Resident Alien – S02E07

Épisode 7 – Escape From New-York – 18/20
J’ai adoré cet épisode qui proposait des dynamiques intéressantes à suivre et des scènes qui changeaient vraiment du ton léger et décalé habituel. Si je le dis autrement, j’aime que même dans les situations de gros suspense et de tension dramatique, la série parvienne à être hyper originale dans ce qu’elle propose comme twist. Vraiment, c’était top à voir.

Spoilers

Harry et Asta se rendent compte qu’ils ont fait un long chemin pour peu de choses. A moins que ?


I didn’t not enjoy it.

On n’arrêtera jamais les flashbacks de la série, et l’épisode reprend une trentaine d’années plus tôt au milieu de nulle part avec un type qui parle en portugais à son âne ? Comme il est au milieu de nulle part, et particulièrement d’une forêt, c’est sans surprise qu’il fait ensuite une rencontre du troisième type. Il découvre ainsi une sorte de portail de lumière… duquel sort finalement un alien de la même espèce qu’Harry.

Le pauvre homme est tellement choqué de ce qui lui arrive qu’il trébuche et se tue en tombant la tête première sur un rocher. Bon, ben voilà, l’homme était un peintre et il meurt devant un alien, on connaît probablement le visage de Goliath.

À New-York, Harry est donc paumé sur Time Square. Ce n’est pas forcément un problème, sauf qu’il se transforme en extraterrestre devant tout le monde quoi. De son côté, Asta joue la carte de la crédulité avec Violinda, refusant de reconnaître qu’Harry est un extraterrestre. Elle se fait malgré tout à sa conversation avec une Violinda qui lui assure que Goliath est bien là… Le problème, c’est toutefois que Goliath est mort. Il est fossilisé à l’arrière du musée/maison de Violinda, qui n’hésite pas à le montrer à Asta.

C’est une catastrophe pour Asta, qui sait bien que Goliath était un moyen évident de peut-être contacter la planète d’Harry et sauver la planète. Cela pouvait aussi servir à ce qu’Harry en apprenne plus sur les humains et la cohabitation avec eux. Elle le retrouve donc aussi rapidement que possible quand il l’appelle en visio, flippant de le voir avec son visage extraterrestre en pleine ville avant de capter qu’à new-York, ce n’est un souci pour personne.

Cela apporte des scènes amusantes avec Harry, jusqu’à ce qu’il apprenne la mort de Goliath. C’est une catastrophe pour lui, mais il décide quand même de voir une dernière peinture de celui-ci avant de rentrer à Patience. Grand bien lui en fait : Asta finit par lui parler du corps fossilisé (et debout) de Goliath, et ça change tout pour Harry qui se précipite aussitôt. Ni Asta, ni Harry ne se rendent compte qu’ils sont suivis – et notons aussi que nous ne savons pas encore par qui, parce qu’il y a à la fois l’intrigue Galvan/Powell et l’intrigue des militaires. Oui, la militaire est sur la piste de Goliath, elle aussi.

Cependant, le plus intéressant est encore de voir Harry se précipiter chez Violinda pour éclater le cadavre de Goliath. A l’intérieur se cache un œuf, l’enfant de Violinda et Goliath d’après elle. Ils sont malheureusement interrompus par l’agent de l’armée qui traque Goliath, et heureusement, Asta arrive à la reconnaître après avoir tenu un bref instant le portrait-robot d’elle dessiné par Olivia.

Malgré le danger évident, Asta recommande à Harry d’attendre un peu avant d’intervenir. C’est une erreur : l’agent repère bien que Violinda lui cache quelque chose et la braque assez rapidement quand elle se rend compte qu’elle a un œuf dans la main.

Elle est à ça de pouvoir avoir l’œuf pour elle, mais Harry l’en empêche finalement. Le reste se déroule bien rapidement : Harry réussit à se débarrasser temporairement de l’agent, et suffisamment longtemps pour que Violinda décide de lui confier l’œuf car c’est ce que Goliath voulait. En effet, il voulait qu’un extraterrestre avec des sentiments s’occupe de son enfant.

Le problème, c’est qu’Harry et Asta sont aussi poursuivis par Galvan/Powell. L’avantage ? L’agent tue les deux gardes qui les suivaient et voulaient s’en prendre à eux, leur laissant assez de temps pour prendre un taxi, puis monter dans un train. On aurait pu les voir à la gare, ça m’aurait arrangé pour le Bingo Séries, mais j’aime bien l’idée en tout cas de les voir dans l’impossibilité de prendre un avion à cause de cet œuf.

