Charmed (2018) – S02E03-04

Épisode 3 – Careful What You Witch For – 16/20
C’est un épisode sympathique, mais comme pour le second volet de cette saison, j’ai eu du mal à accrocher tout à fait. Pourtant, on retrouve les éléments habituels de la série, l’humour, les références à l’originale ou les bonnes répliques. Je pense que le fait de ne pas trop voir où ils veulent en venir est ce qui me pose problème cette saison, surtout que le décor change beaucoup tout de même.

> Saison 2


Spoilers

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Dead but not buried. Carpe Diem, am I right?

Oui, j’ai une semaine de retard et c’est clairement intolérable, mais j’ai une bonne excuse : la semaine dernière, j’étais au Comic Con. Et comme d’habitude, je n’arrête pas d’en parler partout sur le blog. Cela ne m’empêche pas d’être à fond pour cet épisode, surtout que j’ai mis un moment avant de réussir à mettre la main dessus, je dois bien vous l’avouer.

Voir aussi : Comment Charmed nous fait un reboot dans le reboot

Cet épisode commence assez bien par Maggie qui découvre que malgré son emploi, elle va perdre son seul accès au QG : ses sœurs n’arrêtent pas de voler dans Safe Space, alors la sécurité est renforcée. C’est d’autant plus embêtant que Macy et Harry arrivent au QG après avoir perdu encore une sorcière et que Mel, elle, n’arrive pas à déchiffrer le bouquin des Fondatrices. Autrement dit, cette saison est sacrément sombre et c’est la merde pour tout le monde. Ca l’est encore plus quand Macy découvre qu’elle ne peut pas toucher au livre en question, parce que son côté démoniaque est rejeté. C’est bien vu et ça rappelle le Livre des Ombres, alors j’aime bien cette idée. En tout cas, la maison des sœurs est clairement oubliée dans ce début d’épisode.

Rapidement, il est décidé que Maggie essaiera de décrocher un poste de manager pour garder son pass lui permettant d’arriver au QG (c’est tellement tordu comme idée tout ça). Se faisant, elle découvre que sa compétition directe sera son coach sportif, Jordan. Elle essaie immédiatement de l’apitoyer pour être la seule à demander le poste, mais ce n’est pas efficace du tout. Au contraire, ça instaure la compétition entre eux.

L’épisode se consacre en grande partie à leur compétition qui est surtout une excuse pour les faire flirter comme deux adolescents. C’était plutôt rigolo à voir et ça marchait bien, avec pas mal d’humour efficace.

De leur côté, Mel et Harry travaillent sur la traduction du livre et sont rapidement confrontés à un besoin de projection astrale. Ce n’est pas exactement ce que j’attendais de cette saison 2, mais c’est plutôt cool de les voir recommencer à faire des références à la série originale. La projection astrale est différente dans ce reboot et nécessite une ancre corporelle. Qui de mieux que la vendeuse de Mel pour faire office d’ancre, hein ?

Rapidement, nos héros se retrouvent donc dans un plan astral… qui est figuré à peu près de la même manière que s’ils avaient pris de la drogue et se retrouvaient dans une peinture du XIXe siècle. La série sait gérer ses plans et ses effets spéciaux, pour le coup. Harry et Mel, c’est un duo qui fonctionne bien comme en saison 1, et j’ai aimé les voir travailler ensemble, même si je n’ai pas tellement accroché à l’intrigue en elle-même qui les voit trouver un homme coincé dans le plan astral.

Bien trop rapidement à mon goût, Mel révèle à celui-ci, qui est une sorte de guide, qu’elle fait partie des Charmed Ones. Tu parles d’un secret bien gardé ! L’idée est en tout cas pour Mel de récupérer ses pouvoirs coûte que coûte : elle va jusqu’à accepter de boire un étrange liquide bleu. Harry le fait aussi, puisqu’ils sont sûr de pouvoir récupérer leurs pouvoirs comme ça.

Cela dit, on leur dit aussi qu’il y a des conséquences pour tout dans la vie, alors ça sent mauvais, surtout pour la nouvelle copine de Mel ayant servi d’ancre : elle paraît une cible facile. En tout cas, Mel et Harry reviennent dans notre monde en ayant bien récupéré leurs pouvoirs, mais aussi en ayant perdu cinq heures. La vendeuse ne s’en formalise pas plus que ça, c’est débile : la meuf perd cinq heures de sa vie à « méditer » et ça ne l’inquiète pas ?

Bon, OK, elle est clairement charmée par Mel en même temps, ça doit aider. À défaut de les faire payer leur séance de méditation, elle décide donc d’embrasser Mel. C’est un paiement en nature plus agréable, en même temps. Enfin… c’est agréable quelques instants seulement, avant qu’elle soit infestée de vers de terre. Ouep, les conséquences des pouvoirs récupérés sont déjà là : des vers de terre apparaissent de nulle part sur elle.

Mel n’apprécie pas du tout de voir que sa nouvelle amie est encore une victime. Décidément, il ne fait pas bon de connaître Mel. Cependant, celle-ci décide finalement qu’elle est encore dans le plan astral, contrairement aux apparences : pour elle, tout ça n’est qu’un plan sadique de la sentinelle qui leur a rendu leur pouvoir. C’est perché comme tout, mais ça la pousse à demander à Harry de se suicider.

