The Walking Dead : The Ones Who Live – S01E01 – Years – 16/20

Je ne savais pas que j’avais besoin de retrouver ce personnage, mais en vrai, ça m’a fait vraiment plaisir de savoir enfin ce qu’il était devenu et d’avoir des réponses. Pour autant, toutes les réponses ne sont pas satisfaisantes et les défauts de la franchise restent présents. Après, je savais à quoi m’attendre et la série est plutôt qualitative. Il faudra juste voir ce qu’elle a à raconter sur un cours un peu plus long. Pour l’instant, c’est exactement ce que j’en attendais, pas plus.

Spoilers

Où l’on découvre ce que Rick faisait pendant tout ce temps…


This is how.

Le résumé me renvoie si loin en arrière ! J’ai beau connaître l’histoire de ces personnages, j’ai beau savoir à peu près ce qui leur est arrivé parce que bon, il ne faut pas avoir fait St Cyr pour le comprendre avec tous les indices laissés, eh bien, ça me fait plaisir de reprendre cette histoire à peu près où on l’avait laissé. Bon, il y a clairement des images d’épisodes que j’ai l’impression de n’avoir jamais vu, notamment lorsque Jadis a les cheveux courts (World Beyond ?), mais les pièces du puzzle se remettent en place.

CRM

Le premier plan de la série est ensuite Rick de dos, en train de regarder des éoliennes et d’écouter les informations à la télévision ? Le mixage sonore est particulier, je n’ai rien entendu de ce qui était dit aux informations. On enchaîne sur Rick qui regarde un portrait de Michonne sur un téléphone, puis qui hésite à se trancher la gorge avec un rasoir. Soit.

Le générique semble laisser envisager beaucoup plus de civilisation que d’habitude. On verra bien. Le point de référence temporel de la série ? L’écroulement du pont, apparemment. On reprend donc cinq ans plus tard, avec Rick qui bosse désormais pour le CRM. On ne sait pas bien ce qu’il y fait, mais il est enchaîné et menotté pour eux. Son but est apparemment de tuer des zombies enflammés, rien de bien nouveau sous le soleil.

Seulement voilà, il s’éloigne autant que possible malgré sa laisse, puis Rick envisage de se couper la main pour s’enfuir. Allez, c’est un classique dans cette franchise, il devrait s’en remettre. En plus, j’ai vite calculé qu’il s’agissait de la main gauche. Pas une grosse perte. Rick finit par se faire à l’idée, qu’il a contemplé un moment de toute évidence. Il s’enfuit.

Bien sûr, Rick est pourchassé par des militaires de CRM. Il cautérise sa plaie avec un zombie en feu, ce que je trouve sacrément classe tout de même. Et alors qu’on est sûr qu’il est parvenu à s’enfuir, il se fait évidemment rattraper. On s’en doutait, c’était trop simple. Visuellement, la série est beaucoup plus qualitative que ce que la franchise nous propose habituellement, j’ai beaucoup aimé les zombies en feu.

La série nous promettait des retrouvailles entre Michonne et Rick. Comme cela n’est pas pour tout de suite, on nous propose donc un Rick qui s’évanouit et rêve de Michonne. Cela avait un petit côté flashsideways de LOST tout perturbant, avec deux personnages sacrément bien habillés – et maquillée pour Michonne ! – qui flirtent ensemble. Qu’ils sont beaux, que ça fait plaisir de les voir ensemble, même pour moi qui ne voulait pas les shipper. Il y a des voitures en arrière-plan et on comprend que Rick fait régulièrement ce même rêve, qui va ponctuer tout l’épisode.

Le rêve ne peut pas durer, cependant. Rick se retrouve donc amputé dans la même chambre qu’en début d’épisode. Il se sent con, je pense. Il n’a plus qu’une main et se met à raconter, en voix off, ce qui lui est arrivé. Après le pont, il s’est réveillé dans un hôpital militaire et a découvert l’organisation de CRM, avec toute une ville en état de fonctionnement. Seulement voilà, personne n’a le droit de s’échapper de cette ville : la sécurité est le plus important. Tant pis pour lui. Pêle-mêle, on en retient aussi que les walkers sont utilisés pour créer de l’énergie et qu’ils ont de la nourriture en quantité suffisante.

