On en était où dans les Anneaux de Pouvoir ?

Salut les sériephiles,

Ça y est, la saison 2 des Anneaux de Pouvoir commence aujourd’hui ! Avant de plonger dans la suite, un retour sur la première saison me paraissait plus que nécessaire… et je me suis dit, tant qu’à faire, autant en faire un article même si je ne poste plus que des critiques dernièrement.

On en était où ?

Non, parce qu’a priori, j’en ai retenu que visuellement, c’est du grand art, mais côté histoire, on était face à un mélange assez inégal : Galadriel est clairement le personnage central, c’est d’elle qu’on suit la quête et ça fonctionnait plutôt bien de la découvrir beaucoup plus jeune et impulsive que dans les films. J’aimais beaucoup la relation qui se nouait avec Halbrand également, même si bon, la fin de saison 1 remettait les choses en perspective avec un cliffhanger inattendu : Halbrand n’est autre que Sauron, et Sauron, justement, arrivait au Mordor pour établir son royaume après avoir aidé à la création des trois anneaux de pouvoir. Oupsie. Si c’est clairement LE truc à retenir de la saison 1, les autres ne doivent pas être négligés non plus : la série se divisait en plusieurs arcs autour de chaque personnage.

Outre Galadriel, on avait donc l’Étranger – un homme tombé du ciel et à l’identité restée en suspens en fin de saison 1. C’est un homme capable de faire de la magie et passant toute la saison 1 à voyager avec les Harfoots. Si l’on en croit ses dernières répliques en saison 1, il y a de fortes chances qu’il s’agisse de Gandalf, même si ça ne respecte pas les livres.

Elrond et Durin, avec leur amitié compliquée, nous ont plongés dans l’univers des Nains – et à Khazad-dûm. Le mithril, découvert par Durin, est présenté comme une possible solution pour sauver les Elfes de leur déclin, mais cette quête de ressources est la cause des frictions supplémentaires entre les elfes et les nains.

En parlant d’elfes, Arondir, lui, est l’un des personnages les plus intéressants selon moi de cette première saison. L’Elfe guerrier se retrouve au cœur des tensions entre les Elfes et les Hommes dans les Terres du Sud. Sa relation avec Bronwyn, une humaine, et sa bataille contre les orcs montraient une autre facette de la lutte contre le mal. Son arc narratif culmine avec la transformation des Terres du Sud en Mordor, un moment-clé pour la saga. Il se retrouve avec Bronwyn à faire face à une terre corrompue et hostile, ce qui devrait donner de belles batailles.

Enfin, il y a Númenor. Là, la série a vraiment touché juste pour faire de grandes promesses. Les tensions politiques en ville, la montée en puissance d’Ar-Pharazôn, et la vision du destin apocalyptique de l’île… Tout ça a bien posé les bases pour une suite qui s’annonce plus que tragique.

Et maintenant, quoi ?

Pour cette nouvelle saison, j’espère avant tout que la série va capitaliser sur ce qu’elle a réussi. La diffusion a commencé ce matin à 9h01 avec pas moins de trois épisodes et déjà trois heures à rattraper. Je n’ai pas encore vu tout ça et vous serez les premiers au courant quand ça sera le cas, parce qu’il y aura bien sûr les critiques publiées sur le blog.

En vrai, j’attends dans cette saison plus de développement autour de la chute de Númenor, avec Ar-Pharazôn qui pourrait bien devenir l’un des personnages les plus intéressants. Le personnage de Galadriel doit aussi continuer à évoluer, en espérant qu’elle trouve un équilibre entre sa détermination et sa vulnérabilité. Arondir et Bronwyn, maintenant établis dans un Mordor en pleine mutation, devront probablement faire face à de nouvelles batailles – et les scènes de combat étaient vraiment belles en saison 1. Et puis, j’ai hâte d’en savoir plus sur Sauron : Halbrand était un chouette personnage, ça me soûle forcément qu’il passe du côté obscur… mais en même temps, ça peut être franchement classe de voir comment il se fera son anneau.

The Rings of Power: The Stranger's Language May Give Away His Identity

Et enfin, l’intrigue autour de l’Étranger et des Harfoots… n’est pas tellement celle qui me hype. Elle devrait pourtant, avec ce suspense qui fait que ça pourrait être Gandalf. C’est pourtant là que mes attentes sont les plus mesurées. J’espère que cette intrigue se connectera mieux avec les autres arcs, parce que pour l’instant, tout est très éclaté dans différentes directions et ça ne marchait pas si bien à chaque épisode.

