Russian Doll – S02E05

Épisode 5 – Exquisite Corpse – 15/20
Si cet épisode a quelques aspects cool et reste assez cohérent avec le reste de la saison, je ne peux m’empêcher de penser qu’il perd un peu notre temps par quelques détours pas forcément nécessaires et par un retour à une seule intrigue finalement pas assez développée pour rester cohérente tout du long avec un semblant de réalisme. Ce n’est pas si grave. Quant aux voyages temporels, ils restent cohérents, c’est top et je ne m’attendais pas à autre chose.

Spoilers

Nadia se retrouve coincée en 1944 dans le corps de sa grand-mère : l’occasion pour elle de chercher à retrouver la fortune familiale.

Welcome to fucking Budapest. At least, my Hungarian is getting better.

Que le temps passe vite : nous sommes déjà au cinquième épisode de la saison, et mon train approche de son terminus. Nadia aussi : son terminus, c’est 1944. Elle se retrouve en plein dans un pays envahi par les nazis et se comporte comme si de rien n’était, kiffant le reflet de sa grand-mère et donnant son nom juif au premier garde venu.

Elle a heureusement une amie pour s’occuper d’elle et lui rappeler qu’elle ne s’appelle plus Vera, mais Erzebet. Il faut ce qu’il faut pour se protéger des nazis. Si Nadia espérait retrouver son trésor de famille avant le départ du train, il n’en est rien finalement : le train d’or est déjà parti. Elle n’a d’autres choix que de retourner dans l’appartement de sa grand-mère, qui est majestueux… mais complètement pillé de tous ses biens. Evidemment.

Tous ou presque, en tout cas : une femme l’appelle et Nadia comprend vite qu’il s’agit de Delia, l’amie de sa grand-mère qui lui révèle un passage secret derrière une salle de bain. La bonne nouvelle pour nous c’est que Vera et Delia ont appris l’anglais ensemble, alors elle laisse tombe le hongrois pour l’anglais, même si Delia aimerait apprendre le russe maintenant.

Le train d’or ? Il n’est pas encore parti finalement : il est simplement dans un hangar. Delia est pleine d’informations utiles finalement, elle était une jeune femme plutôt cool. Nadia se renseigne et se débrouille donc pour se balader jusqu’au hangar qui est devenu une boutique. Le comportement qu’elle a, très normal pour 2022, est franchement inconscient pour une femme qui se promène en 1944, mais la série ne semble pas prendre la peine de le souligner autant qu’il le faudrait. Et puis, merde, arrêtez avec Nadia, rendez-moi Alan et dites-moi ce qu’il devient (oui, je sais, ça se voit que je ne regarde cette saison 2 presque que pour lui – et pourtant, j’adore Nadia aussi, c’est juste qu’on fait une overdose avec elle).

Toujours est-il que Nadia parvient dans l’arrière-salle de ce magasin/hangar. Cette fois, ça ressemble beaucoup plus à un hangar et elle parvient, à force de recherches, à retrouver le trésor familial de sa grand-mère. La scène est pleine d’émotions – et doit l’être encore plus pour les familles ayant une histoire impactée par les vols de nazis… mais je trouve ça bien trop facile.

Tout ça nous mène finalement à une scène que nous avions déjà vu en début de saison : Nadia se rend dans ce qui ressemble à un égout pour y enfouir les biens de famille et pouvoir les retrouver en 2022. Elle espère pouvoir s’y retrouver bien vite, mais quand elle s’endort, ce n’est pas en 2022 qu’elle termine. Elle se réveille au contraire au beau milieu d’une église – et vu le prestige de celle-ci, elle doit être un lieu touristique de dingue ; un lieu historique que je devrais connaître peut-être. Eh, je ne suis jamais allé à Budapest, ce n’est pas de ma faute.

