9-1-1 Lone Star – S02E11

Épisode 11 – Slow Burn – 16/20
Je suis content de la petite intrigue secondaire de cet épisode qui vient donner une leçon à un personnage qui en avait bien besoin, alors que l’intrigue principale m’a laissé davantage perplexe. C’était intéressant et divertissant, mais je ne sais pas bien où ils vont avec ça, et je ne sais pas non plus si c’est une bonne idée d’y aller. On verra bien comment tout ça continue la semaine prochaine.

Spoilers

Owen est en arrêt suite à son opération chirurgicale, mais cela ne va pas l’éloigner du feu de l’action pour autant.


You care more about likes than people’s lives.

Le début d’épisode nous ramène un ranger, mais nous ne sommes pas dans Walker pour autant. Par contre, la première scène est très étrange : on y voit le ranger nous décrire un homme dangereux qui a coûté bien de l’argent aux contribuables et qu’il va falloir arrêter en faisant très attention. Et cet homme n’est pas TK comme je l’imaginais vu le look, c’est… Owen ? C’est clairement un exercice, ou un type qui lui fait porter le chapeau pour ses crimes.

Une semaine plus tôt, Owen sortait pourtant de son opération – et du coup, je me dis que la manière dont il est jeté au sol ne doit pas faire du bien une semaine plus tard, franchement. Tout va bien pour lui, il est sauvé malgré une tumeur plus grande que prévu. S’il s’en sort en bonne santé, il va toutefois devoir ne pas retourner au travail pour trois à quatre semaines, au mieux, car il doit prendre le temps de la convalescence. Forcément.

Cela ne plaît pas du tout à Owen qui, comme tous les héros de série américaine, est très pressé de retourner au travail. Je le comprends uniquement parce que son alternative est de faire un puzzle proposé par TK et d’avoir des visions avec la caserne alors que Judd ne sait pas où est la caméra. Ce ne doit pas être évident de rester à se reposer dans ces conditions.

Il laisse en tout cas la casquette de capitaine à Judd, et celui-ci n’est pas certain d’avoir les épaules assez larges pour ce rôle. Il a pourtant des épaules assez larges, faut pas déc. En tout cas, Judd n’hésite pas à se confier à Owen sur tout ce qu’il se passe au travail et sur les regrets qu’il a suite à une intervention pénible pour lui et son équipe.

Ils doivent en effet sauver un couple de jeunes – 26 ans soi-disant ? Ils paraissent plus jeunes, c’est fou ! – coincés dans leur voiture, suspendue à un pont. Cela nous rappelle quelque peu Judd et Grace il y a peu d’épisodes, mais bon, qu’importe : l’idée est que pour les sauver, il faut la jouer très risqué. Malgré ça, Marjan prend encore le temps de se vanter en tant que Firefox devant la caméra de smartphone d’un type sur place.

Dès cette scène, je ne l’ai pas senti, et j’ai eu raison. Paul parvient à sauver la femme qui est extraite de son pick-up à temps, mais Firefox échoue de très peu de temps à sauver l’homme. Le pick-up va donc s’écraser au sol et avec toutes l’essence qui s’est déversée avant, autant dire qu’il explose. C’est con. Pas étonnant que Judd se dise qu’il aurait pu mieux faire – alors que Nancy vient de mentir à la femme en la rassurant autant qu’elle peut par rapport à Firefox. Aha.

Pardon, je suis méchant. Judd ne vient pas voir Owen que pour s’apitoyer : il lui conseille de recontacter un de ses amis, qui a eu le covid et est aussi en arrêt et en dépression. Ce n’était pas passionnant à voir, mais il est assez évident que tout ça permet d’introduire la scène du début d’épisode, surtout quand il est révélé que son ami écoute les appels d’urgence d’Austin.

Cela inspire Owen qui passe ensuite son temps à écouter ça aussi alors qu’il repeint une pièce chez lui (ce n’est PAS du repos post-opératoire de rester des heures le bras en l’air à peindre, franchement), faire du jardinage (genre à aucun moment il ne prévoit le coup du terreau qui tombe) et faire son puzzle. Bien sûr.

Il prend aussi le temps de marcher en ville tout en téléphonant son fils qui lui demande de passer pour un dîner avec ses beaux-parents. Ah ben ça va être une ambiance sympa le dîner comme le beau-père est le ranger qui arrête Owen en début d’épisode. En plus, cette arrestation n’a aucun sens : Owen est arrêté comme suspect parce qu’il porte le même genre de sweat à capuche qu’un homme qui a effectivement foutu le feu à un entrepôt.

Et comme il écoute tous les appels d’urgence de la ville, il se rend dans l’entrepôt et sauve une vie, histoire de. Quand les pompiers arrivent sur place, Judd est surpris de voir Owen et Owen ne peut s’empêcher de donner quelques ordres. Judd le remet à sa place, ce qui marche très bien, et on enchaîne sur la scène suivante.

Au cours de celle-ci, Owen est interrogé et doit revenir sur ses déclarations peu crédibles : il dit quand même avoir vu un homme qui lui ressemble fortement et insiste pour dire que l’incendie était criminel quand rien d’autre ne le prouve. Il est très clair qu’il est suspecté par l’homme l’interrogeant, et les suspicions sont plutôt logiques. Owen correspond au profil du parfait criminel qu’il définit lui-même, surtout après avoir eu un moment de gloire à sauver la vie de son fils en résolvant l’enquête du son beau-père.

