Cela me fait un peu penser à ce que je ressens devant un épisode de Life in Pieces, sauf que ça a surgit beaucoup plus tôt avec Imaginary Mary.

05Épisode 5 – In a World Where Worlds Collide – 12/20
Don’t try to talk me out of it

Bon, je confirme que l’humour apporté par Mary ne fonctionne pas sur moi, sa relation avec Alice étant juste bizarre. Je veux dire, c’est juste une actrice jouant avec un aspirateur quoi. Du coup, quand dans cet épisode elle demande ce qu’elle fait, j’ai juste envie de répondre que je ne sais pas, en le criant à ma TV. Enfin bon…

Andy s’ennuie depuis le départ de son meilleur ami, Jeff, dont on n’a jamais entendu parler auparavant (je crois). Passionnant. L’épisode ne passe pas assez de temps avec les enfants, ce qui explique qu’il est sacrément moins drôle. Bunny passe sa vie en-dehors de la maison chez ses amies et Dora n’ose pas demander à son frère de l’accompagner, catastrophée de ce qui risquerait d’arriver.

Elle finit par le faire malgré tout. C’est probablement la partie la plus marrante de l’épisode, qui retombe très vite, surtout avec la conclusion sur Cher quoi…

Non, le point central de l’épisode, c’est que Ben demande à Alice de rencontrer ses amis… Parce que oui, elle a des amies, notamment Nathalie Morales qui est déjà consolée de la fin de Powerless où elle était également un rôle secondaire avec une coupe de cheveux improbables. Bon, donc, Alice ne veut pas mélanger ses mondes. Je la comprends, pour l’avoir fait une fois ou deux avec des conséquences aléatoires. De là à craindre de finir célibataire, c’est un peu abusé.

Bon, elle finit par les faire se rencontrer, tentant d’inventer toutes les excuses du monde pour qu’ils ne se parlent pas, y compris sur place. Cela finit par se passer à merveille, du coup, Alice veut rencontrer les amis de Ben… mais il ne lui présente que des connaissances et des collègues. Elle se met alors à stresser quand il est assez évident qu’il est exactement comme Andy et n’a pas d’amis. Il a trois enfants, merde, évidemment qu’il n’a pas le temps d’avoir des amis.

Bref, cet épisode était prévisible, passait trop de temps avec Ben et pas assez avec les enfants, les gags tombaient à côté et c’est très exactement ce que je craignais… Dès qu’on s’éloigne d’Andy et Dora, la série (re)devient plate. Cela va être dur à compenser…

Je conseillerais de regarder l’épisode 9 à ce moment de la saison : c’est un épisode qui a été tourné grosso modo par là vu son intrigue, mais qui n’a été diffusé qu’après le final. Attention, ma critique de l’épisode 9 spoile le final dans ses deux premiers paragraphes.

06.pngÉpisode 6 – Alice the Mole – 12/20
Are we strangers again?

Dans cet épisode, nous apprenons que Mary ne peut rien sentir. Pourquoi a-t-elle peur de l’aspirateur alors ? À une qualité d’intrigue assez moyenne, la série ajoute déjà des soucis de cohérence interne et de crédibilité, ça part mal. Et franchement, ça me déçoit !

Zut quoi, la série a déjà perdu de son charme et de sa fraîcheur, je crois. Elle réussissait bien à faire rire en chansons et en se concentrant sur Andy et Dora, mais cet épisode a beau tourner autour d’eux, j’ai eu du mal à éclater de rire. Il y a plusieurs problèmes évidents avec les deux intrigues du jour, et c’est ce qui provoque ce sentiment de déception. Au lieu de rire, je m’ennuie, c’est bien dommage !

L’ennui, c’est justement le point de départ d’une des intrigues de cette semaine. Bunny s’ennuie, parce qu’elle est la plus petite. Jusque-là, on est dans du convenu et, même, dans du réaliste. Pour l’occuper, Ben demande à Andy de s’occuper d’elle. Déjà, là, on commence à s’éloigner un peu d’un truc crédible. Du coup, Andy l’emmène avec lui pour draguer Melissa, une fille dont on n’a jamais entendu parler avant et qui sort de nulle part. Quant à sa petite-amie des épisodes précédents, elle n’est pas évoquée. Hop, une intrigue à la trappe.

Comme pour le fait que Mary peut ou non sentir les choses, ce n’est pas l’important, l’important c’est de divertir, de faire rire, en occupant du temps d’écran avec des gags plus ou moins réussis. C’est très dommage, car pour moi, l’un n’empêche pas l’autre normalement.

La deuxième intrigue s’en sort à peine mieux dans la cohérence générale. Après nous avoir martelé le cerveau tout au long de l’épisode 4, le copain de Dora a lui aussi mystérieusement disparu, remplacé par des étudiants de l’université qui la font fantasmer. Franchement, pourquoi pas ! À l’adolescence, les choses bougent vite. Pourquoi pas aussi, puisque l’épisode nous annonce en intro que les choses bougent vite dans la vie de Dora. Mais… aucun suivi, aucune trame en-dehors de la famille, c’est dommage. Alice n’a même plus de travail dans cet épisode.

Elle n’a plus d’amis non plus, car elle devient pote avec Dora. Cette intrigue voyait quelques scènes marrantes, notamment dans sa relation avec l’ado ou le faux coup de fil aux parents de l’autre fille.

En définitive donc, les scènes vraiment légères manquent encore cette semaine, le fil conducteur est tombé à l’eau et les gags peinent à décoller. Bref, la série s’empêtre dans des voies qui ne sont pas les meilleures qu’elle pourrait suivre… C’est frustrant, car elle pourrait faire mieux.

Capture d'écran 2017-05-10 14.36.19.pngÉpisode 7 – The Ex X Factor – 14/20
We can’t be sick on the same day, it raises suspicions.

Alice rencontre l’ex-femme de Ben cette semaine, ce qui n’annonce rien de bon parce que ça se concentre de nouveau sur le couple. Cela dit, cela a merveilleusement bien fonctionné rien que grâce au casting, parce que j’étais très heureux de retrouver l’actrice, déjà vu dans Grey’s Anatomy (entre autres). En plus, elle a encore une blouse blanche dans cette série.

Bien sûr, Alice fait de la merde sans s’en rendre compte et même avant de la rencontrer, laissant Bunny regarder les femmes au foyer alcooliques. Pour se rattraper, elle fait semblant d’avoir l’habitude de jardiner avec Bunny, ce qui se retourne immédiatement contre elle. En tout logique. Franchement, il est difficile de ne pas être de l’avis de Renée, Alice enchaînant les merdes depuis sept épisodes.

Andy & Dora font semblant d’être malades pour rater les cours, finissant devant Buffy. N’est-ce pas magique ? Déjà qu’ils étaient mes personnages préférés, si en plus ils se mettent à regarder ma série préférée, c’est magique.

Bon, malheureusement pour Andy, il sèche pour rien. Il voulait simplement éviter un tournoi sportif, reporté au lendemain pour cause météorologique. Dora l’apprend, mais ne lui dit rien car elle veut sécher le même cours. Il est vexé, mais Dora décide de se rattraper en participant à la course avec lui. C’est mignon, même si hyper prévisible. Andy est effectivement le plus lent des coureurs.

Bon, sans être hilarant, cet épisode remonte un peu la pente grâce à une excellente guest-star, un bon montage musical et quelques blagues, mais ce n’est toujours pas aussi bon que ça ne l’était il y a quelques semaines. Je suis déçu, j’en attends trop, je pense.

08.pngÉpisode 8 – Last Dance with Mary – 15/20
The whole reason you came back was to get me to this point and I’m ready to do it.

Bon. Je commence cet épisode alors que je suis triste pour des raisons personnelles et furax d’avoir été spoilé sur twitter. A priori, je suis déjà dans la bonne ambiance pour voir la fin de cette série, déjà. Oui, les audiences n’ont pas suivi, c’est annulé.

L’anniversaire des six mois de relation de Ben et Alice approche, du coup, celui-ci lui achète une bague de fiançailles. Bien sûr, Alice la trouve assez rapidement par pur hasard. Mary comprend alors qu’elle disparaîtra si la demande en mariage a lieu. Elle fait tout pour empêcher Alice d’accepter.

Pendant ce temps, Dora et Andy entrent en compétition pour voler les vêtements de toute la barraque et les donner pour un projet scolaire de charité. Bien sûr, Dora récupère les chaussures dans lesquels son père a caché la bague.

Du coup, celui-ci ne peut pas faire sa demande à Alice qui déprime et décide de s’enfuir en avion. Moui, c’est un peu radical quand même, mais pourquoi pas, cela permet de combler un peu le final avec pas mal de suspense pendant que Ben cherche la bague à l’école, ses enfants mis au courant de son grand projet.

Bien sûr, tout finit bien pour la petite famille : Mary culpabilise et révèle à Alice qu’il faut qu’elle retourne auprès de Ben pour le demander en mariage, Ben retrouve sa bague, la double demande a lieu, avec ce qu’il faut de quiproquo et d’humour.

Ce n’est vraiment pas l’épisode le plus drôle de cette courte saison, mais il a ses bons moments, autant dans l’humour que dans la tristesse. Sans grande surprise, Mary a disparu seulement un temps. Alice est beaucoup trop déprimée sans elle pour continuer et, du coup, Mary revient, après un petit détour de son interprète vocal à l’écran.

C’est une jolie conclusion de saison. On sent bien que les scénaristes aimeraient continuer mais, en même temps, c’est une conclusion de série avec une boucle bouclée et aucune scène qui ne relance pour la suite. Pas de cliffhanger, une conclusion qui fait la série part sur une jolie révérence.