Ainsi, ils réussissent le test des Anciens et retournent auprès de la Sentinelle qui leur donne cette fois non pas leur pouvoir, mais de quoi déchiffrer le livre. Mouais, j’ai eu beaucoup de mal avec tout ça, franchement, et j’aurais aimé que Mel conserve ses pouvoirs, mais bon. Ce n’est finalement pas le cas.

En parallèle, Macy reste au QG et culpabilise d’avoir perdu une sorcière. Elle rêve du démon Harry, évidemment, mais est réveillée par l’alarme du QG : une autre sorcière est en danger. C’est exactement ce qu’elle attendait, alors elle active aussitôt le portail pour se rendre sur place. Cela sent pourtant bon le piège. Elle se retrouve dans une gare, puis dans un train pour venir en aide à une sorcière qui lui dit qu’elle a été kidnappée.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’elle soit kidnappée à son tour et se retrouve enfermée avec la sorcière dans une sorte de cage de Faraday magique. Mouais, j’ai surtout immédiatement soupçonné la « sorcière », Abigael, qui lui donne des informations sur la situation, accusant grosso modo l’Overlord d’être responsable de sa situation. Rapidement, Macy se débrouille pour s’échapper et elle forme une bonne équipe avec Abigael.

Le seul problème, c’est que Macy est tout aussi rapidement forcée de ramener Abigael, une parfaite étrangère, au QG, lui faisant simplement mettre une écharpe (volée qui plus est) devant les yeux pour s’assurer qu’elle ne voit rien… mouais. Pour cacher son identité, on a connu mieux : Macy lui donne son prénom puis parle à voix haute à Maggie, et les deux sœurs évoquent leurs problèmes devant Abigael. C’est une bonne idée : elle aide Maggie à jeter un sort pour obtenir son emploi, puis charme tout facilement Macy.

Elle lui fait avouer qu’elle est l’une des Charmed Ones, puis trouve le moyen de lui faire retirer son foulard. Dès lors, elle peut se balader sans entrave dans le QG, puis touche le livre à traduire. Malheureusement pour elle, celui-ci révèle qu’elle n’est pas du tout une bonne sorcière. Rapidement, elle avoue donc être mi-sorcière, mi-démone… et Macy repère qu’elle a un traqueur sur elle. Bon, elle se sent malgré tout en sécurité dans le QG !

Ce n’est pas le cas de Maggie et Mel pourtant. Elle est donc forcée de se rendre à la recherche de Maggie, nouvelle assistante manager comme promis. Cela signifie surtout que Jordan est forcé de quitter Safe Space, n’ayant pas de quoi payer son loyer. Pas le temps de s’en occuper, donc, puisque Macy lui apprend que l’Overlord est là. J’aimerais bien y croire, mais ce n’est pas le cas. J’ai aimé voir les filles travailler ensemble pour que Maggie soit l’appât et pour qu’Abigael vienne à bout de l’Overlord… sauf que non.

Il est clairement évident que le démon reconnaît Abigael pour autre chose qu’une sorcière à éliminer. Il lui demande ce qu’elle fait avant de se faire tuer, mais personne ne semble s’en soucier plus que ça. Elle est clairement l’Overlord, on est d’accord ? En tout cas, les scénaristes ne traînent pas trop à la révéler comme méchante, puisqu’elle a un couteau qu’elle cache dans son dos.

Abigael demande pourtant à quitter le QG, ce qui est étrange. J’aime beaucoup l’actrice en tout cas, alors il était sûr qu’elle aurait un rôle plus important que ça. Macy comprend juste à temps qu’elle va s’en prendre à elle et se débrouille pour prendre le dessus. Au moment de la poignarder, cependant, elle est interrompue parce qu’Abigael a la même cicatrice verte qu’elle. Le démon Harry ne serait donc pas l’assassin de l’Overlord ?

Du côté des sœurs de Macy, les cliffhangers sont un peu moins bon : on a d’une part la culpabilité de Maggie vis-à-vis de Jordan et d’autre part la vendeuse qui se met à halluciner des vers de terre, alors qu’elle n’est plus dans le plan astral et ne se souvient pas de ce qu’il s’y est passé. Étrange.


Épisode 4 – Deconstructing Harry – 18/20
Ah, la saison semble repartir et être un peu plus claire dans ce qu’elle est en train de construire – le jeu de mot avec le titre n’est pas 100% intentionnel, mais il est cool, non ? Il y a beaucoup de bonnes idées et de développements intéressants dans cet épisode, ça me redonne confiance pour la suite de la saison. En tout cas, ça confirme que ce reboot s’éloigne de l’originale sans jamais la perdre de vue, et ça, c’est vraiment un point positif !

> Saison 2


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I think I need to go back and figure a way out to touch him again.

Allez, je récupère aussi l’épisode d’aujourd’hui, histoire de ne pas conserver trop de retard pendant trop longtemps. Et puis, c’est sympathique de voir deux épisodes d’un coup, pour une fois, surtout que cet épisode commence avec ma nouvelle préférée (c’est l’accent ça), Abigael, en train de se déshabiller sur une chanson française. L’idée est de nous montrer que sa soirée SM tourne mal puisqu’elle est attaquée par le démon-Harry.