Cela inquiète particulièrement Judd de voir son capitaine comme ça. Il est clairement en train de s’enfoncer dans un tunnel là où tout le reste de la caserne semble aller mieux. C’est intéressant, surtout qu’il en parle à un dîner avec Grace, Vera et le mari de cette dernière. Eux sont tous optimistes, célébrant la prochaine réouverture du restaurant, et assurent qu’il ne pourra pas y avoir de problème avec Owen.

Humph. C’est naïf, tout ça, surtout qu’en parallèle, Owen fait de la merde à acheter de quoi provoquer de grands incendies et prouver qu’il a raison : il est persuadé d’avoir affaire à un pyromane qui s’arrange pour utiliser un accélérant à l’incendie sans que personne ne puisse s’en rendre compte. C’est du grand n’importe quoi. Heureusement qu’il s’en confie à Billy… mais celui-ci refuse de l’aider, pour ne pas perdre l’argent des soins médicaux dont il a besoin.

Cela nous laisse Owen dans sa merde alors qu’il est invité au dîner chez son fils. Plutôt que de s’y rendre directement, il fait un détour pour entrer par effraction dans un bâtiment et tester sa théorie. C’est n’importe quoi, surtout qu’il prend même des photos sur place. Tu m’étonnes qu’il soit suspecté ensuite. Il se prend pour un enquêteur, laisse ses empreintes partout, c’est n’importe quoi. Et bien sûr, il se fait assommer ensuite par le vrai pyromane, qui est probablement le type qui est chargé de mener l’enquête.

En parallèle, j’étais content de voir la nouvelle rencontre entre TK et ses beaux-parents, alors je suis frustré par la fin d’épisode qui nous laisse sur un cliffhanger. Je ne sais pas ce qu’ont les séries en ce moment à ne pas terminer les intrigues au cours d’un seul épisode quand elles l’ont toujours fait avant, mais ça va devenir frustrant à force ! On s’arrête donc là pour cette semaine et je reste sceptique face à cette intrigue. On veut nous faire avoir des doutes sur Owen, mais c’est peu probable qu’il soit coupable de quoique ce soit, et le coup de l’erreur judiciaire sur lui, bon, la flemme, en vrai. On verra bien.

Sinon, après son intervention ratée, Marjan réussit à se remettre assez bien de la mort de l’homme. Elle se rend en effet à une soirée jeu de société chez Tarlos (ouais, tout le monde va chez eux, ils ont des soirées remplies dans cet épisode), et c’est très sympathique de voir tous les personnages de la série passer du bon temps comme ça. Bon, Judd et Grace ne sont pas là, Vega non plus, Owen non plus, mais vous voyez l’idée.

J’aime que la série ne mente pas trop sur tout ça : non, tout le monde ne peut pas être amis, quoi. Et puis, c’est sympa d’avoir Nancy sur place pour une fois. En plus, elle n’est pas de trop pour soutenir Marjan quand elle découvre une vidéo de la femme sauvée par Paul en début d’épisode sur les réseaux sociaux. Et la femme, elle, est énervée de voir la vidéo dans laquelle Firefox prend le temps de se vanter avant le sauvetage.

Il fallait bien que ça lui arrive, Firefox, parce qu’elle est sacrément égocentrée dès qu’il y a une caméra. Et elle m’a soulé dans l’épisode précédent, même si je l’aime bien. Du coup, je suis partagé sur cette intrigue qui va forcément la rétablir ensuite alors que, bon, elle m’énerve avec ses réseaux sociaux. Je veux dire, qu’elle soit influenceuse et tout, c’est cool, mais elle a une manière de le faire qui n’est pas super professionnelle et je ne pense vraiment pas que ça pourrait passer en vrai.

En tout cas, la voilà donc qui apprend une leçon sur les blagues qu’elle peut faire avant d’aller en intervention. Les réseaux sociaux, ça part souvent en vrille. Bouleversée par tout ça, Marjan se confie donc à Paul sur la culpabilité qu’elle ressent même si elle sait qu’elle n’aurait pas pu faire mieux – et même si elle aurait échangé sa place avec l’homme mort si elle avait pu. Rien que ça.

Même si c’est une mauvaise idée et qu’elle le sait, elle se rend ensuite chez la femme pour s’excuser et tenter de lui faire comprendre son point de vue. Paul la suit dans cette mauvaise idée, pour éviter qu’elle ne soit seule si jamais tout ça devait déraper. C’est une bonne chose, inévitablement.

Grâce à lui et ce qu’il lit sur les réseaux sociaux, il découvre ainsi que la femme est probablement en train de faire une tentative de suicide, motivant Firefox à briser un carreau pour s’infiltrer dans la maison et venir en aide à celle qui s’est effectivement taillé les veines.

C’est l’occasion de découvrir que Grace a des collègues qui font bien son travail et indique à Marjan et Paul comment sauver la femme. Si celle-ci s’en sort en retournant vers l’hôpital, Marjan indique à l’ambulancier qui la reconnaît qu’elle ne veut surtout pas qu’Instagram soit au courant de ce sauvetage. Oui, elle est une héroïne. Oui, elle lui a sauvé la vie. M’enfin, la célébrité, ça va deux minutes, et ce n’était pas le but de sa visite.

Espérons qu’elle retienne la leçon pour un moment.