Bref, cette saison 2 a de quoi être spectaculaire si elle réussit à ne pas se perdre dans les détails et à maintenir le rythme. Et en attendant que je me lance dans la rédaction des critiques de la saison 2, vous pouvez toujours consulter celles de la saison 1 :

Bonne journée !

Time Bandits – S01E10 – Fortress of Darkness – 17/20

C’est un dernier épisode qui est très bien pour conclure une saison, mais qui souffre tout de même de la marche forcée à laquelle on le soumet : tout va très vite, trop vite, ce qui donne l’impression que cela a été écrit sans laisser le temps de développer les personnages. Une autre impression est que la rapidité permet de réduire certains coûts de création. Bref, ça donne un épisode sympa, mais pas leur meilleur, parce qu’il y avait quelques petits moments décevants tout de même.

Spoilers

Kevin demande l’aide de Cassandra pour retrouver le bout de carte qui manque.


Oh no, I’ve revealed the secret entrance to the Fortress of Darkness !

Badaboum, c’est déjà le dernier épisode et il ne dure que trente minutes ? Je m’attendais à ce qu’il soit plus long pour tout conclure, mais rien que la durée permet de savoir qu’il ne conclura pas tout. Espérons une saison 2. Enfin, avant d’en arriver là, il faut peut-être déjà écrire la critique de cet épisode, hein.

Vers la Forteresse

Bittelig essaie de sympathiser avec le géant en compatissant avec lui sur les problèmes que rencontrent les grandes personnes, mais c’est simplement pour introduire l’épisode de manière comique. Une fois que c’est fait, on ne perd pas de temps, avec un géant qui emmène aussitôt nos bandits vers la Forteresse des méchants pour que le grand méchant puisse libérer les parents de Kevin. C’est top, il est facile à convaincre et ça tombe bien parce que l’épisode n’a que trente minutes pour tout conclure.

Trente minutes, ça reste un peu long tout de même : les scénaristes ont ainsi le temps de faire une scène où Kevin paraît bien naïf à espérer que le grand méchant accepte de libérer les parents juste parce qu’il verra que Saffron et Kevin les aiment. C’est une scène juste pour dire qu’il y a un voyage à faire, hein, parce que c’est ultra rapide, en vrai.

Dans le même genre, après huit épisodes à chercher Gavin partout et à le mentionner à chaque fois, Pénélope se retrouve à lui dire au revoir et c’est super rapide : il est bien moins affecté qu’elle, parce qu’il a déjà fait son deuil de sa relation, lui. Et Susan est là, mais tout le monde s’en fout, Pénélope a raison : les autres bandits ne lui adressent même pas la parole. Quelques épisodes de plus – ou au moins quelques minutes – auraient été bienvenues, tout de même.

Au lieu de ça, on avance à toute vitesse vers la scène suivante qui voit nos héros trouver l’entrée de la forteresse, se trouvant au milieu d’une activité volcanique assez impressionnante. Il y a plein de lave partout. L’entrée est secrète, mais les méchants ont bien l’intention de la révéler pour récupérer au plus vite la carte. Il y a tout de même un hic : les bandits ont accepté de mener Kevin et Saffron jusqu’aux portes de la forteresse, mais pas plus loin. Il faut donc se dire au revoir.

Kevin galère un peu à récupérer la carte auprès de Widgit, il a eu l’espoir de voir ses amis le suivre, en vain, et hop, on peut enchaîner. Vraiment, j’ai eu l’impression que l’épisode allait à toute vitesse, mais c’est peut-être pour réduire les coûts de postprod avec les décors en 3D à payer. On sait que ça coûte de l’argent pour être bien fait, parce qu’Evil n’a pas réussi à bien les faire dans son épisode final…

Bref. Kevin et Saffron entrent dans la Forteresse et… tombent. Widgit m’a fait rire à s’inquiéter pour la carte.

La Forteresse

Kevin se réveille alors dans sa chambre d’enfant. Ses parents viennent s’occuper de lui et le rassurer après son mauvais rêve. Mauvais rêve ? C’est assez facile d’y croire, parce qu’il a plein de jouets dans sa chambre qui évoquent les aventures qu’il vient de vivre avec les bandits. J’ai aimé cette mise en scène qui donne envie de rêver d’aventures comme si on était enfants nous aussi… mais ça ne dure évidemment pas trop longtemps.

Kevin comprend bien vite que ses parents sont en fait des démons uniquement intéressés par la carte, et ça lui permet de mettre fin à l’illusion très rapidement. Après tout, l’épisode fait toujours 30 minutes, et avec le générique svp. Kevin retrouve ainsi Saffron, puis rencontre le grand méchant. Le frère et la sœur voient aussi les parents, toujours en vie. C’est déjà ça.