Capture d'écran 2017-05-31 18.02.31Épisode 9 – The Sleepover – 15/20
Did grandpa died again?

WTF? La série est annulée et tout le monde en a annoncé la fin avec l’épisode 8. L’épisode lui-même avait tout d’une fin de saison. Et pourtant, voilà, ce matin, j’ai reçu une notification de TV Time pour me dire qu’un nouvel épisode était dispo.

Bon, la chaîne doit se débarrasser de tout ce qu’elle a en stock j’imagine, mais je ne comprends pas bien pourquoi ils n’ont pas diffusé dans l’ordre d’écriture/tournage. Clairement, cet épisode n’a rien à faire là : ni Alice, ni Ben n’ont leur bague. Il aurait donc fallu le voir bien plus tôt dans la saison.

Cet épisode voit Alice vouloir rester dormir chez Ben car elle en a marre de passer une heure à rentrer chez elle. Le problème, c’est que les enfants sont atroces avec leur père et l’empêche de dormir toute la nuit. Je veux dire, admettons pour Bunny, mais les deux autres, c’est un peu exagéré. Les ronflements et le somnambulisme sont des problèmes difficiles à éradiquer, mais personne ne semble y faire grand-chose.

Alice se rend compte du problème et trouve des solutions à la Alice qui se retournent contre elle. C’est beaucoup trop drôle et ça fait regretter la série : l’épisode est plutôt sympathique et a des moments drôles qui confirment que la série avait quand même son rythme. En plus, la fin touche même à la corde l’émotion. Quel dommage, cette annulation !

fin

EN BREF – La série n’aura pas fait long feu, mais cela aura été suffisant pour me marquer positivement. L’équilibre des intrigues était incertain, mais il y avait de quoi s’amuser dans certains épisodes et surtout un vrai sentiment de feel good qui se dégageait des scènes en musique. Cela manque un peu à la télé en ce moment dans ce que je regarde, je suis donc forcément déçu de cette annulation si rapide.

Cependant, il faut bien dire ce qui est, la série était inégale et les audiences vraiment absentes. Tant pis, au revoir Imaginary Mary, ces deux derniers mois étaient un plaisir.

 

Legion (S01)

Spoilers

Ci-dessous, mon avis sur chaque épisode de la première saison de cette série, écrit après visionnage.

Avis : Encore une série basée dans un univers de superhéros ? Vraiment, mais pourquoi je me fais ça ? Et bien, parce que j’adore ça, déjà, et ensuite parce que le projet est plutôt cool sur le papier : il est assez déconnecté de l’univers X-Men pour avoir son identité propre et la hype autour n’a cessé de grandir au cours des derniers mois.

Cette série est donc inspirée d’un comic que je n’ai jamais lu, chez Marvel. David est un schizophrénique qui, pour ses 30 ans, est de nouveau en hôpital psychiatrique. Comme c’est du Marvel, il s’avère qu’en fait, les voix dans sa tête ne sont rien d’autre qu’une manifestation de son pouvoir…

Alors certes, mon jeudi est suffisamment plein comme ça, mais voilà, j’avais un peu de temps samedi en faisant la cuisine, donc j’ai lancé, car ce synopsis m’intriguait. Ce n’est pas forcément la meilleure des idées de faire autre chose devant cette série, mais elle m’a suffisamment convaincu pour que je vous en parle et surtout pour que je la suive !

Note moyenne de la saison : 17/20

Capture d'écran 2017-02-11 13.42.39.pngChapter 1 – 18/20
How does that make you feel?

Wow, je comprends toute la hype autour de cette série : un casting impeccable, une image léchée et une post-prod soignée font qu’on a plutôt l’impression d’être devant un film Marvel à gros budget que devant une série. Pas étonnant que la saison soit réduite à huit épisodes, car ils doivent individuellement coûter bien cher. Pas vraiment une série classique donc, on est bien sur la mode des mini-saisons éclatant tout le budget de l’année en très peu de temps. Qu’à cela ne tienne, les effets spéciaux sont magistraux.

Parmi les premiers défauts qui me viennent en tête sur cet épisode, je relève toutefois l’extrême lenteur des plans. Cela a l’avantage de bien introduire l’univers (il ne faut pas longtemps pour comprendre que le parti pris est de nous perdre autant que ne l’est le personnage), mais a aussi ses inconvénients car l’épisode est long et il y a des moments où on se demande quand est-ce que ça va avancer.

Toutefois, c’est plutôt une grosse réussite : l’épisode nous présente deux timelines autour du personnage de David et de sa rencontre avec Syd, une femme mystérieuse qui s’avère avoir elle aussi des pouvoirs. Il y a de bonnes blagues (la sœur qui retire l’outil de jardinage du sous-sol), des répétitions infernales et tout est fait pour nous perdre. Un peu trop, peut-être, car on sort de cette heure sans trop savoir vers quoi la série se dirige, il faudra donc revenir pour le savoir.

Côté casting, c’est impeccable, et j’ai adoré retrouver Aubrey Plaza dans un rôle bien différent de celui qu’elle avait dans Parks & Rec (qu’il faudra que je finisse un jour), mais qui lui va tout aussi bien. J’ai adoré aussi retrouver Hamish Linklater dans une série… même si c’est de courte durée puisqu’il finit cramé à la fin de l’épisode. J’étais dégoûté, c’était un méchant parfait, et c’est rare de connaître ce genre d’extrême sur un pilot.

Bref, beaucoup de hype autour et c’est dur de ne pas en faire partie pour le moment, car c’était vraiment prenant et immersif comme épisode. Je reste un peu plus sceptique sur le long terme, mais il faudra voir la semaine prochaine ce que ça donne !

Le logo final donne une bonne indication de l’univers qui nous attend, et j’ai aimé que ce soit la seule référence évidente à l’univers X-Men pour l’instant.

02.pngChapter 2 – 15/20
I’m not an easy guy to…

Wow, le début de cet épisode m’a totalement perdu dans ces premières minutes, mais je pense que c’est un peu l’idée, de donner l’impression d’une explication alors qu’en fait non. Cela finit par passer quand on plonge dans le passé et les souvenirs de David. Son histoire commence à prendre forme, puisque son enfance se met en place.

En revanche, la chronologie de la série est totalement floue, mais là encore c’est clairement volontaire. J’aime beaucoup le personnage de Ptonomy (nom que j’ai chopé sur TVshowtime, j’avoue) qui permet toute cette confusion cette semaine avec son pouvoir.

En revanche, je ne vois pas bien ce que la série cherche à développer, ni si un fil rouge existe, mais l’impression qui persiste est que oui. Du coup, c’est un peu étrange à suivre, mais les relations entre personnages sont assez fortes pour donner envie de poursuivre et voir vers où ça va, surtout en ce qui concerne Syd et David.

La photographie et la réalisation restent heureusement au top et le mystère est complet, surtout avec le personnage du père (Xavier, donc) toujours dans l’ombre. Il y a tellement de choses qui sont suggérées, c’est d’un frustrant !

Je me sens presque comme la sœur de David, Amy, qui apprend que son frère n’a jamais été dans l’hôpital psychiatrique où elle lui rend visite depuis des années. Brillant, surtout qu’elle finit l’épisode au bord de la torture.

Oh, et aussi, j’en ai juste marre de cette journée. J’ai vu énormément d’épisodes et beaucoup d’acteurs se trouvaient dans deux à la fois. Cette fois, c’est un rôle secondaire de l’épisode de Suits du jour qui est aussi dans cet épisode de Legion (le psy, et franchement, des oreilles comme ça, ça ne s’oublie pas !). Sérieux, quoi.

Bon, en gros et quitte à me répéter (après tout cette série le fait sans complexe, pourquoi pas moi ?), cet épisode continue de me paumer dans sa chronologie, dans son fil rouge, dans ses explications et je suis méga frustré de pas voir ce que je sens que je devrais voir pour comprendre le tout. Ouais, je me sens bon pour l’hôpital psychiatrique moi aussi à ce stade, et le générique final (excellent) ne m’aide pas non plus…

L’épisode est très bon parce qu’il réussit à provoquer le sentiment qu’il veut, mais je ne peux taper dans l’excellente note car il maque quelque chose, définitivement.

03.pngChapter 3 – 17/20
« Control » may be an overstatement

C’est reparti pour le grand mystère qu’est cette série et la scène d’introduction commence fort, avec toute une succession de plans me montrant bien que je suis toujours autant paumé. Parfait.

On recommence ensuite à se balader dans l’esprit de David, et son esprit est toujours aussi cinglé lui aussi : on en apprend un peu plus sur la scène de la cuisine, impressionnante dans le pilot… impressionnante encore dans cet épisode. Cette fois, cependant, David aperçoit un « monstre » qui ressemble au dessin de la semaine dernière et téléporte tout le monde (Paul, Mélanie et lui) ailleurs. Normal. Et vite expédié.

On continue aussi de suivre le développement de David et Syd. C’est marrant et mignon, même si leur conversation sont hyper lentes et perchée. Je ne comprends pas trop ce qui me fait trouver ça cool ou me donne envie de rester, mais en tout cas ça fonctionne.

Les tests reprennent sur un moment stressant (un épisode d’Halloween) et David part en vrille de nouveau, vers la dernière intrigue de l’épisode : Amy, la sœur de David, se fait torturer pour que d’autres récupèrent des infos sur son frère. Les corps astraux de David et Syd parviennent à lui rendre une petite visite, mais se font repérer par les méchants, dont Oliver. Je me note son nom là, j’imagine que ça me sera utile.