Saison 2

 

Zoey’s Extraordinary Playlist – S02E11

Épisode 11 – Zoey’s Extraordinary Double Date – 18/20
Pfiou, juste quand je pensais qu’on allait avoir un répit de par l’absence de certains personnages, bam, la série frappe à nouveau : elle excelle pour faire passer d’une émotion à l’autre et pour être très maligne et perspicace dans l’évolution de ses personnages et des relations. C’est encore un bon épisode qui réussit à prendre par surprise grâce à l’intelligence émotionnelle proposée par la série, et c’est tant mieux. Je veux bien une saison 3. J’attends vraiment impatiemment les upfronts là…

Spoilers

Zoey a du travail à faire sur elle-même pour remettre sa vie en ordre, car son pouvoir a tout compliqué et est à ça de la mettre en dépression elle aussi.

Do you believe a word I’m saying?

Ces scénaristes sont fous et commencent l’épisode par Zoey dans la salle d’attente de son psy, découvrant que ce n’est pas si simple d’être une patiente d’un cabinet. La scène est excellente à voir, parce qu’on en arrive rapidement à une chanson de tous les patients pour exprimer leur anxiété, là où Zoey voudrait d’abord se concentrer sur elle-même.

Le fan de Glee en moi était content de retrouver Becca Tobin, même pour un petit rôle, et j’avoue que j’ai immédiatement espéré voir son rôle se développer. Elle joue la patiente un peu cassante de ce début d’épisode, il y a forcément de quoi la faire revenir plusieurs fois, surtout si Zoey entend ce que désire son cœur à chaque fois.

En attendant, la série se concentre surtout sur la session de psy de Zoey qui en trois heures a eu le temps de raconter toute sa vie. Le psy a donc l’occasion de souligner qu’elle semble s’en vouloir de négliger Simon et qu’il est donc temps pour elle de régler ça en se souciant davantage de lui. En revanche, ça convainc beaucoup trop notre héroïne à mon goût.

Zoey en fait donc beaucoup trop quand elle se rend au travail pour voir son compagnon – qui est aussi son employé. Bien sûr que Simon préfère rester discret et bien sûr que ça finit par stresser Simon de la voir autant sur son dos et dans l’exagération, inévitablement. Heureusement qu’ils sont censés rester discrets, d’ailleurs, parce qu’elle finit à moitié sur son bureau, tout de même.

Comme elle est au travail, on en revient aussi à la fameuse compétition entre Tobin et Mackenzie sur leur prototype de nouveau téléphone… et c’est finalement Leif qui remporte cette compétition, avec une proposition passée en douce auprès de Zoey : le Dronephone. C’est bien du Leif, ça. Zoey m’a fait rire aussi à vouloir être aussi grande que lui quand elle l’annonce.

Tobin et Mackenzie ne sont pas heureux du tout de voir que Leif a agi en traître sur ce coup-là, mais il est vrai que son dronephone est plutôt marrant malgré des effets spéciaux peu exceptionnels. L’avantage de leur énervement est que ça permet ENFIN d’en arriver au premier baiser entre Tobin et Mackenzie ; la haine commune entre eux pour la même personne les aidant à passer ce cap autour duquel ils tournaient depuis quelques épisodes.

En plus, comme Leif les fait rester travailler tout le week-end et qu’il en profite aussi pour squatter le bureau de Zoey, Tobin peut aller directement le remercier… et casser l’image de haine qu’il est censé avoir pour son meilleur ami en sautillant avec lui. Ils m’ont fait mourir de rire, et j’aurais aimé passer plus de temps sur cette intrigue avec eux.

De son côté, Maggie est confrontée par Deb sur ses soirées au Casino. Ben oui, c’est bien beau de noyer son deuil et son chagrin, mais ça ne peut pas se faire sans que Deb ne soit au courant, puisqu’elle connaît l’un des croupiers. J’ai trouvé ça super rassurant parce que je ne voulais pas voir Maggie sombrer totalement.

Malheureusement, Maggie est très amère envers Deb et l’envoie paître, finissant à nouveau seule au casino. Deb finit heureusement par passer voir Maggie le lendemain et tout s’arrange un peu trop simplement à mon goût quand elle explique qu’elle voulait juste dépenser la dernière paie offerte par l’architecte qui envisageait d’être son amant. Alors, d’accord, mais je ne suis pas super convaincu que ça suffise à stopper une addiction – parce qu’on nous dit qu’en fait, quand elle se rend au casino, Maggie n’arrête pas de gagner de l’argent… ce qui fait qu’elle est désormais richissime. Pour quelqu’un qui voulait se débarrasser de l’argent obtenu, c’est raté.

Cela me laisse perplexe, tout de même. Les addictions ne commencent-elles pas par ce genre d’immense gain ? Bien sûr, quand Zoey passe les voir, tout ça termine en duo sur l’argent et la richesse. C’était à mourir de rire de voir les deux actrices s’en donner à cœur joie dans cette chanson, et je vois bien que les scénaristes avaient cette idée en tête depuis le début.

De là à tout valider de cette intrigue, je ne sais pas quand même. De toute manière, peu importe : un tiers de l’argent ira à Miles, un tiers à la réparation du toit du garage et un tiers dans une croisière. Soit.

Pendant ce temps, tout va bien pour Max et Rose, qui vivent un super moment en couple lorsque MaxiMo cartonne dans la presse. En revanche, Rose est un personnage qui déborde d’idées et qui ne va pas tarder à déstabiliser Max et Zoey à plusieurs reprises. Tout commence lorsqu’elle a la bonne idée de proposer à Zoey et Simon qui mangent aussi à MaxiMo de participer à une course déguisée le lendemain, avant de revenir à MaxiMo pour un double rencard.

