The Walking Dead: The Ones Who Live – S01E05 – Become – 17/20

Eh bien l’épisode propose un arc conclusif loin de ce que j’imaginais en le débutant, tout en semant de nouvelles pistes pour la suite. J’imagine qu’il y a donc de quoi faire une saison 2, même si très honnêtement, j’aurais préféré qu’ils plient cette saison et l’intrigue avec. Franchement, pourquoi faire durer ce spin-off qui proposait un chouette arc conclusif pour la saga Rick ? Ah oui, parce que c’est The Walking Dead. Excellent épisode tout de même, cela dit.

Spoilers

Michonne et Rick se croient hors de danger – ce n’est jamais un bon sentiment dans cette franchise.


You look after you. Anything else in this world is fairytale.

Les titres se suivent, mais c’est loin d’être un double épisode pour autant. C’est étrange, comme idée. L’épisode précédent est résumé en littéralement une réplique et deux images, ce qui prouve à quel point il était de la parlotte pour ne rien dire – et pourtant, j’ai adoré. Ce n’est pas ce que je compte dire de la première scène de cet épisode : on y voit un personnage tuer un zombie dans les bois. Rien de révoltant ou surprenant pour la série, pas vrai ? Et pourtant, si : il s’agit de Gabriel. BORDEL, NON. Il fait partie des personnages qui ne manquaient pas du tout depuis la fin de la franchise.

Gabriel

Quand je vois tous les retours, je suis vraiment dégoûté du choix d’avoir tué Rosita dans l’épisode final. Bref, Gabriel tue toujours des zombies dans les bois, mais il est désormais dérangé par des hélicoptères qui s’approchent. Bordel, ça craint pour Alexandria, je sens. Ou pas.

La scène suivante avec Gabriel nous ramène trois ans en arrière. Et là, c’est le drame : trois ans plus tôt, Gabriel tombe sur Jadis dans les bois. Bordel. Vraiment, je le déteste encore plus. On découvre donc qu’il a croisé Jadis et a tenu sa langue pendant tout ce temps. C’est insupportable, je pensais vraiment que je ne pouvais pas le détester plus que je ne le détestais déjà. Il raconte donc à Jadis que Rick est mort, et elle se garde bien de lui dire qu’elle a sauvé sa vie, évidemment.

Et vous savez quoi ? J’ai découvert que je détestais encore plus Gabriel dans leur scène suivante, parce que ouais, deux ans plus tôt, Gabriel continuait de papoter avec Jadis. Dit autrement, pendant tout ce temps, Gabriel a croisé régulièrement Jadis et a pris le temps de lui parler ? C’est tellement abusé de découvrir ça maintenant et comme ça.

Oh, bien sûr, Gabriel prend le temps de demander de la bouffe à Jadis – et donc à CRM – mais celle-ci refuse de lui donner. Putain, comment il a pu continuer à la voir ? J’ai vraiment l’impression que c’est une trahison envers Alexandria à ce stade. Et malgré le refus de Jadis, un an plus tard, Gabriel est de retour auprès de Jadis, la laissant même l’embrasser. Evidemment, il essaie encore et toujours de l’attirer à Alexandria et ça finit par énerver Jadis au point où elle envisage sincèrement de tuer Gabriel. Bon, elle lui laisse la vie sauve, évidemment, mais ça ne passe pas loin de la catastrophe.

Le trio

Concernant Michonne et Rick, nous reprenons plus ou moins là où nous les avons laissés. Ils se font donc un road trip à bord d’une jolie voiture jaune et la vie semble vraiment leur sourire : ils trouvent facilement de la bouffe, traversent les USA ensemble avec Michonne au volant, parce que Rick ne sait pas conduire une voiture qui ne soit pas automatique. Tout est bien pour eux, vraiment, ça donne envie de laisser tomber la série tant que tout va bien, malgré la menace Jadis au loin.

Tout va si bien pour eux, en fait, que Rick réussit même à tenir ses promesses dix ou quinze ans après en ramenant du dentifrice à Michonne. Ils prennent le temps de parler des enfants et, vraiment, on semble très loin d’une série Walking Dead à ce stade. Pourtant, c’est sûr que le sort va les rattraper, et ça ne manque pas.

Alors qu’ils font une petite rando vers une jolie cabane, ils entendent ainsi un trio de gens qui ont besoin d’aide et n’hésitent pas à s’y rendre aussitôt. J’ai bien aimé la scène : on découvre des zombies caillouteux et un trio qui est heureux d’être aidé, mais est suffisamment con pour tenter de s’en prendre ensuite à Michonne et Rick, alors même qu’ils partaient en leur laissant un peu de bouffe. Rick et Michonne ont beaucoup trop confiance en eux à mon goût, mais ça m’a bien fait rire de les voir gérer comme ça.