Bref, dans l’Eglise, elle retrouve contre toute attente le prêtre juif dont elle a vu la tombe dans l’épisode précédent. Cela donne une scène marrante où elle lui annonce son futur, sa mort à un âge avancé et marié. Elle gagne ainsi sa confiance et c’est une excellente chose : quand elle retourne à la gare, une péripétie lui fait perdre le plan de son trésor, avec le nom de Vera dessus. Difficile de garder son calme quand on crie son nom au milieu de nazis.

Elle remet finalement le plan au prêtre, puis prend le premier train… qui l’emmène heureusement dans le futur, mais pas le sien. Elle se retrouve ainsi dans la peau de sa grand-mère à nouveau, en 1968 cette fois. Ce n’est pas exactement ce qu’elle souhaitait, mais ça lui permet de retrouver le trésor familial une fois à Budapest avec sa meilleure amie. Malheureusement, cette dernière est celle qui prend en charge l’affaire et s’occupe de revendre tout le trésor… en échange de pièces d’or. Oh bordel.

Nadia comprend qu’elle est idiote et qu’elle n’a rien changé du tout avec ce trésor : elle n’a fait que s’assurer que la fortune familiale soit en place pour que sa mère – et même plutôt Nadia elle-même – puisse les voler et les perdre. La scène est un peu violente et mène à une conclusion d’épisode où Nadia avertit une jeune Lenora de tout ce qui leur arrivera.

C’est triste pour Nadia quand même : elle se rend compte qu’Alan avait raison et que le passé ne peut être changé. Je m’y attendais vraiment à ce rebondissement, c’était trop simple qu’elle obtienne une fortune comme ça, malgré tous les efforts que ça représente. En ce qui concerne Alan par contre, je suis à peu près sûr qu’il pensera tout le contraire, lui.

Nadia retourne finalement en 2022 où elle entend un homme proférer une injure raciste. Elle n’aime pas trop ça : elle décide d’aller à sa poursuite, et c’est la pire des idées. Chaque fois qu’elle change de wagon, elle remonte ainsi le temps, d’abord en tant que Lenora, puis en tant que Vera en 1968, puis en tant que celle de 1944. C’est pas mal du tout, franchement, mais l’épisode se termine alors qu’elle est en Lenora et qu’elle perd les eaux. Inattendu.

Russian Doll – S02E04

Épisode 4 – Station to Station – 17/20
Plus que les précédents, cet épisode a réussi à me mettre le smile en divisant enfin son intrigue en deux – et les deux étaient hyper intéressantes à suivre et offraient des perspectives que j’aime beaucoup pour la suite. Maintenant qu’on est enfin au cœur de la saison, on voit mieux vers quoi la série se dirige et c’est très efficace comme ça. Je retrouve le sentiment que j’avais en saison 1 : aucune envie de m’arrêter tellement c’est cool.

Spoilers

Alan aussi voyage dans le temps – mais lui, il est coincé dans un corps qui n’est pas celui de sa mère.

Literally every movie about time travel says don’t change things.

Le changement de couleur pour le titre de la série m’a tout de suite mis le smile car il indiquait enfin un épisode centré sur Alan. Il est de loin le personnage que je préfère dans cette série, et il a manqué jusque-là. On le retrouve donc dans son bain, ou plutôt… dans le bain de sa mère. Yuk. Le pauvre !

Comme en saison 1, il lui arrive donc exactement la même chose qu’à Nadia, et le voilà coincé dans la peau de sa mère, Agnes. Nous l’apprenons quand son copain de l’époque débarque pour lui reprocher d’être en retard une fois de plus en cours. C’est particulier, surtout quand la série révèle qu’il est en 1962. Oula, ce n’est pas sa mère donc, c’est sa grand-mère ? Noire. En Allemagne. En pleine guerre froide.

Et tout ça, ça fascine Alan. Qu’est-ce que je l’adore ? Il m’a fait trop rire à se balader dans le métro allemand avec un grand sourire, admirant tout ce qu’il se passe autour de lui. De retour en 2022, il parle tout de même avec Nadia et l’on comprend que son smile vient aussi du fait qu’il apprécie passer beaucoup de temps avec Lenny. Ah ben super, le voilà qui tombe amoureux de celui qui risque d’être son grand-père ?