En parallèle, Mo a aussi rendez-vous le lendemain avec Perry et Brad, l’ex de ce dernier, pour le rencontrer. Mo va se retrouver avec les enfants et c’est la chose mature à faire… mais c’est loin d’être évident. Pourtant, il semble prendre ça plutôt bien Mo.

Le plateau avec les deux appartements de Mo et Zoey est tout de même assez génial, et l’épisode en profite totalement pour des plans très fluides – nous indiquant aussi qu’une chanson est sur le point de commencer. C’est au tour de Perry de se mettre à chanter sa crainte de voir Mo se rendre compte qu’il risque de le voir comme il était avant.

Zoey en profite aussitôt pour interrompre Perry avec une excuse bidon pour finalement chercher à comprendre ce qui dérange Perry dans la rencontre entre Brad et Mo. Il lui explique que les deux forts caractères risquent de poser problème, et Zoey propose son aide à Perry pour simplifier les choses. Super pour une nana qui est censée s’occuper d’elle et de son couple avant tout. Elle ne parviendra jamais à mettre de côté son don, et comme elle ne veut pas en parler à Simon, son couple ne pourra jamais fonctionner.

Pendant ce temps, Rose propose aussi à Simon un changement de vie radical, l’air de rien. Alors qu’ils se rendent chercher des costumes, elle propose à Max de monter un deuxième restaurant MaxiMo, mais à New-York, parce qu’une de ses amies serait prête à investir dedans. Evidemment que la bonne idée derrière ce restaurant donne envie d’une expansion… mais ça signifie un déménagement de l’autre côté du pays pour Max, ce n’est pas rien.

Il a besoin d’y réfléchir et ça le perturbe pour un moment, y compris quand il se rend finalement à la course déguisée. La course est beaucoup trop drôle, et pas seulement pour les costumes (Rose en Victoria Beckham et Zoey en électricité statique, c’est quelque chose quand même), mais aussi pour le « Don’t stop me now » qui s’ensuit pour montrer que, si, il y a des gens pour kiffer ce genre de journée, contrairement à ce que disait Zoey.

Max finit par confirmer qu’il fait ça surtout pour Rose quand Zoey lui explique qu’elle sait qu’il lui ment, puisqu’il n’a pas chanté avec les autres. Je pense surtout qu’il a la tête ailleurs après la proposition de Rose cela dit. Le début de la course était bien trop drôle aussi, et je suis déçu de ne pas l’avoir eu en entier, surtout qu’évidemment, Zoey tombe en cours de route et se fait mal à la cheville.

Cela ne l’empêche pas de se rendre au double rencard et Rose en profite aussitôt pour poser un milliard de questions à Simon, Zoey et Max, parce qu’il y a clairement un historique trouble super étrange. C’est clair que tout ça m’angoisse, Max et Zoey étaient en couple à peine quelques semaines avant, franchement.

Au comptoir, Perry présente au même moment Brad et Mo, dans une ambiance particulièrement glaciale. Ils ont beau être matures, c’est super étrange comme situation, inévitablement. Brad demande les pronoms de Mo et c’est déjà ça de pris, mais Perry demande discrètement l’aide de Zoey. L’avantage c’est que Zoey a un costume si naze que Brad et Mo peuvent immédiatement bien s’entendre en le critiquant.

Le problème, c’est que ça finit par trop bien fonctionner – Mo va clairement terminer beaucoup trop fan de Brad et ça pose un problème à Perry, on le voit bien. En fait, Perry se rend donc compte, grâce à Brad, que c’est lui qui a un problème, pas Mo ou Brad. Tout ça intervient lors d’une seconde intervention de Zoey, puisque Mo est forcé de travailler au bar, pour prendre la température. Brad souligne que Mo a un caractère finalement assez similaire au sien, et Perry n’est pas d’accord sans avoir pour autant de contre argument.

La crise est terrible à voir pour Perry qui finit par demander à Zoey de rester seul, pour réfléchir à tout ça. Dans le même genre, le double rencard de Max, Rose, Zoey et Simon vire à la catastrophe hyper rapidement quand Max se met à chanter qu’il est en New-York State of Mind. Alors que Zoey en fait beaucoup trop auprès de Simon, elle comprend qu’elle risque de perdre Max, et ça ne lui plaît du tout. Humph. Ecoutez, je ne sais plus. Je ne suis toujours pas fan du couple Zoey/Simon, mais j’aime beaucoup voir Max avancer avec Rose.

Il y a en plus un problème de livraison de nourriture à MaxiMo, alors Max n’a pas tellement le temps de parler de tout ça à Zoey, qui décide de s’en confier à son voisin. Seulement voilà, Mo est déjà au courant, il en parle à Zoey pour savoir ce qu’elle, elle en pense. Si elle ne répond pas tout de suite, tout ça se voit très visiblement ensuite quand elle retourne à sa table.

Déjà, elle continue d’en faire bien trop avec Simon, passant au massage alors qu’il n’a pas de nourriture. Le pauvre passe un super mauvais moment, parce que non seulement Zoey exagère tout, mais en plus, elle décide de poser un milliard de questions à Max sur son déménagement probable, pour le convaincre qu’il s’agit là d’une mauvaise idée. C’est gênant pour tout le monde, surtout que Max et Zoey en reviennent à leur dispute de couple principal, à savoir le reproche de Max sur Zoey qui ne sait pas rester à sa place et est trop « intuitive ».

