Charmed (2018) – S02E09

Épisode 9 – Guess Who’s Coming to Safespace Seattle? – 16/20
J’ai mis un bon moment à me replonger dans la série et je ne suis pas sûr que ce soit une série qui se bingewatche facilement finalement. En tout cas, il se passe plein de choses dans l’épisode, mais ce qui me passionne le plus, c’est définitivement le fil rouge qui se remet en place tout doucement… Bien dommage, mais au moins, j’ai d’autres épisodes à voir pour ça.

> Saison 2


Spoilers

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I really thought he was dead.

Après des mois d’attente, il est largement temps de me remettre à Charmed, même si je dois bien avouer que j’ai tout oublié depuis le temps. Je me sens plus rouillé qu’après la pause entre deux saisons, c’est dire… En tout cas, j’ai bien aimé la reprise avec la traditionnelle scène de fausse agression dans la rue, grillée dès que l’on voit Maggie en train d’écouter de la musique à fond dans la rue.

Elle s’entraîne en fait avec Jordan qui lui donne quelques cours de self-defense, se souvenant vaguement de ce qu’il s’est passé dans l’épisode précédent (bienvenue au club) et de Parker. Ah oui, c’est vrai qu’il est battu le pauvre. Cela perturbe encore Maggie d’en parler, surtout qu’elle cherche encore à gérer son nouveau pouvoir de vision, tout comme Mel essaie de récupérer, chez elle, le contrôle de la manipulation moléculaire.

Pardon ? D’où Mel récupère les pouvoirs de Piper au point de modifier les molécules et faire bouillir le thé ? Je suis à l’Ouest, là, franchement, j’ai vraiment tout oublié d’où j’en étais dans cette saison : elles ont récupéré de l’ambre noire pour ça, voyons. Au moins, j’ai de meilleurs souvenirs que Maggie qui affirme qu’elle n’est pas amoureuse de Jordan alors qu’on sait bien que si.

Une nouvelle vision intervient à la fin de cette petite scène, pour nous lancer l’épisode : Maggie est persuadée que l’Être des Ténèbres est de retour. Ce fut rapide. La vision la mène sur la piste d’un motel auquel elle se rend bien rapidement avec Mel et Harry, qui justifie la survie de l’Être des Ténèbres par le fait qu’il a survécu lui-même.

Les trois se rendent donc dans un motel où les scénaristes ajoutent quelques gags sur les fréquentations peu recommandables de ce genre d’établissement avant de nous montrer qu’Harry reprend peu à peu le contrôle de ses pouvoirs. Il finit par tomber sur une chambre avec une sorte de bombe dans laquelle il fait rentrer les filles qui sont alors très surprises de tomber nez à nez avec leur père. Qui n’est pas mort. Que c’était mal joué !

Au moins, ça me donne de manière inattendue un point de Bingo Séries que je ne pensais plus avoir puisque Mel ne compte que jusqu’à deux au lieu de trois. Alléluia ! Harry soupçonne le père de ne pas l’être, mais les filles sont vite convaincues que c’est bien lui. Ray leur révèle alors qu’il n’est pas du tout un professeur d’archéologie, mais en fait un voleur.

Le problème, c’est qu’il a volé au passage l’arme vue par Maggie dans sa vision et qui correspond à l’Être des Ténèbres. On n’est pas bien sûr que ce soit lui le centre de cet épisode cela dit : tout ce que voit Harry qui fait le guet, c’est un homme tout de noir vêtu semblant menaçant et se rapprochant dangereusement d’eux. Il prend donc la décision nécessaire dans ce genre de cas : il assomme le père et téléporte tout le monde loin de là.

J’aime bien le fait qu’il l’assomme pour qu’il ne voit pas la magie, mais qu’il le ramène dans une maison qu’il a vu brûler… du coup, les filles en profitent pour annoncer à leur père qu’elles sont des sorcières, comme leur mère. Bonne ambiance familiale, d’un coup ! Le père s’avère très surpris de la nouvelle, mais bizarrement, je ne lui fais pas du tout confiance. J’ai bien ri de son « nope », en tout cas, et des pouvoirs de Mel qui se sont développés de manière dingue entre les épisodes. Elle est capable de geler ou réchauffer les liquides sans le moindre mal désormais. Eh ben, on est loin des développements lents de la série originale quand même !

Il est rapidement révélé que le père a volé un talisman de son ex-femme après son enterrement. Il est tout de même archéologue en tout cas, donc, et il a volé leur mère on ne sait pas bien pourquoi, mais ça choque les filles. Elles perdent de vue l’essentiel : il vole des objets magiques et quelque chose de maléfique essaie de le tuer pour ça, le suivant coûte que coûte, qu’il laisse des traces ou non. Pour ne pas finir comme ses filles, il a donc fait semblant d’être mort.

