Les Bracelets rouges – S02E01-02

Épisode 1 – 17/20
Quel plaisir de retrouver la série ! Un nouvel équilibre doit toutefois être trouvé après les événements survenus en fin de saison 1, et ça a eu quelques difficultés à le faire je trouve. C’est un épisode qui joue donc les transitions, en préparant le terrain pour les intrigues de la saison 2.

> Saison 2


01.jpg

Dans un service pédiatrique, 100% des patients qui meurent ont moins de dix-huit ans.

Dès le départ, cette saison nous rappelle qu’il est important de vivre, avec un joli moment passé entre tous les adolescents devant l’hôpital. Et quand je dis tous, c’est avec Sarah, évidemment. Un bon flashback où Thomas se met à jouer du ukelele et où Clément nous maîtrise l’espagnol à fond histoire de nous rappeler que la série est un remake.

C’est bien atroce dès le départ, donc, puisque cette scène de joie enchaîne bien sûr avec Medhi complétement déprimé par la mort de Sarah. Ce n’est pas le seul : lui tourne en boucle sur les vidéos, Clément bloque sur son lit vide, Thomas sur les photos et Roxane sur ses souvenirs de Sarah. Ils ont beau s’être dits qu’il ne fallait pas pleurer, ce n’est pas si évident, en fait.

Le père de Sarah est encore dans la série de manière éphémère, cette fois pour venir chercher une bague retrouvée dans la chambre de sa fille. Angoisse. La chambre de Sarah ? Elle est désormais occupée par Louise, une nouvelle patiente.

Mehdi déprime aussi de ne pas pouvoir aller à l’enterrement de Sarah, surtout qu’il est traîné de force à un cours d’improvisation pas si génial que ça au premier abord. Il finit par se laisser embarquer avec les autres malgré tout, et les autres sont nombreux, même si pas tous parmi les Bracelets rouges. Enfin, évidemment que si, les Bracelets rouges se retrouvent ensemble.

Pour le meilleur, et surtout pour le pire, parce que Mehdi est clairement énervé après Roxane, qu’il juge responsable de la mort de Sarah. Ben oui, elle a dit qu’elle allait mourir en premier. Et même Clément n’arrive pas à faire entendre raison à Mehdi, mais il est coincé par l’arrivée de ses amis à l’hôpital.

Ses amis sont pas franchement des plus malins ni des plus psychologues avec Mehdi, qui est encore plus déprimé après leur passage, parce qu’il les croit quand on lui dit que les gens qui meurent à l’hôpital sont utilisés pour des entraînements médicaux. En plus, il n’a pas de bol, parce qu’il s’en plaint à une infirmière pas beaucoup plus maligne. Bref, la dépression de Mehdi est bien lourde.

Roxane ? Elle vit très mal la réflexion de Mehdi sur sa responsabilité dans la mort de Sarah (oh, ça alors c’est étonnant). Côté médical, Thomas a désormais sa prothèse et peut ainsi faire son premier pas. C’est déjà un moment fort indépendamment du contexte, mais là encore, le fantôme de Sarah est là pour rappeler à Thomas son absence – un bon flashback bien vu ma foi.

Côté adultes, on retrouve aussi les parents de Thomas qui se font un plaisir de lui faire une visite surprise (et comme on les voit au volant, ça me fait un point de Bingo Séries en plus), quand il n’a clairement pas envie de leur parler. Il est en pleine dépression, et peut-être encore plus que Mehdi d’ailleurs, parce que les Bracelets rouges ne comptent plus pour personne. Pour remédier à cette dépression, le docteur propose à ses parents de la nouveauté pour lui changer les idées. Encore faut-il la trouver…

Par chance pour Clément, il y a de la nouveauté avec Louise. Il va sans dire qu’elle est insupportable dans son genre. Ce n’est pas une Sarah non plus, mais elle a son propre style pour être horrible avec le monde qui l’entoure, parce qu’elle est détachée et blasée de tout. Pourquoi donc ? Parce qu’elle a grandi à l’hôpital. Elle est bien chiante, je trouve, on dirait Sarah en plus débile, mais elle a de bonnes idées quand même, à expliquer à Clément que s’il veut vraiment quelque chose, il n’a qu’à jouer la carte cancer. Sympa dis-donc.

Il suit ses conseils pour demander au médecin une cérémonie d’adieu pour Sarah. C’est un peu gros dans l’écriture, mais ça passe plutôt bien. Quant à Louise, elle est à l’hôpital parce qu’elle a la mucoviscidose. Elle a donc eu l’occasion de voir plus d’un décès quand elle était à l’hôpital, ce qui lui permet de conseiller à Clément de partager la vie de Sarah avec les autres. Je trouve que le concept n’est pas forcément super bien expliqué par rapport au livre qui consacre tout un bout de chapitre à tout ça.

La mère de Côme, que je continue de vouloir appeler Corinne même si elle s’appelle Nathalie, rencontre à son tour Louise, avant de se rendre à un rencard avec Romain. Il est toujours aussi chelou avec son humour plein d’excès, mais c’est ce qu’il faut à Nathalie apparemment, parce que ça lui fait du bien de reprendre goût à la vie avec de l’humour. Ses éclats de rire, ça reste une bonne bouffée d’oxygène qui était nécessaire à la série, et même si je n’aime pas Romain, je suis quand même content de l’évolution de cette relation.

La visite des parents de Clément ? Elle n’est pas des plus chouettes parce qu’ils croisent ensuite le père de Thomas qui est tout content de la prothèse de son fils. Sympa, mais pas sympa quoi. Les parents ne sont pas loin d’être en dépression aussi, surtout qu’ils savent qu’il est important d’avoir le moral face au cancer. En bref, la mère de Clément finit donc en larmes elle aussi, parce qu’elle ne veut plus quitter son fils. Tu m’étonnes.

Thomas chasse son père au plus vite, parce qu’il a bon espoir de pouvoir se choper sa prothèse pour la montrer à Roxane. Il est évident que ça ne dure pas bien longtemps : il fait à peine un pas qu’il perd l’équilibre à cause d’une marche qu’on a tous vu venir à des kilomètres. Bon, même si c’est lui qui bouge et pas la marche. Vous m’avez compris quoi.