L’œuf ? Aux yeux d’Harry, c’est un bébé contaminé par l’humanité, et, par conséquent, un bébé qui lui ressemble. C’est aussi un œuf qui ne peut que leur attirer des ennuis, parce que ça fait vraiment Petit Poucet cet œuf qui goutte un liquide gluant tout le long de leur chemin.

Cela donne lieu à une étonnante scène d’action pour la série, avec un Harry beaucoup trop fort pour l’agent qui les retrouve très rapidement. La pauvre prend conscience trop tard de son erreur, découvrant au cours du combat qu’Harry est l’extraterrestre qu’elle cherchait. La scène de combat était marrante, jusqu’à ce qu’elle termine en un meurtre assez violent de l’agent qui se fait éclater la tête par un train.

Harry veut cacher son meurtre à Asta, forcément, mais il n’est pas très doué pour ça. Disons qu’une vitre de compartiment de train explosée et du sang sur son visage, ce n’est pas très discret. Malgré tout, ils arrivent à rentrer en ville sans trop de problème, sauf qu’Asta remet en question son amitié pour lui, je pense. Elle confie à son père qu’Harry a ramené un œuf. Celui-ci n’est pas rassuré, et c’est avant d’apprendre que l’œuf crachera de l’acide quand il éclora.

Pendant ce temps à Patience, D’Arcy se réveille dans la chambre de Max… et est rapidement dans la position très agréable de l’amante qui doit quitter la maison par la fenêtre : Kate rentre plus tôt que prévu. Elle découvre les changements de sa maison et… Ben n’assume pas du tout. Ce n’est pas très étonnant, mais ça me fait de la peine pour lui.

Kate étant de retour en ville, c’est avec elle que D’Arcy va finalement passer la journée. Elles se croisent à la salle de gym, se lancent des défis débiles et finissent par passer un vrai bon moment ensemble, au point que Kate finisse par révéler à D’Arcy qu’elle se pense enceinte. J’ai beaucoup aimé la manière dont tout ça était traité : D’Arcy reprend le sport grâce à sa conversation avec Ben sur la montagne quand il voulait prendre des photos, parce que ça lui a redonné confiance en elle, et elle se retrouve à devoir mentir à Kate quand elle la voit douter de vouloir un enfant supplémentaire, persuadée que c’est ce que Ben veut, contrairement à elle.

L’intrigue est intéressante, puisque justement, D’Arcy et Ben parlaient de Kate et de la possibilité d’un nouvel enfant après Max pas plus tard que dans l’épisode précédent.

En parallèle, Olivia ne lâche pas l’affaire sur les OVNIs, et elle veut partager ses vidéos sur les réseaux sociaux de Patience. Cela ne plaît pas à Ben, mais il y a tellement de choses qui ne plaisent pas à Ben dans le monde de toute manière. Par exemple, Mike aimerait aussi que la femme qui remplace Harry et Ethan soit virée rapidement.

En ville, Olivia et Mike arrivent de nouveau à se persuader que la femme de Sam est innocente du crime dont on l’accuse quand ils la voient en train d’essayer de faire un vide-grenier. Ce n’est pas évident pour elle, entre les voisins qui appellent la police pour qu’elle arrête ce profit de son meurtre et les souvenirs qui l’assaillent quand Mike veut acheter le chapeau de son mari, ou les livres que Sam voulait lui faire lire.

Le problème, c’est que ça refait culpabiliser Mike, persuadé d’avoir arrêté la mauvaise personne. Le père d’Asta lui conseille alors de continuer son enquête pour arrêter la bonne personne. Non, vraiment, c’est mal barré pour Harry cette affaire. En plus, Olivia et Mike reprennent l’enquête avec un nouvel atout : Mike a commencé à lire les bouquins de Sam et a appris que son personnage préféré cachait des messages à l’arrière de ses tableaux.

En fouillant le bureau de Sam, Mike et Olivia trouvent ainsi une liste de noms sous l’indication manuscrite Galvan/Powell Group. Une piste, donc. C’est l’un des deux cliffhangers de l’épisode. L’autre ? Il est parfaitement inattendu : Ben réussit à renvoyer la médecin de son enfance – enfin, c’est l’infirmière, Ellen, qui le fait de manière bien trop drôle – mais se rend compte que la ville a besoin d’un nouveau médecin.