Par contre, comme d’habitude, les deux personnages de Nadia et Alan sont en désaccord : Nadia considère que voyager dans le temps, ça ne sert à rien si ce n’est pas pour changer le passé ; Alan pense tout le contraire, forcément. Le désaccord, ils y sont habitués : elle ne veut plus avoir à faire au passé, lui veut continuer de voir Lenny dans le passé. Chacun sa piste, j’imagine. Tant qu’à faire, je préfère qu’on enchaîne sur lui… mais ce n’est pas le cas.

Il faut encore que Nadia prenne le temps d’expliquer à Ruth ce qu’elle compte faire – et prendre quelques informations au passage sur sa grand-mère. Ruth n’en a pas tant que ça finalement, mais ça n’empêche pas Nadia de partir à Budapest, accompagnée de Maxine. Je dois dire qu’elle a réussi un peu plus à me faire rire dans cet épisode que d’habitude, avec ses envies improbables concernant Hitler (je préfère ne pas savoir) ou avec ses rêves lucides à la Nicotine.

C’est l’humour habituel de la série, un bon gros wtf classique qui ne l’empêche pas pour autant de proposer des épisodes bien écrits et super logiques dans le paradoxe temporel. Oh, ils justifient aussi les origines hongroises de Nadia, parce qu’on la pensait russe jusque-là, au moins pour justifier le titre de la série. Le russe, c’était son père (au moins en partie), sa mère, elle, elle était donc d’origine hongroise.

Bref, une fois à Budapest, Nadia se renseigne sur le descendant du garde du train, le retrouvant facilement sur Internet. En fait, avec Internet, elle connaît toute la vie de Kristof.

Par chance pour elle, il est bien de son genre à elle aussi : il est super riche, alors il invite Maxine et Nadia à le suivre à l’une de ses « soirées ». Il a carrément un club chez lui ? Et Nadia l’emmerde avec une histoire de train datant d’un passé bien trop ancien pour lui ? Autant dire que Nadia va perdre son temps. Par contre, Maxine se demande s’il ne ferait pas un super papa.

Pendant que Maxine se jette dans les bras de Kristof, Nadia fouille ses affaires et découvre qu’il est toujours aussi nazi que son grand-père, parce qu’il a plein d’affaires nazies dans sa chambre. Flippant. Pour se faire pardonner, il offre de nouvelles perspectives à Nadia, c’est-à-dire du LSD. Putain, Nadia. Faut toujours qu’elle se fasse avoir dès qu’il est question de drogue, et c’est un peu chiant. Cela mène à une jolie scène d’effets spéciaux, avec des reprises d’images de la saison 1 aussi, avec une vision de Lenora, avec Alan et Lenny qui s’embrassent ; non franchement, on s’amuse bien. Et Lenny/Alan, j’avoue que ça donne envie de shiper, même si tout ça se fonde sur un mariage.

Finalement, Maxine et Nadia se réveillent ensemble… au beau milieu d’un cimetière hongrois. Elles se recueillent sur la tombe d’un prêtre hongrois et juif, mais ça ne mène finalement à aucune piste sérieuse pour Nadia. Cela ne l’empêche pas de rentrer chez elle malgré tout. Elle y téléphone à Ruth où Nadia peut enfin reconnaître que sa mère avait tout à faire dans un asile psychiatrique finalement.  Alors que Nadia n’avait plus aucune piste, Ruth lui en donne une finalement, avec un plancher d’appartement de Lenora qui avait encore quelques secrets.

99 Luftballons se met à jouer en fond sonore alors que Nadia souhaite prendre le train pour retourner en 1982… mais elle se retrouve un petit plus loin dans le temps que ça : elle est clairement dans un train nazi pour Budapest quand elle se réveille enfin. Oups.

Pendant ce temps, Alan retourne dans le passé et découvre que Nadia avait peut-être raison : il n’est pas là pour simplement savourer le voyage, parce que le voyage prend une tournure désagréable, même s’il aimait bien son côté du mur de Berlin. En effet, Alan/Agnes rencontre Bruno et Lukas, deux amis de Lenny qui l’aident à creuser un tunnel sous le mur de Berlin, pour passer de l’autre côté. Cela fait six mois que c’est en cours, alors Agnes n’est pas censée le découvrir.