L’épisode continue en tout cas avec la cérémonie en l’honneur de Sarah, qui se fait avec une nouvelle chanson de Thomas. J’ai toujours un peu de mal au début avec ce type de chanson, mais il faut avouer que ça passe bien à l’écran, et que c’est entêtant. Et puis, c’est touchant, parce que le père de Sarah est là aussi. Il se rend ainsi compte qu’il avait besoin de cette cérémonie pour dire adieu à sa fille, et ça permet à Mehdi de dépasser aussi une nouvelle étape de son deuil.

Les bracelets rouges finissent aussi par allumer un lampion en l’honneur de Sarah, et il est temps de lui dire adieu dans la série, avec un bon montage plein de flashbacks de sa relation avec chacun. Il faut dire ce qui est, ça passe bien, mais on se rend compte aussi qu’on a oublié trop de choses depuis l’an dernier. Enfin moi, en tout cas. La conclusion de l’épisode est laissée à Sarah qui ne reviendra probablement pas, mais qui affirme qu’elle est immortelle.


Épisode 2 – 17/20
Nous voici donc en pleine saison 2, cette fois. La série continue de plutôt bien gérer sa galerie de personnages et de faire avancer ses intrigues, à la fois médicale et relationnelle, pour tout le monde. Cela permet de ne pas voir l’épisode passer et c’est toujours la meilleure réussite de la série de mon côté : le temps passe vite devant, et on en veut toujours plus. Pourtant, je suis fatigué.

> Saison 2


02.jpg

La question c’est : tu vas mourir, mais qu’est-ce que tu veux faire d’ici là ?

Ah, enfin, on a un générique ! Ca manquait au premier épisode, je trouve. Allez, qu’importe, c’est parti pour la critique !

Louise prend ses aises à l’hôpital, parlant à Côme de ses passions, c’est-à-dire la création d’une fondation pour les océans. Elle continue ses séances avec Victor pour mieux respirer malgré son infection, et ça intrigue Clément. Ben oui, il trouve ça horrible de savoir qu’elle est condamnée, et il est forcé d’envisager la vie autrement. En fait, lui a la chance d’avoir encore l’espoir de vivre, mais ce n’est pas pour autant qu’il doit rester coincé par la peur de mourir et ne pas vivre.

J’ai un peu de mal avec tout ça, parce que l’arrivée de Louise renverse un peu trop la tendance, je trouve : Clément avait les réflexions les plus abouties de la série sur tous ces sujets auparavant, et là, il est trop facilement surpris par ce que lui dit Louise je trouve. C’est d’autant plus dommage que Louise ne se mélange pas encore avec le reste du casting.

J’exagère, bien sûr, parce qu’elle est avec tous les autres au cours d’improvisation, et elle prend la défense de Roxane quand elle se fait attaquer par Jessica, qui trouve que son trouble de comportement alimentaire n’est pas aussi grave que sa leucémie. Le cours est plutôt sympathique, finalement, parce qu’il réussit bien dans l’écriture des interactions entre ado, et particulièrement ceux qui se détestent.

Côté adultes, la mère de Clément a pris la décision de ne pas rentrer chez elle, mais de rester à l’hôtel. Son mari ne peut pas faire de même, parce qu’il faut bien que l’argent rentre. Sylvie veut donc passer autant de temps que possible à l’hôpital avec Clément, mais celui-ci ne l’entend pas comme ça. Ben oui, il a sa vie à l’hôpital ; et son rendez-vous à la piscine, le genre de rendez-vous impossible à avoir.

Sylvie finit toutefois par croiser Yves et ça n’est pas une bonne chose : le père de Thomas lui apprend à mentir. La scène est bien marrante franchement, et elle est criante de vérité, ironiquement. Par contre, c’est un rapprochement qui ne sent pas très bon tout ça, parce que je les vois bien terminer en couple ces deux-là.

En plus, Sylvie, elle n’arrive pas bien à mentir à son fils, qui culpabilise immédiatement d’apprendre que sa mère va s’éloigner de son père pour « bosser à la coopérative » la plus proche. Bien sûr, elle ne tient pas plus de deux minutes son mensonge, et ça stresse Clément encore plus parce qu’il est aussi sûr qu’il va mourir. Ce n’est pas le cas évidemment. Il a bien l’impression de faire du surplace, et c’est exactement qu’il explique à Louise, qui remarque judicieusement (ou pas ?) qu’il avance, mais pas en ligne droite. Je ne sais pas bien quoi penser de leur relation à ces deux-là, mais c’est touchant en tout cas de voir que Clément veut juste vivre sa vie et ses bons moments avec ses amis.

En parallèle, Roxane découvre qu’elle est confrontée à une nouvelle épreuve pour sa guérison : manger du pain. Et ça la traumatise un peu forcément… Elle continue donc de faire autant de gym que possible pour rester maigre, mais il n’empêche qu’elle remange du sucre, c’est déjà ça. La pauvre n’est pas au bout de ses surprises : Thomas a une grande nouvelle à lui annoncer.

En effet, alors qu’Aurore lui rend visite – je suis au moins aussi heureux que Mehdi de son retour ! – Thomas découvre qu’il doit sortir de l’hôpital dans trois semaines. Les scénaristes en profitent pour remettre dans les mêmes scènes Yves, le père de Thomas, et Aurore. Cela fonctionne drôlement bien parce que les problèmes de couple sont encore là, l’air de rien, insidieux.

Il faut dire ce qui est : elle a raison. Yves promet à son fils un voyage en Australie, et avec quelqu’un d’autre, donc il se fait des films alors qu’elle voit bien qu’Yves en est toujours au stade des promesses trop vides. Le problème, c’est que son fils n’a pas un comportement bien différent de lui : il pose par exemple un lapin à Clément qui attendait désespérément un rendez-vous à la piscine avec lui.

Il est aussi bien à côté de la plaque avec sa copine : Roxane est donc bien testée dans cet épisode, avec Thomas qui se met à lui dire de mettre de l’eau dans son vin par rapport à Jessica et sa leucémie, puis avec les plateaux repas qui lui ont imposés dans l’ascenseur. Le traitement de sa maladie est vraiment bien écrit. On enchaîne par exemple avec Louise qui a besoin d’un câble photo et vient voir Roxane. Les deux commencent à devenir amies autour de ce prétexte qui permet aux scénaristes d’insister sur les préjugés autour de l’anorexie, alors que Louise crache du sang à cause de sa toux. C’est bien écrit et les deux adolescentes commencent à sympathiser.