Elle raconte tout ça à Harry et Macy, jurant qu’elle s’est ensuite réveillée dans un frigo… Mouais. En ce qui concerne l’épisode précédent, elle nous confirme qu’elle est bien l’Overlord et qu’elle s’est servie des sœurs pour tuer un démon qui était sur son chemin. C’est sympa, surtout qu’elle affirme ensuite que Macy a de toute manière besoin d’elle et de ses pouvoirs.

J’aime beaucoup Abigael, mais j’aime aussi beaucoup l’idée du duo Macy/Harry qui est toujours aussi efficace. Pourtant, cette semaine, l’idée est de nous proposer totalement autre chose : c’est Mel qui fait équipe avec Macy, après avoir fabriqué quelques potions, mais aussi avec Abigael. Ouep, les filles la libèrent de la cage dans laquelle elle l’avait mise pour l’emmener avec elles en mission, mais bridée de ses pouvoirs.

Abigael passe son temps à demander à ce qu’on lui retire son bracelet, surtout quand elles tombent sur un étrange monstre qui les terrifient et face auquel elles ne doivent surtout pas bouger : il est aveugle. Macy et Mel décident de retourner chercher de l’aide auprès d’Harry et Maggie, mais Abigael ne l’entend pas comme ça. Elle profite d’une distraction pour s’enfuir, laissant les filles galérer avec l’espèce de loup-garou aveugle.

Quand elles la rattrapent enfin, après avoir fait distraction aussi grâce au pouvoir de Macy (les effets spéciaux sont meilleurs, non ?), c’est pour mieux découvrir que l’assassin était bien présent, puisque son poison est au sol. Oh, et c’est aussi pour mieux découvrir l’identité d’Abigael qui est… la demi-sœur d’Hunter de la saison 1. Oh lala, il ne manquait plus que là. Je trouve que c’est gros comme lien, mais pourquoi pas, j’aime bien l’idée d’une dynastie démoniaque confrontée aux sœurs Vera.

En plus, c’est intéressant, parce qu’évidemment, on n’a jamais entendu parler d’elle avant car c’est une fille, et que les démons ont des petits problèmes de patriarcat avec les femmes. Classique. Ensemble, les trois femmes finissent toutefois par trouver ce qu’elles cherchent et rentrer ensemble au QG. J’aime l’idée de ce travail d’équipe et de ce trio !

De son côté, Maggie découvre avec plaisir son nouveau bureau – pardon, cocon – et ses nouvelles responsabilités de manager. Elle n’en oublie pas pour autant l’existence de Jordan, qui se défonce dans sa salle de sport et dont elle pourrait très bien se servir pour son premier projet de manager : elle a besoin d’un « good karma project ». Bon, moi, je pense surtout qu’elle y voit un good looking project, hein.

En lui serrant la main, elle a toutefois… une prémonition ! Ouep, elle le voit lui dire qu’il l’aime et qu’il a sauvé sa vie. J’aime beaucoup l’idée. On lui donne enfin les pouvoirs de Phoebe, mais de manière un peu différente : elle voit le futur de son point de vue. C’est pas mal du tout comme manière d’introduire les choses, surtout qu’elle pense voir ses pensées plutôt que le futur. Par contre, bizarre de lui rendre ses pouvoirs.

Sans trop de surprise, Mel n’est pas si heureuse de savoir que Maggie récupère ses pouvoirs, principalement parce qu’elle doit être jalouse, même si elle fait passer ça pour de l’inquiétude légitime de la voir tomber amoureuse de Jordan. Une fois Mel partie en mission avec Macy et Abigael, Maggie se retrouve en tout cas à faire équipe avec Harry.

C’est un duo qu’on ne voit pas assez exploité depuis le début de la série je trouve, alors j’ai trouvé sympa de les voir galérer ensemble sur la traduction du livre et être amenés à découvrir un énième passage secret dans le QG. Celui-ci leur permet d’accéder à un coffre dans lequel ils trouvent des permis de conduire magiques (normal ?) et une enveloppe adressée à Alpha.

Celle-ci les mène à s’interroger sur le fameux hôpital (psychiatrique ?) Tulipe sur lequel est fondé Safe Space. Même si ça intéresse Maggie, elle se lasse vite de cette recherche, préférant passer du temps avec Jordan qu’elle apprend ainsi à mieux connaître, en cherchant toutes les excuses possibles pour le toucher. Pour moi, elle oublie un facteur évident : elle touche sa veste à trois reprises, mais jamais sa peau. Or, c’est clairement ce dont elle a besoin pour que son pouvoir fonctionne.

Elle finit par attirer son attention, mais comprend finalement que son pouvoir est bien de voir le futur, pas d’entendre les pensées. En effet, Jordan finit par dire « je t’aime, tu me sauves la vie » juste devant elle… mais à Lola, sa copine. Ben voyons. C’est n’importe quoi comment il a flirté pendant trois plombes avec Maggie pour finalement avoir une copine. Ah les séries, je vous jure (ou ah les hommes ?).

De toute manière, Maggie est tellement heureuse de comprendre qu’elle voit le futur, qu’elle s’en fiche pas mal. Elle se précipite chez elle où elle retrouve le trio de la première intrigue à qui elle annonce ses pouvoirs. Oui, elle les annonce aussi à Abigael, comme si de rien n’était, ce qui vaut une bonne scène comique.