Ils mettent à terre le trio qui ose s’en prendre à eux, ils récupèrent la bouffe qu’ils venaient d’offrir, les prive d’une arme et les laissent se débrouiller pour récupérer leur deuxième arme. Ils passent ensuite une bonne soirée ensemble – Rick fait un cadeau à Michonne, ils papotent de souvenirs et de leur journée… Vraiment, ils baissent bien trop leur garde. C’est donc sans surprise qu’une menace rôde, mais c’est encore pire que prévu quand la menace en question est Jadis.

Anne

Cette idiote a une belle occasion de les tuer pendant qu’ils dorment, mais elle attend en fait le petit matin pour les confronter et qu’ils sachent exactement le sort qu’elle leur réservait. C’est con de sa part, elle a trop confiance en elle et ça tourne mal, forcément : alors qu’elle explique à quel point ils ont été cons à laisser plein de traces partout sur leur route après avoir pris une voiture jaune bien repérable, Michonne et Rick continuent d’avoir toute confiance. Ils prennent le temps de l’appeler Anne pour l’énerver et pour gagner du temps. Quand elle a assez confiance pour leur tirer dessus, ça finit mal, mais pour elle.

Rick et Michonne s’en sortent comme toujours et Michonne parvient même à blesser Jadis. Malheureusement, ça relance les disputes dans le couple : faut-il ou non garder Jadis en vie ? Jadis s’enfuit et l’épisode se termine en course poursuite en voitures (pourtant, la voiture de Michonne et Rick était loin !). C’est rare dans The Walking Dead. Cela se termine comme à chaque fois, en revanche. En accident. Michonne et Rick s’en sortent et tuent quelques zombies de plus, Jadis tombe alors sur le trio sauvé la veille par Rick et Michonne. C’est malin ça.

Elle se sert aussitôt d’eux pour attirer le couple à sa poursuite en promettant en échange une place dans sa communauté. Oh, ça ne se terminera pas comme ça pour le trio : ils se font massacrer par des zombies après quelques coups de Rick et Michonne. C’est rare dans cette franchise qui passe son temps à tuer les rôles secondaires, mais j’ai eu de la peine pour ce trio. Et alors que Michonne a souhaité pendant tout l’épisode se débarrasser de Jadis qui a privé Rick de sa famille pendant tant de temps, elle se retrouve malgré tout à sauver Jadis de zombies quand elle en a l’occasion. Ben oui, Jadis continue son chantage, affirmant que sa mort provoquerait la destruction d’Alexandria, parce qu’elle a laissé des traces derrière elle.

Elle est insupportable et beaucoup trop bavarde. Et elle laisse un dilemme qui n’en est pas un à Michonne et Rick : soit elle meurt ce jour-là et au passage tout Alexandria, soit le couple meurt et leurs enfants survivent. Bon. Le couple ne peut pas laisser ça arriver et négocie un autre deal moins agréable, un où Jadis accepte de laisser Michonne retourner à Alexandria. Un où Rick retourne à CRM. Comment peut-elle y croire ?

Jadis

Le dernier acte peut alors commencer. Clairement, l’épisode se dirige vers la mort de Jadis… et pourtant, les scénaristes prennent bien trop de temps pour en arriver là. Jadis menace une fois de plus Rick, Michonne revient pour la menacer à nouveau, on se retrouve à nouveau coincé dans la même situation que quelques minutes plus tôt.

Pour en sortir, c’est finalement le trio qui sort de nulle part pour tuer Jadis en la bouffant. Ce n’est pas la fin que j’attendais pour ce personnage, mais c’est une fin plus que méritée. Il y a quelques flashbacks au passage pour qu’on soit triste pour elle, puis elle raconte ce qu’elle a laissé derrière elle, se rendant compte de son égoïsme incroyable. Comme elle est mordue, elle a un peu de temps pour papoter avec le couple. Elle leur révèle l’emplacement des preuves qu’elle a contre eux et contre Alexandria, avant de leur demander de promettre de ne pas s’en prendre à CRM.

C’est mal connaître Michonne qui, à mon avis, ne fait pas le meilleur des choix : elle promet de retrouver le dossier, mais d’ensuite tout faire pour stopper CRM et protéger Alexandria. C’est clairement un mauvais plan : elle veut que Rick reçoive son brief Echelon et sa promotion, espérant que cette promotion lui permettra d’en savoir assez pour que la ville entière se retourne contre CRM. Et Jadis n’a d’autres choix que d’accepter ça.