Les parents assurent qu’ils ne sont pas si maltraités et que le grand méchant n’est pas si méchant que ça, et c’est plutôt drôle à voir.

Pénélope débarque alors pour aider Kevin et Saff… ou juste parce que Fianna les a capturés, enfin. J’avais oublié qu’elle était dans l’équation, elle, tiens. Cela m’a fait rire de voir le grand méchant lui reprocher d’avoir ralenti les bandits, parce que c’est ce qu’il s’est passé. Tout ça permet en tout cas de venir au bout de de l’intrigue Fianna/Widgit, bien rapidement. Vraiment, il aurait fallu plus d’épisodes pour développer chaque personnage. Un très bon point pour la série, en revanche, est qu’elle ne nous accable pas de flashbacks. Et j’aime ça.

J’aime aussi le retournement de situation suivant : il est révélé que le grand méchant est incapable de récupérer la carte par lui-même. Il ne peut la voler : il ne peut la toucher que si quelqu’un lui en fait le cadeau, la lui donne réellement. C’est con pour lui, mais c’est un rebondissement que je trouve amusant. Il reste toutefois le problème que Kevin est peut-être un agent double pour l’Être supérieur… et surtout que les bandits sont un peu stupides quand ils s’y mettent.

Chacun se laisse donc tenter et séduire par le Mal : le grand méchant offre une vision du futur à chaque personnage. Alto serait ainsi un grand acteur adoré de tous, Widgit serait utile à la société, Bittelig… est heureux dans le présent et c’est ce qu’il voit dans le futur pour lui. Pénélope remarque ça pose problème : comment peuvent-ils avoir un futur idéal s’ils sont déjà tous dans le futur idéal de Bittelig ?

C’est presque logique, alors que ça ne l’est pas, mais ça n’empêche pas le grand méchant de lui proposer un futur merveilleux avec Gavin et des enfants. Le truc, c’est que ce n’est pas si merveilleux pour elle : elle sait désormais que Gavin ne l’aime pas et n’est absolument pas convaincue par ce futur. Tout ça n’arrive toujours pas à convaincre Kevin et Saffron de renoncer à la carte et de la donner au Grand Méchant. Après tout, il veut torturer l’humanité s’ils lui donnent la carte. Pourtant, ce n’est pas le pire plan : le Grand Méchant révèle que l’Être Supérieur, lui, veut la carte pour détruire le monde.

L’Être Suprême

Comme Kevin ne lui donne toujours pas la carte, le Grand Méchant commence à torturer ceux que Kevin aime le plus. Ce n’est pas ses parents, évidemment (j’ai ri quand même), ce sont les bandits et Saffron. C’est un peu surprenant pour Saffron, tout de même. La torture est de courte durée : l’Être Suprême débarque à son tour dans la Forteresse. Le duel qui s’ensuit entre le Grand Méchant et l’Être Suprême est top.

Kevin est en position de force avec la carte. Il s’arrange pour être débarrassé de Fianna (qui veut reprendre contact avec Widgit, bien sûr) et renvoyer ses parents chez eux – ils n’ont pas l’air si ravi (mais j’ai adoré que Saffron défende son frère !)… Malgré tout, Kevin n’a toujours pas envie de donner la carte, ni au Grand Méchant, ni à l’Être Suprême. Il faut dire que les propositions ne sont pas alléchantes. Pourtant, Kevin finit par faire un choix : il a sauvé ses parents, et c’est tout ce qui compte pour lui. Il donne finalement la carte au Grand Méchant. En vrai, c’est la meilleure solution pour gagner du temps – et assister à un très joli feu d’artifice. Les bandits s’enfuient tandis que les deux grands antagonistes s’affrontent (mais l’Être Supérieur n’a pas de pouvoir dans la Forteresse donc…), et Kevin révèle alors qu’il a en fait échangé avec Saffron la boîte contenant la carte.

Le Grand Méchant est frustré de ne pas avoir la carte, l’Être Supérieur promet qu’il reviendra (cela dit, y aura-t-il une saison 2 ?) mais le vrai cliffhanger est ailleurs : quand Widgit ouvre la boîte pour retrouver la carte et alors que Pénélope réfléchit déjà à comment s’en servir pour la suite il est révélé que la carte contenue dans la boîte est désormais vierge de tout contenu… C’est un grand drama pour nos voleurs. La seule piste que nous avons est celle des agents de l’Être Supérieur que nous n’avons pas vus durant cet épisode (pas plus que nous n’avons Judy).