Les choses sont un peu plus développées à leur retour, avec des explications, mais même ces explications restent un flou total pour moi. En plus, ça mène à la première non dispute entre Syd et David, qui se réveillent en pleine nuit et partagent un peu de temps dans les douches communes. Et non, c’est moins fun que ça ne le paraît quand je le raconte, mais leur réconciliation est touchante.

On retourne une dernière fois dans la tête de David et c’est voué à partir en vrille maintenant que Syd est là aussi. Bien sûr, puisqu’elle peut toucher David dans ses souvenirs, il va sans dire que David est là en tant qu’enfant, soit disant parce que le sédatif ne lui permet pas d’être adulte. MOUAIS, on repassera pour l’explication, mais c’était rigolo. J’aime beaucoup l’actrice, même si je ne cerne pas encore le personnage.

Le côté cauchemar qui tourne mal, avec changement de format de l’image est une excellente chose, avec des plans qui par moments me rappellent Channel Zero et à d’autres la saga Insidious. Bref, on vire un peu du côté de l’horreur gentillette, et je ne m’y attendais pas en commençant la série.

Quoiqu’il en soit, cet épisode propose une fois de plus des choses très sympas, surtout du côté de la réalisation et des effets spéciaux, avec la concrétisation des pouvoirs de David via effets spéciaux très réussis.

Niveau écriture, je suis paumé, mais je suis aussi drôlement accroché et le cliffhanger de David ne se réveillant pas est efficace. Il est bon aussi de savoir que même blessés, les autres se réveillent des souvenirs de David sans séquelle physique ou que Syd voit les mêmes choses que David, quand les autres y sont aveugles.

Beaucoup de questions restent posées sans l’ombre d’une réponse, en tout cas.

04.pngChapter 4 – 18/20
What was real? That was the mission.

Double dose de mystères et de prises de tête cette semaine où je rattrape mon retard en séries des quatorze derniers jours. Il faut bien. Et comme je ne comprends rien à Legion, je me réserve une bonne soirée.

Sans surprise, les trois premières minutes de cet épisode ne dérogent pas à la règle, alors qu’un présentateur nous expose de longues idées sur la science et la nature humaine. C’est parfaitement inutile a priori, mais bien sûr la suite de l’épisode vient apporter un nouvel éclairage à cette scène.

On enchaîne ensuite avec un David inconscient qui ne se réveille pas, perdu dans ses souvenirs et dans des flashbacks. Il n’est pas en mort cérébrale, mais son esprit n’est pas là non plus. Paul, Syd et Kerry (la laborantine jusque-là inutile) sont envoyés en mission pour essayer de comprendre ce qu’il s’est passé avec le docteur. Et nous avec. Le problème, c’est que les éléments ne sont pas tous à notre portée.

Les scénaristes nous proposent donc un développement de la pensée de Syd, puis de Kerry. Il s’avère qu’elle vit à l’intérieur du scientifique, qu’ils sont liés d’une manière ou d’une autre, comme des jumeaux d’âges différents qui partagent un même corps mais peuvent aussi se dissocier l’un de l’autre. C’est un pouvoir vraiment intéressant, comme tout ceux choisis jusqu’ici par cette série, car c’en est un que l’on ne voit jamais exploité à la télévision. En plus, sa personnalité qui est de vouloir de l’action à tout prix est vraiment sympa.

La mission se poursuit ensuite avec l’ex petite amie de David et ses souvenirs tout aussi cryptiques de leur relation. Les mystères s’épaississent grâce à elle (et la jalousie de Syd) : Lenny (Aubrey Plaza) est un homme qui s’appelle Benny, par exemple. Notre équipe se retrouve alors piégé chez le psy, confirmant qu’il faut se méfier de tout dans cette série où aucune certitude n’est acquise. Sympa. Le piège voit Paul et Kerry se faire maîtriser en quelques secondes, et Syd changer de place avec le méchant qui les poursuit.

Mélanie possède quant à elle un secret bien gardé, Oliver, un homme dans un scaphandre. C’est vrai que cette série n’avait pas encore assez de mystères, merci. Cet homme est donc celui qui nous parlait directement (cassant le 4e mur) en début d’épisode et qui se trouve désormais en pleine conversation avec l’esprit de David, dans son esprit, ou allez savoir où. Cela permet en tout cas d’affirmer l’existence d’un monstre : tout ne se joue pas uniquement dans l’esprit de David. C’est en tout cas ce que j’en déduis, mais je peux tout autant me tromper pour ce que j’en sais.

De son côté, Amy est toujours retenue prisonnière contre son gré quelque part, en compagnie du docteur de son frère. Cela nous permet d’avoir quelques informations supplémentaires sur l’esprit de David. Il a parlé d’un chien à son docteur, mais il n’en a jamais eu. Super.

Finalement, nous sommes aussi paumés que lui, c’est désagréable de ne rien comprendre, mais c’est agréable de se sentir des points communs avec le personnage. Et surtout, on sait déjà que la série a une histoire bien définie à nous dévoiler, il suffit de se laisser porter finalement. Ce que je fais.

La scène finale voit ainsi David réussir à retrouver l’équipe après avoir été énervé par Lenny. Kerry se fait tirer dessus (non, putain !) donc Cary (le médecin/scientiste) tombe lui aussi et David comprend qu’il a arrêté Syd au lieu du méchant dont je ne connais pas le nom.

Complexe, mais j’ai l’impression de comprendre un peu mieux certains enjeux.

05.pngChapter 5 – 17/20
Who teaches us to be normal when we’re one of a kind?

L’épisode reprend le lendemain du précédent, avec une opération pour Kerry. Pendant ce temps, David apprend à Mélanie qu’il a parlé à son mari et à Syd qu’il a trouvé le moyen de la toucher autant qu’il veut : dans son esprit. L’une et l’autre sont bouleversées par ces nouvelles, et ça se comprend.

Mélanie espère ainsi pouvoir retrouver son mari et Syd comprend qu’elle va pouvoir lui faire l’amour, ce qui est aussi l’occasion d’un nouveau développement sur son passé et de nouveaux mystères sur les pouvoirs de David, car il y a des signes discordants dans ce paradis.

L’intrigue part bien vite sur tout autre chose, à savoir David voulant retrouver Amy. Seulement, il semble que le monstre prenne possession de David sur ce coup-là : il bute ainsi le monde entier. Et nous y voilà, les premières vraies explications nous viennent de Cary : il y a bel et bien un monstre, qui vit dans la tête de David et qui explique tout le bordel auquel on a le droit depuis le début. Ce monstre est comme un ver solitaire mental qui bouffe ses souvenirs et vit en lui depuis 30 ans, d’où la schizophrénie.

Tout le reste de la série semble soudain tellement plus clair maintenant qu’on a cette explication, et cet épisode est d’ailleurs plus facile à suivre.

Amy libérée, elle est amenée par David dans la maison parentale où elle lui révèle qu’il a été adopté. Bon, la révélation est un peu gâchée par le fait que la série a été annoncée depuis le début comme centré sur un personnage qui est « fils de », mais l’intensité dramatique est assez juste dans le jeu comme dans l’écriture.

Le reste du casting débarque alors pour retrouver David et l’aider, et l’on entre dans un épisode silencieux. C’est sacrément long et pourtant c’est une bonne idée sur le principe : seulement, il aurait fallu accélérer le rythme. Buffy l’a fait sans souci l’épisode silencieux. Peut-être que c’est le manque de musique qui n’aide pas non plus à trouver ça raisonnable. Toujours est-il que les choses s’accélèrent, l’action est simplement dingue cette fois, avec le monstre qui s’attaque à David et Syd, puis le méchant qui débarque pour leur tirer dessus et le passage dans la pièce blanche pile au bon moment, la nouvelle attaque du monstre et la fin totalement délirante où Syd se retrouve en psychothérapie de groupe. Tu parles d’un cliffhanger qui fait retomber toute la dimension dramatique !

C’est plutôt bien joué de la part des scénaristes, car c’est le contrepied total des habitudes que l’on peut avoir. En plus, ce n’est pas sans rappeler Inception ces enchaînements de situations.

Du coup, j’ai vraiment apprécié cet épisode car j’ai enfin l’impression de comprendre où la série souhaite aller, et en tout cas l’impression de savoir d’où l’on vient. C’est la première fois que j’ai pu suivre l’épisode sans sentir qu’il me manquait des infos. J’aime vraiment les différents mutants proposés, leur pouvoirs et leurs relations. Je suis curieux de voir ce que donneront les trois prochains épisodes, maintenant que toutes ces pièces maîtresses du puzzle sont dévoilées.

Il reste à résoudre cette énigme du monstre, mais aussi celle du mari de Mélanie, donc il y a de quoi faire ! Je suis pressé de voir la suite, même si ironiquement, la hype retombe un peu maintenant que je comprends mieux de quoi il en retourne…

06.pngChapter 6 – 17/20
Maybe this place, the hospital, maybe it’s a version of reality and not reality itself

L’introduction de cet épisode poursuit sur le cliffhanger dingue du dernier épisode : Lenny psychanalyse l’ensemble du casting, et le fait même plutôt bien. Difficile de démêler le vrai du faux, de savoir précisément où est le vrai, surtout quand des flashbacks viennent encore s’en mêler. Aubrey Plaza est juste géniale dans ce rôle de la psy.

En fait, Legion ne propose pas autre chose que le classique épisode qui fait croire à son héros qu’il est en hôpital psychiatrique, et c’est d’autant plus violent que les personnages de cette série ont commencé en hôpital psychiatrique.