Elle donne finalement la bague que Rick avait prévu pour Michonne et que Gabriel avait retrouvée. C’est donc Jadis qui l’avait depuis tout ce temps… Rick tue finalement Jadis d’une balle dans le front et l’épisode peut se terminer d’un côté sur une demande en mariage de Rick à Michonne, de l’autre sur Gabriel qui passe une journée à attendre Jadis. Pour rien. Non, vraiment, ce n’est pas la fin que j’attendais pour Jadis.

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The Walking Dead: The Ones Who Live – S01E04 – What We – 18/20

C’est un enfer de critiquer de longues conversations comme celle-ci, mais c’est un épisode plus que nécessaire pour enfin avancer, pour faire bouger les personnages dans la bonne direction et pour mener l’intrigue où elle avait besoin d’aller. Les performances d’acteurs sont toujours au top et s’il y a un des deux personnages que je n’en finis plus de ne pas aimer, c’est tout de même fou de voir à quel point nous étions privés d’une bonne dynamique pendant toutes ces années.

Spoilers

Michonne et Rick ont tout le temps du monde pour parler, parler, parler. Enfin, presque.


Do you think we can do anything ? Because I do.

Eh ben super. J’aime beaucoup la série, mais j’ai réussi à prendre une semaine complète de retard. Bon, en même temps, le titre de cet épisode semble sous-entendre qu’on a affaire à un double épisode, ce n’est peut-être pas plus mal ? Pas sûr de prendre le temps de voir deux épisodes pour autant.

La dispute

La première scène de ce quatrième épisode, en tout cas, m’a beaucoup plu. Elle reprend le cliffhanger de l’épisode précédent, mais avec une petite musique toute entraînante quand elle propose aussi de nous montrer l’intérieur d’une somptueuse maison avec un aspirateur qui fait le ménage tout seul. Soit. Ce que je n’ai pas compris, c’est comment Michonne et Rick réussissent à se retrouver à l’intérieur d’une telle barraque en sautant à l’aveugle d’un des hélicos de CRM. En revanche, ce qui est bien, c’est que ça leur permet d’avoir le temps de parler. En théorie.

En pratique, ils préfèrent s’intéresser à ce qui les entoure dans cette belle maison. Bon, c’est un réflexe de survie probablement important. C’est juste bizarre, par contre, qu’ils trouvent sur une villa incroyable encore en super état, avec un frigo vide mais fonctionnel, l’eau courante et un ordinateur en veille. Genre, vraiment, ils sont revenus avant l’apocalypse.

Le premier réflexe de Michonne est alors de se changer, alors que le premier réflexe de Rick est de la mater, en détaillant son corps et ses nouvelles cicatrices. Pourquoi pas. On ne peut pas dire que ce soit surprenant. Il y a des silences qui valent beaucoup de mots, mais ce n’est pas tellement le cas ici. En fait, c’est frustrant ce début d’épisode où ils ne sont pas foutus de se parler, puis où ils commencent à le faire en parlant de tout à fait autre chose que de ce dont ils doivent absolument parler.

Je veux dire, leur temps est compté et Michonne commence par raconter qu’elle adorait un livre qu’elle voit dans la bibliothèque quand elle était enfant. Bon, bien sûr, sous la surface, sa colère ressort finalement et l’actrice est incroyable – vraiment. J’adore la manière dont elle balance à Rick l’existence de son deuxième fils ainsi que son nom. L’existence de RJ ne suffit toutefois pas à convaincre Rick qu’il faut absolument rejoindre ses enfants. En fait, c’est tout l’inverse : il est encore plus convaincu qu’il doit les protéger en suivant tout ce que CRM veut à la lettre.

Je comprends à peu près son point de vue, mais honnêtement, Rick comme Michonne ont fait face à des adversaires plus coriaces que ça – Negan, pour commencer. Je ne comprends pas comment le chantage de Jadis peut fonctionner pendant huit ans sur Rick. En huit ans, il n’a rien trouvé pour la faire chanter à son tour ? Pour se débarrasser des preuves qu’elle aurait et que CRM risquerait de trouver si elle mourait ?

Michonne semble penser exactement comme moi. C’est le plan qu’elle propose donc à Rick, parce que c’est la course logique des choses à faire à ce stade. Rick semble se laisser convaincre, mais il a bien du mal à suivre ce que Michonne lui demande de faire. Pourtant, il lui promet qu’ils rentreront une fois les preuves de Jadis supprimées et Michonne lui donne donc l’outil dont il a besoin pour envoyer sa position à CRM.

Au dernier moment, cependant, le jour se lève après un orage particulièrement violent (et sacrément raccord avec la dispute – la mise en scène est excellente ; ça m’a rappelé un vieil épisode de Grey’s avec une dispute Calzona… en saison 9) et le couple découvre que l’hélicoptère s’est crashé pendant l’orage. Bref : ils sont morts aux yeux de CRM et Michonne a sauvé leur vie en les faisant sauter. Cette fois, Michonne propose donc à Rick de retourner à Alexandria au plus vite.