EN BREF

La série marque de très bons points avec cette saison 1 qui instaure son univers, son rythme très particulier et son humour auquel il faut adhérer. Comme souvent avec Taika Waititi, j’ai l’impression que ça passe ou ça casse : soit on accroche, soit on est épuisé par la lourdeur du résultat. De mon côté, il me faut un peu de temps pour rentrer dedans, mais une fois que j’y suis, j’apprécie vraiment le résultat.

La longueur aléatoire des épisodes et la diffusion par deux, ce n’était pas la meilleure des idées pour me convaincre à 100%, mais tout de même, la série a réussi à être originale (bon, c’est un reboot de film, je sais), à ne pas imposer de flashbacks et à proposer une vraie intrigue suivie… Je sais que ça pourrait être des critères de base, mais en 2024, c’est déjà un petit miracle.

Tout cela me fait penser qu’il n’y aura pas de saison 2. Oh, elle est déjà en cours d’écriture, mais elle n’a pas été officiellement annoncée, ce qui signifie que la série n’est pas encore renouvelée. J’ai tendance à être pessimiste sur l’avenir des séries désormais. En plus, le fait qu’elle ne soit pas annoncée rendra difficile une diffusion pour l’été prochain, alors on retombe dans le travers que je ne supporte pas d’une attente interminable entre les saisons. Sachant qu’il n’y a eu que dix épisodes et cinq semaines de diffusion, une attente de plus d’un an fait qu’une grosse partie de la saison sera oubliée d’ici la saison 2.

Sincèrement, c’était une bonne série, mais je ne sais pas si elle est si marquante que ça. L’avenir me le dira, je suppose.

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Time Bandits – S01E09 – Pell Mell – 15/20

Ma foi, c’est effectivement un beau pêle-mêle que cet épisode, mais en même temps, les scénaristes prennent soin de démêler plein de choses. Les révélations se font de manière toujours fluide et on sent qu’on approche de la fin de saison, même si je me demande tout de même vers quoi tout ça nous mène. J’ai l’impression qu’il reste plein de choses à découvrir et qu’on n’a fait qu’effleurer la surface du concept. On verra bien par la suite, je suppose.

Spoilers

Kevin demande l’aide de Cassandra pour retrouver le bout de carte qui manque.


Ah, so you’ve brought us into the middle of a war. So typical of you.

Rébellion

Ce double épisode final commence de manière originale par les agents de l’Être Supérieur en pleine rébellion. Ils n’approuvent pas les raisons pour lesquelles il veut récupérer la carte et décident donc de s’allier tous ensemble pour la voler à leur tour aux voleurs qui sont nos héros. Mais bon, nos héros sont débiles après tout, donc c’est logique de vouloir la voler.

Troie

Kevin décide de son côté de revenir à Troie. Il embarque sa sœur et les bandits dans la ville mythologique et mythique pour retrouver Cassandra, parce qu’il a bien besoin d’une petite prophétie pour sauver ses parents, puis l’univers. Et dans cet ordre, parce que c’est Kevin. L’enchaînement des scènes est plutôt bien foutu et permet à nos héros d’être jetés en prison parce que les troyens et grecs aussi sont un peu débiles à cette époque si on en croit la série. Bon, c’est l’humour de la série de toute manière, on s’y fait.

J’adore le personnage de Cassandra qui est utilisé avec beaucoup d’humour par la série : tout ce qu’elle prédit se réalisera, mais personne ne l’écoute ? Très bien, ils vont tous lui poser des questions perso et réagir à l’inverse de ce qu’elle leur annoncera. Il n’y a que Kevin pour prendre au sérieux ce qu’elle dit, surtout quand elle annonce qu’ils ne réussiront pas à battre le Mal. En même temps, c’est assez logique : l’équilibre des forces, la balance de l’univers, tout ça tout ça. Pêle-mêle, on apprend tout de même que Penelope retrouvera son fiancé, que Widgit gardera son cœur brisé et que Bittelig sera toujours seul. Sympa, et mauvais signe pour Judy.

Et en ce qui concerne la vraie raison pour laquelle ils viennent voir Cassandra ? Elle est incapable d’expliquer où est la partie manquante de la carte, mais elle propose à nos héros de chercher au dernier endroit où ils l’ont vue.

Nous voilà donc lancés dans une nouvelle quête : retrouver Susan. Nos héros quittent Troie et se baladent en bord de mer, où ils sont bientôt rejoints par Poséidon. Pourquoi se contenter de l’Histoire quand on peut avoir la mythologie, après tout ? Il y avait bien Cassandra, pourquoi pas des dieux mieux foutus que dans Percy Jackson ?