Eh, ça se tient ! En fouillant dans ses affaires, Harry, Mel et Maggie trouvent alors un cube étrange qui semble contenir quelque chose, un peu à la manière d’un Kinder Surprise. C’est bien pratique : Mel a reconstruit un sortilège tout pourri depuis le Livre des Ombres cramé qui leur permet d’obtenir ce qui est à l’intérieur du cube. C’était bien la peine de le cramer. Quand le cube s’ouvre, il révèle un objet magique qui provoque une onde de choc semblant… rendre à nouveau visible la maison. Oups.

Les filles sont dès lors super énervées après leur père, mais le pire reste à venir : ce nouvel objet refuse de quitter les mains de Ray, ce qui force finalement Mel et Harry à quitter la maison pour rejoindre le QG et chercher dans le livre des Fondateurs de quoi rompre le sort maléfique qui semble poursuivre Ray et de quoi rendre à nouveau la maison invisible avant qu’elle ne soit repérée.

Ouais, apparemment, une maison qui apparaît de nulle part, ça ne choque personne. Laisser Ray avec la seule sorcière qui n’a pas un pouvoir actif, ça ne choque personne non plus… mais bon, on avait besoin d’une scène sentimentale pour Maggie et Ray après tout. N parallèle, Mel et Harry comprennent que Ray a volé une pierre totem censée protéger la Crète.

Rien que ça. Et cette pierre a un bien sûr un gardien magique censé récupérer la pierre quoiqu’il arrive. C’était marrant à voir, parce que ça se fait avec une révélation toute pétée du visage du démon sous un masque et que ça enchaîne sur Maggie regardant les étoiles les yeux plein de larmes au point d’en oublier son portable. Pourquoi oublient-elles toujours qu’elles ont un portable dans les moments les plus critiques ?

Maggie ne pourra que le regretter : elle préfère aller se réconcilier avec son père pour avoir une nouvelle scène émotion, et une nouvelle vision pour tout gâcher avec l’arrivée du monstre. La vision n’a que quelques secondes d’écart avec la réalité, ce qui est bien gênant pour protéger le père. Elle y parvient tout de même, découvrant que le monstre… peut se dédoubler quand on l’attaque. Dommage.

Il faut bien revenir aussi à l’existence de Macy : c’est au QG qu’elle fait de petites expérimentations de potion pour retrouver ses pouvoirs, comme ses sœurs. Malheureusement pour elle, ça ne fonctionne pas tellement et comme elle a peur en plus d’être confronté à l’Être des Ténèbres qu’elle ne se sent pas encore prête à affronter, elle se retrouve à prendre la place de Maggie pour faire la visite de Safespace à un nouveau groupe de volontaires.

La série en profite pour développer un peu plus le personnage de Jordan, dont la copine est jalouse du temps qu’il passe à parler de Maggie évidemment, et Swan, qui m’a fait bien trop rire à être totalement fan du nouvel arrivant dans la série : un certain Julian Shea qui a la très bonne idée d’être interprété par Eric Balfour.

Je suis si heureux de retrouver l’acteur que je suis prêt à fermer les yeux sur son introduction pas bien brillante du côté de l’écriture : il joue un riche donateur de Safespace qui débarque de manière anonyme et pousse Macy bien rapidement dans ses retranchements, avant de la draguer. Allez, c’est bien sympathique tout ça, mais c’est hyper prévisible et pas fou par rapport à l’intrigue concernant Ray qui se déroule en parallèle.

Julian annonce tout de même son nouveau projet bien problématique : faire de Safespace un projet pilote pour mettre en place une source d’énergie hydraulique sous-terraine. Si j’ai bien entendu. Macy aussi veut confirmer ce qu’elle a entendu, parce qu’il veut creuser sous Safespace, ce qui pose problème : c’est là qu’est le QG tout de même. Elle l’invite donc à dîner dans ce qui ressemble fort à un rencard qui rend immédiatement jaloux Harry quand Macy fait un saut dans la maison et découvre que Ray est en vie… mais s’en accommode bien rapidement. Il faut que l’intrigue avance, que voulez-vous ?

Elle profite donc de ce rencard pour tenter d’en savoir plus sur son projet de creuser sous le sol, inventant toute sorte de raisons pour qu’il ne le fasse pas : une nappe phréatique à ne pas polluer, un sol sableux et… des salamandres ? Franchement ! Comme Julian s’en tire plutôt bien malgré tout, elle décide de mettre une potion de vérité dans son verre pour en savoir plus quand il a le dos tourné. Elle le regrette aussitôt : quand il revient, il lui dit tout ce qu’il pense sans filtre, parce qu’il est beaucoup trop fan de Macy qui ose lui dire tout ce qui lui passe par la tête depuis le début de l’épisode.

