The Rookie : Feds – S01E03 – Star Crossed – 11/20

Si je ne suis pas étonné que la série soit annulée, je me demande comment elle a pu tenir une saison complète. Heureusement qu’elle est un spin-off pour ça, j’imagine. Mon problème vient surtout du cliché ambulant qu’est le personnage principal et de la répétition des situations à l’infini alors que nous n’en sommes qu’à son cinquième épisode – et le troisième de la série.

Spoilers

Le FBI mène une opération pour arrêter un baron du crime… et se retrouve à gérer sa famille.


Points faibles :

– J’aurais préféré que la série reprenne sur le clilffhanger de l’épisode 3 de The Rookie, même si je me doutais que ce ne serait pas le cas. Verra-t-on un jour une série sur un bleu du FBI qui ne soit pas du grand n’importe quoi pas crédible ? Franchement, j’adore l’idée d’agents débutants, mais je trouve tellement dommage que leur formation soit ridiculisée comme ça en permanence. L’humour de Simone ne fonctionne pas du tout sur moi, le cours qu’ils reçoivent avec Brendon en début d’épisode n’est pas dingue, et ça mène à la mort de leur instructeur juste avant une grosse opération.

– Simone qui fait un selfie avec la caméra de surveillance qu’elle doit installer en faisant une belle plongée dans son décolleté, bordel, c’est terrible. On a compris comment ils comptaient faire de l’audience…

– Pourquoi un amphithéâtre complet du FBI pour un casting de cinq personnes ? On dirait le recyclage du décor de Quantico, avec encore moins d’utilité et de logique que dans cette série. Sérieusement, ils auraient pu faire une salle de réunion plus petite…

– J’étais content que Simone flirte avec DJ sans plus d’introduction que ça dans la série sur la bisexualité du personnage principal, mais ils ont tout ruiné dans les dix secondes avec une scène super gênante où Simone explique au club de lecture pour senior de son père ce qu’elle pense de la sexualité, quand personne ne lui demande. Et puis qui va demander à la mère de son crush croisé depuis dix secondes si le crush est célibataire ? Ce n’est pas du tout naturel ça, et ça l’est encore moins quand le père sort avec la mère de DJ aussi. Le cliffhanger m’a fait lever les yeux au ciel, du coup, mais bon, faut bien justifier la présence du père de Simone dans les intrigues.

– On nous développe le passé de Laura avec une trahison amoureuse qui est intéressante, mais aussitôt ridiculisée quand elle jette son portable dans sa tasse de café. C’est tellement n’importe quoi. Qui fait ça ? Et qui se fiance avec l’ex fiancé de sa meilleure amie d’enfance en étant ravie de garder la même bague de fiançailles ??? Katie, c’est un personnage détestable comme on en fait peu.

– Le FBI organise une opération de surveillance de gens qui ont des détecteurs de micro qui ne détectent pas les micros du FBI. Incroyable. Au sens propre et négatif du terme.

– Toute la série semble tourner autour des personnages que Simone est capable (ou non) de draguer avec son charme naturel qui comme par hasard fait effet sur absolument tout le monde autour d’elle en permanence. Et j’aime bien Simone, je crois en son charme naturel… mais il y a des limites à ce qu’on peut gober. C’est trop vendu pour qu’on puisse y croire, la confiance en soi à ses limites.

– Aliz est la victime de l’épisode, mais aussi le mastermind derrière son kidnapping et un meurtre. Comment peut-elle être assez idiote pour organiser tout un meurtre dont elle est innocentée mais ne pas penser qu’elle a instagram ? Bordel.

Points forts :

– Le personnage de DJ sort d’absolument nulle part, mais j’aime beaucoup la manière dont le flirt s’établit aussitôt avec Simone.

– Carter est vraiment un excellent personnage et j’étais 100% de son côté quand il ferme la gueule de Simone souhaitant encore lui raconter toute sa vie perso. J’aime aussi son intrigue avec sa femme, parce que le mariage qui s’essouffle avant un super bon restaurant, c’est tout de même bien écrit. Il donne les bons conseils à Simone pour progresser et il va vraiment être le personnage auquel je m’attache pour continuer à supporter la série.

– Le père de Simone qui lui reproche de passer tous ses appels en visio plutôt que de les passer comme une personne normale alors que Simone n’a clairement pas l’âge pour être accro aux appels en visio, je suis pour. Ecoutez, on trouve les points forts où on peut.