Grâce à Louise, Roxane comprend un peu mieux Thomas, et elle retourne le voir pour se confier à lui sur sa maladie, et sur la douche imposée par la présence des plateaux repas, et surtout sur son besoin d’avoir Thomas dans sa vie. En revanche, Thomas doit aussi affronter la déception de Clément de plein fouet, surtout qu’il n’a pas vraiment d’excuse pour le lapin qu’il lui a posé – il était juste avec Roxane.

Oui, sauf que Roxane, Thomas ne lui en parle pas, comme la prothèse, parce que tout ça, c’est dur pour Clément. Pour se faire pardonner, Thomas décide donc de se faire livrer des bières et d’emmener Clément à la piscine de l’hôpital, malgré tous les interdits. Bref, c’est une bonne soirée entre potes et entre adolescents qui font n’importe quoi. Au moins, Clément retrouve le sourire cette fois… pour mieux apprendre ensuite que Thomas sort de l’hôpital dans trois semaines.

Il est le premier à le savoir, et il feint de dire que c’est Roxane qui sera triste, alors que lui aussi clairement… c’est violent comme nouvelle, quoi, mais c’est vrai que c’est pire pour Roxane qui vient juste de dire à Thomas qu’elle ne savait pas comment gérer l’hôpital sans lui. Hum.

La série réaffirme aussi qu’elle n’oublie pas Sarah, puisqu’elle est citée en début d’épisode par Mehdi. Celui-ci continue de s’énerver toujours autant, et ça fait un bon running gag, surtout au moment de passer l’IRM, où il refuse de s’allonger calmement comme il faudrait. Il a toujours un anévrisme de onze millimètres cela dit. C’est une bonne nouvelle de savoir que ça ne bouge pas, mais ça donne surtout envie à Mehdi de ne pas se faire opérer.

Il essaye de convaincre son grand-père qu’il ne doit pas être opéré, et il se met à faire des recherches – grâce à Louise – afin d’avoir autant de statistiques que possible pour que son grand-père l’écoute. Ouais, mais son grand-père veut le voir survivre coûte que coûte. Malgré tout, il se laisse convaincre par Mehdi qui est tout heureux de ne pas avoir à se faire opérer. Il n’y avait rien d’obligatoire à l’opération après tout.

Cela permet de revoir les symptômes d’une rupture d’anévrisme et ça redonne surtout le sourire à Mehdi. C’est déjà ça de pris. Et sinon, le cliffhanger de l’épisode voit Côme commencer à se réveiller, ou en tout cas bouger les lèvres… mystère, mystère. Vivement la suite !

> Saison 2

Les Bracelets rouges (S02)

Synopsis : Le récit de la vie d’enfants et adolescents hospitalisés, avec juste le bon ton pour ne pas tomber dans le mélodramatique, mais pour proposer une histoire de vie touchante. Tellement touchante d’ailleurs que la fin de saison nous a fait finir en larmes avec la mort de Sarah, alors que Roxane envisageait enfin la guérison grâce à elle. Côté adultes, Aurore venait de larguer le père de Thomas. Quant à Côme, il est toujours dans le coma, bien sûr.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

000.jpg

Pour commencer, j’ai tellement hâte de voir cette saison 2 que je prépare mon article en saison un chouilla en avance, histoire de gagner du temps lors de la diffusion des premiers épisodes ce soir. C’est bien simple, la saison 1 était un véritable coup de coeur qui avait su mêler avec beaucoup de justesse l’ensemble des ingrédients qui font une bonne série.

En s’engageant comme dans la version originale à surtout se concentrer sur les adolescents hospitalisés et en restant dans un cadre hyper-réaliste, la série parvient à être résolument jeune, à ne pas tomber dans le pathos et tout simplement à nous passionner. Son ton se veut dynamique et jeune, et c’est ce qui fait que ça fonctionne tant : on suit des ados de tous les jours confrontés à une vie difficile et les six premiers épisodes ne nous ont pas épargné, que ce soit du côté du très bon humour ou de l’horreur totale.

Six épisodes, c’est donc largement suffisant pour m’avoir fait pleurer ; et ce n’est pas pour autant que cette série est mélodramatique, j’insiste, et tant pis si je me répète. Au contraire, c’est une déclaration d’amour à la vie, exactement comme le livre d’Albert Espinosa dont elle s’inspire – et que je vous recommande.

Ci-dessous, mon avis et mes notes sans spoiler sur les épisodes de la série. Pour lire la critique complète (avec résumé), cliquez sur le numéro de l’épisode.