Et en plus, c’est une bonne chose : Julian avoue qu’il n’a pas contacté de géologue et qu’il va désormais le faire, et tant pis si ça provoque un délai dans les travaux. Il propose alors de trinquer, ce qui permet à Macy de nous refaire un coup de « drunk & clumsy » en renversant le verre de son rencard. J’ai bien ri. Pas de potion pour lui, au moins.

Le rencard se passe vraiment bien et finit par Macy retirant le vin de la chemise de Julian. Oh, elle refuse de voir ça comme un rencard, cependant, surtout qu’elle est interrompue par Harry et Mel lui annonçant une nouvelle attaque de la maison.

Malheureusement, la scène d’action est bien brève : le trio débarque pour sauver Maggie et Ray à temps (Macy utilise même son pouvoir démoniaque pour protéger Maggie, youpi !), et l’intrigue est facile à résoudre : Ray donne la pierre au gardien qui disparaît et permet aussitôt à la maison de redevenir invisible. Il faut donc fêter ça, et c’est le retour du Coquito pour Mel, Maggie et Ray ! J’ai tellement ri. Ray veut s’en servir un dans sa tasse préférée, qui a permis la vision de Maggie en début d’épisode. Et voilà, j’ai envie d’un Coquito, moi, maintenant.

De son côté, Jordan a toujours des flashbacks de l’agression de Parker, et ça ne sent pas bon du tout, parce qu’une recherche Google lui permet de savoir que Maggie et Parker faisaient des petites excursions au zoo. Oh, et accessoirement, que Maggie Vera est morte. En fin d’épisode, il décide de ne pas la confronter sur cette nouvelle information perturbante et il la suit… pour mieux se rendre compte qu’elle disparaît quand elle essaie de se rendre au QG. Il fallait bien que ça arrive à un moment ou un autre.

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In the Dark – S02E03

Épisode 3 – Son of a Gun – 17/20
La saison se poursuit sur son excellente lancée avec des épisodes toujours plutôt bien dosé. Je suis surpris que pour une fois toutes les intrigues ne se rejoignent pas comme elles ont l’habitude de le faire, d’autant que ça affaiblit l’ensemble avec des scènes dont on ne sait pas bien ce qu’elles font là. Il y a des graines plantées pour la suite, on va dire, mais de toute manière, tout le reste est tellement solide qu’évidemment que j’ai déjà prévu de revenir vite.

Saison 2


Spoilers

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Or what, you’re gonna kill me?

Chouette début d’épisode pas du tout déprimant que de voir Murphy boire dans le noir en se remémorant se relation avec Max. Je suis heureux de voir cet épisode si tard dans la nuit du coup, c’est parfait pour avoir envie de dormir, ça. Murphy n’en a tellement pas envie qu’elle finit par dormir dans le lit de Jess.

Contre toute attente, on retrouve Max dans cet épisode. Je pensais vraiment qu’on ne le verrait plus. Le pauvre se rend à sa cachette pour découvrir que l’argent a disparu. Pas de bol : il en avait besoin pour payer ses papiers. J’ai tellement de peine pour lui. Je l’adore ce personnage, moi, il fait juste comme il peut avec les mauvaises cartes qu’il a en main.

Le pauvre se fait ensuite réveiller par un flic parce qu’il a eu la bonne idée de s’endormir dans sa voiture sur une propriété privée. C’est un beau moyen de se faire bien vite repéré par Dean et son nouveau coéquipier : ce pauvre Max a beau s’enfuir, c’est évident qu’il est dans la merde là. Il perd sa voiture et Dean est sur ses traces.

Même s’il n’a pas beaucoup de chance puisqu’il se fait arrêter, Max a au moins le coup de bol d’être arrêté par Dean au moment où il allait se raser la barbe. Il a beau tenter de s’enfuir, il est foutu : il se dirige vers le toit où il n’y a aucune échappatoire possible, et puis, il est torse nu. Et ce charmant type qu’est Dean ne lui propose pas de se rhabiller, c’est évident.

Il doit bien vite le regretter, puisqu’ils se retrouvent coincés dans l’ascenseur, parce qu’évidemment que l’ascenseur coince. C’est drôle à suivre, surtout que Max se montre particulièrement insupportable pour énerver Dean. Malheureusement, ça fonctionne si bien que Dean lui révèle qu’il a couché avec Murphy. Oh, j’ai tellement de peine pour Max qui n’était pas au courant. Evidemment que Murphy s’est bien gardée de lui révéler cette partie de l’histoire…

Dean profite de sa surprise pour lui extorquer l’information qu’il a sur Nia, et ce n’est pas rien : Max sait où est la planque de l’argent de Nia. Dean parvient à passer un super deal avec lui, qui ne tient que tant que personne n’apprend que Max a été arrêté. C’est sans compter sur le nouveau collègue de Dean qui les attend à la sortie de l’ascenseur. Arf, putain, j’avais repris espoir pour Max qui venait de se gagner un passeport là ! Mais non, il finit donc en prison, toujours sans t-shirt. La poisse, faut pas être torse nu quand on est fugitif aux États-Unis, souvenons-nous en !