– Une fois énervée par Katie, Laura est franchement beaucoup plus sympathique à mes yeux… probablement parce qu’elle maltraite les rookies ou son ancienne meilleure amie. C’était un développement un peu cliché, comme tout le reste de la série, mais je commence à l’apprécier un peu.

– L’intrigue à la Roméo et Juliette et le kidnapping des enfants de deux gros criminels ? C’est une idée qui fonctionne bien pour un procédural qui veut faire du divertissement. Les interrogatoires des familles, les personnages qui marchent sur des œufs mais font la connerie de faire se croiser les deux papas énervés… J’approuve le ridicule de la situation et le bluff de Simone pendant son intervention où elle arrête toute une fusillade en prétendant que les criminels sont entourés.

The Rookie : Feds – S01E02 – Face Off – 11/20

Erf. La série se comporte comme si elle était déjà en plein milieu de saison alors que nous n’en sommes qu’à établir les bases, et c’est dommage. On ne connaît pas assez les personnages pour accrocher à ce qui est proposé, surtout que tous paraissent avoir des traits parfaitement insupportables. L’humour apporte heureusement une touche positive au milieu de tout ça et il y a quelques pistes qui semblent positives pour la (courte) suite.

Spoilers

Simone arrête un petit dealer de quartier qui va la mener sur une bien plus grosse opération.



Points faibles :

– Je ne suis toujours pas convaincu par la nécessité de la série par rapport à la série originale, et je trouve qu’ils forcent beaucoup trop pour ramener des flics de Los Angeles dans les interventions du FBI. C’est un peu embêtant quand on a eu quatre saisons avec quasiment aucune intervention du FBI avant…

– La première scène de l’épisode ? Toute la promo de l’épisode tournait autour de cette robe de mariée, et finalement, on n’en voit rien du tout – aucune explication. Bon, j’ai l’habitude que ça arrive avec la série-mère, mais tout de même, c’est dommage. En plus, bordel, je veux bien qu’ils soient en quête d’audience dès le début de la saison, mais tout de même ce décolleté bordel ! Pendant tout l’épisode en plus ? J’avais l’impression d’être de retour devant The 100 – et c’est pas un compliment. Et puis, la voir draguer tout ce qui bouge à chaque fois… C’est lourd ce sexisme permanent !

– Si j’aime bien Laura en théorie, j’aime déjà moins les scènes qu’on lui donne dans cet épisode. Entre sa relation avec son boss qui est louche et le profil psychologique tout naze de Brendon, c’est difficile d’en dire autre chose. Il faut dire qu’elle n’est pas aidée dans ses interactions : je n’aime pas Brendon, j’ai du mal à accrocher au chef… c’est compliqué. L’intrigue de fond de Brendon ? Pas dingue de le voir toujours tiraillé par son ancienne carrière d’acteur là.

– Simone, loue un appartement, bordel ! La relation avec son père est insupportable. Elle se comporte comme une adolescente qui a peur d’avoir abimé sa voiture et se fait engueuler en rentrant à la maison. C’est stupide de nous montrer une héroïne soi-disant sûre d’elle qui continue d’être une ado dans sa vie personnelle. Je suis pour les personnages avec défaut, mais là… C’est trop pour moi cette manière de vouloir l’approbation de son père en permanence.

– La technique d’acteur utilisée pour trouver la maison de Quincannon là… C’est trop pour moi aussi. C’est marrant, mais pourquoi présenter ça comme une technique d’acteur sérieux ? C’est un truc connu, y avait plein de manières de l’introduire autrement.

Points forts :

– Même si sa présence était forcée à fond et que je n’aime pas Brendon, c’est toujours un gros point fort d’avoir Lucy quelque part. Bref, c’était un plaisir d’avoir le duo Lucy/Brendon échanger sur ce que c’est d’être un bleu. L’humour a bien fonctionné, mais ça continue de me donner l’impression que le rôle de Brendon et Laura sera de finir en couple aussi là.

– J’ai beaucoup aimé l’intrigue de la chirurgie esthétique utilisée par un criminel pour confondre le FBI. C’est un classique, mais ça marche bien dans cet épisode. En plus, la logique pour en arriver là est bien jouée : le fait qu’on commence par Simone qui renverse un dealer par hasard pour remonter la chaîne jusque-là, c’était bien trouvé. Et puis, le Quincannon qui change d’apparence ? C’était évident mais bien foutu.