Rick a tout fait pour s’enfuir, passant tout ce temps à mettre au point un plan. Pardon, mais j’ai dû mal avec cet aspect de l’intrigue. Il a attendu cinq ans pour se couper la main, tout de même, ça ne donne pas l’impression d’un type qui a fait tout ce qu’il pouvait en attendant. En plus, il affirme qu’il est le seul à avoir toujours voulu s’enfuir, parce que personne d’autre ne le voulait… MOUAIS. Dans un univers pareil, je trouve ça difficile à croire que tout le monde tire un trait sur de potentiels survivants en-dehors des murs de la cité.

Un an après s’être coupé la main, si j’ai bien compris la voix off, Rick se retrouve avec un nouvel emploi. Il ne peut plus être aussi utile en bordure de ville, mais on l’emploie tout de même à nettoyer les rues de la ville. Il a pour mission d’éviter que des zombies entrent en ville, et pour cela, il est supervisé par un nouveau type. Ce dernier a l’air plutôt cool – on apprend qu’un autre prisonnier lui a laissé une cicatrice au front et il insiste pour dire qu’il n’y a pas de vie pour ceux qui s’échappent et que Rick ferait mieux de trouver quoi faire de sa vie avant de la perdre en s’échappant de nouveau.

Bon, après, le travail de Rick me pose plein de questions : il a plein de zombies à tuer tout de même, et si c’est quotidien, ça craint. Ce qui craint aussi, c’est que personne ne lui fournit une prothèse dans ce monde où, pourtant, les soins médicaux semblent au point.

En rentrant du boulot, Rick tombe sur une femme qui l’agresse à moitié pour le remercier de lui avoir montré qu’il était impossible de s’enfuir. Ah. Je croyais qu’il était le seul à vouloir s’enfuir et maintenant, il se retrouve avec un ersatz de Rosita qui lui balance ça ? Peut-on revenir sur le fait que je ne pardonne pas à la série-mère le sort réservé à Rosita dans le dernier épisode ?

Après cette femme, Rick retrouve un ami : Esteban. Cela fait deux ans que les deux hommes se parlent sur le même banc à observer la ville. Apparemment, c’est Esteban qui fait de longs monologues avec Rick qui l’écoute sans trop interagir. Le but de la scène ? Esteban prouve qu’il est possible de s’installer plus durablement avec la CRM. Au bout de six ans, il a obtenu le droit d’être un citoyen.

Malgré tout, il est très surpris de découvrir que Rick continue de bosser pour le CRM comme chasseur de zombies. Esteban finit par lui donner l’idée simple et efficace de s’enrôler dans les forces de CRM pour de bon, plutôt qu’en prisonnier. C’est tellement logique que je juge Rick de ne pas y avoir pensé en SIX ans : gagner la confiance de CRM pour devenir un soldat capable de partir de là…

Militaire

La série change totalement de ton, cette fois. On a droit à un montage un peu long où l’on découvre que Rick a donc rejoint les forces militaires de CRM. Le montage nous montre plein de choses de son entraînement en accéléré, introduisant aussi de nouveaux personnages, notamment un responsable de CRM qui n’est autre que Terry O’Quin. Vraiment, ce début est là pour nous faire penser à LOST.

Il me reste tout de même une question importante : comment peut-il encore y avoir tant de zombies dans le monde ? Cela va faire dix ans qu’ils tuent tous ceux qu’ils croisent, sérieusement, et il y a de plus en plus de survivants humains. Il ne peut pas y avoir tant de zombies. Bref. Bien sûr, Rick récupère finalement une prothèse : un poing noir avec une lame rétractable, une sorte d’amélioration, en soi. C’est abusé : on ne le voit pas avoir la moindre douleur fantôme. Cela paraît presque fun d’avoir une main de moins.

Après tout ça, le responsable avec la cicatrice au front prend à part Rick et sa nouvelle amie tout aussi violente que lui – la cicatrice vient d’elle – pour un petit débrief secret. Son but est de leur révéler ce qu’il pense de la politique de CRM, qu’il les voit comme des A parmi les B, qu’ils sont de futurs leaders et qu’il espère pouvoir changer le système de l’intérieur avec eux. Mouais.

Rick considère vraiment cette possibilité de changer le monde de l’intérieur, apparemment. Il en parle en voix off à Michonne, parce que oui, c’est à Michonne qu’il décide de parler plutôt qu’à Judith. Pardon, mais il semble plus intéressé à retrouver son plan cul (je n’ai jamais trouvé l’alchimie de ces deux-là !) que ses enfants, hein. Bon. Bref. L’air de rien, la voix off nous révèle aussi l’existence de deux autres grandes villes de CRM : Omaha et Portland. Ces deux villes ne cachent pas leur existence, contrairement à celle dans laquelle vit Rick et dont personne ne connaît l’existence ou l’emplacement en-dehors des murs de la ville.