Note moyenne de la saison : 17,5/20

S02E01 – 17/20
Quel plaisir de retrouver la série ! Un nouvel équilibre doit toutefois être trouvé après les événements survenus en fin de saison 1, et ça a eu quelques difficultés à le faire je trouve. C’est un épisode qui joue donc les transitions, en préparant le terrain pour les intrigues de la saison 2.
S02E02 – 17/20
Nous voici donc en pleine saison 2, cette fois. La série continue de plutôt bien gérer sa galerie de personnages et de faire avancer ses intrigues, à la fois médicale et relationnelle, pour tout le monde. Cela permet de ne pas voir l’épisode passer et c’est toujours la meilleure réussite de la série de mon côté : le temps passe vite devant, et on en veut toujours plus. Pourtant, je suis fatigué.
S02E03 – 17/20
Même constat que le semaine dernière : la série est toujours aussi bien écrite, mais elle semble avoir du mal à être aussi parfaite qu’en saison 1. Elle ne vise plus tout à fait aussi juste, principalement parce qu’elle est trop ado par moment… Ou alors, c’est mes quelques souvenirs de la version espagnole qui ruinent tout, je ne sais pas. Enfin qui ruinent tout… ça reste une série que j’adore, vous l’aurez compris.
S02E04 – 18/20
On prend pas les mêmes, mais on recommence quand même. Cette saison assure plutôt bien du côté des nouveaux arrivants et parvient une fois de plus à me rappeler ce que j’adorais dans la série d’origine. Si je reste moins emballé qu’en saison 1, je trouve tout de même que je retrouve les bons gros moments émotion que j’en attendais dans cet épisode.
S02E05 – 18/20
J’ai trouvé le premier épisode quelque peu décousu cette semaine, mais cela ne l’empêche pas d’être porté par une intrigue forte qui le fait gagner en qualité, et surtout en émotion. Oui, c’est le mot, les émotions étaient là et c’est pour ça que je regarde la série, alors c’est réussi et puis c’est tout. J’en attends trop après la perfection de la saison 1, je crois.
S02E06 – 17/20
Difficile de décrocher les yeux de son écran pendant un épisode de cette série, tout de même, et rien que ça, ça prouve à quel point elle est géniale, je pense. La saison continue de se dérouler avec ses rebondissements et ses avancées dans chacun des cas médicaux présentés. Si on perd un peu le point de vue original de la série cette année, il n’empêche que c’est toujours efficace grâce à une écriture fluide et des personnages tous plus attachants les uns que les autres.
S02E07 – 17/20
Encore un bon épisode pour la série : on passe de scènes de joie à des scènes bien tristes, et tout ça nous mène tout naturellement à la situation qui sera exploitée en fin de saison et qu’on n’a pas envie de voir tout de suite… Ben oui, moi, j’aurais envie que la série dure encore quelques semaines, franchement. Toujours plus, oui.
S02E08 – 20/20
J’ai cru que la saison allait se terminer sans parvenir à me faire craquer dis-donc, mais évidemment que si, elle réussit toujours aussi bien à atteindre toute la gamme des émotions. Et puis, le message apporté est toujours aussi important et bien transmis. En bref, je suis fan, et ce n’est pas nouveau.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Station 19 – S02E08

Épisode 8 – Crash and Burn – 15/20
Malgré des mois de pause, je suis forcé de reconnaître que je décroche de cette série. La reprise était un bon épisode, mais c’est tout. Je ne sais pas, je n’arrive plus à retrouver ce qui me plaisait en saison 1. L’épisode parvient en cours de route à me raccrocher, heureusement, mais je ne sais pas si j’envisage vraiment un avenir pour cette série.

> Saison 2


Spoilers

08.jpg

We can’t call for help and no one even knows we’re out here.

Quelques mois plus tard, nous revoilà en pleine tempête et je dois avouer que j’avais oublié les trois quarts des intrigues. Le résumé m’a rapidement remis dedans, heureusement, et la série a eu la bonne idée de reprendre directement là où elle nous avait laissé, c’est-à-dire pendant l’accident de l’ambulance. Andy se réveille donc dans l’ambulance au côté de Sullivan qui a lui aussi était inconscient. Il a la jambe coincée dans l’ambulance, et ça tombe bien : il devrait être arrêté, ça libérera le poste pour les autres. Bon, ça prend vite une mauvaise tournure cependant : il se rend compte qu’il ne se sent plus du tout ses jambes.

Pendant la pub, Andy se démerde donc pour le déplacer à l’arrière de l’ambulance et le mettre sur brancard. Toute seule. Ben voyons. Ah, en fait, il y a aussi Shannon dans l’ambulance, leur patiente qui a une bonne journée de merde. En plus, bonjour l’angoisse d’être dans une ambulance avec le chef de la caserne qui broie du noir plus vite qu’une cafetière, franchement.

La journée ne fait que commencer pour Andy qui se retrouve aussi à devoir éteindre un début de feu dans le moteur de l’ambulance, avant d’arriver à entrer en contact avec quelqu’un. Et puis, il y a toujours le problème de savoir qu’Andy a été inconsciente un moment.

Du coup, elle ne veut pas s’endormir, et ils font tout ce qu’ils peuvent pour ne pas s’endormir alors que la nuit tombe sur leur petite ambulance accidentée. Sullivan nous raconte donc encore sa vie, et si c’était bien joué, ça n’a pas réussi à me passionner plus que ça. C’est moche, je décroche… un peu comme le cœur de leur patiente qui passe en arrêt cardiaque.

Andy arrive à la ramener, mais elle se rend vite compte qu’elle ne pourra pas la sauver deux fois au beau milieu de nulle part. Elle prend donc la décision de sortir de l’ambulance pour escalader le ravin au fond duquel elle est. Et comme elle est con, elle finit en sale état et tombe le long du ravin, avant de se remettre à grimper parce qu’elle est trop foooorte. Tout ça lui permet de signaler sa présence sur le bord de la route heureusement, alors les secours sont en route, youpi !

Loin de tout ça, Maya profite de la fête en son honneur sans trop s’inquiéter plus que ça d’Andy. Il y a plein de choses dans cette pièce qui se déroulent l’air de rien, genre la gêne entre Hughes et Ripley ou le père d’Andy qui s’inquiète pour Gibson. Celui-ci est toujours aussi stressé.

Hughes n’est pas au bout de ses surprises dans la journée, puisque Travis lui demande des conseils de couple à propos de l’absence d’envie de mariage de son mec. Elle lui conseille de vivre dans le moment, et ils ne parlent donc absolument pas de leur problème, préférant coucher ensemble dans un coin de la caserne. Merveilleux.

Ah oui, cette tempête se déroule aussi à l’hôpital de Grey’s Anatomy, et Ben est donc particulièrement stressé de découvrir que Miranda est coincée dans un hôpital. Non, franchement, si c’est ça son intrigue de reprise, c’est naze. Je veux dire, c’était il y a des mois, on a tout oublié depuis, passons le temps quoi. En plus, on sait très bien vers quoi ils se dirigent, puisque la série a résolu le problème.

Enfin bref, on voit donc Ben comprendre l’angoisse que Miranda doit vivre à cause de lui, avant de se faire engueuler avec le reste de la caserne par Papa Herrera parce que personne n’a vu que Jack n’allait pas bien. Mouais. Cela conduit toute la caserne à faire une petite intervention qui énerve Jack plus qu’autre chose et qui ne mène nulle part.

Heureusement, Ripley les interrompt pour leur apprendre la disparition d’Andy et Sullivan. Devant le père d’Andy. Sans plus de tact que ça. MER-VEIL-LEUX. Par chance et contre toute logique, Ripley décide toutefois de renommer Pruitt capitaine pour l’occasion, et donc Jack est viré de l’opération. Il s’énerve et s’enfuit de la caserne, ce qui permet à Travis de péter un câble à son tour de cette disparition.