On devine assez vite que la porte qui fascine Syd va avoir son rôle à jouer pour un retour vers la réalité, mais il est très cool en même temps de voir le détour que prend cet épisode avant d’y arriver, surtout quand il s’agit de voir la série partir en vrille sévère et Lenny danser dans les souvenirs de David (non, vraiment, Aubrey Plaza est brillante, je le dis d’épisode en épisode, mais c’est chaque fois un peu plus vrai).

Les développements de chacun dans l’hôpital psychiatrique sont sympathiques, mais pas hyper nécessaires puisque l’on sait bien que tout ça n’est qu’un énorme rêve de la part de Syd, qui est elle-même dans la tête de David. Enfin, on sait… plus l’épisode avance, et plus je me rends compte qu’il s’agit encore et toujours d’une supposition, car Legion ne prend pas le temps de s’expliquer.

Amy est ainsi une infirmière hyper violente avec ses patients, Kerry est harcelée et ne retrouve plus Cary, Paul est un patient, Melanie est accrochée à son ex-mari qui la mène dans la maison où Syd est sur le point de se prendre les balles dans le dos. Seulement, Mélanie ne peut rien faire. N’est pas Quicksilver qui veut.

En fait, il apparaît peu à peu clair que chacun, dans cet hôpital, se retrouve à vivre son pire cauchemar. Et c’est une bonne chose.

Finalement, ce sixième chapitre n’est qu’un énorme détour qui prolonge la série d’un épisode pour le plaisir de la prolonger et de partir dans un délire total. Tant mieux, de toute façon, elle est commandée pour une saison 2, alors le fil rouge devra être prolongé ! Je suis du coup partagé sur la note à mettre à cet épisode, parce que c’est une perte de temps hyper bien foutue et que cette série est faite pour le délire, de toute manière. De là à proposer un cliffhanger (le sort de Kerry) dans le cliffhanger (Syd qui imagine cet hôpital) du cliffhanger (Syd attaquée par le monstre) du cliffhanger (Syd sur le point de se faire tuer), c’est… osé. Si ce n’est plus.

Alors que le cinquième épisode me donnait l’impression de vraiment comprendre les choses, je me trouve à nouveau perdu grâce à celui-ci, qui complexifie tout. J’en retiens que le monstre est en train de réduire autant que possible la place laissée à l’esprit de David dans son corps, mais c’est d’une folie rarement atteinte dans toutes les séries que je regarde.

07.pngChapter 7 – 16/20
What did he do with it?

Pourquoi tester la drogue quand on peut regarder Legion ? C’est tout ce qui me vient quand je vois l’intro de cet épisode. Difficile de ne pas être totalement paumé devant cette série et, même si je sais que les scénaristes ont une idée assez précise en tête, je commence à être frustré de ne rien comprendre.

Les premières minutes de l’épisode exploitent sans résoudre le cliffhanger de la semaine dernière autour de Kerry, puis le monstre/Lenny interroge Amy sur le passé et celle-ci le raconte comme elle peut. Ce n’est pas bien clair et il est impossible de savoir où veulent en venir les scénaristes avec ces scènes.

Cary rencontre le mari de Melanie et prend les choses en main. Les explications viennent alors de Syd qu’il rejoint et libère de sa léthargie. Les transitions entre toutes les intrigues sont brillantes et magistrales côté effets spéciaux, mais c’est vraiment un casse-tête sans nom.

Melanie finit par retrouver Oliver, mais celui-ci ne se souvient pas d’elle, même s’il reconnaît en sa femme un visage familier. C’est déjà ça. Avec l’aide de Cary, Melanie tente de déplacer Syd et David de la trajectoire de la balle, sans succès. C’est finalement Oliver qui parvient à faire quelque chose avec son don, mais je ne suis pas sûr d’avoir saisi exactement comme il faisait… C’est tout le problème de Legion, j’ai l’impression de n’avoir aucune certitude, mais que des théories.

Dans l’esprit de David, Syd parvient à protéger un à un tous ses amis en leur mettant des lunettes qui leur fait voir la vie en noir & blanc. L’avantage, c’est qu’ils ne voient alors plus leur ennemis. Pourquoi pas ? C’est une autre partie de l’épisode qui manquait encore de vraie explication et d’approche concrète de la situation.

De son côté, David se créé un double pour comprendre un peu ce labyrinthe mental qu’est le sien. Là encore, la série se distingue par des effets spéciaux magistraux sur le tableau noir. David nous raconte son histoire, mais le vrai problème est que l’histoire qu’il raconte est ce que nous savions déjà. Cette fois, c’est lui qui reconstitue tout, et c’est ce dont nous avions besoin pour le voir tenter de reprendre le contrôle. En plus, ça confirme aussi un peu les théories que l’on n’oublie vite d’une semaine à l’autre.

De nouveau, la série propose une scène psychédélique, avec également un hommage aux films muets. Tout s’accélère au cours de celle-ci et chacun revient à la réalité : le méchant est tué par le monstre, David réussit à intercepter les balles par l’esprit et tout le monde s’en sort. Tout ça pour ça. N’empêche qu’il faut encore que David parvienne à tuer le monstre qui est dans son esprit, mais a priori sous contrôle grâce à une machine mise sur la tête de David par Cary.

Autre conséquence désastreuse : Oliver a disparu à cause du monstre. Il réapparaît en fait à l’institut où tout le monde se rend. Tout le monde, et même le personnage interprété par Hamish Linklater qui a finalement survécu au premier épisode où il avait fini brûlé vif. Oh putain, tellement heureux de retrouver cet acteur que j’en oublie presque le mal de crâne que m’a encore infligé cet épisode ! Cette fois, Hamish n’est pas venu seul et il ordonne à ses hommes de main de tuer tout le monde, sauf David.

C’est ce qu’on verra pour la fin de saison la semaine prochaine ! En attendant, il va encore falloir réfléchir à tout ça et théoriser sur ce que je viens de voir, car se laisser porter par la série n’est pas suffisant pour obtenir toutes les réponses. La satisfaction de la compréhension de l’intrigue n’est pas celle du simple visionnage, déjà très agréable grâce à la photographie léchée et à la bande-sonore impeccable.

Sept épisodes et je suis encore et toujours perdu.

08.pngChapter 8 – 16/20
You don’t have to be afraid

Le méchant est de retour et je suis on ne peut plus heureux de le savoir. On suit à présent sa convalescence passée, auprès de son mari et de leur fils. J’ai dû mal à y voir un grand intérêt, mais l’acteur est assez génial pour que je sois heureux de son temps à l’écran. Évidemment, il se lance dans une grande opération de vengeance et l’équipe technique s’arrange pour qu’on le voit au maximum de son bon profil.

Par la suite, on reprend sur le cliffhanger qui est vite expédié : David a tellement de pouvoirs qu’il parvient à se faire son chemin sans le moindre souci. Et moi, j’ai un gros problème, c’est que je n’accroche pas à cet épisode et je ne sais pas expliquer pourquoi. David nous fait soudainement une crise existentielle, encore une, avec ses pouvoirs dans lesquels il doute, pendant que notre méchant se fait emprisonner.

Bien sûr, il a une caméra dans son œil brûlé et retransmet tout à la Division 3, qui se régale des informations qu’elle obtient grâce à lui, notamment lorsque Mélanie l’interroge, après un rapide rapprochement avec Oliver. Quant à David, il a encore le monstre en lui et cela provoque un sale compte à rebours où le monstre tente de reprendre le contrôle. Pourquoi pas. C’est d’autant plus efficace qu’il hésite à lire son esprit.

De leur côté, Carry et Kerry sont toujours en pleine embrouille, c’est un peu dommage pour une fin de saison.

Le monstre s’en prend ensuite à Syd, directement dans son esprit, en utilisant la télépathie de David. C’est un rebondissement intéressant, surtout que le monstre insiste pour dire qu’il doit s’en aller de lui-même s’ils ne veulent pas faire de mal à David. Cela ouvre pas mal de perspectives, de même que Syd qui révèle tout ce qu’elle sait de son amoureux à la Division 3.

Pour virer le monstre, Carry fait une nouvelle tentative qui permet un nouveau bon gros délire dans l’esprit de David, sur de petits airs des Pink Floyd. Lenny s’avère une nouvelle fois un personnage passionnant et Aubrey Plaza une actrice beaucoup trop douée.

Tout s’enchaîne alors car David ne fait pas le poids face à son monstre. Syd décide alors de l’embrasser, échangeant aussitôt de place avec David. Puis, c’est Kerry qui est contaminée par le monstre et l’action semble ne plus pouvoir s’arrêter. Tout s’enchaîne violemment vers une confrontation David/Kerry, et un Oliver qui se barre en chantant après avoir été confronté à Kerry. Pas très clair tout ça, mais grosso modo, le monstre est en Oliver.

Au laboratoire, tout le monde est chaos, y compris Mélanie, même si je n’ai pas trop compris comment ni pourquoi. La victoire est en demi-teinte : David est libéré de son monstre, mais celui-ci est désormais avec Lenny en route vers le Sud. C’est con, parce qu’Oliver venait juste de se souvenir de Melanie.

Comme tout cela ne suffit pas, nous avons un cliffhanger post-générique (sérieusement, c’est odieux de faire ça aux séries !!) où David se fait enlever par un drone. J’étais déjà sûr de vouloir revenir pour la saison 2, mais cela me permet d’en être certain. J’aime beaucoup les perspectives ouvertes pour les prochains épisodes, que ce soit retrouver David ou retrouver Oliver, il y a de quoi faire !