Bien sûr, Maggie découvre ensuite qu’Abigael est la demi-sœur de Parker, mais Mel l’empêche de demander trop d’informations, parce qu’elle voit Abigael comme un démon qu’elle préférerait détruire – alors que Macy, elle, se laisse convaincre qu’elles ont beaucoup en commun. Dans tout ça, il faut surtout retenir que Mel se sent trop inutile et sans pouvoir dans cet épisode.

Du coup, ce n’est pas surprenant qu’elle fasse de la merde et boive une potion sans trop savoir ce qu’elle contient. Elle finit par servir de GPS pour retrouver l’assassin en étant possédée, ce qui emmène Macy, Abigael et Maggie à sa suite. Décidément, Abigael provoque de nouveaux trios, mais c’est vraiment intéressant comme construction d’épisode.

Ce nouveau trio découvre donc un hangar contenant de nombreux démons cryogénisés – mais encore capable de bouger et d’ouvrir les yeux, hein, surtout l’empereur Banshee. Notre trio oublie vite Mel pour faire des recherches et découvrir que l’assassin (le démon Harry donc) a pour but de capturer les créatures magiques les plus puissantes.

Elles en oublient aussi leur propre sécurité, ne comprenant pas que si elles toussent autant, ce n’est pas bon. En tout cas, Mel, possédée, libère la reine du démon aperçu précédemment de son état cryogénisé. Cela fait évidemment peur au reste du trio, et Macy se sent forcée de libérer Abigael. Pourtant, Mel est capable d’apaiser la reine sans problème.

En parallèle, Harry continue son enquête et se rend à l’hôpital sous une fausse identité pour parler à une certaine Hélène, pendant une nuit orageuse. Il lui dit beaucoup trop de choses alors qu’elle reste muette à son approche… muette, mais aussi paralysée, y compris lorsqu’une mouche se pose sur son visage. Elle s’énerve uniquement lorsqu’il parle des Fondateurs et le griffe avant de révéler qu’elle est… un être de lumière. Allons bon, Harry n’est donc pas le dernier ? Ils ne s’arrêtent plus de réécrire l’histoire cette semaine !

En tout cas, Harry progresse bien de son côté et finit par trouver la serrure allant avec la clé qui était dans l’enveloppe Alpha : elle ouvre un coffre avec de vieilles photos et lettres. Il comprend que tout ça est lié « au premier », puis découvre l’existence d’une sœur d’Helen. Si Helen est silencieuse et ne bouge pas, sa sœur est beaucoup plus bruyante. Elle ressemble limite à une harpie.

Bon, je suis un peu déçu quand même : je m’attendais à un épisode d’Halloween et je ne l’ai pas eu. J’aime la manière dont l’intrigue d’Harry tombait un peu plus du côté horreur de la force, mais ce n’était pas exceptionnel pour Halloween. En tout cas, Harry comprend vite qu’Hélène n’a pas de sœur : la jumelle qui hurle est une partie d’Hélène, tout simplement. Les Fondateurs l’ont séparée en deux.

On retrouve ensuite Harry dans le hangar où il se téléporte, affirmant à Macy qu’il a récupéré ses pouvoirs. C’est louche. Elle est bien forcée de lui faire confiance et de dire à ses sœurs de partir sans elle…

Les filles emprisonnent à nouveau Abigael, Maggie va s’excuser auprès de Jordan qu’elle a encore planté mais qui a obtenu son financement pour rester la draguer dans d’autres épisodes et elles peuvent enfin rentrer chez elles où Harry les attend. Le seul problème, c’est qu’il y est seul, évidemment. Macy a donc été kidnappé par le démon-Harry que l’être de lumière Harry comprend être son Darklighter. Les êtres des ténèbres de la série originale étaient bien différents de ça, mais j’aime cette idée d’un même être divisé en deux. Je sens que ça ouvre des pistes originales !

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The Purge – S02E03

Épisode 3 – Blindspots – 15/20
C’est un épisode beaucoup plus mou que les deux précédents et j’ai un peu peur que l’on passe la saison comme ça désormais. J’espère que la série se rappellera vite de ses fondations, à savoir la Purge et l’horreur. Si je suis motivé à en voir les conséquences, je trouve ça trop simpliste et schématique dans cet épisode. J’attendais mieux et je vais commencer à être vraiment déçu si ça continue sans révélation ou rebondissements.

> Saison 2


Spoilers

203

What happens on Purge night stays on Purge night, OK?

Allez, c’est une série parfaite pour Halloween, non ? Je ne suis pas convaincu à 100% de ce que je dis, parce que cet épisode n’est plus trop dans l’horreur, mais plus dans les conséquences. Ainsi, cet épisode débute par le procès de notre braqueur qui avait encore un pied dans la banque à la fin des alarmes. Et il est bon pour le regretter, parce que le juge n’a absolument aucune compassion pour lui, préférant le condamner à mort lors de la prochaine purge. C’est violent.

Le système est franchement pourri, mais ce n’est pas nouveau que cette franchise nous montre que leurs États-Unis sont encore pires que les actuels… Après, il n’avait qu’à pas se lancer dans le grand banditisme, aussi.

Reste à savoir pour quoi il l’a fait et, malheureusement, on en revient à la formule du flashback pour le savoir. J’aurais préféré qu’on continue sur la lancée des premiers épisodes, mais bon, tant pis : on repart huit ans en arrière où tous nos braqueurs étaient… flics ! Ils occupaient leur purge à ne pas être en service. Faut dire que flic pendant la purge, c’est franchement dangereux.