Cela finit par se retourner contre son couple : Travis s’énerve en effet ensuite contre Grant, et il se plante de prénom dans l’énervement. Jusqu’où on va ? Jusqu’à la rupture bien évidemment, parce que leur couple ne va pas bien du tout à se diviser sur le mariage.

Sinon, pendant ce temps, le reste des pompiers suit donc le commandement de leur ancien capitaine et de Maya, lieutenant. Ben ? A l’arrière du camion, il décide de ne pas s’énerver contre Miranda qui ne lui a pas dit être coincée dans l’ascenseur de l’hôpital avant de stresser pour Andy.

En parallèle, Andy retourne dans l’ambulance où Shannon fait un nouvel arrêt cardiaque et où Sullivan fait ce qu’il peut pour la sauver, quitte à empirer l’état de sa colonne vertébrale. Pas sa meilleure idée et pas le meilleur instant de gloire pour Andy non plus : quand elle arrive, elle ne peut que constater les dégâts et l’arrêt cardiaque définitif de Shannon.

Oui, celle-ci est morte, et je n’imagine pas la galère administrative que ça va représenter pour eux tout ça. En attendant, Andy finit en larmes, parce qu’elle s’était attachée à la survie de cette patiente et qu’elle n’a rien pu faire pour l’aider. C’était plutôt triste et ça m’a raccroché à l’épisode, heureusement. Quelques minutes plus tard, elle est sauvée par son papa et tout va bien à nouveau dans la série.

Ailleurs dans la caserne, Ryan confronte donc son père, avant de passer quelques moments à papoter avec comme si de rien n’était. Il n’a pas du tout envie de livrer son père à ses supérieurs et il fait tout ce qu’il peut pour gagner du temps. C’est n’importe quoi, franchement, mais évidemment, son père en profite pour s’enfuir et Ryan ne cherche pas du tout à le rattraper. OK, OK.

Quatre mois plus tard, Andy reçoit le titre de lieutenante à son tour, et la médaille lui est remise par son père. Sullivan ? Il est absent pour la cérémonie, ce qui nous laisse en suspense sur l’état de ses jambes. Quatre mois plus tard ? Oui, la série rattrape ainsi sa grande sœur et tout va bien dans le meilleur des mondes. Signalons que Ben et Miranda se sont réconciliés et qu’Andy n’est toujours pas au top de sa forme : elle ne parvient pas à faire son discours de remerciement, par exemple. Ryan lui court après aussitôt – preuve qu’il sait le faire quand il veut !

De son côté, Jack ne dort toujours pas une nuit complète, et sa thérapeute n’a pas envie de le remettre au boulot, malgré ses envies à lui. Triste. Il a toujours le soutien de ses collègues heureusement, et notamment celui de Maya.

La série nous remet aussi à jour sur la relation Hughes/Ripley, qui se déroule toujours aussi bien, au point de les laisser être surpris à faire l’amour dans une voiture sur un parking. Une fête chez Andy permet de terminer l’épisode avec un point sur les situations restantes : Travis est bien célibataire (franchement, c’est naze comment ils se sont débarrassés de Grant comme ça), Ben envisage carrément de démissionner désormais, il ne manquait plus que ça, et Ryan est toujours là pour Andy, qui a toujours la bière aussi.

Elle révèle en tout cas à Ryan qu’elle se sent nue parce qu’il est le seul à cerner pourquoi elle ne voulait pas faire de discours. Ainsi donc, elle décide de recoucher avec lui alors qu’elle a une vingtaine de personnes chez elle. Et après ça, elle reprend la fête comme si de rien n’était, pour accueillir Sullivan et trinquer avec son champagne. Rien que ça. On dirait presque qu’ils tentent d’établir un nouveau triangle amoureux, je ne suis pas convaincu.

Ah, et la critique ne serait pas complète si je ne disais pas aussi qu’Andy pète un câble vis-à-vis de son père qui veut vendre la maison de son enfance. En même temps, elle n’y vit plus, il va pas garder une grande maison comme ça pour lui tout seul quoi.

> Saison 2

The Gifted – S02E14-16

Épisode  14 – calaMity – 16/20
Je peux m’estimer heureux, je pense, de ne pas avoir été spoilé, car cet épisode contenait pas mal de surprises l’air de rien. On sent qu’on approche à vitesse grand V de la fin de saison et les enjeux dramatiques prennent un nouveau tournant. Ils osent beaucoup plus que je ne l’imaginais dans cet épisode, et c’était réussi grâce à ça !

> Saison 2


Spoilers

14.jpg

I didn’t have a choice

Est-ce que la saison s’est terminée sans moi ? Oui ! Il faut donc que je rattrape ça, et c’est sans complexe que je le fais. La série reprend dans cet épisode avec un flashback d’il y a quatre ans, pour nous montrer une fois de plus le passé de Reeva. Cette fois, c’est pour la voir convaincre un journaliste radio anti-mutant de bosser pour elle, malgré ses pouvoirs.

Et dans le présent, on les retrouve tous les deux à Washington où elle lui donne un nouveau job, pour les Purifieurs. Afin de faire en sorte que tout se déroule comme prévu, le journaliste se voit forcé de convaincre Turner d’agir. Autant dire que j’ai décroché face à tout ça, parce que j’ai connu plus passionnant que cet imbécile se laissant manipuler une fois de plus et armant tout un tas d’extrémistes pour attaquer, une fois encore des mutants.

En parallèle, Lauren vit mal la suppression de ses pouvoirs. Elle est en manque, clairement, et on dirait moi avec mes 40°C de fièvre l’autre nuit. Bon, juste moi quand je suis malade comme je me mets pas à murmurer en allemand comme elle. Caitlin découvre tout ce que son mari lui cachait depuis quelques temps et elle ne l’apprécie pas trop. En plus, quand elle se réveille, Lauren avoue à sa mère qu’elle aimait bien son pouvoir, surtout qu’elle voyait que ça lui plaisait aussi.

C’est vachement rassurant tout ça, et Caitlin n’est pas au bout de ses surprises, puisque c’est seulement après tout ça que Reed lui avoue à son tour avoir vu ses pouvoirs se manifester de nouveau. Malgré tout ça, Lauren finit par prendre la décision de ne pas se priver de ses pouvoirs : elle veut résister d’elle-même à l’appel qu’elle ressent pour rejoindre le côté du mal, parce qu’elle sait qu’elle a besoin de ses pouvoirs.