Détruire les traces

Rick refuse à nouveau, cependant. Il ne souhaite pas rentrer à la maison, contrairement à ce qu’il vient juste de dire à Michonne. C’est tellement abusé. Son argument ? Il veut continuer à les protéger de l’intérieur, parce qu’il se rend compte que CRM pourrait trop facilement détruire Alexandria un jour. Après huit ans, il a un sacré syndrome de Stockholm, en vrai, et Michonne n’est pas un argument convaincant pour le surmonter. C’est frustrant… Mais c’est un excellent épisode.

Honnêtement, j’aime beaucoup la manière dont la conversation tourne en rond et creuse vraiment les différents points de vue des personnages. Il va de soi que je suis à 100% derrière Michonne, parce qu’elle est littéralement ce qu’elle a toujours été dans la série – et qu’elle continue à suivre les règles de survie qu’ils ont établi ensemble.

Rick ? C’est un monstre d’égoïsme aux arguments tous plus stupides les uns que les autres. J’aime bien les gens qui prennent le temps de réfléchir et qui n’agissent pas de manière aussi impulsive que ce que Michonne peut faire, bien sûr, mais là, Rick est juste dans l’abus le plus total. Impulsive, Michonne ?

Bien sûr que oui. Quand Rick lui dit une fois de plus qu’il ne souhaite pas rentrer à Alexandria, elle se décide à reprendre la route. Hop, en deux temps trois mouvements, elle se trouve un couteau, une arme, un bâton. Elle est incroyable comme ça Michonne. Par contre, elle se barre tellement vite que Rick n’a même pas le temps d’agir : elle l’accuse de mentir et basta. Oh, elle s’arrête un long moment dans le couloir de l’immeuble (parce que c’est pas une villa, mais un magnifique immeuble) dans l’espoir que Rick la rejoigne, mais même s’il hésite, il ne le fait pas immédiatement.

Finalement, il la rattrape alors qu’un autre hélicoptère de CRM se pointe pour vérifier ce qui leur est arrivé. Le verdict est violent : ils sont probablement morts, alors hop, CRM détruit toutes les traces de son existence en faisant exploser l’hélicoptère. Et bim, ça compromet toute la stabilité de l’immeuble dans lequel Michonne et Rick sont. Rick arrive pile à temps pour permettre à Michonne d’éviter des bris de verre dans l’explosion, mais il se débrouille tout de même pour la désarmer au passage alors qu’il y a plein de zombies qui se rapprochent d’eux.

Rick et Michonne se retrouvent donc à fuir une horde de zombies et à découvrir ce qu’ils sont devenus – ou plus précisément ce que Rick est devenu, avec son jargon militaire à la con. Michonne met du temps à le voir, mais elle finit par comprendre que Rick passe son temps à lui mentir et n’est plus l’homme qu’elle a aimé. Il est devenu un autre, et c’est une nouvelle version qui ne lui plaît pas trop, allant jusqu’à lui dire de se barrer retrouver les enfants parce qu’elle n’a plus rien à faire loin d’eux. C’est terrible.

Je n’ai jamais aimé ce couple, je n’ai jamais compris ce qu’ils foutaient ensemble, mais il y avait une certitude : Michonne était aveuglée par son amour pour Rick. La voir récupérer la vue après tant de temps, c’est vraiment violent. J’ai de la peine pour elle. En plus, ils prennent le temps de parler alors que tout l’immeuble est en train de tomber en ruine (petite métaphore de leur relation, je suppose) et qu’il y a plein de zombies après eux alors l’impasse dans laquelle ils sont du côté de la relation est encore plus violente à vivre, je trouve.

Bref, ils sont forcés de bouger et ça se termine en une super scène où ils déglinguent le même zombie en même temps et où un lustre finit par leur tomber dessus.

Lustre

Le coup du lustre qui tombe, on le voit venir, mais je trouve ça abusé que ça ne suffise pas à tuer les personnages alors qu’ils étaient entourés de zombies quand ça arrive. Les zombies mettent finalement un peu de temps à les rejoindre, et c’est tant mieux : le lustre est tombé sur une des jambes de Michonne qui se retrouve blessée et sacrément bloquée alors que les zombies affluent.

Pour autant, Rick refuse de l’abandonner, même quand elle lui demande, pour s’assurer qu’il survive. Ben voilà. Ils s’aiment encore assez pour chercher par tous les moyens à faire en sorte que l’autre survive. Finalement, Rick réussit donc à libérer Michonne du lustre, on voit qu’elle n’est pas si blessée que ça et les deux personnages réussissent à s’enfuir de la meute de zombies. Ils reviennent cependant à la case départ, retournant dans la suite du début d’épisode.