Rose est clairement énervée de voir Zoey se comporter comme une ex – ce qu’elle est, en même temps – alors que Simon doit regretter d’avoir dit qu’ils étaient un livre ouvert quelques minutes plus tôt. Et bien sûr, Zoey peut raconter tout ça à son psy le lendemain. Il y a clairement de quoi faire, là. Le psy est excellent, en plus, parce qu’il permet à Zoey de voir que ce n’est pas tellement les sentiments qu’elle éprouve encore pour Max qui sont en cause, c’est sa crainte de le perdre comme elle a perdu Joan ou Mitch. C’est vrai que ça fait beaucoup d’un coup. Moi, j’ai relu mes notes, et je suis content, parce que c’est ce que j’avais écrit aussi : elle a peur de le perdre plus qu’elle n’a de sentiments pour lui.

Quand elle raconte tout ça à Simon, il ne peut pas la croire par contre. Il fait comme si, mais sans vraiment l’écouter tout raconter, et il se met sans surprise à chanter le contraire de ce qu’il dire. Elle ose interrompre sa chanson, et c’est franchement dommage, parce qu’elle partait bien. Je me demande comment tout ça finira pour cette saison… Il semblerait que Max soit sur le départ en tout cas : Zoey le retourne le voir pour s’excuser et on peut passer à un bon moment dépressif où Max prend conscience que ce n’est plus possible pour eux de continuer comme ils le font.

S’il assure à Zoey qu’il lui dira quand il prendra sa décision, il l’a déjà prise et elle le sait puisqu’il rechante New-York State of Mind. Dur.

L’épisode doit encore en revenir aussi à Mo et Perry, parce que ce dernier ne va toujours pas bien. Et le malaise est énorme, au point qu’il décide de parler de son anxiété à Mo. Il est anxieux par rapport à… son coming-out, en fait. Je ne m’y attendais pas du tout après l’introduction de ce personnage comme un papa ayant été en couple avec un mec pendant des années, mais l’idée est donc de nous dire qu’il n’est pas à l’aise avec le regard des gens.

Cela passait bien quand il était avec Brad, car Brad est moins… excessif que Mo. Je n’aime pas le mot excessif. Extravagant ? Bon. Brad est moins visiblement de la communauté LGBT. Bref, Perry n’est pas à l’aise d’être avec Mo en public, parce qu’il a peur du regard des gens. Mo a la bonne réaction en le remerciant pour ce partage d’émotion, mais on passe du fun de l’épisode à une scène particulièrement atroce où Mo peut clairement évoquer son propre coming-out et son chemin douloureux pour devenir ce qu’il est.

C’est quelque chose que la série n’a pas eu l’occasion de traiter – et je trouve ça bien d’ailleurs, ça change un peu – mais qu’il fallait bien aborder. Je crois que c’est l’une des premières fois que je vois ça abordé comme ça, en plus, par le prisme du nouveau partenaire qui est attiré mais n’assume pas en public. En tout cas, là, le couple va traverser une sacrée crise…

 

9-1-1 Lone Star – S02E10

Épisode 10 – A Little Help from my Friends – 17/20
Toujours plus ! J’ai bien aimé l’épisode, mais certaines scènes sont too much, à un point où je n’arrive pas à accrocher à 100%. Cependant, les personnages de cette série me plaisent beaucoup plus à présent que ceux de la série-mère, c’est étrange. Je dis ça, mais dans la critique, j’évoque aussi un côté très agaçant d’un de mes personnages préférés, donc bon, je ne suis peut-être pas tout à fait au clair avec moi-même. En tout cas, l’épisode fonctionnait bien avec une écriture fluide et sympa !

Spoilers

Owen se retrouve seul lorsque TK emménage chez Carlos, Grace fait face à sa nouvelle vie.


That was depressing.

Mateo ne parvient pas à dormir ? C’est original comme début d’épisode, mais on découvre surtout qu’il a besoin de déménager bien rapidement, parce qu’il a des colocataires absolument atroces. Ils font la fête jusqu’à pas d’heure, font de la merde en cuisine et ça finit en explosion de la maison grâce à une fuite de gaz et de l’encens. Dur pour Mateo de se rendre compte un peu trop tard qu’il doit changer d’amis. Dur aussi pour un pompier de voir sa vie partir en flammes comme ça, j’imagine. Enfin bon, heureusement pour lui, il a eu la bonne idée de se réveiller en pleine nuit, quoi.

De manière inattendue, la série nous sort une fois de plus une maison pleine de cartons… et c’est celle de Carlos ! Ou plutôt, celle de Carlos et TK. Les voilà donc qui emménagent ensemble dans une scène toute mignonne et pas du tout crédible. Il n’y a bien que les américains pour foutre tous les cartons en plein milieu du salon et basta. Et ils passent leur dimanche à déplacer quoi, vingt cartons avec Owen ?

Le pauvre finit tout seul chez lui, inévitablement, surtout que même son chien ne s’occupe plus de lui. J’ai bien ri avec cette partie de l’intrigue qui permet à Owen une réplique amusante sur de futurs chiots de son chien, mais le but est évidemment de nous montrer qu’il est plus que seul.

Cela lui permet donc de s’enfermer avec son égo et de refuser une soirée avec TK et Carlos pour mieux… jouer au solitaire à la Caserne. Il se fait finalement dégager du bureau par l’arrivée d’autres pompiers. Il se rend donc compte que Mateo dort désormais à la caserne, dans la salle de gym, en plus, et ce qui devait arriver arriva. Les voilà donc colocataires.

Deux jours plus tard, Mateo regrette toutefois son choix. Il a un sacré mal de ventre et un flashback nous apprend ainsi que Mateo est forcé à boire de la tequila par son capitaine… C’était plutôt drôle, en soi, mais c’est hyper gênant de voir Owen être incapable d’accepter le refus de Mateo et de le forcer à boire, surtout que ce n’est pas exactement comme si Mateo avait la force de caractère pour dire non.