De son côté, Felix gère toujours aussi mal le stress alors que le pauvre est confronté à la femme de Nia venant lui remettre une enveloppe et lui dire qu’elle ne lui fait pas du tout confiance. Felix raconte tout le lendemain à ses coéquipières de crime, en rajoutant toujours plus, disant qu’elle l’a pointé avec une arme à feu alors que ce n’est pas le cas.

Ces personnages n’apprennent toujours pas de leurs erreurs et se font surprendre par la nouvelle love interest de Jess. Pas glorieux, tout ça, surtout qu’ils ne savent toujours pas comment blanchir l’argent. Et Felix a même droit à un nouveau RDV avec Samantha plus vite que prévu, le pauvre. Vraiment, les personnages n’ont pas de bol. Felix se fait martyriser par tout le monde pour ne pas changer : après Samantha, c’est le frère de Chelsea qui profite de sa gentillesse.

Il sait que Felix est amoureux de sa sœur, alors il lui explique qu’il dira qu’il est cool, s’il est vraiment cool. C’était plutôt drôle comme chantage, surtout que c’est évidemment sur Felix qui est en plein flip de sa nouvelle ville et se réfugie chez ses parents. Bon, pas comme ça : il essaie d’entrer sans être vu, mais c’est sans compter sur le chien, parce qu’il espère y trouver un flingue. Il est forcé d’expliquer à sa mère la raison de sa présence, mais comme on est aux États-Unis, ce n’est pas gênant du tout : au contraire, la mère est fière de son fils… Evidemment. Il faut dire qu’elle a une dizaine d’armes à feu chez elle, donc bon, que voulez-vous. Au moins, la série fait par la suite de la promotion anti-gun, c’est déjà ça.

Ailleurs, Darnell se met à chercher un vrai job, ce qui implique de passer un entretien sans le moindre CV. Il demande à être… serveur. Ben voyons. Le pire, c’est que ça fonctionne pour lui cet entretien. Reste à savoir ce que ça apportera à la série, parce que c’est totalement détaché du reste et ça ne sert pour le moment à rien.

A Guiding Hopes, Jess et Murphy sont hyper stressées lorsqu’elles se retrouvent à devoir se justifier d’activités financières suspicieuses. Par chance pour elles, il y a une inspectrice qui n’est pas très curieuse et veut en finir au plus vite, les croyant sur parole… Mais ce n’est pas le cas de son collègue. Il faut dire que Jess dit avoir retiré 10 000$ pour une bague de fiançailles pour une femme qui vient de la larguer, alors que Murphy invente un nouveau service pour Guiding Hope.

Il en profite donc pour revenir tester ce nouveau service. Il n’est vraiment pas bête. Par chance, la nouvelle copine à venir de Jess a l’expérience qu’il faut d’après son CV. Par malchance, elle est aussi expérimentée que Darnell quand il est question de CV : elle ment, quoi. Du coup, c’est très chouette : elles se retrouvent à devoir laver un chien toutes les deux, et ça finit en flirt beaucoup trop drôle, malheureusement interrompu par Murphy.

Il faut dire que la pauvre Murphy, pendant que Jess drague, a juste le droit de répondre à toutes les questions du type qui cherche vraiment à trouver des activités suspicieuses pour Guiding Hopes. Elle finit par penser qu’il veut juste faire l’amour avec elle, comme tant d’autres hommes avant elle, parce qu’elle est aveugle… mais il est juste offensé et se barre en courant, avec son chien qui ne ressemble plus à rien pour un chien censé être tout juste toiletté.

Dans le genre louche pour l’IRS, Guiding Hopes se place bien désormais. C’est d’un triste… Felix revient au travail pour découvrir tout ce qu’il s’est passé en son absence et planquer son flingue dans le fameux camion de Max. Pourquoi pas ? Eh bien, parce que ça mènera au meurtre du frère de Chelsea, c’est obligé. Ou juste à un accident stupide, notamment quand la nouvelle copine de Jess (ne tournons plus autour du pot, elles le font assez pour nous) lui explique que le camion pourrait vraiment être transformé de manière à devenir un camion de toilettage.