En plus, je me suis rendu compte que j’avais commencé à m’attacher à plusieurs des personnages. Ce n’était pas gagné avec ce sentiment général de confusion permanente.

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EN BREF – Sacrée prise de tête que Legion, il m’aura fallu six épisodes et demi pour être à peu près certain de comprendre ce qu’il se tramait dans la série. Pourtant, pas un instant dans cette errance je n’ai eu le sentiment que les scénaristes ne savaient pas où ils voulaient aller.

La photographie et la réalisation sont impeccables, le casting excellent et les mystères extrêmement difficiles à percer : tout ceci rend la série sacrément solide pour une nouveauté. C’est un vrai plaisir que de se perdre chaque semaine devant cette série, même si c’est aussi un peu douloureux par moment de devoir tout remettre en question.

Le moins qu’on puisse dire c’est que la série aura su me dérouter et me surprendre par son originalité, à peu près dans chacun de ses épisodes. La qualité globale fait qu’on est forcé d’y revenir et les cliffhangers de fin de saison m’accrochent bien. À l’année prochaine, Legion !

 

 

The Fades (S01)

Avis : Le planning de mon challenge séries est un peu allégé ce mois-ci, puisque je suis simplement censé voir les six épisodes de The Fades et une saison de Supernatural. Bref, un jeu d’enfant ! Je ne sais pas grand-chose de cette série britannique, si ce n’est que son acteur principal est le génial Ian de Caestecker (Fitz d’Agents of S.H.I.E.L.D), que je ne m’attendais pas à retrouver si jeune. Le casting comprend aussi la géniale Natalie Dormer (mais non, je n’aime toujours pas Game of Thrones) et Jack Thorne a produit/écrit la série. De ce dernier, j’ai choisi de retenir le très bon travail sur How I live now plutôt que le médiocre Harry Potter and the Cursed Child.

Autrement dit, il y a du beau monde sur cette série, mais du beau monde qui est sur le point de se faire connaître, et non l’inverse. Cela fait quelques années déjà que je me dis qu’il faut que je regarde, je profite donc de ce challenge pour enfin m’y coller, en espérant ne pas être trop déçu.

Si vous voulez simplement savoir s’il y a une vraie fin ou non sans spoiler, continuez de lire ce paragraphe, autrement, passez votre chemin. La réponse est toute simple : la saison se conclue de manière ouverte, mais répond malgré tout à l’ensemble des questions qu’elle pose.

Note moyenne de la saison : 17,5

01.pngÉpisode 1 – 18/20
My dreams are coming true

Ce pilot introduit sacrément bien l’intrigue de la série en offrant d’un coup pas mal d’éléments de sa mythologie, mais en parvenant à créer un mystère savoureux qui se regarde et fait se poser pas mal de questions. On suit un ensemble de personnages, là où j’avais compris que Ian de Caestecker était l’acteur principal. Que ce ne soit pas le cas n’est pas vraiment une déception, car l’ensemble est très solide. Alors, certes, Paul est un personnage important : c’est notre point d’entrée dans l’univers fantastique et étrange de la série, celui qui voit des choses sans les comprendre, ni les savoir. C’est un ado un peu perturbé, le loser de base avec son meilleur pote (Mac), qui ne comprend rien au monde qui l’entoure, que ce soit celui des vivants (de sa sœur jumelle, Anna, notamment) ou celui des morts. Il s’oppose ainsi à Neil, Helen et surtout Sarah, qui eux en savent beaucoup trop et vivent dans un monde où les morts sont parfois coincés et frustrés de l’être. Ce sont les fades du titre, qui font aussi toute l’intrigue de cette série et que Neil introduit à peu près au trois quart de l’épisode, alors qu’on en a déjà vu un paquet auparavant, avec aussi un exorcisme et la mort de Sarah. Autant dit que quand je parle d’un ensemble solide, ça l’est, parce qu’il faut quand même réussir à le faire pour pondre un scénario crédible avec autant d’éléments. D’ailleurs, un dernier pan de l’intrigue se concentre sur Mark, l’ex-mari de Sarah, qui n’est autre que… Tom Eillis, que je retrouverais plus tard dans mon challenge avec Lucifer. Inattendu, mais ça boucle la boucle ! Bref, on est à fond dans le fantastique, et ça tombe bien, c’est un peu le fil rouge de mon challenge avec Supernatural. Ma plus grosse critique pour le moment serait les transitions pourries entre les actes, car vraiment, j’ai énormément accroché à ce pilot et ces nombreux mystères introduits les uns après les autres avec beaucoup de brio. Le cliffhanger est diablement efficace et donne envie de tout de suite enchaîner, ça tombe bien j’ai le temps. En tout cas, ce premier épisode a de quoi me faire regretter d’avoir presque six ans de retard !

02.pngÉpisode 2 – 15/20
The world’s coming to an end… There’s nothing you can do.

La violence de cette série ne fait que commencer, apparemment, puisqu’après les morts de Sarah et Helen dans le pilot, ce deuxième volet démarre par la mort de toute la famille de Paul… Dans ses rêves. Forcément. Cet épisode m’a un peu moins fasciné que le pilot, car j’en ai trouvé le début long à se mettre en place et que c’est un peu gros que Sarah et Helen soient toutes les deux coincées sur Terre. C’est un peu le risque des séries qui démarrent trop fort (en rythme ou en écriture), la suite retombe forcément un peu. Pourtant, les scénaristes tentent de garder le rythme et le casting est vraiment excellent. Seulement, le côté vie adolescente qui continue malgré tout n’est pas aussi porteur que ce qu’ils essaient de nous faire croire. À cet égard, la métaphore finale (Superman) m’a fait lever les yeux au ciel assez violemment. Quelques scènes sortent clairement du lot, comme cette Sarah creepy à suivre Mark absolument partout, les cauchemars de Paul ou ce moment une morte sexy cherche à l’électrocuter. Malgré tout, je trouve qu’on ne fait plus forcément bien la distinction entre les rêves de Paul et la réalité et que sa relation avec Neil comme mentor est moins efficace que prévue. En revanche, la paranoïa qui commence à gagner Mark sur la mort de Sarah est plutôt du genre excellente. Enfin, je trouve le pari d’origine de la série plutôt risqué, puisqu’elle introduit une mythologie qui se contredit d’elle-même avec les morts qui peuvent désormais toucher notre monde et manger nos chairs. Le cliffhanger ne m’a pas donné spécialement envie d’enchaîner, ce qui est toujours un problème quand je me prévois une soirée de bingewatching, mais j’aime beaucoup la petite-amie de Paul.

03.pngÉpisode 3 – 16/20
I grow wings when I ejaculate.

Un jour, j’aurais tellement de temps libre devant moi que je ferais un article sur les anglais et l’art des scènes gênantes. L’intro de cet épisode qui voit Paul se masturber y figurerait en bonne place, croyez-moi, cette métaphore des ailes qui surgissent étant au moins aussi dérangeant que tout ce qui précède ! Le couple fonctionne heureusement plutôt bien, même si tout cela est fortement british et que moi, j’ai un peu de mal avec cette vision de la jeunesse et du traitement des pouvoirs/métaphores (oh j’imagine déjà Yodabor passer par ici et me dire que les style british, c’est chouette). Cela m’a beaucoup rappelé Misfits et un peu Skins. J’ai beau aimé ces séries, je ne les trouve pas aussi fun que beaucoup d’autres, ayant souvent du mal avec le décalage anglais (qui, ici, est frappant quand Paul coud la bouche de sa sœur devant Jay… scène qui m’a même pas vraiment de résolution logique proposée). Les sous-intrigues ados continuent donc de pas trop me passionner (même si j’ai aimé le concept du « birth-yester-day »), surtout que ça va un peu loin (l’escalade de l’arbre oh la la) et la trame générale me laisse perplexe, avec des visions de plus en plus fréquentes de la part de Paul. Bon, autrement, les choses s’annoncent plutôt cool pour mon challenge, car j’aime beaucoup le jeu d’acteur de Tom Ellis. Je prévoyais de voir Lucifer en y allant à reculons, car j’ai toujours du mal sur les séries capitalisant leur succès sur leur beau gosse de personnage principal, mais il semble fichu de gérer les nuances nécessaires à un rôle titre. Dans cet épisode, le perso de Mark commence par être totalement rongé de la disparition de son ex-femme avant d’apprendre que Neil voit son fantôme, puis d’être arrêté pour meurtres, au pluriel. Vu comme ça. La fin d’épisode rattrape un peu l’ennui initial de cet épisode, avec un Paul renforcé par un camion devant son meilleur ami, une Helen qui s’envole enfin vers d’autres cieux et un monstre évidemment beau-gosse qui vient au monde. Nu, tant qu’à faire.