Alors certes, ils ont passé une bonne soirée, mais ça n’empêche que Mateo aurait mieux fait d’aller se coucher. Bien sûr, la soirée termine loin du fun d’un air-guitar entre pompiers : Owen se retrouve à vouloir parler et en bon gars bourré, il parle trop et donne des leçons de vie chiante avant de se lamenter sur son sort.

Il le joue plutôt bien, cela dit, et Owen finit par confier à Mateo qu’il a annulé sa chirurgie pour le cancer. Il est en pleine dépression, clairement, et il en parle à Mateo qui raconte aussitôt tout au reste de ses collègues. Bon, Judd n’est pas encore revenu à la caserne et il n’ose pas le dire à TK, alors ça limite les collègues, mais Marjann et Paul ne mettent pas longtemps à le dire à Judd… sur une chaîne radio que le Capitaine peut entendre.

Heureusement, l’annulation de la chirurgie n’est pas évoquée directement, parce que ça aurait été dur pour TK de l’apprendre comme ça. Cela dit, quand il l’apprend, il organise une intervention hyper bizarre avec l’ensemble de la caserne et Carlos. Il faut dire qu’il n’a pas vraiment d’autres amis sur place que son équipe le Owen. TK a l’habitude d’être de l’autre côté de ces interventions, alors il ne sait pas trop quoi dire.

Moi non plus, je ne saurais pas quoi dire à vrai dire, mais la scène est plutôt fluide. Si Marjann n’est pas un exemple, Judd met les pieds dans le plat et n’hésite pas à remettre le capitaine à sa place, dans sa dépression, bien aidé par TK qui a fait ses recherches et lui parle d’une « smile depression » où l’on fait semblant que tout se déroule bien pour ne pas voir qu’on est déprimé. Malgré la présence de tout le monde, Owen refuse toujours de le reconnaître. TK met ainsi fin à l’intervention… et tout le monde quitte Owen. Oui, même Mateo l’abandonne, cependant, parce qu’il veut juste dormir et qu’il peut le faire chez Paul.

C’est finalement une autre goutte d’eau qui fait un électrochoc à Owen quand il retrouve son chien à moitié mort dans le salon. Dormir jusqu’à 14h30 n’était pas un symptôme de dépression selon lui, par contre, voir son chien dans cet état et craindre une rechute de son cancer, c’est ce qui le motive à prendre conscience qu’il ne va pas si bien que ça. Et aussi qu’il a envie de vivre : il replanifie alors son intervention chirurgicale. Quant à Buttercup, le chien, il finit en bonne santé ; il avait juste bouffé une peluche de Gwyn. Ridicule, mais bien amené.

Autrement, on retrouve enfin Grace après un long quart d’heure. Elle est de retour chez elle, bien sûr, mais elle est aussi face à une sacrée souffrance après son accident. On savait qu’elle ne sentait plus vraiment ses jambes la dernière fois, la voilà donc qui fait face aux nausées matinales en tant que femme enceinte qui ne parvient pas à marcher seule, malgré un certain nombre d’équipements médicaux.

Elle fait de la peine à voir, parce que l’actrice nous montre bien la souffrance qu’est censée ressentir le personnage. En revanche, Grace est beaucoup trop obstinée pour son propre bien, refusant l’aide de Judd quand elle peut encore l’avoir, mais aussi l’aide de ses parents ou voisins. C’est violent. Cela stresse énormément Judd qui est toutefois bien forcé de reprendre le boulot, mais il est loin de se douter que Grace ne l’écoute pas du tout. Du tout.

Alors que Vera est sûre que Grace saura se montrer raisonnable et qu’elle aura une grossesse similaire à la sienne – affalée sur le canapé, Grace, elle, décide d’aller faire des courses. Oui, oui, elle ne sait pas marcher, mais elle conduit jusqu’au supermarché et continue de refuser la moindre aide, dans le magasin, puis sur le parking… alors même qu’elle se coince le dos, le craquant dans sa propre voiture après avoir fait tomber les clés.

Elle est hyper énervante sur ce coup-là et elle passe carrément six heures à juste bouffer de la glace sur sa banquette arrière avant d’oser appeler Tommy. Heureusement, cette dernière est une amie géniale qui peut faire une rapide consultation médicale, la rassurer, lui donner une pilule et la ramener chez elle.

Oh, et même si elle m’a énormément énervé, j’ai eu énormément de peine pour Grace quand elle a souffert de tout ça le lendemain au réveil. La pauvre.

Bon, et sinon, les interventions de l’épisode ? J’ai beaucoup aimé ce qui était fait cette semaine avec deux interventions qui finissent par rejoindre l’intrigue principale. La première voit un marchand de glace ado s’écraser devant les stars du lycée et mettre en danger la vie de sa collègue. Les stars du lycée filment toute l’intervention des pompiers, sans se douter que Firefox va ensuite les ridiculiser sur son propre Instagram. Bon. J’ai beaucoup à critiquer sur ce coup-là.

J’ai trouvé naze de les laisser filmer sans les interrompre, parce que la pauvre marchande de glace vit sa pire journée. Alors certes, elle gagne un ami au passage, mais personne n’aurait envie d’être filmé à ce moment. J’avais envie que les pompiers utilisent le jet d’eau sur ses gamins ou cachent au moins la vue des ados… Je ne sais pas ? Faites quelque chose bordel. Et par « faites quelque chose », non, je ne veux pas dire ridiculisez des adolescents sur Instagram en créant une situation de harcèlement en ligne pas beaucoup plus fine que celle à laquelle vous êtes en train d’assister.