Cette fois-ci, ils se sont tout de même retrouvés du point de vue de l’adrénaline et du désir de survie. Malgré toutes les différences et les désaccords, le couple peut donc se retrouver et en revenir à ce qu’il était à l’origine – une histoire de cul, rien qu’une histoire de cul, arrêtez de nous faire croire qu’il y a un jour eu autre chose que ça pour débuter leur relation.

Même s’ils reviennent de loin, les deux personnages retrouvent donc très vite les bonnes vieilles habitudes et couchent ensemble. Cette série se fait un peu moins voyeuristes que la série d’origine, mais bon, elle prend beaucoup de temps tout de même à nous montrer qu’ils font l’amour de manière toute douce. Les retrouvailles, quoi.

On les retrouve donc ensuite bien plus apaisés et heureux, en tout cas, au point même de rire quand l’aspirateur automatique se déclenche. Malgré tout, Michonne se rend compte que Rick continue de lui mentir – et de se mentir à lui-même, en plus. Elle se rhabille donc, avant de lui expliquer l’origine de sa cicatrice en forme de X dans le dos. Bordel, j’ai tellement oublié toute cette intrigue autour de Jocelyn… Et pourtant, c’était la saison 9 que j’aimais bien. Vraiment, vieillir me fait oublier mes séries maintenant, c’est foutu le temps où je me souvenais d’absolument tous les twists ? Tristesse.

Bref, je m’égare parce que Michonne parle longuement avant d’en arriver un « Je suis désolé de ce qu’ils t’ont fait ». Et alors que Rick veut absolument quitter l’immeuble maintenant qu’il se rappelle que l’immeuble est sur le point de s’effondrer. Faut dire que l’immeuble est plutôt sympathique à arrêter de s’effondrer le temps qu’ils fassent l’amour.

Cependant, Michonne ne veut toujours pas se barrer : elle veut qu’une décision soit prise sur ce qu’ils font ensuite avant de se barrer. Soit. Rick en profite pour lui dire qu’elle est l’amour de sa vie (pardon, mais Lori ? Son couple avec Lori était plus crédible que celui avec Michonne à la base, et pourtant, c’est Lori !) et qu’il ne peut pas la laisser partir comme ça… même s’il ne peut pas non plus rester avec elle.

Michonne en profite alors pour lui apprendre qu’elle ment aussi et qu’elle n’a plus parlé avec Judith depuis un moment, avant de saisir l’occasion pour comprendre pourquoi Rick a tant changé. La raison qu’il lui donne n’est pas dingue, je trouve : CRM l’a privé une deuxième fois de Carl, parce qu’après avoir rêvé un bon moment de lui pour tenir le coup, il a fini par ne plus y arriver. C’est pour cela qu’il s’est mis à rêver de Michonne (vraiment, c’est l’amour de sa vie…), avant de la perdre aussi. Et bim, voilà Rick qui se met à pleurnicher et… Il me soule. Je sais que l’épisode est bien écrit, je sais que l’acteur joue bien ce qu’on lui demande mais bordel, que c’est chiant. Je ne l’aimais pas avant ; mais je n’aime pas non plus ce qu’il est devenu.

Après bien des jérémiades de Rick, Michonne finit par donner à Rick… un portrait de Carl. C’est mignon, en vrai. On en oublie une fois de plus que l’immeuble s’effondre, mais j’adore le fait que ça mène à un moment où Michonne est plus convaincante que jamais quand elle demande à Rick de rentrer. Je ne comprends pas pourquoi c’est si compliqué pour lui de voir qu’elle a raison. Evidemment que c’est ce qu’il faut faire bordel. Rentrez à la maison, goo.

Nissan

Le lendemain, Rick et Michonne sont chargés jusqu’aux dents et prêts à se barrer définitivement de l’immeuble qui s’effondre. Ils tuent donc plein de zombies rachitiques – une communauté qui a survécu dans la technologie mais sans la bouffe apparemment – s’embrassent dans l’ascenseur et finissent par trouver une hybride Nissan (la puuub !) dans laquelle ils prennent encore le temps de s’embrasser, alors que l’immeuble s’effondre. La métaphore est vieille comme Buffy, mais je l’aime toujours autant.

Et puis, quel plaisir de voir Michonne et Rick s’en aller vers de nouvelles aventures dans une voiture. Par contre… pourquoi continuer la série après ça ? C’était une super fin, ça me va très bien comme ça. Je ne sais pas si j’ai vraiment envie de voir encore plus d’emmerdes d’ailleurs. Bon. Ca me laisse espérer que la série se finira vraiment par les retrouvailles avec Judith et RJ au moins.