MOUAIS. Comment on établit une telle alliance sans que personne ne sache où est la troisième ville ? Personne pour les suivre, personne pour craquer ? On y croit. Après tout ça, Rick se retrouve à parler avec le Général (O’Quin, donc) qui cherche à mieux cerner cet ancien prisonnier qui a tenté de s’enfuir quatre fois. Il n’est pas con : il sait très bien que Rick est probablement là pour tenter une nouvelle fois de s’échapper. Et bien sûr, il a des soupçons sur le leader qui donne des secrets l’air de rien à Rick.

La fuite

Je ne sais pas encore quoi penser de la série. Je suis un peu déphasé par la gestion du passage du temps dans la série. C’est inévitable : des années et des années ont passé dans la série-mère depuis le départ de Rick. Tout de même, ça fait bizarre : ce premier épisode est plein d’ellipses. On comprend que Rick change de vie peu à peu, qu’il est militaire et tout… mais pfiou, je n’arrive pas à savoir si je dois m’attacher à cette ambiance ou non.

J’ai l’impression que non. Tout cet épisode semble consister en une histoire abrégée de la manière dont Rick va finir par réussir à s’enfuir de la ville. Il recontacte ainsi Esteban après quelque temps (quelques années ?) afin de lui montrer un plan des souterrains de la ville. Grâce à Esteban, il obtient les infos qui lui manquent pour s’enfuir, notamment un code secret.

Rick se prépare ensuite à partir en mission. À force de jouer les militaires et les bons petits soldats, il a trouvé un moyen de s’enfuir : une mission un peu lointaine en hélicoptère, un zombie pour se faire passer mort, un moment en solo, et hop, il peut s’enfuir par les égouts. En théorie. En pratique, un zombie mord par surprise son équipement et il découvre subitement qu’une petite fille bien en vie se cachait parmi les zombies. MOUAIS.

Rick laisse passer sa chance de s’enfuir et tente de sauver la gamine, tout en étant assailli par la horde de zombies. Son alliée de CRM est là aussi heureusement. Elle lui sauve la vie, puis lui avoue qu’elle a tout vu… et a bien l’intention de le ramener avec elle de toute manière. Pour le convaincre, elle lui apprend que leur ami commun a des infos sur lui de toute manière et qu’il aurait été retrouvé bien vite s’il était parvenu à s’enfuir. Ah.

Voilà donc Rick qui se retrouve à se retourner contre son pote, essayant de comprendre ce qu’il sait sur lui. Et là, son ami ne l’est plus : le militaire révèle qu’il connaît la vie de Rick, qu’il a lu ses bouteilles à la mer et qu’il n’est pas compliqué de retrouver des infos sur Michonne, parce que c’est un nom peu courant. Ah.

Rick tente bien de tabasser ce type, mais c’est en vain : il a sacrifié trop de choses pour bosser à CRM ce type (il va falloir que je cherche son nom, à un moment), et par « trop de choses », j’entends qu’il a bombardé New-York, Los Angeles et tué sa femme hein. Il paraît jeune pour avoir eu le temps de faire tout ça lors de l’apocalypse. Sérieusement, il a quoi trente ans ? Ca lui faisait à peine vingt ans au moment de l’apocalypse.

Peu importe, vous me direz. Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas super bien écrit tout ça : Rick essaie de le tuer, le type ne le tue pas et finalement, tout est bien qui finit bien entre eux. On offre plus de pouvoir à Rick au sein de CRM, parce que tout de même, c’est un type bien. Mouais. MOUAIS. On en était déjà à 40 minutes et ça aurait été bien de s’arrêter là.

Résolution

Ce n’est toutefois pas le cas. On enchaîne en effet avec l’information qu’Omaha est tombée et que l’alliance n’est plus que celle de deux villes. L’alliée de Rick (Thorne ?) est désormais convaincue que Portland doit les suivre et être plus protectrice de son identité. Je n’ai pas vu la saison 2 de World Beyond, mais j’ai bien l’impression que la chute d’Omaha y est liée. Il faudra que je regarde ça. En attendant, l’alliée de Rick lui raconte la vie de la petite fille qu’ils ont sauvée. Ce n’est pas glorieux : elle a vu ses parents mourir et s’est retrouvée pleine de sang et de tripes de ses parents.