– La relation entre Simone et son tuteur est vraiment chouette. Elle n’est absolument pas crédible, voire un peu énervante par moment quand elle tombe dans le cliché, mais elle est définitivement un point fort de la série pour le moment. J’espère quand même que la série trouvera de quoi s’améliorer par la suite, même si c’était sympa de voir le dealer devenir un informateur et Simone gérer son amitié naissante avec Carter.

– Je crois que Carter est en train de devenir le personnage le plus intéressant : il a de l’expérience en tant qu’agent, il fait un bon tuteur, il est malin et il a une intrigue plutôt intéressante – c’est le seul qui n’a pas besoin d’être là et qui critique un peu tout ce qu’il se passe.

– J’aime beaucoup le fait que Brendon fasse plein de gaffes de bleu. Le coup de la femme qui fait du role-play ? J’ai bien rigolé, pour le coup. C’est probablement parce que je n’aime pas son personnage que ça me plait de le voir foirer. Et donc, ça ne me plaît pas de le voir réussir à se faire un indic’ lui aussi. Mais bon.

– J’aimerais qu’on creuse davantage le personnage d’Elena. Je sens que je vais l’adorer, mais elle reste trop superficielle pour le moment. La voir être la nièce du chef, ce n’est pas assez pour moi.

Tracker – S01E04 – Mt. Shasta – 13/20

C’est divertissant, sans plus. J’ai trouvé l’épisode très expéditif, dès le départ avec une introduction d’enquête un peu bâclée, puis tout au long de son intrigue certes fluide, mais sans jamais le moindre faux pas de la part de Colter. Du coup, il se passe plein de choses, sans qu’on ne sente pour autant le moindre risque ou le moindre problème. Bref, c’est un épisode de plus, mais ça manque toujours de quelque chose, même si certaines dynamiques commencent à être bien établies.

Spoilers 

Reenie fait appel à Colter pour retrouver Noah, le fils d’une de ses amies.

Teenagers only talk to teenagers

Ben merde, la série est déjà renouvelée pour une saison 2, avec des audiences en hausse chaque semaine. Je ne comprends pas les américains. J’imagine que c’est une raison de plus de m’accrocher à la série et de lui laisser un peu plus ses chances, même si ce n’est pas convaincant pour le moment – trop simple, trop énorme.

Noah

C’est encore le cas cette semaine, avec un épisode qui commence sur un adolescent qui fuit à travers bois. On ne comprend pas bien de quoi il s’agit, mais bon, ce sera évidemment lié à l’épisode. On ne peut qu’imaginer que Colter va être embauché pour retrouver l’adolescent.

Et effectivement, loin de cette scène d’introduction, nous suivons ensuite Reenie qui présente à Colter une de ses amies, Erica. Cette dernière est paniquée parce que l’école privée ultra-sécurisée dans laquelle est son fils n’a pas été suffisante pour l’empêcher de fuguer. Ah. Pourquoi une telle école ? Parce que son fils a des problèmes avec la drogue.

L’école se sert aussitôt de cette excuse pour expliquer la disparition du gamin : contrairement à ce qu’Erica pensait, son fils n’était pas sobre depuis son arrivée à l’école, parce qu’il avait rechuté quatre mois plus tôt. On pourrait croire qu’avertir la mère serait la première chose à faire en cas de rechute, mais non, elle le découvre une fois que c’est trop tard.

J’aime bien l’idée d’intrigue de cet épisode, mais je trouve ce début d’épisode très étonnant tout de même. Franchement, c’est étrange d’avoir un cas où Colter cherche quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît l’un des rares personnages récurrents de la série, non ? Et il n’y a pas vraiment d’introduction : nous sommes tout de suite dans l’action, pour un épisode qui ne dure que 39 minutes.

Bien sûr, en plus de tout le reste, l’école passe son temps à mettre des bâtons dans les roues de Colter – mais celui-ci n’est pas idiot et connaît son métier. Il force donc son passage dans l’école pour en découvrir plus sur Noah, quitte à interroger le seul pote que le gamin semblait avoir et qui était terrifé de parler. La réplique selon laquelle les ados ne parlent qu’aux ados ? Ces scénaristes doivent absolument croiser et parler à des profs, parce que bordel, ils parlent beaucoup aux profs aussi. Bref, on s’en fiche, on enchaîne sur une scène absolument pas crédible où Colter découvre que Noah a été kidnappé par un employé de l’école.

Ce n’est pas tant le kidnapping qui n’est pas crédible, c’est vraiment la manière de le découvrir, avec un zoom sur une vidéo de surveillance qui est totalement improbable. La qualité HD ! Le zoom sur une vidéo ? Le fait qu’il remarque le gamin caché derrière les sièges ! Non mais franchement, on nous prend pour des idiots.