Je vois bien que les scénaristes veulent faire de l’humour, mais j’ai détesté. La deuxième intervention de l’épisode nous ramène une actrice de Station 19, et c’est de bonne guerre puisqu’ils en avaient une de 9-1-1 la semaine dernière. Elle est ici maman d’un petit garçon qui est triste de voir que personne ne se pointe à son anniversaire et grimpe au toit de sa maison.

Sa solitude et sa dépression enfantine résonne beaucoup avec celle d’Owen, qui est celui qui s’occupe de lui. Il termine ainsi l’épisode en organisant un goûter surprise d’anniversaire avec l’équipement municipal, faisant du petit un vrai héros dans son quartier. C’était une fin d’épisode très chouette et j’ai aimé voir les marchands de glace du début faire du pro-bono aussi sur leur jour de congé. L’idée fonctionnait.

Saison 2

 

9-1-1 Lone Star – S02E09

Épisode 9 – Saving Grace – 17/20
J’ai du mal avec la structure de cet épisode qui nous présente une intrigue très chouette, hein, mais qui n’est pas celle pour laquelle j’avais envie de retrouver cette caserne de pompiers. Je suis un peu déçu que la série prenne le modèle de sa grande-sœur pour cet épisode, finalement, mais ça n’empêche qu’on se concentre sur des personnages que j’adore et que les émotions passent très bien au moment où elles doivent se passer.

Spoilers

Judd et Grace ont un accident de voiture les laissant en grand danger de mort.


Well now, who’s making it up ?

Ce n’est vraiment pas subtile comme titre d’épisode, ça ; de même que je ne trouve pas spécialement subtile de nous enchaîner cet épisode sur Grace et Judd ayant un accident de voiture juste après un épisode de la série-mère sur un carambolage avec une voiture éjectée aussi d’un pont. C’est abusé, mais le spin-off est celui qui avait proposé ça en premier.

Et le suspense continue un bon moment de cet épisode avec un flashback nous ramenant en 1995 lorsque deux enfants ont la merveilleuse idée de conduire une voiture, puis de faire la course avec des ados stupides dans une autre voiture. Le plus jeune garçon meure et le casting est assez bien foutu pour qu’on comprenne que l’ado au volant était Judd. Il n’est pas entièrement responsable de la mort de son ami, cela dit : cet idiot a appuyé volontairement sur la pédale d’accélérateur, parce qu’il voulait gagner la course.

C’est bête, ça. Cela nous explique davantage sa vocation de pompier au moins, pas besoin d’un « Begins » pour ça, c’est chouette…. Ou pas, parce que l’épisode fait exactement comme le fait la série-mère, un épisode avec des flashbacks pour nous présenter la vie de Judd. On le retrouve ensuite en 2012 à faire la visite de sa caserne à un groupe d’enfants d’une classe venue avec leur maîtresse.

Soit. Ce n’est pas grandiose, même si on voit assez vite où ça mènera avec une dame lui donnant des cartes pour conseiller aux gens d’aller à l’Eglise plutôt que d’appeler le 9-1-1. Soit. Il récupère les cartes, juste avant de partir en intervention. Bizarrement, la femme qui est sacrément blessée et a besoin d’aide refuse que Judd s’occupe d’elle quand elle entend son prénom et qu’elle voit son nom.

Nous sommes plus réactifs que Judd à comprendre qu’il s’agit de la mère de son pote, mais bon, lui a subi le passage de quelques années, tout de même. Judd est en tout cas sacrément perturbé par tout ça, et moi je le suis de voir que Tommy était déjà capitaine à cette époque. La mère de son pote n’a bien sûr pas pu oublier le nom de Judd malgré les années passant, parce qu’à ses yeux, il est le meurtrier de son fils. Forcément.

Perturbé par tout ça, Judd envisage le suicide en reprovoquant l’accident de son enfance, mais il s’arrête pile à temps pour ne pas se blesser… et retombe sur les cartes de la femme religieuse : il se décide donc à appeler cette ligne téléphonique et tombe bien évidemment sur Grace. On s’y attendait évidemment, mais ça reste extrêmement frustrant. Cette histoire est belle, hein, mais on veut savoir comment va se passer le présent, pas le passé.

OK, j’exagère, parce que c’est une jolie histoire, vraiment, et cette romance est à la hauteur des personnages que l’on suit depuis une saison et demie. Ainsi, Grace entame une relation téléphonique avec Judd en lui conseillant de se faire cracher à la figure par la mère de son pote si c’est ce qu’il faut pour qu’elle lui pardonne un jour.

Judd décide donc de réparer le jardin à l’abandon de la femme : palissade, marches de l’escalier, etc. Il fait tout ce qu’il faut pour cette femme, et ça finit par fonctionner, puisqu’elle lui pardonne. En revanche, en parallèle de tout ça, il continue d’appeler Grace régulièrement, faisant tout ce qu’il peut pour tomber sur Grace à chaque fois qu’il appelle à son service de prière.

Le rire de Grace illumine ses journées à chaque appel, et il finit par avoir une relation amoureuse avec elle sans même l’avoir rencontrée. Il la passe avant tout le reste, et c’est très mignon à voir. Franchement, j’adore, tout simplement… jusqu’à ce qu’elle ne soit plus là lorsqu’il lui téléphone un soir, parce qu’elle a démissionné, tout simplement. Il est déprimé de l’apprendre, mais se rend tout de même au bar avec le reste de la caserne… Tout ça pour mieux retomber sur Grace quelques minutes plus tard.