04.pngÉpisode 4 – 18/20
Paul is braindead

Putain, les anglais aiment renverser les gens pour le fun, c’est pas possible ! S’ils roulaient dans le bon sens, ça irait peut-être mieux aussi. Et donc, la série nous tue Paul au beau milieu de sa saison 1, un truc que les anglais aiment bien faire aussi, ce qui a l’avantage d’être surprenant (autant que déprimant, c’est le héros bordel). Pas autant que la storyline autour de John, notre monstre à poil tout droit venu de Skins, au passé évidemment bien compliqué. Tout ça pour se faire buter en deux secondes.. Ce qui n’est pas bien grave, car il est évidemment immortel. C’était donc bien un grand méchant qui décime en une scène le clan de Neil. Pendant ce temps, Mark est accusé du meurtre de Sarah et passe pour un dingue à tenter de communiquer avec elle au beau milieu d’un interrogatoire. Il finit par lui demander d’arrêter d’être aussi curieuse avec lui et de se casser, une partie de l’intrigue dont je ne vois pas bien l’intérêt narratif pour le moment. Les scénaristes nous pondent alors, comme sorti de nulle part, une fin énorme. Un rituel qui permet de faire revenir Paul d’entre les morts parmi tout un tas de papillons. Fuck, j’aurais pas dit mieux. Faut pas s’étonner qu’ils n’aient pas de saison 2 avec des rebondissements pareils après. En plus, le côté teen qui avait envahi les épisodes précédents disparaît totalement ici avec un drame beaucoup trop important pour continuer dans cette légèreté initiale. L’épisode se conclue donc en beauté, mais c’est bien étrange et mieux vaut ne pas trop chercher à chipoter les détails de la mythologie.

052.pngÉpisode 5 – 19/20
He was dead and now he’s not. It makes him a zombie.

Paul revient chez lui en un rien de temps, car il va mieux depuis qu’il est sorti du « coma », c’est-à-dire de sa mort cérébrale. Cela ne demande pas vraiment de réadaptation, apparemment. Pendant ce temps, John continue de massacrer des victimes innocentes et parvient à convaincre Sarah de se joindre à son groupe de morts-vivants. Il faut dire qu’avec l’épisode précédent où Mark la chassait, c’était un peu obligatoire, mais ça ne peut pas annoncer de bonnes choses. La transformation se fait tranquillement dans l’épisode, préparant le terrain d’un épisode final qui s’annonce plutôt intéressant. De son côté, lui, Mark retrouve Vicky, son coup d’un soir… qui devient la bonne occasion de se prendre des coups de jour quand le gang de morts-vivants s’empare du centre de survie (le lycée, c’est pratique) pour tuer tout le monde. C’est une intrigue qui fonctionne bien et débute une jolie épidémie de zombies. L’épisode était sacrément bien foutu et monté à partir de là, avec même un plouf-plouf pour savoir qui allait mourir.La tension est palpable tout du long et il est dur de décrocher de l’écran tant la qualité y est, avec des interactions bien écrites entre les personnages. En même temps, je reste perplexe, car la série ne s’annonçait pas trop comme une invasion de zombies au départ : leur mythologie était plus complexe que cela quand même. Désormais, Paul est simplement devenu une arme capable de tuer les morts et même les relations sont prévisibles. Alors certes, ça fonctionne très bien, et bien mieux que (FearThe Walking Dead d’ailleurs, mais j’ai l’impression d’un potentiel perdu en cours de route. Et pourtant, je ne vois pas trop non plus vers quoi d’autre ils auraient pu se diriger. Bref, autant dire que je suis juste chiant et que j’ai savouré l’épisode, alors je devrais arrêter de me plaindre et me jeter sur la fin de saison, malgré ma peur d’une fin ouverte. De toute manière, je n’ai plus trop le choix.

06.pngÉpisode 6 – 18/20
Well, that reaction I wasn’t expecting

Les enjeux étaient plutôt bien cernés par l’épisode précédent et cette dernière heure prend la forme d’un compte à rebours vers les visions de Paul et de la fin du monde. Paul cherche un moyen de sauver le monde sans avoir à tuer les morts (oh l’ironie) car il ne veut pas être un tueur. Il aurait mieux fait de protéger sa famille car Neil décide de s’en prendre à eux. Désespéré et fou à l’idée que Paul refuse de l’aider, il entend lui faire prendre conscience des choses en menaçant de tuer Jay. Sauf qu’il la tue. Putain d’anglais ! Il a la bonne idée d’enfermer Anna et Mac ensemble cela dit, ce qui tombe bien car les deux se sont beaucoup rapprochés dans l’épisode précédent. Sarah, elle, découvre les problèmes de son nouveau statut et s’en prend à un John déjà déstabilisé pour avoir des informations, alors qu’elle a à son tour des visions. Bizarrement, il y a moins de tension dans cet épisode que dans le précédent, même si elle finit par arriver lors de la confrontation entre Neil, John et Paul. J’ai aimé le soin que les scénaristes ont pris à apporter une fin à tout le monde dans le casting principal, surtout Mark qui termine donc avec Vicky. C’est moins vrai des parents, mais ce n’est pas la chose qui va me torturer non plus. Le but de cet épisode était bien de boucler la boucle, avec un retour au centre commercial désaffecté du pilot, qui me paraît dater d’il y a des années alors que j’ai pourtant enchaîné les six épisodes en une seule soirée (oh, le manque de sérieux). Les ailes de Paul réapparaissent donc pile au bon moment après une intervention tout aussi bien sentie de Sarah. Finalement, et contrairement à ce que je disais à l’épisode précédent, la mythologie de la série explose dans ce merveilleux épisode conclusif. Ils auraient pu choisir une vraie fin en faisant en sorte que Neil se trompe, mais non, la fin sera ouverte sur fond d’apocalypse, une autre des grandes modes anglaises. J’aurais adoré avoir une saison 2 sur l’apocalypse mais, en même temps, force est de constater que la série fonctionne bien sur ces six épisodes, sans avoir nécessairement besoin de plus.

07.png

EN BREF – Difficile de ne pas employer le mot coup de cœur quand il faut parler de The Fades. La série se dévore hyper vite et l’on fait vite abstraction de ces défauts, qui n’en sont pas vraiment : le décalage de ton est purement anglais et on ne peut pas faire autrement que de l’accepter dès le premier épisode. Je n’ai pas insisté assez, je trouve, au sein de mes critiques sur l’énorme talent du casting : ce n’est pas un hasard si trois d’entre eux ont vu leur carrière exploser aux USA par la suite. Les prestations de Natalie Dormer et Ian de Caesteker dans le dernier épisode sont particulièrement marquantes à cet égard et contribuent aux critiques positives sur la série. Il est vraiment dommage que celle-ci ne soit pas plus connue, car elle gagne à être vue, c’est un vrai petit bijou. Dommage, il faudra faire sans suite et cantonner à imaginer la suite, comme avec tant de séries britanniques. C’est frustrant, mais au moins, les conclusions apportées sont satisfaisantes.

Powerless (S01)

Spoilers

Ci-dessous, mes avis sur les épisodes de la saison, à chaud, juste après visionnage.

Avis : Une série qui réunit Vanessa Hudgens, Alan Tudyk et surtout Danny Pudi – l’inégalable Abed de Community ? Évidemment que je me précipite dessus tout de suite, quelle question.

Je ne suis pas particulièrement plus renseigné sur la série en elle-même. C’est une comédie, ça OK, dans l’univers DC, ça, ça m’embête un peu plus parce que je ne suis pas à jour du tout dans Arrow/Flash et tout, mais bon, je survis avec ces retards et spoilers devant Supergirl, alors ce n’est pas une excuse suffisante pour ne pas commencer.

Bref, j’ai un peu peur d’être déçu quand même, car je me sens déjà fan d’avance alors si je n’aime pas, ça va me saouler d’avoir autant attendu un truc médiocre. Vous voyez ? J’ai déjà trop d’attente alors que j’en ai à peine vu une bande-annonce. Seulement, le casting et l’histoire de base (une compagnie d’assurance dans le monde des super-héros), c’est tout à fait ma came, comme dirait l’autre.

Allez, hop, le verdict avec les critiques de chaque épisode après chaque mes visionnages. Et on commence tout de suite avec le pilot !

01.jpgÉpisode 1 – Wayne or Lose – 16/20
What if it wasn’t? What if it was the opposite of a desk?

Verdict ? Ce n’est pas une déception, c’est même techniquement exactement ce que j’en attendais. Pas plus, donc, mais c’est déjà ça.

Je ne sais pas bien par où commencer : ce pilot était assez classique. Il introduit bien l’ensemble des personnages, une situation de crise qui ne dure pas et un schéma d’épisode qui va pouvoir tendre à se répéter à l’infini : problème, générique trop lent, solution, reproblème, solution définitive. Il lui manque a priori un fil rouge pour donner envie de revenir chaque semaine, et c’est peut-être ce qui fera défaut sur le long terme.

Pour le moment, cependant, la bonne humeur de Vanessa Hudgens est suffisamment contagieuse pour se surprendre à sourire sans raison. Les répliques fonctionnent pour la grande majorité d’entre elles, avec malgré tout quelques petits problèmes de rythme qu’il faudra corriger dans les épisodes à venir.

En soi, rien de surprenant dans un pilot, les premiers épisodes d’une série ayant souvent besoin d’un peu de temps pour ajuster leur équilibre, particulièrement en comédie. Les décors sont limités mais tous très travaillés, les effets spéciaux juste assez bons pour ne pas être horribles, juste assez mauvais pour nous rappeler qu’on est là pour rire. L’univers DC est pas mal exploité, histoire de nous donner l’impression d’être dans un monde connu, mais sans trop en faire non plus.

Chaque personnage est pour l’instant assez cliché, mais cela est un bon moyen de construire des personnages comiques et des comiques de situation qui se développent d’eux-mêmes. Chacun est parfait dans son rôle, et particulièrement Alan Tudyk en faux gentil/faux méchant ou Danny Pudi en Abed. Oui, bon, j’avoue que si j’ai autant aimé, c’est parce que j’ai vraiment l’impression de retrouver Abed de Community qui serait parti faire sa petite expérience dans le Dreamatorium.

Vraiment, c’est le même personnage pour l’instant, dans un univers décalé. Et ça me convient parfaitement.