Jess évite la catastrophe en décidant de coucher avec elle. Evidemment. J’ai bien ri, ça fonctionnait bien comme idée. Et Jess en parle aussitôt à Murphy, ce qui est une bonne chose, je trouve. De son côté, Felix reprend confiance en lui grâce à son flingue, et même Samantha s’en rend compte. Evidemment, la fin nous révèle que c’est bien ce flingue qui servira à tuer le frère de Chelsea, mais bon, à ce stade, c’était juste déjà évident.

Murphy termine l’épisode en retournant voir le type de l’IRS afin de s’excuser d’avoir parlé de sexe comme elle l’a fait et d’avoir ruiné les poils de son chien. Elle cherche tout de même à comprendre pourquoi il a tant insisté pour revenir à Guiding Hopes, et c’est vite réglé : il devient aveugle, tout simplement. C’est un excellent retournement de situation que j’ai adoré, parce que c’est crédible et bien d’aborder ce genre de sujet dans cette série. J’aurais dû me souvenir que cette série adorait faire ça, ajouter des sujets sensibles et originaux. J’espère donc que le retrouvera par la suite.

Saison 2

The Purge – S02E05

Épisode 5 – House of Mirrors – 16/20
C’était bien, mais ça pourrait être mieux ! J’aime bien ce que tente de faire la série avec cet épisode, surtout que ça nous ramène de l’action qu’il manquait dans les épisodes précédents, mais c’est maladroit dans l’écriture de certains personnages et certaines situations. Du coup, je n’arrive pas spécialement à croire à tout ce qui est présenté : divertissant, mais pas bien crédible.

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Spoilers

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You told your girlfriend what you bought for Purge night?

Il y a vraiment des gens qui achètent des packs en agence de voyage pour partir en vacances vivre la Purge ?? Non, mais sérieusement, comment voulez-vous que j’accroche au personnage de Juliana ? La bonne nouvelle, c’est que ça m’aide aussi d’avoir cette scène pour me remettre dans la saison. Cela fait quelques mois que je l’ai laissée de côté cette série, mais selon mon planning, elle a la priorité le jeudi, alors je suis bien content d’avoir un peu de temps en ce jeudi.

La scène m’a bien fait rire en tout cas, surtout quand on apprend qu’une des deux touristes a l’intention de tuer celle avec qui elle part, ça fonctionne bien !

Après Puerto Rico, on débarque à Madisonville en Louisiane où le groupe de Ryan continue de prévoir ses casses pour les prochaines purges. Ah, merci le lecteur de Prime Video d’avoir le X-Ray pour me rappeler le nom des personnages, c’est si pratique. Par contre, la scène n’est pas terrible : on s’ennuie vite car on sait déjà ce qu’il en est. Il prépare un casse, c’est bon, on connaît ce genre d’histoire. Et ce qui est bien, c’est que quand je me demandais combien de temps avait passé depuis le dernier épisode, la série m’a répondu.

Ainsi, nous sommes à 136 jours de la purge. Je ne m’attendais pas à ce qu’autant de temps se déroule entre deux épisodes après le début de saison… mais il faut bien reconnaître que c’est très pratique : moi aussi j’ai laissé passer plusieurs mois entre les deux épisodes. Les personnages ont eu le temps de grandir juste autant que moi. En quelque sorte.

Du côté de Marcus et Michelle, la vie a repris son cours depuis la dernière Purge. On les voit toujours aussi aimant l’un envers l’autre, mais Marcus n’a pas oublié qu’il avait failli mourir il y a 136 jours et il compte toujours tirer au clair cette idée. Il contacte alors un homme qui est capable de lui fournir ce qu’il veut comme information, mais je n’ai pas bien compris sur le moment de qui il s’agissait.

Ce qu’il veut comme information ? Un nom. Et l’homme est prêt à tout pour lui donner, au point de le suivre chez lui pour lui apporter un homme à guérir. OK, donc voilà toute l’histoire : pour obtenir le nom de la personne qui a mis un gage sur sa tête, Marcus accepte de tremper dans une affaire illégale et dans une opération sur sa table de salon… alors que Michelle est sur le point de rentrer, sinon, il n’y aurait pas tellement de suspense.

Elle rentre mais se remet vite de ses émotions. Il faut dire qu’elle a autre chose à gérer : Marcus découvre que Sam Tucker est celui qui a voulu les tuer… Sam Tucker ? Un simple voisin… Mais bon, c’est très clair à la réaction de Michelle : il s’agit de l’amant de sa femme, évidemment. Elle a beau se justifier comme elle peut, la confiance est rompue. J’ai bien aimé la scène, surtout que j’ai toujours eu des soupçons sur Michelle. J’aime bien l’idée qu’elle ne soit peut-être pas coupable.