Qu’à cela ne tienne, ils ne rentrent pas chez eux mais cherchent les sensations fortes… pour mieux s’apercevoir que leurs supérieurs sont tous dans les rues à commettre des crimes. C’est dur la vie. Le lendemain de la purge, Ryan décide donc de démissionner, parce qu’il n’approuve pas du tout de voir ses supérieurs organiser des pièges mortels pour gagner de l’argent.

C’est putain d’ironique de voir tous les futurs braqueurs démissionner parce qu’ils sont choqués de voir les supérieurs purger leurs crimes, honnêtement.

Dans le présent, Esme se voit confier une nouvelle mission… mais continue de mener sa propre enquête en parallèle, au grand désespoir de la nouvelle de la boîte. Bon, elles arrivent quand même à bosser ensemble, tentant de coincer les braqueurs sur des détails techniques, grâce aux caméras de vidéosurveillance de la ville permettant de repérer un camion changeant de plaque d’immatriculation et tirant parti d’un angle mort des caméras.

Une fois la routine du possible malfaiteur repérée, Esme décide d’aller l’attendre dans cette zone d’angle mort pour savoir ce qu’il en est de ses activités. Bien évidemment, il est rapidement révélé que c’est Ryan qu’elle suit, et celui-ci a donné rendez-vous à sa complice, qui se la joue discrète malgré tout.

Esme n’a aucun mal à les repérer et à les espionner, apprenant ainsi le prénom de Ryan et le fait qu’ils sont d’anciens flics. C’est trop gros, tout ça : elle parvient trop facilement à les entendre parler du braquage à mon goût. Et elle découvre aussi trop vite l’identité de Ryan. J’ai préféré voir Ryan venir la menacer et dire qu’il avait compris qu’elle menait son enquête sans raison valable, honnêtement. C’était beaucoup plus logique comme ça.

Bien sûr, Esme continue de se renseigner sur son amie morte, et elle contacte ainsi le fils de Marcus pour obtenir des infos sur les IRM qu’elle a trouvés chez elle. Il a clairement des informations, dont il ne parle cependant pas. Mystère.

Sans trop de surprise, Marcus se retrouve à devoir suspecter sa femme d’avoir voulu le tuer. Il a embauché une détective privée pour découvrir qui le voulait mort. C’est un classique de soupçonner la femme, et j’ai commencé par là moi aussi. S’il la soupçonne déjà, cependant, c’est mauvais signe pour que ce soit elle la responsable. Ca peut encore être son fils, ou juste un autre des personnages qu’on connaît mais dont on ne connaît pas encore les liens avec ce couple. Tant de possibilités.

En tout cas, Marcus installe un GPS sur le portable de Michelle, sa femme. La confiance règne. Il est pourtant amoureux et refuse d’imaginer le pire quand il regarde ses photos de couple avec elle, mais il faut bien reconnaître qu’il est soupçonneux quand il ne reconnaît pas l’endroit où elle se rend. Il la suit donc, pour mieux découvrir qu’elle fait partie d’un groupe de parole anonyme sur les traumatisés de la Purge. Pourtant, ça devrait aider de savoir que la Purge n’est qu’une nuit par an et qu’il n’y a pas de crimes le reste du temps…

Enfin, en théorie en tout cas. En pratique, l’épisode se termine par une voiture tentant d’assassiner Marcus sans y parvenir. Arf, ça ne m’aurait pas dérangé, il commence à me souler honnêtement.

Quand on retrouve Ben dans cet épisode, il fait l’amour à sa copine, mais même ça, c’est cassé après la Purge. Il a dû mal à la regarder en face, se remémorant plutôt son meurtre. Forcément, elle finit par lui poser des questions qu’il ne veut pas entendre, le droguant pour qu’il se relaxe et lui raconte tout ce qu’il s’est passé.

Il ne le fait pas, mais décide d’évacuer sa rage en se rendant dans une ferme où il paie pour aller tuer des animaux, à coup de hache. C’est glauque comme tout l’évolution de ce personnage. Et c’est triste aussi, il partait si bien dans le premier épisode, avant de se faire kidnapper. D’ailleurs, c’est exactement pour ça que ça ne me surprend qu’à moitié de voir qu’il n’arrive finalement pas à aller au bout de ses envies et ne tue pas d’animaux ce jour-là.

À la place, il écoute un podcast sur la Purge et s’arrête acheter des fruits chez un vieux marchand perdu au milieu de nulle part. Cela sentait super mauvais et ça ne rate pas : il se retrouve à commettre un meurtre après avoir faussement accusé le marchand de ne pas lui rendre son argent. Le meurtre ? Plein de coups de couteau, évidemment, exactement comme pendant la purge… Sauf que cette fois, c’est illégal. Et flippant.

Au moins, il prend sa douche nu après ça, pas comme dans l’épisode précédent où ça n’avait pas de sens de garder ses vêtements. C’est un peu rassurant… contrairement au regard qu’il jette à sa copine en sortant de la douche en question. Il finit par lui avouer qu’il a purgé, mais comme elle comprend qu’il était forcé de le faire, elle décide de le réconforter et lui dire qu’il est une bonne personne. C’était sûrement vrai quelque temps plus tôt, mais ça ne l’est plus.