Marco, lui, se remet doucement mais sûrement de sa blessure par balle de l’épisode précédent. De son côté, Clarice est toujours aussi insupportable : elle essaye de convaincre Erg d’ouvrir ses portes à d’autres mutants. Je ne la comprends pas : l’intérêt n’est-il pas de vivre caché ? S’ils acceptent tout le monde, la cachette a toutes les chances d’être compromise. Bon, de toute manière, je n’aime pas cette intrigue.

En plus, les scénaristes continuent de la rapprocher peu à peu d’Erg de manière vraiment pas subtile, la faisant le surprendre à moitié à poil par exemple. Bon, finalement, tout ça est interrompu par l’intervention de Jace et des Purifieurs : ils envahissent le repaire, que Clarice considère apparemment comme sa maison, pour la première fois depuis longtemps. Ben voyons.

Quand elle découvre l’attaque des Purifieurs, elle est terrifiée par le fait que la situation est trop risquée pour les innocents qui vivent dans le repaire avec elle. Elle appelle donc Marcos au QG et ensemble, ils mettent au point un plan pour sauver tout le monde, avec John (vexé d’être mis de côté) et avec les Strucker, évidemment. Ceux-ci se rendent aussi vite qu’ils peuvent vers une ruelle où Clarice évacue tout le monde au fur et à mesure.

Au passage, elle se rend compte qu’elle a été conne et s’excuse auprès de John parce qu’elle avait tort, mais c’est un peu tard. Sa lucidité lui vient en effet uniquement quand elle comprend que Jace est en train de gagner : il feint le repli pour mieux prendre par surprise tous les mutants, qui sont prêts à se laisser cueillir. C’est comme cela que pas mal d’entre eux se font tuer. Erg lui-même se fait tirer dessus, mais Clarice parvient à l’évacuer de justesse.

On ne peut pas en dire autant pour elle : elle se fait tirer dessus au moment où elle s’apprêtait à prendre la fuite et rejoindre John. Je l’ai vu venir à des kilomètres au cours de l’épisode, mais ça craint quand même de voir qu’ils n’hésitent pas à la sacrifier – bon, rien ne nous dit qu’elle va mourir pour autant, puisqu’on ne la voit pas expirer à l’écran. Pff, c’était bien la peine que John reste en arrière n’empêche.

Sinon, il faut noter aussi que Caitlin est très en forme dans cet épisode : coincée par la police dans une voiture pleine de mutants impuissants, dont sa fille, elle n’hésite pas à sortir un flingue et tirer dans le tas pour prendre la fuite. Rien que ça !

Au Cercle, les triplées se sentent bien bêtes de ne pas avoir réussi à rallier Lauren à leur cause, mais la situation est plus grave encore puisque Max a disparu. La situation commence à être tendue pour Lorna, qui prend malgré tout le risque de contacter Marcos avec son portable… sauf qu’il n’y a plus de réseau, et plus d’ascenseur pour quitter le Cercle non plus. Suite à la disparition de Max, Reeva renforce en effet la sécurité, ce qui donne même quelque chose à faire à Sage.

Pour ne rien arranger au stress de Lorna, le corps de Max est rapidement retrouvé, mais les triplées ne savent pas comment analyser la situation, parce que personne n’a rien vu. En revanche, les triplées ont bien vu qu’elles pouvaient compter sur l’informatique pour résoudre la situation. Grâce à ça, elles se rendent compte que Sage a mené son enquête sur Max, et elle est ainsi considérée comme responsable de trahison envers le Cercle. Oups.

Comme les triplées ne peuvent pas lire son esprit, Sage se fait tuer par Reeva qui n’a plus confiance à elle. Euh ? OK. Deux saisons pour ça, c’est pire encore que la mort de Dreamer en saison 1 franchement. Et cette pauvre Lorna est laissée à sa culpabilité quand Andy lui annonce, sans cœur, la mort de Sage, qu’il semble comprendre sans problème.


Épisode 15 – Monsters – 17/20
Les conséquences de l’épisode précédent sont vraiment bien traitées dans cet épisode qui conduit vraiment à la résolution des différentes intrigues commencées cette saison. Tout se fait de manière fluide et c’est chouette à suivre, même si on sent bien que certaines décisions sont précipitées pour le principe de pouvoir dire que c’est réglé.

 

> Saison 2


15.jpg

If you’re a monster, son, so am I.

J’enchaîne les épisodes et la série n’hésite pas à tout de suite jouer la corde sensible en nous enchaînant Clarice qui se fait tirer dessus par un flashback où elle est au lit avec John. Pff. C’est de l’écriture assez classique pour nous faire regretter un couple, mais le problème, c’est qu’ils ont rendu ce couple tellement insupportable avant que je n’arrive pas à être aussi triste que je ne le devrais. En plus, un flashback d’il y a deux mois, était-ce bien utile ?

Dans le présent, l’action n’est pas terminée : Caitlin et Lauren sont forcées de se séparer du groupe de mutants qu’elles secouraient, parce que les flics sont toujours à leur trousse. Elles se font tirer dessus et Caitlin s’avère un véritable cerveau de la fuite. Par exemple, elle fait en sorte que les plus faibles ralentissent les flics : ils n’ont pas l’habitude de s’enfuir, alors ce sont des proies faciles pour la police qui s’occupent d’eux à la place.

Lauren n’a toujours pas de pouvoir, et il faut alors se contenter de la détermination de Caitlin pour les sauver. Celle-ci n’hésite pas une seule seconde à envisager de se sacrifier pour sa fille, mais lorsque celle-ci apprend que sa mère veut l’abandonner et possiblement se suicider au passage, elle récupère ses pouvoirs. Joli calcul de la part de Caitlin tout ça.