Qui de mieux qu’Harry pour reprendre ce rôle ? Et ça tombe bien : c’est bientôt l’anniversaire d’Harry, alors il lui organise une fête surprise à son retour de New-York. L’idée est bonne, sauf que dans le sac d’Harry, l’œuf commence à éclore. Cela promet une jolie fin de mi-saison… que je regarderai plus tard.

Resident Alien – S02E06

Épisode 6 – An Alien in New-York – 16/20
Même dans les épisodes où l’intrigue avance, il y a encore des scènes pour ralentir le rythme en développant les personnages secondaires, mais ces développements sont intéressants et permettent de mieux les cerner, donc tant mieux. Surtout, ils apportent une touche d’émotions bienvenue dans un monde d’humour brut – et bordel, qu’est-ce que j’ai ri face à certaines scènes de l’épisode. La série part en vrille tellement souvent.

Spoilers

Harry doit partir à New-York, et il va le faire, mais avant ça, la série a encore quelques pistes à nous proposer pour la suite.


Asta, why does this city smell like so many things ripening at once ? AH. You’re not Asta.

Quitte à m’être remis dans l’ambiance de la série hier, je me suis dit qu’il valait mieux continuer mon rattrapage. Cela me permettra d’être à jour pour la suite de la saison 2, en plus, et donc de me conforter dans l’illusion que je rattrape mon retard. C’est donc mieux de voir cette série que celle dont les derniers épisodes ont été diffusés, vous voyez.

La série reprend par un étonnant flashback dans cet épisode : six mois plus tôt, avant l’arrivée de l’extraterrestre, Sam a rendu une visite à Harry pour se plaindre de photos prises à New-York. Assez clairement, on voit ensuite Harry appeler quelqu’un qui ordonnera le meurtre de Sam, parce qu’il se plaint des plaintes de Sam. Il est question d’un chantage, de don d’argent qui ne sont pas tant du bénévolat que ça et d’un mystère qui va probablement rattraper notre Harry maintenant qu’il est prêt à se rendre à New-York.

Enfin, prêt, c’est un grand mot. Il passe un peu de temps à parler à Nathan Fillon, la voix du poulpe, pour savoir comment s’habiller et révèle à Asta qu’il a un sac plein d’argent dans sa maison. Oui, oui, il lui révèle ça comme ça et la réaction d’Asta était à mourir de rien. L’air de rien, ce sac qui sort de nulle part nous apporte un tas d’informations pour avancer dans l’intrigue fil rouge de la saison 1 : Harry a tué Sam, certes, mais c’est apparemment un ordre du groupe Galvan/Powell si l’on en croit les documents qu’Asta trouve dans le sac.

Ce n’est pas rien : il y a le dossier médical de Sam, des photos d’Harry et Sam ensemble, mais aussi des photos de Liza… Il faudra toutefois attendre un peu plus pour avoir d’autres informations, car le départ d’Harry pour New-York ne se fera que le soir avec Asta qui a pris les billets les moins chers possibles, n’ayant pas un sac d’argent, elle.

Avant le départ pour New-York, la série n’oublie pas en effet non plus de régler l’intrigue du chien qu’Harry a kidnappé. Je pensais qu’ils avaient oublié, mais non : le chien est toujours là et Sahar vient voir Harry pour le récupérer. Elle indique au passage que la boule a été volée par le gouvernement, essayant de vendre ça pour une bonne blague. Harry ne trouve pas ça spécialement drôle, et ça empire quand le chien n’hésite pas à bouffer 42, le poulpe.

Harry aurait pu intervenir pour empêcher la mort de son ami, mais il est trop lent pour ça, préférant faire la morale à Sahar sur cette histoire de boule (titre). Le pire, c’est que la série parvient à rendre ça vraiment triste. Je m’étais habitué à la présence de 42 dans la série, l’air de rien, mais le guest-star devait coûter un peu cher ? C’est triste franchement.

Le montage pour dire adieu à 42 fonctionne bien même si la dérision n’est pas franchement la plus attendue à ce moment… mais elle permet d’atténuer le choc de voir ensuite Harry manger 42. J’ai tellement ri tellement c’était en décalage avec nos attentes. C’était bien vu par la série.

Une fois 42 mangé, Harry peut en tout cas se rendre à New-York avec Asta, pour se aller directement à la pizzeria dont il a reçu le numéro. C’est un vrai échec, avec Harry qui veut même manger une assiette en carton pleine d’huile, mais ça finit plutôt bien pour Harry tout de même quand il aperçoit une fresque mural dans la rue en face de la pizzeria, signé Goliath. Dans sa langue maternelle.