Cela peine clairement Alan qui tente alors d’empêcher Lenny de faire n’importe quoi : il sait que le mur tombera en 1989, alors il ne veut pas voir Lenny prendre le risque de mourir. Autant attendre 27 ans ? Lenny ne le voit pas exactement comme ça, bien sûr, et ça l’énerve de voir qu’Agnes part en délire sur des informations venues du futur. Il est à présent persuadé qu’elle est en train de les trahir, si elle ne l’a pas déjà fait. Tout ça mène finalement à une rupture entre eux : Lenny remarque qu’ils sont simplement à une intersection.

Alan rentre donc en 2022 pour se renseigner davantage sur ce qui a pu arriver à Lenny, en commençant par téléphoner à sa mère. Celle-ci n’a évidemment pas les informations que son fils lui demande, mais elle profite de l’avoir au téléphone pour en savoir plus sur son rencard datant déjà d’il y a trois semaines. Le temps passe vite.

Finalement, Alan retourne en 1962 pour se balader dans Berlin. Il est amusant de voir Alan se faire siffler – ça inverse un peu le harcèlement de rue, surtout qu’il a l’air de trouver ça cool, même quand ça l’emmerde comme à ce moment-là. Malheureusement, Alan arrive finalement trop tard chez Lenny : Lenny est déjà passé sous le tunnel.

Russian Doll – S02E03

Épisode 3 – Brain Dead – 17/20
Il faut peut-être que je commence à me poser des questions sur moi-même car il y a un twist de cet épisode que j’adore et que j’adore chaque fois que je le vois dans une série. Au-delà de ça, je trouve que la série nuance beaucoup mieux ses mystères qu’en saison 1. Il y a une piste que l’on peut suivre clairement d’un épisode à l’autre, et ça aide à mieux comprendre ce qu’il se passe et à suivre vraiment Nadia dans toutes ses péripéties. Cependant, il y a encore une intrigue que les scénaristes se gardent en réserve, et j’ai hâte d’y arriver.

Spoilers

Nadia cherche à récupérer les médailles en or volées par Chez.

Well inexplicable things happening is my entire modus operandi.

Nadia/Lenora passe la nuit dans le métro, dépitée d’avoir perdu son argent. Enceinte, elle attire les regards de tout le monde : bonnes sœurs, enfants, passagers… Elle finit par se réveiller au dernier arrêt parce qu’une femme s’occupe d’elle, la prenant en pitié – et aussi parce que c’est son job dans le métro. Je l’aime bien cette femme qui parle avec Nadia avec beaucoup d’honnêteté et de sympathie.

Nadia finit par comprendre qu’elle doit vraiment quitter le métro et se rend chez… Ruth. La pauvre voit débarquer sa meilleure amie qui se met à lui parler de 2022 et de sa volonté de réconcilier absolument Vera (sa grand-mère) et Nora (sa mère). Pour Ruth, en revanche, cela donne juste l’impression que sa meilleure amie est complètement schizo et se met à parler d’elle à la troisième personne.

Malgré tout, Nadia assure les examens médicaux de sa mère concernant la grossesse, tout en promettant encore et toujours qu’elle retrouvera l’or. Au passage, elle se rend compte qu’elle est en train de fusionner encore plus avec sa mère : elle se met à comprendre le hongrois, comme sa mère. En parlant un peu avec Vera, Nadia se rend également compte que sa grand-mère aussi avait perdu l’argent dans un train et qu’elle a peur de lui raconter pour ne pas passer pour folle. Ah, tout ce délire spatio-temporel serait finalement génétique ?