Ben, lui, est toujours autant à fond dans la Purge : il a casé l’amie de sa copine avec Andy, le grand fan de la Purge. Et ça ne rassure pas spécialement Bonnie, l’amie en question, qui a peur de finir sur sa liste si jamais elle le larguait. Quel merveilleux monde que celui de la Purge, putain ! Cet imbécile de Ben ne comprend pas la peur de Bonnie et préfère dire la vérité à Andy…

Il est tellement inconscient des dangers dans lesquels il évolue, Ben… mais l’avantage, c’est qu’il finit par faire peur à Andy en lui avouant la vérité sur le meurtre qu’il a commis hors Purge. Ben a beau faire passer ça pour une blague après coup, la blague est de trop mauvais goût pour qu’Andy ne prenne pas ça au sérieux. C’est con : il aurait mieux fait d’en rire, parce que le doute se lit sur son visage et ça, Ben ne peut pas se le permettre.

Voilà donc que Ben décide de tuer son meilleur ami. Au beau milieu de sa chambre d’université. Et ce boulet de Ben oublie ensuite son portefeuille sur le lit d’Andy, alors qu’il s’enfuit et ne peut plus rentrer dans le bâtiment suite à une alarme incendie se déclenchant inopinément. Et le mieux, c’est encore qu’ils fouillent le bâtiment à chaque alarme incendie. Ben parvient heureusement à entrer derrière les pompiers… Pour mieux découvrir qu’Andy n’est pas mort, en fait. Il s’est enfuit de sa chambre, s’est traîné jusqu’à l’ascenseur et est finalement découvert par tout un tas d’autres étudiants de son dortoir. Au moins, il est inconscient, donc probablement mort.

Pendant ce temps, Esme… nous renvoie dans un flashback dix ans plus tôt. Oh la, la série part loin avec cet épisode qui va dans tous les sens à nous préparer la prochaine purge tout en se baladant dans son casting habituel. En tout cas, dix ans plus tôt, Esme était très différente : cheveux long, accent espagnol, c’est une grande sœur pleine de vie et de joie, loin de la téléopératrice que l’on suit depuis cinq épisodes.

On la suit le jour où sa vie s’effondre, cependant : elle s’occupe de sa petite sœur pour mieux découvrir ses tendances suicidaires et les coups que lui met leur père. Charmant. Elle a la meilleure réaction possible à aussitôt croire sa sœur et organiser sa fugue. Une fois que c’est fait, elle lui prend des rendez-vous réguliers chez la psy, mais la psy n’est pas excellente à révéler les paroles de la mineure à la grande-sœur…

Par conséquent, la petite fille décide de refaire son sac dès qu’Esme a le dos tourné, histoire de fuguer pendant que son père appelle pour prendre de ses nouvelles. Le truc, c’est que pendant que Sophia fuit, Esme prend une décision radicale : au tout départ de la Purge, elle décide d’enfermer son père hors de la maison. Voilà une jolie manière de le punir de ce qu’il a fait à Sophia, mais c’est super violent parce que le père reste à la porte pour la supplier d’ouvrir… Elle ne le fait pas et elle l’entend très clairement se faire tuer. C’est son père tout de même, alors malgré tout, elle est bien peinée de ce qui arrive, même si elle en est responsable.

Dans le présent, on voit Esme contacter une femme hacker qui fait partie d’une association et est bien contente d’avoir enfin quelqu’un à l’intérieur de la Fondation prête à trahir celle-ci et accuser la NFFA. C’est intéressant ça, comme intrigue, je trouve, même si on en revient toujours au même avec cette saison : on a envie de voir une purge, une vraie, mince. C’était beaucoup plus intéressant de la voir dans son passé que dans son présent, où elle dit ne pas vouloir attendre la fin de la Purge pour connaître la vérité sur ce qui est arrivée à son amie.

Pas de bol pour elle, tout ce qu’elle dit est enregistrée : elle avait un micro sur elle depuis le début de l’épisode, sans le savoir. Merci le collègue zélé !

Pour en revenir à nos braqueurs préférés, la série révèle ensuite que je me suis trompé : ils n’organisent pas la prochaine purge, juste un braquage qu’ils ont envie de faire pour compenser les pertes de la précédente purge ratée pour eux. C’est complètement inconscient tout ça, ma foi. Au moins, ça ramène de l’action dans la saison qui est drôlement lente après l’adrénaline de la saison 1 : la purge nous manque !

Bon, les braqueurs ont beau être des ex-flics pros dans leur boulot, ils sont bien cons : ils font équipe avec la mauvaise personne, qui ramène un flingue sur les lieux, laissent des empreintes partout. En plus, ils laissent un noir surveiller les habitants de la maison dans une voiture au beau milieu d’un club de golf de riches. Ce n’est pas malin du tout !