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Tracker – S01E05 – St Louis – 14/20

Peut-être que la série a finalement trouvé son rythme. Peut-être que le fait que l’épisode torde un peu le cou à son concept explique qu’il était un peu mieux. Peut-être qu’avoir une pause de deux semaines avant de voir l’épisode m’a aidé. Allez savoir. Dans tous les cas, j’ai trouvé que la série était un petit peu plus intéressante cette semaine. Rien de fou, hein, juste ce qu’il faut pour divertir correctement.

Spoilers 

Colter cherche à retrouver le témoin d’un meurtre, sans être certain que ce témoin existe.

You gotta trust me, I can get us all out of this.

Blasé par les épisodes précédents, je me suis dit que j’allais regarder celui-ci sans faire une critique aussi détaillée que d’habitude. Il n’en fallait pas plus pour que j’accroche légèrement plus à la série, évidemment. Le rythme était un peu plus vif que d’habitude et surtout le concept de l’épisode changeait par rapport à d’habitude. Concrètement, au lieu de chercher quelqu’un qui a disparu, Colter reçoit un appel de Teddi qui lui parle d’une récompense promise par une adolescente voulant innocenter son père.

Clay

Il n’en faut pas plus pour que Colter se rende aussitôt à St Louis enquêter sur cette affaire : la fille veut qu’il retrouve le témoin inconnu du meurtre dont son père a été accusé. L’intrigue est sympathique et c’était suffisant pour me donner envie d’être un peu plus à fond dans l’épisode. Bon, pour le reste, c’est basique et on retombe vite dans les habitudes de la série. C’est bon signe : ça veut dire qu’elle a des habitudes et ça va être nécessaire si on doit avoir une saison 2 maintenant qu’elle est renouvelée et est l’une des séries les plus regardées des USA (sur network, en tout cas). L’habitude dont je parle ? Reenie, bien sûr.

Reenie débarque donc à son tour à St Louis, et on ne sait pas bien pourquoi ou comment elle se retrouve dans le van de Colter, je trouve. C’était un peu plus fluide d’habitude. Cela dit, je pardonne facilement cette incohérence : c’était intéressant d’avoir Reenie de nouveau présente pour aider Colter à inquiéter. C’est une avocate qui a des ressources et qui s’est rendue utile assez vite dans cette enquête, tout en remettant en question sa validité à la base.

Bref, elle apporte ce dont l’épisode avait besoin pour nous développer les pensées et la vision de Colter, en fait. Fallait bien comprendre pourquoi il tenait tant à aller au bout – et la raison, c’est qu’il a de la peine pour la gamine, rien de plus.

Mallory

L’enquête en elle-même a commencé par une tournure peu passionnante, en revanche : on commence donc par Colter qui assiste à une partie de poker pour retrouver la personne qui a envoyé un message à la fille, Stéphanie, qui a embauché Colter. Le message promettait que son père, Clay Porter, était innocent et qu’il y avait un témoin au meurtre.

En planifiant son arrestation pour gagner la confiance des joueurs de cette partie illégale, Colter parvient assez vite à identifier la personne qui a envoyé le message. Une fois que c’est fait, il a besoin de Reenie pour avoir une conversation privée en prison avec Clay Porter : c’est pratique d’avoir une avocate pour avoir une conversation privée. Le truc, c’est qu’il est vite révélé que la notion de vie privée est un peu mise à mal quand Stéphanie passe son temps à prévenir l’avocat de son père du moindre développement.

Bref, l’avocat, Loutreau, est clairement louche mais ils mettent trois plombes à s’en rendre compte. Reenie finit par faire confiance à son instinct, mais c’est un peu trop tard : le vrai meurtrier a déjà retrouvé Colter qui a, lui, retrouvé le témoin. La nana en question, Mallory, est sacrément maligne avec un garde du corps qui la protège de Colter, mais finalement, elle décide de témoigner contre le meurtrier. Si cette partie de l’épisode est rapide, c’est parce qu’il faut enchaîner sur un kidnapping en bonne et due forme pour terminer l’ensemble.

Reenie

En effet, alors que Reenie confirme ses soupçons contre Loutreau à Colter au téléphone, elle se fait évidemment kidnapper par le même Loutreau, qui bosse depuis le début avec le meurtrier. Pas étonnant que le meurtrier possède en permanence un coup d’avance sur Clay dans ces conditions – allant jusqu’à le faire agresser en prison, histoire de faire passer l’avertissement qu’il faut que Colter arrête son enquête.