Ray

Au moins, la piste est à partir de là facile à remonter : Colter se sert de ses contacts pour retrouver la maison de Zeke, l’employé qui a kidnappé Noah. Du moins, en théorie. Il est très rapidement confirmé que Zeke n’a pas kidnappé le gamin, il l’a aidé à s’enfuir pour retrouver sa petite amie. Cette dernière est hyper loquace et raconte plein de choses à Colter sur son ex qui la bat et le fait qu’elle a pu voir Noah la veille. Bien sûr.

Le principal suspect dans la disparition de Noah devient donc l’ex de cette gamine, Ray. Avant de continuer son job, Colter s’assure que la gamine soit bien entourée par la mère de Noah et l’avocate. Puis, il continue. Si l’enquête est fluide, je trouve que chaque étape est trop simple : il n’y a jamais le moindre obstacle dans la vie de Colter, c’est fou. Il se rend dans une boîte où le videur est encore plus loquace que la gamine plus tôt : il lui donne tout plein d’informations précieuses que Colter s’empresse de répéter à Velma et Teddi. Ces dernières sont au taquet en permanence, c’est fou.

Il est encore en ligne avec elles quand il retrouve Zeke. Ce dernier a eu un accident de voiture dans les bois, ce qui nous renvoie au début de l’épisode avec la fuite à travers la forêt. Bon, Zeke meurt rapidement et ne servait qu’à arrêter Colter dans les bois pour qu’il se mette à traquer Noah. Après tout, c’est son job. Pour une fois, on le voit vraiment traquer le gamin dans les bois. Il est aidé dans sa tâche par Ritter, à qui je ne fais absolument pas confiance parce qu’il débarque trop à point nommé à chaque étape clé de l’enquête.

Pourtant, il se fait finalement tirer dessus hors champ alors que Colter retrouve Noah. Le gamin est donc en fuite dans la forêt depuis toute une journée. Il a le flingue de Zeke, mais il est terrifié par Ray qui le pourchasse et n’hésite pas à tirer chaque fois qu’il tombe sur lui. C’est d’autant plus risqué que Noah est blessé à la jambe. Ritter ? Il se fait tirer dessus, mais il survit heureusement. Colter sait prendre soin de ses alliés d’un jour.

Il sait aussi utiliser ceux de toujours : Velma et Teddi appellent une ambulance, Bobby la police et finalement tout est bien qui finit bien après une confrontation sans trop de suspense avec Ray. Colter parvient à s’en débarrasser et en fin d’épisode, Ray est retrouvé inconscient par la police. Bien sûr, Noah s’en sort en vie et on se retrouve avec Reenie qui est ravie du bon boulot fourni par Colter. On sent aussi qu’elle est inquiète pour Colter et qu’elle avait peur pour lui. Allez, je comprends que cette relation donne envie de les shipper, mais il va falloir nous dire ce qu’est leur passé exactement à un moment.

Ce moment ne sera pas pour aujourd’hui. À la place, on devra se contenter de Colter qui reconnaît s’être planté sur l’école privé, qui fait un peu de caritatif avec Noah et qui est envoyé à Manhattan par Velma et Teddi. Mais Manhattan dans le Kansas, hein. OK. Bref, c’est un épisode vu de plus. Rendez-vous dans deux semaines pour la suite.

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Echo – S01E05 – Maya – 05/20

C’est honteux. C’est juste honteux de supprimer un épisode pour proposer ce gâchis monumental en épisode de fin de saison. Concrètement, il manque des morceaux entiers d’histoire pour que l’ensemble puisse être cohérent : les personnages devinent des choses qu’ils ne peuvent pas savoir et on est censé les accepter ; il n’y a aucune vraie conséquence aux actions, mais en même temps, il n’y avait pas non plus de cause ; il n’y a même pas une bonne scène d’action. Autant il y avait des qualités dans les quatre premiers épisodes, autant ce dernier épisode s’inscrit déjà comme l’un des plus mauvais que je verrai en 2024. C’est rare que je descende si bas dans ma notation, mais vraiment, l’épisode n’est juste pas construit. Quel gâchis, quelle honte.

Spoilers 

Fisk s’en prend à la famille de Maya parce que ouin ouin elle est méchante avec lui.