Kevin est ainsi écrasé par la main géante de Poséidon et se retrouve dans une pièce au fond blanc face à l’Être supérieur. Il craint un instant d’être au Paradis, mais non, l’Être supérieur lui explique qu’il est dans un espace intermédiaire qu’il vient de recréer en fond blanc. L’air de rien, cet étrange Dieu manipule ensuite Kevin comme il peut pour récupérer la carte : il lui propose de trahir les bandits pour récupérer ensuite la carte.

Le pire dans cette histoire, c’est que Kevin semble le croire ; surtout quand l’Être supérieur lui propose de lui ramener des parents avec une petite amélioration pour qu’ils s’intéressent enfin à lui. En fait, il ne s’arrête pas là : l’Être supérieur lui propose d’exaucer tous ses rêves et vœux… C’est trop gros pour que Kevin accepte à mon avis, on sent bien le piège, là tout de même.

La proposition

Kevin est ensuite renvoyé quelques instants après l’apparition de Poseidon, apparemment disparu sans que personne ne se pose trop de questions. Les bandits sont trop occupés, en effet, à s’en prendre les uns aux autres, reprochant principalement à Penelope d’être une mauvaise leader. Décision est alors prise de faire confiance à Widgit et de suivre son plan, ce qui n’est jamais une bonne idée.

Nos héros manquent de mourir à cause de lui, et pour s’en sortir quand tout le monde lui tombe dessus, il annonce à tous les bandits que Penelope leur ment depuis le début. Il ne se trompe pas tellement quand il utilise la carte, il suit ses ordres qui consistent à tout faire pour retrouver son ex en visitant les endroits où il pourrait être. C’est une sacrée révélation balancée comme ça, comme de rien n’était et comme si ce n’était pas grand-chose… alors que bon, quand même !

Susan

Pas grave, on enchaîne : nos héros essaient une fois de plus de sauver Susan d’une mort certaine et inévitable. C’est du moins ce qu’on croyait jusqu’à ce qu’on découvre qu’ils la pensent morte parce qu’ils voient ses chaussures en bas d’un ravin duquel elle serait tombée après avoir dit « oh, je tombe dans ce ravin ! ». Ah. Ils sont si stupides ! Bien sûr que Susan n’est pas morte, bien sûr qu’elle a volé un bout de la carte et s’est débarrassée de ses acolytes. Ces derniers refusent d’y croire, même quand Saffron leur fait remarquer que Susan est bien en vie, juste en bas du ravin, ou quand elle leur montre que Susan est en train de s’enfuir, de courir dans la direction opposée à la leur.

Commence alors une étrange course poursuite où Pénélope et ses amis sont sûrs que Susan ne les reconnaît pas. La course se fait à travers le temps et l’espace – on passe par la construction de la Grande Muraille de Chine avec un Kevin qui annonce au futur empereur de Chine que son mur prendra 2000 ans à construire (l’humour est toujours aussi bon), puis par Caffa en 1343 quand les Mongols balancent des cadavres dans la ville pour répandre la peste.

Après un petit passage humoristique sur la peste en laquelle on ne croit pas dans la ville (ah, le Covid, j’ai la réf), Susan est enfin rattrapée par nos héros. Elle peut leur dire qu’elle ne veut pas d’eux et ne veut pas être suivie… mais prend quand même le temps de les sauver quand il le faut, parce qu’ils sont dans une ville où on voudra les tuer car ils seront soupçonnés d’avoir la peste.

C’est tout de même un sacré risque qu’elle prend, parce qu’elle a fait beaucoup d’efforts pour être séparés des bandits et vivre en secret dans un endroit où ils ne la trouveront jamais puisque c’est elle qui a le morceau de carte permettant d’y accéder. Il y a une autre raison à tout ça : elle vit sur une île en déserte, en compagnie de… Gavin. Oui, ça y est, Pénélope retrouve enfin son ex dans son épisode, pour mieux découvrir qu’il est désormais en couple avec Susan. Voilà qui craint.

Gavin

Susan a fait beaucoup d’efforts pour être séparés d’eux parce qu’elle en avait marre de Pénélope, Gavin, lui, voulait simplement le temps de Pénélope. Il est peut-être le trésor de Pénélope, mais son trésor à lui, il ne l’a pas trouvé et ce n’est pas le maigre butin de Pénélope non plus. J’ai bien ri de l’étalage désespéré de son butin, de même que les vérités un peu difficiles enfin énoncées par Susan ont fait beaucoup de bien à la série.