C’est une bonne idée de la part des scénaristes, parce que ça force Harry à faire le tour de la ville pour en trouver d’autres quand Asta se rend compte qu’il s’agit d’un artiste célèbre, mais à la Bansky. Il est anonyme, personne ne sait qui il est, et c’est intrigant. Le groupe Galvan/Powell est aussi trop intriguant pour Asta : elle décide donc de faire une pause dans le bâtiment new-yorkais du groupe pour enquêter.

Pendant qu’Asta fait tout ça, Harry prend le temps d’aller goûter la meilleure tarte du monde juste à côté. Il y rencontre un homme qui n’est pas ravi de le voir à New-York, se demandant ce qu’il fait en ville et s’il a détruit les dossiers médicaux. Asta entend la fin de la conversation, et j’admire sa patience, parce que moi, j’ai bien ri de voir Harry répéter les mots de l’homme comme il lui demandait.

Après ce petit détour de l’intrigue, Harry et Asta se concentrent à nouveau sur Goliath, et ils font une percée intéressante – c’est le cas de le dire : Harry perce la carte de New-York à chaque endroit où il y a eu une peinture, ce qui lui permet de reconnaître la constellation Ursa Major. Grâce à ça, il sait alors où aller en ville, dans une fête organisée par Violinda Darvell.

Cette dernière ne les aide pas pour autant à retrouver Goliath, permettant à Harry de lancer un appel de détresse « silencieux » et à Asta de se rendre compte que Goliath est en ville depuis au moins depuis 2011. Harry découvre clairement le monde de l’art et l’interprétation à faire des tableaux, mais son vrai problème, c’est surtout que Goliath n’est pas là – il ne se montre pas, il est probablement infesté par l’humanité. Violinda passe pourtant un bon moment à l’espionner, mais elle ne l’empêche pas pour autant de prendre du LSD quand un type à la moustache délirante lui en propose. Non, vraiment cette série nous emmène toujours sur des pistes improbables.

Asta aurait mieux fait de surveiller Harry : rapidement, le LSD fait son effet sur Harry qui découvre l’art en mouvement et les écrans de Time Square. On se marre bien de son côté, alors que le sérieux de l’intrigue le rattrape inévitablement : la militaire habituelle est à ses trousses dans la pizzeria, Asta découvre que Violinda connaît Goliath. Celui-ci a peint un tableau pour elle et, mieux encore, Violinda sait qu’Harry est un extraterrestre, et qu’Asta le sait.

Bon, New-York, c’est sympa, mais ça n’empêche pas qu’il se passe plein de choses aussi du côté de Patience aussi. L’épisode commence par Mike et Ben qui se parlent, mais assez rapidement chacun à sa propre intrigue. Ainsi, on retrouve D’Arcy à fond dans un karaoké sur son bar et je ne m’y attendais pas. J’adore la chanson de son karaoké, en plus ! On la voit sur le bar et il n’y a rien pour le justifier, autre que le fait que c’est un bon délire. Ben vient ensuite la voir pour lui expliquer qu’il a besoin d’un tracteur ? Quad ? Comment ça s’appelle ça ?

Elle lui propose aussitôt de l’emmener pour aller le chercher, car elle est la seule à pouvoir aller le chercher légalement, selon les assurances de la ville. Ben ne semblait pas au courant, il ne semble pas ravi de devoir passer la journée avec D’Arcy… mais il s’y fait assez vite.

D’Arcy est super cool après tout, elle l’emmène dans un super spot où ils peuvent observer la vue depuis la montagne derrière Patience, puis le conseille sur son couple. Les conseils qu’elle donne ne sont pas forcément les meilleurs pour une relation à long terme, mais ce n’est pas grave : Ben reprend confiance en lui grâce à elle.

On découvre surtout qu’il n’est pas si heureux que ça dans son couple, puisque sa femme a trop tendance à lui imposer ses décisions et ne pas le laisser vivre comme il l’entend. Ils se rendent donc chez Ben pour un peu de décoration et pour retrouver de la weed cachée dans la chambre de Max par D’Arcy quand c’était encore la chambre de Ben.

Franchement, la série donne ensuite envie de les shipper très fort : Ben redonne confiance en D’Arcy en lui expliquant qu’elle a sauvé sa famille, car c’est grâce à elle qu’il a osé intervenir face aux kidnappeurs.