(Ce scénario ne mérite pas une citation)

Taloa

Bien sûr qu’après avoir fait le tour des trois ancêtres de Maya la série décide de terminer par nous dire que Maya est elle-même une héroïne. Nous la voyons blesser un oiseau avec un lance-pierre, parce qu’elle voulait voir si elle était capable de l’atteindre. Elle regrette aussitôt, demandant à sa mère de soigner l’oiseau.

La série nous révèle alors que la mère de Maya avait bien un pouvoir de guérisseuse et était capable de sauver l’oiseau, un « Biskinik », un oiseau traditionnel qui a son importance dans la mythologie de la tribu. Une fois l’oiseau sauvé, on repasse à l’accident de voiture, donnant l’impression qu’il restait quelque chose à en dire, mais finalement, non. Taloa est morte, il faut s’y faire.

Echo

Que faire de cet épisode ? Il ne reste pas grand-chose en théorie. Et pourtant, les scénaristes ont encore quelque chose à raconter, pas vrai ? Pas sûr. La ville organise la foire Pow Wow, comme suggéré dans l’épisode précédent et c’est là qu’aura lieu le cœur de l’action de ce dernier épisode. Le problème, c’est que Biscuits est à la sécurité de Pow Wow… autant dire qu’il n’y en a pas. Il s’inquiète tout de même de l’absence de Chula et Bonnie à la foire, et envoie ainsi des SMS à Maya, qui venait de repérer un Biskinik, ces oiseaux portant normalement les messages en temps de guerre dans sa tribu. C’est gênant.

Maya fait aussitôt demi-tour et rentre chez sa grand-mère pour savoir ce qu’il se passe. Nous avons une longueur d’avance sur elle : Chula a passé sa journée à essayer de récupérer sa machine à coudre pour faire un costume à Maya, puis a rencontré… Fisk. Celui-ci s’est fait passer pour un homme très poli afin de gagner sa sympathie et l’a probablement enlevée.

Bon, il n’empêche que Maya est inquiète et ne sait pas tout ça. Quand elle arrive chez sa grand-mère, elle tombe alors nez à nez avec… sa mère. What the fuck. Sa mère lui explique que Maya porte en elle les voix de toutes ses ancêtres et qu’elle beaucoup souffert, mais qu’il est important de comprendre qu’elle a ses échos en elle. Echos. Voilà donc pour le titre de la série. Chaque ancêtre a apporté une qualité indispensable à Maya aujourd’hui et elles sont réunies dans la tenue cousue par Chula.

C’est… n’importe quoi. La mère sort de nulle part et sans vraie raison pour expliquer le concept de la tenue, en repassant par l’accident de voiture. Pourquoi pas, en vrai ? Juste, ce serait bien de nous expliquer ce qu’elle fout là. Elle est morte, d’où vient cette vision ? Les échos se manifestent dans les cas de vie ou de mort, mais Maya n’est pas en danger à ce moment-là ? C’est paresseux et ça casse l’émotion de nous laisser face à tant de questions. Une fois de plus, ça donne l’impression que la série s’est précipitée vers cette scène sans réussir à l’introduire correctement. Et aussi, c’est le genre de révélation qui fonctionnerait encore mieux s’il y avait plus d’épisodes pour y mener. C’est passé trop vite.

PowWow

Bon, on était en début d’après-midi, mais voilà que nous sommes désormais en fin de journée avec le Pwo Wow qui commence. Maya a enfilé la tenue de sa grand-mère et fait partie du défilé pour… euh ? Je ne sais pas. Qu’est-ce qu’elle fait là en fait ? Elle devrait être en train de chercher sa grand-mère et s a cousine, pas de défiler ? Il manque très clairement une étape pour justifier sa présence.

En plus, l’épisode est plutôt court, mais on perd beaucoup de temps dans la représentation de Pow Wow. Ce n’est pas dérangeant si en parallèle on nous explique pourquoi Henry pense que le festival va devenir dangereux, mais là, c’est juste frustrant. D’où sort Henry ? Je n’en ai pas la moindre idée, mais il décide de dire à Biscuits qu’il devrait avoir une arme car ça va mal tourner à Pow Wow. Pourquoi pense-t-il ça ? Pas la moindre idée. Il manque un épisode où quoi ?

Maya finit par quitter le défilé pour se rendre dans ce qui ressemble à un restaurant de fête foraine, mais complètement désert. Pendant que tout le monde fête Pow Wow, Maya se retrouve donc confrontée à Fisk. Une fois de plus, elle tend son flingue vers lui dans cette grange/restaurant. Fisk a avec lui Bonnie et Chula, ce qui fait que Maya range son arme. Pourquoi ? Aucune idée. Faut que j’arrête de poser la question, je sais.