Le rendez-vous médical de Lenora la fait inévitablement passer une échographie, permettant à Nadia de s’admirer elle-même. C’est un peu tordu comme idée, mais venant de cette série, ce n’est pas une surprise. On pourrait penser que ça lui ferait un électrochoc, mais non : Nadia ne comprend toujours pas que l’alcool qu’elle boit en tant que Lenora est probablement mauvais pour elle. Cela me fait rire de me dire que si elle est aussi fuked up, c’est partiellement de sa faute. Les années 80 l’aident bien aussi à faire n’importe quoi de sa grossesse, j’imagine.

Tant qu’elle est dans le passé, Nadia se renseigne aussi sur sa famille et sur cette fameuse histoire de train, toujours en vain. Personne ne semble lui dire exactement ce qu’il en est. La voir fouiller tout l’appartement et voler sa propre famille, c’est étrange, mais bon, avec cette série et Nadia, plus rien ne peut être surprenant. Nadia surprend tout de même des réactions allergiques étonnantes et, franchement, inquiétante, sur les poignets de sa mère.

Nadia se rend ensuite à la bibliothèque municipale pour faire quelques recherches sur le dernier train d’or de Budapest, celui dont parle souvent sa grand-mère et qui serait peut-être une clé de ce qui lui arrive. Finalement, elle est capable de suivre un fil d’idées plus longtemps que ce que j’imaginais Nadia.

Elle se rend ensuite auprès de Danny, qu’elle avait rencontré dans le bar lors du premier épisode. C’est plutôt une bonne chose pour elle, il fallait que ce genre de détails soit important pour la suite après tout : Danny vend des télévisions, des caméras et aussi de quoi lire des diapositives, ce dont elle a besoin pour ses recherches, car il y a des diapositives intéressantes pour elle à la bibliothèque.

En attendant de pouvoir y retourner le lendemain, Nadia prend la décision de rentrer chez elle (ou chez Lenora plutôt, à force, je m’y perds aussi) afin de fouiller les affaires volées chez Vera. Elle y découvre une lettre familiale sur ses arrières-grands-parents arrêtés par des nazis, mais aussi que sa mère vivait dans une moisissure incroyable.

Les réactions allergiques sur la peau de Lenora/Nadia ? Nadia retrouve carrément un insecte sur sa peau, ou dans sa peau ? Et ça termine en délire encore plus dingue : Nadia se met à voir Lenora et lui parler. La schizophrénie est de pire en pire, et, bon, encore quand elle est seule dans l’appartement à dire qu’elle préfère croire sa mère, ça passe, mais quand il est question d’aller carrément acheter des cigarettes, c’est du grand n’importe quoi.

Tout ça ne doit pas nous détourner du fait que Nadia finit par voir ce qu’elle souhaitait voir avec le projecteur et que l’intrigue avance enfin : le train existe réellement. La femme de la bibliothèque qui devait se renseigner le fait rapidement. Elle rappelle Nadia pour lui expliquer que les familles hongroises juives ont dû mettre tous les biens de valeur dans un train allemand, avec un ticket pour les récupérer ensuite.

Bien sûr, elles n’ont jamais pu récupérer quoique ce soit, surtout que le train a lui-même disparu d’après les rapports nazis. Par contre, la schizophrénie de Nadia/Lenora empire vraiment : elles voient toutes les deux des insectes qui ne sont peut-être pas là et se parlent de plus en plus. Cela ne passe pas inaperçu, même pour Ruth.

Ainsi, Nadia termine dans un hôpital psychiatrique en fin d’épisode. C’était assez inévitable, et j’ai adoré la manière dont c’était filmé, avec une disparition de l’une et de l’autre par moments, avec les deux ensemble parfois, avec Nadia qui assure au médecin que sa mère est dans la pièce, avant de lui dire toute la vérité. La vérité est impossible à croire, par contre. C’est une vision comme une autre de la schizophrénie, après tout.

Bien sûr, Nadia ne compte pas rester de manière définitive dans cet hôpital psychiatrique : elle utilise donc sa mère pour réussir à s’échapper avec une succession de draps noués. Pourquoi pas… sauf que c’est impossible car elle est censée être seule. La série nous confirme en tout cas que Lenora s’est échappée de l’hôpital, alors que Nadia rentre enfin chez elle en 2022. Elle y trouve une note d’Alan lui demandant de la rappeler absolument – vivement l’épisode suivant ?