C’était mal le connaître et c’était avant que Reenie soit enlevée, évidemment. Dès qu’elle l’est, Colter n’a plus d’autres choix que de faire d’elle sa priorité. Il ne trahit pas pour autant Mallory : plutôt que de la livrer comme les méchants lui demandent, Colter fait équipe avec elle pour faire en sorte de piéger ceux qui ont kidnappé Reenie. Celle-ci va évidemment bien, malgré quelques menaces de mort. En fait, elle va si bien qu’elle se débrouille toute seule pour mettre KO Loutreau dès qu’elle a l’occasion de se débarrasser de lui sans que le meurtrier ne l’attaque également.

Le meurtrier est en effet occupé à courir après Mallory, suffisamment stupide pour faire du bruit alors qu’elle était supposée rester cachée. Bref. Ce qu’elle fait est finalement efficace : la diversion permet à Reenie de se libérer et Colter arrive tout de même à temps pour sauver Mallory. L’épisode se termine alors sur un petit combat à mains nues entre Colter et le meurtrier, et c’est finalement Colter qui devient meurtrier en envoyant valser son ennemi du haut d’un immeuble.

The end

Voilà donc une cinquième affaire rondement menée : Clay est innocenté du meurtre et n’a même pas besoin de retourner en prison le temps que ça soit validé par la justice. Il peut rester à se soigner à l’hôpital et Colter peut récolter sa prime sans problème. On en oublie presque qu’il ne fait pas tout ça par charité – même si dans les faits, rien que les frais d’essence et d’entretien de son van doivent bouffer toutes les primes franchement.

Finalement, je trouve tout de même que l’épisode manque d’un cliffhanger ou d’un petit quelque chose pour nous inviter à revenir, parce que la fin est on ne peut plus convenue avec un au revoir tout formel à Reenie. C’est bon, en plus, maintenant qu’on a un « will they/won’t they » bien établi entre eux, la série a de quoi tourner pour deux ou trois saisons, surtout qu’à chaque fois on visite bien les USA… Le nombre de scènes avec l’arche de St Louis visibles était amusant dans cet épisode, je trouve.

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Allegiance – S01E05 – Homecoming Kings – 16/20

Cinq épisodes et la série a clairement trouvé son équilibre : les dynamiques entre les personnages sont clairement établies et permettent de jouer un peu avec les situations proposées ; les intrigues policières sont toujours menées de manière fluide et à peu crédible ; chaque épisode fait passer un petit message social voire politique. Tout est bien qui finit bien, c’est une série qui fait très bien son travail de divertissement.

Spoilers 

Ajeet sort de prison, mais Sabrina n’est pas là.

I’m a dance teacher.

C’est bien : j’ai pris du retard dans mes hebdos juste avant une semaine de pause sur CBS. Pas de NCIS ou Tracker cette semaine, donc. C’était nécessaire pour ne pas être trop en retard avec le débarquement des séries ABC ce vendredi. Vivement. Bon, en attendant, j’avais totalement oublié le cliffhanger de l’épisode précédent : Sabrina s’est bourrée en boîte et a fini sa nuit dans le lit d’un type qu’elle ne compte pas revoir. Faut dire qu’il est anti-flic, ça n’aide pas.

Ben & Noah

L’ensemble était plutôt marrant à voir, avec Sabrina et Grove qui se retrouvent au commissariat dans des tenues de walk of shame plutôt sympathiques, surtout quand Luke se moque de Sabrina. Il n’empêche que si Sabrina est au boulot, c’est pour une bonne raison : Brambilla assure qu’il a besoin d’elle pour surveiller Ben Collins. Le personnage est introduit par une réunion improvisée entre tuteur et bleue : triple meurtre suite à une série de cambriolage effectués par Ben et son frère Noah. Et maintenant que Noah n’est plus en prison, Ben Collins est de retour en ville. Voilà donc nos flics qui partent en patrouille à pied pour coller des affiches de recherche.

Quelques images nous apprennent en tout cas que la police n’est pas trop appréciée du quartier de Noah et Ben. L’accueil est plutôt glacial et je ne trouve pas ça rassurant pour Sabrina, surtout que son portable est mort faute de batterie. Qui n’a pas un chargeur de secours au taf en 2024 ? Bon, d’accord, c’est peut-être moi le problème à être trop accro à la technologie.

En tout cas, la visite du quartier n’est pas vaine : nos policiers tombent rapidement sur ce qui ressemble à une agression. Noah se fait agresser par une vieille connaissance de Brambilla, qui a clairement un passif riche avec ce quartier. L’homme en question est toutefois le seul survivant du casse de Noah et Ben ayant mal tourné : il est difficile de le blâmer quand il agresse Noah, quoi. Noah se barre sans que Sabrina ne réussisse à le rattraper malheureusement. Cela reste tout de même inquiétant de voir que Noah rassemblait des provisions.