Dans la ruelle, John est énervé comme tout de la mort probable de Clarice. Il décide donc de s’en prendre physiquement à Erg, parce que c’est rigolo. Le combat est finalement arrêté par la petite fille que Clarice a sauvé in extremis. Forcément, il se retrouve ensuite à s’en prendre à un mur, parce qu’il la sent encore, partout, même si elle est morte. C’est plutôt sympa comme intrigue, mais pas autant que celle qui attend Reed…

Après avoir tué tout le monde, les Purifieurs sont plutôt contents d’eux, mais Jace commence à culpabiliser sérieusement d’avoir tué des mutants qui s’occupaient apparemment d’enfants, parce qu’il a trouvé une peluche. Il laisse donc ses collègues chercher d’autres mutants dans les rues et pour une fois, l’un des purifieurs se retrouve à patrouiller seul, à cause de Jace l’ayant abandonné.

Il se retrouve surtout nez à nez avec Reed qui perd le contrôle de ses pouvoirs et… le tue. Ouep, Reed devient un meurtrier de Purifieur, comme si de rien n’était. Il récupère ensuite John (toujours réticent à quitter la ruelle) et Marcos et les ramène chez lui. Là-bas, John peut se morfondre en paix, Marcos sentir que Reed est en train de dérailler et Reed apprendre que sa femme et sa fille sont possiblement encerclées par les flics.

Sans trop de surprise, Reed et Marcos partent aussitôt à la rescousse. C’est aussi rapide qu’efficace : avec ses pouvoirs, Reed parvient à infiltrer le bâtiment qui est censé être encerclé par les forces de l’ordre, et le sauvetage se fait bien rapidement. Les filles sont donc secourues pour mieux apprendre la mort de Clarice. Sympa.

Du côté du Cercle, l’action continue également : c’est le lendemain que le plan aura lieu. Lorna contacte donc Marcos qui, heureusement, est avec Reed. Celui-ci lui demande de faire ce qu’il faut pour tirer Andy de ce pétrin, mais ce n’est pas gagné vu comment il est sans cœur. En plus, quand elle essaye de le faire changer d’avis, il la remercie de lui avoir appris à être sans cœur.

Après ça, la mission peut reprendre pour le Cercle et Lorna prend bien des risques à questionner Esme sur sa conviction et son rôle dans la révolte programmée par Reeva. C’est plutôt sympa dans l’ensemble, et on comprend que l’attaque des Morlocks était un bon moyen pour Reeva de pouvoir accéder aux tunnels pour son plan.

Lorna prend donc la décision de se barrer pendant la nuit, parce que tout ça, c’est trop, même pour elle. Elle regrette toutefois de devoir abandonner Andy au passage, et elle finit par tout lui avouer, par culpabilité de l’abandonner. Celui-ci doit donc prendre une grosse décision, et pour ça, il demande à parler à son père. Cela tombe bien, parce que celui-ci est libre justement : il vient tout juste de sauver sa femme et sa fille.

Peut-il en faire autant de son fils ? Ce n’est pas gagné ! En effet, il n’ose pas revenir car il se sent monstrueux après avoir attaqué Lauren et après avoir vu les yeux de son père, terrifié par son fils. Celui-ci décide donc d’avouer le meurtre dont il s’est rendu coupable en début d’épisode, histoire de le convaincre qu’ils sont aussi monstrueux l’un que l’autre.

Cela nous conduit vers les dernières scènes de l’épisode où Caitlin et Reed font ce qu’ils peuvent pour attendre aussi patiemment que possible de connaître la décision de leur fils. John, lui, est en pleine dépression d’avoir perdu une autre petite-amie, et il s’en confie à Marcos, aussi motivant que possible.

Enfin, Jace se rend auprès de Benedict Ryan, le journaliste radio anti-mutant, pour l’accuser de lui avoir donné de mauvaises informations. Il lui avait promis un camp terroriste, pas un camp de réfugiés. Il envisage de démissionner, mais ce n’est pas possible quand il apprend la mort de son co-équipier. Forcément.

La toute fin d’épisode nous réunit finalement les Struckers et le couple Lorna/Marcos, parce que Lorna et Andy n’ont eu aucun problème à quitter le Cercle apparemment. C’est un peu gros. De son côté, John est en plein deuil, mais il entend la voix de Clarice lui parler… avant de retrouver l’ensemble de ses alliés. Voilà qui fait un bon cliffhanger… alors que Reeva apprend le départ catastrophique de ses deux poulains : elle comptait sur Lorna et Andy pour être les faces de son mouvement, car ils représentaient deux puissantes familles mutantes.

Qu’à cela ne tienne : maintenant qu’ils l’ont trahis, ils peuvent toujours être tués.


Épisode 16 – oMens – 18/20
Voilà une bonne fin de saison qui, même si elle ouvre un univers de possibilités pour la saison 3, prend le temps de conclure les intrigues entamées. C’est presque trop hâtif de ce point de vue-là, je suis curieux de voir comment ils rebondiront face à tout ça en cas de renouvellement. J’espère que la série le sera, parce qu’elle est sympa et qu’elle a encore des choses à dire, c’est évident.

> Saison 2


16.jpg

– You can’t build a nation on the murder of innocent people.
– Read your history books. That is the only way that you can build a nation.

Et voilà, c’est donc parti pour la fin de saison qui reprend cinq ans plus tôt. Pour une fois, il est question de l’attentat dont on a tant entendu parler depuis deux ans. Les Strucker découvrent l’attaque et partagent un bon moment en famille… loin de se douter qu’ils deviendront part intégrante de tout le chaos qu’ils observent à la télévision. Et c’est suite à ça que Reed envisage de travailler pour le Service Sentinel. Une fois de plus, ce n’était pas un flashback utile, mais en plus, les scénaristes ont décidé de le filer durant tout l’épisode.

Ainsi, on voit ensuite Reed recevoir un appel de Lauren la nuit où ses pouvoirs se sont révélés. Plutôt que de lui dire la vérité, elle parle simplement d’une attaque de mutants, ce qui n’est jamais bon signe. Reed se précipite donc pour aider sa fille et il lui explique qu’il n’y a pas besoin de s’inquiéter des mutants : il se charge personnellement de leurs cas désormais. Et il est tellement convaincu que Lauren n’arrive pas à lui dire la vérité. Une dernière scène voit Reed et Caitlin parler de tout ça, mais ce n’est pas extrêmement passionnant quand même.