Quoiqu’il en soit, chacun a réussi à me faire rire dans cet épisode, suffisamment pour qu’il soit dur de choisir un préféré, il n’y a donc pas que ça qui m’a convaincu. Je ne pense pas aller jusqu’à parler de coup de cœur pour le moment, car la première saison va devoir s’éviter pas mal de pièges pour réussir et il est dur de juger sur ces 22 minutes.

C’est un début solide, qu’il va falloir consolider et qui peut-être annonce le début d’une très bonne série !

02.pngÉpisode 2 – Wayne Dream Team – 11/20
You promised me that we were going to stand in awkward silence

La série est à peine commencée qu’elle est déjà en voie d’extinction avec des audiences catastrophiques, mais qu’importe, je suis de retour car moi, j’ai plutôt bien aimé le pilot.

Il est vrai néanmoins que j’attendais beaucoup de ce second épisode pour me faire une idée définitive. Avec le recul, je tiens à dire que le générique est finalement une valeur sûre. En revanche, cette semaine peine à me faire rire contrairement au pilot.

Cette fois, on a surtout l’impression que tout le monde fait de son mieux pour faire rire, mais ça semble forcé, autant dans l’écriture que dans le jeu des acteurs. Je n’ai pas réussi à rentrer dedans du tout, contrairement à la semaine dernière où le sourire de Vanessa Hudgens avait fait tout le travail à lui tout seul.

L’intrigue du parapluie protecteur est intéressante, mais traitée avec trop de négligence au sein de l’épisode. Le directeur qui se photoshoppe sur la photo de la boîte, c’était une bonne idée, mais son exécution peine à convaincre, même si le passage sur les memes était sympa.

L’autre bonne trouvaille de cet épisode vient de l’ajout d’un souffre-douleur pour tout le monde, qui n’est pas sans rappeler Sandra de Superstore, série diffusée juste avant… surprenant, non ? Non.

Et Emily qui veut se faire des amis… on pouvait difficilement faire plus forcé que ça comme intrigue, tout y tombe à plat, de l’idée de base à la vidéo anti-harcèlement de six heures. Du coup, ben, ça peine à me convaincre dans l’ensemble et je suis déçu parce que je rejoins les critiques négatives de la semaine dernière, malgré un casting que j’adore.

Tout le monde semble y mettre de la bonne volonté, mais ça ne prend pas et c’est bien dommage !

03.pngÉpisode 3 – Sinking Day – 13/20
Your father is a poor so it doesn’t matter if you have his respect

Moui. L’épisode commence par une scène d’introduction qui a réussi à me faire rire, mais la série peine encore à proposer une intrigue consistante dans ses épisodes. La structure en deux sous-intrigues est utilisée cette semaine, et s’il y a du mieux, ce n’est toujours pas ça.

D’une part, nous avons donc Emily qui galère avec Van, son boss. Il faut dire que celui-ci est un idiot finit et qu’il fait perdre un client important à la boîte. Il doit alors faire face à son père qui le considère comme une déception. Du coup, ces deux-là se démènent pour se trouver un nouveau client, la ville d’Atlantis, rien que ça.

L’humour est clairement forcé (littéralement dans une scène où les personnages font semblant de rire quand même) et tombe à plat dans cette intrigue, mais la relation Emily/Van fonctionne, ce qui n’est pas négligeable comparé à la semaine dernière. On voit donc ces deux-là apprendre à travailler ensemble et développer des running-gags qui sont au choix lourds ou efficaces, comme la constante mention de son père par Emily.

Il faudra voir comment ça évolue par la suite, mais c’est un peu tout le problème : cela fait trois épisodes qu’il faudra voir.

D’autre part, le reste de l’équipe traque la présence d’un superhéros au sein de la boîte. C’est plutôt très sympathique et fonctionne à merveille, avec de bonnes blagues et références au monde des super-héros et DC. Le côté parodie de Superman/Supergirl est une bonne réussite dans cet épisode, cela m’a fait sourire plus d’une voix.

Et puis, Danny Pudi parvient toujours à me faire rire, ce qui sauve pas mal de scènes.

Bref, l’épisode ne délivre pas toutes les promesses de la série, mais l’ensemble est meilleur que la semaine dernière. Il va falloir toutefois que Powerless se trouve bien vite un équilibre, parce que les répliques parodiant le racisme, c’est moyen, et la voix de dingue de Vanessa Hudgens, ça ne peut pas s’exploiter à chaque fin d’épisode.

04.pngÉpisode 4 – Emily Dates a Henchman – 11/20
Obviously.

Cela fait donc déjà six mois qu’Emily est arrivée dans l’entreprise. Alors je sais que ça fait deux semaines que je n’ai pas regardé, mais quand même, c’est long six mois, non ?

Quoiqu’il en soit, elle est célibataire et ça ne lui va pas quand elle reçoit une invitation de son ex pour… son mariage. Forcément. Elle fait donc une soirée filles au bar et rencontre l’homme idéal, un docteur qui n’est rien d’autre qu’un méchant homme de main.

L’intrigue est sympa, mais les scénaristes vont trop vite en besogne pour faire comme si Emily était subitement devenue amie avec l’ensemble de ses collègues et tout cela sonne particulièrement faux. L’équilibre n’est toujours pas trouvé dans les interactions des personnages, du coup, ce n’est pas franchement une bonne idée de proposer un saut dans le temps pareil.

C’est dommage car chaque personnage est sympathique, mais cela ne suffit pas à créer une dynamique d’ensemble.

De leur côté, les hommes de l’équipe récupèrent un boomerang de Batman et espèrent ainsi le rencontrer. Tous paraissent terriblement enfantins et l’intrigue n’est pas franchement drôle. En fait, c’est tout le problème de cette série qui est résumé avec cette intrigue : ça essaye d’être drôle en jouant sur les superhéros, mais ça finit par être trop enfantin et surtout, surtout, trop insistant.

Et du coup ça ne fonctionne pas du tout. La série est en passe de devenir la déception de la saison, surtout maintenant que sa fraîcheur est passée.

05.pngÉpisode 5 – Cold Season – 12/20
Is this exciting or Emily’s exciting?

Ayant pris du retard, j’enchaîne cet épisode après le précédent qui était extrêmement moyen. L’avantage, c’est que je suis confiant dans le fait que ça ne peut que difficilement être pire !

Donc comme d’habitude, deux intrigues. D’une part, Emily arrive au travail avec une bonne nouvelle : un concours du meilleur inventeur. Malheureusement, la concurrence est rude. Du coup, Teddy, dont je viens juste d’apprendre le nom (c’est donc Abed), stresse à fond sur le projet qu’il va tenter de présenter et c’est Emily qui l’inscrit contre son gré. Cela finit, sans surprise, très mal puisque Teddy perd et tombe en dépression, jusqu’à une petite conversation avec Emily, où ses gants chauffants finissent par trouver toute leur utilité. Plutôt classique, pas vraiment drôle, mais fonctionnel.

D’autre part, le boss part en week-end avec son amante et l’enfant de cette dernière, commandant une voiture en pièces détachées. Ron se laisse avoir par gentillesse et le boss abuse donc de lui pendant un temps… et en fait, tout court, car Ron a beau se défendre, il se fait avoir encore et encore. Sympa comme morale. Le tout se déroule en début de la saison hivernale, la saison où les super-méchants du froid débarquent en ville.

C’est un prétexte qui sert de titre à l’épisode, à quelques gags pas très réussis et… c’est à peu près tout. Et je veux pas dire, mais si même un épisode se concentrant sur Danny Pudi ne réussit pas à me passionner, c’est foutu.

Le niveau se maintient : une série qui tente d’être drôle sans vraiment trouver le bon équilibre pour l’être. Elle n’est pas ennuyante, mais pas drôle, divertissante, mais pas inoubliable. C’était une expérience sympa, qui aurait dû apporter une vraie révolution avec elle, mais qui arrive à peine à atteindre le rang de série sympa. Dommage.

06.pngÉpisode 6 – Bitch I’MA – 14/20
Aaaw people use my name as a verb?

Hey, on se retrouve aujourd’hui avec non pas un, ni deux, ni trois, mais bien quatre critiques d’épisode de Powerless. Eh oui, j’ai rattrapé mon retard et, comme ils ont déconné dans la diffusion (je suis bien content d’avoir pris du retard quand je vois comment ils se sont plantés), j’ai même pris de l’avance ! Sans regret.

En effet, c’était un peu plus agréable d’avoir plusieurs épisodes à se mettre sous la dent, histoire de bien rester dans le délire… et de confirmer qu’on a beaucoup d’inégalités dans la série. Cet épisode 6 débute sur le départ de Crimson Fox de Charm City. C’est très dommage : c’est l’une des seules super-héroïnes régulières de la série. Or, c’est bien de nous convaincre que nous sommes dans une ville habituée aux superhéros. Je ne suis pas trop convaincu par ce départ qui n’annonce rien de bon pour moi.

Le reste de l’épisode se divise comme toujours en deux intrigues. La première intrigue, celle qui donne son titre à l’épisode, rebondit sur ce départ de Crimson Fox avec Emily qui s’inscrit à un cours de self-defense, embarquant Jackie avec elle. Oui, mais Jackie lui pose des lapins car elle préfère être chauffeur Uber, soit disant pour payer un voyage à sa fille. Cette intrigue fonctionne mieux que celle des épisodes précédents, en prenant enfin un peu de temps pour approfondir les relations entre les personnages du casting principal. Malheureusement, ça peine à être vraiment drôle tant c’est convenu.