Le but de ce discours ? L’alliée semble prête à rester définitivement cette fois et elle essaie de convaincre Rick d’en faire autant. Nous revoilà donc au début de l’épisode, avec Rick comprenant qu’il ne pourra jamais s’enfuir et des envies de suicide suite à la chute d’Omaha. Je suis perplexe. Il n’arrive pas à se suicider, en tout cas, même s’il a décidé de mourir. Il enchaîne sur une dernière lettre écrite à Michonne : il l’aime toujours, mais il n’arrive plus à voir son visage, ni le visage de ceux perdus. Le voilà devenu un bon petit soldat désormais. Sa dernière bouteille à la mer est donc finalement un abandon de sa part : il abandonne définitivement la vie qu’il a connue derrière lui pour se concentrer à 100% sur ce qu’il peut faire pour sauver le monde désormais. Lâche, un peu. Mais bon, il faut bien vivre. Il brûle donc lettres et portraits de Michonne…

Malgré cette résolution, Rick se retrouve une nouvelle fois à rêver de Michonne sur un banc où il lui apporterait de la pizza. La série peut donc proposer dans ce premier épisode un baiser entre les héros, puis Michonne s’enflamme soudainement alors que Rick est assailli de souvenirs de ses années à CRM. Ce n’est pas glorieux. J’imagine que le but est de nous montrer qu’il ne parvient pas à tourner la page ? C’est particulier.

Rick se retrouve alors dans un avion avec son pote militaire qu’il a voulu tuer il y a quelques minutes, hein. Il lui raconte un souvenir d’enfance dont nous n’avions jamais entendu parler, avec un incendie dans sa maison et un monologue beaucoup trop long. The Walking Dead, quoi.

Il est finalement interrompu lorsque son meilleur ami se fait tuer bêtement. Ouais, ils sont dans un avion, mais celui-ci est pris d’assaut par plusieurs missiles. Rick se retrouve donc dans un avion qui s’écrase, aspergé du sang de ses potes. Les missiles qui sont envoyés sur l’avion sont nombreux. Celui-ci finit inévitablement par tomber au sol, où un comité d’accueil l’attend : une silhouette qu’on ne voit pas avec un sabre tue un à un tous les potes de Rick.

Ben tiens. Au moment d’en arriver à Rick, elle a la bonne idée de retirer son masque. Et c’est ainsi que Michonne reconnaît Rick, que Rick se retrouve nez à nez avec Michonne et… fin d’épisode. Honnêtement, je m’attendais à ce que ça prenne plus de temps que ça. J’imagine que l’épisode 2 nous fera le point sur Michonne, mais nos héros seraient donc ensemble dès l’épisode 3 ? Plutôt rapide comme retrouvailles. Allez, vivement la suite maintenant !

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The Walking Dead: The Ones Who Live (S01)

Synopsis : Après l’effondrement du pont, Rick a été sauvé par CRM. Il est plus que temps de savoir ce qu’il est devenu.

Pour commencer, il faut souligner que cela va faire quasiment dix ans qu’on attend cette série, sous une forme ou une autre. J’étais bien plus convaincu quand il était question de faire un film, moins motivé quand il était question d’une trilogie de films et encore moins quand on m’a annoncé une série.

Cependant, maintenant que la série-mère est terminée et que l’on se retrouve avec une multitude de spin-offs pour tenir toute l’année, je me dis que ce n’est pas si con de nous proposer ce retour de Rick et Michonne. C’est peut-être la série que j’attendais le plus dans les spin-offs, en plus : cela fait des années qu’on attend le retour de ces personnages. On sait tous plus ou moins que Rick est devenu soldat CRM et que Michonne est à sa recherche.

Je ne m’attends pas à de grosses surprises dans cette série, mais ça fait du bien de savoir qu’on aura des réponses après tant d’années. Pour le reste, c’est du Walking Dead, donc je pose mon cerveau et je savoure la petite dose d’hémoglobine et de tripes qu’ils voudront bien me servir.

Note moyenne de la saison : 18/20 

Allegiance – S01E03 – Running on Empty- 14/20

C’est moins bon cette semaine. Peut-être que j’en attends trop de la série après deux bons épisodes, peut-être que c’est juste que je n’étais pas dans le même mood, mais en tout cas, ça m’a donné davantage l’impression de tomber dans certains clichés et de pas voir plus loin que le bout de son nez sur certaines intrigues. Il y a aussi moins de développement de personnages au profit d’une enquête de la semaine qui cherche un peu trop à faire passer son message social. Bon, l’ensemble reste un vrai bon divertissement, cela dit !