Du côté de Mike, l’intrigue est bien plus intéressante, car elle risque d’avoir un impact à long terme pour la série : Olivia continue ainsi de mener son enquête sur les extraterrestres, contre l’avis de Mike. Celui-ci lui interdit d’utiliser les ressources du commissariat pour le faire, mais elle ne l’écoute pas. Assez rapidement, en quelques scènes, il y a donc un différend qui s’installe entre eux. Pour le régler, Olivia n’a rien de mieux à proposer que de menotter son boss sur un banc.

Après tout, il lui reproche de trop prendre son indépendance et de faire ce qu’elle veut, alors c’est bien logique. La série perd alors un moment à nous faire une scène d’émotion sur le personnage de Mike. Le problème, c’est qu’on a déjà eu l’occasion d’être bien triste pour lui dans l’épisode précédent quand on a vu ce qu’il s’était passé avec son partenaire. Le revoir dans cet épisode avec juste un discours sur le deuil, j’ai trouvé ça redondant, au mieux, malhabile, au pire.

Walker – S02E17 (express)

Épisode 17 – Torn – 13/20
Les scénaristes ne semblent pas savoir ce qui est bon pour la série – et l’audience – quand on voit certains des choix effectués dans cet épisode. Toujours pas vraiment d’action et d’enquête, beaucoup de mauvaises décisions dans les dramas familiaux et un retour au fil rouge qui s’effectue de manière bien maladroite ne donne pas beaucoup de points positifs à l’épisode. Heureusement, il est sauvé par un personnage central quand bien même il devrait être accessoire et par quelques moments assez divertissants pour que je ne massacre pas l’épisode.

Spoilers

Denise rappelle Twyla pour une enquête, mais bon, ce ne sera qu’une petite parenthèse au milieu des dramas habituels. Faudrait pas qu’on pense être devant une série procédurale…

Ma foi, je m’attendais à un épisode complet de Geraldine jalouse et pète-couilles, et, bizarrement, la première réplique de sa seconde scène est de dire à Cordell qu’elle n’est pas jalouse de sa relation avec Twyla ? C’est étonnant, franchement. Après, Twyla est en train de s’imposer totalement dans ce dernier arc de saison, alors Geraldine n’a pas trop le choix de s’y faire, je pense. Du moins je l’espérais.

En effet, Cordell et Twyla tentaient enfin de se mettre en couple pendant cet épisode, et ça marchait plutôt bien : ils ont une bonne alchimie, un bon passé malgré les difficultés et toujours beaucoup de points communs dans leur soif perpétuelle d’action. Twyla n’est pas encore prête à briser le cœur d’August cependant : quand Cordell souhaite annoncer à son fils qu’il est en couple avec Twyla, August fait remarquer juste avant qu’il a eu peur que son père lui dise qu’il était en couple avec Twyla. Cette dernière entend bien la réplique du fils inquiet pour son père, et elle préfère briser le cœur de Duke en le larguant que le cœur d’August dont elle ne devrait rien avoir à foutre, apparemment.

Une fois que c’est fait, elle s’enfuit de la ville et Cordell n’hésite pas à la balancer comme fugitive en à peu près 30 secondes. Genre, vraiment, il s’en rend compte et appelle aussitôt pour la dénoncer.

Bon, sinon, avant tout ça, il y a enfin eu un peu d’action dans cet épisode et… Twyla était de nouveau au cœur de celle-ci. Franchement, la série va finir par être renommée Twyla, Texas Ranger par intérim. Elle a eu plus d’action que Cordell récemment ? C’est trop étrange.

Elle est libérée pour le moment, mais dans les conditions de sa libération de prison, il y avait une astérisque disant qu’elle devrait désormais bosser pour Denise chaque fois qu’elle lui demanderait son aide. Celle-ci utilise clairement ce peu de pouvoir qu’elle a de faire chier Cordell pour, eh bien, le faire chier.

La mission sous couverture était plutôt sympathique, mais elle ne mène à rien niveau intrigue. Oh, on nous parle bien d’un nouveau dealer en ville pour remplacer Serano, mais ça ne suffit pas franchement à donner la dose de procédural qu’on voudrait avoir devant ce qui était supposé être une série procédurale. Ce n’est donc plus le cas et la mission est vite un échec, avec toutefois Twyla qui parvient à éclater la tronche d’un type qui la tenait en joug.

Twyla, quoi. Cela donne franchement envie de la voir rester, mais malheureusement, ce n’est pas exactement ce qui est dans le plan des scénaristes. Ils ne savent pas ce qui est bon pour la série : Twyla demande à être transférée ailleurs après sa conversation avec August, parce qu’elle se rend compte qu’il a raison et que sa relation avec Cordell est vouée à l’échec. Au point de partir sans dire au revoir.