Leur espion ne voit donc pas les riches partir du club de golf, et les riches arrivent chez eux pour tomber sur l’imbécile qui devait surveiller l’extérieur de la maison mais qui préfère surveiller les tableaux dans celle-ci. Ah non, mais un vrai boulet, je vous jure. Il se fait donc exploser la face contre le tableau, parce que bienvenue aux États-Unis, évidemment que les riches ont une arme à feu. Ils ont aussi une salle pleine d’armes à feux et de caméra de vidéosurveillance, avec un système pour s’enfermer dans la barraque pendant la purge. Bref, Sara et Ryan sont faits comme des rats avant d’avoir le temps de comprendre ce qu’il leur arrive.

C’est con ! Vive le monde de la Purge ! Heureusement, ils sont flics et ont des réflexes qui se remettent vite en place, ça aide bien. Tout aussi utile est le fait qu’ils connaissent des flics ripoux : ce sont eux qui peuvent les sortir d’affaire… mais en négociant une part du butin du prochain casse en pleine purge. Ca promet d’être un sacré casse du coup, parce que ça en fait du monde à partager la somme totale.

Finalement, si je comprends ce que veut la série (nous montrer comment la Purge n’empêche pas du tout les actes illégaux mais en provoquent davantage), je trouve que c’est tout de même plutôt maladroit avec des personnages qui font des choix pas vraiment en accord avec ce qu’on sait d’eux. C’est bien, mais ça pourrait être mieux.

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Manifest – S02E07

Épisode 7 – Emergency Exit – 17/20
Les choses s’accélèrent dans cet épisode et plusieurs pièces du puzzle semblent s’emboîter plutôt bien. C’est une bonne chose, ça donne l’impression d’être face à une mi-saison et, pour une fois, une grosse partie du casting a un rôle à jouer. Non, parce qu’il faut bien reconnaître que dans cette saison, beaucoup de personnages sont souvent mis de côté, y compris des personnages qui sont supposés être au centre de tout et l’était en saison 1…

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Spoilers

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He says that you guys are proof that miracles exist.

Bon, la semaine dernière, j’avais déjà vu bien plus d’épisodes que ça, et me voilà qui retombe dans mes mauvaises habitudes cette fois… mais j’ai de bonnes excuses avec pas mal d’apéros confinés pour des anniversaires. Bref, le flashback de début d’épisode concerne TJ et sa mère s’inquiétant pour son départ avant son voyage en avion. Elle avait bien raison, mais ce n’est pas bien passionnant, pas plus que la scène suivante dans le présent avec une conversation entre le garçon et Olive.

Les scénaristes essaient de nous faire croire que le couple Olive/TJ a du sens, mais ce n’est pas parce qu’Olive le dit que ça en a. Elle est ensuite punie par ses parents parce qu’elle continue de sécher les cours. Forcément, ça part en vrille dans la famille parfaite de la série qui se retrouve à s’engueuler, une fois de plus au sujet d’Adrian, parce que son Église est exactement ce qui fait qu’Olive est en roue libre depuis le début de saison. Au moins, les parents ne sont pas complètement inconscients.

Ben est en pleine impasse dans cet épisode, et du coup, il se retrouve bien vite à aller engueuler Adrian et lui demander de laisser Olive en paix. C’est un peu répétitif après ses menaces et son passage à tabac de la dernière fois. Pendant ce temps, Olive continue de passer tout son temps avec TJ, pour parler de l’égyptien qui a écrit un journal et du miracle du vol 828. Le seul problème, c’est que TJ ne se sent pas en plein miracle… au contraire.

Il a perdu sa mère… mais il croit quand même aux miracles et est peut-être un chouilla fan de LOST. Il offre en tout cas le bracelet de sa mère à sa nouvelle copine, avant de prendre des photos on ne peut plus classique pour un couple avec elle. Ils font ça dans un photomaton d’une boîte de nuit, parce que c’est bien connu que ça existe, non ?

En ce qui concerne Michaela, elle continue de soupçonner Zeke de se droguer en cachette. Elle le confronte, et ça le vexe. C’était inévitable. Au travail, elle ne parvient pas à cacher ses soucis à Jared, qui continue de bosser pour les Xers de son côté. Du coup, il espionne Michaela autant que possible, mais ce n’est pas trop possible, justement, parce qu’elle a changé de mot de passe d’ordinateur, et parce qu’elle fait bien attention à ce qu’elle laisse traîner.

Il faut dire qu’elle parvient à trouver des gens prêts à l’informer sur les Xers depuis l’intérieur de l’organisation, alors elle a intérêt à être discrète. On lui donne l’adresse d’une boîte de nuit et elle s’y rend dès que possible. Elle se retrouve dans la même boîte de nuit qu’Olive et TJ, mais aussi que Ben invité là par Adrian, lui-même invité par Isaiah, l’indic de Michaela. En fait, il est rapidement évidement que tous les passagers du vol 828 ou presque sont dans la boîte, y compris des gens secondaires comme Finn ou l’hôtesse de l’air.