Spoilers 

Sabrina aide Degas à faire tomber un groupe de voleurs de voitures.

You said it yourself : risks versus reward.

Ajeet

Oula, le générique arrive bien trop rapidement en cet étrange début d’épisode : Sabrina fait un jogging en écoutant un podcast (ou la radio ?) sur l’immigration, et c’est à peu près tout. On pourrait avoir un peu plus de contexte que du simple racisme en début d’épisode, franchement. Après le générique, on se retrouve avec exactement la même chose, en plus : Ajeet se faisait descendre sur les réseaux sociaux parce qu’il porte un turban.

Cela déprime Ishaan, qui en parle à Sabrina. J’aimerais avoir autant d’avance qu’elle en me rendant au travail – la scène commence comme si elle était en retard et sur le point de partir, mais non, elle papote longuement avec son frère avant et passe un coup de fil à Max, l’avocat de la famille pour pouvoir voir son père le même jour. Du moins, c’est ce qu’elle souhaite.

Malheureusement pour elle, elle apprend ensuite que son père ne souhaite pas du tout la voir, en fait : il refuse d’avoir sa visite, surtout parce que ça la fout mal pour sa carrière qui débute. Malgré tout, en toute fin d’épisode, Sabrina se rend au parloir. Elle peut ainsi voir son père à travers une vitre, et ce n’est pas rassurant : son père s’est fait tabasser en prison, évidemment. On ne pouvait pas faire plus cliché. La scène est touchante tout de même, avec une fille prête à tout pour son père.

Le soir, elle rentre ensuite auprès de son frère et fond en larmes dans ses bras. Bon, ben espérons qu’il a suivi son conseil et pris une douche, hein. L’épisode se termine par Sabrina accrochant l’écharpe de son père à un arbre devant la maison. Je ne suis pas sûr d’avoir compris le symbolisme de cette dernière scène, en vrai.

Vol

Sans trop de surprise, l’inspecteur Degas est de retour dans cet épisode. L’héroïne et Luke veulent faire partie de son unité après tout. La réunion du matin est une bonne exposition pour l’épisode, avec un groupe à arrêter, des explications de ce que font ses criminels capables de contrôler rapidement des voitures et l’ensemble est lié aux gangs, tant qu’à faire.

Ce qu’il est intéressant de repérer, c’est qu’il y a un avocat sur le coup aussi – et bien sûr, c’est Nate. C’est un peu simple de ne ramener que des personnages qu’on connaît, mais bon, c’est aussi logique. Bref, les équipes partent rapidement en patrouille pour la journée ; à la recherche des voleurs de voitures. Comme une patrouille, c’est un peu long, Sabrina en profite pour débriefer la situation avec Brambilla – la série utilisant cette excuse pour nous parler un peu de la situation policière au Canada et de comment améliorer celle-ci.

Alors que la situation se tend quand Brambilla accuse Sabrina de ne pas comprendre ce qu’il fait encore en patrouille à ce stade de sa carrière, ils se retrouvent finalement en course poursuite avec une voiture volée. Et cela tombe bien, le suspect a volé la voiture en respectant toutes les étapes présentées par Grove durant le meeting matinal. Je devrais en profiter pour écrire dans la critique que c’était cool de retrouver Grove dans cet épisode.

Bon, la course poursuite permet à Brambilla de tester un peu sa bleue, voir si elle a les bons réflexes – et elle les a. C’était sympathique de le voir lui donner une leçon comme le tuteur qu’il est censé être. La course finit à pied, avec un voleur qui semble être vraiment athlétique. Et pourtant, il se blesse en escaladant un grillage. Sabrina rattrape donc ce cambrioleur qui est en fait une femme, une athlète qu’elle reconnaît.

Elle l’aide à soigner sa blessure avec Brambilla (j’ai du mal à y croire, c’est risqué niveau procédure), puis l’arrête. À l’arrivée au commissariat, notre bleue se permet une petite conversation avec la détenue, conversation qui est filmée et repérée bien vite par Degas. Cette dernière est impressionnée par la bleue qui fait du bon travail et parvient à faire parler cette suspecte. Brambilla est clairement fier d’elle, sans prendre pour autant le mérite, ce qui en fait vraiment un bon personnage.