Finalement, Cordell la dénonce comme fugitive et la rattrape à temps pour mettre un point (enfin, un point-virgule probablement) à leur relation, et c’est à Cassie qui venait la voir spécialement pour lui dire au revoir qu’elle ne lui dit pas au revoir. Sympa.

Cordell ? Il se remet de la rupture en se racontant des mensonges, et en les racontant à Liam aussi. Une fois que c’est fait, Cordell revient à l’intrigue générale de cette saison, en expliquant à son frère qu’il est quand même étrange que le cuir de sa selle craque le jour de la course pour les Davidson alors que son père n’avait jamais eu le moindre problème de selle (de cheval) jusque-là. Et si les Davidson avaient triché ? Il serait temps de s’en rendre compte, merci Twyla. J’espère que tu reviendras vite.

Loin de tout ça, Geri a une sous-intrigue dans cet épisode : elle cherche à se rapprocher de Denise, qui est sa sœur biologique après tout. C’était franchement pénible à voir même si ça n’a duré que deux scènes, et c’est peut-être pour ça que ça l’était. On passe donc d’une Denise qui n’est pas très ravie à l’idée de passer du temps avec Geri – malgré leur roadtrip entre filles – à une Denise qui est contente de l’appeler « ma sœur » et de voir la barmaid retirer la fameuse tête d’animal qui porte son nom dans le bar (qui est toujours à Cordell qui sera ravi de voir ce qu’on fait du cadeau de sa femme décédée là ?). Super intéressant, vraiment.

Pendant ce temps, au lycée, August se rend compte que sa sœur est totalement amoureuse de Colton, même si elle est encore en couple avec Todd. Elle l’est du moins sur le papier. En pratique, elle l’évite limite et se décide enfin à lui parler pour rompre avec lui. Ce n’est pas si évident que ça quand on est au lycée, apparemment, avec un très mauvais timing puisqu’il obtient une bonne nouvelle juste avant la rupture.

C’est du grand n’importe quoi, car ça retarde l’inévitable juste assez longtemps pour que Todd provoque une bagarre avec Colton, à coup de ballon de basket envoyé dans sa tronche. La scène était plus marrante qu’autre chose, surtout quand leur coach, Tray, se prend un coude dans la tronche. Ne jamais tenter de les séparer, pas vrai ?

Il confronte ensuite les deux garçons et comprend assez vite que tout tourne autour de Stella. Il conseille donc à Todd de prendre conscience que c’est à Stella de prendre la décision à un moment. Franchement, c’est un peu abusé. Après ça, Stella découvre alors que son couple avec Todd est considéré comme le plus mignon de sa promo, ce qui me fait largement douter franchement. C’est quand même peu crédible comme idée.

Bizarrement, Todd prend beaucoup trop bien la chose. La rupture se fait en douceur et se termine même par un câlin ? Heureusement qu’il était presque prêt à défoncer la tronche de Colton quelques minutes plus tôt par jalousie. Il faut croire que Tray fait vraiment des miracles comme conseiller. C’est probablement pour ça que tout le monde se l’arrache : Cassie prend le temps de lui parler de son frère et des réconciliations en cours avec lui ; le capitaine des rangers lui annonce qu’il peut l’embaucher… mais à temps plein.

Tray n’est pas encore prêt pour ça, par contre, parce qu’il se trouve encore au lycée à séparer des débiles qui se battent pour leur copine là. Il accepte donc le poste de conseiller des rangers à temps plein, mais seulement à partir des vacances d’été. James est tout content, et une fois que Tray sort de son bureau, il appelle une collègue pour lui dire qu’il pense avoir trouvé la bonne personne pour le poste de ranger qu’il voulait attribuer. Euh ?

C’est un grand écart comme choix de job, coach sportif à ranger, j’ai du mal à croire que ça puisse se faire de manière fluide. Et en attendant, c’est Stella qui fait le grand-écart en se retrouvant à embrasser Colton. La série nous vend ça, dans la mise en scène, comme le truc qu’on attendait tous depuis trois plombes, mais en vrai, ça m’est pas mal égal, moi.