En tout cas, Maya a jeté sa lentille, ce qui fait que Bonnie est obligée de traduire Fisk. En post prod, le choix est fait de ne pas nous faire entendre ce qu’il dit. Bonnie traduit comme elle peut en langue des signes. Fisk confirme qu’il a tué le père de Maya, mais aussi qu’il compte tuer tout le reste de sa famille.

C’est gênant, hein ? Eh bien non ! Les ancêtres de la famille décident de se manifester à nouveau. Nous les voyons donc apparaître aux côtés de Maya, mais aussi aux côtés de Chula et Bonnie. Chacune ressent et vit les échos, ce qui leur permet de mettre KO les hommes de mains de Fisk. Oui, oui, Chula la grand-mère met KO des gardes du corps. Ca vaut le détour.

En parallèle, Biscuits utilise un monster truck pour détruire les camions pleins d’hommes armés (????) de Fisk (d’où sortent-ils ? Quel est leur but ? Comment Biscuits le sait-il ?) et Henry tue le sous-chef de Fisk (je ne vais pas m’épuiser à écrire plus que ça, ça n’a aucun sens).

Plutôt que de tuer Fisk, Maya décide finalement de poser ses mains sur sa tête. Cela nous permet de voir qu’il est encore un petit garçon frustré par les violences paternelles dans sa tête. Elle tente de le calmer, de le réconforter, de l’empêcher d’aller tuer son père et de faire taire sa rage. Pourquoi pas. Du coup, elle ne tue pas Fisk et, en fin d’épisode, il part dans sa voiture avant l’arrivée des flics, comme si de rien n’était.

Pardon ?

Happy end

La conclusion de l’épisode voit alors l’oiseau du flashback initial s’envoler, libéré par Taloa et Maya, puis Maya se souvenir de sa dernière soirée heureuse avant la mort de sa mère. Une fois que c’est fait, elle remonte sur sa moto pour se rendre à un pique-nique familial qui semble bien se passer. Soit. Cela permet surtout de repasser par tous les décors de la série et de voir les personnages heureux d’être ensemble. Apparemment, tout est réglé entre eux, personne ne parle de ce qu’il s’est passé à Pow Wow, personne n’est en prison non plus (après tout, un meurtre ce n’est rien pour Henry…) et… happy end ?

Moui. En post-générique, on apprend que Fisk veut réunir toutes les têtes restantes avant que la situation dégénère. Quelle situation ? On ne saura pas trop. En tout cas, il est ensuite captivé par la télévision qui annonce que les élections pour la mairie de New-York sont en train de se jouer et que l’arrivée d’un autre candidat capable de comprendre la souffrance des new-yorkais ne serait pas de trop.

En bref

C’est définitivement un immense gâchis. Je ne sais pas comment ça se justifie. Le covid ? Les coupes budgétaires ? Mystère. Une chose est sûre, la série avait de quoi proposer une intrigue plus intéressante que ça avec les personnages qu’elle utilise – Daredevil, Fisk, Maya… Tous ont de quoi être de super héros de séries, mais tous sont sous-exploités en cinq épisodes.

Réduire le nombre d’épisodes est une décision conne, en plus. On sent que les scénaristes ont condensé le contenu de bien plus d’épisodes : les relations ne sont donc pas développées, les intrigues sont décousues, on manque d’informations et d’explications… et surtout, surtout, il n’y a finalement aucun enjeu ! C’est fou, mais ces cinq épisodes ne savent pas ce qu’ils veulent raconter et ça se sent.

J’ai l’impression que ça aurait pu le faire sur un temps plus long, en développant davantage les perspectives de chacun et les backstories. À la place, on a juste trop de personnages qui se croisent, se font du mal, ne sont pas introduits correctement (franchement, ne serait-ce que nous dire les liens entre Chula et le vendeur ou entre Henry et Maya, ça aurait aidé) parce qu’ils viennent de comics et… c’est un immense gâchis. La série passe à côté de son potentiel et bâcle carrément son dernier épisode, en oubliant d’essayer d’apporter des explications aux actions de ses personnages. Des conséquences, mais aucune cause, donc.

Malheureusement, je crois qu’Echo sera vite oubliée. Enfin, elle l’est déjà en fait alors que je la vois avec à peine un mois de retard et que personne n’en a parlé. Tant de potentiel gâché…

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