Elle ne le fait pas immédiatement, trop prise dans ses propres recherches familiales. Au dos d’une photo de sa mère, elle découvre en effet un ticket de reçu des biens du train d’or de Budapest, signé par un certain Marton Halasz. Nadia décide donc d’aller à Budapest pour retrouver la trace de son or familial. Normal.

Russian Doll – S02E02

Épisode 2 – Coney Island Baby – 15/20
C’est un deuxième épisode plutôt dans la lignée du premier. Si on passe beaucoup de temps sans mon personnage préféré, j’aime bien suivre Nadia dans sa quête pour l’instant. Elle est toujours odieuse avec tout le monde, comme il se doit, mais l’épisode suit un schéma logique qui ne perd pas de temps et reste divertissant. Quant au fait que Nadia soit parfois stupide dans ses actes, ce n’est pas une nouveauté, alors j’ai envie de dire que c’est simplement raccord avec la saison 1.

Spoilers

Nadia cherche à récupérer les médailles en or volées par Chez.

Yes, me, but uh I’m not even me right now.

Si je m’attendais à une autre boucle temporelle, ce n’est pas la piste retenue pour cette saison 2. Je me demande si tous les détails du premier épisode serviront donc vraiment ou si le but était juste de nous faire attendre ce qui n’arriverait jamais. Cet épisode commence par un réveil difficile pour Nadia/Lenora. Elle doit en effet expliquer à sa grand-mère, qui est désormais sa mère, qu’elle a volé l’argent, certes, mais que cet argent est en fait volé par Chez. En plus, moi, j’imaginais que sa grand-mère était Ruth, même si ça ne collait pas trop niveau âge. Je n’ai capté qu’après coup ce qu’il en était.

Ce qui est fun, c’est que Nadia a donc droit à un sermon de sa grand-mère qu’elle connaît par cœur ; mais pour une fois, ce n’est pas à elle qu’il est adressé. Nadia est patiente un temps, puis elle finit par s’énerver sur sa grand-mère : à ses yeux, l’argent perdu est son héritage, et il est perdu parce qu’elle l’a gardé pour elle pendant toute sa vie, forçant finalement sa fille à lui voler. Certes.

Nadia part finalement en lui disant qu’elle l’aime malgré tout, mais elle se met aussitôt à la recherche de Chez. Elle commence par le bottin, parce qu’il n’y a pas internet et qu’il faut bien commencer quelque part, avant d’aller chez les anges gardiens aux bérets rouges. Elle y retrouve Derek, l’ange gardien de l’épisode précédent, et lui demande son aide pour retrouver Chez. Elle heurte bien sûr une impasse, même si Derek lui promet de faire ce qu’il pourra, en quelques semaines.

Peu rassurée par l’idée, Nadia décide plutôt de rentrer chez elle pour faire ses recherches sur Internet. Ce sera probablement plus efficace. J’aime bien cette idée de prendre le métro pour voyager dans le temps, surtout quand je suis moi-même dans un train au moment de regarder cet épisode.

Dans le présent, par contre, Nadia a laissé passer un peu toute une soirée. Elle se rend compte donc que Ruth est sortie de l’hôpital sans elle et culpabilise assez vite de ne pas s’être occupée d’elle. Elle n’est pas la seule à le faire : Maxine s’en prend assez vite à sa meilleure amie pour lui faire remarquer qu’elle aurait vraiment dû s’occuper d’elle la veille car les médecins s’inquiètent pour elle.

Nadia est sûre de pouvoir bientôt lui offrir des soins de toute manière, puisqu’elle souhaite retrouver le trésor de sa famille grâce à Chez. Et grâce à Google. Contre toute attente, elle n’a aucun mal à retrouver la trace de Chez en 2022. Vu l’état de l’appartement, il est évident qu’il n’a pas l’or des médailles que Nadia recherche.