Keisha

Toute cette situation donne finalement une idée à Degas, qui comprend que la confiance qui s’établit entre la suspecte et Sabrina est une bonne chose pour ses affaires. L’athlète peut en effet leur servir d’appât pour remonter la piste du gang qu’ils cherchent à faire tomber : elle peut livrer la voiture qu’elle venait de voler, comme prévu, pour obtenir en échange l’abandon des charges contre elle. Du moins, la police le demandera à la couronne – c’est comme ça que ça marche au Canada.

Bon, l’idée est bonne, mais ça ne marche pas comme prévu. Le criminel sent le piège et n’entre pas dans la voiture volée. La police peut tout de même l’arrêter. En revanche, Keisha, l’athlète, profite de l’arrestation pour s’enfuir. Je trouve ça gros : elle sert d’appât sans avoir le moindre traceur GPS ou la moindre surveillance constante ? Alors qu’elle livre une voiture contre de l’argent ?

C’est gros comme situation. Sabrina insiste pour dire qu’elle prend toute la responsabilité de ce qui vient de se passer, ce qui me paraît quelque peu abusé car elle n’est qu’une bleue et que même si elle faisait confiance à Keisha, ce n’est pas à elle que revenait vraiment la décision finale. Bon, de toute manière, Sabrina parvient sans mal à retrouver Keisha, en se doutant qu’elle se rendra auprès de sa grand-mère.

Cette dernière est mourante et Sabrina comprend rapidement que Keisha faisait tout ça pour venir en aide à sa grand-mère. La série en fait un peu trop à mon goût, on a compris que Sabrina avait grand-cœur et que les criminels n’étaient pas toujours des méchants, mais cet épisode caricature un peu trop l’idée à mon goût. Bon. C’est comme ça.

Le problème, c’est qu’après ça, on se retrouve avec Degas qui explique à Brambilla et Sabrina qu’ils peuvent encore se servir de Keisha pour peut-être arrêter le criminel encore au-dessus dans le gang – le grand chef, G. Sabrina refuse que Keisha soit de nouveau un appât – avec le soutien de Brambilla aussi. Par contre, ce n’est pas le cas de l’idée suivante de sa bleue : Sabrina veut se faire passer pour Keisha.

Malgré le désaccord de Brambilla, Degas trouve que l’idée n’est pas mauvaise : ce n’est pas très orthodoxe comme deal, mais ça peut le faire de manière exceptionnelle. Et voilà donc comment Sabrina se retrouve en opération sous couverture. Elle y est excellente – copiant les tics de langage de Keisha (on voit le truc venir à des kilomètres) et improvisant à merveille – mais c’est beaucoup trop tôt dans sa formation, sincèrement, pour que ce soit crédible.

Bien sûr, l’opération sous couverture ne se passe pas comme prévu, en plus. Malgré une Grove qui a autant de gadgets que Jerry dans les Totally Spies et dont le tuteur a disparu depuis le pilot, G est un criminel expert : il impose à Sabrina, qu’il pense être Keisha, de changer d’endroits et lui pose plein de questions qui prouvent qu’il est très suspicieux. Pourtant, Sabrina s’en tire bien jusqu’au bout. Elle fait quand même une erreur un peu grossière quand elle est pressée de partir au point d’oublier de se faire payer.

Cela fait qu’elle attire les soupçons de G, qui confirme pourtant son identité cette fois, juste après avoir vu qu’il échangeait les voitures volées contre des armes. C’est gênant. Quand en plus le trafiquant d’armes repère le drone de la police, ça se termine mal : Sabrina est pointée par une arme à feu, G parvient à s’enfuir et toute l’opération finit sur un succès en demi-teinte.

Conclusion

En effet, G n’est pas récupéré par la police et se retrouve donc avec de nombreuses armes à feu qui se retrouveront dans la rue. Sabrina culpabilise de la situation – elle devrait déjà être heureuse de ne pas avoir été reconnue alors qu’elle est la fille du ministre le plus connu du pays ? – et Brambilla considère aussi qu’il est nécessaire de la réprimander pour lui faire comprendre qu’elle vient de risquer sa vie. Il n’apprécie pas de la voir prendre tant de risques quand son but est de la garder en vie. C’est bien beau de vouloir ressembler à Degas, une ancienne bleue de Brambilla elle aussi, mais il faut tout de même écouter les conseils du vieux singe, quoi.