En tout cas, elle est forte : elle reconnaît le goût de fraise en l’embrassant, alors qu’il doit y avoir eu plusieurs heures entre le non-achat des fraises et le baiser, mais bon.

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The Purge – S02E02

Épisode 2 – Everything is Fine – 18/20
J’adhère totalement au choix qui est fait cette saison de nous montrer ce que les films et la saison 1 n’avaient jamais pris le temps de montrer. Certes, on est moins dans l’horreur que ce que j’attendais a priori de cette saison, mais je trouve ça diablement efficace comme idée. On tombe beaucoup plus dans la psychologie des personnages et l’enquête, ça m’intrigue et je suis sûr que ça finira sur de nouveaux épisodes encore plus horrifiques précisément parce qu’on sera attachés aux personnages.

> Saison 2


Spoilers

202

Guys what the hell happened last night?

Je dois vous avouer que même si la semaine est passée hyper rapidement et que je n’ai rien vu comme épisodes, j’ai oublié quasiment tous les prénoms de cette saison 2, à part Esme. Bon, on fera avec, hein. Cet épisode reprend par une scène plutôt sympathique et drôle : le ménage post-Purge, effectué par une société qui fait son possible pour rendre la maison à nouveau propre. Les cadavres ? Ils les déposent devant la maison où un camion vient les récupérer.

Et tout ça permet finalement à la femme du monsieur mort de reprendre possession de la maison comme si de rien n’était. Bref, elle est probablement la meurtrière, et personne ne lui dira jamais rien. C’est tellement génial comme introduction ! Je sens que je vais beaucoup aimer cette saison s’ils nous font ce genre de choses à chaque fois.

Cet épisode reprend autrement quelques heures à peine après la fin du précédent. Cela nous permet d’assister au chaos le plus total dans les rues, avec des fêtards qui aimeraient bien continuer encore un peu. C’est aussi le chaos aux urgences, évidemment, et je trouve ça passionnant de suivre les lendemains de cette fête nationale. Eh, ça a toujours manqué dans les films, non ?

Bon, pour bien faire les choses, on a bien sûr un personnage qui travaille à l’hôpital : le mari qui a failli se faire tuer la semaine dernière. Avant de partir pour le travail, il explique calmement à sa femme qu’il ne compte pas en rester là et qu’il veut savoir qui le voulait mort, tout en lui disant toutefois de ne pas mener l’enquête de manière trop visible.

C’est pourtant ce que lui fait une fois à l’hôpital. On le voit ainsi parmi tous les blessés des urgences – des amputations sales et du sang partout – à chercher son agresseur… Et quand il le retrouve, il décide de s’occuper personnellement de son cas. Ce n’est pas bon, ça. Pourtant, le blessé se réveille et manque de mourir, mais notre héros fait tout ce qu’il peut pour le maintenir en vie. Ce n’est pas très efficace, et au passage, il révèle à son collègue qu’il a failli se faire purger par leur patient dont les derniers mots sont Ivory Road. Bien, ça donne un endroit où commencer à chercher. Marcus, c’est le nom du chirurgien, est toutefois en train de se mettre tout seul dans de beaux draps.

Du côté des braqueurs, on retrouve le chef qui a donc volé tout cet argent pour payer la place de sa mère en hospice. C’est terrible, mais ça répond donc à un besoin plus que classique aux États-Unis. Le pire, c’est toutefois qu’on découvre que c’est une habitude pour la bande de braqueurs qui fait ça tous les ans, et qui est dépité de voir qu’il y a de moins en moins de fric à récupérer. Or, ils ont tous besoin d’argent…

Ils sont donc rassurés de voir débarquer leur camarade duquel ils s’étaient séparés… mais la joie est de courte durée quand ils comprennent que la police l’a bien suivi et retrouvé. C’est horrible, d’autant plus que ça signifie la peine de mort pour lui : il a un an d’emprisonnement devant lui avant d’être tué en prison. Effectivement, je n’avais pas pensé à ça. Pas étonnant que les crimes soient en baisse si tout ce qui mène à la prison est une peine de mort à plus ou moins court terme.

Les braqueurs finissent malgré tout par se séparer, avec peu d’argent et un d’entre eux en moins. Le leader se décide donc à tracer comme il peut l’itinéraire de son pote, que l’on soupçonne de voir mourir.

L’intrigue qui m’a le plus la semaine dernière reste celle de Ben, l’adolescent qui nous a fait la meilleure démonstration de ce qu’était la Purge. Comme je m’y attendais, on le suit revenir chez lui – une maison d’université – et gérer son stress post-traumatique comme il peut, donc assez mal. Bien évidemment, il en veut à son pote, mais ne dit trop rien, se contentant de lui voler son petit-déjeuner.

Il a la drôle d’idée de prendre une douche habillée – déjà il s’est rhabillé, c’est bizarre, mais honnêtement, à sa place, j’aurais envie d’être déshabillé le plus vite possible non ? Le coup de la douche pour se nettoyer de tout ça, je comprends, mais pourquoi garder ses fringues ? C’est si désagréable en plus !

Il n’empêche qu’il est déconnecté de tout, même après sa douche : ainsi quand il croise un camarade de fac qui lui dit que le professeur Adams est morte (c’est la pote d’Esme !), il n’en a rien à carrer, contrairement à sa copine qui est un peu choquée par son attitude. Moi ce qui me choque, c’est le nombre de personnes présentes à la cérémonie pour cette professeur, post-Purge. C’est étonnant, vu le nombre de morts.