À l’inverse, Alan Tudyk continue à être dans le surjeu qui le caractérise. Le personnage de Van pète un câble cette semaine car quelqu’un a utilisé ses toilettes persos. Là aussi, on retombe assez vite dans des thématiques vues et revues, avec les trois amis ligués les uns contre les autres.

La fin de l’épisode propose heureusement une très bonne blague avec les caméras de surveillance (procédé que j’ai néanmoins vu il y a moins d’un mois dans Teachers). Parmi les bonnes choses, l’emploi des prénoms comme verbe est un autre classique qui m’a plu… et la réplique sur Spartacus était on ne peut plus vrai, merci pour le spoiler !

Bref, ça remonte la pente des épisodes 4 et 5, atteignant pour moi vraiment le statut de divertissement. Sans plus. Si, c’est mieux qu’avant où ça me donnait à peine envie de revenir. Sans ce casting, je serais parti il y a déjà longtemps…

07.pngÉpisode 7 – Van v Emily : Dawn of Justice – 13/20
Ouh say cubicle!

L’épisode 7 nous introduit une nouvelle superhéroïne, Green Fury, et je sens venir une valse incessante de super-héros. C’est en soi une bonne idée, car cela permet de renouveler un peu les dynamiques avec le casting. Enfin, encore faudra-t-il qu’ils arrivent à créer de bonnes dynamiques… et que ça ne soit pas trop dommageable de perdre de bons atouts !

Green Fury, donc, débarque et sauve Teddy qui oublie aussitôt sa copine du moment, Hannah. Alors, ça fait un moment que j’ai vu les premiers épisodes, mais je crois bien que nous n’en avions jamais entendue parler de celle-là. Et pourtant, on a vu sa famille dans un épisode. J’aime bien quand une série avance vite, mais je trouve qu’on nous pond toujours des trucs en fonction des besoins de l’épisode, et ce n’est pas toujours efficace.

Il passe le reste de l’épisode à chercher sa Green Fury (encore une actrice que j’aime bien, vue l’an dernier dans Grinder, où elle incarnait je crois le meilleur personnage). Il tente tout ce qu’il peut, se fait sauver par un autre super-héros, et la retrouve finalement par hasard quand il se promène dans la rue avec Hannah.

Son obsession pour les super-héros prend donc une nouvelle tournure, qui rend le personnage un peu plus niais et débile. Dany Pudi le joue à merveille, mais j’ai du mal à accrocher, exactement comme lors de l’épisode 4.

La seconde intrigue ne m’a absolument pas passionné. Une fois de plus, il était question de la relation Emily/Van et donc d’une bataille d’ego. Emily y gagne un bureau (mais ça va l’isoler du reste du casting, alors je suis sceptique) et Van un peu d’humilité (ou pas). Il y avait quelques trouvailles marrantes (l’employé du mois), mais c’est tout. Or, ça résume de plus en plus la série pour moi : il y a vraiment de bonnes trouvailles dans le scénario et l’écriture, mais la mayonnaise ne prend pas.

C’est frustrant, Powerless est en train de suivre l’évolution inverse de The Great Indoors, qui n’a pas une once d’originalité mais qui réussit à s’en sortir par je-ne-sais-quel-miracle grâce à de bonnes dynamiques entre ses différents personnages.

08.pngÉpisode 8 – Green Furious – 15/20
We were emasculated Superman!

Green Fury est de retour dans cet épisode. C’est une bonne chose que la série entre dans cette continuité, même si je redoute toujours une valse de superhéros. Le monde des superhéros n’est que trop effleuré à mon goût, ou trop exploité au contraire. Je m’explique : disons que c’est censé se passer dans l’univers DC, mais je n’ai jamais vu autant de superhéros se côtoyer dans les séries DC (bon, ce n’est pas comme si je les regardais toutes non plus), alors leur surnombre à Charm City (et idem pour les hommes de main) me laisse un peu perplexe. C’est en tout cas donné comme un fait, donc c’est comme ça et il faut faire avec.

Comme d’habitude, nous retrouvons deux intrigues dans cet épisode. L’une ne m’a pas transcendé du tout, alors qu’elle se concentrait notamment sur Jackie, qui est un personnage que j’aime beaucoup. Il y était question de sa fille, qui devient pote avec Wendy. Franchement, je n’ai pas grand-chose à en dire, ça se regarde, mais ce n’était pas particulièrement drôle.

C’était beaucoup mieux concernant l’intrigue d’Emily. La série aborde le féminisme dans cet épisode, un élément inattendu pour une comédie sur cette chaîne, mais étonnamment (et heureusement) plutôt bien maîtrisé. Emily tente donc d’imposer ses vues féministes après avoir sauvé la vie de Green Fury. Elle se retrouve fichée comme sa petite amie.

Cette intrigue se concentre sur l’acharnement médiatique que subit Green Fury parce qu’elle est une fille, avec en écho la vie professionnelle d’Emily, qui subit le sexisme de Van (sois belle et tais-toi, en gros). C’est plutôt bien géré dans l’écriture, qui mène les deux à devenir très amies.

De son côté, Teddy continue d’être désespérément amoureux de Green Fury, uniquement parce que c’est une super-héroïne. J’ai aimé le pull « This is what a feminist looks like » qui n’est pas sans rappeler Unreal et la critique de Game of Thrones. Tellement, d’ailleurs, que je me suis demandé si, finalement, ce déguisement de Teddy n’était pas qu’une parodie de moi. Et en bon narcissique, paf la note de l’épisode grimpe.

Bref, c’était un épisode sympa, avec une très bonne construction, notamment dans le retour de l’Olympian et le scandale du faux-féminisme évité. Il y avait un côté très acerbe dans la critique de ce qui est infligé aux femmes célèbres, mais aussi une critique de la pub. De ce côté-là, c’est tout bon.

Oui, mais… il me manque toujours un truc, un vrai bon humour. Le plus souvent la série, le scénario, les acteurs en font trop pour faire rire, et ça se sent, et ça gâche un peu l’humour. C’est forcé, et ça ne prend pas sur moi quand c’est forcé.

Une fois de plus, néanmoins, j’ai adoré la conclusion de l’épisode avec le mansplaining de Van qui était bien interprété et digne du perso. Malheureusement, même s’il finit tout seul, il n’y a personne pour le contredire et c’est un peu dommage. C’était en tout cas fait intelligemment.

09.pngÉpisode 9 – Emergency Punch-Up – 16/20
I guarantee you’ll lava it

J’ai bien aimé cet épisode, mais c’est peut-être parce qu’il commençait à se faire tard quand je l’ai vu (indulgence ?) ou parce que peu à peu j’entre mieux dans l’univers de la série. Il n’y a pas à dire, enchaîner les épisodes a fait du bien. Malheureusement, j’ai peu d’espoir sur la survie de la série par la suite. Bon, ça reste des acteurs que j’adore, alors je poursuis de toute façon !

Cette semaine, on sort un peu de la construction autour de deux intrigues, et ça permet à la série de respirer. C’est ironique, car tout le problème des personnages est justement de ne pas pouvoir respirer à cause d’une attaque de gaz sur la ville de Charm City. Et seul le casting principal est au boulot parce que le reste est parti en week-end détente.

Le personnage de Dorothy (la grand-mère) est sympathique et, là aussi, c’est agréable de voir une sorte de cohérence se développer entre les épisodes. Puisqu’on la déjà vue auparavant dans la série, ça donne l’impression d’être devant un truc solide ; un peu comme le faisait parfois Community (shut up Leonard).

D’ailleurs, j’ai pensé à Community plusieurs fois devant cet épisode : l’équipe qui s’alcoolise et le team building qui part en vrille me rappelait le study group, l’attaque au gaz un certain épisode d’Halloween, les jeux de mots foireux et l’obsession du karaoke étaient des twists sympathiques dignes de Britta. Il faudra voir si la série parvient à rebondir sur tout ça dans les épisodes suivants, car on tient là une bonne base solide de références et d’informations à réexploiter par la suite.

Oui. Une fois de plus, « il faudra voir ». C’est vraiment dommage après autant d’épisodes de continuer à attendre que la série se libère un peu et ose plus de choses, tout en espérant qu’elle arrête de forcer sur d’autres points.

Et puis, quand même, il n’y a pas à dire, Vanessa Hudgens n’a vraiment pas perdu sa voix ! Sa partie de karaoké était bien trop courte, du coup. Là aussi, c’est la deuxième fois qu’ils exploitent sa voix et je m’attends de plus en plus à les voir nous pondre un épisode musical.

Bon, il y avait malgré tout deux intrigues bien dissimulées au sein de cette grosse histoire d’attaque de gaz. D’un côté, nous avions Emily obsédée par la construction d’une amitié avec ses collègues, de l’autre, Van qui embauchait des comiques pour avoir enfin de la répartie (et mettre à mal Jackie). Cela fonctionnait drôlement bien d’ailleurs de voir Van dans ce genre de délire (et sans vouloir virer à l’obsession Community, c’était très « deanesque » comme gag).

En conclusion, nous avions donc là un bon épisode, avec des gags efficaces et la construction d’une vraie dynamique de groupe. Nous en apprenons un peu plus sur les personnages et il y a l’esquisse de choses qui peuvent devenir des running-gags par la suite… si les scénaristes se décident enfin à assumer leur délire jusqu’au bout.

Pour l’instant, la série souffre surtout de vouloir trop faire rire et de vouloir être trop convaincante… Bref, elle se prend au sérieux, à l’excès, et c’est là que ça pêche dans la majorité des épisodes… pas celui-ci, néanmoins.

Oh, et je veux le même T-shirt que Teddy, il faut que je me le trouve !