Elle cherche tout de même et n’écoute qu’à moitié ses explications, quand il lui affirme que le trésor est un « Coney Island », un concept fantasmé qui n’arrivera jamais. Pourquoi pas, j’aime bien l’histoire de famille derrière ce concept, et j’aime que Chez reconnaisse Nadia quand elle lui parle de Lenora.

Par contre, tout ça n’aide pas vraiment Nadia à retrouver son argent. Si Chez ne l’a pas, c’est probablement parce que Nadia réussira à le retrouver dans le passé, en vrai, surtout qu’il lui dit que c’est à Lenora qu’elle aurait dû demander des explications. Nadia s’en va de l’appartement de Chez 2022 et se met à chercher sa piste dans le passé.

Elle a pour cela un indice : il pratique un sport à New-York, et c’est facile pour elle de revenir en 1982  pour le rencontrer. Elle croise d’abord quelques collègues de Chez, histoire que les scénaristes s’amusent avec la situation. C’est bien beau tout ça, mais moi, j’attends toujours Alan. J’imagine qu’elle finira par le croiser.

En attendant, elle retrouve donc Chez qui lui affirme qu’il lui a déjà rendu son argent, la veille au soir. Nadia ne le croit pas immédiatement, mais quelques blagues plus tard, elle se rend à l’évidence : sa mère a bien volé l’argent de sa grand-mère, pour s’acheter une voiture décapotable rouge bien vif qui sera vite saccagé à New-York, franchement.

Au passage, Nadia tombe sur Delia, une femme qui supervise que toutes les affaires de Lenora soient déménagées… C’est fou, tout le monde traite Lenora comme on traiterait Nadia, la mère avait donc un caractère de merde elle aussi ? Nadia tombe aussi sur Ruth, et je dois dire une fois de plus que je n’ai pas tout suivi. Pour moi, c’était sa grand-mère Ruth, mais finalement, Ruth est la meilleure amie de Lenora ? Chronologiquement, ça place la Ruth de 2022 à genre 70 ans, donc ça colle effectivement davantage que les 85/90 que j’imaginais si elle avait été la grand-mère de Nadia.

En tout cas, Nadia passe le reste de l’épisode avec la meilleure amie de sa mère pour récupérer tout le trésor de sa grand-mère. Ce n’est pas rien là tout de même. Elles revendent d’abord la voiture, avec un pourcentage de moins, découvrant ainsi que la mère de Nadia a décidé d’appeler sa fille ainsi à cause de la vendeuse de voitures qu’elle connaissait bien, trainant régulièrement dans son magasin à fantasmer sur la voiture.

Dans le coffre de la voiture, elles trouvent des fourrures, qu’elles rendent en en perdant encore un pourcentage. Enfin, elles se rendent chez un prêteur sur gages pour récupérer les médailles… Ou au moins une partie d’entre elles. Nadia est désespérée de ne pouvoir tout récupérer, alors Ruthie finit par apporter les fonds qu’il lui manque pour ça : elle troque sa bague de fiançailles contre les médailles en or. Après tout, son fiancé n’est plus là, dit-elle. Euh oui, mais ça reste une sacrée fortune ?

Nadia passe ensuite encore un peu de temps avec la meilleure amie de sa mère, pour la consoler. Forcément. Avant de repartir pour 2022, elle décide aussi de passer par une cabine téléphonique pour téléphoner à sa mère et lui expliquer qu’elle est super énervée après elle : Lenora passe son temps à tout détruire autour d’elle, et sa fille ne peut qu’être déçue de ça. Snif.

La scène est un chouilla triste tout de même, non ? Nadia prend ensuite le métro et est surprise d’apercevoir Alan à travers la fenêtre, surtout qu’elle est encore dans les années 80. La pauvre est suffisamment idiote pour laisser son sac avec toutes les médailles sur le siège alors qu’elle essaie d’attirer son attention. Sans trop de surprise, le sac se fait ainsi voler. Je m’en doutais quand elle s’est levée.

Franchement, quelle idiote, parfois ?