L’intrigue se retourne en plus contre Sabrina quand, malgré toutes les promesses de la police de lui venir en aide, Keisha se retrouve à devoir faire face à ses responsabilités. En fin d’épisode, Sabrina ment totalement pour Keisha auprès de Nate. Ce dernier cherche à retrouver l’argent de la voiture volée par Keisha – argent qu’elle est supposée avoir et que Sabrina a vu : elle l’a donné à sa grand-mère. C’est pour cette raison que Sabrina fait le choix de couvrir Keisha. C’est abusé pour une bleue, elle met sa carrière beaucoup trop en danger, je trouve.

Elle demande aussi à Nate de faire tout ce qu’il peut pour venir en aide à Keisha quand elle apprend que l’accord ne tient finalement plus : Keisha sera bien poursuivie en justice, parce que l’Etat veut se montrer plus ferme avant les élections. C’est con, ça. Mérité pour Keisha qui a enchaîné les conneries, mais con.

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Wild Cards – S01E07 – Con with the Wind – 14/20

Est-ce qu’on est parti pour de la qualité au top une semaine sur deux, et sur de l’intrigue flemmarde l’autre semaine ? Peut-être. Franchement, cet épisode est vraiment un épisode tout classique de série procédurale. On a connu mieux, on a connu pire. C’est sympathique, ça fonctionne mais ça sera vite oublié. Pour autant, ça fait plaisir de retrouver les personnages que j’aime bien. Et ça, c’est une réussite pour la série.

Spoilers 

Max & Cole mènent l’enquête… avec Georges, libéré quelques jours pour son anniversaire.

Fine, I need you Max.

L’anniversaire

Ah, ça y est la série veut se concentrer sur son fil rouge : c’est l’anniversaire du père de Max et celui-ci est libéré de prison pour l’occasion. L’épisode commence par ici et ça permet de comprendre pourquoi ils ont embauché un tel acteur pour le rôle. Il n’allait tout de même pas rester assis toute la saison, mince ! Il a donc trois jours à passer à sa fille, et c’est parti pour un grand n’importe quoi, avec cette série.

Ce n’est pas fou comme intrigue, mais avec le résumé qui insiste sur l’idée d’un couple possible entre Max et Cole, on voit à peu près vers où tout ça se dirige. Par contre, je suis surpris qu’on oublie le cliffhanger de l’épisode où Max a aidé un criminel… L’autre problème de cet épisode est qu’il divise un peu trop les personnages : Max est de son côté avec son père pour son anniversaire, se contentant de dialogues peu passionnants, tandis que Cole fait face à sa propre enquête. Seul.

L’adolescent

De son côté, Cole est appelé par un détenu du commissariat qui veut absolument lui parler. Il s’avère qu’il s’agit d’un adolescent qu’il connaît bien et lui assure qu’il n’est pas entré par effraction dans la maison où on l’accuse d’avoir commis un vol. Il n’a rien fait, mais les preuves sont contre lui. Cole fait aussitôt son possible pour prouver au commissaire que JJ, le gamin, est trop malin pour avoir fait un tel crime et en plus pour s’être fait prendre.

Si le commissaire ne le croit pas vraiment, il lui laisse une journée pour prouver l’innocence du gamin. Cole se met aussitôt au travail, découvrant que l’adolescent n’a pas vraiment d’amis dans son école et se confrontant à quelques impasses. Il n’en faut pas plus pour qu’il se décide à faire appel à Max. Il compte sur elle pour entrer sous couverture dans l’école et mener davantage l’enquête.

Cambriolages en série

Bien sûr, comme Max n’a que trois jours avec Georges, son père, elle décide de l’emmener avec elle au boulot. Il n’en faut pas plus pour qu’il entre lui-même sous une couverture qui est parfaitement illégale – il se fait passer pour un agent de l’état, tout de même – mais avec l’approbation de Cole. Pardon, mais c’est surveillé ce genre de perm donnée à un prisonnier, non ? Bon, qu’importe. Il fait fuir l’enseignante d’une classe, permettant à Max de se faire passer pour sa remplaçante en classe.

Bien sûr, oui. Côté crédibilité, j’ai plus de mal que d’habitude avec cet épisode. En plus, les séries qui proposent de suivre des heures de cours où la cloche sonne avant même que Max ne termine de faire l’appel… Ca me fait toujours rire. C’est vraiment la simplicité de terminer les scènes en classe par la sonnerie ; mais quand la scène commence par le début du cours, c’est ridicule. Et tous les films, toutes les séries font ça. Bref. Je suis prof, ça me dérange.