Il était temps que quelqu’un souligne à quel point nos voleurs sont ridicules et de simples touristes. Je trouve que ça fonctionne sacrément bien et ça m’a fait plaisir. Bien sûr, le désespoir qui s’empare alors des bandits ne pouvait pas durer éternellement : Kevin rassure Pénélope en lui disant avoir besoin d’elle. C’était un peu lourdingue d’avoir des flashbacks – en tout cas, je suis passé à côté de l’émotion que ça devait procurer. Dès lors, Pénélope se lance dans un grand discours et assure qu’ils n’ont peut-être pas réussi à mener à bien les buts fixés, mais qu’ils se débrouilleront désormais pour aider Kevin et Saff à sauver les parents.

La fin d’épisode approchant, c’est sans surprise qu’il est alors révélé qu’ils sont déjà arrivés à l’endroit qu’ils cherchaient : Gavin et Susan vivent sur le chapeau d’un géant, et ça nous fait un bon cliffhanger pour mener au dernier épisode.

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The Acolyte – S01E08 – The Acolyte – 13/20

C’est un épisode un peu plus long qui vient conclure la saison, et ça se comprend quand on voit qu’on perd un peu de temps en début d’épisode dans une scène magnifique visuellement, mais pas forcément bien utile. Dans le même genre, il faut bien avouer que maintenant qu’on connaît la vérité sur le passé, il manquait une perspective pour le présent – pour savoir où nous allions avec cet épisode. Et en vérité, je ne suis pas sûr de savoir pourquoi nous y sommes allés : il y a des décisions prises dans cet épisode que je ne parviens pas à comprendre ; qui paraissent incohérentes avec le reste de la saison. C’est comme ça et puis c’est tout. Heureusement que c’était beau et divertissant, hein.

Spoilers

Tout le monde se retrouve à Brendok.


But the future isn’t fixed.

Osha

On reprend dans cet épisode là où l’avant-dernier s’était arrêté : Osha essaie le masque de Sith. Elle le fait devant lui et il est là quand ça se passe mal pour Osha, qu’elle souffre de le porter et qu’elle voit carrément l’avenir. C’est pratique pour donner un enjeu à l’épisode : Osha voit Mae tuer quelqu’un sans utiliser d’arme. Cela fait plaisir à Sith, mais pas tellement à Osha qui veut empêcher ce futur de se réaliser, pour protéger sa jumelle. AH. C’est nouveau qu’elle veuille la protéger. Les deux personnages se mettent de toute manière d’accord pour aller ensemble à la recherche de Mae. Osha sait à peu près où elle est.

S’il y a clairement urgence, les personnages prennent tout de même le temps de papoter en chemin : Sith propose une nouvelle (et dernière ?) fois à Osha de l’entraîner à devenir Jedi. Elle ne le veut pas. Contre toute attente, il révèle que Mae n’a pas hésité à répondre le contraire et on découvre qu’ils sont surveillés par une créature qui reste tapie dans l’ombre. Ah, il y aurait donc un autre grand méchant dans tout ça ?

Mae

Loin de dire toute la vérité à Mae, Sol la ramène sur Brandok et lui explique qu’il a bien l’intention de prouver, maintenant qu’elle et sa sœur sont en vie, qu’il avait raison. Il promet à Mae que la mort d’Inesaya était accidentelle, puis perd trop de temps à lui dire qu’Osha n’est pas sa jumelle. Ce n’est pas comme si Mae écoutait Sol de toute manière : elle est trop occupée à utiliser Pip pour se libérer. Elle n’hésite pas à électrocuter Sol dès qu’elle en a l’occasion et à quitter le vaisseau principal à bord d’une navette de secours.

C’est un peu abusé, je trouve. Je me demande où elle a appris à piloter tant d’engins, surtout qu’elle maîtrise plutôt bien le pilotage apparemment. La course poursuite est réussie en tout cas – malheureusement, ça bouffe du temps de l’épisode et ce n’est pas ce que j’aurais eu envie de voir. Mae finit par crasher son vaisseau sur Brendok, encore. C’est un retour aux sources quelque peu inévitable, mais c’est comique de voir que Kelnacca habitait si proche de tout ça !

Sol traque en tout cas Mae sur la planète, revenant vers le lieu d’habitation de la communauté complètement incendié. Il voit le vaisseau d’Osha et Sith, sans savoir qui est à l’intérieur. Ceux-ci savent aussi où aller, parce qu’Osha a habité là pendant quelques années tout de même. On nous fait croire que le monte-charge est réparable après tout ce temps sans avoir servi… Osha y perd un peu de temps, alors que Mae escalade par le trou dont elle est tombée (on ne sait toujours pas comment elle a survécu d’ailleurs), que Sol escalade le mur d’enceinte et que Sith… Ah bah non, on ne sait pas par où il passe.