Resident Alien – S02E05

Épisode 5 – Family Day – 16/20
Je retrouve bien le rythme de la série qui donne parfois l’impression que ses intrigues s’entremêlent comme elles le feraient sur une feuille de brouillon. Pourtant, à chaque fois, ça fonctionne bien et ça donne lieu à de bonnes scènes ou de bons gags ! Ceci étant dit, c’est un épisode que j’ai trouvé frustrant dans sa manière de retarder l’intrigue fil rouge de la saison. Je sais que c’est le principe même des séries, mais là, c’était vraiment frustrant.

Spoilers

Harry n’ose pas appeler New-York et la vie va lui donner l’occasion de retarder un peu son voyage sur place.


Liza is her name.

Allez, encore un épisode, parce que pourquoi pas ? J’ai un petit stock à rattraper de toute manière. Une fois n’est pas coutume, l’épisode commence par un flashback… qui nous montre qu’il y a cinq ans notre shérif préféré a perdu un de ses partenaires, Jesse, lors d’une intervention où un coup de feu a été tiré. Pour moi, c’est surtout l’occasion de redécouvrir qu’il s’appelle Mike – ce sera plus simple pour les critiques.

C’est un début loin de l’humour habituel de la série, en tout cas. On y voit Mike en larmes, à récupérer le chien de son collègue. Soit.

Dans le présent, Harry n’ose pas téléphoner et utiliser le numéro new-yorkais qu’il a reçu lors de l’épisode précédent. Il ne sait pas ce qui l’en empêche… mais tout le monde le sait autour de lui quand il en parle à son poulpe ou à Asta.

Bon, avant ça, Asta se réveille sur le canapé de son ex, et elle n’est pas heureuse de ce qu’elle a fait. Elle regrette d’avoir passé la nuit à parler de Jay avec son ex, et je peux comprendre ses regrets franchement. Elle se rend à la clinique pour demander à sa collègue de la remplacer un temps, et la série nous révèle alors que D’Arcy a été admise à la clinique, mais préfère qu’Asta ne le sache pas. Grosso modo, elle a trop bu après son repas avec ses parents et s’est pris un arbre.

Bon, pour en revenir à Asta, elle se rend ensuite chez Harry et découvre le numéro de téléphone. Elle pousse Harry à appeler, tout en entendant le poulpe expliquer qu’Harry a peur d’être rejeté par les siens maintenant qu’il est trop humain – et plus qu’il ne le devrait. Asta insiste évidemment pour qu’il appelle, et Harry expédie le coup de fil aussi vite que possible. Heureusement, Google révèle à Asta qu’il s’agit d’une pizzeria à New-York.

Ils sont prêts à partir, mais le téléphone sonne et les en empêche. Outch. Là, on se retrouve avec un twist trop classique pour les séries : il se passe quelque chose qui retarde complètement l’intrigue principale de la série pour un épisode. Et ce n’est pas rien : Harry est appelé par Mike pour passer au commissariat afin de récupérer sa… fille ?

Oui, la surprise de l’épisode est donc qu’Harry avait une fille depuis le début, et on ne le savait pas. Harry non plus cela dit. Il n’est pas ravi de se retrouver avec une ado à sa charge, et c’est Asta qui fait une bonne partie du travail pour la récupérer au commissariat ou pour s’assurer qu’elle ne fasse pas trop de conneries. En effet, Harry est prêt à la voir partir et ne cherche pas particulièrement à la retenir, même quand elle drague un motard pour ça.

Asta arrive heureusement à créer une relation avec Liza, c’est son nom, et à la convaincre de rester en attendant que sa mère rentre d’Italie. Ce n’est pas évident pour elle, parce qu’elle se retrouve donc avec  un alien comme père et, non, Harry ne parvient pas à faire semblant d’être normal, même pour sa fille. Enfin, ce n’est pas la sienne, justement.

Il décide donc de lui offrir un chien pour l’occuper… Et c’est un échec total, parce que sa mère y est allergique et qu’elle n’en veut pas. Le chien ? C’est celui dont Sahar devait s’occuper, parce qu’il espère faire d’une pierre deux coups et ainsi récupérer sa boule d’argent. Harry est en tout cas plutôt marrant à vouloir absolument créer une relation avec Liza, comme il a pu voir à la télévision. C’est un grand n’importe quoi de le voir jouer à la dinette ou mettre du vernis, mais c’est l’humour de la série, après tout. Par contre, vraiment le look de Liza… pourquoi elle semble sortir des années 90 avec son collier là ? Trop étrange.