Pendant que Max passe sa journée à faire la prof clichée qui donne des coups de règles sur le bureau, Cole passe la journée avec Georges. C’est ainsi l’occasion de voir le prisonnier se déplacer dans le commissariat et se faire sa place même si tout le monde est suspicieux quand il s’agit de lui. Forcément. J’ai bien aimé la scène où l’on se sépare un peu du duo principal pour se concentrer sur l’enquête par les collègues. Et puis, j’aime bien le détective Simmons.

Bref, JJ est pris en charge par les collègues plus protocolaires de la série, tandis que Max se rapproche d’une élève qui a un bébé. C’est chelou les écoles privées… mais le bébé est évidemment une poupée dont elle doit s’occuper, hein. Max lui propose de lui venir en aide pour finalement envoyer le bébé par la fenêtre à ses complices. Mais ça ne va pas bien la tête ! J’ai tellement ri, limite c’était digne de Riverdale cette défenestration.

Le but ? Récupérer les coordonnées GPS de la poupée bébé qui permettent de prouver que l’étudiante était dans la maison où le vol a eu lieu. Et hop, l’enquête permet de découvrir qu’il y a en fait plusieurs étudiants qui ont été « choisis » pour cambrioler des maisons. Evidemment, ils sont tous de la même classe et sont les trois acteurs à qui Max, qui grille sa couverture, a déjà parlé. Le hasard fait bien les choses.

Au moins, tout ça permet de libérer JJ… même s’il n’est pas tout à fait innocent. Son travail dans ces casses ? Il trafique les vidéos-surveillances (et j’ai bien aimé le coup du gobelet qui bouge tout seul, repéré par Georges… C’est un peu cliché, mais ça marchait bien).

Coupable

Bon, c’est bien beau tout ça, mais les adolescents n’ont pas pris la décision de ces casses par eux-mêmes. Le but est donc de comprendre comment fonctionne le groupe d’alumnis qui leur fait faire tout ça. Pour cela, nos enquêteurs contactent la directrice de l’école, qui en fait partie et prouve qu’il s’agit de fausses lettres du groupe d’alumnis.

Il reste alors à monter une opération pour trouver le vrai coupable de ces cambriolages. C’était un peu ridicule comme manière d’écrire l’épisode, par contre : Max et Georges se font passer pour les riches propriétaires d’une maison qui embauchent des femmes de ménage, et hop, les trois gamins à l’école reçoivent pour mission d’aller voler les montres hyper chères que Georges montre aux femmes de ménage.

C’est expéditif. Les gamins parviennent évidemment à s’infiltrer dans la maison, mais je ne vois pas l’intérêt. La police aurait pu les prévenir qu’il s’agissait d’un coup monté, honnêtement. C’est bien sûr ce qu’il se passe ensuite, on leur donne des répliques de montres à mettre à l’endroit où ils mettent toujours leur butin : dans une poubelle. Bien sûr. Les policiers sont aussitôt en planque pour s’en prendre à la personne qui viendra récupérer le contenu de la poubelle.

Par contre, ils arrêtent l’homme trop vite, c’était évident qu’il n’y était pour rien et qu’il allait être un simple éboueur. Bon, ils comprennent que la personne est passée par en-dessous la poubelle pour récupérer le butin. En essayant de récupérer le paquet par en-dessous, Cole se blesse à la main… et comprend aussitôt qui est le coupable. Mouais. Il l’a à peine croisé !

Pourtant, c’est donc le seul collègue prof à qui Max a parlé qui est finalement le coupable de ces vols, ce que Cole comprend car ils ont la même coupure à la main. C’est un peu ridicule comme intrigue et facile comme raccourci, mais soit, il fallait bien une résolution. Et c’était drôle de voir Georges être dégoûté de ce prof qui utilise des enfants pour faire son sale boulot.

Après tout ça, Max et Georges peuvent passer un peu de temps ensemble pour le dernier jour de liberté de Georges (mais lui est content du peu d’action qu’il a pu vivre), tandis que Cole se retrouve finalement avec JJ. L’occasion de découvrir qu’il était plus proche de Vince qu’il le pensait. Mais bon, c’est dans le passé, parce que Vince fait partie des cambrioleurs qui étaient prêts à laisser accuser JJ. Pas ouf pour un couple, effectivement.

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