Pourquoi sont-ils tous là ? Parce qu’Isaiah est cinglé et a bien l’intention de tous les tuer en les brûlant vif. C’est merveilleux. Par chance, Ben et Michaela sont assez réactifs pour sauver tout le monde, notamment grâce à leur Appel de fin d’épisode précédent qui les alerte que quelque chose ne va pas. D’ailleurs, Zeke, Cal et Grace se retrouvent avec le même Appel bien flippant, avec tous les passagers morts. C’est une bonne chose, bizarrement, parce que ça les aide à être au courant de ce qu’il se passe dans la boîte de nuit. Ils peuvent prévenir Jared, et Zeke peut éviter de se droguer.

Rapidement, l’action de l’épisode avance et on se retrouve avec tout le monde qui fait son possible pour s’échapper de cette boîte. Ainsi, Michaela est sauvée par Zeke, qui n’hésite pas à soulever des poutres en feu sans finir avec la moindre cicatrice (!), avant qu’ils ne soient aidés par Jared, qui semble finalement retourner sa veste. C’est si étrange. De son côté, Olive est sortie de justesse par Ben… mais pas TJ, qui finit mal l’épisode : il est encore dans la boîte quand ça explose.

Cette pauvre Olive comprend donc que ses parents avaient bien raison de l’interdire de sortie, de même qu’ils avaient raison de vouloir protéger Cal. OK, ça fonctionne plutôt bien comme intrigue et je suis content que l’on se débarrasse de TJ. En plus, ça fait aussi une prise de conscience intéressante pour Adrian : j’imagine que cette confrontation avec la mort fait réfléchir, franchement.

De son côté, Saanvi reçoit la visite de son père et… ben comment dire ? Ce n’est pas une bonne manière de la rendre passionnante. Elle appelle ensuite une amie… qui s’avère être son ex, Alex. What ? Cela sort parfaitement de nulle part, mais j’imagine que les scénaristes se sont rendus compte qu’elle ne faisait pas un couple crédible avec Ben. Tant mieux, je suis content que cette intrigue s’éloigne de nous. Quant à son ex, elle la rappelle pour qu’elle l’aide sur ses recherches scientifiques.

Elle en a bien besoin, parce qu’elle bosse sur un virus et continue de s’injecter tout ce qu’elle peut. Au départ, elle s’évanouit et l’on peut donc envisager le pire pour elle… mais finalement, il s’avère que c’est plutôt positif : ses recherches sont efficaces. Non seulement, elle ne reçoit pas l’Appel qui les envoie tous à la boîte, mais en plus, elle est plutôt en forme en fin d’épisode, allant même jusqu’à soigner les brûlures aux mains de Zeke… qui n’en sont pas : il est en fait gelé.

Yep, il est en train de refroidir petit à petit : logique, c’est comme ça qu’il risque de mourir. Comme il n’est pas sûr que Michaela aime les surgelés, il préfère donc lui dire en fin d’épisode qu’il est amoureux d’elle, et c’est réciproque. Il faut dire aussi que Michaela n’a plus vraiment d’autres choix, parce qu’elle se rend compte que Jared lui ment. S’il a eu l’air bien gentil à les sauver dans la boîte, il enquête aussi sur elle auprès de ses collègues. C’est une erreur de débutant qu’il fait là, parce que Michaela le découvre et est immédiatement suspicieuse.

Finalement, l’épisode se termine alors sur une scène plutôt mignonne mais inutile entre Saanvi et Alex, alors que Ben reçoit le journal de bord de l’égyptien que TJ lui a fait parvenir – le tout grâce à la bibliothécaire universitaire la plus rapide du monde à faire suivre les documents, apparemment. Vu qu’on est en fin d’épisode, on se doute bien que Ben va y faire une sacrée découverte, mais à aucun moment je n’aurais pensé que ce serait celle-ci : dans la boîte de nuit, Olive a été prise en otage par Isaiah à un moment, ce qui fait que Ben l’a sortie en la portant dans ses bras, inconsciente.

Le truc, c’est que ça fait un plan badass où il la porte avec les flammes derrière lui… Un plan tellement badass, d’ailleurs, qu’Isaiah l’avait dessiné il y a quelques siècles. Hein ? Pour ne rien arranger, une forte lueur, comme dans la boite de nuit, émane soudainement du livre. Bien, bien, bien. Ca ressemblait un peu à une mi-saison tout ça ! Et sinon, la mort de TJ ne me fait ni chaud, ni froid. Oups !

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