En parallèle de tout ça, la série continue de jouer avec la journée oubliée de Mike et Olivia. Cette dernière lance une enquête pour essayer de savoir ce qu’il s’est passé et, quand elle croise Max, elle reprend son enquête sur les extraterrestres. C’est un échec : Max lui assure qu’il a tout inventé… mais on sait bien que non. Au passage, la série en profite pour donner un nouveau projet à Ben, qui emmenait son fils au cimetière parce que pourquoi pas ? (weird) : il souhaite restaurer la mémoire des 59 hommes morts dans la mine pour en sauver un.

Mike est aussi confronté à cette journée qu’il a oubliée : son père lui annonce qu’il a eu le résultat de sa biopsie (pas de cancer)… et Mike ne s’en souvient pas du tout. Autant dire qu’il commence enfin à se poser des questions, surtout qu’Olivia lui a fait remarquer que ce n’était vraiment pas normal. Mike décide donc d’en parler avec… Harry. Celui-ci flippe bien sûr de voir Mike se mettre à enquêter là-dessus, mais il passe à côté de sa confession sur la mort de son partenaire. Le personnage devient clairement attachant, ça nous change. Et Harry décide donc d’ajouter un souvenir à Mike sur cette journée dont il a tout oublié.

Tout ça nous mène au titre de l’épisode : Patience organise une foire pour la journée de la Famille. C’est un peu n’importe quoi, mais bon, on va faire avec. Asta en profite pour parler avec la femme de Sam, libérée tant qu’elle n’est pas reconnue coupable. Harry y emmène Liza, et ça finit par enfin créer une relation entre eux. Harry lui permet de conduire, ce qui est une catastrophe, puis se lance dans une bataille d’eau publique. C’est celle-ci qui leur permet de créer de vrais liens familiaux et… bordel, je suis un public facile, mais je m’attache déjà à Liza. C’est énervant, je me fais toujours avoir.

À la foire, D’Arcy passe du bon temps aussi avec … Jay. C’est un problème pour Asta qui se force à participer. Bien sûr, avant ça, les femmes se sont embrouillées : D’Arcy n’a pas aimé apprendre qu’Asta avait passé la nuit chez Jimmy, et elle lui reproche. En retour, Asta lui reproche de venir souvent à la clinique pour se remettre de ses gueules de bois.

Le concours à manger des piments suffit à leur donner une excuse pour se réconcilier, et pour parler de Jay, parce qu’Asta a reproché à D’Arcy de passer du temps avec Jay alors qu’elle n’est pas exactement de bons conseils concernant les mecs. Pauvre Jay. Et pauvre D’Arcy aussi. L’essentiel, c’est que comme d’habitude, elles arrivent à se réconcilier comme si de rien n’était.

Sinon, la journée de la famille avait donc pour thème les 59 hommes morts pour en sauver un autre, et ça ne se passe exactement comme Ben le voudrait. Il est content d’avoir écrit une pièce de théâtre pour les enfants de la ville, mais bon, le sujet est un peu touchy quand même. Voir les enfants feindre la mort, ça ne plaît pas tellement aux parents. Les entendre chanter les réactions de la famille après la mort des hommes, avec les femmes qui boivent toute la journée et les oncles qui deviennent les papas… Pas une vraie réussite.

Elle plaît toutefois à Max (et à Harry et Liza, bien sûr), ce qui fait que Ben a rapidement envie d’en faire une pièce annuelle. C’était marrant à voir, franchement. En fin d’épisode, toutefois, Max et Kate s’en vont chez la mère de celle-ci. C’est mettre de côté l’intrigue de la boule d’Harry encore : il a bien tenté de kidnapper un chien pour la récupérer, mais c’est mal barré. La boule a été volée aux enfants. Eux sont sûrs qu’Harry l’a récupérée… mais non, on nous révèle que c’est un des agents qui en avait après Harry qui a pu la récupérer.

Comme nous sommes en fin d’épisode, il est aussi temps pour Liza de rentrer chez elle, afin de préparer Harry a se rendre à New-York. Nous n’en saurons pas plus de cette intrigue pour cet épisode, et c’est clairement frustrant à ce stade. La dernière scène est toutefois une bonne surprise, avec Olivia qui se confie à Mike sur le fait qu’ils ont été enlevés par des extraterrestres, probablement.

C’est dingue, parce qu’elle a raison… mais Mike se souvient au contraire avoir passé une très bonne journée à pêcher avec son père, sa seule bonne journée depuis la mort de son partenaire. Finalement, Harry l’écoutait donc et a fait preuve d’empathie ? C’est une très bonne chose, mais c’est le genre de souvenir qui risque vite d’être révélé comme inexistant à Mike, en vrai.