Les combats

Sith tombe rapidement sur Sol dans les ruines de la communauté. Il faut dire que Sol ne cherche pas à être discret : il hurle le nom de Mae pour la retrouver. L’avantage, c’est que ça mène à un joli combat entre Sol et Sith (il est de nouveau masqué, pour faire appel au cascadeur, j’imagine). Vraiment, j’insiste : c’est un joli combat, avec plein d’effets spéciaux et une chorégraphie très chouette. Sol prend en tout cas rapidement le dessus.

En parallèle, les deux jumelles qui ne sont pas jumelles se retrouvent dans la chambre où tout a commencé. C’est l’occasion d’une conversation qui attendait depuis seize ans : Osha peut enfin expliquer à sa sœur qu’elle la déteste. Et oui, la vraie raison pour laquelle elle n’est pas Jedi, c’est qu’elle détestait Mae et était bien incapable de gérer ses émotions. Mae a une autre théorie : elle ne gérait pas ses émotions parce que son maître était la cause des émotions négatives qu’elle avait. Mae peut révéler que Sol a tué leur mère, mais ça n’empêche pas Osha de se lancer dans un combat contre elle. La chorégraphie est sympa aussi, même si plus mécanique, plus symétrique. Pour autant, elles sont perturbées par un vaisseau dans le ciel et Mae en profite pour faire ce qu’elle a fait pendant toute la saison : elle s’enfuit.

Cela lui permet d’intervenir dans le combat entre Sol et Sith, au moment où Sol gagnait et allait pouvoir l’arrêter. Elle décide de protéger Sith, sans pour autant tuer Sol : elle veut le voir être jugé. Le truc, c’est qu’elle finit par lui faire reconnaître qu’il a tué leur mère, alors qu’Osha arrivait par-là. Elle apprend la vérité sur ce qu’il s’est passé et ne le vit pas bien du tout.

Sol se défend comme il peut : sans Mae, il était impossible de prouver que les jumelles n’étaient pas sœurs et avaient été créées par la Force. Le Conseil aurait rejeté Osha en ayant toute la vérité. Mouais. La vérité énerve Osha au plus haut point : elle demande à Sol de se taire, n’acceptant pas les mensonges de toute une vie. En revanche, elle est liée à la Force et sa demande aimable et polie finit en véritable meurtre. Osha utilise la force pour tuer Sol. Oh, Sol arrive à bredouiller qu’il la comprend, ce qui en fait une scène vraiment réussie, mais c’est triste pour lui de mourir comme ça – et pas franchement mérité car l’ensemble était un accident tout de même.

Ce meurtre fait basculer Osha du mauvais côté de la Force cependant : son sabre laser devient rouge…

Les Jedi

Du côté des Jedi, la supérieure de Sol (non, je n’ai jamais pris le temps de chercher son nom parce que je ne l’aime pas plus que ça ; la seule info qu’on a sur le perso qui ne soit pas lié à sa position hiérarchique, c’est qu’elle est malade quand elle voyage… mais même ça on ne l’a pas vu) est de retour au QG pour mieux découvrir qu’elle doit se justifier auprès d’un Senateur qu’elle n’aime pas beaucoup. Au moins, c’est réciproque : il n’hésite pas à expliquer que pour lui, les Jedi sont une secte. Je suis tiraillé : je suis assez d’accord avec lui et sa manière de se foutre de sa gueule (May the force be with you !), mais je n’aime pas trop les rôles de cet acteur en général… alors… Est-ce qu’il faut que je l’apprécie ?

Après, il y a un peu d’humour tout de même, quand la Supérieure finit par apprendre que Sol a rallumé son transpondeur… sur Brendok, là où tout a commencé. C’est reparti pour un voyage, avec des guerriers tant qu’à faire. On ne sait jamais. Cependant, toute la troupe arrive un peu trop tard. Oh, la supérieure sent la présence de Sith – qui remet son masque une seconde trop tard – et semble le connaître. Nous ne saurons pas tout de suite de qui il s’agit, puisqu’il s’enfuit évidemment. Les jumelles font de même, utilisant un tunnel au fond du gouffre (ce qui n’explique pas comment Mae a survécu à la chute, putain !).

Pendant que les jumelles s’enfuient, ne se doutant pas que Bazil est déjà à leur trousse avec plein de Jedi, les Jedi trouvent le corps de Sol. La Supérieure ressent aussi plein d’échos du passé, ce qui doit possiblement l’éclairer sur tout le merdier en cours. Les deux sœurs (qui ne sont pas sœurs, je sais), elles, se rendent à l’arbre de leur enfance.