Ah et sinon, l’étudiant qui organise la cérémonie d’adieu pour sa prof préférée ? Le fils de Marcus ! Allons bon. Je m’attendais à ce que la série fasse le lien peu à peu entre ses personnages, mais pas forcément si rapidement. Là, les différentes intrigues commencent déjà bien à se recouper, et c’est cool. Bon, ce n’est pas cool pour Ben en revanche, qui se découvre un penchant sanglant et morbide terrible : il s’enferme ainsi dans un jeu en réalité virtuelle pour massacrer un tas de gens… ouais, évidemment qu’il y a des jeux La Purge en réalité virtuelle, que l’on met dans les centres commerciaux et qu’on donne aux gamins. L’AN-GOI-SSE. L’angoisse aussi de voir Ben partir, une larme à la joue et sa colère pas du tout purgée… Il n’est alors pas surprenant de le voir retourner sur le lieu de son crime et ramasser le masque. Allez savoir ce qu’il en fera lors de la deuxième purge.

Quant au fils de Marcus, il est un peu choqué de voir que son père a été victime de la Purge lui aussi… mais bon, si Marcus lui montre, ce n’est probablement pas pour rien non plus. Il veut des informations sur Ivory Road, qui est un site du Dark Web. Son fils parvient à y accéder sans trop de mal et révèle ainsi à son père que sa tête est mise à prix pour 75 000$. Il s’en sort bien de n’avoir eu qu’un tueur après lui pendant la Purge à ce prix-là !

Esme n’a pas le sommeil tranquille en cette nouvelle journée – elle dort peu, elle fait des cauchemars et elle apprend surtout que la Purge de la veille est la plus grande de l’Histoire. Il faut donc faire de la place sur les serveurs, et elle hésite ainsi à supprimer le dossier de son amie… et décide finalement de mener l’enquête pour comprendre ce qu’il s’est passé.

Elle s’est bien sûr fait chasser de chez elle son amie, et Esme retrace la nuit comme elle peut, expliquant à la nouvelle comment elle le fait. C’est parfaitement hors procédure, tout ça pourtant. Et ça finit par attirer l’attention de son supérieur. Même s’ils sont amis, il ne peut la laisser faire cette enquête et il la recadre donc, lui demandant de laisser tomber ses recherches.

Si Esme promet de le faire, dès qu’elle revient de la cérémonie organisée par le fils de Marcus, elle se rend sur son ordinateur afin d’écouter les enregistrements audio de l’intérieur de la maison de Drew Adams, récupéré grâce à son portable. Grâce à ça, elle peut se rendre chez elle et chercher à comprendre exactement pourquoi Drew a mis tant de temps à quitter son domicile. C’est un peu gros, mais bon, on va le concéder à la série qui me plaît trop pour que je lui en tienne rigueur.

Esme retrouve une enveloppe qu’elle consulte une fois rentrée chez elle : elle contient des IRM et une cassette audio étant un enregistrement d’une patiente (étudiante ?) de la professeur disant qu’elle rêve de violence. Humph, louche.

> Saison 2

Comment Charmed nous fait un reboot dans le reboot

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui, j’ai envie de parler d’une des rares (la seule ?) séries diffusées en ce moment dans laquelle je suis à jour : Charmed.

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Inévitablement, il va donc y avoir quelques spoilers sur ce début de saison 2 et sur l’ensemble de la saison 1, ainsi que sur la série d’origine. Quant au reste, je crois que le titre de l’article parle de lui-même : cette année la CW a décidé de placer de nouveaux showrunners à la tête de la série : Liz Kruger et Craig Shapiro. Ces deux-là apportent un vent de changement bien visible à l’univers de ce reboot et, en quelques sortes, nous font un reboot dans le reboot, en tentant de corriger certains défauts de la série. Tour d’horizon rapide des principaux changements pour cette saison, en trois points parce que pouvoir des trois oblige !

Voir aussi : La critique des épisodes de la saison 2

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  1. Un fil rouge mieux défini

La première chose évidente est le fil rouge de la saison qui est établi dès le premier épisode. Dès le pilot l’an dernier, la série avait voulu instaurer un fil rouge, et ça ne fonctionnait pas toujours à merveille. L’intrigue de la saison était longue et on ne comprenait pas grand-chose à ce qu’il se passait pendant une bonne partie de la saison, entre autres parce que ce n’était pas du tout représentatif de ce que la série d’origine avait fait des sœurs Halliwell. Cette année, il faut moins de dix minutes pour nous introduire le grand-méchant et le premier épisode a déjà défini assez clairement les premiers mystères qu’il faudra soulever. Trop souvent, l’an dernier, c’était le contraire : on découvrait qu’il y avait un mystère presqu’après sa résolution (je pense notamment au côté sombre de Macy).

La grosse différence avec l’an dernier, aussi, c’est qu’en vingt-deux épisodes la saison 1 a fait le tour d’une grande partie des grosses intrigues de la série (la sœur cachée, l’amoureux moitié-démon, la relation compliquée avec la police, la découverte du monde magique et de ses autorités, la Source, les limbes, etc.), alors il ne reste plus grand-chose à pomper de celle-ci. Bon, ils n’ont jamais vraiment pompé, ils ont très bien géré la réécriture, allant parfois jusqu’à proposer des épisodes similaires (celui où Macy regarde sa série télé, notamment, c’était génial comme clin d’œil !). Seulement voilà, à faire huit saisons en une seule, il vaut un peu se redéfinir maintenant, et pour le faire, rien de mieux que revenir aux bases pour construire une nouvelle mythologie… et avec un nouveau couple culte, Macy/Harry. Ce n’était tellement pas prévu à l’origine, cette alchimie !