Maintenant qu’elle est de retour au QG, Lorna raconte tout le plan de Reeva et envisage de demander aux enfants Strucker de détruire un immeuble pour stopper le Cercle. Les ados sont évidemment d’accord pour le faire, mais ça ne peut pas être trop précipité. Il faut d’abord présenter la situation et régler ce qui est en cours : Andy vient tout juste de revenir, par exemple, donc il faut qu’on le voit s’inquiéter pour son père. Et il a raison, parce qu’il a du mal à contrôler son pouvoir le vieux.

De son côté, Reeva refuse d’abandonner son plan et elle fait des pieds et des mains pour s’assurer qu’il puisse continuer comme si de rien n’était. Elle réveille donc Mr Ryan de manière à ce qu’il appelle de nouveau les Purifieurs et les envoie contre le QG, dont elle connaît l’adresse apparemment. Les mutants voient donc les Purifieurs s’amasser dans la rue devant leur hôtel, et ce n’est pas une bonne chose. Evidemment, il s’agit d’une diversion qui fonctionne : pendant que Reed et Caitlin partent chercher des flingues, les sœurs Frost s’infiltrent dans l’immeuble grâce au mutant invisible. Et elles s’attaquent immédiatement aux ados Strucker.

Avec leurs pouvoirs, les Frost n’ont aucun mal à les récupérer et leur faire faire tout ce qu’elles veulent. Bien sûr, les parents Strucker ne tardent pas à découvrir la disparition de leurs enfants. Flippés, ils font appel à John qui a bien du mal à traquer tout le monde, préférant sentir Clarice partout. Finalement, il se sacrifie pour que tout le monde puisse s’enfuir et partir à la rescousse des ados Strucker. C’est plutôt sympa.

La scène d’action voit John se battre contre les Purifieurs et se prendre pas mal de balles pour s’assurer que tous les autres puissent bel et bien se barrer, et franchement c’était marrant à voir, parce qu’il s’est fait un masque de peinture tout pourri. Bien sûr, il finit par s’enfuir lui aussi… et il obtient alors l’aide d’Erg. Ouep, Erg sort de nulle part à nouveau, et il propose son aide à son ennemi, à qui il propose simplement d’être frappé pour que son pouvoir soit activé.

Très vite, cela mène à Jace qui se retrouve complétement en position de faiblesse face à John, lui-même confronté à un choix. Doit-il tuer ou non Jace ? La réposne est évidente, c’est une série : bien sûr qu’il va nous le garder en vie, ça se saurait si c’était un méchant. Même la mort de Clarice ne peut pas changer ça.

Pendant ce temps, les triplées font ce qu’elles peuvent pour forcer les Strucker à coopérer et utiliser leur pouvoir. Le but est de les faire détruire un immeuble contre leur gré. Cela n’est pas évident et Esme culpabilise assez clairement de s’en prendre à des ados comme ça. Les Strucker détruisent donc l’immeuble avant d’être retrouvés par le reste du QG.

Bien sûr, les triplées essayent de retourner les Strucker contre leurs parents, Marcos et Lorna, mais cette dernière est plus maligne que ça : elle s’adresse directement à Esme. La munition est toute trouvée : elle sait que les triplées étaient torturées et forcées d’utiliser leurs pouvoirs quand elles étaient plus jeunes. Or, c’est précisément ce qu’elles font aux Strucker.

Esme accepte donc de relâcher la pression qu’elle maintenant sur eux et voit ses sœurs être mises K.O bien rapidement par Marcos. Pas de temps à perdre pour le QG : ils abandonnent les triplées (oui, même Esme) pour vite aller empêcher la mise en place de la partie deux du plan. L’action part rapidement dans tous les sens et on voit Caitlin réussir à tuer le mutant invisible par exemple.

Ensuite ? Eh bien, Reed prend la décision de se sacrifier pour sauver sa famille, évidemment. C’est gros – et presque trop gros même : il sait qu’il est en train de perdre le contrôle de son pouvoir et qu’il est voué à mourir de toute manière. Il veut juste que son sacrifice soit utile. Cela commence à faire beaucoup de sacrifices pour la soirée cependant.

Quoiqu’il en soit, il se retrouve à faire face à Reeva et à tenter de lui faire conscience du mal qu’elle provoque. Le dialogue est de courte durée avant qu’elle ne tente de tuer Reed, lui faisant perdre le contrôle de ses pouvoirs, quelques étages au-dessus d’une féroce bataille entre Cercle et QG. Reeva est surprise de voir qu’elle ne parvient pas à tuer Reed… mais celui-ci explose et l’emporte au passage.

La fin d’épisode voit les Strucker découvrir la mort de Reed et « l’enterrer » en haut de leur immeuble, John être avec Erg, Lorna et Marcos être heureux avec Dawn, Esme forcer Ryan à parler de ses crimes en tant que Purifieur et Jace être en vie à l’hôpital. Tss.

La toute fin ? Eh bien, contrairement à l’an dernier, il est l’heure d’unifier les mutants tous ensemble : Erg, Esme, le QG… tout le monde est réuni pour voir débarquer Clarice, qui veut leur montrer quelque chose, qui ressemble fort à un monde chaotique, à travers un portail. Clarice en vie ? Je n’y crois pas vraiment : je pense plutôt que c’est une Clarice du futur ou quelque chose comme ça. On verra bien, si saison 3 il y a.

16-2.jpg

EN BREF – Cette saison 2 était plutôt sympathique et dans la lignée de la première. J’ai eu du mal avec une partie de cette deuxième année qui a séparé les groupes, mais dans l’ensemble, les épisodes ont su continuer d’être plein d’actions. Certains détours n’étaient pas forcément utiles – l’intrigue de Clarice, pff – mais l’ensemble était assez solide. En fait, je n’ai pas grand-chose à dire pour conclure sur cette saison : elle était à la hauteur de la première sans être beaucoup mieux. Ni mieux, ni moins bien, c’est une saison qui a réussi à me captiver un mois de plus que l’an dernier.

Le cliffhanger ? Il me vend un peu moins de rêve qu’en saison 1, mais ce n’est peut-être pas plus mal. Toutes les intrigues en cours sont à peu près terminées et on en rouvre une pour le principe d’avoir une fin ouverte. On verra bien quelle décision prend la FOX concernant la série… mais les audiences étant plutôt catastrophiques, il n’y a que peu de doutes, ça sent l’annulation.

16-3.jpg

> Saison 2