Il semblerait donc que Noah aide à Ben à se cacher de la police. Voilà notre duo qui se rend dans les bois alentours pour essayer de les retrouver. Malheureusement, ils arrivent trop tard pour les coincer. Grâce à l’aide de Grove, ils apprennent que les affaires en train de brûler qu’ils trouvent et appartiennent probablement à Ben sont juste à côté de la maison des parents des deux frères.

Résolution

Partant de là, l’intrigue avance vite et de manière fluide jusqu’à ce qu’un des frères tire sur une policière avec l’arme volée à son père. Sabrina et Brambilla se rendent sur les lieux, à proximité aussi, et ça perturbe Sabrina pour un bon moment de voir sa collègue passer si proche de la mort. Malgré tout, elle remet en question l’usage d’armes à feu pour retrouver les frères, craignant que ça n’entraîne une situation d’escalade. J’aime bien que la série prenne le temps de poser la question de la confrontation avec la mort pour les bleus – et les flics en général. Ils effectuent un métier dangereux, c’est normal de se remettre en question une fois qu’on y est face.

J’aime bien que la série prenne le temps de conversations entre Luke et Sabrina pour en parler, par exemple, alors que Brambilla fait tout ce qu’il peut pour apaiser l’ambiance d’un quartier très éruptif. Entre la cavale des frères couvertes par les médias et le voisinage direct des frères qui ne souhaite pas aider les flics, allant jusqu’à mettre des pétards pour les faire flipper.

Autrement, on sent que Brambilla a une belle culpabilité vis-à-vis de la situation dans ce quartier tout au long de l’épisode. Il faut un peu de temps pour qu’il révèle sa faille : il a ignoré un appel au secours à l’époque du dernier braquage, celui qui a fait trois morts, parce que le quartier était chaud et qu’il ne l’aimait pas. Voilà pourquoi aujourd’hui, il veut jouer les héros.

Ce qui est bien, c’est que ça lui est facilité par le fait que les flics pensent être en train d’arrêter les flics mais se plantent totalement. Quand il appelle Asad, le seul survivant de la fusillade précédente, pour lui annoncer la bonne nouvelle, la conversation est coupée court par Asad qui en profite pour lui faire comprendre qu’il a un problème. Ben oui : il gère un événement caritatif qui attire indéniablement les frères.

Une fois à la porte de l’œuvre de charité, Brambilla et Sabrina reçoivent toutefois l’ordre de ne pas agir. Ce n’est pas évident du tout pour Brambilla qui se trouve confronté à ses démons du passé. Il finit par intervenir sans attendre les renforts quand il entend qu’il y a un vrai risque pour Asad. L’arrestation se produit presque sans problème, mais Asad espère tout de même avoir l’occasion de massacrer la tronche de Ben. Malheureusement pour lui, Sabrina refuse de laisser ça arriver. Elle réussit à détendre l’atmosphère et éviter le pire. Bref, tout est bien qui finit bien du côté de cette intrigue.

Je veux dire, Sabrina et Brambilla finissent l’épisode en taguant leur voiture de flic parce que le tag n’est pas terminé et en sociabilisant avec un groupe de jeunes pour une petite partie de basket. Par contre, je ne comprends pas comment Sabrina peut laisser seul son tuteur dans un quartier si hostile aux flics. Il veut rentrer à pied, c’est chouette, mais c’est quand même sacrément risqué.

Ajeet

Alors que Sabrina et Grove en gueule de bois se préparent pour le boulot (l’avantage de l’uniforme au moins), nous suivons en parallèle la sortie de prison d’Ajeet. Sabrina aurait aimé être présente pour celle-ci, mais il n’y a finalement que Max car elle doit travailler dur. Le parallèle reste très sympathique et bien exécuté. Max s’occupe bien de son client, cependant. On découvre déjà qu’il a son passé sombre lui aussi, puis Max donne la liste des conditions de la libération provisoire d’Ajeet : il doit rester à domicile, avec uniquement des visites approuvées.

Bref, il se retrouve avec un bracelet électronique et des voisins pas trop ravis de le retrouver. La série réintroduit à ce moment-là le frère de Sabrina, mais on ne sait toujours pas ce qui était le sujet de son urgence la veille au soir. Pour ne rien arranger, les infos annoncent rapidement qu’une flic s’est faite tirer dessus, ce qui inquiète toute la famille de Sabrina. Les pauvres attendent toute la journée qu’elle rentre, particulièrement Ajeet qui est vu en fin d’épisode particulièrement triste et angoissé.

Les retrouvailles avec Sabrina sont tout de même pleines d’émotions, avant d’être interrompues par Ishaan. Ce dernier veut montrer à Sabrina, surtout, et son père, un peu, une vidéo qui fait le buzz sur Internet : un discours d’Ajeet (en prison ?) affirmant qu’il a… honte d’être canadien. Oups.

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