Elle est en effet là pour prendre un verre avec ses amies avant son départ, parce qu’elle a prévu de déménager pour Georgetown, afin de poursuivre ses études. C’est super comme rencontre, créée en partie par une Tommy géniale avec son (meilleur ?) ami.

Forcément, après une rencontre pareille, Judd a de très bons premiers rencards et finit par amener Grace chez Tommy et son mari. C’est donc là qu’ont commencé les jolies soirées entre eux, et c’était bien à voir, même si le but est évidemment de créer le doute en Grace par rapport à ses études. Par contre, quand elle annonce à Judd qu’elle envisage de rester en ville plutôt que de déménager, celui-ci n’est pas du tout d’accord. Il est amoureux d’elle bien sûr, mais il a été légèrement perturbé en route : son beau-père lui a fait comprendre qu’il n’était pas assez bien pour Grace.

Grace est la fille d’une longue lignée de personnes noires ayant eu à se battre pour survivre, mais aussi pour être les plus forts et les plus intelligents dans un pays plus que compétitif. Par conséquent, le père ne veut pas que Judd passe plus de temps avec sa fille… et il accepte apparemment ça quand il se rend compte qu’elle abandonne son futur pour lui.

Il décide donc de lui dire qu’il ne l’aime pas, en la regardant droit dans les yeux, et ça nous permet de retrouver le personnage de Grace comme je l’adore depuis le début : elle refuse de rentrer chez elle, mais va danser seule dans le bar, parce qu’elle est là pour ça. Et ça marche carrément.

Par contre, c’est ensuite l’enfer pour Judd qui se retrouve à se faire son tatouage à la main – le psaume 31 qui dit de ne pas avoir honte de soi – et à se battre en intervention avec un homme qui n’apprécie pas de voir un pompier le remettre à sa place, alors que c’est carrément justifié. Les jours (ou mois ?) passent et Judd reste ainsi célibataire… jusqu’à ce qu’il se retrouve à la maternité pour féliciter Tommy sur la naissance de ses jumelles.

Dans la salle d’attente, il retombe sur Grace et les deux peuvent se réconcilier et continuer d’être le meilleur des couples. Ecoutez, l’épisode vient de me réconcilier définitivement avec le personnage de Judd que je trouvais parfois too much, et avec l’acteur aussi. Je lui préfère toujours Grace, ça va sans dire, parce qu’elle est un personnage exceptionnel. Cette dernière a donc abandonné ses études pour devenir opératrice du 9-1-1, juste parce qu’elle voulait aider les gens. Et tous les deux sont les parrain et marraine des jumelles – je ne suis pas sûr qu’on le savait.

Dans le présent, on reprend exactement où l’épisode nous avait lâché, et même un tout petit peu avant : Judd et Grace sont donc en voiture et pour éviter de heurter un camion se retrouvent à plonger dans l’eau. C’est horrible à regarder, surtout que Judd perd connaissance alors que Grace est bloquée dans la voiture. Elle fait tout ce qu’elle peut pour le réveiller, et quand c’est le cas, il comprend qu’ils sont en train de couler et que sa femme va probablement y passer.

Sa jambe est coincée dans la voiture et il ne parvient pas à l’aider… Comme l’épisode est fait de flashbacks interminables, on retourne en arrière et lorsqu’on revient au présent, Judd se réveille alors à l’hôpital, et c’est à nous glacer le sang, parce qu’il demande aussitôt où est Grace. Je suis un peu frustré de ne pas avoir eu l’intervention des pompiers qui aurait probablement été dingue. Elle aurait coûté trop cher et n’aurait probablement pas été celles de nos pompiers, cela dit.

Owen et Tommy annoncent alors que Grace est restée six minutes sous l’eau et qu’elle a survécu, mais qu’elle risque tout de même des séquelles. C’est atroce, tout simplement, parce que Grace est quand même l’une de mes préférées dans cette série. Et puis, avoir vu passer tout l’épisode sur leur rencontre amoureuse, ça en rajoute une couche, évidemment.

Finalement, tout ça est simplement pour nous rajouter du drama et nous montrer que Judd a besoin de Grace comme repère dans sa vie. Lorsqu’il entend les collègues de Carlos dire à ce dernier que l’homme qui les a forcés à tomber hors du pont est dans le même hôpital, il feint ainsi être OK avec la volonté de Dieu… avant de se rendre dans la chambre de l’homme pour s’en prendre physiquement à lui.

Heureusement, Owen et son beau-père débarquent à temps pour l’empêcher de faire une grosse connerie, d’autant plus qu’ils lui annoncent que Grace est réveillée. Réveillée, et sans séquelle en plus. Elle ne sent plus ses jambes, mais ça ne devrait pas durer, même si la rééducation sera compliquée – ils iront bien quand même. Oui, Grace est aussi enceinte. J’étais très content pour ces personnages franchement – et beaucoup plus dérangé par la suite lorsque Judd annonce la grossesse de sa femme à toute la salle d’attente. Genre, je ne sais pas, ça se fait à deux normalement, surtout dans ces conditions ? Très étrange.

En tout cas, tout est bien qui termine bien… et j’ai hâte de voir le prochain épisode, parce que bon, on n’a pas vraiment retrouvé tout le monde. Cela dit, pour une fois, Carlos avait plus de dialogue que TK, ça change.

Saison 2