Elles y sont retrouvées par Sith, qui leur fait comprendre que s’il est capable de les retrouver, alors les Jedi le peuvent aussi. Soit. Les deux viennent à peine de se retrouver, on nous parlait d’un pouvoir des deux, et… Osha prend soudainement la décision de laisser Mae partir. Elle demande à Sith de laisser Mae tranquille, et même de lui effacer définitivement la mémoire de ses souvenirs avec Osha, pour devenir, en échange, sa disciple. L’idée est que le Conseil des Jedi éliminerait probablement Osha s’ils avaient conscience de ses pouvoirs.

D’accord. Mais pourquoi le sauraient-ils ? Pourquoi leur dirait-elle ? Et puis, si Osha et Mae sont les mêmes, alors Mae aussi a un pouvoir incommensurable ? Elle n’a pas atteint son potentiel, mais elle en est capable ? Je ne comprends pas cette décision. Je veux bien que ce soit une décision prise à l’arrache, mais comme plein d’autres choses dans la série, elle échappe à la série.

Conclusion

La conclusion de la saison est donc très ouverte, en espérant qu’on aura une saison 2 pour éclairer tout ça : Mae est récupérée par les Jedi, amnésique, n’ayant aucun souvenir des seize dernières années ou de l’existence d’Osha. La supérieure en profite pour mentir encore au Sénat : elle affirme que les trois Jedi tués l’ont été par Sol ; ce qui est prouvé par son suicide. Tout est bon pour éviter un audit des Jedi. La supérieure recrute également Mae pour retrouver Sith. Cela n’a aucun sens puisqu’elle est amnésique… Comment pourrait-elle retrouver Osha ou Sith si elle n’a aucun souvenir d’eux ?

Et pourquoi l’avant dernière image de la saison est-elle Sith prenant la main d’Osha comme s’ils étaient un couple ? Ils se connaissent à peine et je ne sais même pas pourquoi elle le suit ? J’ai raté quelque chose, apparemment. Oh, et la dernière image de la saison ? YODA IS BACK. Enfin, peut-être ? Depuis Grogu, je me méfie.

En bref

Je ne peux pas dire que je regrette de m’être lancé dans la série, parce qu’elle a plein d’éléments très cools. Son casting (même si j’ai un peu de mal avec l’actrice principale parce qu’elle n’est pas Tatiana Maslany et que je ne différencie pas Mae et Osha ; c’est con, je sais, et peut-être que c’est voulu puisqu’elles sont les mêmes, mais tout de même), son histoire dans laquelle il est facile d’être plongée, ses twists qu’on voit venir et son audace d’avoir tué 90% du casting en huit épisodes font que j’ai passé un bon moment.

C’était divertissant. Malheureusement, il y a aussi plein de moments qui me laissent davantage sceptique. Les épisodes 3 et 7 qui sont les mêmes avec des perspectives légèrement différentes qui n’expliquent même pas tout, de même que les décisions irrationnelles des personnages par rapport à ce qu’on en sait font que la qualité globale de la série n’est pas à la hauteur de ce que j’en attendais. Osha déteste sa sœur tout du long, pour finir en larmes dans ses bras… et la rendre amnésique comme si elle la détestait encore ?

Tuer Sol devrait mettre fin à sa haine, en plus, pas la relancer définitivement du côté obscur ? Et puis, Mae aussi a la possibilité de tuer sans arme, alors elle n’est pas du tout à l’abri chez les Jedi ? J’ai plein de questions.

Du coup, j’espérais très fort une saison 2 qui règlerait ces défauts – et encore, je m’illusionnais : les scénaristes ne voient pas ça comme des défauts apparemment, alors pourquoi les régler ? – seulement voilà, Disney a annoncé ce matin qu’il n’y en aurait pas. Je viens donc de changer la dernière phrase de mon article en ravalant quelques larmes d’énervement. Ils ne pouvaient pas annoncer au moins un téléfilm de conclusion, sérieusement ? Autant quand ça passe à la télé, je comprends que ce ne soit pas assez rentable, autant sur une plateforme de streaming et pour l’image de marque qui serait respectueuse des abonnés, je ne comprends pas ces annulations. Je sais, je sais, les plateformes de streaming sont les nouveaux networks – entre la pub intempestive et les annulations, on ne voit plus la différence. Ah si, les saisons font huit épisodes au lieu de vingt-deux. Perdant-perdant.

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