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Ou pas !
  1. Un apprentissage de la magie

En saison 1, les sœurs ont reçu des pouvoirs magiques qu’elles ont maîtrisé en deux épisodes à peu près. Elles se sont mises à avoir des formules en espagnol, à utiliser des sorts sortis de nulle part qu’on ne revoit jamais, à faire des potions efficaces du premier coup… En fait, c’est comme si elles avaient toujours été des sorcières. C’est un peu le problème quand on fait un reboot : on connaît déjà assez bien l’univers, alors les scénaristes se sont parfois permis des raccourcis. Cette saison, les sœurs ont perdu les pouvoirs qu’elles maîtrisaient et elles vont devoir apprendre de nouvelles choses, ce que l’on voit déjà dans l’épisode 2 avec la potion de Mel. Et c’est tant mieux.

Dans le même ordre d’idée, Mel était l’an dernier celle qui maîtrisait le mieux ses pouvoirs et la magie, à défaut de maîtriser tout à fait sa vie personnelle – elle a quand même était capable de réécrire le cours du temps en moins de douze épisodes, ce n’est pas rien ! Cette année, elle se sent dans la « B-team » parce qu’elle n’a plus de pouvoirs. Pour ne plus faire de figuration, elle doit donc apprendre la magie, et ça redéfinit totalement le rôle du personnage dans la série. C’est pareil pour Maggie qui décide dans ce deuxième épisode de devenir plus adulte (ce n’est pas gagné), pareil pour Harry qui se retrouve confronté à un étrange alter-égo maléfique et à son rôle de dernier être de lumière, pareil pour Macy qui va devoir maîtriser ses pouvoirs maléfiques. Bon, à la rigueur, c’est peut-être Macy qui change le moins. En tout cas, ces nouvelles storylines sont plutôt intéressantes et promettent quelques surprises… Reste à voir si la série prendra le parti de voir les sœurs revenir à leur vie de la saison 1 ou non, mais la réponse semble plutôt être car les showrunners proposent…

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(encore un truc qui a disparu en cours de route ?)
  1. Une saison plus sombre

Comme dans la saison 8 de la série d’origine, les sœurs sont considérées comme mortes par tout le monde à la fin de l’épisode. Le rythme de ce reboot étant ce qu’il est, on sait bien que ça ne va pas durer, mais l’exil loin de leur ville d’origine promet une saison plus sombre… Ce qui se voit déjà dans les images. On a moins de lumière cette saison, mais aussi plus de scènes de nuit. La nouvelle ville des sœurs ? Seattle, où il pleut tout le temps. Bref, on veut déjà qu’elles soient dans une ambiance moins éclairée, mais c’est pareil du côté du scénario !

En effet, les sœurs n’arrivent pas à protéger toutes les sorcières, elles sont sous couverture à Safe Space, elles découvrent les nouvelles règles du QG (là encore, un lieu qui est esthétiquement assez sombre), elles vont à l’enterrement de leur père… Eh, ça fait déjà beaucoup en deux épisodes. Si la série ne perd rien de son fun et de ses blagues, on sent une volonté de proposer quelque chose de plus sombre. J’espère juste que ça ne finira pas trop par être en décalage trop important avec l’humour, justement, car je n’ai pas envie qu’on perde l’humour de la série… Déjà que l’épisode 2 était un peu moins rythmé, ce serait dommage de perdre les vrais avantages de ce reboot, qui a su miser sur le ton fun plutôt que de se prendre trop au sérieux !

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En bref, le reboot prend très clairement soin de corriger certaines erreurs qui lui étaient reprochées en saison 1, tout en continuant de prendre son indépendance par rapport aux sœurs Halliwell. Ce début de saison 2 n’a vraiment plus grand-chose à voir avec ce que la série des années 90/2000 proposait – à vrai dire, les intrigues abordées pour l’instant n’ont plus grand-chose à voir avec la série d’origine.

Le symbole le plus concret de cet adieu à la série d’origine ? La destruction du Livre des Ombres, bien sûr. Celui-ci n’a jamais servi à rien dans le reboot, alors je ne suis pas vraiment surpris que les scénaristes s’en débarrassent – les sœurs n’en ont pas grand-chose à faire qu’il disparaisse d’ailleurs !! – mais je trouve ça très symbolique sur ce que représente cette saison 2.

Espérons que cet adieu n’entache pas trop la qualité globale de la série qui tirait sa force aussi de la réécriture qu’elle permettait. Pour l’instant, je ne m’inquiète pas trop : découvrir la série sous un nouveau jour (une nouvelle nuit ?), c’est plutôt agréable…

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Maintenant, faudra m’expliquer pourquoi ils ont voulu faire un reboot si finalement, le but est juste d’écrire une toute nouvelle histoire. J’aurais préféré qu’ils se lancent dans un spin-off se passant dans le même univers ou qu’ils proposent une vraie série 100% originale.

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